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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 12:54

pa 007 1 Le Parti communiste d’Israël apporte son soutien inconditionnel à la demande d'adhésion de la Palestine à l'ONU perçue comme « une contribution importante pour la paix »

 



Communiqué du bureau politique du Parti communiste d’Israël



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

L'appel palestinien à l'ONU, lancé le 20 septembre, pour que soit accordé à la Palestine le statut officiel d'Etat-membre, élève la campagne pour l'indépendance de la Palestine à un autre niveau.



Bien que la reconnaissance par l'ONU d'un État palestinien dans les frontières du 4 juin 1967 ne signifie pas la fin de l'occupation Israélienne, il s'agit néanmoins d'un pas politique important dans cette direction. L'adhésion de la Palestine à l'ONU contribuera grandement aux efforts pour mettre un terme à l'occupation et pour instaurer une paix juste entre Israël et Palestine.



Selon toutes les estimations, une grande majorité des 192 membres de l'ONU soutiendra l'admission de la Palestine en tant que membre à part entière, et une minorité – menée par les États-Unis – votera contre. On s'attend aussi à ce que les États-Unis utilisent leur veto, quand la question sera débattue au Conseil de Sécurité.



L'administration Obama, bien consciente de l'isolement d’Israël et des États-Unis à l'ONU, essaie de s'éviter cet embarras. Ainsi, elle fait ouvertement pression (directement et par l'intermédiaire de ses alliés) sur l'Autorité palestinienne, et particulièrement sur le président Mahmoud Abbas (Abu Mazen), afin qu'elle retire l'appel lancé auprès de l'ONU.



Le gouvernement de Netanyahu, qui est de plus en plus isolé dans le monde, fait un travail systématique pour attiser les tensions et déclencher des conflits à Gaza et en Cisjordanie. Dans le cadre de ces efforts, la Police israélienne entraîne les colons, afin qu'ils soient prêts à participer activement aux conflits que le gouvernement prépare.



Le bureau politique du Parti communiste d’Israël réaffirme que c'est le droit naturel du peuple Palestinien que de fonder son propre État, de le faire reconnaître internationalement et de se voir accordée l'adhésion pleine et entière à l'ONU. Ce droit s'appuie également sur le plan de partition de l'ONU du 17 novembre 1947, sur d'innombrables résolutions de l'ONU, et sur la déclaration du président Obama en 2010, concernant la fondation d'un État palestinien en septembre 2011.



Le Bureau politique appelle les organisations du Parti et la Jeunesse communiste d’Israël à prendre une part active aux actions publiques organisées par les organisations pour la paix visant à soutenir la déclaration d'un État palestinien indépendant et à faire pression sur ceux qui refusent sa reconnaissance, l'administration Obama et le gouvernement Netanyahu, afin qu'ils soient contraints de changer d'avis.

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 12:51

LE PLUS. Le temps d'un déjeuner avec des historiens, Nicolas Sarkozy a dézingué Poutine, Chirac, les Américains, de Gaulle, Mitterrand, les diplomates français, les Egyptiens. Pourquoi ce jeu de massacre ?

Bruno Roger-Petit

> Par Bruno Roger-Petit Chroniqueur politique

Edité par Melissa Bounoua   Auteur parrainé par Benoît Raphaël


Hallucinant. Édifiant. Inquiétant. Il faut lire dans le quotidien Libération (daté du 20 septembre) le compte-rendu du récent déjeuner élyséen offert par le président de la République à une dizaine d'historiens, dont le narrateur, Emmanuel de Waresquiel. Ce récit est un peu passé inaperçu (sauf sur le site Arrêt sur Images) et c'est bien dommage.

 

Le récit est hallucinant pour ce qu'il montre de la réalité des propos que peut tenir, face à un auditoire peuplé d'inconnus, le chef de l’État sur les grands de ce monde et les événements qui secouent la planète ces derniers mois et marqueront l'histoire. Poutine ? "Un fou qui ne pense qu’à faire pendre le président de la Géorgie." Les Américains ? "Ce sont des gens qui chaussent du 62 et demandent à leur voisin européen pourquoi diable leurs petites chaussures se trouvent être par hasard sous la leur." Les diplomates : "Ils ne font pas leur travail."

 

Le président Nicolas Sarkozy écoute le discours de réception de l'écrivain et historien Max Gallo, le 31 janvier 2008 à l'institut de France à Paris - R. DE LA MAUVINIERE / AFP

Le président Nicolas Sarkozy écoute le discours de réception de l'écrivain et historien Max Gallo, le 31 janvier 2008 à l'institut de France à Paris  - (R. DE LA MAUVINIERE / AFP)

 

Ses prédécesseurs ne sont pas mieux traités : Chirac : "il n'a rien compris aux affaire religieuses." Mitterrand ? "Il n'a été humain qu’à la fin de sa vie, devant la mort." De Gaulle : "Il se prenait pour la France." Seul Pompidou trouve grâce à ses yeux, parce qu'il était "humain" et "aimait sa femme". 

 

Mais la meilleure saillies d'entre toutes, ou la pire, selon les points de vue, a été adressée aux courageux manifestants de la place Tahrir qui ont chassé du pouvoir un Moubarak pour lequel Nicolas Sarkozy a de "l'affection" : "Les manifestants de la place Tahrir, c’est le Café de Flore à Saint-Germain-des-Prés. Il y a 80 millions d’Égyptiens. Ou étaient les 40 millions de paysans de Égypte rurale ?"

 

Un manque de profondeur historique

 

Ce récit est édifiant pour ce qu'il révèle (ou confirme) du manque présidentiel de culture et de profondeur historique, chaque référence citée par le Chef de l’État se réduit à une dimension anecdotique et émotionnelle. Le président considère l'histoire comme une succession de lettres de Guy Môquet, une suite d'images d’Épinal. Il juge que la Révolution est gentille en 1789 et méchante en 1793.

 

Il est persuadé d'être en Libye une réincarnation de Lawrence d'Arabie, mais ignore visiblement que le héros anglais avait pris la tête d'une révolte arabe contre l'interventionnisme des grandes puissances dans leurs affaires. Il a lu (dit-il) la Chartreuse de Parme et dit ne pas aimer Fabrice Del Dongo, mais n'a rien compris à la symbolique du récit de la bataille de Waterloo.

 

C'est aussi édifiant parce que ce récit montre que le président n'a aucun sens de l'Histoire, cette dernière se confondant avec la une des journaux du jour. Le président ignore les "deux corps du roi" indique Waresquiel, constatant avec tristesse que l'incarnation du corps souverain français se présente comme un type ordinaire qui fait un "job". Et le biographe de Talleyrand de s'interroger : "Que faisons-nous là, Historiens ?"

 

Inquiétant

 

Confondant histoire et actualité, journalistes et historiens, Nicolas Sarkozy traite ces derniers comme des journalistes. Preuve en est qu'à la fin du déjeuner, tous sont priés de respecter le "off" de ce déjeuner, "off" que l'historien Waresquiel brise allégrement, livrant pour l'histoire une scène de cour qui en dira long sur le quinquennat Sarkozy.

 

Enfin, ce récit est aussi la preuve éclairante que le président n'a de rapport à autrui qu'à la mesure de son narcissisme. Les Libyens sont formidables parce qu'ils l'applaudissent comme un nouveau Lawrence d'Arabie. Les Égyptiens sont des bobos mondains du Café de Flore parce qu'ils ont eu le mauvais goût de virer un ami sans l'associer à la fête.

 

Et les diplomates sont nuls parce qu'ils n'ont pas vu venir la révolution tunisienne, empêchant le président français de tirer la couverture à lui. Tout cela trahit un rapport à la politique irrationnel, vicié par le narcissisme présidentiel au point que cela en devient inquiétant. Et quand le président se moque de Poutine, "ce fou qui veut pendre le président géorgien", se souvient-il qu'il existe une version française de ce type d'Homme d’État, qui promet à ses adversaires de les "pendre à un croc de boucher" ?

 

A l'arrivée, nous voilà face à une situation bien étrange : la scène de genre que conte Waresquiel, les journalistes qui suivent Sarkozy depuis longtemps en rapportent souvent à leurs confrères, mais ils ne l'écrivent jamais (ou presque). Il est donc paradoxal de voir un historien, traité comme un journaliste par le président, briser le "off" et administrer, le temps d'une tribune dans un journal, un sacrée leçon de reportage politique.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 12:20
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 04:29

Politique - le 26 Septembre 2011

Corinne Lepage met une balayette à David Douillet

David Douillet vient d'être nommé ministre des sports en lieu et place de Chantal Jouanno, fraichement élue sénatrice de Paris hier soir. Une nouvelle qui ne réjouit pas Corinne Lepage, la députée européenne n'a pas tardé à s'exprimer sur Twitter à ce sujet.


"Entre la très faible progression des femmes au Sénat et les prises de position de David Douillet, la cause des femmes n'a guère progressé." Le commentaire de la présidente du parti Cap21 fait écho aux résultats des dernières élections sénatoriales. Les femmes siégeant au Sénat ne sont que 77 contre 271 hommes, le PCF est le seul parti à respécter la parité.


S'agissant à la référence à David Douillet, Corinne Lepage doit sans aucun doute faire référence à des extraits de L'Âme du conquérant, l'autobiographie de l'ex-judoka paru en 1998. Dans cet ouvrage il s'épanchait en toute sérénité sur sa "misogynie rationnelle": ‎"Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas quelque chose de naturel, de valorisant. Pour l'équilibre des enfants, je pense que la femme est mieux au foyer". On y retrouvait également ceci: "On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes !".

Aujourd'hui David Douillet, 42 ans, accède à la fonction de ministre des Sports grâce à la défection de la karateka Chantal Jouanno...

 

Samba Doucouré

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 04:15

Sénatoriales


Pour la première fois de son histoire, le Sénat connaîtra l’alternance avec l’élection, hier, d’une majorité de gauche. Les grands électeurs, les élus de terrain ont ainsi voulu sanctionner Sarkozy et 
sa politique.

La droite le craignait, la gauche l’a fait, hier soir. Selon le décompte du PS, la gauche comptera de manière certaine, à l’issue des sénatoriales, une majorité absolue de 175 élus à la Haute Assemblée, avec 24 à 26 sièges supplémentaires. Des estimations qui restaient à affiner dans le détail, en attendant les résultats complets qui devaient tomber dans la nuit pour les départements et territoires d’outre-mer.

 

71 890 grands électeurs, pour 95 % d’entre eux des conseillers municipaux, de 44 départements devaient renouveler la moitié du Sénat, soit 170 sièges pour un Sénat qui passera, avec ces élections, de 343 à 348 élus.

 

La gauche, avec 153 sénateurs sortants, dont 116 pour le PS, 24 pour le PCF et le Parti de gauche et 13 des 17 membres du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE, qui rassemble les radicaux de gauche et de droite), ambitionnait de franchir la barre fatidique des 23 sièges supplémentaires pour gagner la majorité du Sénat.

 

Dès les premiers résultats dans les départements dont le vote s’effectuait au scrutin majoritaire à deux tours, dimanche en fin de matinée, la poussée à gauche était évidente. Ainsi, dans le Loiret et le Morbihan, deux départements comptant trois sénateurs élus en 2001 au scrutin proportionnel, et où le PS craignait les résultats, non seulement celui-ci fait réélire dans l’un et l’autre cas ses sortants, Jean-Pierre Sueur (51,15 %) et Odette Herviaux (54,73 %), mais le candidat du Front de gauche du Morbihan, le communiste Michel Le Scouarnec, était élu au second tour, ravissant un siège à la droite. En Indre-et-Loire, Marie-France Beaufils (PCF-Front de gauche) a également été réélue, frôlant la majorité absolue dès le premier tour. Dans les Pyrénées-Orientales, le divers gauche Christian Bourquin, président du conseil régional en remplacement de Georges Frêche, exclu comme lui du PS en 2010, est élu (53,9 %), gagnant dès le premier tour l’un des deux sièges détenus par la droite.

 

 

 Le coup est rude pour la droite


Du côté de la droite, le coup fut parfois rude. Ainsi, le ministre de la Ville, Maurice Leroy (Nouveau Centre), a été battu au second tour par le candidat PS, après être arrivé contre toute attente au premier tour en troisième position derrière le socialiste Jeanny Lorgeoux et l’élue sortante Modem, Jacqueline Gourault. En Lozère, bastion de la droite rurale, la gauche progresse et le sénateur UMP sortant, Jacques Blanc, ne devance au premier tour son adversaire PS que d’une voix.

Si donc la poussée de la gauche est bien réelle, elle lui profite de manière inégale dans les départements. Ainsi, dans le Puy-de-Dôme, les trois candidats du PS arrivent largement en tête, laissant présager la perte du seul élu de la droite. En revanche, l’espoir du Front de gauche d’élire son candidat du Parti de gauche Tony Bernard s’est évanoui au premier tour. Au total, le second tour devait marquer un progrès de la gauche en nombre d’élus.

 

Tombant en fin d’après-midi, les résultats dans les départements votant au scrutin proportionnel confirmaient cette poussée à gauche. Ainsi, dans le Val-de-Marne, la droite perd au profit de la gauche un siège sur les trois qu’elle détenait, un élu revenant au PS, deux au PCF dont le président du conseil général, Christian Favier, et la nouvelle élue pour Europe Écologie-les Verts (EELV). En Isère, le siège supplémentaire attribué au département profite à la gauche, qui compte désormais deux PS, un PCF et deux UMP. En Loire-Atlantique, la poussée à gauche se fait au profit du PS, deux élus au lieu d’un et d’EELV, un élu, l’UMP perdant un élu sur ses trois sortants, et François Autain (PG), qui ne se représentait pas, le sien.

 

Dans le Maine-et-Loire, l’UMP perd un élu sur les trois qu’elle comptait au profit du PS et d’une nouvelle élue pour EELV. Dans le département du Nord, la majorité présidentielle ne conserve que quatre élus sur cinq sortants. La gauche obtient sept sièges, le PS en gagnant un avec quatre élus, EELV conservant le sien, ainsi que le PCF avec Éric Bocquet et Michelle Demessine. En Seine-Saint-Denis, sur les six élus que compte ce département, le PS gagne un siège avec deux élus, le PCF passe de deux à un, EELV conserve le sien et la droite conserve ses deux élus. Dans le Pas-de-Calais, le PS gagne un siège, le PCF conserve le sien avec Dominique Watrin et la droite perd un élu. À Paris, la gauche progresse, passant de sept à huit élus, Pierre Laurent (PCF), en neuvième position, manquant d’un cheveu son entrée au Sénat. Enfin, en Essonne, le PCF-Front de gauche perd le siège du communiste Bernard Vera au profit du groupe PS, à la suite d’une dissidence opportune et calculée du président socialiste du conseil général, élu hier soir.

 

Au final, la physionomie du scrutin montre un renforcement du groupe socialiste, tout comme EELV, qui obtiendrait au final entre huit et dix élus au lieu de quatre sortants, loin, toutefois, des quinze sièges espérés à l’origine. Quant au Front de gauche, s’il progresse en voix dans de nombreux départements comme le Lot, l’Orne, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales, le Jura ou encore le Loir-et-Cher, il se tasse légèrement en nombre d’élus (21 au lieu de 24), le PCF en comptant désormais à lui seul 20 au lieu de 21.

 

 

Paul Vergès cède sa place


« Je préfère être présent et actif à la Réunion pour mener la bataille et pour éviter l’explosion sociale. » C’est ainsi que Paul Vergès, élu hier sénateur communiste de la Réunion, et se disant inquiet du « divorce entre les grands électeurs et la gravité de la situation locale », a annoncé qu’il remettrait « sa démission au président du Sénat » dès lundi. Le doyen des élus a l’intention de laisser sa place à la sénatrice sortante Gélita Hoarau (PCR).

 

Max Staat

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 18:58

 

09h15le neuf-quinze

ParDaniel Schneidermannle 27/09/2011


Copé, et le "je vous ai compris" de Ferrari
 

Décidément, le journal de TF1 redevient passionnant. Une question de Ferrari à Copé, en fin d'interview: Takieddine vous a-t-il invité en vacances ? Alors Copé, grave, dans un grand élan, manière confession de faute morale: je ne le démens pas, je l'admets, je l'assume, je l'ai toujours dit, jamais nié (il aurait du mal à démentir, l'album de vacances tourne en diaporama sur Mediapart depuis des semaines). Et il tente une diversion. Mais Ferrari, le coupant: non non, on parle de vos vacances ! En l'occurrence, cette relance est anachronique. Que Copé soit parti en vacances avec Takieddine n'est plus le sujet du jour. Le sujet du jour, c'est qu'un contrôle fiscal de Takieddine, d'après le dernier PV des déclarations de l'ex-madame Takieddine publié le jour même par Mediapart, ait été annulé "à la demande d'une autorité supérieure". Si Ferrari était journaliste, c'est sur cette actualité du jour, qu'il faudrait interroger l'ancien ministre du budget Copé: étiez-vous au courant de l'interruption de ce contrôle fiscal de Takieddine ?

 


Mais Ferrari n'est pas journaliste: elle est sémaphore. En posant une seconde fois cette question (dépassée) des vacances, en tartinant vigoureusement sa question pour que l'information pénètre en profondeur dans les couches supérieures de l'épiderme, elle envoie un signal. D'abord, à sa propre rédaction, soulevée la semaine dernière par un vent de révolte, après qu'une enquête sur les finances boiteuses de la campagne de Balladur ait été trappée par le directeur de la rédaction Antoine Guélaud. Mais au-delà des murailles du donjon, c'est aux télespectateurs de TF1, que Ferrari envoie ce signal. Le signal "qu'il se passe quelque chose". Plus précisément encore, le signal que "TF1 a compris qu'il se passe quelque chose".

Le télespectateur de TF1 ne connait certes pas Takieddine, puisque TF1 n'a pas souhaité le déranger pendant l'été avec ces affaires compliquées, mais c'est au seul ton de Ferrari, au fait qu'elle "ose" introduire une fausse note dans la petite musique d'une-interview-au-20-Heures-de-TF1, qu'il doit comprendre que c'est grave, très grave, d'être parti en vacances avec Takieddine, et donc qu'il se passe quelque chose. Le quelque chose, en l'occurrence, c'est la débandade inouïe de la France rurale, propriété exclusive de TF1, qui vient d'échapper à la surveillance du bon berger Pernaut, pour offrir le Sénat aux Rouges. C'est à ce troupeau déboussolé, que TF1, d'urgence, doit adresser un "je vous ai compris". TF1 ne modèle plus rien. TF1 ne dicte plus rien. TF1 n'est plus dans TF1. TF1 en est réduite à suivre.

Copé Takieddine
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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 13:25

GPS

« Le Front de gauche et la Parti de gauche demandent (…) à toutes et tous les élu-es de gauche, de prendre clairement position et de mettre leur comportement en accord avec leur déclaration. »  [Extrait du communiqué de presse déposé hier au nom du Parti de Gauche par Christine Antoine]

 

Sauf à considérer qu’un élu communiste n’est pas un élu de gauche ; je dois en conclure qu’il est urgent pour nous de « prendre clairement position et de mettre [notre] comportement en accord avec [nos] déclarations… »…

Examen de passage ?

Passons sur le côté commissaire politique de cette déclaration qui n’est pas sans rappeler le charme des vieilles bureaucraties d’autrefois et répondons directement, clairement et sans fioritures… Enfin, comme d’habitude… Parlons cumul, indemnités, implication des élus… En ces trois domaines, les communistes du département (une douzaine d’élus tout de même) sont tout simplement irréprochables : mandat unique, activité professionnelle conservée et indemnités reversées… Qui fait mieux ? Au jour d’aujourd’hui, aucune autre formation politique ne peut leur donner de leçon…

Faire Front ?

Sauf à considérer qu’un élu communiste n’est pas (aussi) un représentant du Front de gauche ; je dois en conclure que l’histoire et la géographie du Front de Gauche demeurent encore mal connus… Pour mémoire, le Front de Gauche dont les forces militantes sont à 80% communistes est une idée novatrice avancée par le PCF dès 2008 … Autrement dit, il est assez facile de rencontrer un communiste au Front de Gauche, comme il n’est guère difficile de rencontrer un(e) élu(e) communiste (ou apparenté) à l’Hôtel de Ville…

G.P.S. : Géolocalisation Politique Surprenante ?

A vol d’oiseau, je dirais que la mairie est à moins de 250 m de la « Nouvelle République » et à moins de 100 m du « Courrier de l’Ouest »… Mais bon, je peux comprendre qu'entre les contraintes propres à tout fonctionnement collectif et le plaisir d'avoir sa photo dans le journal, l'on préfère la jouer "perso"... A l'évidence, nous avons encore beaucoup à faire pour mettre fin à la République des égos à fleur de peau (de banane?)...

Nicolas MARJAULT

 

Merci à Jean-Pierre Gelot (secrétaire fédéral du PCF d’avoir eu l’honnêteté de reconnaître publiquement qu’il n’avait pas été consulté sur cette déclaration du Parti de Gauche) ; d’autres que lui, auraient joué une carte plus politicienne.

 

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Dans le Nord Deux Sèvres, à Thouars, le même "défaut" se propage chez les "nouveaux arrivants" au Front de gauche, qui décident seuls, pour tous, sans concertation, d'une initiative, en tentant une OPA sur le Front de Gauche du Nord Deux-Sèvres. Les choses pourraient commencer sous de meilleures auspices pour les campagnes électorales communes des Présidentielles et des Législatives  qui forment le processus politique et  électoral unique du Front de Gauche sur la base du programme populaire partagé.

 

(Bruno Fornaciari)

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 08:04
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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 07:51

Politique - le 26 Septembre 2011

Sénatoriales : majorité basculée, l’UMP désavouée


Avec 177 sièges sur 348, la gauche  a obtenu dimanche la majorité absolue au Sénat. C’est historique : le Sénat n’est plus à droite, jamais un  chef d’Etat n’avait connu un tel désaveu.


Malgré une élection très peu démocratique en elle-même, le Sénat s’est rapproché de l’Etat de l’opinion. Le mécontentement des citoyens a trouvé échos chez les élus locaux qui doivent gérer vaille que vaille des collectivités aux moyens amputés : suppression de la taxe professionnelle, RGPP, réforme territoriale… Incontestablement, le coup est rude pour la droite et l’UMP en particulier.

 

L’alliance PS, EELV et PCF remporte la majorité absolue. Le Front de gauche progresse globalement en nombre de voix. De beaux scores ont été faits dans de nombreux départements, comme le Lot, le Jura, le Loire-et-Cher et dans les Pyrénées.

Pourtant Le PCF cède tout de même 2 sièges au PS, dans l'Essonne, à cause d’un dissident socialiste et en Seine Saint Denis.

 

Sur 16 sièges renouvelables, le Parti communiste français en réélit 14 et en gagne 1 nouveau dans le Morbihan, avec l’élection de Michel Le Scouarnec.

 

Le groupe Front de gauche du Sénat compte désormais 21 élus dont 20 communistes.  

 

Au final, c’est surtout le groupe socialiste qui se renforce avec 123 sièges, tout comme EELV qui remporte 10 sièges contre quatre sortants. Il y a également 13 sénateurs divers gauche, 1 MRC et 10 PRG.


La droite est assez fragmentée : l'UMP conserve tout de même 124 sièges, le Nouveau Centre 12, le MoDem 4, le Parti Radical 4, la Gauche Morderne et le MPF ont chacun 1 sénateur, plus 18 divers droite.


Prochaine étape : l'élection, samedi 1er octobre, du nouveau président du Sénat. Gérard Larcher, l'actuel président, se présentera à nouveau. Le candidat de la gauche devrait être Jean-Pierre Bel.

 

La réaction de Pierre Laurent : La citadelle de la droite est tombée !
"C'est une sanction sans appel de la politique gouvernementale. Ce scrutin porte la marque du rejet de ses choix et de la colère des élus des collectivités territoriales face aux attaques répétées du gouvernement contre la démocratie locale. (…)

 

Le rôle de notre groupe sort conforté de ce scrutin. Il se battra dès les discussions de cet automne sur le budget de la nation et le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Les sénatrices et sénateurs communistes demandent que la nouvelle majorité du Sénat se prononce au plus vite pour l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales que ce scrutin condamne sans ambiguïté."

 

Roland Muzeau, porte-parole des députés PCF : "malgré un scrutin aux modalités contestables, cette "prise du Palais d'hiver" traduit la colère que suscite la politique antisociale du gouvernement. Cet événement est aussi une réponse au coup de force contre la démocratie auquel la majorité présidentielle s'est livrée avec sa reforme des collectivités. C'est un formidable encouragement a se rassembler pour battre la droite aux élections présidentielle et législatives et imposer une politique qui réponde enfin aux besoins de nos concitoyens et du pays".

 

Pour Martine Aubry cette victoire "montre que quand les socialistes et la gauche sont unis, les résultats sont là". Elle a appelé ce lundi à "jouer évidemment collectif. Jean-Pierre Bel est un président de groupe qui a fait du bon travail. Ce sera un très beau geste que tout le monde vote pour lui", a déclaré la candidate à des journalistes dans le train qui la menait à Caen, pour la campagne de la primaire."

 

Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste du Sénat : "La gauche vient de gagner ce 25 septembre, elle vient de gagner les élections sénatoriales. C'est un véritable camouflet pour la droite."

 

Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à l'élection présidentielle : "Ce soir, la Ve République vit un tournant historique. Les grands électeurs de toute la France ont choisis de mettre fin à 'l'anomalie démocratique'. Pour la première fois de l'histoire de nos institutions, la haute-chambre prend la couleur de l'aspiration de millions de citoyens français : la couleur du changement."

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 20:15

 

 

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BRUNO FORNACIARI

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