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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 22:07

1871-2011 : la Commune est-elle toujours moderne ?

Entretiens croisés avec André Chassaigne député PCF du Puy-de-Dôme et François Hollande député ps de corrèze

 

 

Il y a cent quarante ans, 
les communards avaient innové 
en offrant de nouveaux pouvoirs aux citoyens, garants d’une démocratie plus directe : révocabilité des élus, mécanismes autogestionnaires, etc. Peut-on 
s’en inspirer aujourd’hui ?


François Hollande. La Commune a laissé une empreinte indélébile sur notre République. La démocratie est un bien précieux qu’il nous faut préserver et entretenir sous peine de profondes tensions dans notre société. Mais si je reconnais que l’émergence du droit de pétition et celle du référendum d’initiative populaire peuvent être des avancées majeures, la démocratie directe ne peut se substituer à la démocratie représentative. Les procédures de contrôle et de concertation doivent être renforcées. Et un nouvel acte de la décentralisation doit contribuer à élargir les responsabilités locales.

 

André Chassaigne. L’exemple des droits et pouvoirs confiés aux citoyens pendant la Commune doit toujours nourrir notre conception de l’exercice démocratique. L’intervention populaire est à la fois le but et le moyen d’une démocratie active. L’affaiblissement du débat démocratique dans notre société, le rejet de la politique tiennent pour une large part à la confiscation de la parole et de l’intelligence populaires. La classe dominante prône d’ailleurs la même idéologie réactionnaire que la « bonne société » du XIXe siècle, fondée sur les supposés dons et mérites individuels, censés limiter l’intervention politique à quelques spécialistes.

 

 Le mandat de Nicolas Sarkozy 
a été marqué par une dérive très personnelle du pouvoir. Faut-il convoquer une

Constituante pour changer de République ?


André Chassaigne. Tous les chefs de l’État ont exploité les ressorts de la Ve République dans l’objectif de concentrer les pouvoirs. Avec Nicolas Sarkozy, nous atteignons le paroxysme de la pratique politique personnelle, notamment parce qu’il n’a eu de cesse de limiter le rôle du Parlement avec l’appui de sa majorité. Mais il s’inscrit dans une certaine continuité. On voit bien que la Constitution de la Ve République, par elle-même, n’est pas à même de garantir des principes essentiels comme la séparation des pouvoirs ou le plein exercice du domaine législatif par le Parlement. Nous devons travailler collectivement à la définition d’une VIe République sociale et solidaire.

 

François Hollande. Cette hyperprésidence est une lecture déformée des institutions de la Ve République qui contenait déjà un risque de déséquilibre. Avec Nicolas Sarkozy, le président n’est plus un arbitre ni même le chef de l’exécutif, mais l’acteur unique. Le Parlement est chaque jour amoindri et la réforme constitutionnelle de 2008, loin de le renforcer, l’a encore abaissé. Mais je ne suis pas favorable à la convocation d’une Assemblée constituante. Réconcilier le peuple français avec la politique suppose le respect de la séparation des pouvoirs et l’application du principe de responsabilité. Pas besoin d’une nouvelle Constitution. Le bon usage de la Ve République serait déjà un immense progrès.

 

La Commune a favorisé la mise en place d’une démocratie complète, en ouvrant des droits sociaux et économiques. Cette conception n’est-elle pas résolument moderne ?


François Hollande. Une chose est sûre, c’est que la gouvernance au sein de l’entreprise ne peut plus durer ainsi. Elle conduit à une inefficacité économique et à une frustration sociale. L’entreprise n’est pas un lieu hors la République. Elle doit avoir des règles de bonne gestion humaine et de respect des travailleurs.

 

André Chassaigne. Il faut mesurer à sa juste valeur l’avance sur leur temps des idées des communards. Alors que nous vivons une nouvelle crise majeure du capitalisme mondialisée, les droits d’intervention des salariés et des citoyens dans l’entreprise deviennent indispensables. Comment agir efficacement pour réorienter les modes de production en faveur de la satisfaction des besoins humains et du respect de l’environnement sans confier à ceux qui produisent de véritables pouvoirs d’orientation ? La gauche doit revoir en profondeur les lois Auroux de 1982 afin de promouvoir une économie humaine, sociale, écologique.

 

 N’est-ce pas la capacité à s’appuyer sur le peuple qui a manqué aux différents gouvernements de gauche pour oser s’attaquer aux puissances d’argent ?


André Chassaigne. La dépossession politique n’est pas une fatalité. Mais pour cela il faut créer les conditions pour que les citoyens réinvestissent le champ politique en faisant appel à leur intelligence, en leur faisant prendre conscience qu’ils ont leur destin en main. C’est de loin l’exercice le plus difficile. Je pense bien sûr aux classes populaires, aux ouvriers, aux employés, à tous les exclus et privés d’emploi. Leur redonner le pouvoir, c’est redonner à la politique ses lettres de noblesse.

 

François Hollande. Je ressens au sein du peuple une immense frustration, qui a sans doute connu son paroxysme lors du mouvement des retraites. C’est pourquoi, en 2012, nous aurons une grande responsabilité, celle de lever un espoir crédible. Mais pour mettre en œuvre cette ambition, il nous faudra le concours de l’ensemble des forces de changement, sans lesquelles nous ne pourrons pas transformer le pays.

 

 Comment le politique peut-il reprendre le pouvoir sur le financier ?


François Hollande. Lors de la crise financière nous avions une occasion unique d’instaurer une régulation mondiale. Le rapport de forces était en faveur des États, et les banques proches de la faillite étaient prêtes à accepter ce qu’elles refusent à présent. Les États, eux, se sont affaiblis en creusant des dettes exorbitantes qu’il nous sera désormais coûteux de rembourser. La première des priorités pour humaniser le système économique est donc de fixer les règles, de lutter contre la spéculation et de réduire les inégalités.

 

André Chassaigne. La logique de délégation de nos institutions s’est progressivement doublée d’une place exorbitante confiée à une petite «expertocratie» qui se substitue à la délibération citoyenne. L’exemple de la finance est affligeant. Avant 2008, tous les experts voyaient dans la déréglementation et l’extension des marchés financiers le moyen d’assurer la croissance mondiale. Nous avons vu le résultat. Il faut lutter contre l’idée qui s’est installée partout, selon laquelle il y a « ceux qui savent » contre ceux « qui ne peuvent pas comprendre ». Place au peuple, place à la Commune !

 

(*) Ces entretiens ont été réalisés séparément puis croisés par nos soins.

Entretiens (*) réalisés par Sébastien Crépel

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 13:52

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1976 - Licence Arts Plastiques PARIS VIII 1982 - CAP taille de pierre ANGERS FPA 1984-1986 Formation musicale technique d’orchestre (piano) I.A.C.P. PARIS

EXPOSITIONS COLLECTIVES

1989 PARIS – Salon des Indépendants 1990 PROVINS - festival charivari 1991 PARIS - Salon d’automne Grand-Palais 1992 PARIS – Galerie de Nesles 1993 PARIS BASTILLE - Marché d’Art Contemporain 2000 VILLENEUVE-LES-BEZIERS - Festival de Jazz 2002 ARTENIM Foire internationale d’art contemporain-Galerie Didier Vesse

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CHATEAU DE CASSAN Media Forum 2003 ARTENIM Foire internationale d’art contemporain-Galerie Erwana D.Vesse 2003 STRASBOURG - Hôtel Hilton 2003 ARTENIM Foire Internationale d’art contemporain-Galerie Erwana D.Vesse 2004 LUNEL – Espace Louis Feuillade 2004 STRASBOURG - Hôtel Hilton 2005 AVIGNON - GALERIE DUCASTEL 2006 PEZENAS - GALERIE HOTEL DE WICQUE 2006 PEZENAS - GALERIE HOTEL DE WICQUE 2007 ARTENIM - GALERIE DIARIO DI BORDO 2008 BAGES marché de l’Art

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EXPOSITIONS PERSONNELLES

1982 ANGERS - Maison de la Culture 1985 PARIS – 11e - Institut Art Culture et Perception – rue Oberkampf 1990 PROVINS - (77) GALERIE REINE BLANCHE

1993 PARIS – 6e - rue de l’Abbé Grégoire GALERIE DE CASTELNOU 1995 PARIS - 3e - rue Payenne MAISON MANSART 1996 PARIS LA VILLETTE – 19e Hôtel Forest Hill 1998 PROVINS - (77) Hôtel de Savigny

2002 PEZENAS - GALERIE DIDIER VESSE 2003 PEZENAS - GALERIE ERWANA D.VESSE 2004 PEZENAS - GALERIE ERWANA D.VESSE 2004 STASBOURG - HOTEL HILTON GALERIE D.VESSE

2005 PEZENAS - GALERIE ERWANA D.VESSE 2006 MUSEE DE FRONTIGNAN 2007 MONTPELLIER - GALERIE DIARIO di BORDO – rue Saint Côme 2010 ASS. LE MERIDIEN Notre-Dame de la Rouvière (30)

LEA CIARI

5, BD Aristide Briand 34480 POUZOLLES Tel 04-67-24-89-92

Née le 25-09-1953 à Boulogne-billancourt 92 Vit et travaille en Languedoc-roussillon depuis 1999

FORMATION

( prix d’adjudication sur artprice.com) plaquette-lyre-de-paille-definitive-1-web.jpg

AUTRES PRATIQUES ARTISTIQUES

1982 - 1983 - 1984 - 1990 - 1991 -

1994 - 2000 -

2002 - 2005

2006 -

2007 - 2008 -

2010 - 2011-

ANGERS - tournage d’une vidéo sur un chantier de fouilles Gallo-romaines ANGERS - intervention plastiques dans site historique (installations) SARCELLES 93 réalisation d’un mur peint avec des enfants mur peint dans appartement privé (trompe-l’œil)

Conception, mise en espace d’un spectacle poétique et musicale : LA MARELLE PROVINS – rencontres poétiques avec la revue ALEXANDRE habit-de-nacre-huile-s-toile-92x73-comp (2)

AGDE –MAISON DES SAVOIRS lecture musicale de poésie de J.P.Roques

Participation à diverses lectures et musique avec l’association HUMANISME ET CULTURE dans le département (34),

MUSEE DE FRONTIGNAN : Spectacle LECTURE DE POESIE et musique « Les peintres chanteurs »

Création de l’association « LYRE DE PAILLE » avec Patrick Geffroy, (interventions dans les lycées, médiathèques... lecture de poésie et musique

LIBRAIRIE DOMENS Pézenas . diverses lectures de poésie et musique SALCES (34) : FESTIVAL DE POESIE : »La poésie courtoise d’hier et d’aujourd’hui » : lecture et musique.

MUSEE DE PEZENAS soirée « correspondances » musique , peinture, poésie avec l’ass. « les Amis de Pézenas «

MEDIATHEQUE Edmond Charlot PEZENAS lecture musicale : “la poésie n’est pas seule”

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 13:20
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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:45

Point de vue.

Barack Obama a donc annoncé la mort de Ben Laden tué lors d’une opération menée par des forces spéciales US à proximité d’Islamabad. La disparition de cette créature nord-américaine formée, équipée, financée et armée par la CIA du temps de l’Union soviétique ne nous émeut guère. Pourtant, les conditions de cette mort et la disparition du corps posent question.

Ben Laden vivait dans une « grande demeure » à deux heures d’Islamabad. Il aurait été repéré par les services nord-américains au mois d’août dernier. Les autorités pakistanaises et leurs services secrets ne pouvaient pas ne pas être informés de la présence de Ben Laden sur leur territoire. La CIA aussi. Pourquoi avoir attendu tant de mois avant de déclencher l’opération ?

Ben Laden mort, il ne plus parler. Pourquoi ne pas l’avoir arrêté au lieu de lui placer une balle, une seule, dans la tête, selon la version officielle. Un procès n’aurait-il pas permis d’en savoir en peu plus sur les relations entre le chef terroriste, les services pakistanais et les gouvernants US?

Le corps de Ben Laden a été immergé en mer, nous dit-on pour éviter les « possibles célébrations ». Si cette version correspond à la vérité, le responsable de tant de morts ne pourra jamais être interrogé et témoigner. Les anciens et actuels gouvernants US peuvent dormir tranquilles à Washington.

 

José Fort, ancien responsable de la rubrique Monde de l'Humanité

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:41

Le Parti communiste exprime son indignation face à la situation faite aux demandeurs d'asile tunisiens qui transitent par l'Italie et dénonce la suspension du trafic ferroviaire décidé ce dimanche 17 avril par les autorités françaises.

Nous demandons expressément que les demandeurs d'asile tunisiens puissent se déplacer en toute tranquillité. Ce qui est possible pour des capitaux privés doit l'être tout autant pour des êtres humains !

La France doit jouer pleinement son rôle de terre d'accueil en pesant de tout son poids au niveau européen pour que des solutions respectueuses des droits des migrants puissent être trouvées à l'échelle de tout le continent.

 

Communiqué du Parti communiste français



Lundi 18 avril 2011.

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:39

Ouverture ce lundi du procès en appel de l'affaire Clearstream. Bien décidé à ne pas être le seul à porter le chapeau de l'affaire Clearstream, le mathématicien Imad Lahoud a chargé ses co-prévenus, Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin.

"Aujourd'hui, Jean-Louis Gergorin diminue son rôle" mais "c'était mon patron, c'était le numéro deux d'EADS!" s'est défendu Imad Lahoud, qui est poursuivi aux côtés de Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin pour avoir organisé un vaste complot, dans lequel des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings bancaires, afin de faire croire qu'ils détenaient des comptes occultes à l'étranger.

"Je sortais de détention provisoire, il m'a tendu la main. (...) J'étais son obligé d'une certaine manière", a-t-il poursuivi, assurant avoir menti durant toute l'instruction à la demande de celui qui l'a fait embaucher en 2003 chez EADS. Il assure avoir été sous l'emprise de Jean-Louis Gergorin et avoir falsifié les listings à sa demande. "Il fallait tout nier pour couvrir Jean-Louis Gergorin et couvrir Dominique de Villepin... Jean-Louis Gergorin me demande de le couvrir, de toujours nier, durant toute l'instruction, et c'est ce que j'ai fait."

"J'ai nié l'évidence tant en garde à vue qu'à l'instruction. C'était un choix. Mais on était complètement pris en main avant et pendant l'instruction par Dominique de Villepin et il était extrêmement difficile de changer de version", a réaffirmé Imad Lahoud, qui fut le plus lourdement sanctionné en première instance, avec une peine de 18 mois de prison ferme et 40.000 euros d'amende.

Considéré par le tribunal comme le "cerveau" de la machination, Jean-Louis Gergorin a écopé pour sa part de 15 mois de prison ferme et 40.000 euros d'amende, tandis que Dominique de Villepin a été relaxé.

Interrogé par la cour, l'ancien haut responsable d'EADS a redit s'être laissé mené en bateau par son protégé. "J'ai été conquis par son intelligence, par son côté sympathique. J'ai eu le sentiment que c'était quelqu'un d'honnête."

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:34

Les marges flambent

Les prix de l'essence ont atteint un nouveau sommet à la pompe en France ce lundi. Le litre de super sans plomb 95 dépasse 1,54 euro par litre, porté par l'envolée des cours de l'or noir et par la remontée des marges de l'industrie pétrolière.

Le litre de super sans plomb 95 s'est vendu 1,5469 euro le litre en moyenne la semaine dernière, selon les relevés publiés lundi par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) du ministère de l'Ecologie. Ce carburant a ainsi franchi son précédent record établi lors de la semaine terminée le 15 avril. Il a aussi largement dépassé, de plus de 4 centimes, son record de juin 2008, établi à 1,4971 euro/litre.

Moins usité, le super sans plomb 98 s'est quant à lui échangé au prix moyen de 1,5849 euro/litre, atteignant là aussi un record historique.

  • Les tensions internationales ont bon dos

Les prix à la pompe grimpent depuis plusieurs mois dans le sillage des cours du pétrole brut, eux-mêmes en pleine ascension sur fond de fortes tensions politiques dans le monde arabe. Le baril de Brent de la mer du Nord est ainsi monté le 11 avril à 127,02 dollars, son plus haut niveau depuis le 1er août 2008. Il valait encore 124,25 dollars lundi vers 11h30.

La flambée du brut n'explique cependant pas tout. En effet, selon la DGEC, le prix de l'essence sans plomb 95 a eu plutôt tendance à baisser le mois dernier sur le marché international de Rotterdam (Pays-Bas). Sur cette Bourse européenne des carburants, le litre de SP 95 est passé de 60,7 centimes d'euros (hors taxe) le 1er avril à 59,2 centimes d'euros le 29 avril.

  • Doublement de la marge brute

Mais, dans le même temps, la marge brute réalisée par les distributeurs de carburants sur la vente de super a presque doublé. Elle est passée de 4,9 centimes/litre le 1er avril à 9 centimes/litre la semaine dernière, expliquant l'intégralité de la hausse des prix en France au cours du mois d'avril.

"Les marges de distribution sont à des niveaux relativement classiques", s'est pourtant défendu Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). "C'est un retour à la normale. Au début du mois d'avril, la marge était anormalement basse", a-t-il justifié. D'autant que, une fois déduits frais de distribution, de logistique et de stockage, la marge nette des distributeurs pétroliers "est de l'ordre de 1 centime par litre", a avancé M. Schilansky.

  • Le gazole stable

Du côté du gazole, la marge brute est restée stable, voire a légèrement régressé, au cours du mois d'avril, à environ 9,7 centimes par litre. Et les prix de ce carburant, le plus vendu en France (80% de la consommation) ont suivi la même tendance. Il s'est ainsi vendu 1,3596 euro le litre en moyenne la semaine dernière, contre 1,3609 euro début avril. Le gazole est ainsi encore à près de 10 centimes de ses niveaux historiques qui datent de mai 2008, à 1,4541 euro/litre.

  • L'usine à gaz du gouvernement ne changera rien

La valse des étiquettes à la pompe a contraint le gouvernement à intervenir début avril. Il a annoncé une contribution de la filière pétrolière à hauteur de 115 millions d'euros pour financer un allégement fiscal en faveur des automobilistes. Cinq millions de salariés sont concernés, ainsi que 500.000 membres des professions libérales et 600.000 artisans, selon le gouvernement.

  • A consulter:

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:32

 

La première loi Aubry, en 1998, a ouvert un processus de négociations par entreprise, comprenant des exonérations de cotisations sociales quand les accords prévoyaient des embauches. En 2000, la loi Aubry 2 a généralisé les exonérations pour accord de RTT, même sans embauche. En 2003, la décision de la droite d’ouvrir un contingent annuel d’heures supplémentaires permettant aux entreprises n’ayant pas signé d’accord de RTT de continuer à travailler 39 heures a signé le gel du processus.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:24

Médias - le 3 Mai 2011

L'Humanité Hors-série

Hors série 10 mai 1981: un document pour l'histoire

Trentième anniversaire du 10 mai 1981: LA GAUCHE VOULAIT CHANGER LA VIE


Demain dans les kiosques, le nouveau hors-série de l’Humanité consacré au 30e anniversaire du 10 mai 1981. Dans 
un riche sommaire, il présente une table ronde des quatre ministres communistes et un entretien avec Pierre Mauroy. 


Nous approchons du 10 mai, cette année, trentième anniversaire de l’élection, pour la première fois depuis la fondation de la Ve République, d’un président socialiste. L’accession de François Mitterrand à la plus haute charge de l’État après deux tentatives, en 1965 et 1974, a débouché sur un autre événement sans précédent : l’entrée, un peu plus d’un mois plus tard, de ministres communistes dans un gouvernement de gauche.

 

Il y avait déjà eu en France un président socialiste, mais le titulaire de la fonction, Vincent Auriol, élu en 1947 par le Parlement ne jouait, aux termes de la Constitution de la IVe République, qu’un rôle de représentation. Il y avait également déjà eu des ministres communistes, dont l’œuvre est entrée dans l’histoire, comme Ambroise Croizat, fondateur de la Sécurité sociale, mais ces ministres participaient aux gouvernements mis en place dans la foulée de la Libération entre 1944 et 1947.

L’expérience politique qui s’ouvre en 1981 et s’achèvera le 18 juillet 1984 avec le retrait du PCF du gouvernement est donc un sujet d’histoire unique. Il n’a, à ce jour, jamais été renouvelé, puisque le gouvernement Jospin (1997-2002), auquel participaient une nouvelle fois des ministres communistes fut mis en place sous le règne de la cohabitation avec Jacques Chirac à l’Élysée.

Il n’est pas étonnant de voir apparaître dans les rayons des librairies une importante production éditoriale alors que dans les kiosques la presse se prépare à livrer des numéros spéciaux et des hors-séries sur ces années 1980, marquées par l’espoir, par un chantier du changement trop vite abandonné sous l’effet des vents dominants du libéralisme, et enfin par l’amertume d’un peuple enjoint d’apprendre le renoncement.

 

L’Humanité ne pouvait rester en dehors de cet anniversaire.

Dès aujourd’hui paraît un HORS-SERIE de 84 pages sous le titre : 1981, histoire d’une espérance.

 

L’objectif n’est pas de nourrir une sorte de nostalgie couleur sépia ni de se faire l’hagiographe ou au contraire le contempteur de François Mitterrand et de son parcours politique, mais de questionner avec le recul d’un tiers de siècle un cheminement historique de la gauche entre le mouvement de mai 1968 qui n’avait pas eu d’immédiats débouchés politiques et la longue marche vers le programme commun (1972), vers l’échec de son actualisation (1977) et enfin la victoire de la gauche suivie de mesures sociales et économiques importantes : la retraite à soixante ans, la réduction du temps de travail de quarante à trente-neuf heures par semaine, la cinquième semaine de congés payés, les nationalisations, l’abolition de la peine de mort… Le PCF, qui avait tant milité pour l’union de la gauche, perd sa première place au sein de celle-ci au moment où elle l’emporte.

 

Dans cet ouvrage, nous avons privilégié les rencontres avec les acteurs de cette expérience historique. Pour la première fois depuis leur départ du gouvernement, en 1984, l’Humanité a réuni pour une table ronde les quatre ministres communistes du gouvernement Mauroy : Charles Fiterman, Anicet Le Pors, Jack Ralite et Marcel Rigout, qui nous livrent l’évaluation de leur activité et de celle du gouvernement. Sur ce bilan et sur les rapports entre le PS et le PCF, Pierre Mauroy revient longuement dans une interview exclusive.

 

Roland Leroy, André Lajoinie, Louis Mermaz, Pierre Juquin, René Piquet, Francette Lazard, Paul Quilès, Francis Wurtz figurent parmi les anciens dirigeants communistes et socialistes, tous témoins et acteurs, donnent leurs appréciations sans tabou.

Georges Séguy, alors secrétaire général de la CGT, nous rappelle le rôle que joua le mouvement syndical dans le bilan social de la gauche au pouvoir.

Pierre Laurent tire ses propres enseignements pour le combat politique d’aujourd’hui comme premier dirigeant actuel du PCF.

Ce hors-série de l’Humanité, à bien des égards, est un document pour l’histoire.

Le bilan de 1981, la démarche du programme commun qui donna du sens à l’engagement militant de centaines de milliers de communistes, les rapports entre socialistes et communistes à cette époque ont été longtemps des sujets de débat occultés, tant le sujet restait sensible et pesait sur les controverses du présent. Il n’échappera à aucun lecteur que les différents points de vue exposés au fil des pages diffèrent, voire divergent. En cela, nous avons rempli notre premier objectif : décrisper un débat sur un sujet d’histoire aux résonances encore très fortes.

Trente ans c’est peu à l’échelle de l’histoire et c’est beaucoup aujourd’hui. Même si la gauche n’est pas parvenue à changer la vie comme elle le proclamait alors et que le temps a changé le monde, changer la vie est toujours l’objectif pour quiconque croit possible et nécessaire la transformation sociale.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:18

Retour sur les événements

Oussama Ben Laden a été tué dans la nuit de dimanche à lundi, au Pakistan, lors d'une opération commando près de la capitale pakistanaise menée par les forces spéciales américaines sans l'appui de l'armée pakistanaise.

  •  L'éditorial de Patrick Apel-Muller : Qu’en sera-t-il du terrorisme ? A l’heure où l’ennemi public numéro un est éliminé, il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler que, comme la créature de Frankenstein, il a échappé à ceux qui l’avaient lancé dans le grand bain du terrorisme, c'est-à-dire la CIA qui l’a piloté durant de nombreuses années.  
  • Le point de vue de José Fort, ancien responsable de la rubrique "Monde" de l'Humanité : Ben Laden est-il vraiment mort ? Ben Laden mort, il ne peut plus parler. Pourquoi ne pas l’avoir arrêté au lieu de lui placer une balle, une seule, dans la tête, selon la version officielle. Un procès n’aurait-il pas permis d’en savoir en peu plus sur les relations entre le chef terroriste, les services pakistanais et les gouvernants US ?

 

19h20. "Il s'agissait d'une opération pour tuer. S'il avait sorti le drapeau blanc pour se rendre, il aurait été capturé vivant", a expliqué des responsables américains de la sécurité nationale. Mais lors de la préparation de l'opération, l'hypothèse de travail retenue était que Ben Laden opposerait une résistance, ce qui s'est effectivement produit. Le leader islamiste a "participé" aux échanges de coups de feu entre les commandos américains et les occupants de la résidence fortifiée dans laquelle il se retranchait à Abbottabad, au nord d'Islamabad, a dit ce responsable.

Il n'a pas explicitement précisé si le chef d'Al Qaïda avait fait usage d'une arme contre les troupes américaines. Il a seulement dit que l'affrontement avait duré 40 minutes et que Ben Laden avait été tué d'une balle dans la tête. Trois autres hommes et une femme, prise comme bouclier humain, ont péri dans l'assaut des forces américaines qui n'ont déploré aucune perte dans leurs rangs.

 

18h35. La mort d'Oussama Ben Laden n'a pas d'incidence sur une menace terroriste jugée "élevée" depuis plusieurs années en France, indiquent de hauts responsables de la lutte antiterroriste, mais le Premier ministre François Fillon a appelé à une "vigilance renforcée": "Une étape vient d'être franchie mais le combat contre le terrorisme n'en est pas pour autant terminé et notre vigilance doit être renforcée."

 

18h. Entre 800 et un millier de manifestants ont défilé lundi au cri de "Mort à l'Amérique" à Quetta, dans le sud du Pakistan, après la mort d'Oussama Ben Laden.

 

17h30. Une analyse ADN a permis de confirmer la mort d'Oussama Ben Laden, annonce un haut responsable américain à l'AFP, au lendemain d'un raid contre la villa dans laquelle le chef d'Al-Qaïda se cachait au Pakistan.

 

17h20. Retrouvez ici l'annonce de la mort d'Oussama Ben Laden par le président des Etats-Unis, Barak Obama, tôt ce lundi matin:

 

17h15. Plus de 4000 morts: c'est le macabre bilan des attentats commis par Al Qaïda ou inspiré par la nébuleuse terroriste depuis 1993.

 

16h35. Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a admis lundi qu'un "doute" pesait sur la collaboration du Pakistan dans la lutte contre le terrorisme mais a estimé que l'opération qui a conduit à la mort d'Oussama Ben Laden "est de nature à nous rassurer". En outre "le fait que Ben Laden soit obligé de fuir l'Afghanistan pour se réfugier au Pakistan (...) est le signe que la pression que nous exerçons donne des résultats", a encore estimé le chef de la diplomatie française.

 

16h. Le président afghan Hamid Karzaï estime que le chef d'Al-Qaïda a "payé pour ses actes", et appelé les insurgés talibans à en "tirer les leçons" et à "cesser le combat".

 

15h30. Les autorité américaines commencent à délivrer des précisions sur la mort d'Oussama Ben Laden.

  1. L'opération commando au cours de laquelle Oussama Ben Laden a été tué a été menée par des forces spéciales de la Marine américaine, des Navy Seals, qui ont abattu le chef d'Al Qaïda d'une balle dans la tête, a affirmé à l'AFP un responsable américain. Troupes d'élite employées notamment pour des missions antiterroristes, de reconnaissance ou de guerre non conventionnelle, les Navy Seals (Sea, Air, Land soit terre, air, mer), peuvent être mis à disposition de la CIA comme cela a été le cas dans la nuit de dimanche à lundi.
  2. L'un des deux responsables américains, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a également indiqué que le corps d'Oussama Ben Laden avait été immergé. "L'immersion en mer a déjà eu lieu. Nous voulions éviter une situation où (sa tombe, ndlr) ne devienne un lieu de pèlerinage", a-t-il ajouté.
  3. Les Etats-Unis n'ont informé aucun pays de leur intention de conduire cette opération, y compris le Pakistan où Ben Laden a été retrouvé. Lors du raid, Ben Laden, un de ses fils, deux messagers et une femme ont été tués. "Il a résisté comme nous l'avions prévu", s'est contenté d'affirmer l'un de ces responsables à la question, sans toutefois confirmer que l'objectif était d'éliminer le chef d'Al Qaïda plutôt que le capturer.

15h. La présence d'Oussama Ben Laden dans une coquette ville-garnison à deux heures de route d'Islamabad, avant qu'il soit tué lundi dans un raid héliporté des forces spéciales américaines, entretient le doute sur la réalité de la lutte du Pakistan face à Al-Qaïda.

 

14h. "Un monstre est mort, mais ils ont tué un martyr, ils vont le transformer en martyr", a déclaré la présidente de la principale association de victimes des attentats du 11 mars 2004 en Espagne. "Cela nous fait sourire, mais c'est un sourire amer. Nous n'en avons pas terminé avec le terrorisme. Puissions-nous en avoir fini, mais ce n'est pas le cas", a ajouté Mme Manjon, dont l'un des fils a été tué dans les attentats de 2004.

 

12h50. Les talibans pakistanais alliés à Al-Qaïda ont juré de venger Oussama Ben Laden , s'il se confirmait qu'il a été tué dans un raid américain lundi au Pakistan, en promettant d'attaquer des cibles américaines et le gouvernement d'Islamabad.

 

12h. Une photo truquée prétendant montrer le visage ensanglanté et tuméfié d'Oussama Ben Laden, diffusée par des télévisions pakistanaises, a été largement reprise lundi par des télévisions du monde entier et des sites internet avant d'être retirée des antennes. L'AFP a soumis la photographie à un logiciel spécial qui a permis de prouver que le cliché avait été truqué en empruntant la barbe et la partie inférieure du visage d'une photo plus ancienne de Ben Laden.

 

11h59. Une immersion en mer est contraire à la tradition, selon la Grande Mosquée de Paris qui se déclare "très surpris" de ces informations, qui "demandent à être vérifiées". La Grande Mosquée de Paris rappelle que, selon la tradition musulmane, "le corps d'un défunt doit d'abord être lavé avec de l'eau savonneuse, puis de l'eau claire et enfin avec de l'eau mêlée de camphre, avant d'être entouré de trois pièces d'étoffe". "L'inhumation se fait en terre, sans cercueil. La dépouille doit être placée parallèlement à la Mecque, la tête du défunt légèrement tournée vers la droite pour que son visage soit tourné vers la Kaaba, le sanctuaire sacré de la Mecque".

 

 10h30. "La mort de Ben Laden ne représente pas la disparition des organisations affiliées à Al-Qaïda ou inspirées par Al-Qaïda, qui continuent et vont continuer à s'impliquer dans des attaques terroristes à travers le monde", souligne le secrétaire général d'Interpol Ronald Noble.

 

10h20. Le Pakistan a confirmé lundi qu'Oussama ben Laden avait été tué au cours d'une opération menée "directement" par les forces américaines sur son sol conformément à l'engagement de Washington de le tuer ou le capturer n'importe où dans le monde.

 

10h10. Le fait qu'Oussama Ben Laden ait été tué au Pakistan prouve que la guerre contre le terrorisme doit être menée contre ses bases et ses sources, qui ne se trouvent pas en Afghanistan, a estimé lundi le président afghan Hamid Karzaï. "Chaque jour depuis des années nous avons dit que la guerre contre le terrorisme ne devait être menée contre (...) le peuple pauvre et opprimé d'Afghanistan" mais "dirigée contre ses sources financières, ses sanctuaires et ses bases d'entraînement, qui ne sont pas en Afghanistan, et cela prouve que nous avions raison", a-t-il déclaré.

 

10h00. Le corps d'Oussama Ben Laden a été immergé en mer, ont annoncé des médias américains. Le lieu et les circonstances de cette inhumation n'étaient pas précisés dans l'immédiat. "Nous nous assurons que son corps est traité en accord avec la pratique et la tradition musulmane. C'est quelque chose que nous prenons très au sérieux", avait auparavant affirmé un haut responsable de l'administration Obama lors d'une conférence téléphonique.

 

9h50. La Russie a salué lundi matin l'annonce de la mort du chef d'Al-Qaïda,  a indiqué le Kremlin dans un communiqué. "Le Kremlin salue le succès important obtenu par les Etats-Unis dans la guerre contre le terrorisme international", a déclaré le Kremlin cité par les agences russes.

 

9h40. Londres a ordonné à ses ambassades dans le monde de revoir leur dispositif de sécurité, après la mort d'Oussama Ben Laden dans une opération américaine, a indiqué lundi le chef de la diplomatie britannique, William Hague, appelant à "encore plus de vigilance"

 

9h30. Les Etats-Unis n'avaient pas prévenu les autorités pakistanaises de l'opération contre Oussama Ben Laden et justifient la violation de la souveraineté pakistanaise par "l'obligation légale et morale d'agir", a affirmé un haut responsable de l'administration Obama.

 

8h50. Des centaines de New-Yorkais se sont rassemblés dans la nuit de dimanche à lundi pour manifester leur joie après la mort d'Oussama Ben Laden.

La foule s'est rapidement regroupée aux cris de "ben Laden est mort" autour de Ground Zero, le site où se trouvaient les tours jumelles du World Trade Center détruites dans les attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait près de 3.000 morts et traumatisé durablement la métropole américaine.

 

8h40. Les Etats-Unis procèdent à des tests ADN sur le corps d'Oussama Ben Laden et ont utilisé des techniques de reconnaissance faciale pour identifier le chef d'Al Qaïda, tué dans un raid nocturne au Pakistan, a déclaré lundi un responsable américain. Ben Laden a été identifié par les commandos qui l'ont tué au cours d'une fusillade. Le chef d'Al Qaïda a résisté avant d'être atteint à la tête, a dit à Reuters ce responsable américain ayant requis l'anonymat.

Les résultats des tests ADN devraient être disponibles dans un délai de quelques jours.

Les commandos sont restés moins de 40 minutes au sol et l'opération a été suivie en direct par le directeur de la CIA, Leon Panetta, et d'autres responsables des services de renseignement réunis dans une salle de conférence au siège de la CIA à Langley, en Virginie.

 

8h20. Après la mort de son chef charismatique, Al Qaïda face à son morcellement.

  • A lire: Aqmi, les zélés de ben Laden

Aqmi. Ces quatre lettres, abréviation d’al-Qaida au Maghreb islamique, l’organisation qui a revendiqué la mort de l’otage français Michel Germaneau enlevé au Niger, sèment la terreur de l’Algérie au Niger, en passant par la Mauritanie et le Mali. Que recouvrent-elles réellement ?

 

8h00. Pour cet héritier né en 1957 en Arabie saoudite, 17e des 57 enfants d'un millionnaire du BTP venu du Yémen, le "Mal" s'incarnait dans les "impies" américains arrivés dans son pays, gardien des lieux saints musulmans, pour la guerre du Golfe de 1991. Le "Bien" étant la guerre sainte (djihad) qu'il affirmait leur livrer au nom d'un milliard de musulmans.

 

7h. La mort d'Oussama Ben Laden, tué au Pakistan par des forces américaines, est "une victoire de toutes les démocraties qui se battent conte ce fléau abominable qu'est le terrorisme", a déclaré ce lundi matin le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. (Sur les deux otages français en Afghanistan, à lire: Ben Laden menace la France pour sa politique afghane)

 

"La France, les Etats-Unis comme d'autres pays européens coopèrent étroitement pour lutter contre le terrorisme. C'est donc une nouvelle qui me réjouit profondément", a-t-il ajouté sur France Inter. "Nous serons plus vigilants que jamais. La menace terroriste est élevée, on l'a vu hélas encore à Marrakech il y a quelques jours", a-t-il poursuivi. (à lire: Aqmi réclame 90 millions contre les otages)

 

7h25. Quatre autres personnes ont été tuées avec Oussama Ben Laden dans l'opération commando américaine menée contre la résidence du chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Islamabad, selon les autorités américaines.

 

5h. Les Etats-Unis annoncent qu'ils s'emploient à ce que la dépouille mortelle d'Oussama Ben Laden soit manipulée conformément aux traditions et aux pratiques de l'islam, a déclaré lundi un responsable américain.

 

4h30. Le président Barack Obama a annoncé que les Etats-Unis avaient tué le chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden dimanche, lors d'une opération commando près de la capitale pakistanaise, et salué l'aide des autorités d'Islamabad: "Ce soir, je suis en mesure d'annoncer aux Américains et au monde que les Etats-Unis ont mené une opération qui a tué Oussama Ben Laden, le dirigeant d'Al-Qaïda, un terroriste responsable du meurtre de milliers d'innocents."

Selon le président américain, Oussama Ben Laden a été tué à Abbottabad, une ville située au nord d'Islamabad.

Près de 10 ans après les attentats du 11-Septembre, "justice est faite", a affirmé M. Obama, tout en prévenant ses compatriotes que la nébuleuse terroriste continuerait à essayer de s'en prendre aux Etats-Unis malgré la mort de son chef. En dépit de l'invasion de l'Afghanistan fin 2001 et du renversement du régime des talibans qui abritait la direction d'Al-Qaïda, Ben Laden avait jusqu'ici échappé à la capture et même aux tentatives de localisation.

Lors de son intervention, M. Obama a révélé avoir été mis au courant par son équipe de renseignement en août dernier de la possibilité d'une piste menant à Ben Laden. "Il a fallu plusieurs mois pour remonter ce fil. J'ai rencontré mon équipe de sécurité nationale à de nombreuses reprises pour développer davantage de renseignements relatifs à une localisation de Ben Laden dans un complexe de bâtiments en plein coeur du Pakistan", a-t-il ajouté.

"Et finalement, la semaine dernière, j'ai déterminé que nous avions suffisamment de renseignements pour agir, et ai autorisé une opération destinée à capturer Oussama Ben Laden et à le présenter devant la justice", a encore dit le président. "Aujourd'hui (dimanche), les Etats-Unis ont lancé une opération ciblée contre ce complexe au Pakistan. Une petite équipe d'Américains l'a menée avec un courage et une habileté extraordinaires. Aucun Américain n'a été blessé", a indiqué M. Obama.

"Après un échange de coups de feu, ils ont tué Oussama Ben Laden et ont récupéré son corps", a dit le président, en rendant aussi hommage à l'aide du Pakistan.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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