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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 10:14

 

POLITIQUE -  le 5 Juin 2011

 

Jean-Louis Borloo fait les yeux doux à Dominique de Villepin

 

 

Candidat à la présidentielle sans se déclarer officiellement, Jean-Louis Borloo poursuit ses gesticulations pour se faire une place sur l'échiquier politique français. Après avoir rassemblé les ex-centristes de l'UMP autour de sa bannière, après avoir fait des appels du pied au Modem de François Bayrou, l'ex-ministre d'Etat de Nicolas Sarkozy explique ce dimanche vouloir "réfléchir à l'avenir" avec l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin. "On peut se parler, on se connaît et on s'estime. Il a une dimension internationale et son discours à l'Onu a marqué. On peut réfléchir ensemble à l'avenir du pays", a déclaré le président du Parti radical dans un entretien publié par Le Parisien.

Jean-Louis Borloo, qui a quitté l'UMP et s'efforce de réunir plusieurs formations du centre, affirme "se préparer pour gagner" l'élection présidentielle de 2012, même s'il n'est pas officiellement candidat. "Je suis bien dans cette démarche (de construire un projet présidentiel). J'avance". Interrogé sur François Bayrou, l'ancien ministre le dit "expérimenté" mais "ne connaît pas ses objectifs" pour 2012.

Quant à l'écologiste Nicolas Hulot, qui a semé le trouble ce week-end lors du congrès d'Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV) en révélant avoir discuté avec Jean-Louis Borloo "en amont" de sa candidature, l'ex-ministre de l'Ecologie dit avoir de l'estime pour son travail lors du Grenelle de l'environnement. "Je suis convaincu que nous aurons d'autres occasions de débattre ensemble de manière non dogmatique mais je n'ai évidemment pas à m'immiscer dans les primaires d'EELV", ajoute Jean-Louis Borloo.

 

  • A lire:

Les pas de deux de Jean-Louis Borloo

En attendant d’y voir plus clair dans le paysage politique, l’ex-ministre de l’Environnement travaille le créneau des voix centristes. Lire la suite..

 

  • A lire aussi:

La confédération centriste pour faire gagner la droite

Reconstitution de ligue dissoute ? La Confédération des centres était une hypothèse de travail. Elle est désormais sur les rails. Lire la suite...

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 08:03

Une action pour faire échec aux tentatives de réhabilitation de Louis Renault, un patron collaborateur actif de l’occupant nazi.

 

Le 4 juin 2011, des militants se sont rassemblés, à Rueil, à l’initiative de la section du PCF, afin de débaptiser la « place Louis Renault » et de la rebaptiser « place des salariés de Renault fusillés par l’occupant ». Lors de ce rassemblement, Marc Becquey, conseiller municipal de Rueil a rappelé que cette place avait reçu son nom en 1992 lors de la création de Rueil 2000. Roger Silvain, ancien secrétaire du syndicat CGT de Renault Billancourt, a rappelé la tentative récente engagée par les petits enfants de Louis Renault pour faire d’une part réhabiliter leur grand-père et d’autre part obtenir une réparation financière. Il a rappelé que le syndicat CGT de Billancourt et ses dirigeants, lui-même et ses camarades, Michel Certano, présent au rassemblement, et Aimé Halbeher, retenu, ont été confrontés au sein de l’entreprise, à de nombreuses reprises à ces tentatives de réhabilitation. Et comment ils y avaient fait face avec succès.

Roger Silvain a expliqué que derrière cette réécriture de l’Histoire se cachait la volonté d’effacer le rôle massif du patronat français et en particulier de Louis Renault dans la collaboration avec l’occupant nazi. Il a rappelé que ce sont des ouvriers résistants des Usines Renault qui ont été fusillés, certains au Mont Valérien, ou déportés, et qu’il est scandaleux de tenter de présente Louis Renault en victime.

A la suite de cette présentation, la place a été symboliquement rebaptisée « Place des salariés de Renault fusillés par l’occupant ». Philippe Martinez, secrétaire général de la Fédération des Métaux CGT, et Annie Lacroix-Riz, historienne, spécialiste de la collaboration avec l’Allemagne nazie participaient à ce rassemblement.

 

Les participants se sont ensuite rendus au Mont Valérien pour se joindre à la cérémonie de commémoration des premiers fusillés du Mont-Valérien.

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 07:56
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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 07:48

<iframe frameborder="0" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x7z7va"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x7z7va_09-01-2009-solidarite-palestine-hin_news" target="_blank">09/01/2009 : Solidarit&eacute; Palestine - Hind Khoury</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/CN-PCF" target="_blank">CN-PCF</a></i>

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 07:05

Jusqu'alors feutré, le mano a mano entre Nicolas Hulot et Eva Joly s'est corsé ce samedi. Les deux candidats à la candidature d'Europe écologie les Verts (EELV) à la présidentielle viennent de s'adonner à une passe d'arme au congrès d'EELV à La Rochelle.

L'idée d'un partenariat avec l'ancien ministre de l'Environnement centriste Jean-Louis Borloo, évoquée par l'ex-animateur de TF1 Nicolas Hulot, puis relativisée samedi, a été fustigée par l'ex-magistrate Eva Joly, 67 ans, pour qui son rival s'est discrédité. Cette dernière juge impensable tout rapprochement avec Jean-Louis Borloo. «Je n'envisage pas de m'allier avec le meilleur élève de Nicolas Sarkozy. Borloo voulait être le Premier ministre de Sarkozy. Ce qu'a fait Nicolas Hulot, pour moi, le disqualifie», a-t-elle dit aux journalistes.

Cécile Duflot, déjà en place depuis 2006 chez les Verts, a également écarté catégoriquement l'option Borloo à son arrivée au congrès. «La position d'Europe Ecologie-Les Verts est très claire: aucune alliance avec aucun représentant de la majorité présidentelle quel qu'il soit, fut-il sympathique», a-t-elle dit, estimant que Nicolas Hulot s'était montré en parlant de cette option «un peu ramolli en fin de soirée».

Après de premières déclarations vendredi où il disait avoir pensé dans le passé à un tandem avec Jean-Louis Borloo pour 2012, Nicolas Hulot a réitéré samedi sa préférence pour un partenariat avec les socialistes, tout en cultivant l'ambiguïté. «On aime bien dans notre pays pouvoir mettre les gens dans des colonnes. Je me reconnais spontanément depuis longtemps dans les valeurs de la gauche. Pour autant, ce qui va m'intéresser si je suis choisi comme candidat, c'est de faire en sorte d'aller convaincre des gens d'où qu'ils viennent.» Il ne semble toujours pas écarter l'idée d'un rapprochement avec Jean-Louis Borloo, si celui-ci fait un pas.

 

  • Pierre Laurent "pas rassuré"

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, s'est dit ce samedi "pas rassuré pour l'avenir de la gauche" après les déclarations de Nicolas Hulot sur Jean-Louis Borloo, candidat à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts à La Rochelle: "Quand j'entends le débat d'hier à La Rochelle entre les candidats d'EELV, je ne suis pas franchement rassuré pour l'avenir de la gauche. On commence à avoir du mal à savoir si leur débat, c'est savoir s'il faut ou pas s'allier à Jean-Louis Borloo. C'est quand même extrêmement inquiétant sur le paysage politique. Dans ces conditions-là, il faut vraiment que le Front de gauche s'affirme", a-t-il dit, en soulignant l'"impératif besoin" que le PCF aille "à la présidentielle avec le Front de gauche".

 

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 08:05
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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 07:23
L'on peut remarquer que l'essentiel de l'interview est constater qu'il y a une parole vraie, nette et sans détour de Patrick Bessac et, malheureusement, la langue de bois (il ne dit de compréhensible de ce que proposent les écologistes pour les français et ne répond pas pas aux questions sinon que pour les éviter) éclatante, comme de nombreux personnages politiques.
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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:18

PAR ANDRÉ CHASSAIGNE


Depuis sa création, à la veille des élections européennes de 2009, le Front de Gauche a réalisé des résultats électoraux encourageants, matérialisant ainsi un réel besoin de propositions transformatrices pour la société et d’horizon nouveau pour la gauche.

A l’initiative de ce rassemblement, les communistes partagent majoritairement l’idée que le Front de Gauche est un outil qui doit chercher à rassembler largement à gauche.

Je pense, pour ma part, qu’il ne doit pas se limiter à une stratégie d’alliance électorale de forces et structures politiques constituées. Il doit prioritairement viser un enjeu essentiel : être le moyen d’implication populaire dans le débat politique et le lieu d’élaboration collective des contenus de la transformation sociale et écologique que nous entendons porter. Il faut donc nous tourner davantage vers celles et ceux qui luttent, qui espèrent, qui s’engagent, mais aussi vers celles et ceux qui doutent, qui ne nous entendent pas, qui ont perdu confiance dans toute perspective d’un changement de société.

Nous concrétiserons ainsi une autre pratique politique et redonnerons en quelque sorte « ses lettres de noblesse à la politique ». J’en suis en effet convaincu : le choix de l’implication populaire, associé aux luttes, est déterminant pour matérialiser pas à pas le changement de société que nous envisageons.

A la veille des échéances de 2012, les conditions du débat démocratique s’inscrivent toujours plus profondément dans une dérive présidentialiste de la Vème République, que les communistes ont toujours combattue. La personnalisation à l’extrême rend quasiment inaudible la construction d’autres démarches politiques misant sur l’intelligence collective, le travail commun, la reprise en main de leur avenir par les citoyens, alors même que cette aspiration à faire autrement trouve aujourd’hui un écho retentissant en Europe, que ce soit en Espagne, au Portugal, en Grèce ou même au Royaume-Uni.

Dans ce contexte, même si nous constatons la difficulté de construire une alternative politique novatrice avec le plus grand nombre, elle est cependant prometteuse en terme de contenus transformateurs, alors que la social-démocratie européenne n’en finit pas de payer à la fois son incapacité à répondre aux attentes populaires et son absence de volonté de s’attaquer au système capitaliste. Aussi, dans le même temps, la classe dominante cherche-t’elle, par tous les moyens, avec les forces conservatrices, à maintenir l’ordre ancien, à rétablir la bonne marche du système capitaliste, comme en Tunisie ou en Egypte.

C’est sur cette appréciation du Front de Gauche comme instrument d’une dynamique populaire nouvelle, permettant aux communistes d’apporter leurs propositions politiques et leurs valeurs à la réflexion et à l’action communes, que je me suis proposé pour accompagner une campagne collective de notre rassemblement à l’élection présidentielle. Je me suis investi dans cette démarche avec mes idées propres sur l’objectif d’une « démocratie active », ou encore sur

la nécessaire implication des classes populaires dans la résolution des enjeux environnementaux de notre siècle. Je continue aussi de penser que nous devons porter une grande ambition collective pour notre peuple, une ambition collective qui se construira dans le temps, et qui est aussi importante que le fut le programme du Conseil National de la Résistance. Nous avons besoin d'un changement de civilisation, d'un changement fondamental qui s’attaque à la fois aux problématiques de la production et de la répartition des richesses, à la place des marchés et du travail dans la société, à la conception même de la société avec l’exigence de pousser le plus loin possible l’émancipation des individus. La présidentielle, bien au-delà de la personnalisation et du seul objectif électoral, sera l'occasion de porter un projet de société qui redonne de l'espoir à nos compatriotes. C'est aussi cela qui doit guider le Front de gauche.

Portant cette conception du Front de Gauche, je n’ai jamais cherché à dissimuler mes convictions communistes, ni à les considérer comme un quelconque atout ou inconvénient dans les rencontres auxquelles on m’a invité ces derniers mois. Les multiples initiatives auxquelles j’ai été associé m’ont permis de confirmer un sentiment : il n’y pas de bons ou de mauvais communistes. Les convictions des uns et des autres n’ont rien à voir avec les raccourcis et interprétations qui peuvent être faites régulièrement par la presse, voire au sein même de notre maison commune. Il y a partout des communistes qui cherchent la voie la plus féconde pour porter la transformation sociale. Ils doivent toutes et tous avoir leur place, et la possibilité de s’inscrire pleinement dans le débat d’idées au sein de notre organisation, comme dans le rassemblement du Front de Gauche. Nous ne pouvons pas prétendre rassembler au-delà de nos rangs et ne pas être capable de nous rassembler nous-mêmes.

Le débat qui se poursuivra à la Conférence nationale du Parti Communiste Français ouvre de réelles interrogations, non pas seulement sur la question rétrécie de la candidature, mais plus salutairement sur la conception et la vocation du Front de Gauche à plus long terme. Je m’en félicite. Je pense que nous devons profiter de ce débat pour pousser plus loin notre réflexion sur l’essence même du Front de Gauche, sur ce qu’il doit être, sur la place et le rôle de notre parti dans sa dynamique. De mon point de vue, c'est un rassemblement qui doit s'élargir massivement aux syndicalistes, aux associatifs, aux citoyens engagés, aux jeunes qui aspirent à d’autres perspectives. Il faut donc s'adresser à eux, non pas en cherchant à les transformer en supporter d’un homme providentiel ou d’une personnalité, quelles que soient ses qualités, mais bien pour les inviter à prendre leur place à nos côtés et à devenir acteurs de leur avenir. Pour cela, le Front de Gauche doit se situer au cœur de la gauche. Il doit parler à tout le peuple de gauche pour faire monter dans les luttes et au sein des consciences l’exigence incontournable de contenus transformateurs et la possibilité de les mettre en oeuvre.

Enfin, il doit veiller à ce que la diversité de notre rassemblement existe et soit visible, que la parole soit collective et que chacun soit respecté.

Ce sont ces idées qui doivent être au coeur de la campagne du Front de gauche. L'important est qu'elles soient portées dans cette campagne. L’essentiel n’est donc pas la candidature en elle-même, mais, dans le cadre de cette candidature, l’orientation que nous pourrons donner au Front de Gauche.

Le choix du candidat n’est donc pas une affaire de cœur ou d’opportunité politicienne. Il est bien au contraire un acte de raison et d’orientation politique.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:16

Résolution adoptée à la conférence fédérale de Seine-Maritime du PCF réunie le samedi 28 mai 2011 au Tréport. po...ur: 107 contre: 2 abstention: 11

Les communistes de Seine-Maritime pensent que la situation actuelle en mouvement, constitue un espace à investir pour créer une dynamique pour faire, en 2012, une présidentielle « pas comme les autres ».

La crise, ses répercussions économiques, sociales, politiques, et y compris guerrières, la France étant engagée dans plusieurs conflits, impactent en effet en profondeur le contexte des échéances de 2012.

La contestation du capitalisme, exprimée dès 2005, s’est fortement renforcée en 2008, lors du mouvement social de 2009 porteur de « la crise, c'est eux ; la solution, c'est nous », l’'immense résistance à la réforme des retraites jusqu’aux mobilisations contre la casse de l'éducation nationale, la casse de l’industrie, celle de la protection sociale ou les exigences fortes en matière de salaires et de pouvoir d'achat, conjugués à la contestation des plans d'austérité en Europe, aux révolutions arabes, … par bien des aspects, la situation appelle un débat de société, de civilisation, en conjuguant propositions destinées à changer la vie, dès maintenant, et visée d'un monde libéré de la dictature des marchés financiers.

Les communistes portent cette ambition. Elle constitue leur originalité et le fondement-même de leur engagement. Dans une échéance majeure pour notre pays, au moment où la crise du capitalisme et les attentes populaires qu'elle suscite en renforce la pertinence, cette visée communiste a tout lieu d'être portée avec une ambition renouvelée. Tout en développant des initiatives rassembleuses, en particulier un large front de gauche, auquel les communistes réaffirment leur attachement.

L’expérience douloureuse de la crise comme les réformes destructrices du pouvoir, ont créé une majorité. Une majorité qui veut que la France change de cap. Le Front de Gauche doit répondre à cette aspiration au rassemblement du peuple de gauche et impulser une dynamique irriguant la gauche tout entière, en mettant le contenu du changement au cœur du débat. Faute de quoi la présidentielle risque de se résumer à « sortir » Sarkozy, et le score du candidat du Front de Gauche, quel qu'il soit, de demeurer dans le même étiage que ceux des candidats communistes en 2002 et en 2007. D'autant que nombre d'électeurs de gauche veulent, à juste titre, faire reculer le Front National.

Dans ce contexte, beaucoup de communistes regrettent que la candidature à la présidentielle semble primer sur le message à porter dans cette échéance, renforçant, de fait, le présidentialisme de la Vème République, et contredisant notre volonté de faire du contenu de la politique à promouvoir l'élément essentiel de notre choix.

Sacrifices pour le peuple, profits pour la finance : assez ! L'humain d'abord ! Telle devrait être l'idée force du programme partagé qui doit être « charpenté » par un objectif politique affirmé. (…) Les propositions déclinées doivent également être mieux articulées avec les préoccupations populaires et les exigences exprimées dans les mouvements sociaux récents ou actuels. Ainsi la question des salaires et du pouvoir d'achat devrait-elle être prioritaire dans ce programme.

Forts de leur expérience et du rôle de leurs 3 parlementaires, les communistes de Seine-Maritime mesurent l'enjeu de bien articuler présidentielle et législatives, pour affronter l'inversion du calendrier électoral qui place les législatives deux mois à peine après la présidentielle.

Ils considèrent ainsi que la question de la majorité politique à constituer à l'horizon 2012 doit être placée au cœur du débat public : pour la confronter au rejet massif de la politique de Sarkozy et de la droite, et au doute grandissant quant à un « homme (ou une femme) providentiel-(le) » à même de relever les défis auxquels notre société et le monde sont confrontés ; pour être travaillée par un débat exigeant sur la nature des changements à mettre en œuvre et les forces à mobiliser pour que la politique reprenne la main sur les marchés financiers ; pour en appeler à un front et une majorité de gauche combatifs, déterminés, larges et divers, en phase avec les exigences populaires en rupture avec la politique de la droite et pour construire une alternative aux options social-libérale.

Les communistes de Seine-Maritime travaillent donc sur les législatives en réfléchissant aux « candidats maximum », pour une majorité politique bien ancrée à gauche, pour apporter des réponses à la crise. Ils tiennent particulièrement à ce que chaque composante du Front de Gauche apporte une plus-value dans le rapport de forces politique et s'efforce, comme le fait le PCF, de gagner des positions électorales, plutôt que de considérer les positions occupées par les communistes comme « à partager ». Avec esprit de suite, ils entendent aussi préparer les échéances de 2014, avec la volonté conquérante qui les caractérise. Les communistes de Seine-Maritime entendent donc que les accords avec les partenaires du Front de Gauche soient réalisés sur cette base.

Ils attendent de la conférence nationale qu'elle approfondisse le débat sur l'ensemble de ces questions, en prêtant la plus grande attention à l'ensemble des hypothèses émises par des communistes qui cherchent à être le plus utiles possibles à leur peuple.

Ils attendent également que la conférence nationale permettent aux communistes de s'exprimer démocratiquement, lors du vote des 16, 17 et 18 Juin, sur les différentes options en débat concernant leur candidature à la présidentielle : l'hypothèse d'une candidature PCF portée par André Gerin et Emmanuel Dang Tran ; l'hypothèse d'une candidature du Front de Gauche portée par le communiste André Chassaigne ; l'hypothèse d'une candidature du Front de Gauche portée par Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche.

Ces deux derniers candidats portent des conceptions différentes du Front de Gauche et il semble indispensable aux communistes de pouvoir en débattre, dans leur propre parti et avec leurs partenaires.

C'est d'autant plus nécessaire que de nombreux communistes ont abordé le débat sur les échéances de 2012 avec le sentiment d'être mis devant « le fait accompli », notamment sur la candidature à la présidentielle.

Cette situation suscite du mécontentement et fait courir des risques sur la mobilisation dans les campagnes, présidentielle et législatives, alors même que la force militante et créative du Parti Communiste Français en est l'essentiel moteur.

C'est la qualité de cette réflexion et de ce débat qui détermineront l'avenir du Front de Gauche, dont tous les communistes conviennent qu'il ne peut demeurer en l'état pour répondre aux enjeux, sans se transformer en parti politique Et c'est à leur capacité à agir efficacement pour faire avancer la volonté de changement de notre peuple que l'utilité des communistes sera appréciée.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:09

Résolution adoptée à la conférence fédérale de Seine-Maritime du PCF réunie le samedi 28 mai 2011 au Tréport. po...ur: 107 contre: 2 abstention: 11

Les communistes de Seine-Maritime pensent que la situation actuelle en mouvement, constitue un espace à investir pour créer une dynamique pour faire, en 2012, une présidentielle « pas comme les autres ».

La crise, ses répercussions économiques, sociales, politiques, et y compris guerrières, la France étant engagée dans plusieurs conflits, impactent en effet en profondeur le contexte des échéances de 2012.

La contestation du capitalisme, exprimée dès 2005, s’est fortement renforcée en 2008, lors du mouvement social de 2009 porteur de « la crise, c'est eux ; la solution, c'est nous », l’'immense résistance à la réforme des retraites jusqu’aux mobilisations contre la casse de l'éducation nationale, la casse de l’industrie, celle de la protection sociale ou les exigences fortes en matière de salaires et de pouvoir d'achat, conjugués à la contestation des plans d'austérité en Europe, aux révolutions arabes, … par bien des aspects, la situation appelle un débat de société, de civilisation, en conjuguant propositions destinées à changer la vie, dès maintenant, et visée d'un monde libéré de la dictature des marchés financiers.

Les communistes portent cette ambition. Elle constitue leur originalité et le fondement-même de leur engagement. Dans une échéance majeure pour notre pays, au moment où la crise du capitalisme et les attentes populaires qu'elle suscite en renforce la pertinence, cette visée communiste a tout lieu d'être portée avec une ambition renouvelée. Tout en développant des initiatives rassembleuses, en particulier un large front de gauche, auquel les communistes réaffirment leur attachement.

L’expérience douloureuse de la crise comme les réformes destructrices du pouvoir, ont créé une majorité. Une majorité qui veut que la France change de cap. Le Front de Gauche doit répondre à cette aspiration au rassemblement du peuple de gauche et impulser une dynamique irriguant la gauche tout entière, en mettant le contenu du changement au cœur du débat. Faute de quoi la présidentielle risque de se résumer à « sortir » Sarkozy, et le score du candidat du Front de Gauche, quel qu'il soit, de demeurer dans le même étiage que ceux des candidats communistes en 2002 et en 2007. D'autant que nombre d'électeurs de gauche veulent, à juste titre, faire reculer le Front National.

Dans ce contexte, beaucoup de communistes regrettent que la candidature à la présidentielle semble primer sur le message à porter dans cette échéance, renforçant, de fait, le présidentialisme de la Vème République, et contredisant notre volonté de faire du contenu de la politique à promouvoir l'élément essentiel de notre choix.

Sacrifices pour le peuple, profits pour la finance : assez ! L'humain d'abord ! Telle devrait être l'idée force du programme partagé qui doit être « charpenté » par un objectif politique affirmé. (…) Les propositions déclinées doivent également être mieux articulées avec les préoccupations populaires et les exigences exprimées dans les mouvements sociaux récents ou actuels. Ainsi la question des salaires et du pouvoir d'achat devrait-elle être prioritaire dans ce programme.

Forts de leur expérience et du rôle de leurs 3 parlementaires, les communistes de Seine-Maritime mesurent l'enjeu de bien articuler présidentielle et législatives, pour affronter l'inversion du calendrier électoral qui place les législatives deux mois à peine après la présidentielle.

Ils considèrent ainsi que la question de la majorité politique à constituer à l'horizon 2012 doit être placée au cœur du débat public : pour la confronter au rejet massif de la politique de Sarkozy et de la droite, et au doute grandissant quant à un « homme (ou une femme) providentiel-(le) » à même de relever les défis auxquels notre société et le monde sont confrontés ; pour être travaillée par un débat exigeant sur la nature des changements à mettre en œuvre et les forces à mobiliser pour que la politique reprenne la main sur les marchés financiers ; pour en appeler à un front et une majorité de gauche combatifs, déterminés, larges et divers, en phase avec les exigences populaires en rupture avec la politique de la droite et pour construire une alternative aux options social-libérale.

Les communistes de Seine-Maritime travaillent donc sur les législatives en réfléchissant aux « candidats maximum », pour une majorité politique bien ancrée à gauche, pour apporter des réponses à la crise. Ils tiennent particulièrement à ce que chaque composante du Front de Gauche apporte une plus-value dans le rapport de forces politique et s'efforce, comme le fait le PCF, de gagner des positions électorales, plutôt que de considérer les positions occupées par les communistes comme « à partager ». Avec esprit de suite, ils entendent aussi préparer les échéances de 2014, avec la volonté conquérante qui les caractérise. Les communistes de Seine-Maritime entendent donc que les accords avec les partenaires du Front de Gauche soient réalisés sur cette base.

Ils attendent de la conférence nationale qu'elle approfondisse le débat sur l'ensemble de ces questions, en prêtant la plus grande attention à l'ensemble des hypothèses émises par des communistes qui cherchent à être le plus utiles possibles à leur peuple.

Ils attendent également que la conférence nationale permettent aux communistes de s'exprimer démocratiquement, lors du vote des 16, 17 et 18 Juin, sur les différentes options en débat concernant leur candidature à la présidentielle : l'hypothèse d'une candidature PCF portée par André Gerin et Emmanuel Dang Tran ; l'hypothèse d'une candidature du Front de Gauche portée par le communiste André Chassaigne ; l'hypothèse d'une candidature du Front de Gauche portée par Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche.

Ces deux derniers candidats portent des conceptions différentes du Front de Gauche et il semble indispensable aux communistes de pouvoir en débattre, dans leur propre parti et avec leurs partenaires. C'est d'autant plus nécessaire que de nombreux communistes ont abordé le débat sur les échéances de 2012 avec le sentiment d'être mis devant « le fait accompli », notamment sur la candidature à la présidentielle. Cette situation suscite du mécontentement et fait courir des risques sur la mobilisation dans les campagnes, présidentielle et législatives, alors même que la force militante et créative du Parti Communiste Français en est l'essentiel moteur.

C'est la qualité de cette réflexion et de ce débat qui détermineront l'avenir du Front de Gauche, dont tous les communistes conviennent qu'il ne peut demeurer en l'état pour répondre aux enjeux, sans se transformer en parti politique Et c'est à leur capacité à agir efficacement pour faire avancer la volonté de changement de notre peuple que l'utilité des communistes sera appréciée.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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