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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 09:40

 

www.placeaupeuple2012.fr

Programme populaire et partagé : ce que nous voulons

L'agenda

 

Programme populaire partagé

 
 
Programme populaire partagé

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 06:53

Social-Eco - le 8 Août 2011

 

Les marchés boursiers, soumis aux effets d'annonces, sont extrèmement volatiles. Après l’annonce de la dégradation de la note américaine par l’agence Standard and Poor’s, La BCE a annoncé, dimanche soir, le rachat de titres de dettes italiennes et espagnoles.


 17h30. Toutes les bourses clôturent en baisse : une chute  3,39% est enregistrée à Londres, Le Dax de Francfort finit en baisse de 5,02%. La bourse de Madrid, après une ouverture à la hausse, a clos avec une chute de 2,44%. La Bourse de Paris finit sur une chute de 4,68% à 3.125,19 points.

 16h30. Après l’ouverture en baisse de Wall Street, le CAC 40 continue de dégringoler. Il lâche 133,87 points à 3.144,69 points en milieu d’après-midi, dans un volume d’échanges de 4,330 milliards d'euros.

 15h. L’Athex, la bourse d’Athènes, a chuté sous la barre psychologie des 1000 points, avec une dernière baisse de 6%. L’Athex a atteint son niveau le plus bas depuis le 7 janvier 1997. Les actions des sociétés publiques d'électricité (DEI), des télécoms grecs (OTE), et de paris sportifs (Opap), ont enregistré les plus fortes baisses. Elles figurent sur la liste des sociétés privatisables.

 13h30. Wall street ouvre en baisse. Déjà, la semaine dernière, l’indice Dow Jones avait terminé sur son plus important repli hebdomadaire depuis mars 2009. Après l’affaiblissement des statistiques économiques des Etats-Unis, la dégringolade des bourses européennes qui en a découlé, le pessimisme des investisseurs s’est généralisé. En revanche, le marché obligataire, visé en premier lieu par l’affaiblissement de la note américaine, était en forte hausse. « La réalité est que la dette américaine est toujours un bon investissement », éclairaient les analystes de Briefing Research.

 12h30. « Le rôle que l’on nous prête est bien supérieur à ce qu’il est réellement » juge Carol Sirou, responsable de l’agence Standard and Poor’s pour la France, dans une interview accordée au journal Libération. La responsable rappelle que « ce qui a changé, c’est que les fonds d’investissement, les banques et les assurances ont inséré nos évaluations dans leurs règles internes », rappelant toutefois que « la note américaine est encore très robuste, il n’y a aucun risque majeur de défaut ».

 12h. Il Corriere della Sera a révélé ce lundi que la BCE avait envoyé une « lettre secrète » à Silvio Berlusconi qui liste les différentes mesures à entreprendre pour que l’Italie bénéficie de l’offre européenne. Entres autres mesures préconisées, la BCE demande une réforme du marché du travail et la libéralisation du travail. L’opposition de gauche accuse Berlusconi d’avoir placé l’Italie sous tutelle des puissances étrangères. Umberto Bossi, chef de la ligue du Nord, a jugé « positif » que l’Italie soit « conditionnée par l’Europe et la BCE »

 11h. En fin de matinée, toutes les bourses européennes font la mou. Après les rebonds enregistrés en début de séance, Londres <.FTSE> perd 1,63%, Francfort <.GDAXI> 2,36%, Milan <FTMIB> 0,58%, Madrid <.IBEX> réduit ses gains (+0,38%). L’indice du Cac 40<.FCHI> perd 1,8%.

 9h30. Malgré les signaux envoyés par la BCE, la bourse de Paris chute de plus belle. Il semble que la chute de la notation par l’agence Standard and Poor’s inquiètent les investisseurs, à peine rassurés par les annonces de Bruxelles. Dès le milieu de la matinée, le Cac 40 est en baisse.

 8h30. A l’instar de la bourse de Londres, les bourses européennes sont volatiles. En une heure, l’indice Footsie-100 des principales valeurs a changé de cap à plusieurs reprises, au gré des informations extérieures. En chute dès l’ouverture ce matin, il est remonté après l’annonce faite par la BCE de poursuivre et d’étendre l’achat de titres de la dette. Mais la méforme des marchés financiers asiatiques l’a ramené dans le rouge. Rappelons que le London Stock Exchange avait baissé de près de 10% la semaine dernière.

 8h00.  La BCE se démène pour inverser les effets collatéraux engendrés par l’annonce de la baisse de la note américaine. Dimanche soir, la BCE avait annoncé qu’elle allait étendre son programme d’achats d’obligations à d’autres pays que l’Espagne et l’Italie. Après deux semaines de baisse, et malgré les pronostics, le CAC 40 est reparti à la hausse, derrière la locomotive des valeurs bancaires, particulièrement BNP Paribas (+3,95%). Rassurées par les initiatives prises par la BCE, les places boursières européennes affichent donc de bons résultats, Milan (3,77%) et Madrid (3,23%) affichent même un regain de santé inespéré.

 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 06:45

Dette

 

Nicolas Sarkozy aimerait bien que la question de la réduction de la dette et des dépenses publiques devienne un thème majeur du débat électoral de 2012. La gauche a tout intérêt à refuser le piège et à traiter autrement le problème.

Pour justifier son projet visant à inscrire dans la Constitution la nécessité de l’austérité, le président de la République affirme que cette question ne serait « ni de droite ni de gauche ». Pourtant, chacun peut le constater, il y a bien une façon de droite de la traiter. Si la droite est bien dans sa démarche en prétendant régler le problème en taillant dans les budgets utiles à la population, la gauche se fourvoierait en suivant un tel programme.

 Une insuffisance de ressources

Il ne réglerait rien, d’abord parce que cette dette publique, qui rassemble tout à la fois la dette de l’État et celles de la Sécu et des collectivités territoriales, n’est pas due, pour l’essentiel, à un excès de dépenses mais plutôt à une insuffisance de ressources. Son explosion est évidemment liée à la crise de 2007-2008, mais pas seulement. La gestion des affaires du pays par l’équipe de Nicolas Sarkozy et celle de l’Europe par les dirigeants de droite et de la gauche socialiste, avant et durant la crise et depuis, nous ont mal préparés à encaisser le choc puis à le surmonter. Il n’en est pour preuve que la tempête qui secoue la zone euro, les lourdes incertitudes qui pèsent depuis le début de 2011 sur la croissance en France et en Europe et le maintien dans les pays de l’Union d’un taux de chômage de 9 % en moyenne.

L’impact de la crise est visible à l’œil nu. Entre 2008 et 2009, les recettes de TVA récoltées par l’État sont passées de 159 milliards d’euros à 154. Mais si celles de l’impôt sur le revenu (IR) ont chuté de 49 à 44,9 milliards, ce n’est pas dû qu’à la crise. Les mesures gouvernementales en faveur des hauts revenus ont contribué à ce recul. On pourrait en dire autant de l’impôt sur la fortune que la droite rêve de pouvoir supprimer après 2012. Il y a pire encore. En octobre dernier, le conseil des prélèvements obligatoires a révélé un manque à gagner de 172 milliards d’euros en 2010 pour les finances publiques, dû à des exonérations de charges fiscales et sociales aux entreprises. Le conseil remarque, notamment, que l’efficacité des 22 milliards d’allégements de cotisations patronales sur les bas salaires ne saute pas aux yeux. On pourrait ajouter que les mesures prises en faveur du capital depuis 2007, élargissement du crédit d’impôt recherche, suppression de la taxe professionnelle… ont encore réduit les moyens de l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales.

Il n’y a pas que les recettes qui ont été soumises à un traitement particulier, les dépenses aussi. Durant la crise, des moyens sans précédent ont été mobilisés par le gouvernement et par la Banque centrale européenne. Pour l’essentiel, ils ont visé à sauver le système bancaire et financier de l’effondrement et à permettre aux grands groupes de retrouver une rentabilité mise à mal par la crise : prêts aux banques, aux groupes automobiles, soutiens divers… Par ailleurs, les suppressions d’emplois opérées par les entreprises et l’aggravation du chômage ont lourdement pesé sur les budgets sociaux. Cette façon de traiter la question de la dette a déjà échoué.

 Les catégories populaires ont déjà beaucoup donné

Y a-t-il un autre traitement possible, de gauche ? Peut-on se contenter de proposer de partager les efforts ? Les catégories populaires ont déjà beaucoup donné. En vérité, faire de la dette la question majeure pour une relance de l’économie française, c’est déjà tomber dans le piège tendu par la droite et les adeptes du pacte euro plus, lancé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. D’abord parce qu’il y a de bonnes dettes et des mauvaises. S’endetter parce que l’on fait la guerre en Libye, c’est du gâchis de fonds publics. Autre chose est de le faire pour engager de vastes programmes d’éducation, de formation, de développement de la recherche et de la culture. S’endetter pour promouvoir le développement humain c’est se donner les moyens pour accroître le niveau et l’efficacité de la production et pour faire reculer le chômage. Par ailleurs, il faut parler clair : même les réformes fiscales les plus audacieuses, si nécessaires soient-elles, ne peuvent à elles seules donner au pays les moyens de sortir de la crise, de relancer la croissance, de revenir sur les réformes du système de retraite de la droite.

Dès lors, où trouver l’argent ? La dette de la France a été contractée auprès des marchés financiers, particulièrement auprès d’investisseurs étrangers. Doit-on continuer dans cette voie ? Pour prétendument sauver la Grèce, en fait, pour une bonne part pour sauver plutôt les banques qui ont spéculé sur la dette grecque, nos adeptes de la réduction des déficits sont prêts à alourdir la dette de la France de 15 milliards d’euros. En effet, comment comptent-ils trouver l’argent pour éviter le défaut de paiement d’Athènes ? En s’endettant de nouveau auprès des marchés financiers. On va donc combler la dette grecque en faisant de nouvelles dettes !

Il est un moyen de financement bien plus considérable que les budgets des États, bien plus avantageux que le recours aux marchés financiers, qui consiste à utiliser la capacité des banques, particulièrement de la Banque centrale européenne, à créer de la monnaie. Cet argent serait utilisé pour financer, sur des critères sociaux, les dépenses publiques utiles et pour stimuler une croissance efficace, écologique ainsi que la création d’emplois.

Sarkozy accusé de « violer » la Constitution par Emmanuelli. Dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), le député PS des Landes Henri Emmanuelli demande à ce dernier de saisir le Conseil constitutionnel 
à propos de la lettre du président de la République, Nicolas 
Sarkozy, adressée la semaine dernière à l’ensemble des députés 
et sénateurs. Dans sa missive, le chef de l’État demande 
à mots couverts aux parlementaires d’adopter en Congrès, 
à Versailles, le projet de loi constitutionnel sur la « règle d’or » 
qui vise à proscrire les déficits budgétaires et à soumettre 
en premier lieu le budget de la nation à la supervision 
des instances européennes, pour validation de ses grandes orientations. Selon Henri Emmanuelli, cette initiative constituerait « une violation caractérisée » de la Constitution, qui garantit 
la séparation des pouvoirs exécutifs et législatifs.

Pierre Ivorra

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 06:43

 

  - le 5 Août 2011

Une croissance atone, un endettement public et privé qui monte, un excès de chômage menacent le système financier international.

Au cœur de la tempête qui a secoué cette semaine l’ensemble des places financières mondiales, même si l’on constate depuis une accalmie relative, il y a à la terrible inquiétude à l’égard du cocktail explosif élaboré par les économies des grands pays capitalistes : une croissance qui s’essouffle, un endettement public et privé considérable, un excès de chômage et de précarité.

Les Etats-Unis sont d’excellents spécialistes des cocktails. Depuis 5 ans, leur PIB n’a progressé que de 1 700 milliards de dollars, soit de 12,5 % et leur dette fédérale de 6 000 milliards, soit de 73 %. Le taux de chômage a doublé, passant de 4,6 à 9,2 %. Le cocktail européen est encore plus épicé en raison des inégalités de développement entre le nord et le sud. La croissance espagnole tourne au ralenti et l’Italie ne va guère mieux. En France, les indicateurs sont également inquiétants.

Cette situation a pour effet de faire monter au ciel les taux d’intérêts des dettes publiques du sud européen, accroissant le différentiel avec l’Allemagne, aggravant la charge de la dette dans les budgets publics au détriment des dépenses socialement utiles et renforçant les craintes d’un étranglement des pays les plus en difficulté : l’Italie et l’Espagne après la Grèce, l’Irlande, le Portugal et Chypre.

Les créanciers s'inquiètent

L’inquiétude quant aux risques sur la croissance et l’équilibre financier de la planète est particulièrement partagée par deux grands créanciers des Etats-Unis et de l’Europe, la Chine et le Japon. La Chine craint pour ses énormes réserves en dollars, accumulées grâce au boom de ses exportations. Le Japon, dont la croissance est faible, s’alarme de l’impact sur ses propres exportations compte-tenu de la flambée de sa monnaie vis-à-vis du dollar.

Que fait donc l’Europe pour contribuer à éteindre l’incendie qui la menace et risque de s’étendre ? Un nouveau sommet extraordinaire va-t-il être convoqué ? Pour quoi faire ? Certains proposent que les pays de la zone euro émettent des emprunts auprès des marchés financiers, des « eurobonds », garantis par les Etats, qui serviraient à soulager les budgets des pays naufragés, d’autres de renforcer la capacité d’emprunt du Fonds de stabilité financière (FESF). Mais rajouter de la dette à la dette, ce n’est pas la solution. Aussi l’idée monte d’une intervention de la Banque centrale européenne (BCE). Cependant, si elle se contente de racheter des titres de dettes publiques grecques, portugaises ou même espagnoles ou italiennes aux banques qui en détiennent, cela risque de soulager davantage celles-ci que les Etats émetteurs.

S'attaquer aux vrais respnsables

Pour éteindre l’incendie il faut d’abord s’en prendre aux incendiaires, s’attaquer à la spéculation en instaurant une taxation des transactions financières et un prélèvement spécifique sur les institutions financières qui se sont enrichies au détriment des budgets publics, sachant qu’il faudrait précisément définir la destination de ces deux prélèvements. Il faudrait également remplacer l'actuel Fonds européen de stabilité financière par un Fonds social et solidaire pour le développement européen, comme le proposent le PCF, le Front de gauche et le Parti de la gauche européenne (PGE).
Seraient ainsi émis des titres nationaux de dette publique rachetés directement par la BCE à un taux d'intérêt nul dont les recettes alimenteraient ce nouveau Fonds. Celui-ci serait chargé de les répartir, démocratiquement, entre chaque pays, selon leurs besoins respectifs, dans le but express de développer leurs services publics et leur potentiel de croissance sociale nouvelle.

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 06:39

Dette

 

« S’adapter » à la rigueur ou faire jouer un autre rôle aux banques avec un pôle public du crédit, et à la BCE. Le débat est lancé.

Il est loin, le temps où, à gauche, on s’interrogeait sur la meilleure utilisation de la « cagnotte », l’excédent de recettes budgétaires fruit des années de forte croissance 1998-2000… Pour les principaux ténors de la gauche social-démocrate, l’heure serait désormais à la rigueur, la crise des finances publiques ayant force de loi. Sous la pression du discours sur le poids de la dette publique et du chantage des agences de notation menaçant de dégrader la note de la France sur les marchés financiers, une partie de la gauche a rendu les armes.

La semaine dernière, les 
favoris de la primaire socialiste, Martine Aubry et François Hollande, ont jeté aux orties l’échéancier d’apurement des déficits contenu dans le projet socialiste pourtant adopté à l’unanimité, le 28 mai dernier, pour se ranger à l’injonction adressée à la France par les commissaires de Bruxelles. Il s’agit désormais de rentrer dans les clous, le plus vite possible, des 3 % du PIB de déficit public autorisé par les traités 
européens, c’est-à-dire dès 2013. Le projet socialiste ne prévoyait pourtant de repasser sous la barre des 3 % qu’en 2014, pour laisser des marges de manœuvre au futur gouvernement aux prises avec les urgences sociales d’une France dévastée par dix années de politique de droite aux ordres des marchés. Un tournant de la rigueur avant la lettre qui n’est pas sans inquiéter les autres composantes de la gauche qui militent, quant à elles, pour une rupture avec les dogmes libéraux.

Le PS se trouve ainsi pris dans la nasse entre des engagements contradictoires qui font les délices de la droite : d’un côté, la nécessité de desserrer la vis des restrictions budgétaires insupportables infligées au pays par la droite, comme en témoigne la déclaration de Martine Aubry au Festival d’Avignon en faveur d’une augmentation de 50 % du budget de la culture. De l’autre, l’obéissance aux traités européens et à l’ordonnnance libérale prescrite par le FMI dirigé par Christine Lagarde, qui ne se démarque pas de son prédécesseur 
socialiste à ce poste, Dominique Strauss-Kahn.

Pour respecter ce cadrage, le PS a une recette : la réforme fiscale. L’annulation des cadeaux accordés sans compter aux contribuables les plus fortunés depuis 2007 (abaissement du seuil maximal d’imposition de 60 % à 50 % dans le bouclier fiscal puis allègement de l’impôt sur la fortune) et la remise en cause des avantages accordés sans effet probant sur l’emploi aux entreprises comme la détaxation des heures supplémentaires devraient permettre de dégager des recettes nouvelles, dont la moitié, aux dires du projet du PS, devraient être consacrés à la réduction de la dette. La faille dans le raisonnement est la croyance en un endettement intrinsèquement nocif, sans remise en cause du mode de financement public. « Il y a une erreur d’analyse sur les causes de la crise », rappelait ainsi le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, dans l’Humanité, le 19 juillet. « Nous ne sommes pas face à une crise de la dette publique dont l’origine serait le trop-plein de dépenses publiques. La crise est celle de la spéculation financière », les prêteurs s’enrichissant sur la fragilisation des finances des États, après avoir été sauvés de la faillite en 2008 par l’injection massive de fonds publics.

C’est sur cette question cruciale de la rupture avec l’austérité et de la dépendance des marchés financiers que « la gauche devra se différencier des politiques qui (…) sont imposées dans toute l’Europe », insiste Pierre Laurent. Ce qui implique de réviser les missions et le pouvoir sans contrôle de la Banque centrale européenne (BCE), pour que celle-ci, adossée à des pôles publics nationaux de crédit passant par la nationalisation des banques, rachète directement aux États leurs titres de dette souveraine et leur consente des prêts à taux bonifiés pour financer des investissements favorables à l’emploi et à la formation.

Sébastien Crépel

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 08:57

Sénatoriales

Pourparlers serrés sur les sénatoriales

Le Parti de gauche menace de présenter sa propre liste en Île-de-France faute d’accord.

La gauche va-t-elle réussir à s’unir en Île-de-France aux sénatoriales de septembre ? L’enjeu n’est pas mince : au vu des bons résultats enregistrés aux élections locales depuis 2008 (les sénateurs sont élus par un collège de grands électeurs composé en grande partie d’élus locaux), l’opposition a bon espoir de faire basculer la majorité du Sénat pour la première fois de son histoire. Mais le rassemblement de toutes les composantes achoppe dans la région capitale sur les revendications du Parti de gauche (PG). Il réclame une place éligible sur la liste de la gauche unie conduite par Jean-Vincent Placé (Europe Écologie-les Verts) pour Marie-Agnès Labarre, son élue sortante dans l’Essonne, l’ancien fief de Jean-Luc Mélenchon quand il était sénateur PS. « Il n’est pas question de disparaître du Sénat », prévient Éric Coquerel (PG), qui menace de constituer une liste concurrente en Île-de-France, faute d’accord entre toutes les formations de gauche. Ce dont les candidats communistes en position éligible pourraient faire les frais.

Dans l’Essonne, qui compte trois sénateurs de gauche sur cinq, l’élu communiste sortant est Bernard Vera, candidat en numéro trois derrière la sénatrice PS Claire-Lise Campion. Le PCF peut compter sur son réseau de 250 élus locaux dans le département. Le PG, quant à lui, en dispose d’une trentaine. Pour Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, qui dit « partager la préoccupation du PG d’être représenté au Sénat », cela ne « peut pas se faire au détriment des communistes sortants ». Le responsable PCF, qui souhaite, comme Éric Coquerel, trouver « une solution » au plan national pour que le PG dispose d’une représentation conforme à son influence, indique que « des propositions ont été faites » au PG, mais sans résultat pour l’instant. Pour lui, personne ne comprendrait la désunion « au moment où le Front de gauche se lance uni dans la campagne de 2012 ».

Sébastien Crépel

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 08:55

le 1 Août 2011

En bref

Mesure votée au Sénat lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative pour 2011 : à partir du 1er octobre, saisir le tribunal des prud’hommes coûtera d’emblée 35 euros sous forme de timbre fiscal. La CGT voit dans cette remise en cause de la gratuité « la volonté du gouvernement de réduire le contentieux prud’homal par tous les moyens, et ainsi priver les salariés 
de la possibilité de faire valoir leurs droits, (ce qui) rejoint la volonté patronale de tout faire pour éviter d’être condamné ». Un recours a été déposé devant le Conseil constitutionnel.

Fauchage volontaire à Feyzin

Plus de deux cents manifestants ont fauché samedi une parcelle de 100 m2 de tournesol à Feyzin (Rhône), pour protester contre ce qu’ils estiment être des OGM « clandestins ». Ces tournesols, obtenus par mutagenèse, sont censés faciliter 
la lutte contre l’ambroisie, une plante invasive qui affecte la production. Mais pour les Faucheurs volontaires, l’ambroisie « est le nouveau cheval de Troie des semenciers pour promouvoir et commercialiser » des « variétés de tournesol muté ».

Vers un dépistage simplifié  des maladies infectieuses

Un « labo sur puce » facile à utiliser, c’est la récente découverte de chercheurs américains. Ce test sanguin portatif permet de détecter le virus du sida, la syphilis ou d’autres maladies infectieuses, avec une fiabilité équivalente à celle des laboratoires hospitaliers plus coûteux. Ce laboratoire d’analyses de sang miniaturisé, dont le coût de production estimé ne dépasserait pas un dollar pièce, pourrait constituer une solution efficace pour les patients des régions les plus pauvres du monde.

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 08:54

Banques

Les plans sociaux se succèdent dans le secteur bancaire

Après HSBC, qui supprime 30 000 postes, la BNP, qui vient pourtant d’engranger plus de 2 milliards de profits en un trimestre, envisage quelques « ajustements » de ses effectifs.

C’est un nouveau super profit qu’a affiché la BNP Paribas, lors de la présentation de son résultat trimestriel, ouvrant ainsi le bal des publications trimestrielles des banques françaises. Avec 2,3 milliards d’euros de bénéfices au deuxième trimestre, en hausse de 1,1 % par rapport aux trois premiers mois de l’année, elle continue à afficher une santé de fer, même si son exposition à la dette grecque lui grappille quelque 534 millions d’euros.

Dans le sillage des grandes banques européennes, Baudouin Prot, le patron de la BNP, s’est insurgé contre les règles prudentielles dites de Bâle 3 qui seront mises en application graduellement en 2013. « Nous continuons chez BNP Paribas à être convaincus que des exigences aussi élevées de capital pour les banques de grande taille sont fondamentalement injustifiées. »

Dans un contexte économique morose et fragile, les normes constituent une redoutable arme à licencier. En mai, déjà, la BNP annonçait un plan social au sein de sa filiale de crédit Leasing Solutions, prétextant le besoin de s’adapter à Bâle 3. Depuis, l’hémorragie d’emplois s’accélère dans le secteur bancaire. D’ailleurs, Baudouin Prot ne compte pas s’arrêter là. Si le patron de la BNP n’envisage pas de vaste plan de licenciement, ce dernier, lors de sa conférence de presse, n’a pas écarté des « ajustements locaux ».

Hier, la banque britannique Barclays annonçait vouloir supprimer 3 000 emplois dans le monde cette année pour réduire ses coûts. La veille, HSBC, grande concurrente de Barclays, avait annoncé quelque 30 000 suppressions d’emplois d’ici à 2013, soit près de 10 % de ses effectifs mondiaux, malgré un bond de son bénéfice net semestriel de 35 %. En Italie, Intesa Sanpaolo supprime 3 000 postes. En Suisse, les banques Credit Suisse et UBS s’apprêtent à sabrer 7 000 emplois. Presque partout les plans se succèdent. Au total, 60 000 suppressions de postes ont été annoncées depuis le début de l’année.

Clotilde Mathieu

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 07:21
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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 07:11

Hippodrome de Compiègne : Eric Woerth avait été averti de la sous-évaluation du domaine

Trois services de l'Etat avaient averti l'ancien ministre du budget Eric Woerth de la sous-estimation de l'hippodrome de Compiègne, rapporte Le Canard enchaîné, documents à l'appui, mardi 2 août. Accusé d'avoir 'bradé' le domaine à la société des courses de Compiègne pour un montant de 2,5 millions d'euros, Eric Woerth avait pourtant affirmé n'avoir 'jamais connu d'autre évaluation'.

Les courriers du directeur de l'Office national des forêts, Bernard Gamblin, et du président de la commission pour la transparence des opérations immobilières de l'Etat, Philippe Dumas, avaient déjà été diffusés par l'hebdomadaire. Ces notes, rédigées en juillet 2009 et en mars 2010, précisent notamment que 'la valeur réelle de ces terrains est au moins dix fois supérieure à l'estimation' faite par les fonctionnaires de France Domaine.

Un troisième courrier de Philippe Parini, directeur général des finances publiques, envoyé le 1er septembre 2009, insiste quant à lui sur le caractère indispensable d'un appel d'offres. Il note également qu'il est 'indispensable de recourir à une expertise privée pour établir la valeur de ce bien'.

Le Canard enchaîné publie ces documents alors qu'Eric Woerth a annoncé début juillet son intention de déposer une plainte contre le journal pour diffamation. L'ancien ministre reproche en effet au journal satirique d'avoir écrit que l'hippodrome de Compiègne a été vendu 'pour un prix préférentiel et sous-évalué'. Depuis le début de l'affaire, Eric Woerth affirme en effet n'avoir commis aucune erreur dans ce dossier. 'Si j'avais à refaire ce que j'ai fait sur Compiègne, je le referais immédiatement aujourd'hui', avait déclaré l'ancien ministre du budget, lors d'une conférence, avant d'ajouter : 'J'ai bien fait et je le referais tel quel.'

 

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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