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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 10:19


 Ivorra huma 19.08.11

 

Analyse :

 

Pierre Ivorra

 

L'Humanité

(19.08.11)

 

Et aussi : un point de vue sur la relation

entre ressources

et production : ICI

 

Autre Info :

Réédité en mai 2011 :

 

GRUNDISSE-MARX.jpg

 

 

Par Pierre Assante Publié dans : ECONOMIE ET POLITIQUE
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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 21:45
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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 21:40

Éditorial par Patrick Apel-Muller

 

 

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ne sont pas sortis de conférence de presse sous les bravos d’une foule abusée. La faillite à répétition de toutes leurs entreprises pour rafistoler le système a vacciné contre les illusions. Ils n’avaient, mardi, qu’un mirage à vendre à l’opinion, celui de leur entente sans nuage. Pour le reste, si les responsables allemand et français se sont montrés d’une brutalité sans faille à l’égard des peuples européens, ils ont d’abord trahi une capitulation en rase campagne devant les marchés financiers. Ils n’ont même pas fait mine de leur résister et se sont affichés mardi comme les gendarmes de leurs intérêts.
La « règle d’or » qu’ils veulent imposer à toute force est d’abord le règne de l’or : elle rend aux puissances financières ce qu’elles ont dû céder à la solidarité, au développement social, aux services publics et aux pouvoirs d’achat des salariés.

 

Car ce sont bien tous ces postes budgétaires que les gouvernements conservateurs ou sociaux-libéraux entendent amputer, en se cachant derrière leurs obligations européennes. Ils veulent nous faire croire que nous nous sacrifierons à la grande idée européenne alors que c’est au profit de l’appétit des multinationales. Les affairistes se frottent déjà les mains en escomptant 
sur des centaines de milliards qui leur seraient bientôt jetés en pâture dans les dix-sept pays de la zone euro.

 

Pour cela, ils veulent imposer une discipline de fer, supprimer aux récalcitrants les fonds structurels qui malgré leurs défauts avaient facilité le développement des pays à la traîne, éliminer le risque qu’un peuple se mette en travers de leur projet. Voilà pourquoi la chancelière allemande et le président français veulent graver dans le marbre des Constitutions nationales cette soumission aux intérêts des marchés et nommer un superflic économique en Europe, qui imposerait cette loi sans craindre des élections démocratiques. Ont-ils l’illusion que ce sera pour l’éternité ? Sans doute pas, mais ils veulent solidement ligoter les ambitions transformatrices. Une fois cette affaire entendue, chacun marchant au pas cadencé des Bourses mondiales, nos deux compères examineront d’un autre œil la question des eurobonds. Au fond, soumettre l’ensemble de la dette européenne aux calculs des marchés financiers leur semble une idée séduisante. Mais la puissante Allemagne 
ne veut pas financer les déficits des « Pigs », ces pays 
du Sud européens plus pauvres et moins solidement installés sur un socle industriel. Nicolas Sarkozy peut bien plastronner, il n’est que l’alibi de ces choix et le couple franco-allemand la justification de la maltraitance infligée aux salariés européens.

 

Capitulation et Munich économique, disions-nous… Il faut y ajouter : vision à court terme. 
Rien de ce qui a été arrêté dans les salons de l’Élysée, aucune des mesures que le gouvernement veut nous infliger dès le 24 août, n’est de nature à nous sortir de la crise. 
C’est un nouveau coup de fouet qui épuise le malade, comme il a étouffé il y a quelques mois la croissance grecque. La fièvre naît de l’atonie de la croissance, de la faiblesse de l’investissement public et social, d’un chômage qui gangrène la plupart des secteurs, d’un emploi infecté par la précarité et du détournement des richesses vers
la spéculation plutôt que vers un développement industriel durable. C’est une fois encore reculer pour mieux chuter. Laurent Fabius vient de déclarer que ce sont les scrutins 
de 2012 qui décideront de l’application ou non de la « règle d’or ». C’est vrai. Mais, d’ici là, les citoyens doivent savoir par quoi elle serait remplacée. Il ne faudrait pas que voie 
le jour une autre version de l’austérité, qui aurait la saveur 
et les douleurs de la « règle d’or ». C’est tout le débat qui traverse la gauche.

 

Patrick Apel-Muller

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 21:36

 

Social-Eco - le 19 Août 2011

Mots clés : bourses, Crise financière,

La semaine noire traversée par les Bourses illustre la gravité et la permanence d’une crise, celle du capitalisme mondialisé et financiarisé. Point d’issue à cela sans réformes radicales.


L’accélération de la chute des marchés financiers en cette fin de semaine illustre le caractère inédit et la gravité de la crise financière entamée en 2007 et de la récession de 2009-début 2010.

Son caractère inédit ? Certes, le rythme des crises financières s’est accéléré ces dernières années mais celle-ci se distingue par sa violence, sa profondeur, son étendue – aucun continent n’est épargné. Elle présente en outre la particularité d’avoir nécessité une intervention publique sans précédent afin d’empêcher l’écroulement du système financier international. Malheureusement, l’injection de milliers de milliards de dollars, d’euros, de yens a été réalisée sans que des contreparties aient été exigées, en dehors de tous critères sociaux et environnementaux. Et c’est certainement cette absence de conditionnalité efficace,  visant à assurer le développement de l’emploi, de la formation, de la recherche, des dépenses pour les hommes, qui explique que, contrairement aux sorties de crise habituelles, l’on n’assiste pas à une reprise franche et réelle de l’activité économique dans les grands pays capitalistes.

Sa gravité ? La crise a touché le cœur du système capitaliste mondialisé et financiarisé et affecté gravement toute l’économie mondiale, les conditions de vie de centaines de millions de personnes. L’Organisation internationale du travail (OIT), dans son rapport de 2011 évalue à 205 millions le nombre de chômeurs dans le monde en 2010, un niveau semblable à celui de 2009, en hausse de 27,6 millions sur 2007.

En outre, l’assistance apportée à un système bancaire défaillant, les aides aux grandes entreprises (General Motors aux Etats-Unis, Peugeot et Renault en France, …) mais aussi les déséquilibres budgétaires provoqués par la récession économique, l’aggravation du chômage et les difficultés des populations ont provoqué une envolée de l’endettement public auprès des marchés financiers.

Le refus des dirigeants du G7 de mettre en cause la toute puissance de ces marchés, leurs illusions sur les vertus des politiques d’austérité, font redouter un enfoncement de l’économie mondiale dans un marasme persistant, voire dans une nouvelle récession. Ce sont à la fois cette crainte, la crise de la zone euro et la méfiance à l’égard d’un secteur bancaire européen aux bilans lestés par un important portefeuille de titres de dettes des pays les plus en difficulté de cette zone, qui expliquent l’effondrement des marchés d’actions, désertés par des capitaux qui se réfugient auprès de valeurs jugées sûres : l’or et les obligations des Trésors publics américains et allemands.

Ces mouvements sont attisés la fois par la volonté des grands groupes allemands d’affirmer leur domination sur l’Europe du sud, les coups de butoir des fonds spéculatifs anglo-saxons qui misent sur une dislocation de la zone euro et la volonté de Washington, grâce à une politique monétaire très expansionniste de soutenir la croissance américaine aux dépens de celle de ses partenaires.

Cela souligne la responsabilité en France et en Europe, des mouvements sociaux et des forces progressistes. Jacques Delors affirme à juste titre : « l’Europe et l’euro sont au bord du gouffre », mais pour ne pas y tomber, encore faut-il rompre avec ce néolibéralisme qui colle encore à la peau d’une certaine gauche et lutter en faveur de réformes radicales mettant en cause le système capitaliste lui-même, permettant de sortir progressivement du cercle vicieux de la crise.

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 03:19

Dix-sept ventes exceptionnelles de fruits et légumes sont organisées dans le département aujourd’hui, en direct du Lot-et-Garonne et sans passer par la grande distribution.

Laure Parny | Publié le 18.08.2011, 07h00

IVRY-SUR-SEINE, LE 20 AOÛT 2009. Des exploitants du Sud-Ouest vendent directement leurs produits en région parisienne : fraîcheur et qualité garanties !

IVRY-SUR-SEINE, LE 20 AOÛT 2009. Des exploitants du Sud-Ouest vendent directement leurs produits en région parisienne : fraîcheur et qualité garanties ! | (LP/JOFFREY VOVOS.)

Zoom

Les bons fruits et légumes du Lot-et-Garonne, en direct et à côté de chez vous! En partenariat avec le PCF et le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef), les producteurs vous proposent aujourd’hui leurs fruits de saison à prix bas. Une vente solidaire, dont l’objectif est double : offrir de bons produits à un prix intéressant mais aussi rémunérer le travail des producteurs à un juste niveau.

« Il faut bien comprendre le sens de cette vente, qui n’est pas forcément de vendre à prix cassés, insistent les organisateurs pour la fédération communiste du Val-de-Marne. Les producteurs vendent à un prix correct pour leur rémunération des produits d’une qualité excellente. »

Tomates, melons, poires, salades, pommes de terre nouvelles, nectarines, et même des prunes rouges d’Ente, arrivent en direct de la région de Marmande. En tout, 20 t de marchandises sont à saisir, d’une fraîcheur exceptionnelle. « Le temps qui s’écoule entre la cueillette et la vente au consommateur ne peut pas être plus court, les fruits et légumes ont quelques jours au maximum, s’enthousiasme Raymond Girardi, président du Modef du Lot-et-Garonne. Les poires n’ont rien à voir avec celles que les grandes surfaces gardent près de six mois dans des frigos! Tous les fruits et légumes sont à maturité parfaite. »

Tous les étés depuis onze ans

Le manège est le même tous les étés depuis onze ans. Les producteurs de ce département du Sud-Ouest débarquent de nuit dans la région parisienne, leurs camions remplis de fruits et légumes qu’ils vendent ensuite eux-mêmes. L’occasion de rencontrer ceux qui dégusteront leurs produits. Et pour les organisateurs de rappeler qu’un kilo de fruits ou légumes acheté 1 € au producteur est revendu en moyenne par la grande distribution 3,50 € au consommateur. La journée se terminera par un débat ouvert à tous sur le thème « Faim du monde ». Rendez-vous à 18 heures, à Villejuif, au 17, rue Paul-Bert.

La vente aura notamment lieu à partir de 8 heures sur l’esplanade Georges-Marrane, devant la mairie d’Ivry. D’autres ventes seront organisées dans la journée à Boissy, Bonneuil, Champigny, Chevilly-Larue, Créteil, Fontenay, Fresnes, L’Haÿ-les-Roses, La Queue-en-Brie, Le Kremlin-Bicêtre, Orly, Valenton, Villejuif, Villeneuve-le-Roi, Villiers, Vitry ainsi que sur la plateforme de l’aéroport d’Orly. Renseignements au 01.49.87.10.90.

Le Parisien

  


 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 08:23

Trois dates qui sonnent comme autant de coups inauguraux d’une rentrée placée sous le signe de la régression économique, sociale et démocratique. La réunion d’hier à l’Élysée, celles prévues les 17 et 27 août prochains construisent une dramaturgie savamment dosée de la stratégie présidentielle inaugurée par le pacte euro plus, concocté avec la chancelière allemande, avec la complicité des eurocrates de Bruxelles et de la BCE. Une sorte de mise en scène et en condition de l’opinion qui ressemble furieusement à une préparation d’artillerie lourde. François Baroin et Valérie Pécresse le disent depuis lundi. Le communiqué du chef de l’État le confirme. Les engagements qu’il a pris au nom du peuple français sont « intangibles », s’agissant des objectifs de réduction des déficits publics. Ils seront inscrits dans la future loi budgétaire qui viendra en débat à l’automne au Parlement. Ces coupes claires dans les dépenses de la nation, de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales « seront tenues quelle que soit l’évolution de la situation économique ». On ne saurait mieux indiquer que la politique mise en œuvre jusqu’ici va connaître une accélération inouïe de sa brutalité et n’est pas décidément faite pour redresser la France, améliorer le sort des ménages, assurer un avenir à la jeunesse, garantir une vieillesse et une fin de vie digne au plus grand nombre.

Pis, le premier dirigeant du pays tire un trait sur la croissance. Les marchés financiers font de même, dont les chutes et rebonds des cours boursiers coïncident avec l’annonce ou pas de mesures drastiques. Un an après le discours de Grenoble qui donnait le ton d’une nouvelle étape dans la stratégie de division des Français entre eux, l’ampleur atteinte par la crise cet été est utilisée à plein pour arrimer le second étage de la fusée ultralibérale. Le mètre étalon de cette politique antisociale comme jamais, encore salué par l’agence de notation Standard & Poors lundi, et repris hier en exemple par le président de la République, est sa « réforme » des retraites. À cette aune-là, on mesure le pendant autoritaire nécessaire qui s’illustre avec le traitement réservé jusqu’ici à la Grèce, au Portugal, à l’Irlande et qui, avec la complicité active de la Banque centrale européenne, risque d’être imposé, avec leur consentement, aux dirigeants de l’Italie et des principaux pays développés du continent. Dont le nôtre. La croissance est en berne. Notre potentiel industriel, de formation, de recherche et d’exportation est affaibli par ces choix nationaux et patronaux. La subordination de l’ensemble de l’action publique aux seuls impératifs de rendement financiers est suicidaire pour le pays.

Notre peuple comme ceux d’Europe ne sont pas, là, face à une prise du pouvoir de « l’économique » sur du « politique » qui serait impuissant, mais devant une contre-offensive concertée mêlant gouvernants, autorités européennes et puissances financières. Qu’un Jean-Louis Borloo ou un François Bayrou abandonnent leur faux nez « centriste » pour se rallier à cette conception de droite de la politique à mener est dans l’ordre des choses. Que Nicolas Sarkozy croit pouvoir pousser son avantage en utilisant le chaos ainsi créé pour imposer sa « règle d’or », véritable garrot budgétaire antidémocratique, ne l’est pas moins. Avis à ceux qui, à gauche, en avançant avec plus ou moins de « réserves », ne pourraient que glisser dans cette direction. L’heure est, en cet été et avec les trois coups de la rentrée, dont celui de la prochaine Fête de l’Humanité, à faire entendre la voix de ceux qui, avec le peuple, dans toutes ses composantes, ont intérêt à un changement ambitieux, audacieux et conquérant et veulent en ouvrir la voie.

 

Michel Guilloux

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:33

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:32

 

 

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 06:23
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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 05:57

crise financière

 


Après l’addition sociale présentée aux peuples par les gouvernements, voici que se profile une « addition démocratique », dénonce le secrétaire national du PCF.

 

Face à la crise de la dette, l’Allemagne vient de suggérer un « conseil de stabilité » 
qui passerait au-dessus 
des gouvernements. Une mesure forte, ou au contraire un abandon ?

Pierre Laurent. Non seulement il faut refuser cette nouvelle capitulation que serait cette proposition allemande, mais il faut arrêter cet engrenage de soumission aux marchés financiers, qui manipulent l’information pour mettre en coupe réglée peuples et gouvernements. 
Il y a un grand mensonge 
dans la crise actuelle sur 
les responsabilités de cette crise. Les marchés ne sont pas une main invisible, derrière eux il n’y a que des groupes, des milliardaires, 
des gouvernements aussi, 
qui cherchent à obtenir le paiement de la crise par les peuples par tous les moyens, et au fur et à mesure que leurs solutions échouent, 
ils en rajoutent sur l’addition sociale, et maintenant 
sur l’addition démocratique. 
On demande aux gouvernements 
et aux peuples de rendre les armes.

 

« Apaiser les marchés », 
comme le réclament les analystes financiers, est donc une aberration ?

Pierre Laurent. C’est insupportable ! Il faut inverser la machine 
qui veut que les groupes 
de spéculateurs qui agissent 
au plan mondial tentent 
de soumettre les peuples à leur botte. C’est aux gouvernements 
de soumettre les marchés 
au contrôle politique 
et démocratique, et de redonner 
du pouvoir aux parlements et aux citoyens. Il y aurait besoin dans chaque pays et au plan mondial 
de commissions d’enquête 
sur les conditions dans lesquelles les marchés sont manipulés 
pour imposer un chantage financier qui débouche systématiquement sur des plans d’austérité de plus en plus drastiques. On voit bien qu’après le monde arabe, 
c’est Israël qui se révolte contre 
la vie chère, l’Europe, les États-Unis : c’est une affaire mondiale.

 

Le précédent grec vous inspire la méfiance...

Pierre Laurent. C’est incroyable 
qu’à chaque nouvel épisode, 
on feint d’oublier le précédent : comme si chaque nouvel épisode de la crise était une météorite tombée d’on ne sait où. La crise grecque et la crise américaine ont la même origine. En ne s’attaquant pas 
à la spéculation financière 
et à ceux qui organisent le chantage contre les dépenses publiques 
et sociales, à chaque fois on aggrave le mécanisme qui y conduit. Sommet après sommet, on nous annonce des solutions qui 
en vérité amplifient la crise, face 
à des spéculateurs insatiables 
en raison de leurs pertes financières.

 

On oppose volontiers que, dans une économie mondialisée, reprendre 
la main n’est pas réalisable.

Pierre Laurent. Ce sont les gouvernements qui décident 
de laisser la main aux spéculateurs. Les décisions du G20 sont des décisions d’abandon du contrôle 
de la situation. Nous pouvons prendre des décisions qui seront 
des décisions de combat 
des marchés financiers. Taxer 
les flux financiers, reprendre 
le contrôle des banques, reconquérir du pouvoir politique pour organiser une politique 
de relance économique et sociale qui ira contre les intérêts 
de rentabilité imposés par 
les marchés.

 

La France peut-elle jouer un rôle ?

Pierre Laurent. Ces décisions peuvent être prises à tous les échelons, national, européen, et maintenant mondial. Cela se fait en s’appuyant non pas sur les décideurs du G20 mais sur les forces sociales qui n’en peuvent plus, sur les forces syndicales, sur tous les citoyens 
qui sont mobilisés comme 
on le voit, pays après pays. 
Oui, la France peut prendre la tête d’un mouvement mondial 
contre l’austérité généralisée.

 

Pour l’heure, Nicolas Sarkozy ne croit qu’en sa « règle d’or » budgétaire.

Pierre Laurent. Pour que la France joue le rôle que je viens d’évoquer, nous avons un impératif qui est de chasser Sarkozy et ceux qui le soutiennent, pour reconstruire un pouvoir démocratique qui s’attaquera à cela. Ça doit commencer par une bataille politique pour refuser d’inscrire l’austérité dans la Constitution française. Il y a une bataille à mener dans les semaines à venir, quand 
on voit au Parti socialiste 
que certains commencent à avoir les genoux qui flanchent devant l’offensive de la droite. Nous devons faire que la gauche refuse en bloc 
la « règle d’or », qu’elle la refuse quand Nicolas Sarkozy la proposera au vote, et qu’elle la refuse si elle accède au gouvernement de ce pays.

 

Entretien réalisé par Lionel Venturini

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BRUNO FORNACIARI

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