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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 06:15

Doit-on envoyer la troupe dans les banlieues pour y assurer la sécurité publique ?

Un terrible renoncement

Par onze élus de Seine-saint-Denis (*).

Maires de villes populaires de Seine-Saint-Denis, nous refusons catégoriquement le recours à l’armée dans les quartiers touchés par le trafic de drogue, tel qu’envisagé par plusieurs élus locaux et responsables nationaux.

Dans un État démocratique, le rôle de l’armée est clair : protéger le territoire national de forces étrangères. L’idée de recourir à l’armée dans les banlieues revient à désigner leurs habitants comme des ennemis de l’intérieur. Les quartiers populaires dans lesquels vivent la jeunesse de France ne sont pas des territoires étrangers à la République. Ils en sont le cœur et l’avenir, comme d’autres territoires.

L’idée de recourir à l’armée en banlieue jette de l’huile sur le feu et stigmatise une nouvelle fois les villes de banlieue. La gravité de la situation exige que les responsables politiques et administratifs, les policiers, les magistrats, se rassemblent pour trouver des réponses de fond au problème complexe du trafic de stupéfiants, en dehors de toute surenchère médiatique.

Réclamer l’armée n’est pas une proposition sérieuse, mais un terrible renoncement. Le renoncement d’un État de droit et de sa police républicaine à exercer ses missions régaliennes : garantir la sécurité de tous les citoyens, quels que soient leur lieu d’habitation, leur origine, leur statut social. En tant qu’élus, nous ne pouvons cautionner cette forme d’abdication de la République. Les Français ne sont d’ailleurs pas dupes : dans un récent sondage, 81 % sont « d’accord » pour dire que « ce n’est pas à l’armée mais aux forces de police d’assurer la sécurité publique ».

Indéniablement, le trafic de stupéfiants a pris un essor considérable. Sa violence 
déstabilise la cohésion sociale et gâche la vie de nombreux habitants qui réclament à juste titre une action déterminée de l’État. Nous partageons la conviction qu’aucun renoncement n’est possible face à des réseaux mafieux qui défient notre démocratie et pratiquent le plus sauvage des libéralismes.

Dans cette lutte de tous les instants, la police de la République a les compétences pour mettre hors d’état de nuire les trafiquants de drogue, pour peu qu’on lui en donne les moyens. Il faut pour cela mettre un terme à la politique de réduction des effectifs de fonctionnaires de police, et combattre l’inégale répartition des forces de police en Île-de-France.

La principale guerre à mener est celle contre les inégalités de territoires. Dans des domaines essentiels tels que la santé, l’éducation, la sécurité, l’État n’accorde pas à la Seine-Saint-Denis des moyens équivalents à ceux d’autres départements. Beaucoup de personnes incriminées dans des actes de violence et recrutées comme trafiquants sont mineures. Il y a urgence à décupler les moyens éducatifs et préventifs dans notre département, seuls à même de combattre ce fléau.

L’exigence de justice sociale doit être replacée au cœur du débat sur les banlieues. Il est illusoire d’espérer une amélioration substantielle de la vie dans les quartiers tant qu’en Seine-Saint-Denis le chômage restera largement au-dessus de la moyenne régionale et que la précarité sociale progressera.

La Seine-Saint-Denis n’a ni besoin de militaires, ni de nouvelles stigmatisations dans les médias. Elle a besoin de la police républicaine pour démanteler les trafics et de la justice sociale pour vaincre les discriminations territoriales.

Cette situation est aussi révélatrice de la nécessité de transformer profondément cette société.

 

(*) François Asensi (maire de Tremblay), Michel Beaumale (maire de Stains), Patrick Braouezec (président de Plaine-Commune), Marc Everbecq (maire de Bagnolet), Carine Juste (maire de Villetaneuse), Didier Mignot (maire du Blanc-Mesnil), Didier Paillard (maire de Saint-Denis), Catherine Peyge (maire de Bobigny), Gilles Poux (maire de La Courneuve), Nelly Roland-Iriberry (maire de Villepinte), Jacqueline Rouillon (maire de Saint-Ouen).

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 06:06

 

Fiscalité Un État pauvre, des possédants prospères : il faut faire payer les fortunes financières !

Le président de la République a rendu ses arbitrages sur la fiscalité du patrimoine. Obligé de mettre fin à l’injuste bouclier fiscal, il en profite pour enlever le peu de dents qu’il reste à l’impôt sur les grandes fortunes : taux d’imposition maximum réduit de 1,8% à 0,5, et exonération de 300.000 contribuables.

 

Mais ce numéro de funambule est vain. Les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy reviennent à résoudre la quadra­ture du cercle ! Comment satisfaire les voraces appétits de la bande du Fouquet’s tout en continuant de donner à l’Etat les moyens d’exister. Impossible sinon conti­nuer, par exemple, comme c’est le cas, de faire payer aux Français les plus modestes les taxes injustes que sont la TVA ou la TIPP sur les produits pétrolier et pour­suivre le dogme de la RGPP.

La politique fiscale de l’UMP va conti­nuer à appauvrir l’État. Au final, les con­séquences sont déjà connues : c’est moins de profs, de policiers, d’infirmières, et donc une société française qui s’affaiblit. 

 

Le PCF fait 4 propositions sur l’ISF : un accroissement du prélèvement sur les for­tunes financières ; une élévation du taux sommital de 1,80 % à 2,5 % ; l’assujettis­sement des équipements professionnels avec une modulation pour en encourager un usage favorable à la création d’emplois et pénalisant la croissance financière ; une exonération des contribuables qui sont entrés depuis dix ans dans le champ d’application de l’ISF par l’unique effet de la flambée de l’immobilier.

 

 

Gérard Streiff

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 05:50

L’heure n’est pas au démembrement ni au retour à la drachme, mais à la solidarité de tous les indignés d’Europe

.

Il y a un an, en juin 2010, plus de dix mille citoyens (militants syndicaux, élus, économistes...) faisaient leur un appel lancé par l’Humanité en faveur d’une véritable solidarité avec le peuple grec.

 

Alors que l’Union européenne, faisaient-ils valoir, avait soutenu le système bancaire affecté par la crise financière de 2008, avec des prêts à taux extrêmement bas, la Grèce devait bénéficier de conditions aussi favorables. C’était une revendication juste et logique, largement partagée, mais elle se heurte cependant au dogme libéral, socle de l’actuelle Union. Or il est illusoire de penser que la Grèce trouvera une issue positive à la crise de la dette publique en ayant recours aux marchés financiers. Il est grand temps de briser le tabou de l’indépendance de la BCE. Instrument de la politique monétaire de l’UE, soumise aux autorités politiques, elle pourrait sortir la Grèce du marasme au moyen de la création monétaire, l’aider à recouvrer une efficacité économique qui lui permette de rembourser ses dettes. C’est une question de choix et de volonté politiques.

 

Or le choix retenu et la volonté martelée 
depuis un an par les dirigeants européens 
et le Fonds monétaire international achèvent de ruiner 
la confiance des peuples non seulement dans les institutions européennes mais dans l’idée même 
du projet européen. Au nom de l’Europe libérale, qui a toujours été présentée par ses promoteurs, de droite comme de gauche, comme un paysage avenant de progrès et de démocratie, on baisse en Grèce les salaires de 20 %, on retarde l’âge de la retraite, on supprime les congés payés, on licencie 
les fonctionnaires. Mais comme cela ne suffit pas à « rassurer les marchés financiers », on organise une grande braderie de tous les biens publics. À vendre ! 
Tout doit disparaître : les chemins de fer, les ports, l’énergie, les plages !...

 

Au nom de l’Europe libérale, on enjoint un gouvernement et un Parlement à saigner leur peuple pour le prix d’un versement d’une tranche de 12 milliards du prêt de 110 milliards annoncé en mai 2010. Quant au gouvernement de Georges Papandréou, il préfère se faire le relais du FMI auprès de l’opinion plutôt que de s’appuyer sur la mobilisation des syndicats, de la gauche, de tous les indignés d’Athènes à Thessalonique, pour résister. Dans l’antique cité qui vit naître la démocratie, le Parlement s’apprête à adopter un plan rejeté par l’immense majorité des citoyens.

Il y a un an, nous pressentions que la Grèce n’était que le premier vaisseau dans le naufrage annoncé. Aujourd’hui le programme essorage a commencé en Espagne, au Portugal, en Irlande. La zone euro est dans la tourmente et déjà des voix se font entendre qui préconisent l’amputation des « membres malades ».

 

Face à des gouvernements et une Commission qui se comportent en naufrageurs, l’heure n’est pas au démembrement, au repliement sur soi ni au retour à la drachme, à la peseta ou à l’escudo, mais à la solidarité entre tous les indignés que nous sommes, d’Athènes, de Madrid et de Paris pour bâtir les fondations d’une autre maison européenne.

Jean-Paul Piérot

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 05:39

 

Cédant au mécontentement croissant de la population, Nicolas Sarkozy a annoncé un moratoire sur les fermetures de classes en 2012… mais sans remettre en cause les suppressions de postes prévues !Moins de profs, plus d'élèves, autant de classes, l'astuce est toute trouvée : ouvrir un débat sur les rythmes scolaires. Sous couvert d’attention aux enfants, c’est un nouveau moyen de réduire le temps passé à l’école et de faire des économies sur l’éducation.Mais que feront les enfants pendant le temps qu’ils ne passeront pas à l’école? Si certains parents pourront offrir à leurs enfants du soutien scolaire et des activités extra-scolaires, pour d'autres, cette possibilité est inenvisageable.Réduire le temps passé à l’école, c’est donc renforcer les inégalités d’accès aux savoirs et à la culture.Les enfants doivent s’approprier des savoirs de plus en plus complexes. Il faut leur donner le temps d’apprendre, tout en variant les modalités de cet apprentissage tout au long de la journée. C'est pour cela que les moyens doivent être augmentés dans l'Education nationale : des enseignants plus nombreux, plus disponibles et mieux formés.Le PCF demande un plan de recrutement à la hauteur des besoins. Il se prononce pour un temps scolaire augmenté et pour une scolarité obligatoire allongée : droit à la scolarité dès deux ans, scolarité obligatoire de 3 à 18 ans.
communiqué PCF
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 05:33

Le ton n’était pas toujours bienveillant, dans les commentaires de presse qui ont « salué » le choix, ce week-end, par les militants communistes, du candidat qui représentera les couleurs du Front de gauche à la présidentielle.

Comme à chaque événement « historique » pour le Parti communiste, il est toujours maints commentateurs pour y voir non un signe de vitalité mais l’indice précurseur de sa mort annoncée.

Comme les médecins qui se disputent sur l’agonie supposée du malade imaginaire chez Molière. Que la consultation des communistes ait mobilisé, après cinq mois de débat, près de 50 000 adhérents – ce qu’aucun autre parti n’a réalisé jusqu’à maintenant en vue de la prochaine échéance présidentielle – ne donne pas le moindre scrupule à Hervé Gattegno. Et le rédacteur en chef du Point d’asséner sans honte sur RMC : « Ce ne sont pas les communistes qui l’ont investi (Jean-Luc Mélenchon – NDLR) mais c’est lui qui a investi le PC. » On comprend mieux, en lisant la conclusion, ce qui guide toute la « démonstration » du rédacteur : « Le mot communisme va peu à peu disparaître de notre vocabulaire politique », prophétise avec gourmandise le chroniqueur. CQFD.

Cela fait vingt ans que le communisme est déclaré mort en France. Mais force est de constater que le PCF et ses militants ont la peau plus dure que prévu. Pourtant, élection après élection, cela n’empêche pas toujours les mêmes de répéter leurs oraisons funèbres avec une égale assurance. Jusqu’à pousser le bouchon jusqu’au grotesque. Un exemple, pioché dans Marianne 2 : où l’on découvre que l’investiture de Jean-Luc Mélenchon n’est pas le fruit d’un vote souverain des communistes. Non, non : en fait, « un social-démocrate de vieille engeance s’est imposé (sic) à l’appareil du Colonel-Fabien (…) parce que le PCF, à ce point affaibli, n’a même pas été en mesure de résister à cette tentative (réussie) de rapt politico-idéologique ». Plus de 70 % de participation à une consultation démocratique, près de 60 % en faveur d’un candidat parmi trois propositions dans un choix libre sur un bulletin : c’est un rapt, pour Marianne 2. Et Yannick Falt, hier, sur France Info, d’en rajouter une louche : 
« Le PC est aujourd’hui un nonagénaire usé, vieilli, fatigué. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. » Les chiffres, en effet 
– ceux qu’on vient de citer – parlent d’eux-mêmes… 
Vous avez dit journalisme ?

Sébastien Crépel

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 10:19

Il s'agit d'"un men­songe pré­si­den­tiel de plus ! Obligé de prendre en compte la mobi­li­sa­tion natio­nale des parents, et de toute la com­mu­nauté éduca­tive, vent debout contre la casse de l'école pro­gram­mée par le gou­ver­ne­ment, Nicolas Sarkozy manoeuvre en recul. Il sait pour­tant que la pro­messe ne sera pas tenue. Et pour cause, depuis 4 ans ce sont des dizaines de mil­liers de postes d'enseignants qui ont été sup­pri­més. Des ensei­gnants en moins, ce sont des classes qui manquent. Même l'UMP ne peut rien contre l'arithmétique !"

 

(communiqué- Parti com­mu­niste fran­çais:)

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:37

Paris demande la reconnaissance de l’Etat Palestinien (groupe PCF / PG au Conseil de Paris)

Le Conseil de Paris vient d’adopter un vœu du Groupe communiste et élus du Parti de Gauche en faveur de la Palestine.

Plus de 130 pays dans le monde ont fait le choix de reconnaître l’Etat Palestinien. En septembre, c’est l’ONU qui devrait accueillir la Palestine comme nouvel Etat membre de son Assemblée Générale.

A la suite de ce vœu du groupe PCF / PG, le Conseil de Paris demandera officiellement à la France d’adopter une position favorable au peuple palestinien. Et d’œuvrer pour que l’Union Européenne fasse de même.

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 14:49


> L’Union européenne et le FMI ont mis le couteau sous la gorge du Parlement grec : il doit voter en urgence le troisième plan d’austérité et de privatisations en un an, plus draconien encore que les précédents. Faute de quoi on coupera les vivres à la Grèce qui ne pourra plus payer ses fonctionnaires.
>
> Le message est clair : la finance européenne n’a aucune intention de céder face aux mouvements sociaux qui se développent en Europe du Sud, à l’origine de manifestations spectaculaires ce week-end en Espagne et en Grèce. Les gouvernements grec, espagnol ou portugais sont enjoints d'écraser sous une austérité implacable leurs peuples qui s’indignent. Il faut faire un exemple en Grèce, pour dissuader les autres peuples de lever la tête.
>
> Chacun sait pourtant que la dette publique de la Grèce est insoutenable : tous les observateurs, et même les économistes des banques, le reconnaissent. Les politiques d’austérité enfoncent la Grèce – mais aussi l’Espagne, l’Irlande, le Portugal... – dans une crise sociale dramatique sans offrir aucune perspective de stabilisation économique. Les coupes budgétaires à répétition ne permettent pas de réduire le déficit, car plus les dépenses publiques baissent, plus les recettes baissent elles aussi à cause de l’aggravation de la récession.
>
> C’est pourquoi les « élites » européennes sont divisées. Le gouvernement allemand est pressé par une opinion publique qui ne comprend pas pourquoi seuls les contribuables européens sont sollicités. Il demande que les créanciers privés de la Grèce – en majorité des banques européennes – prennent une partie du fardeau. Un tel rééchelonnement partiel de la dette ne viserait pas à épargner le peuple grec ; mais plutôt à rendre « durable » la cure d’austérité qui lui est imposée, en évitant un effondrement à court terme.
>
> Mais, sous l’injonction de Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, et de John Lipsky, le directeur-général adjoint du FMI, l’Union européenne a mis son veto à ce modeste coup de pouce proposé par Berlin. Lipsky a sermonné les dirigeants allemands, en traitant « d’enfantillages improductifs » les discussions autour d’une contribution du secteur privé. Nicolas Sarkozy a soutenu sans conditions la ligne dure de la BCE et du FMI qui consiste à aller tout de suite à l’épreuve de force avec les mouvements de résistance. Ce choix, s’il était confirmé, pousserait la Grèce au défaut, et rendrait inévitable une crise bancaire et financière majeure à court terme. Aveuglement dogmatique ou bluff cynique ? Il s’agit plutôt d’une véritable guerre déclarée par la finance à l’État social en Europe, où la Grèce est le premier maillon de la chaîne.
>
> Face à cette déclaration de guerre, les mouvements sociaux européens doivent décréter une mobilisation générale en soutien au peuple grec. Au-delà de la solidarité internationale, il s’agit d’une cause immédiatement commune : la défaite du peuple grec rendrait plus difficile la résistance espagnole et ouvrirait la voie à la généralisation des plans d’hyper-austérité que veut imposer le pacte pour l’Euro, dont les principaux instruments seront votés jeudi au Parlement européen.
>
> Attac France, avec le réseau des Attac d’Europe qui s’est réuni en Grèce les 18 et 19 juin, exprime son soutien et sa solidarité avec les mouvements sociaux et les citoyens indignés d’Europe. Avec eux, Attac exige la mise en place d’un audit citoyen des dettes publiques, qui montrera le caractère illégitime d’une large partie de ces dettes et ouvrira la voie à leur dénonciation. Les peuples n’ont pas à payer la faillite de la finance. Attac organise ce jeudi à Paris une réunion publique avec des représentants des partis politiques de gauche présents au Parlement européen, pour dénoncer le pacte pour l’Euro et débattre des alternatives à l’hyper-austérité et à la dictature de la finance.
>
> Attac France,
> Paris le 21 juin 2011

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 11:58


Rencontre passionnante, le 28 février dernier, avec Jean-Yves Camus, chercheur de l’IRIS, spécialiste des nationalismes et des extrémismes en Europe, à l’initiative du LEM (Lieu d’étude sur le mouvement des idées et des connaissances), animée par Michel Laurent.

Ordre du jour: le Front national.

J.-Y. Camus part de l’idée qu’on est en face d’un « nouveau » Front national dans la mesure où les médias ont installé cette idée dans les têtes, depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête de cette formation, le 15 janvier dernier. Médias qui lui ont accordé et lui accordent une place tout à fait « disproportionnée ». En 2007, Sarkozy l’assurait: le FN, c’était fini. Or les sondages aujourd’hui placent haut cette formation; les cantonales seront un premier indicateur sur cette influence, réelle ou supposée.

 

Camus élargit le débat à l’Europe.

Un peu partout s’installent des « droitespopulistes, xénophobes, radicales ». Commel’UDC suisse – qui pourrait frôler les 30%. Il pensequ’il s’agit là plus d’une « nouvelle droite » que d’extrémistes de droite au sens traditionnel. Une nouvelle droitequi utilise, détourne des références progressistes, commeune demande de plus d’Etat, la liberté d’expression, l’égalité des sexes, l’égalité de droits des minorités religieuses, des minorités sexuelles, les droits des femmes que l’Islammenacerait. Le FN s’inscrit dans ces nouvelles problématiques, même s’il « n’a pas encore achevé sa mue idéologique». Celle-ci a été amorcée sous Jean-Marie Le Pen; jusqu’où ira Marine Le Pen? Jusqu’où voudra-t-elle aller? Jusqu’où pourra-t-elle aller? Un alignement sur cette nouvelle droite européenne? Un changement de nom du parti (le patronyme Le Pen a d’ores et déjà disparu de certaines affiches du FN où ne figure que « Marine » et où le sigle même FN apparaît peu...) Pour Camus, cela dépendra d’un rapport des forces internes au FN qui serait plus complexe qu’on ne le dit. Le fait est que le FN « a survécu à toutes les stratégies politiques(anti-Le Pen) ».

 

Points forts, points faibles

Traditionnellement, l’extrême droite en France est créditée de 5% ; le FN s’est constitué, lui, un noyau dur proche des 15%. Alors même que ce parti n’est pas au mieux de sa forme: il n’a pas d’argent; il n’a guère de militants, les chiffres à ce propos varient beaucoup, Camus estime leur nombre à 20 000. D’autre part, la carte d’implantation dans le pays est « pleine de trous », il est inactif dans de nombreux départements, et manque de candidats aux cantonales par exemple. Le FN, c’est « une marque » et c’est pour elle qu’on vote.

Pour répondre au FN, pour faire campagne contre lui, encore faut-il voir là où il se manifeste. Ce parti engrange des moyennes nationales aux élections mais il y a aussi des électorats locaux. Un électorat plutôt ouvrier et « classes moyennes inférieures » dans le Nord et l’Est. Plutôt classes moyennes, retraités, PME dans le Sud. A quoi s’ajoute un vote pied-noir (qui n’est pas exclusivement d’extrême droite).

Camus ne cache pas que le « nouveau discours » du FN, celui notamment qui s’est tenu au « congrès de Tours » de janvier, est, pour les politologues, « compliqué à décoder». Comme un collage de lignes différentes, le retour de l’État, la critique du libéralisme (son programme économique est en train d’être réécrit), la référence à la République (fait nouveau pour l’extrême droite), à la Résistance, aux hussards noirs de la République, la laïcité (et son droit d’expression religieuse à l’exception de l’Islam); les médias aidant, le FN apparaîtrait même comme « le plus laïc» des partis; une islamophobie déclarée.

Sarkozy pêche aujourd’hui dans ces eaux troubles, mais le FN aura beau jeu de dire, selon Camus, qu’il est plus légitime sur ce genre de discours, qu’il a pour lui «l’antériorité »: en 1984, ses affiches disaient: « Dans 20 ans, la France sera une république islamique! »

 

Présents dans les régions industrielles en crise, le FN parle de « relocalisation des emplois».

La cote de popularité de Marine Le Pen est sans conteste meilleure que celle de son père; il y a une « détabouisation » du FN. « Tout le monde dit que le tabou est tombé», dit Camus, donc, comme tout le monde le dit, cela de- vient une sorte d’idée reçue. Le cordon sanitaire autour du FN serait tombé. Qu’en sera-t-il du Front en 2012? Tout dépendra du casting, dit Camus. S’il est évident qu’une candidature FN n’aura jamais la moindre chance d’être élue, en même temps cette formation va « laisser des traces » dans les têtes. Suit un riche débat...

 

Synthèse de Gérard Streiff, parue dans CommunisteS numéros 427 >> http://www.pcf.fr/sites/default/files/427_communistes.pdf

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 11:46

 

Les cahiers du LEM - Volume 1 - Sorties de crise

Nous avons choisis de consacrer ce premier numéro des cahiers du lem au thème de la crise : son analyse critique et aussi et surtout à la recherche d'issues.

Nous avons retenu deux économistes : Paul Boccara, ancien membre du Conseil national du Parti communiste français, et Jean Gadrey, membre du Conseil scientifique d'attac et spécialiste des services et des nouveaux indicateurs de richesse, de partager leurs regards sur cette crise et ses sorties possibles.

Le LEM est un lieu de rencontres, de travail commun, avec celles et ceux qui portent des connaissances, des analyses, des expériences diverses, sur le monde comme il va et comment le changer dans un sens plus progressiste.

Édito. Le Lem, un espace de confiance et de travail

Les  « indignés » espagnols de la place de la Puerta del Sol et d'ailleurs s'inspirent des révolutions arabes pour dire leur ras le bol du système. Partout en Europe les peuples se soulèvent contre les injustices et leurs gouvernements. Partout l'alternance politique entre deux partis qui ne touchent pas au pouvoir de l'argent et  acceptent les ordres des marchés fnanciers apparaît comme une impasse. Elle nourrit la crise de la politique.

Les puissants veulent nous faire croire que rien d'autre que leurs choix n'est possible. Et pourtant dans le monde arabe, en Europe se sont des peuples débout, éduqués, intelligents, fiers d'eux-mêmes, sans peur qui demandent que leurs gouvernements dégagent.

Ils établissent ensemble des plateformes qui  résument leurs propositions. Elles exigent  toutes plus de progrès social, plus de justice, l'abolition des privilèges des grandes fortunes et de celles et ceux qui nous gouvernent, la régulation des marchés fnanciers, la liberté et plus de démocratie.

Au Lem, cette ébullition joyeuse et contagieuse, ces révolutions citoyennes nous réjouissent. Elles nous encouragent à travailler aux changements nécessaires, ici aussi, en France.

Ce qui les rassemble n'est-ce pas leur critique du système et leurs propositions communes.  Travaillons,  ici  aussi,  à un programme populaire, partagé, avec toutes les citoyennes et tous les citoyens, 1avec les actrices et acteurs des mouvements sociaux, avec les intellectuels et les responsables politiques qui le souhaitent.

La gauche a besoin de se ressourcer à l'eau vive du peuple. C'est la démarche du Front de gauche, des communistes. Les initiatives politiques que prend le Lem visent à participer à créer l'espace de confance, l'espace de travail, l'espace de rassemblement nécessaire au renouveau de la politique et de la gauche.

Bienvenue à toutes celles et à tous ceux que cette démarche intéresse.

 

Michel Laurent, animateur du lem.

 

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BRUNO FORNACIARI

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