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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 04:20
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 21:55
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 21:47

SOCIAL-ECO -  le 19 Avril 2011

 

Energie: le gouvernement préfère EDF aux consommateurs

 

 

Le gouvernement a accordé une nette victoire à EDF, ce mardi, et posé les bases d'une forte hausse des tarifs de l'électricité après l'élection présidentielle de 2012, en fixant le prix de l'électricité nucléaire à 42 euros le mégawattheure (MWh) au 1er janvier prochain. Cette décision met en lumière le mensonge de la baisse des prix que devait amener l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie.

  • Le contexte

La question très politique s'inscrit dans le cadre de la Nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), une loi adoptée en novembre par le Parlement pour doper la concurrence sur un marché ultra-dominé par EDF. En vertu de ce texte, l'ancien monopole public va être contraint de vendre jusqu'à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie). Pour qu'elle entre en application, il restait toutefois au gouvernement à fixer le prix de vente de cette électricité nucléaire, connue sous le nom barbare d'Arenh, pour Accès régulé à l'Electricité nucléaire historique.

Le patron d'EDF, Henri Proglio, se battait pour obtenir 42 euros/MWh, seuil en dessous duquel il estimait que son entreprise se serait fait "piller". Son grand concurrent GDF Suez réclamait, lui, 35 euros/MWh et rejetait d'un revers de main les demandes d'EDF, en les qualifiant d'"inacceptables".

  • Nicolas Sarkozy donne un coup de pouce à son copain Henri Proglio

C'est finalement EDF qui a emporté la bataille, au terme d'un arbitrage rendu par le président Nicolas Sarkozy lui-même. Le gouvernement a tout juste ménagé une période de transition de six mois (du 1er juillet 2011 au 1er janvier 2012) pendant laquelle le prix de l'Arenh sera de 40 euros/MWh.

Dans un communiqué publié mardi, GDF Suez a dit "regretter cette décision" qui "va pénaliser les clients qui subiront des hausses pour les prix de l’électricité".

  • Eric Besson défend son patron

"Contrairement à ce qui a été dit, le match n'était pas entre favoriser EDF ou défavoriser GDF", s'est défendu le ministre de l'Energie, Eric Besson, mardi. "Nous, la seule boussole, c'est l'intérêt général, la sécurité des Français et leur pouvoir d'achat", a-t-il assuré. Le ministre a cependant reconnu que le gouvernement voulait "conforter EDF", et "tenir compte pour l'avenir, par précaution, des travaux qu'EDF pourrait être amené à engager (dans ses centrales) après la catastrophe de Fukushima" au Japon.

  • La Bourse à la fête, pas les consommateurs

La Bourse saluait mardi une décision qui devrait doper les profits de l'entreprise publique: l'action EDF gagnait 4,43% à 27,81 euros à 16H20, réalisant une des plus fortes hausses de l'indice CAC 40. Moins à la fête, les associations de consommateurs dénonçaient quant à elles une décision qui "va mécaniquement faire flamber les tarifs de l'électricité", selon les termes de Caroline Keller, de l'UFC Que Choisir.

"C’est faux, entièrement faux, et c’est une rumeur à laquelle je voudrais contribuer à tordre le coup", avait pourtant démenti par avance Eric Besson, assurant qu'il n'y avait "pas de lien mécanique" entre le prix de l’Arenh et les tarifs de l'électricité. A court terme, le ministre a raison: la loi Nome n'impose pas de hausse immédiate des prix de l'électricité. Et le gouvernement pourra honorer sa promesse de ne procéder qu'à une "légère augmentation" des tarifs d'ici à l'élection présidentielle de 2012. Mais avant la fin 2015, les prix devront s'aligner sur le niveau de l'Arenh, selon l'article 13 de la loi Nome.

Dans un document de travail transmis en mai 2010 aux députés, la Commission de régulation de l'énergie avait ainsi estimé que les tarifs pour les particuliers devraient être augmentés de 25 à 30% d'ici à 2015 si le prix de l'Arenh était fixé à 42 euros. Actuellement, les Français payent l'électricité nucléaire environ 31 euros/MWh, soit 36% moins cher, selon le régulateur.

  • A voir: 

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 21:41

POLITIQUE -  le 24 Mai 2011

Affaire DSK

L’ex-directeur général du FMI, inculpé de crime sexuel à New York, a droit à une retraite à vie ainsi qu’à une indemnité de départ ,versée par l’institution, de près de 250 000 euros.

Dans une affaire de crime sexuel où personne, hors l’agresseur et la victime présumés, ne connaît pour l’instant la vérité des faits, au moins une chose est certaine : Dominique Strauss-Kahn ne manquera pas d’argent pour assurer sa défense. Le coût de celle-ci a déjà été estimé par la presse : il devrait s’élever à 250 000 dollars par mois, c’est-à-dire environ 178 000 euros sur la base de 1 euro pour 1,40 dollar. Des frais qui s’ajoutent à la caution qu’a dû avancer Dominique Strauss-Kahn pour obtenir sa sortie de prison et son assignation en résidence aux États-Unis : un million de dollars en espèces, plus cinq millions de dépôt de garantie. Soit 4,3 millions d’euros qui lui seront certes restitués à son procès, mais pas le coût de l’équipement, à ses frais, en caméras de surveillance de l’appartement où il réside, et les frais de gardiennage, jour et nuit, par des vigiles chargés de contrôler ses allées et venues. Montant total estimé : 200 000 dollars par mois (140 000 euros).

Pour payer tout cela, DSK peut certes compter sur la fortune personnelle de sa femme Anne Sinclair, estimée entre 35 et 55 millions d’euros selon l’Expansion, et héritée d’un aïeul marchand d’art. Sans compter le parachute doré et la retraite à vie acquise après trois ans de fonction que versera le FMI à son ancien directeur. Celui qui était « le fonctionnaire le mieux payé de Washington DC » avec un salaire annuel net d’impôt de 530 000 dollars (380 000 euros) devrait percevoir dans l’immédiat une indemnité de départ de 60 à 65 % de son salaire net, c’est-à-dire 318 000 à 349 000 dollars (227 000 à 249 000 euros), selon l’agence ABCnews. Quant à la pension de retraite, son montant varie, selon les sources, entre 80 000 dollars par an (57 000 euros), d’après un article du Figaro de 2007, et 318 000 dollars (227 000 euros), selon ABCnews.

Sébastien Crépel

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:45

Comment en finir avec un système économique qui développe dette, corruption, pauvreté ?

Le FMI sous les projecteurs: changer d’équipage relève de l’anecdote

Par Damien Millet, porte-parole du CADTM France (www.cadtm.org), et Éric Toussaint est président du CADTM Belgique (*).

Est-il possible qu’un directeur général du FMI aille au bout de son mandat ? La question peut sembler incongrue tant le poste est envié et lucratif (environ un demi-million de dollars de salaire annuel net d’impôt), et pourtant elle est d’actualité. Accusé d’agression sexuelle à New York, Dominique Strauss-Kahn vient de démissionner un an et demi avant la fin de son mandat. Sans ce scandale, tout laisse à penser qu’il avait décidé de se présenter à l’élection présidentielle de 2012 en France et, pour cela, il aurait également dû présenter sa démission.

Déjà les deux précédents directeurs ont abrégé leur présence à la tête de l’institution pourvoyeuse d’austérité et de régression des droits sociaux.

 

En 2007, la démission de l’Espagnol
Rodrigo de Rato, deux ans avant la fin de son mandat, avait constitué une surprise. Quelques mois plus tard, il intégrait le service international de la banque Lazard à Londres, avant de devenir membre du conseil consultatif international de la banque espagnole Santander. Il faut dire que sa nomination en 2004 avait aussi été inattendue, quelques jours seulement après la défaite électorale du gouvernement dirigé par José Maria Aznar auquel il appartenait. Comme si un rejet populaire au niveau national pouvait ouvrir les portes de la direction d’une des plus grandes institutions multilatérales…

 

En 2004 aussi, l’Allemand Horst Köhler avait pris de court le monde économique en démissionnant du FMI pour prendre la présidence de la République allemande, titre hautement honorifique et bien moins en vue que celui de directeur général du FMI. En 2000, au contraire, le départ du Français Michel Camdessus était plutôt la conséquence de la grave crise en Asie du Sud-Est : il faut dire que l’action du FMI, qui était venu en aide aux créanciers ayant réalisé des investissements hasardeux et avait imposé des mesures économiques aggravant la crise et provoquant la mise au chômage de plus de 20 millions de personnes, était très fortement contestée.

 

Après plusieurs années de forte contestation, notamment dans les pays du Sud durement touchés par les mesures antisociales imposées au forceps, le FMI a été remis en selle par le G20 afin de gérer la grave crise internationale qui a éclaté en 2007-2008. Au lieu de tirer les enseignements de cette crise, due à la déréglementation massive du secteur financier qu’il a lui-même prônée, le FMI poursuit depuis lors avec la même logique, imposant aux pays du Nord des mesures désastreuses comparables à celles imposées au tiers-monde depuis trente ans. Les mêmes erreurs sont répétées, le même fiasco s’annonce, les peuples européens sont saignés aux quatre veines. La Grèce, l’Irlande et le Portugal sont actuellement les plus touchés. La crise est le prétexte pour appliquer au Nord une stratégie du choc, tragique en termes de développement humain.

 

DSK n’a pas dévié de cette ligne. Le FMI d’aujourd’hui est le même que celui d’hier et il sert la même logique que nous avons toutes les raisons de combattre fermement. Des mouvements altermondialistes comme le CADTM réclament depuis des années sa dissolution et son remplacement par une institution aux objectifs radicalement différents, dont la priorité absolue serait la garantie des droits humains fondamentaux.

 

Depuis plus de soixante ans, le directeur général du FMI est européen et le président de la Banque mondiale est états-unien. Aujourd’hui, le risque est grand qu’une fois de plus on nous rejoue le même refrain : en mai 2007, suite à une sombre affaire de népotisme qui a poussé Paul Wolfowitz à démissionner de la Banque mondiale, les dirigeants européens ont accepté son remplacement par Robert Zoellick en échange de la certitude de pouvoir continuer à nommer le directeur du FMI. Comment ce système inadmissible de double cooptation euro-américaine peut-il encore continuer ? Le critère de nationalité doit laisser la place à un critère d’orientation générale et de compétence : après plus de soixante ans de choix catastrophiques, la direction du FMI doit mettre la clé sous la porte et ouvrir la voie à une nouvelle structure chargée de renverser radicalement la logique à l’œuvre.

 

Il faut en finir avec ce modèle économique qui n’a réussi qu’à rendre les riches plus riches et les puissants plus puissants. Il faut en finir avec ce modèle économique qui a échoué puisqu’il est le terreau sur lequel se développent la dette, la pauvreté et la corruption. Comme la Banque mondiale, le FMI en a été l’un des principaux promoteurs et porte donc une lourde part de responsabilité. Il doit rendre des comptes sur son action passée. Changer d’équipage relève de l’anecdote. C’est la question du maintien du FMI lui-même qui doit être posée.

 

(*) À paraître, la Dette ou la Vie, Aden-CADTM, 2011.

Damien Millet Éric Toussaint

 

FMI: le PCF ne soutient pas Lagarde

AFP
24/05/2011 | Mise à jour : 20:37
Réactions (52)

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a rejeté aujourd'hui sur Public Sénat l'idée d'une "union sacrée" autour de la candidature de la ministre de l'Economie Christine Lagarde à la tête du FMI, jugeant qu'elle risquait d'y mener des "politiques aussi dévastatrices que celles que mène le gouvernement en France!"

"En Espagne, si les jeunes sont sur les places, c'est justement parce qu'ils sont en train de subir les effets de politiques qui sont recommandées par le FMI. C'est absolument pas ça dont on a besoin, et sûrement pas avec Christine Lagarde", a-t-il déclaré.

Evoquant les déboires judiciaires de Dominique Strauss-Kahn, qui ont entraîné sa mise hors-jeu pour la présidentielle, il a estimé que même si ce dernier n'était "pas son candidat favori", "les conditions dramatiques dans lesquelles il a été écarté ne sont pas une très bonne nouvelle pour la démocratie.  "Ca montre simplement que mener la campagne présidentielle sur le seul mode de chercher le ou la sauveur suprême, c'est sûrement pas la bonne manière de faire de la politique", a-t-il encore dit.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:33

- le 20 Mai 2011

Le Bloc-notes. La chronique de Jean-Emmanuel Ducoin

 

Questions. Un malaise diffus et sournois, que toutes les questions du moment, venues en entrechoquer bien d’autres non moins urgentes, ne parviennent à atténuer malgré leur rudesse libératrice. L’idée de présomption d’innocence a-t-elle été mise de côté par certains ? Fallait-il publier ou diffuser les images de Dominique Strauss-Kahn menotté ? Le sort infligé à l’homme-DSK par la justice américaine doit-il nous faire penser que, décidément, nous n’appartenons pas à la même civilisation ? Et puis encore… Existe-t-il oui ou non une forme d’omerta française sur la morale en politique, sur les éventuelles dérives directement imputables à des positions dominantes ? L’« affaire » en question ne concerne-t-elle que la personne privée ? Est-elle un fait politique majeur qui menace d’engloutir un pan entier du Parti socialiste ? Et la gauche, toute la gauche, est-elle sévèrement blessée par la secousse mondiale de cette descente aux enfers stupéfiante ? Et nous, que pensons-nous, que devons-nous penser ? Devons-nous nous intéresser moins à la vertu qu’au progrès, ou rappeler que toute action publique ne saurait se dispenser ni de vertu ni de progrès ?

 

Domination. Arrêtons là l’énumération sans fin. Non sans avouer que la séquence médiacratique et politique que nous vivons depuis dimanche dernier nous a embarqués sur des terrains aussi complexes qu’ambivalents, puisque les scènes d’exhibition vulgaire de cet homme déchu en quelques heures resteront à jamais gravées dans notre conscience collective. Non pas uniquement pour ce qu’elles montrèrent crûment ; mais bien pour ce qu’elles nous suggèrent comme mise en abîme d’une époque accommodante pourquoi pas révolue. À condition de préciser un point fondamental : nous fallait-il pré-instruire le procès d’un séducteur ?

 

Car enfin, entre des avances trop pressantes et une accusation de viol avec séquestration, il y a tout de même un monde… Comme bien d’autres, en effet, nous détenions et détenons toujours des informations assez étayées concernant les mœurs de DSK (et quelques autres), mais, à aucun moment jusqu’à ces faits, nous n’avions entendu parler de « violences ».

 

Pour autant, devrait-on se placer du côté des proches de l’ex-directeur du FMI, dont beaucoup se sont étonnés d’accusations « contraires » au « profil » de leur ami. Pierre Moscovici : « Je n’imagine pas Dominique forcer les choses. » Si la réalité dépasse souvent l’imagination, la plupart de ces prises de parole ont entretenu de nombreuses idées reçues autour des violences faites aux femmes. Non, il n’y a pas de profil type d’auteur d’agression sexuelle !

 

Et si nous avions besoin d’une preuve que le modèle patriarcal mâtiné de machisme reste dominant, relisons avec attention l’une des phrases de Jack Lang prononcées soixante-douze heures après les faits : « Ne pas libérer une personne qui propose de payer une importante caution ne se fait jamais aux États-Unis, car enfin, il n’y a pas mort d’homme ! » Vous avez bien lu : « Il n’y a pas mort d’homme. » Si la présomption d’innocence est sacrée, qu’en est-il alors de l’intégrité de la victime supposée ? Jack Lang ne sait-il donc pas que le viol ou la tentative de viol sont d’abord inqualifiables moralement, mais, surtout, qualifiables dans le droit pénal. Pour les États-Uniens comme pour les Français, il s’agit d’un crime. Et pour tout dire d’un crime pas comme les autres, en tant qu’il demeure une implacable « machine » à indignité, conséquence directe de la domination (physique et/ou sociale) d’une personne sur une autre.

 

Personnalisation. Les images ont valeur de piloris modernes et la pseudo-transparence du temps qui est le nôtre – lécher, lâcher, lyncher – ne peut que nous donner la nausée. Seulement voilà, à l’heure où l’« exception sexuelle » française vient de subir un rude coup, on voudrait nous faire croire que s'éteint sous nos yeux éberlués l’opposition quasi philosophique entre une Amérique du « sexuellement correct » qui confondrait vie publique et vie privée, et la France « républicaine » attachée à les séparer… Mais n’oublions pas que l’essentiel est ailleurs.

 

À sa manière, DSK incarnait toutes les dérives idéologiques socialistes. Or, jusqu’à maintenant, il n’avait été l’objet que d’analyses très élogieuses des éditocrates coalisés – et pour cause, « ils » pensent la même chose. Pourquoi n’avons-nous lu que très rarement (sic) des enquêtes en éthique des idées ? Ce DSKgate illustre la personnalisation à outrance de la vie politique, accentuant au-delà de toute raison le caractère dramatique de cet événement. Ultime question : sera-t-il désormais aisé pour ceux qui rêvent de représenter le peuple de prétendre approcher les hautes fonctions sans afficher une grande modestie et, surtout, sans revendiquer une certaine fidélité au serment de leurs engagements ?

 

Jean-Emmanuel Ducoin

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:29

Demain24 mai 2011  l'Humanité publiera un nouveau cahier de quatre pages Humaginaire, avec le concours de l’historienne Sophie Wahnich et des graphistes de l’Atelier Formes Vives. Il s’agit d’un cahier de doléances recueillies au mois d’avril à Vierzon (Cher). Une douzaine de femmes et d’hommes, citoyens ordinaires, tentent de déterminer, à travers une prise de parole individuelle, ce qui ne peut plus durer pour nous tous.

Et si il se passait quelque chose ? Il y a, dans l’air, un peu partout, un terme qui revient, pas simplement comme un appel rhétorique, mais presque désormais comme un fait établi ou, au moins, une impérieuse nécessité : révolution. Vous l’entendez, vous aussi ? En Tunisie et en Egypte, bien sûr. En Syrie, peut-être. Et maintenant, de l’autre côté de la Méditerranée, en Espagne, en Grèce aussi et même en Italie. Ça, alors !

C’est à Vierzon que j’ai cherché les doléances car, quand nous avons publié, dans l’Huma, avec Sophie Wahnich, Adrien Zammit et Nicolas Filloque, une première double page sur la crise des dettes publiques en Europe, les doléances et la révolution en juillet 2010, elle a eu un petit écho perceptible, saisissable dans cette ville-là, au moins. Nicolas Sansu, le maire PCF de Vierzon, avait repris, dans son discours du 14 juillet, la doléance qui barrait le journal ce jour-là : « La vie des pauvres doit être plus sacrée qu’une partie de la propriété des riches. »

Il faut de la suite dans les idées, on en manque souvent, c’est pour ça que je suis allé à Vierzon. Mais, sans cette petite histoire, ça pourrait être ailleurs, aussi.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:25

Alternative proposée par le Front de Gauche pour l'agriculture confortée et enrichie

Le Forum national du Front de Gauche pour un programme populaire partagé consacré à l'agriculture s'est tenu mardi 22 février à Bagnolet, en présence de Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche ; Christian Picquet porte-parole de Gauche unitaire et Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français.

A cette occasion, plusieurs responsables agricoles, syndicaux et associatifs ont eu l'opportunité de réagir aux propositions du Front de Gauche pour l'agriculture et présenter leurs propres analyses et propositions.

Se sont ainsi exprimés François Lucas, premier vice-président de la Coordination rurale ; Philippe Collin, porte-parole la Confédération paysanne ; Jean Mouzat, président du MODEF, Nicolas Mounier, représentant de Jeunes Agriculteurs ; Freddy Huck, secrétaire général de  la fédération CGT agroalimentaire et forestière ; Aurélie Trouvé, co-présidente d'ATTAC ; Jérôme Dehondt, porte-parole national des AMAP ; Jean-Marie Leboiteux du syndicat FSU de l'enseignement agricole (FSU SNETAP) et Bernard Rolland, secrétaire national du syndicat SUD-Recherche-EPST.

Dans l'ensemble, les positions exprimées par les participants recoupent largement les propositions du Front de Gauche, notamment autour des points suivants :

  • rétablissement de mécanismes de protection et régulation des marchés agricoles et d'encadrement de la grande distribution, afin de garantir une juste rémunération du travail paysan ; 

  • nécessité de défendre le principe de souveraineté alimentaire au niveau européen et international ; 

  • importance de reprendre la main sur le contrôle des structures afin de stopper et d'inverser le processus de concentration de la production ; 

  • réforme des SAFER afin de lutter contre l'urbanisation des terres agricoles et la spéculation sur le foncier ;

  • mesures de soutien à la relocalisation des productions, reposant à la fois sur une juste rémunération du travail agricole et la fourniture d'une alimentation saine et de qualité pour tous ; 

  • importance de la recherche agronomique au service de la transition écologique de l'agriculture. 

Plusieurs participants ont également invité le Front de Gauche à préciser ses propositions en matière de :

  • soutien à l'installation de jeunes agriculteurs (y compris non originaires du milieu agricole) ;

  • protection des semences paysannes ;

  • fiscalité agricole au service de la transmission des outils de production ;

  • place de l'enseignement public agricole dans la politique de transition écologique de l'agriculture ;

  • lutte contre la spéculation financière sur les marchés agricoles.

Les propositions du Front de Gauche pour l'agriculture vont être largement diffusées dans les prochaines semaines aux syndicats, ONGs et à la population dans toute la France, afin d’être discutées et amendées, dans un processus participatif, pour défendre une alternative populaire qui réponde à l'impasse dans laquelle nous mène le capitalisme.

Le Front de Gauche appelle l'ensemble des citoyennes et citoyens, ruraux comme urbains, à s'impliquer dans la construction d'un Front de Gauche de l'agriculture.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:21

 

Mai 2011

Editorial Par Jean-Emmanuel Ducoin

Tandis que «l’affaire DSK» continue de tweeter l’actualité en rendant hystériques les éditocrates au moindre gazouillis provenant de la résidence du 71, Broadway, à New York, où se sont installés des dispositifs médiacratiques surréalistes, la vie des peuples ordinaires continue avec les difficultés que l’on sait, plus que jamais menacée et précarisée par les décisions d’austérité du FMI et de l’Union européenne. Car pendant qu’on nous occupe à autre chose, la vraie vie se poursuit et avec elle, implacablement, la catastrophe sociale progresse chaque jour un peu plus.

 

En Grèce, où l’économie a reculé de 7,4 % en un an. Au Portugal, où la saignée s’annonce dramatique. En Espagne, où les électeurs viennent de s’exprimer, mais où, surtout, vient d’émerger un mouvement de fronde aussi jeune qu’enthousiasmant…«Si vous nous empêchez de rêver, nous vous empêcherons de dormir ! »


Les cris de cette r-évolution citoyenne de la jeunesse espagnole tonnent dans le ciel européen comme une bonne nouvelle. Une sorte de soulèvement d’un nouveau genre a ainsi pris corps un peu partout en Espagne et jusqu’au cœur symbolique de Madrid, sur la Puerta del Sol, sous la forme d’un campement permanent comme nous le vîmes de l’autre côté de la Méditerranée. Un tournant majeur ? À en croire le nombre de manifestants, fédérés par les nouveaux réseaux générationnels, tout porte à le croire. D’autant que la déroute électorale des socialistes, au profit d’une droite revancharde (alors que communistes et progressistes de la Gauche unie progressent dans tout le pays), n’atténue en rien la détermination des Indignés : ils ont reconduit le mouvement visant à dénoncer le contexte social désastreux. En cause, un taux de chômage exponentiel (21 %), qui frappe essentiellement les jeunes : 45 % des moins de vingt-cinq ans… Sans parler bien sûr des bas-salaires, qui forment l’essentiel des salariés actuels. C’est donc la jeunesse ultra-précaire qui se lève. Pour la première fois depuis le début de la crise financière en 2007, le précariat entre sur la scène politique en Europe !

 

Deux questions légitimes. L’événement 
peut-il avoir une saveur historique ? Et puisque le cas espagnol dépasse de loin le strict contexte électoral et ses résultats pour le moins ambivalents, cette démonstration citoyenne aura-t-elle valeur d’exemple ? Les mots d’ordre sont en effet sans ambiguïté. Ils disent le ras-le-bol général qui découle de la mauvaise gestion de la crise, ils rejettent les banques et la corruption, mais également les grands partis politiques et le gouvernement, accusé d’avoir aveuglement opté pour une politique d’austérité inefficace et impopulaire. « Vous prenez l’argent, nous prenons la rue ! » Les Espagnols en mal d’à-venir montrent le chemin de l’insurrection pour se dresser contre le pillage des banksters du FMI, de l’UE et de la BCE, qui se servent de la Grèce comme d’un cadavre exposé sur un gibet pour intimider les autres peuples européens. Seulement voilà, la rébellion espagnole s’étend d’ores et déjà au-delà des frontières : des rassemblements se déroulent devant les ambassades d’Espagne à Londres, à Bruxelles, à Rome, à Paris…

 

À ce propos. Et si les jeunes Français, qui ont montré le bout de leur nez lors du mouvement social sur les retraites, prenaient le relais ? Ils rappelleraient que, actuellement, un certain Nicolas Sarkozy préside le G20 et devrait proposer très bientôt sa propre ministre de l’Économie pour diriger le FMI, afin de remplacer celui qu’il avait personnellement placé à Washington…

 

Jean-Emmanuel Ducoin

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:18

 

Social-Eco - le 24 Mai 2011

(source reelledemocratie.com)

 

Social-Eco - le 24 Mai 2011

Indignés de France : témoignez

L’Humanité.fr vous propose de publier vos témoignages, motivations et mots d’ordre sur la mobilisation croissante dans de nombreuses villes de France. Que vous y participiez activement ou que, simple curieux, vous souhaitiez apporter un regard sur ce mouvement, votre avis nous intéresse. Envoyez vos messages, photos et liens vidéos à cette adresse.

  • Message de Phil

Bonjour,
J'aimerais tant que cette mayonnaise prenne et qu'enfin le peuple de Gauche et beaucoup d'autres puisse révéler à ceux qui nous dirigent, comme à ceux qui pensent pouvoir nous diriger bientôt qu'il ne faudra pas rigoler une fois en place ! Il faudra redonner du sens à la solidarité et des moyens en re-nationnalisant et en redonnant aux services publics toute leur efficacité !

  • Billet d'humeur de Cathy

Quand on voit ce qui se passe en Espagne avec la révolution citoyenne... et la réaction de la droite espagnole qui fait semblant d'ignorer le mouvement, sans se rendre compte (et tant mieux !) qu'ils ne font qu'attiser le feu de la révolte, cela me réjouit ! Aujourd'hui un peu partout en France naissent et se développent des groupes de révolte populaires rassemblant des citoyens différents socialement mais unis pour crier leur colère face à une société ultra libérale, inique. Dans la presse et les milieux politiques conservateurs on ignore quasiment ces mouvements, à tort, car  je suis certaine (certains diront que je suis optimiste mais peu importe) que d'autres révoltes populaires vont se développer aujourd'hui et gonfler demain en France comme dans d'autres pays d'Europe dans les mois qui suivent !
L'automne sera chaud, j'en suis sûr ! Ce genre de manifestation ne peut que nous encourager, à nous petits partis politiques, d'accompagner intelligemment cette colère en proposant un vrai programme de transformation sociale de notre société !

 

  • Les rassemblements prévus ce 25 mai 

PERPIGNAN : Campement permanent Place République
LILLE : 12h, Place de la République
LYON : 19h Place Bellecour
STRASBOURG : Campement permanent Place République
BAYONNE : 18h, Place de la Mairie + campement
BORDEAUX : 19h, Place de la Victoire
CLERMONT-FERRAND : 14h, Place de Jaude
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
MARSEILLE 18h Place Thiers cours Estienne D'orves
MONTLUCON : 14h, Place Piquand
MONTPELLIER : 18h à l'esplanade
NANCY : 19h30, Place Maginot
NANTES : 18h, Place Royale (devenue place du peuple)
NICE : 20h, Place Garibaldi
PARIS : 19h à la Bastille
PAU : 20h Place Clémenceau
RENNES : 19h, Place de la Mairie
ROUEN : 19h, Théatre des Arts
STRASBOURG : 19h, Place de la République
TOULOUSE : 19h Place du Capitole
TOURS : 19h, Place Jean Jaurès
(source reelledemocratie.com)

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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