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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 05:55

Jeudi dernier, la candidate du Front national à l’élection présidentielle a eu droit au prime time de France 2 en étant l'invité de l'émission Des actes et des paroles. L'occasion de se rendre compte du vide de son programme économique. Décryptage.

« L’émission c’est vous », assurait jeudi soir le présentateur David Pujadas à Marine Le Pen. La présidente du Front national inaugurait « Des actes et des paroles », le nouveau programme politique de France 2Une tribune suivie par trois millions de téléspectateurs, qui aurait pu permettre à l’héritière Le Pen de dérouler son programme si, gênée, elle n’avait si souvent botté en touche, notamment sur les questions économiques.

 

Et le pouvoir d'achat? Pas de réponse

 

La présidente du FN a très peu parlé d’immigration. Surtout lorsqu’elle pouvait contourner une question dérangeante, sur la « baisse de la qualité des recrutements dans l’armée », due, selon le programme du FN consultable sur leur site internet, aux « 20% de recrues issues de l’immigration ordinaire du monde musulman ». Mais même lorsque le débat portait sur ces nouvelles questions qu’elle entend incarner, sociales et économiques, la candidate n’a guère convaincu. Sur la sortie de l’euro, vieille lune frontiste, Marine Le Pen en reste aux incantations. Mais se paie le luxe de citer, livres à l’appui, des économistes ayant eux-mêmes vanté cette sortie : Maurice Allais, Jacques Nikonoff…

La mesure, immédiate « si (elle était) élue présidente », entraînerait une hausse de la dette de « 12 points de PIB », concède-t-elle, avant d’annoncer un « plan de redressement » pour le mois de novembre. Et même si ce problème était contrebalancé par la restauration de barrières douanières, entrainant « une réindustrialisation du pays », de créations d’emplois et d’un « dopage des exportations », la création de ce « nouveau franc » pose des questions salariales et de pouvoir d’achat. Qui, même assorties d’une « dévaluation de 25% par rapport à l’euro », ne trouvent pas de réponse. La présidente du FN se retranche en effet derrière un constat partagé par tous les ménages: « l’Euro a fait augmenter les prix ».

 

Le parti ne renie pas la « préférence nationale »

 

La lutte contre l’immigration, clandestine ou légale, n’est plus en tête de gondole au Front national. Pour autant, le parti ne renie pas la « préférence nationale », estimant que « l’immigration a été utilisée pour peser à la baisse sur les salaires ». Prise à partie par la dirigeante d’Europe Ecologie, Cécile Duflot, la présidente du FN a également redit son opposition à la « double nationalité ». Comme elle a rappelé ses positions pour l’abaissement de l’âge de la majorité pénale ou son refus de la dépénalisation du cannabis. « J’espère que j’ai tellement banalisé ces idées-là que 50% des Français plus un voteront pour moi », s’est-elle laissée aller à rêver. (à lire: Le Pen rejoue la partition sécuritaire)

On l’a vu jeudi soir, le Front national nouveau n’est rien moins que l’ancien avec des habits neufs. Ainsi, sans renier ses fondamentaux, Marine Le Pen s’aventure-t-elle sur des terres jusqu’ici laissées vierges par le FN, comme l’écologie, se prononçant pour la fermeture de la centrale nucléaire hors d’âge de Fessenheim. Un espoir de glaner quelques voix hors de son électorat traditionnel ?

 

3 à 4 points de moins qu'en mai dans les sondages

 

Créditée de 16% d’intentions de vote par le CSA, soit trois à quatre points de moins qu’en mai, la candidate fait feu de tout bois. C’est que « seule l’accession au second tour (de l’élection présidentielle) pourrait être un succès », selon le sondeur Stéphane Rozès, interrogé par le site Non-fiction.fr. Si elle y obtenait un score « qui peut être le double de celui de son père », elle « validerait sa stratégie », dit-il. « Dans ce cas, soit, ayant écarté la gauche, elle aura préempté la question sociale, soit, ayant écarté la droite, elle aura préempté la question nationale. » Si le programme protéiforme du Front national, bâti sur le socle historique du parti, se lit comme un attrape-tout, c’est que « la candidate du progrès social », comme elle s’est baptisée, rêve surtout de progrès en pourcentage de voix.

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 05:46

 

MONDE -  le 28 Juin 2011

A l’aise dans le club des riches

La ministre de l’économie, élue à la direction du FMI sait où est son camp et elle le défend.

 

 

Faut-il  vraiment retenir cet argument de Christine Lagarde lorsqu’elle défendait sa candidature devant la presse à New Delhi, selon lequel elle y serait d'aplomb "en tant que femme", et, "certainement avec un niveau de testostérone qui serait plus faible que beaucoup dans cette pièce aujourd'hui".

Lourde allusion au directeur démissionnaire du fonds, ou affirmation selon laquelle les affaires du monde seraient différentes, selon que l'on est homme ou femme »? Quoi qu'il en soit de cette auto promotion un peu appuyée, l'élection de la ministre française de l'économie à ce poste n'est en aucune manière une bonne nouvelle pour les peuples. Christine Lagarde bénéficie certes d'un réel crédit dans les milieux des grandes affaires et auprès des dirigeants du club des riches, mais c'est précisément parce qu'elle est une libérale pur jus, déterminée à mettre en œuvre sans aucun état d'âme, les recettes voulues par les marchés financiers et déjà imposées aux pays en difficulté, qu'ils soient en Europe, en Afrique ou ailleurs, comme autant de potions amères. Baisses des salaires, casse des services publics, report de l’âge de la retraite, mise en cause de la protection sociale, privatisations à tout va.

Passée de la direction stratégique de l’un des plus grands cabinets d’avocats d’affaires américains aux bureaux ministériels, l’ancienne championne de natation synchronisée qu’elle fut est parfaitement à l’aise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Au point de déclarer tout de go, comme elle l’avait fait à l’Assemblée nationale, oubliant superbement le mot égalité inscrit à son fronton qu’il fallait arrêter « de culpabiliser les riches ». On se souvient également, en pleine tourmente financière de son refus d’un réel contrôle des banques au motif qu’il ne fallait pas entraver la reprise et leur laisser penser en quelque sorte que l’on se méfiait d’elles. Quelle idée!

De ce point de vue du reste, l’épisode Tapie qui pourrait toujours la rattraper même après son élection si la justice en décidait, est assez éclairant. Ce qui lui est reproché, c’est un abus d’autorité lui ayant fait choisir, contre la justice ordinaire, un tribunal arbitral, lequel aura versé au total près de quatre cent millions d’Euros à l’homme d’affaires, en dédommagement dans l’affaire l’opposant au crédit lyonnais, et pour 45 millions au titre du « préjudice moral ». Bernard Tapie a les poches pleines mais « le dossier est vide » a affirmé à plusieurs reprises Christine Lagarde sans renoncer en rien à briguer la direction du FMI, quand bien même les pays émergents et les nouvelles puissances, Inde, Chine, Brésil, ne l’entendaient pas de cette oreille mais se sont finalement rangés devant le club des riches.

  • Sur l'affaire Tapie-Lagarde :

Affaire Lagarde : enquête pour abus de pouvoirs sociaux
Enquête pour "abus d'autorité" demandée à l'encontre de Christine Lagarde

  • Sur la campagne de Lagarde au FMI :

Quand Christine Lagarde se présente en « héritière » de DSK 
Lagarde tente en vain de séduire les Emergents
.

Maurice Ulric

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 08:40

Se protéger sans exclure, en coopérant

De différents horizons, l’on nous dit maintenant, en regardant du côté des frontières : « Il faut se protéger. » Mais de quoi faut-il se préserver, de qui et comment ? L’on nous invite à prévoir des projets de loi atomiques, des décrets en béton afin que les chemises chinoises et les ordinateurs coréens soient stoppés à nos frontières. L’on nous dit aussi : « Il faut démanteler les marchés financiers », et l’on invite déjà la gauche, si elle vient aux manettes, à sortir son petit marteau.

Pour être efficace, il faut en premier lieu identifier l’adversaire. Pour ce qui concerne les chemises, ce sont les grands groupes français et internationaux de l’habillement et de la distribution qui ont orienté les flux d’importation de produits textiles du Maghreb, d’Inde, 
de Chine… vers la France et les autres pays développés. C’est aussi la stratégie de Renault et Peugeot Citroën, qui explique le déficit récent de la balance commerciale automobile française. De la même façon que ce sont, pour une part essentielle, les multinationales américaines qui creusent le déficit américain, choisissant de faire de la Chine leur arrière-cour industrielle afin de se concentrer sur le développement des nouvelles technologies et tenter ainsi de maintenir leur leadership mondial. Évidemment, la Maison-Blanche les a accompagnés depuis 
le début. De même, en France, l’Élysée a, 
depuis des décennies, encouragé cette forme 
de mondialisation qui organise la concurrence entre les peuples et contre eux.

Il nous faut aussi arracher le masque de tous ceux qui se cachent derrière l’anonymat apparent des marchés financiers. Qui collecte l’épargne des salariés pour la placer sur 
les marchés d’actions ou d’obligations, qui, 
par exemple, contrôle les énormes fonds 
de l’assurance-vie en France ? Ce sont 
les banques, les compagnies d’assurance.

Renault, Peugeot, Axa, BNP Paribas… mais c’est là que travaillent les Français ! C’est aussi là qu’ils peuvent agir, contribuer à infléchir et à transformer le cours de la mondialisation, à faire de celle-ci un chantier de coopération plutôt qu’une foire d’empoigne. Chaque peuple doit d’ailleurs, face à une telle œuvre, prendre ses responsabilités, aussi bien le français que l’américain ou le chinois, en développant 
de nouveaux critères dans tous les domaines 
de l’activité économique. Dans cette lutte, mieux vaut avoir l’État et les institutions publiques 
à ses côtés. Elles ont un rôle éminent à jouer 
en prenant, si nécessaire, les décisions permettant de préserver les intérêts nationaux. Mais la meilleure protection, c’est la coopération, et cela se construit. Marx clamait : « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » C’est là 
un objectif, pas un acquis.

 

Pierre Ivorra

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 08:30

La France sarkozienne par François Taillandier

Les valeurs de la gauche

Je ne suis pas éditorialiste politique, mais peut-être me reconnaît-on vaguement une propension à entendre les mots qui circulent, à les entendre 
au pied de la lettre, à ne pas les laisser filer dans une attention machinale qui fait qu’à la fin, on peut nous dire n’importe quoi, et ça passe. Ainsi donc, lorsque je lis que, pour participer à la primaire socialiste, il suffit de payer 1 euro 
et de signer une « adhésion aux valeurs de la gauche », eh bien, je me demande ce qu’on est en train de me raconter.

J’ai donc tapé une requête « valeurs 
de la gauche » sur Google, et j’ai assez vite été aiguillé sur le site du PS « primaires citoyennes ». (Primaires citoyennes ! Quelle langue parle-t-on ?) Mais là, malgré tous mes efforts, 
je n’ai pas réussi à découvrir le catalogue de ces fameuses valeurs de la gauche, auxquelles je suis censé souscrire, 
si je le souhaite, pour me prononcer 
entre Mme Aubry et M. Hollande.

Et ce n’est peut-être pas un hasard. Au concile de Nicée, en 325, l’église chrétienne édicta un credo, toujours 
en vigueur. « Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique, 
je reconnais un seul baptême pour 
le pardon des péchés », etc. On est d’accord ou pas, mais bon, ça existe. Mais quelle instance rédigera le credo des « valeurs de la gauche » ? Qui sera habilité à dire ce qu’est « la gauche » ? 
En quoi le Parti socialiste, fondé 
en 1971 au congrès d’Épinay, 
et succédant à la SFIO, laquelle n’existait, en tant que telle, que depuis la rupture du congrès de Tours (1920), qui donna naissance au Parti communiste, serait-il plus particulièrement habilité à décréter ce que sont « les valeurs de la gauche » ? M. Laurent, Mme Joly ou M. Besancenot n’ont-ils pas tout autant de droits 
à se prononcer ? Et d’ailleurs, 
qu’est-ce qu’est « la gauche » ? Et que sont « les valeurs » ? On est ramené 
à une dissertation du bac philo. Apparemment, le PS rend copie blanche.

Voici donc un parti qui noie le poisson 
de ses militants dans le baquet 
des électeurs de gauche. Ils doivent 
être contents, les militants, c’est bien 
la peine de payer une cotise et d’être 
là bénévolement toute l’année. Et qui noie en même temps le poisson de ses idées et de son programme dans l’océan des valeurs de la gauche. « Et voilà, ça vous fera 1 euro, cher monsieur. » 
Au fait, pourquoi pas 1,50 euro ? 
On ne le sait pas non plus. La valeur des choses, n’est-ce pas ! C’est tellement relatif…

François Taillandier

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 08:24

Deux morts sur le chantier de construction de l’EPR : comment est-ce possible ? par Jack Tord, coordinateur des syndicats CGT du site EDF de Flamanville.

 

Depuis 2008, la CGT est présente sur le chantier de construction de la centrale nucléaire EPR de Flamanville. Dès le début, nous avions demandé à la direction d’EDF, maître d’ouvrage du chantier, de mettre en œuvre les conditions d’un contrôle social de haut niveau connaissant les pratiques douteuses en la matière de son principal maître d’œuvre, Bouygues. Force est de constater la surdité d’EDF à nos alertes et sa confiance quasi aveugle sur le comportement de Bouygues.

La direction d’EDF s’était engagée à ce que ce chantier soit socialement exemplaire, heureusement, car voici les principales interpellations de la CGT, tant à l’interne qu’à l’externe :

Mars 2009, nous dénonçons les intrusions dans les lieux d’hébergement des salariés roumains en grands déplacements par le gestionnaire Bouygues de cette base de vie, en violation complète de leur intimité. Dans la foulée, nous alertons sur les pressions subies par des salariés pour se taire sur les écarts en termes de sécurité ou de déclaration des accidents sur le chantier.

Septembre 2009, la CGT alerte de nouveau la direction d’EDF sur des risques de dissimulation de déclaration des accidents de travail. L’Autorité de sûreté nucléaire confirmera ces pratiques en 2011 !

Toujours septembre 2009, la CGT dénonce le licenciement par Bouygues d’un grutier qui a voulu exercer son droit d’alerte et de retrait concernant sa sécurité (et celle des autres salariés du chantier, CQFD).

Novembre 2009, face aux mauvaises conditions de travail, une dizaine de salariés de Bouygues-Quille crée une section syndicale CGT. Quelques jours après, il y a liquidation physique de la section syndicale, notamment par le licenciement de ses adhérents.

Août 2010, licenciement par Bouygues du responsable du contrôle sécurité du chantier au motif qu’il a, lui aussi, exercé son droit d’alerte et de retrait concernant la sécurité des salariés du chantier.

Novembre 2010, des salariés étrangers expriment leurs souffrances de conditions de vie et de travail par voie d’affiches sur le chantier.

Décembre 2010, la CGT, la CFDT et la Ligue des droits de l’homme font une conférence de presse pour dénoncer ces mauvaises conditions de vie et de travail des salariés du chantier.

Janvier 2011, alors que la direction d’EDF communique que tout va pour le mieux, un terrible accident mortel d’un intérimaire endeuille la vie du chantier.

Toujours janvier 2011, le procureur de la République et l’Autorité de sûreté nucléaire se saisissent du dossier de ce décès où la CGT confirme toutes ses alertes et dénonciations.

Mai-juin 2011, les 150 salariés polonais alertent la CGT sur le non-respect du droit français et polonais sur leurs contrats de travail et leurs feuilles de paie (salaires et frais au rabais) : aucun droit à une couverture sociale (retraite, assurance chômage, couverture maladie-invalidité et accident de travail. Seule une clause de dédommagement de 35 000 euros en cas d’accident mortel sur le chantier, ce qui démontre le prix accordé à la vie humaine par Bouygues et son agence d’intérim Atlanco). Des discussions sont en cours actuellement avec la CGT, des représentants des salariés polonais, l’ambassade et le consulat de Pologne à Paris.

Pour la CGT, des situations, peu ou prou similaires, existent certainement pour les autres salariés notamment étrangers, ils représentent un tiers des 3 300 travailleurs du chantier. Pour la CGT, le génie civil du chantier, principalement confié par EDF à Bouygues, rentre dans sa phase finale, il est donc urgent de faire un retour d’expérience de ces inacceptables situations. La CGT exige d’EDF la mise en œuvre d’un réel contrôle social pour l’amélioration des conditions de vie et de travail sur la fin du génie civil et la phase de l’installation électromécanique du chantier qui sera pris notamment en charge par Areva et Alstom. Nous demandons le respect a minima de l’accord de 1978 pour la construction des centrales nucléaires entre EDF, organisations patronales et syndicales !

Jack Tord

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 08:21

Politique - le 27 Juin 2011

11 sacs de 1000 lettres ont été récupérés ce matin dans un bureau de poste parisien et plus de 15000 votes ont été enregistrés par Internet. C’est le 24 juin à minuit que s’est achevé le vote à la primaire d’Europe Ecologie Les Verts.

Et les Verts vont prendre leur temps pour compter, puisque les résultats du premier tour ne seront proclamés que dans deux jours, le 29 juin. Si aucun des candidats ne dépasse les 50%, un second tour aura lieu, du 30 juin au 7 juillet, avec résultat final proclamé le 12.
Sur les 33000 sympathisants et adhérents inscrits, les trois-quarts se sont exprimés. Ce qui semble contenter la direction du parti, qui garde un mauvais souvenir de la difficile nomination de Dominique Voynet en 2007, par le vote de 6000 adhérents.

Mauvais souvenir qui pousse peut-être EELV à un excès de prudence : en premier lieu, ce lundi sera consacré à supprimer les éventuels doublons entre vote par la poste et vote électronique. Mardi commencera le dépouillement des enveloppes, le comptage des votes électroniques ne commencera que mercredi midi. Le tout sous la tendre férule d’une société de sécurité qui gardera les urnes jours et nuits pour éviter tout bourrage d’urne. Des clés USB protègent l’urne électronique : il faut qu’elles soient toutes branchées pour que les résultats puissent être lus. En attendant, ces clés sont gardées par les représentants de chacun des candidats.

On rappelle qu’ils sont quatre en lice : Eva Joly et Nicolas Hulot, mais aussi l'élu alsacien Henri Stoll et le militant anti-nucléaire Stéphane Lhomme. Le résultat s’annonce serré, même si Nicolas Hulot est donné comme légèrement favori. A noter que selon un sondage IFOP publié ce lundi matin, EELV serait crédité au premier tour de 6,5% des voix, que ce soit Nicolas Hulot ou Eva Joly le candidat. La semaine dernière, une enquête CSA donnait un léger avantage à l'ex-animateur (7 à 9%), contre (4 à 5%) pour l’ancienne juge d’instruction.


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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 08:12

Vous pourrez lire ci-dessous l'article paru dans "lHumanité"  fin 2010, à propos des présidentielles et de l'ambitions et des "accords" entre les protagonistes

 

 

Politique - le 1 Décembre 2010

Parti socialiste

Ségolène Royal brise le pacte avec Martine Aubry

L’ex-candidate de 2007 a annoncé, lundi, sa candidature aux primaires du PS pour 
la présidentielle de 2012, en se prononçant pour un « capitalisme d’État ».

Ségolène Royal a pris tout le monde par surprise, lundi soir, en annonçant par voie de presse sa candidature aux primaires du PS, qui doivent départager les postulants à l’investiture pour l’élection présidentielle de 2012. L’ex-adversaire de Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection de 2007 a dévoilé ses ambitions dans la Nouvelle République du Centre-Ouest, brisant net le pacte que Martine Aubry croyait scellé entre elles et Dominique Strauss-Kahn pour que le trio s’accorde sur une candidature unique aux primaires. Les sondages faisant de DSK la figure la mieux placée pour battre le candidat de la droite en 2012 ont dû peser lourd dans la décision de la présidente de Poitou-Charentes d’annoncer, six mois avant le lancement officiel des primaires socialistes, sa candidature, craignant qu’elle soit écartée au profit du directeur du FMI.

Au-delà des considérations tactiques, cela signe en partie l’échec de la tentative de Martine Aubry de rassembler son parti autour d’une ligne de gauche cohérente. Après les déclarations de DSK se félicitant de la réélection d’un gouvernement socialiste, en Grèce, « avec le programme du FMI », puis la profession de foi d’Arnaud Montebourg en faveur d’un « capitalisme coopératif », Ségolène Royal a situé à son tour son horizon dans un « capitalisme d’État ». La candidate à la candidature assure tirer la « conséquence idéologique » de sa démarche pragmatique, qui s’appuie sur des expériences régionales. « Nous pouvons construire en France un capitalisme d’État », c’est-à-dire « un État qui intervient beaucoup plus vigoureusement dans l’efficacité économique », a-t-elle déclaré hier sur France Inter. Cela passe, pour elle, par la création d’un pôle public bancaire et la participation de l’État au capital d’entreprises où l’emploi est menacé. Mais elle n’a pas précisé si ce rôle de l’État romprait avec l’interventionnisme de la droite en faveur des banques et des grands groupes, et dont la facture est supportée par les plus modestes.

Sébastien Crépel

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 11:22

 

Mélenchon se voit au second tour de la présidentielle

 

Par Plana Radenovic

Publié le 26 juin 2011 à 11h54 Mis à jour le 26 juin 2011 à 23h13

Jean-Luc Mélenchon, invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1 © Europe 1


Le candidat du Front de gauche s'est par ailleurs opposé à toute "remise en cause du bac".

Adoubé il y a une semaine par le PCF, le candidat officiel du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon s'y voit déjà : "je suis partisan de gouverner ce pays", a-t-il affirmé dimanche, lors du Grand Rendez-vous Europe 1 / Le Parisien - Aujourd’hui en France. A la question de savoir s'il serait prêt à être ministre d'un gouvernement socialiste, il a répondu : "je ne serai pas ministre d’un gouvernement que je ne dirige pas". Et de retourner l'interrogation : "si j'arrive en tête devant les socialistes, j'espère qu'ils viendront dans mon gouvernement".

"Marine Le Pen a capitulé"

Jean-Luc Mélenchon estime qu'il pourrait bien se retrouver au second tour de la présidentielle, contre Marine Le Pen, qui aurait "éliminé Nicolas Sarkozy". Il a d'ailleurs fustigé le sondage de l'institut Harris Interactive, publié début juin, selon lequel en cas de duel Sarkozy-Le Pen, 64% de ses électeurs voteraient FN. Insistant sur ses différences avec la patronne frontiste, le candidat du Front de gauche a jugé que l'étude est une "foutaise", et avait "au moins autant d'utilité que Paul Le Poulpe". "Je vois bien qu’il y a une bonne société qui aimerait bien mettre dans le même sac tous les extrêmes", a-t-il taclé.

Il a alors mis en avant son opposition avec le FN, sur la question des salaires : "Marine Le Pen est contre l'augmentation du Smic", et sur l'Europe : "Marine Le Pen a capitulé", pour elle, "en Europe les Français c'est rien ça compte pas, alors on ferme les frontières, on se replie sur nous".

 

Le Front de gauche, en revanche, selon son candidat, est "le camp qui ne capitule pas. L’Europe est à nous, l’euro est à nous" :

Mélenchon refuse toute "remise en cause du bac"

S'imaginant à la tête de l'Etat, Jean-Luc Mélenchon "réparerait les dégâts commis par la bande d’amateurs aujourd'hui à la tête du pouvoir". En faisant des "économies de plus en plus folles", "ils ont ruiné tout un système", a-t-il déploré. Il a d'ailleurs refusé "toute remise en cause du bac", suite à la fuite d'un exercice du bac S.

Qu'on "arrête de donner à cet événement une signification extraordinaire" :

"Ça suffit avec le déclinisme, ça suffit de dire du mal du pays et d’une de ses plus belles organisations, qui est l’Education nationale", s'est-il exclamé.

Les Français, "petits caniches d'Obama"

Concernant ses propositions économiques, le candidat Mélenchon s'est à nouveau prononcé en faveur d'un "salaire minimum européen", ainsi que pour "une dévaluation de l'euro", afin d'"augmenter la croissance". Il a par ailleurs souhaité la mise en place d'un "salaire maximum", se satisfaisant de la volonté du PS d'encadrer les salaires, et de la possibilité, évoquée par François Fillon, de surtaxer les entreprises qui proposent des salaires exorbitants à leurs dirigeants. "Lorsque nous avons proposé le salaire maximum, je me faisais traiter de bolchevik échevelé (...) petit à petit, les idées font leur chemin".

Enfin, sur la politique étrangère française, Jean-Luc Mélenchon a jugé "humiliant" le retrait annoncé des soldats français, même s'il y est favorable.

Les Français sont "les petits caniches d’Obama" :

Selon le candidat du Front de gauche, le retrait, décidé après les Etats-Unis, révèle "l'absurdité" de la participation française à l'Otan.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 10:47

Les organisations fondatrices du Front de gauche, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire se sont réunies le mardi 21 juin 2011. Jean-Luc Mélenchon et les délégations conduites par Martine Billard, Pierre Laurent et Christian Picquet se sont félicitées du résultat de la consultation des militants communistes qui ont choisi à plus de 59% de désigner Jean Luc Mélenchon comme candidat commun du Front de Gauche pour l’élection présidentielle et de présenter des candidats communs aux élections législatives de 2012.

 

C’est une nouvelle étape pour le Front de Gauche qui s’ouvre. L’ambition est de changer la donne à gauche pour construire une majorité qui mette en œuvre une politique de rupture avec le capitalisme et le productivisme. Avec le Programme Populaire et Partagée du Front de Gauche, il s’agit de tourner la page des politiques qui sacrifient le peuple aux intérêts des marchés financiers et des banquiers.

 

Nous voulons engager un véritable élargissement populaire et citoyen du Front de Gauche, en nous adressant largement à toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que ça change.

 

D’ores et déjà nous nous félicitons de l’aboutissement du processus de discussion avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), République et Socialisme et l’association Convergence et Alternative qui, sur la base d’un accord stratégique et programmatique, ont décidé de participer à l’évolution du Front de Gauche, à son élargissement et son enracinement populaire et citoyen.

 

C’est l’enjeu vital du moment. Le Front de Gauche veut construire une perspective politique pour tous ceux qui se battent aujourd’hui contre les régressions sociales, écologiques et démocratiques. Il a notamment décidé d’impulser des Assemblées Citoyennes ouvertes à tous les citoyens et citoyennes qui veulent s’investir dans la démarche de reconstruction d’un nouvel espoir à gauche. Rien ne se fera sans une implication populaire permanente.

La première étape de ce rendez-vous sera le meeting de campagne du Front de Gauche, le mercredi 29 juin à partir de 18h30 à Paris (Place Stalingrad – Métro Jean Jaurès) où interviendront Lucien Jallamion, Danielle Obono, Clémentine Autain, Christian Picquet, Martine Billard, Pierre Laurent et notre candidat à la présidentielle Jean Luc Mélenchon.

Il s’agira du premier grand rassemblement de campagne à gauche pour en finir avec Nicolas Sarkozy et sa politique Place au peuple !

 

Pour le Front de Gauche, Parti communiste français

 Paris, le 24 juin 2011.

 

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 10:42
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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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