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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 02:29

Demain24 mai 2011  l'Humanité publiera un nouveau cahier de quatre pages Humaginaire, avec le concours de l’historienne Sophie Wahnich et des graphistes de l’Atelier Formes Vives. Il s’agit d’un cahier de doléances recueillies au mois d’avril à Vierzon (Cher). Une douzaine de femmes et d’hommes, citoyens ordinaires, tentent de déterminer, à travers une prise de parole individuelle, ce qui ne peut plus durer pour nous tous.

Et si il se passait quelque chose ? Il y a, dans l’air, un peu partout, un terme qui revient, pas simplement comme un appel rhétorique, mais presque désormais comme un fait établi ou, au moins, une impérieuse nécessité : révolution. Vous l’entendez, vous aussi ? En Tunisie et en Egypte, bien sûr. En Syrie, peut-être. Et maintenant, de l’autre côté de la Méditerranée, en Espagne, en Grèce aussi et même en Italie. Ça, alors !

C’est à Vierzon que j’ai cherché les doléances car, quand nous avons publié, dans l’Huma, avec Sophie Wahnich, Adrien Zammit et Nicolas Filloque, une première double page sur la crise des dettes publiques en Europe, les doléances et la révolution en juillet 2010, elle a eu un petit écho perceptible, saisissable dans cette ville-là, au moins. Nicolas Sansu, le maire PCF de Vierzon, avait repris, dans son discours du 14 juillet, la doléance qui barrait le journal ce jour-là : « La vie des pauvres doit être plus sacrée qu’une partie de la propriété des riches. »

Il faut de la suite dans les idées, on en manque souvent, c’est pour ça que je suis allé à Vierzon. Mais, sans cette petite histoire, ça pourrait être ailleurs, aussi.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 02:25

Alternative proposée par le Front de Gauche pour l'agriculture confortée et enrichie

Le Forum national du Front de Gauche pour un programme populaire partagé consacré à l'agriculture s'est tenu mardi 22 février à Bagnolet, en présence de Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche ; Christian Picquet porte-parole de Gauche unitaire et Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français.

A cette occasion, plusieurs responsables agricoles, syndicaux et associatifs ont eu l'opportunité de réagir aux propositions du Front de Gauche pour l'agriculture et présenter leurs propres analyses et propositions.

Se sont ainsi exprimés François Lucas, premier vice-président de la Coordination rurale ; Philippe Collin, porte-parole la Confédération paysanne ; Jean Mouzat, président du MODEF, Nicolas Mounier, représentant de Jeunes Agriculteurs ; Freddy Huck, secrétaire général de  la fédération CGT agroalimentaire et forestière ; Aurélie Trouvé, co-présidente d'ATTAC ; Jérôme Dehondt, porte-parole national des AMAP ; Jean-Marie Leboiteux du syndicat FSU de l'enseignement agricole (FSU SNETAP) et Bernard Rolland, secrétaire national du syndicat SUD-Recherche-EPST.

Dans l'ensemble, les positions exprimées par les participants recoupent largement les propositions du Front de Gauche, notamment autour des points suivants :

  • rétablissement de mécanismes de protection et régulation des marchés agricoles et d'encadrement de la grande distribution, afin de garantir une juste rémunération du travail paysan ; 

  • nécessité de défendre le principe de souveraineté alimentaire au niveau européen et international ; 

  • importance de reprendre la main sur le contrôle des structures afin de stopper et d'inverser le processus de concentration de la production ; 

  • réforme des SAFER afin de lutter contre l'urbanisation des terres agricoles et la spéculation sur le foncier ;

  • mesures de soutien à la relocalisation des productions, reposant à la fois sur une juste rémunération du travail agricole et la fourniture d'une alimentation saine et de qualité pour tous ; 

  • importance de la recherche agronomique au service de la transition écologique de l'agriculture. 

Plusieurs participants ont également invité le Front de Gauche à préciser ses propositions en matière de :

  • soutien à l'installation de jeunes agriculteurs (y compris non originaires du milieu agricole) ;

  • protection des semences paysannes ;

  • fiscalité agricole au service de la transmission des outils de production ;

  • place de l'enseignement public agricole dans la politique de transition écologique de l'agriculture ;

  • lutte contre la spéculation financière sur les marchés agricoles.

Les propositions du Front de Gauche pour l'agriculture vont être largement diffusées dans les prochaines semaines aux syndicats, ONGs et à la population dans toute la France, afin d’être discutées et amendées, dans un processus participatif, pour défendre une alternative populaire qui réponde à l'impasse dans laquelle nous mène le capitalisme.

Le Front de Gauche appelle l'ensemble des citoyennes et citoyens, ruraux comme urbains, à s'impliquer dans la construction d'un Front de Gauche de l'agriculture.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 02:21

 

Mai 2011

Editorial Par Jean-Emmanuel Ducoin

Tandis que «l’affaire DSK» continue de tweeter l’actualité en rendant hystériques les éditocrates au moindre gazouillis provenant de la résidence du 71, Broadway, à New York, où se sont installés des dispositifs médiacratiques surréalistes, la vie des peuples ordinaires continue avec les difficultés que l’on sait, plus que jamais menacée et précarisée par les décisions d’austérité du FMI et de l’Union européenne. Car pendant qu’on nous occupe à autre chose, la vraie vie se poursuit et avec elle, implacablement, la catastrophe sociale progresse chaque jour un peu plus.

 

En Grèce, où l’économie a reculé de 7,4 % en un an. Au Portugal, où la saignée s’annonce dramatique. En Espagne, où les électeurs viennent de s’exprimer, mais où, surtout, vient d’émerger un mouvement de fronde aussi jeune qu’enthousiasmant…«Si vous nous empêchez de rêver, nous vous empêcherons de dormir ! »


Les cris de cette r-évolution citoyenne de la jeunesse espagnole tonnent dans le ciel européen comme une bonne nouvelle. Une sorte de soulèvement d’un nouveau genre a ainsi pris corps un peu partout en Espagne et jusqu’au cœur symbolique de Madrid, sur la Puerta del Sol, sous la forme d’un campement permanent comme nous le vîmes de l’autre côté de la Méditerranée. Un tournant majeur ? À en croire le nombre de manifestants, fédérés par les nouveaux réseaux générationnels, tout porte à le croire. D’autant que la déroute électorale des socialistes, au profit d’une droite revancharde (alors que communistes et progressistes de la Gauche unie progressent dans tout le pays), n’atténue en rien la détermination des Indignés : ils ont reconduit le mouvement visant à dénoncer le contexte social désastreux. En cause, un taux de chômage exponentiel (21 %), qui frappe essentiellement les jeunes : 45 % des moins de vingt-cinq ans… Sans parler bien sûr des bas-salaires, qui forment l’essentiel des salariés actuels. C’est donc la jeunesse ultra-précaire qui se lève. Pour la première fois depuis le début de la crise financière en 2007, le précariat entre sur la scène politique en Europe !

 

Deux questions légitimes. L’événement 
peut-il avoir une saveur historique ? Et puisque le cas espagnol dépasse de loin le strict contexte électoral et ses résultats pour le moins ambivalents, cette démonstration citoyenne aura-t-elle valeur d’exemple ? Les mots d’ordre sont en effet sans ambiguïté. Ils disent le ras-le-bol général qui découle de la mauvaise gestion de la crise, ils rejettent les banques et la corruption, mais également les grands partis politiques et le gouvernement, accusé d’avoir aveuglement opté pour une politique d’austérité inefficace et impopulaire. « Vous prenez l’argent, nous prenons la rue ! » Les Espagnols en mal d’à-venir montrent le chemin de l’insurrection pour se dresser contre le pillage des banksters du FMI, de l’UE et de la BCE, qui se servent de la Grèce comme d’un cadavre exposé sur un gibet pour intimider les autres peuples européens. Seulement voilà, la rébellion espagnole s’étend d’ores et déjà au-delà des frontières : des rassemblements se déroulent devant les ambassades d’Espagne à Londres, à Bruxelles, à Rome, à Paris…

 

À ce propos. Et si les jeunes Français, qui ont montré le bout de leur nez lors du mouvement social sur les retraites, prenaient le relais ? Ils rappelleraient que, actuellement, un certain Nicolas Sarkozy préside le G20 et devrait proposer très bientôt sa propre ministre de l’Économie pour diriger le FMI, afin de remplacer celui qu’il avait personnellement placé à Washington…

 

Jean-Emmanuel Ducoin

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 02:18

 

Social-Eco - le 24 Mai 2011

(source reelledemocratie.com)

 

Social-Eco - le 24 Mai 2011

Indignés de France : témoignez

L’Humanité.fr vous propose de publier vos témoignages, motivations et mots d’ordre sur la mobilisation croissante dans de nombreuses villes de France. Que vous y participiez activement ou que, simple curieux, vous souhaitiez apporter un regard sur ce mouvement, votre avis nous intéresse. Envoyez vos messages, photos et liens vidéos à cette adresse.

  • Message de Phil

Bonjour,
J'aimerais tant que cette mayonnaise prenne et qu'enfin le peuple de Gauche et beaucoup d'autres puisse révéler à ceux qui nous dirigent, comme à ceux qui pensent pouvoir nous diriger bientôt qu'il ne faudra pas rigoler une fois en place ! Il faudra redonner du sens à la solidarité et des moyens en re-nationnalisant et en redonnant aux services publics toute leur efficacité !

  • Billet d'humeur de Cathy

Quand on voit ce qui se passe en Espagne avec la révolution citoyenne... et la réaction de la droite espagnole qui fait semblant d'ignorer le mouvement, sans se rendre compte (et tant mieux !) qu'ils ne font qu'attiser le feu de la révolte, cela me réjouit ! Aujourd'hui un peu partout en France naissent et se développent des groupes de révolte populaires rassemblant des citoyens différents socialement mais unis pour crier leur colère face à une société ultra libérale, inique. Dans la presse et les milieux politiques conservateurs on ignore quasiment ces mouvements, à tort, car  je suis certaine (certains diront que je suis optimiste mais peu importe) que d'autres révoltes populaires vont se développer aujourd'hui et gonfler demain en France comme dans d'autres pays d'Europe dans les mois qui suivent !
L'automne sera chaud, j'en suis sûr ! Ce genre de manifestation ne peut que nous encourager, à nous petits partis politiques, d'accompagner intelligemment cette colère en proposant un vrai programme de transformation sociale de notre société !

 

  • Les rassemblements prévus ce 25 mai 

PERPIGNAN : Campement permanent Place République
LILLE : 12h, Place de la République
LYON : 19h Place Bellecour
STRASBOURG : Campement permanent Place République
BAYONNE : 18h, Place de la Mairie + campement
BORDEAUX : 19h, Place de la Victoire
CLERMONT-FERRAND : 14h, Place de Jaude
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
MARSEILLE 18h Place Thiers cours Estienne D'orves
MONTLUCON : 14h, Place Piquand
MONTPELLIER : 18h à l'esplanade
NANCY : 19h30, Place Maginot
NANTES : 18h, Place Royale (devenue place du peuple)
NICE : 20h, Place Garibaldi
PARIS : 19h à la Bastille
PAU : 20h Place Clémenceau
RENNES : 19h, Place de la Mairie
ROUEN : 19h, Théatre des Arts
STRASBOURG : 19h, Place de la République
TOULOUSE : 19h Place du Capitole
TOURS : 19h, Place Jean Jaurès
(source reelledemocratie.com)

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 02:12

 


Diffusion de l'Humanité par Patrick Le Hyaric au défilé du 1er Mai, à Paris. Photo: Patrick Nussbaum

Médias - le 23 Mai 2011

l'Humanité

Souscription: l'Humanité lance un appel aux lecteurs

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.

L’étape actuelle de préparation des Assises pour le développement de l’Humanité a mis en évidence la 
nécessité de mener, avec encore plus de force, les actions pour défendre le pluralisme de la presse et des initiatives mobilisatrices pour défendre et développer l’Humanité.

Ainsi, la préparation de la Fête de l’Humanité s’engage, avec la mise à disposition du bon de soutien donnant droit à l’entrée de la Fête au maximum de militantes et militants, lectrices, lecteurs, de jeunes et amis qui souhaitent réussir une grande Fête de l’Humanité. Ce sera le grand événement populaire de la fin de l’été, dans un moment très particulier. Nous serons quelques mois avant les élections présidentielle et législatives, alors que résonnent les luttes émancipatrices des peuples arabes et que se préparent les mobilisations unitaires des jeunesses et des travailleurs européens contre les purges sociales imposées dans le pacte dit de « l’euro plus ». Dès lors, la réussite d’une grande Fête, rassembleuse, dynamique, combative, devient un important enjeu pour tout le mouvement social et progressiste. Nous en donnerons les grandes lignes dans quelques jours.

Vous le savez, l’Humanité, comme tous les autres journaux, doit faire face à des augmentations de coûts de production et de distribution, à d’inquiétantes menaces sur les aides publiques à la presse, alors que – comble de la situation – celle distribuée gratuitement, bâtie sur un modèle totalement capitaliste, étouffe les journaux payants et ceux qui les vendent. Nous déplorons aussi une diminution des 
recettes publicitaires. À ceci s’ajoute un ostracisme incompréhensible à notre égard dans les médias, radios et télévisions, qui invitent désormais à satiété des représentants d’autres journaux, mais pas l’Humanité. A-t-on décidé de nous effacer de la sphère publique ? A-t-on décidé de faire taire notre voix ? La question est posée ! Tout ceci nous conduit à organiser de toute urgence une campagne pour défendre l’Humanité et à relancer, avec plus de force, la souscription populaire pour que l’Humanité et l’Humanité Dimanche puissent faire face à leurs responsabilités. Pour celles et ceux qui sont assujettis à l’impôt sur le revenu, ces dons bénéficient maintenant d’une déduction fiscale.

Nous savons les efforts produits en permanence par les lectrices et lecteurs de l’Humanité, ainsi que par les personnels du journal pour le faire vivre, jour après jour. L’achat des journaux, les souscriptions et dons représentent l’essentiel de nos recettes.

Nous solliciterons, dans les prochains jours, de nombreuses personnalités, d’horizons très divers, attachées au pluralisme, pour les appeler à la mobilisation et au soutien. Aujourd’hui, nous appelons à une nouvelle mobilisation pour que vive l’Humanité.

Patrick Le Hyaric

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 06:27
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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 14:55

A l'adresse de Monsieur BEGUIN Directeur à GENERALI ASSURANCE

 

 

Le Groupe Génerali France  propose aux salariés et aux entreprises des contrats-épargne retraites.

Pour honorer les cotisations pas de problèmes. Un commercial s'occupe de nous. Il nous appelle, vient nous voir, il nous bichonne.

Seulement voilà, les meilleures choses ont  une fin.

 

Lorque l'on demande aux services de Générali  de mettre en oeuvre les contrats, à savoir obtenir les sommes épargnées soit en capital soit en rente, alors là c'est le parcours du combattant.

 

Nos interlocuteurs prétextent un manque de correspondances, puis un manque d'instructios, puis un collègue en vaca nces, puis un responsable injoignable etc..

Toute une série de prétextes qui empêchent le versement des sommes dues, ils pratiquent la rétention.

Chacun se défausse sur l'autre, imossible d'avancer. Le dossier est en cours il suffit d'attendre, c'est en cours de validatiobn

J'ai fait ma premiere demande en le 23 mars 2009.

 

A ce jour le 23 mai 2011 les choses ne sont toujours pas réglées.

 

 

 

 

ATTENTION DANGER

 


AVEC GENERALI L'ESCROCQURIE N'EST PAS LOIN

 


 

A EVITER DE TOUTE URGENCE

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 14:25

Espagne : la contestation des urnes

Les socialistes au pouvoir en Espagne ont subi dimanche une très lourde défaite aux élections municipales, sanctionnés pour leur politique d'austérité contre la crise et un chômage record, qui ont déclenché une rébellion sociale inédite à travers le pays.

Le Parti socialiste, avec 27,81% des voix, arrive très loin derrière les conservateurs du Parti populaire (37,58%), selon des résultats quasi-définitifs. Cet écart de presque dix points vient sanctionner les socialistes, au pouvoir depuis 2004, à dix mois des législatives de mars 2012 et au moment où le pays est proie à une vague de contestation menée par les jeunes. "Je sais que beaucoup d'Espagnols souffrent de graves difficultés (...) et que beaucoup de jeunes envisagent leur avenir avec inquiétude, aujourd'hui ils ont exprimé leur malaise", a déclaré le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero. "Il était raisonnable de penser que le Parti socialiste allait subir un châtiment par les urnes, nous l'assumons et le comprenons", a-t-il ajouté.

Les manifestants qui ont pris possession de la place de la Puerta del Sol, au coeur de Madrid, ont décidé dimanche de poursuivre pendant au moins une semaine cette occupation. Dans la soirée, une foule de plusieurs milliers de personnes a comme chaque jour envahi la place, autour du village alternatif de bâches bleues et de tentes devenu le coeur de la contestation. Le mouvement, qui rassemble beaucoup de jeunes, mais aussi des citoyens de tous horizons, a surgi le 15 mai via les réseaux sociaux, pour très rapidement s'amplifier, gagner tout le pays et se structurer. Spontané, coloré, pacifique, laboratoire d'idées pour des réformes à venir, ce mouvement citoyen, qui se veut apolitique, dénonce l'injustice sociale, les dérives du capitalisme, la "corruption des hommes politiques". Mais surtout, il trahit l'angoisse de millions d'Espagnols face au chômage, qui atteint 21,19% et touche près de la moitié des moins de 25 ans sans emploi. Les rassemblements se sont poursuivis samedi et dimanche, à Madrid et dans la plupart des villes d'Espagne, en dépit de la trêve électorale qui interdisait toute activité politique. Mais le gouvernement, en position délicate, a renoncé jusqu'à présent à faire évacuer les manifestants par la police.

Dans ce contexte troublé, toutes les communes d'Espagne ont élu leurs conseils municipaux et 13 des 17 régions autonomes leurs Parlements. La Catalogne, le Pays Basque, la Galice et l'Andalousie votent à d'autres dates. L'annonce le 2 avril par M. Zapatero de son intention de ne pas se présenter pour un troisième mandat en 2012 n'aura eu aucun effet sur la chute de popularité de son parti. Le chef du gouvernement a toutefois écarté dimanche l'hypothèse d'élections anticipées. Les socialistes ont perdu Barcelone, la deuxième ville du pays qu'ils contrôlaient depuis 1979 et les premières élections de l'après-franquisme, où ils sont devancés par la coalition nationaliste conservatrice CiU. Ils sont également battus à Séville, la quatrième ville espagnole. Parmi les régions, les socialistes ont perdu l'un de leurs fiefs historiques, la Castille-la-Manche. Après ces élections, il ne pourraient plus gouverner seuls que dans une seule des 17 régions d'Espagne, l'Andalousie. La droite conserve sans surprise Madrid et Valence, la troisième ville du pays.

  • A lire :

--> Tous les résultats (en espagnol)

--> Espagne : en direct de la Puerta Del Sol

--> Quand les « indignés » espagnols bousculent le ronron électoral. Un mouvement inattendu émerge outre-Pyrénées à la veille des scrutins locaux de ce dimanche. Des dizaines de milliers de victimes de la crise manifestent, campent dans les grandes villes contre l’exclusion sociale et la démocratie confisquée. Les traditionnels meetings de campagne ont bien eu lieu. Mais les élections municipales et régionales espagnoles de ce dimanche 22 mai ont pris un autre visage, inattendu, sous les traits de milliers d’anonymes, en colère... -->

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:34

Je publie ici, l'étude de Andrée Oger (Conseillère Générale communiste St-André-de-l'Eure) réalisée avec les élements en sa possession.

andree-oger-pour-deputee.over-blog.com/article-31314995.html

PCF dans les médias : la grande censure

TEMPS D’INTERVENTION RELEVES DANS LES JOURNAUX D’INFORMATION novembre-08 (pas de chiffres au-delà de cette date...??)

Dans l'ordre : TF1 - France2 - France 3 - Canal + - M6 - i-Télé - BFM TV - LCI

source : CSA (http://www.csa.fr/infos/controle/television_pluralisme_detail.php)


LIGUE COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE
0h08min06s 0h00min32s 0h00min30s 0h01min00s 0h18min06s 0h02min57s soit, un total de : 31min11


LES VERTS
_ 0h03min51s 0h09min36s 0h00min15s 0h00min22s 0h07min24s 0h05min05s 0h01min09s soit, un total de  : 27min42


MODEM
0h00min24s 0h00min29s 0h01min33s 0h04min26s 0h12min30s 0h02min30s soit, un total de  : 21min52


PARTI COMMUNISTE FRANCAIS
0h00min25s 0h00min39s 0h06min14s 0h00min15s 0h03min41s 0h01min44s 0h02min35s soit, un total de : 15min33

Le PCF est,comme de coutume,le plus mal loti.


Pour le PS,et pour simplifier,je vous le met en HEURES !!!

PARTI SOCIALISTE 0h35min53s 2h28min46s 2h08min42s 0h33min15s 0h14min33s 12h00min51s 13h24min58s 18h55min47s soit, un total de : 50 HEURES en novembre !!! Un chiffre artificiellement gonflé ce mois-ci par le congrès du parti socialiste à Reims. Par comparaison, en octobre, le temps de parole du PS dans les JT était de 12 h.

Quant à l'UMP, autant vous dire qu'il n'a pas tous ces soucis entre ses ministres et son Président, il est hors catégorie !
UMP : 0h01min26s 0h28min36s 0h34min46s 0h03min16s 0h00min38s 0h37min07s 1h18min47s 0h31min57s soit, un total de : 3h36min33 s

 

Gouvernement : 0h07min11s 1h07min40s 0h55min49s 0h09min22s 0h03min57s 3h40min20s 3h34min48s 5h53min40s soit, un total de : 15h32min47 s
Présidence : 0h08min10s 0h28min41s 0h25min43s 0h01min43s 0h00min55s 1h25min03s 3h36min27s 1h35min55s soit, un total de : 7h32min37 s

Au final, le pouvoir UMP occupe en moyenne de 25 à 35 heures de JT par mois, le PS autour de 12 à 15 heures et les autres moins de 0,5 heure chacun !

Les communistes n'ont en général droit qu'à une dizaine de minutes chaque mois !


Question : si le troisième parti en nombre d'élus, le PCF, à l'origine de la seule liste d'union à gauche et porteuse du vote du NON de gauche au TCE, vainqueur du référendum, est marginalisé dans les médias, est-ce un hasard ?

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:17

RESPECT DU PLURALISME DANS LES MÉDIAS

 

Mme Jacqueline Fraysse – La présente proposition de loi (22 mai 2008) pose une vraie question, car il n’y a pas de démocratie possible si tous les points de vue ne peuvent s’exprimer, de même qu’il n’y a pas de gouvernement juste et efficace qui ne soit pas soumis à la transparence et à la critique.

 

Qu’un Président de la République perpétuellement en campagne puisse, quand bon lui semble, s’inviter pour deux heures dans les deux principales chaînes de télévision pour expliquer sa politique – ou du moins ce qu’il décide d’en dire – sans qu’aucune contradiction ne puisse lui être apportée pose un réel problème.

 

Le fait que la diversité des opinions ne soit que très imparfaitement représentée dans les médias – singulièrement à la télévision – ne date pas d’hier. Nombre de commentateurs ont ainsi relevé la responsabilité des journaux télévisés dans la présence du candidat d’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle de 2002. De même, lors de la campagne référendaire sur le Traité constitutionnel européen, nous nous sommes insurgés contre la partialité manifeste des principaux médias français. A l’occasion de la dernière campagne présidentielle, ce sont les journalistes de l’audiovisuel public eux-mêmes qui, en grand nombre, ont lancé un appel au respect du pluralisme.

 

Cette proposition de loi s’attaque par conséquent à une anomalie réelle, mais force est de constater qu’elle reste à la surface des choses. En effet, le pluralisme ne saurait se limiter aux seuls médias audiovisuels et aux nombreuses apparitions du chef de l’État sur ces médias. La question concerne l’ensemble des supports et l’ensemble des opinions.

 

Qu’attend-on en effet des médias ? Qu’ils organisent une confrontation des points de vue afin de permettre au citoyen de se forger sa propre opinion. Or, ce qui caractérise de plus en plus nos médias, c’est leur uniformité idéologique sur les questions politiques, économiques et culturelles, ainsi que la très faible place accordée au débat d’idées. Le paysage médiatique français est paradoxal. S’il existe manifestement une pluralité dans l’offre, avec de nombreux titres de la presse écrite et de nombreuses chaînes de télévision, surtout depuis l’apparition de la TNT, il ne s’agit en fait que d’une pluralité de façade qui ne rend pas bien compte de la diversité des opinions.

 

Deux raisons essentielles expliquent cet état de fait. D’abord, les médias restent concentrés aux mains de quelques grands groupes industriels et financiers : Bouygues – avec le mastodonte TF1 ; Lagardère, avec une pléthore de titres de la presse écrite, des radios et des chaînes thématiques ; Dassault, avec le Figaro et plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, pour ne citer que les principaux acteurs.

 

Cette situation n’est certes pas propre à la France, mais cela ne la rend pas plus acceptable. Si l’on y ajoute la proximité des élites économiques et politiques, particulièrement prononcée dans notre pays, la confusion des genres est assurée lorsque ces élites économiques se piquent de communication !

 

Et la confusion des genres est d’autant plus préjudiciable que certains de ces groupes vivent essentiellement de la commande publique : Bouygues pour le BTP, Lagardère et Dassault pour l’armement,Vivendi pour l’eau et les déchets, etc.

Il y a là pour le moins une collusion d’intérêts avec des risques de dérives inquiétantes. Comment ne pas penser en effet, quand toutes les municipalités renégocient à la baisse leur contrat de fourniture d’eau avec Vivendi, que ce groupe a financé son empire audiovisuel en surfacturant le prix de l’eau ? Si les capitaines d’industrie investissent dans les médias, c’est moins pour promouvoir le débat d’idées que pour s’assurer de confortables profits et des leviers d’intervention politique. Ils ne se donnent d’ailleurs même pas la peine de dissimuler cette collusion. Et après ce qu’a été l’attitude de TF1 lors des dernières élections présidentielles, ce n’est pas l’embauche, comme directeur adjoint de la chaîne, de l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy qui va dissiper le trouble.

 

S’agissant de TF1 justement, on peut donc s’interroger sur le renouvellement, en 2012 de la concession accordée à Bouygues en 1986. Bouygues s’était alors engagé à respecter le «mieux-disant culturel», défini dans le cahier des charges comme le respect de la dignité de la personne humaine, le caractère pluraliste de l’expression de courants de pensée et d’opinion, la qualité de l’information. À la place, nous avons droit à la téléréalité, et à un journal de 13 heures au service du pouvoir en place. À l’évidence, TF1 n’a pas respecté le cahier des charges. Le CSA ne devrait donc pas renouveler la concession. Mais osera-t-il le faire, en 2012 ?

Personne n’est dupe sur les raisons profondes de « l’amitié sincère » et de la proximité affichée, voire étalée, entre Nicolas Sarkozy et les principaux patrons de presse, ses « frères » comme le dit si bien Arnaud Lagardère. Tout ce beau monde ne partage pas seulement une passion pour les yachts ou le goût des grosses montres, il partage avant tout des intérêts communs.

 

Pourquoi les principaux médias feraient-ils une place à la remise en cause de la mondialisation et de la financiarisation de l’économie, alors que les groupes qui en sont propriétaires sont les acteurs de cette mondialisation et de cette financiarisation ? Ils soutiennent tout naturellement les hommes politiques et les idéologies qui défendent ces choix économiques, qui encouragent l’argent roi, plafonnent l’ISF jusqu’à le rendre inopérant et favorisent la spéculation financière.

Dès lors, un chronomètre ne suffira pas pour assurer dans les médias une représentation équilibrée de la diversité des opinions.

Il y faudrait des mesures d’envergure qui s’attachent aux causes, et pas seulement aux symptômes. À nous, parlementaires, de les prendre. Permettez-moi quelques pistes de réflexion en ce sens.

 

D’abord, il est indispensable de renforcer le pouvoir des journalistes face aux actionnaires, en accroissant leur présence dans les conseils d’administration, en luttant contre la précarité économique dont sont victimes notamment les pigistes, en reconnaissant aux rédactions un statut juridique qui renforce leur autonomie vis-à-vis des actionnaires. De ce point de vue, les chartes éthiques devraient être annexées à la convention collective des journalistes pour pouvoir être opposables aux patrons de presse.

Ensuite, il est nécessaire de renforcer la loi anti-concentration de juillet 1984 pour empêcher les situations de monopole national ou régional, et d’interdire aux groupes qui vivent de commandes publiques de posséder des médias.

Le droit à l’information doit être inscrit dans la Constitution et il faut créer un Conseil supérieur des médias. Composé d’élus, de professionnels et de citoyens, il assurerait l’ensemble des fonctions de l’actuel CSA, du Bureau de vérification de la publicité, et de l’ARCEP, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes.

 

Nous avons vu à quel point le modèle économique d’un journal, d’une chaîne de télévision, d’une radio, prédétermine sa ligne éditoriale. Aussi est-il indispensable de favoriser le développement d’un autre modèle économique en créant un pôle public des médias. Il ne s’agit pas de revenir à l’ORTF, mais d’assurer le financement public de médias à but non lucratif qui pourrait rassembler France Télévision, Radio France, RFI, France 5, France 24, l’AFP, l’INA, ainsi que tous les médias à but non lucratif, publics ou privés, qui s’engageraient à respecter une charte et à participer à une véritable information au service du public. Sans recours à la publicité, ce pôle pourrait être financé par des taxes notamment sur le chiffre d’affaires des entreprises exploitant les ressources hertziennes à des fins commerciales.

Bien entendu, nous en sommes loin. En attendant, nous voterons cette proposition certes limitée, mais qui va dans le bon sens (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC).

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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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BRUNO FORNACIARI

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