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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 09:51

"Jean-Luc Mélenchon candidat ? Rien n’est joué, en tout cas pour le Front de Gauche. Il convient, avant de poursuivre, de donner quelques précisions terminologiques. En effet, si la personne de Mélenchon, avec son mélange de faconde et d’énergie de tribun de la plèbe, est très présente médiatiquement, les forces politiques qui le soutiennent et la façon dont elles sont organisées sont finalement très mal connues.

Et pour cause : le silence le plus total règne sur cette question et même le ministère de l’Intérieur qui, le soir du premier tour des élections cantonales n’a pas jugé bon de donner en tant que tel le score du Front de Gauche, le noyant dans celui du PCF, de l’extrême gauche et même des divers gauche. On peut penser que ce flou artistique arrangeait tout le monde. Le Front de Gauche a en effet représenté ce jour-là 9% des suffrages exprimés. Après avoir, à la surprise générale et notamment celle d’Arlette Chabot qui avait quand même beaucoup fait la publicité de Besancenot, devancé le NPA avec près de 7% des voix lors des élections européennes de 2009 et réédité l’exploit l’année suivante lors des régionales avec des pointes à 11% dans le Nord-Pas de Calais, 14,5% en Auvergne et 20% dans le Limousin, voilà que ce damné FDG s’affirmait comme la deuxième force de gauche.

Les premiers mécontents étaient évidemment les écologistes qui prétendaient à ce statut au point de ne pas avoir hésité à maintenir leurs candidats dans certains cantons contre le candidat FDG. Le PS ne voit pas non plus d’un très bon œil ce retour d’une autre gauche, de rupture et de combat, qui l’obligerait à se gauchir pour passer des alliances alors qu’il ne rêve que de partenariats privilégiés avec les Verts et le Centre, tellement plus fréquentables. Même chose pour la droite droitisée et pour Marine Le Pen qui craignent que certains réussissent à mobiliser un électorat populaire sur un discours très social sans surenchère sur la sécurité, l’immigration et les dangers de l’islam intégriste.

Seulement, pour l’instant Jean-Luc Mélenchon n’est pas (encore) le candidat officiel choisi par le Front de Gauche pour porter « un programme partagé » actuellement en cours d’élaboration. Il a simplement été désigné comme candidat à l’élection présidentielle par sa jeune formation, le Parti de Gauche(PG).

Le Parti de Gauche est né début 2009, sous l’impulsion du sénateur de l’Essonne et du député socialiste du Nord Marc Dolez. Il ajoute à une vision antilibérale sur le plan économique une forte sensibilité écologique et sociale, incarnée par exemple par le ralliement de Martine Billard, députée qui a quitté les Verts pour rejoindre Mélenchon. Le Parti de Gauche, avec ses 8000 militants, n’est qu’une des composantes du Front de Gauche qui n’est pas une formation politique en tant que telle (on ne peut pas y adhérer directement, par exemple) mais une alliance électorale. Celle-ci comporte principalement deux autres forces. « Gauche Unitaire » est dirigée par Christian Picquet, ancien du NPA qui ne supporte plus, comme un certain nombre de militants, l’enfermement sociétaliste de la formation trotskyste et surtout son refus à priori de toute forme de participation ou de soutien à des gouvernements socialistes, même pour y établir un rapport de force afin de peser sur certaines décisions. Gauche unitaire revendique un petit millier de militants.

L’autre composante du Front de Gauche, c’est bien entendu le PCF et ses beaux restes : 120 000 adhérents, 13 députés, 20 sénateurs, 2 députés européens, 2 Conseils généraux, de nombreuses mairies et plus de 10000 élus locaux. Autant dire le gros de la troupe, avec la force militante la plus présente sur le terrain et les infrastructures qui vont avec.

Il faudrait compter également nombre de petits groupes alternatifs, écologistes aussi rouges que verts ou des dissidences diverses du PCF qui font d’ailleurs craindre, comme l’a une fois dit le député PCF Alain Bocquet qu’ « un rassemblement de petits finisse par un petit rassemblement. »

Il y a donc une distorsion, et un peu plus que ça, entre le poids médiatique de Jean-Luc Mélenchon et son poids politique réel au sein du Front de Gauche. En effet, même s’il a reçu pour sa candidature le soutien de « Gauche Unitaire », rien n’est fait tant que le PCF ne s’est pas prononcé. Et c’est là que le bât risque de blesser. Certes, Pierre Laurent, secrétaire national, a bien reconnu lors du dernier Conseil National que la candidature Mélenchon était « la plus susceptible de nous permettre de franchir un cap dans nos objectifs ». Traduit en langage non-initié, cela veut dire faire un score à deux chiffres aux présidentielles qui rendra ce courant indispensable pour le candidat socialiste quel qu’il soit dans la perspective du second tour. Et qui permettra dans la foulée de négocier 80% des candidatures dans la perspective des élections législatives qui suivront. Seulement, lors de ce Conseil National du PCF qui s’est tenu les 8 et 9 avril, une résolution actant la stratégie de Front de Gauche a été adoptée par 87 voix contre 30 et 9 abstentions.

Rien de catastrophique apparemment mais pour qui sait lire, cela traduit de vrais clivages. Comme les communistes refusent avec de jouer la farce de primaires à la socialiste, faussement démocratiques et vraiment démagogiques, qui réduisent à rien la fonction militante, les adhérents du PCF voteront pour désigner leur candidat les 16, 17 et 18 juin. Or, rien n’indique avec certitude une victoire de Mélenchon. Il existe en effet trois autres prétendants. Le député André Chassaigne qui a fait un excellent score en Auvergne et commence à être un peu connu du public grâce à sa fibre « terroir » à la Duclos, estime qu’un communiste porterait mieux la stratégie du Front (de gauche).

Mais surtout, deux candidatures « identitaires » refusent cette stratégie qu’elles voient comme une manœuvre destinée à ramener le PCF dans les ornières du programme commun ou de la gauche plurielle : celle, relativement anecdotique, Emmanuel Dang Trang, secrétaire la section du XVème arrondissent de Paris et celle d’André Gerin, le député du Rhône, maire de Vénissieux jusqu’en 2009. André Gerin, dont la devise est « J’aime le rouge dans le respect du blanc et du bleu », est le communiste adoré par la droite depuis ses prises de positions très fermes sur la burqa et la sécurité (il a même co-signé un livre sur la question avec… Eric Raoult.

La partie n’est donc pas gagnée pour Mélenchon.

Ça tiraille dur, et pas seulement, comme on pourrait le croire chez les vieux militants du Pas de Calais. Dans nombre de fédérations, les jeunes communistes craignent la dissolution de l’identité communiste. L’ironie de l’affaire, c’est que les pro et anti « Méluche » poursuivent le même objectif : la survie du PCF."

 

Cette opinion émise sur le site : "le causeur" est à verser au débat de ceux qui s'intéressent au Front de Gauche, à l'alternative possible, et aux Présidentielles de 2012.

Je fais mienne la plus grande partie de cette évocation de la situation actuelle des débats en cours au Front de Gauche et à l'intérieur des formations qui le compose.

En revanche la conclusion sur la survie du PCF comme objectif des uns et des autres fait preuve d'un certain strabisme que je ne revendique pas.

En effet, la question est bien plutôt de savoir, de prévoir ou de subodorer, quelle est, à propos de la séquence présidentielle, la réponse la mieux adaptée pour à la fois engager le plus grand nombre possible de militants et de sympathisants des trois formations dans l'élaboration et le portage du programme "partagé", de choisir un candidat commun susceptible de rendre collective, populaire et participative une campagne électorale que doivent s'approprier les personnes et les organisations les plus intéressées aux changements proposés auxquels ils auront contribué, et de pérenniser la stratégie de rassemblement de Front de Gauche. Bien des débats et des explications seront nécessaires à l'intérieur de toutes les formations politiques du front comme des électeurs eux-mêmes, pour faire de la candidature finalement choisie, contradictoirement, la candidature de tous et de chacun.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:29

Une interview qui peut faire réagir

 

IL reste, que, in fine, ce sont les communistes, après quatre semaines de débat qui se prononceront pas vote au sein de leur formation au mois de juin pour avaliser ou non la proposition de Pierre Laurent ou proposer une autre candidature au Front de Gauche.

Dire qu'elle en va pas de soi n'est un secret pour personne.

En effet, ce serait la première fois depuis 1974 que le PCF ne présenterait pas de candidat. Il faut se rappeler que en 1982 le PCF avait critiqué cette absence dont il faut ici en rappeler quelques éléments. L'élection présidentielle, dans la 5e République et plus encore depuis le changement constitutionnel qui réduit le mandat à 5 ans et qui fait suivre et non pas précéder les législatives, accentue le caractère Présidentiel du régime et donc l'élection présidentielle apparaît comme le scrutun majeur dominant tous les autres et structurant la vie politique. Il favorise le bi-partisme. Donc toute l'importance de la présence des partis politiques dans cette bataille et cette échéance électorale.D'ailleurs tous les partis aujourd'hui semblent prêts à présenter leur candidat (Il y avait 16 candidats en 2007). La deuxième raison, avions-nous avancé à l'époque, c'était que l'absence du PCF à la présidentielle portait en elle l'idée que si nous voulions rassembler et gagner les élections, cela ne pourrait se faire sous l'égide du PCF. Que le PCF ne pouvait pas rassembler suffisamment pour gagner en quelque sorte. Sur la base du renforcement de l'uniuon su run programme commun, largement conçu par la négociation entre les deux partis la candidature de Mitterand fût proposée et acceptée par le PCF. En 1974 Mitterand à cependant échoué devant Giscard. Sans doute, le poids électoral et l'influence du PCF était-il encore excessif à ses yeux. Ce qui lui fit dire, à l'internationale socialiste à Vienne en 1972 alors qu'il était critiqué pour avoir signé le programme commun :  " si j'ai signé le programme commun c'est que je compte bien faire la démonstration que sur les 5 millions de voix du PCF  2 millions peuvent se porter sur le PS. Il fallait comme le clamait Mitterand "rééquilibrer la gauche".Giscard s'assignaient également comme objectif de réduire l'influence du PCF trop grande à ses yeux. Giscard en déclarant pouvoir prendre  3 millions de voix au PCF. ,

Naturellement nous ne sommes plus dans les mêmes conditions politiques, économiques, internationales.

Question : Est-ce que la stratégie de Front de Gauche initiée et déployée par le PCF induit nécessairement une candidature communiste à la Présidentielle ? Une candidature émanant d'une autre composante du Front de Gauche comme celle de Mélanchon, permettait-elle au Front de Gauche de se crédibiliser, d'engager la bataille d'dées sur les propositions et les méthodes du changement consignée dans un programme partagé de mobiliser tous les militants communistes, du PG et de la GU? et in-fine réaliser un score rendant incontournable le Front de gauche? Et est-ce qu'un candidat communiste serait incapable de réaliser ce score ? Quelles analyses pour quelle réponse ?

 

Ces deux questions auxquelles nous cherchons à construire les réponses, se posent d'abord parce que nous avons choisi la stratégie de Front de gauche, rassemblements dans les luttes et dans les urnes...Une candidature Mélanchon assurerait-elle un espoir et un score capable de subvertir la logique présidentielle et de  promouvoir le Front de gauche ?. A regarder les sondages (qui d'ailleurs ne prennent pas en compte l'éventuelle candidature Chassaigne) la réponse n'est pas évidente. L'étiage se situe entre 4 et 7 % en égalité avec Besancenot. Quel bénéfice le PCF pourrait-il alors escompté, de ce point de vue,  et dans ces conditions, de la candidature Mélanchon?

 

 

Pierre Laurent au Comité National  du et  8 avril :

 

« Des camarades, je le sais, craignent notre effacement. Je les comprends et je prends au sérieux cette crainte. Certains ajoutent qu'ils ont parfois été heurtés par certaines déclarations de Jean-Luc Mélenchon. Cela doit être entendu car il en va de l'efficacité collective du Front de gauche.

 

Je veux faire deux remarques à ce propos. La parole du PCF doit être respectée, et c'est de notre responsabilité comme direction nationale. Elle est utile au rayonnement d'un Front de gauche qui, nous le savons, est et sera  traversé de débats. Et, comme je l'ai déjà fait, dans les derniers mois, sur le populisme, le débat énergétique, l'appel au rassemblement entre les deux tours des cantonales,  je n'hésiterais pas à faire entendre la voix du PCF chaque fois que nous le jugerons nécessaire. Mais je le ferais toujours avec l'esprit qui nous anime: mettre notre liberté de parole au service du progrès de notre rassemblement. Autonomie et unité sont les deux faces de notre  démarche.

 

 

Prenons les questions par un autre bout. Est-ce que, au contraire ce n'est pas le Front de Gauche qui a besoin du PCF ?

D'abord, parcequ'il en est le géniteur (congrès décembre 2008) et que donc il agit pour faire vivre sa stratégie de rassemblements et de lutte, pour  le mettre en place, pour le populariser, pour le faire vivre (jusque dans les élections (européenns et régionales) ou il a octroyé des candidats et des sièges d'élus au PG). Il en est sans doute le meilleur défenseur et promoteur.

 

Qui plus que le PCF a la légitimité de représenter le Font de Gauche? Son histoire (naissance en 1920), son implantation électorale, ses militants (130 000) ses élus (10 000), son expérience, ses moyens, sa presse, ses locaux, l'argent des militants ses innovations politiques etc ?

A moins de céder, déjà ou encore, à l'anticommunisme, qui établit  a priori le refus d'une candidature émanant du PCF (comme se fut le cas lors des collectifs antiliberaux avec Marie-Georges Buffet), pour rassembler la gauche., la question peut être posée aux militants communistes et à ceux des autres formations sans qu'ils soient accusés de faire échouer la candidature commune qui ne vaudrait que par la désignation d'un candidat d'une autre formation en fût-il le co-Président?  Mais alors, ces composantes de cette gauche, jusqu'où est-elle prête à collaborer avec le PCF ? Et sur qupoi? Pour les faire grandir, pour pouvoir leur imposer des choix qui ne leur agréé pas mais que le nouveau rapport de force auquel il auront contribué de modifier leur impose la capitulation ?. Quelles garanties aurions-nous, que pour elles il ne s'agit pas de se faire des joues roses au détriment du PCF?

 

Voilà une autre question qui mérite d'être posée, car si la candidature aux Présidentielle, implique, selon P. Laurent "un accord global" comprenant le programme partagé, la Présidentielle et les législatives, les réponses actuelles du Parti de Gauche et de ses dirigeants sont encore floues et (ou) contadictoires.

Par exemple , Mélanchon, pour booster sa candidature avait affirmé il y a quelques temps que, si le PCFcraint de se faire avaler tout cru par sa candidature, les 80 % des candidatures aux législatives seraient issues du PCF de quoi avoir une grande visibilté et la main sur la campagne électorale. Mais dans le début des négociations il n'en va pas de même. En effet, ni sur le programme, ni sur les candidatures l'accord est en ligne de mire. Ainsi, le No 2 du PG Eric Coquerel n'a-t-il pas déclaré récemment qu'il serait inacceptable que le PCF trust 75 % des circonscriptions et qu'une répartition 50% PCF 30 % PG et 20 % GU permettrait un accord bénéfique pour toutes les parties ?.

On n'est pas couché! A suivre !

 

La seconde remarque porte sur les médias. L'absence persistante de la présence des dirigeants communistes, non pas dans tous les médias, mais dans la plupart des émissions télévisuelles de grande audience et dans la totalité des grandes émissions politiques radiophoniques du week-end est une anomalie démocratique. L'invitation de Jean-Luc Mélenchon, avancée par les chaînes en question pour justifier cette discrimination, n'est pas une explication convaincante, elle n'est pas recevable. Pourquoi le Front de gauche, rassemblement divers, subirait-il un traitement univoque quand EELV, le PS, et que dire de la droite, voient leurs représentants défiler les uns après les autres? Comment justifier cette interdiction d'antenne de fait dans ces grandes émissions au lendemain des résultats des élections cantonales? La démocratie en souffre, et la dynamique collective du Front de gauche aussi. Nous porterons donc avec force cette bataille sur nos temps de parole. »

A suivre...

 

Pour avoir une opinion avérée, encore faut-il être en possession de tous les éléments d'information, ou du moins, les éléments essentiels à la formation de sa propre opinion. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Comme nous pouvons le constater, la censure est quasi générale en ce qui concerne les analyses, les propositions, les actions du PCF et de ses représentants, qu'ils soient   militants ou élus communistes.

Si chacun avait conscience de ce que proposent les communistes, tout le monde ou presque serait communiste, je crois. Il suffit de lire le programme qu'ils proposent pour s'en convaincre (www.pcf.fr). Du coup le potentiel électoral du PCF serait et est considérable et les choses pourraient changer. Mais voilà, une chape de plomb recouvre la politique du PCF qui n'a pas accès aux grands  médias.

Bien sûr, le pouvoir y a placé ses hommes-liges, dont la mission est de contenir les consciences et de les manipuler.

Ainsi, la question de l'information et de l'accès à la diffusion des idées devient-elle un des éléments essentiels de la lutte de classes. Et il est fort dommage que la direction du PCF, malgré quelques protestations, ne prenne pas cette question à bras le corps. La dénonciation de cette censure doit porter l'exigence de l'accès du PCF aux médias, pour conjurer l'interdiction et permettre aux citoyens de bénéficier de "l'originalité communiste". Ceux des hommes politiques, des intellectuels ou des journalistes qui parlent de liberté d'expression  dans le monde, se font tout petits ici, dans notre pays . Ils se complaisent à envahir les médias qu'ils dominent et utilisent à volonté, quitte à se faire les complices se basses besognes la plupart du temps.

Arlette Chabot, Yves Calvi, et bien d'autres encore, sont les archétypes de la censure à l'oeuvre.

Pourquoi ne pas recenser et comparer la présence des invités dans les différentes émissions de tous ces grands médias qui font l'opinion.Ils choissent les thèmes, les candidats, les spécialistes, les experts, les personnalités, les journalistes que l'on exhibe, bien en cours pour leur allégeance  etc.... Et à la radio c'est pareil.

Cette bataille pour le pluralisme et l'hônnêteté de l'information à la radio et la télévision est d'autant plus nécessaire qu'elle donnerait à voir la réalité de tous ces hommes politiques qui n'ont à la bouche que les mots démocratie et liberté quand ils maintiennent , dans les faits, des baillons sur l'opposition communiste. Ils protestent contre l'interdiction faite à certains dissident en Chine par exemple, mais tolèrent et soutiennent l'interdiction faite au PCF dans le pays des "Droits de l'Homme.

Chaque matin, sur Europe 1, France inter, Rtl, Grance info, Télematin, LCI, Itele; Bfm Tele et le fameux Bourdin, c'est la même rangaine, UMP, PS, FN ont table ouverte.

 

Ce matin le jeudi 28 avril :

Tous les journaux "d'information" font leur gorges chaudes de l'entrée en campagne de François Hollande pour la primaire socialiste qui aura lieu au mois de juin, avec forces images et commentaires du meeting à Clichy La Garenne

A lamatinale de canal+ : Emmanuel Valls (PS)

sur LCI Valini (PS) nous apprend que F. Hollande à  bien une stature et une capacité présidentielle, car, sous l'ère Jospin, celui-ci a participé comme quasiment " Vice-premier ministre" à toutes les décisions du gouvernement. où il était consulté prioritairement. Puis Harlème Désir (PS),s'étend sur la dangerosité de l'éventuelle candidature Chevènement qui ferait perdre la gauche et retrouver le danger du 21 avril 2002. Mais nous allons le convaincre dit-il.

sur itélé : Christien BOUTIN débat avec le Maire de LYON (PS)

sur BFM Ségolène Royale( PS), On verra bien dansle reste de la journée et en soirée. Cela risque de continuer, comme d'habitude.Les ministres et les dirigeants des partis de droite se succéderont sans doute. (J'écris ses lignes sans le savoir encore à cette heure 9 h 20, nous vérifieront)

 

 

 


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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 16:44
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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 10:09
Jeudi soir j’ai participé à l’émission d’Arlette Chabot sur France 2 « à vous de juger ».
Ma colère à l’égard du traitement par cette chaîne de la candidature que je porte (et avec elle celle des hommes et des femmes qui la soutiennent) n’a d’égale que la gravité avec laquelle je souhaite interpeller sa direction sur la conduite du débat démocratique durant la campagne électorale !
Pourquoi ? Parce que si Madame Chabot et avec elle la direction de l’information de la chaîne publique a le droit de choisir les candidats pour qui elle va voter, je lui dénie celui de prendre les téléspectateurs en otage de ce choix en décidant de leur présenter comme seuls crédibles les candidats choisis par elles.
Plus d’une heure et demi d’antenne pour Monsieur Bayrou...pourquoi pas ! Mais pas au détriment du débat contradictoire sur ses propositions, pas au détriment d’une confrontation à égalité avec des candidats dont le poids politique dans le pays est au moins égal au sien. 13.000 élus, 134.000 adhérents, un groupe au Sénat, à l’Assemblée nationale : que faut-il de plus pour être représentatif d’un grand courant d’opinion dans le pays pour la chaîne publique qu’est France 2 ? Seraient ils adeptes d’une théorie visant à considérer les électeurs comme quantité négligeable et ne se fier qu’aux sondages pour décrire un choix politique national ! A ce jeu, ils ont déjà perdu le 29 mai 2005 !
J’espère qu’ils vont vite se ressaisir et organiser au plus vite, de grands et beaux débats sur les orientations politiques contradictoires présentées au suffrage des français lors de l’élection présidentielle entre tous les candidats sans hiérarchie. A toutes fins utiles, je leur déclare ma disponibilité pour y participer
 
Marie-George Buffet,
Candidate à l’élection présidentielle
 
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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 09:55

Et oui, à nouveau, la grande émission politique de France 2 du jeudi est un modèle de pluralisme.
L'objet de l'émission serait juste de parler de la chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages. Rien sur les sujets qui intéressent les Françaises et les Français quelques semaines avant les élections municipales et cantonales. Et parmi ses invité, Arlette Chabot a sélectionné ses représentants de l'opposition : François Bayrou, qui n'est pas dans l'opposition mais dans la course aux places. Et deux socialistes pour compléter un tableau qui, une nouvelle fois, met à mal le pluralisme politique.
Et pour le reste, fermez le ban ! Le paysage politique vu par Arlette Chabot se rétracte de semaine en semaine. A se demander si par mégarde, elle ne confondrait pas l'agenda de ses amis de celui de son travail. Et le Parti communiste, pour ce qui le concerne, ne se trouve que dans le deuxième. Pas dans le premier.

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Arlette Chabot bise JF Coppé.... évidemment!

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 09:54
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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 09:37

 Par Jean-François Téaldi, Responsable Médias au Conseil National du PCF

 

Pourquoi les propositions du PS pour la presse sont-elles insuffisantes et inquiétantes ?

 

Les propositions pour la presse, adoptées par le bureau national du PS, sont très loin de ce qui serait indispensable si la gauche revenait au pouvoir. Certaines sont inquiétantes pour l’audiovisuel public, rien n’est dit sur les industries, les aides à la presse, le statut de l’Agence France-Presse menacé, peu sur l’intervention des salariés. Le PS souhaite « limiter les concentrations » mais « sans interdire l’émergence de groupes multimédias ». Et de plus, il n’envisage que de « privilégier » lors « de lancement de chaînes les opérateurs indépendants des groupes titulaires de marchés publics ». Selon nous, nos camarades se mettent dans une contradiction insoluble. Comment limiter les concentrations si, comme le propose le PCF, ne sont pas interdits les monopoles nationaux et régionaux qui font tant de mal au pluralisme ? Nous souhaitons de plus assurer l’étanchéité entre actionnaires et rédactions. Comment ne pas interdire aux groupes tributaires de commandes de l’État (Bouygues, Dassault, Lagardère) de posséder des médias, alors que les intérêts marchands de ces groupes influent sur les lignes éditoriales, comme en témoigne Alain Duhamel évoquant Lagardère et Europe 1 (Cartes sur table) : « Il essayait d’influer mes papiers sur le Proche-Orient : ses activités dans l’armement le rendaient extrêmement chatouilleux dès qu’on évoquait ce sujet. » Plus inquiétant, le PS n’évoque pas le renforcement du principe coopératif de la distribution de la presse écrite, mis en danger par nombre d’éditeurs ; rien non plus sur la refonte nécessaire des aides postales, de l’aide au transport et des aides aux journaux à faibles revenus publicitaires. Pour nous, il est urgent de créer une structure de régulation de la presse dont les missions concerneraient l’impression, la distribution et les outils. Et devant les difficultés des imprimeries, pourquoi ne pas créer un pôle public d’imprimerie ? En ce qui concerne l’audiovisuel public, qu’il faut absolument refonder, c’est encore plus inquiétant. Le PS trace quelques pistes, mais précise que ce sera sans « remettre en cause l’ensemble des contrats d’objectifs et de moyens ». Plus grave, pour France Télévisions, il envisage « une correction de périmètre » qui « dégagera des marges de redéploiement » par « des économies de rationalisation de gestion, de synergies entre France Télévisions, l’Audiovisuel extérieur de la France et les chaînes parlementaires » ! Nos camarades se prépareraient-ils à privatiser une ou plusieurs chaînes ? Quand aux synergies et aux économies, on sait qu’elles se réalisent toujours sur le dos des salariés ! Pour nous, a contrario, il est indispensable de réinvestir dans le public et de créer un pôle public qui irait de la production à la diffusion et comprendrait France Télévisions, Radio France, l’Audiovisuel extérieur de la France et l’Institut national de l’audiovisuel. Et devant la position de quasi-monopole des groupes de télécommunications, reconstituer un pôle public en renationalisant TDF et France Télécoms Pour France Télévisions, le PS « exclut de rétablir la publicité en soirée » et d’augmenter la redevance, maintenant ainsi l’instabilité financière et le risque de censure des taxes de remplacement par la Commission européenne. Il faudra bien pourtant porter la redevance au niveau moyen européen par étapes et la moduler en fonction des revenus si nous voulons pérenniser le financement de l’audiovisuel public. Autre proposition indispensable pour déprécariser le secteur, imposer les groupes privés en fonction de leur politique d’emploi en CDI et du respect des conventions collectives. Enfin, le PS ne s’engage pas suffisamment sur l’instauration d’une nouvelle démocratie sociale dans les entreprises. Il veut certes une « meilleure représentation du personnel dans les conseils d’administration », mais sans préciser son niveau. Nous affirmons pour notre part que les syndicats devront trouver une place égale à 50 % des membres et qu’il faudra créer un collège d’usagers. Dans toutes les entreprises de presse, nous voulons aussi permettre aux rédactions de s’opposer aux nominations des responsables éditoriaux par saisine des comités d’entreprise. Pour le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui a failli depuis des lustres, il ne suffira pas qu’il soit « politiquement équilibré ». Nous proposons de créer un Conseil supérieur des médias qui assurerait les fonctions du CSA, du Bureau de vérification de la publicité et des autorités de régulation et serait composé de parlementaires, de professionnels et de représentants des syndicats. Et pour que les citoyens aient leur mot à dire, nous souhaitons créer des états généraux des médias, constitués de professionnels, de parlementaires, de syndicats, d’associations. Rien n’est dit sur le Web, alors que se pose de plus en plus la question d’interdire la brevetabilité des logiciels, voire de créer une plate-forme publique de téléchargement. Oui, c’est bien de ruptures dont le pluralisme a besoin, du type de celles, en cours d’actualisation, proposées par la commission médias du PCF (« Pour une réappropriation populaire des médias », 2004, en ligne sur le site du PCF).

Jean-François Téaldi

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 09:35

 Par Jean-François Téaldi, Responsable Médias au Conseil National du PCF

 

Pourquoi les propositions du PS pour la presse sont-elles insuffisantes et inquiétantes ?

 

Les propositions pour la presse, adoptées par le bureau national du PS, sont très loin de ce qui serait indispensable si la gauche revenait au pouvoir. Certaines sont inquiétantes pour l’audiovisuel public, rien n’est dit sur les industries, les aides à la presse, le statut de l’Agence France-Presse menacé, peu sur l’intervention des salariés. Le PS souhaite « limiter les concentrations » mais « sans interdire l’émergence de groupes multimédias ». Et de plus, il n’envisage que de « privilégier » lors « de lancement de chaînes les opérateurs indépendants des groupes titulaires de marchés publics ». Selon nous, nos camarades se mettent dans une contradiction insoluble. Comment limiter les concentrations si, comme le propose le PCF, ne sont pas interdits les monopoles nationaux et régionaux qui font tant de mal au pluralisme ? Nous souhaitons de plus assurer l’étanchéité entre actionnaires et rédactions. Comment ne pas interdire aux groupes tributaires de commandes de l’État (Bouygues, Dassault, Lagardère) de posséder des médias, alors que les intérêts marchands de ces groupes influent sur les lignes éditoriales, comme en témoigne Alain Duhamel évoquant Lagardère et Europe 1 (Cartes sur table) : « Il essayait d’influer mes papiers sur le Proche-Orient : ses activités dans l’armement le rendaient extrêmement chatouilleux dès qu’on évoquait ce sujet. » Plus inquiétant, le PS n’évoque pas le renforcement du principe coopératif de la distribution de la presse écrite, mis en danger par nombre d’éditeurs ; rien non plus sur la refonte nécessaire des aides postales, de l’aide au transport et des aides aux journaux à faibles revenus publicitaires. Pour nous, il est urgent de créer une structure de régulation de la presse dont les missions concerneraient l’impression, la distribution et les outils. Et devant les difficultés des imprimeries, pourquoi ne pas créer un pôle public d’imprimerie ? En ce qui concerne l’audiovisuel public, qu’il faut absolument refonder, c’est encore plus inquiétant. Le PS trace quelques pistes, mais précise que ce sera sans « remettre en cause l’ensemble des contrats d’objectifs et de moyens ». Plus grave, pour France Télévisions, il envisage « une correction de périmètre » qui « dégagera des marges de redéploiement » par « des économies de rationalisation de gestion, de synergies entre France Télévisions, l’Audiovisuel extérieur de la France et les chaînes parlementaires » ! Nos camarades se prépareraient-ils à privatiser une ou plusieurs chaînes ? Quand aux synergies et aux économies, on sait qu’elles se réalisent toujours sur le dos des salariés ! Pour nous, a contrario, il est indispensable de réinvestir dans le public et de créer un pôle public qui irait de la production à la diffusion et comprendrait France Télévisions, Radio France, l’Audiovisuel extérieur de la France et l’Institut national de l’audiovisuel. Et devant la position de quasi-monopole des groupes de télécommunications, reconstituer un pôle public en renationalisant TDF et France Télécoms Pour France Télévisions, le PS « exclut de rétablir la publicité en soirée » et d’augmenter la redevance, maintenant ainsi l’instabilité financière et le risque de censure des taxes de remplacement par la Commission européenne. Il faudra bien pourtant porter la redevance au niveau moyen européen par étapes et la moduler en fonction des revenus si nous voulons pérenniser le financement de l’audiovisuel public. Autre proposition indispensable pour déprécariser le secteur, imposer les groupes privés en fonction de leur politique d’emploi en CDI et du respect des conventions collectives. Enfin, le PS ne s’engage pas suffisamment sur l’instauration d’une nouvelle démocratie sociale dans les entreprises. Il veut certes une « meilleure représentation du personnel dans les conseils d’administration », mais sans préciser son niveau. Nous affirmons pour notre part que les syndicats devront trouver une place égale à 50 % des membres et qu’il faudra créer un collège d’usagers. Dans toutes les entreprises de presse, nous voulons aussi permettre aux rédactions de s’opposer aux nominations des responsables éditoriaux par saisine des comités d’entreprise. Pour le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui a failli depuis des lustres, il ne suffira pas qu’il soit « politiquement équilibré ». Nous proposons de créer un Conseil supérieur des médias qui assurerait les fonctions du CSA, du Bureau de vérification de la publicité et des autorités de régulation et serait composé de parlementaires, de professionnels et de représentants des syndicats. Et pour que les citoyens aient leur mot à dire, nous souhaitons créer des états généraux des médias, constitués de professionnels, de parlementaires, de syndicats, d’associations. Rien n’est dit sur le Web, alors que se pose de plus en plus la question d’interdire la brevetabilité des logiciels, voire de créer une plate-forme publique de téléchargement. Oui, c’est bien de ruptures dont le pluralisme a besoin, du type de celles, en cours d’actualisation, proposées par la commission médias du PCF (« Pour une réappropriation populaire des médias », 2004, en ligne sur le site du PCF). Jean-François Téaldi

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 11:31
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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 11:02

Front de Gauche
Programme populaire et partagé


Ce que nous voulons !
1- DROITS SOCIAUX ET PARTAGE DES RICHESSES..................................................................................................................... 2
ABOLIR LA PRECARITE ET L'INSECURITE SOCIALE ! UNE NOUVELLE REPARTITION DES RICHESSES ...................... 2
PLAN D'URGENCE POUR LE LOGEMENT ET CONTRE LA SPECULATION IMMOBILIERE.................................................... 4
ÉCOLE : UN SERVICE PUBLIC AU SERVICE DE TOUS.................................................................................................................. 5
LA SANTE N'EST PAS UNE MARCHANDISE ! ................................................................................................................................... 5
UN PACTE POUR LES SERVICES PUBLICS..................................................................................................................................... 6

 

2- UNE REPUBLIQUE SOLIDAIRE ET FRATERNELLE.................................................................................................................... 6
LA LAÏCITE, PILIER DE LA REPUBLIQUE ET CONDITION DU VIVRE ENSEMBLE.................................................................... 7
ÉGALITE FEMMES - HOMMES : SE DEBARRASSER DU PATRIARCAT ....................................................................................... 8
LA LUTTE CONTRE TOUTES LES DISCRIMINATIONS.................................................................................................................... 8
LA SECURITE : UNE AFFAIRE DE SOLIDARITE NATIONALE ........................................................................................................ 8
ART, CULTURE, PRATIQUES CULTURELLES ................................................................................................................................. 9

 

3 – REPRENDRE LE POUVOIR SUR L'ARGENT ET LA PLANIFICATION ECOLOGIQUE POUR
UN NOUVEAU MODE DE DEVELOPPEMENT HUMAIN ET DURABLE....................................................................................... 10
REPRENDRE LE POUVOIR SUR L’ARGENT ..................................................................................................................................11
LA PLANIFICATION ECOLOGIQUE .................................................................................................................................................... 12
DES CHOIX ENERGETIQUES SOUS CONTROLE CITOYEN ...................................................................................................... 13
UN RENOUVEAU INDUSTRIEL ET TECHNOLOGIQUE ............................................................................................................... 14
SOUVERAINETE ET SECURITE ALIMENTAIRE .............................................................................................................................. 14


4 – CONVOQUER L'ASSEMBLEE CONSTITUANTE DE LA VIE REPUBLIQUE, LE POUVOIR AU
PEUPLE................................................................................................................................................................................................... 15


UNE CONSTITUTION DEMOCRATIQUE, DES LIEUX DE TRAVAIL AUX INSTITUTIONS........................................................ 16
LE CONTROLE CITOYEN..................................................................................................................................................................... 17
L’ORGANISATION DU TERRITOIRE ................................................................................................................................................. 17
UN PROCESSUS CONSTITUANT, UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE................................................................................... 18


5 – S'AFFRANCHIR DU CARCAN DU TRAITE DE LISBONNE POUR CONSTRUIRE UNE AUTRE
EUROPE.................................................................................................................................................................................................. 18


6 - CHANGER LE COURS DE LA MONDIALISATION : UNE POLITIQUE INTERNATIONALE DE
PAIX ET DE COOPERATION................................................................................................................................................................ 20

 

 

  1 DROITS SOCIAUX ET PARTAGE DES RICHESSES


Agir tout de suite :


Rétablissement des 35 heures
Droit à la retraite à 60 ans à taux plein,
Smic à 1 600 euros bruts par mois pour 35h
Gratuité des soins
Abrogation de la loi Molle sur le logement et limitation du montant des loyers à 20% des revenus familiaux
Arrêt de la RGPP.
Abrogation de la réforme hospitalière, réintroduction des élections paritaires dans les caisses de gestion de la Sécurité sociale
Titularisation des 800 000 précaires de la Fonction publique
Agir pour un changement durable :
Refonte du Code du travail pour abolir la précarité et établir l’égalité femmeshommes
Mise en chantier d'un système de sécurité d'emploi et de formation pour tous
Création d'un pôle public du médicament
Abolir la précarité et l'insécurité sociale !


UNE NOUVELLE REPARTITION DES RICHESSES


Nous voulons rétablir le droit au travail et le droit au repos dans une nouvelle répartition des richesses. Pour cela, nous appliquerons le 35 – 60 – 1600 – 20 à savoir : les 35 heures, la retraite à 60 ans, le SMIC à 1 600 euros brut et pas de revenus au dessus de 20 fois le Smic.
Les 35 heures seront pleinement établies sans annualisation, ni perte de salaire et avec les créations de postes qu'elles impliquent notamment dans la fonction publique.
Nous rétablirons la retraite à 60 ans à taux plein (75% du salaire de référence) pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions particulières donnant droit a des départs anticipés. La retraite des femmes percevant au plus 750 euros par mois sera revalorisée. Le financement de la retraite sera assuré en particulier par la mise en place d’une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises au même taux que pour les cotisations employeurs sur les salaires. L’accroissement du taux et de la masse des cotisations patronales sur les salaires seront augmenté avec une modulation tenant compte des choix de gestion de ces entreprises. Aucun recours à la fiscalisation des retraites ne sera opéré pour leurfinancement.


Nous voulons réévaluer l'ensemble des salaires, des indemnisations du chômage et des retraites et les indexer sur l’évolution du coût de la vie. Nous combleront l'écart salarial de 25% entre femmes et hommes à compétences égales. Nous porterons, en deux ans, le SMIC à 1 600 euros bruts par mois pour 35 heures, Nous voulons éradiquer la pauvreté ! Aucun revenu ne pourra être fixé sous le seuil de la pauvreté, les minimas sociaux seront fixés en référence au SMIC et indexés sur celui-ci.

 

Un salaire maximum sera instauré. Aucun revenu ne pourra excéder 20 fois le Smic.
Nous voulons sécuriser les parcours de chacune et chacun dans l’emploi et la formation avec continuité de revenu tout au long de la vie. Une sécurité sociale professionnelle sera instituée, prenant en charge les cotisations dans les périodes de non-emploi, de formation et de retrait d’activité notamment pour les femmes ou les hommes élevant leurs enfants. Nous créerons un service public de la qualification garantissant l’accès à la formation
professionnelle initiale et continue.
Un statut social sera créé pour les jeunes en formation créant une rémunération du jeune et la prise en charge des cotisations sociales afin d’inclure ces années de formation dans la duréede cotisation pour la retraite.
Le CDI à plein temps sera réaffirmé comme étant la norme du contrat de travail, le recours aux intérimaires et contrats à durée déterminée strictement encadré. Un quota maximal d’intérimaires et de contrats à durée déterminée égal à 5 % des effectifs dans les grandes entreprises et 10 % dans les PME sera instauré sauf dérogation justifiée. Nous créerons un droit automatique au passage à temps plein pour les temps partiels. Les droits dessalariés des entreprises sous-traitantes seront alignés vers le haut sur ceux des donneurs
d’ordre.
En plus des nouveaux droits donnés aux salariés et aux Comité d’Entreprise en cas de licenciement et de délocalisation, nous rétablirons l’autorisation administrative de licenciement. Nous interdirons les licenciements boursiers ainsi que la distribution de dividendes pour les entreprises qui licencient. En cas de délocalisation ou de dépôt de bilan, nous instaurerons un droit des salariés à la reprise de leur entreprise sous forme de
coopérative.
Nous abrogerons la RGPP et restaurerons la fonction publique, notamment par les embauches nécessaires à la satisfaction des services rendus à la population. Nous titulariserons les 800 000 précaires de la Fonction publique.
Nous engagerons la négociation d'un nouveau code du travail basé sur la responsabilité sociale des entreprises et de nouveaux droits pour les salariés, ainsi que d'une nouvelle convention de l'Unedic. Le nouveau code du travail assurera l’abolition de la précarité et l’égalité femmes - hommes dans l’entreprise en prévoyant de lourdes pénalités pour les
entreprises qui ne respecteront pas cette égalité. Les effectifs de l’Inspection du travail seront doublés.
Nous ferons de la protection sociale un bien commun et un droit de base pour tous en renforçant le principe de solidarité entre les générations. La perte d'autonomie (que la droitenomme « dépendance ») sera couverte dans le cadre de la protection sociale sans recours auxassureurs privés. Et nous favoriserons, au niveau départemental, la création de pôlespublics de « l’autonomie ».
La lutte contre la souffrance au travail sera décrétée cause nationale dès la première année de mandat et, parmi les mesures immédiates, nous engagerons, en concertation avec les personnels de la santé et les représentants des salariés, le réinvestissement massif de l'État dans la médecine du travail. Nous créerons un service public de la petite enfance.

  PLA D'URGENCE POUR LE LOGEMENT ET CONTRE LA SPECULATION IMMOBILIERE

Nous interdirons les expulsions locatives de toute personne et famille en difficultééconomique et sociale. Nous interdirons toute coupure d'eau et d'électricité et gaz pendant l'hiver.
Nous revalorisons l'APL en supprimant le mois de carence de son attribution et rétablirons son caractère rétroactif.
Nous engagerons une refonte du système du surloyer fixant à 200% le seuil de déclenchement des plafonds de ressources.
Nous appliquerons la loi de réquisition des logements vacants et engagerons un plan demobilisation des logements vides : réduisant le délai de vacance d'un logement, nous renforcerons les critères de procédure de réquisition et l'abattement annuel de 10% au bout de la 5e année et l'exonération pour les étrangers.
Nous sortirons le logement de l'emprise de la loi du marché et de la spéculation en adoptant une loi réduisant le montant du loyer à 20% des moyens des familles.
Nous créerons un service public national et décentralisé du logement et de l'habitat et engagerons un plan d'urgence national pluriannuel de construction de 200 000 logements publics sociaux par an pendant 5 ans.
Nous agirons pour une application résolue de la loi SRU élargie en remontant à 30% en zone de tension et 25% sur le reste du territoire le seuil minimal de logements sociaux ; chaque programme de construction de plus de 10 logements devra respecter le quota de 50% de logement social.
Le financement des crédits alloués au logement social sera assuré par le relèvement du plafond du Livret A à 20 000 euros, la recentralisation de sa collecte par la Caisse des dépôts et consignations, la majoration de 0,55% de la contribution des employeurs à l'effort de construction pour établir un véritable 1% logement. Nous taxerons la spéculation financière et immobilière avec la création d'une taxe « contribution logement » de 10% sur les revenus financiers, et nous supprimerons la taxation des bailleurs sociaux adoptée dans la loi PLF 2011.
Nous créerons des agences régionales de maîtrise du foncier et des prix immobiliers.
Nous soutiendrons les collectivités qui créeront les conditions d'une accession sociale à la propriété.
Nous favoriserons l'émergence de projets innovants favorisant l'accompagnement des personnes en demande d'urgence.
Nous agirons pour la généralisation, dans le logement public, des normes environnementales, pour l'application des normes réduisant les factures énergétiques et les émissions de CO2 et pour l'émergence d'une filière de l'éco-construction.

  ECOLE : UN SERVICE PUBLIC AU SERVICE DE TOUS


Nous combattons la mise en concurrence des établissements. Nous réaffirmons la nécessité d'une politique nationale de l'éducation dans une logique de service public, pour une véritable gratuité et égalité d'accès aux savoirs sur tout le territoire. Nous agirons concrètement pour que la production de connaissance et la formation soient libérées de la logique du marché et de la rentabilité financière et permettent l'établissement d'une culture commune pour tous.
Nous stopperons les suppressions de postes et engagerons un plan extraordinaire de recrutement dans l'Éducation nationale. Nous agirons pour que l'amélioration des conditions matérielles de travail s'accompagne d'un effort national de formation des enseignants pour une démocratisation non seulement quantitative, mais aussi qualitative de
l'accès aux savoirs.
Nous rétablirons la carte scolaire. Nous restaurerons un droit d’accès à l’école maternelle dès l'âge de 2 ans pour les familles qui le souhaitent. La scolarité sera étendue de 3 à 18 ans.
Nous irons vers l'intégration de tous les jeunes de moins de 18 ans dans un cursus de formation adapté à leur projet.
L'investissement de l'État dans l'enseignement professionnel sera augmenté de 50%
Nous garantirons le cadre national des diplômes et leur reconnaissance dans les conventions collectives.
Dans l'enseignement supérieur, la loi LRU sera abrogée. Tous les enseignants/chercheurs pourront participer à la recherche ; un statut du doctorant sera instauré.
Nous créerons un service public de la qualification garantissant l'accès à la formation professionnelle initiale et continue.

 

LA SANTE N'EST PAS UNE MARCHANDISE


En priorité nous mettrons fin aux fermetures et démantèlement d'hôpitaux, de maternité, de centres de soin et d'IVG !
Nous abrogerons la loi Bachelot et la loi de 2003 instituant la tarification à l’activité.
Nous investirons massivement pour redonner à l'hôpital public les moyens nécessaires à une politique de santé de qualité.
Nous rétablirons le remboursement intégral à 100% des dépenses de santé couvertes par la Sécurité sociale en y incluant les lunettes et les soins dentaires.
Nous voulons reconstruire et développer un service public de santé basé sur la proximité et la qualité des soins avec les personnels, les élus et les citoyens.
Nous favoriserons la mise en réseaux des hôpitaux entre eux et avec la médecine ambulatoire pour développer la prise en charge technique nécessaire sans l'opposer à la proximité, pour réduire les temps d'attente dangereux et onéreux, contribuer à la coopération des professionnels entre eux.

 

Pour lutter contre la pénurie de personnel, nous lancerons un programme de formation à toutes les disciplines de la santé.
Nous libérerons la recherche pharmaceutique de la soumission aux marchés et aux laboratoires en mettant en place un pôle public du médicament, en adoptant une charte incluant le devoir de recherche sur des médicaments dits « non-rentables » et en relançant la recherche publique. Les procédures d'autorisation de mise sur le marché des médicaments et leur prix seront contrôlées par la puissance publique.


UN PACTE POUR LES SERVICES PUBLICS


L'éducation, la santé, la protection sociale, la recherche, l'énergie, l'eau, les transports, les télécommunications, le crédit, le logement, la Poste, la sécurité, la justice sont notre patrimoine commun répondant à la satisfaction des besoins des populations et à l'intérêt général.
Nous ferons nôtres les objectifs du Pacte pour les services publics, adopté aux États- Généraux de janvier 2011, fondés sur le principe de réappropriation sociale, d'égalité et de solidarité, de reconquête du bien commun par le peuple dans le plein exercice de sa souveraineté et l'ambition d'un développement économique soutenable.
Nous reconstruirons, développerons et créerons des services publics, sous toutes leurs formes, définis démocratiquement par les citoyens, les salariés et leurs élus assurant une répartition des richesses qui doit permettre l’effectivité des droits et financés par une fiscalité juste et redistributive, une taxation des revenus et des actifs financiers, la taxation des revenus du patrimoine ainsi que la suppression des exonérations de cotisations sociales
patronales et des niches fiscales profitant aux hauts revenus et aux grandes entreprises. Le choix des moyens et outils pour assurer au mieux le service public sera soutenu et renforcé : service public national, la régie, l’appel à un outil de statut public ou d’économie mixte, la S.A. à capital public, la délégation de service public, le recours aux associations et à l’économie sociale et solidaire.
Un service public de l'information et de la culture soustraits du pouvoir de l'argent et des pressions politiques sera le garant du pluralisme et de l'exercice de la citoyenneté.
Au plan européen et mondial, nous agirons pour une harmonisation par le haut des services publics et le développement de coopérations publiques solidaires.

 

2 UNE REPUBLIQUE SOLIDAIRE ET FRATERNELLE


Agir tout de suite :


Réaffirmation de la loi de 1905 sur la laïcité et création du Haut-Conseil de la laïcité,
Instauration d'une négociation annuelle des partenaires sociaux pour le respect de l'égalité professionnelle entre femmes et hommes
Abrogation des lois LOPPSI et des lois sécuritaires et liberticidesBilan annuel sur les discriminations et création d'un corps d'inspecteurs pour la lutte contre la discrimination à l'emploi
Abrogation de la RGPP et plan de recrutement et de formation dans la Justice et la Police
Doublement du montant de l'aide de l'État aux actions de prévention et d'aide sociale des collectivités aux associations
Abrogation de loi 2003 sur l'assurance-chômage des intermittents du spectacle et création d'un système mutualisé pérenne
Agir pour un changement durable :
Création du ministère des Droits des femmes et de l'égalité
Loi-cadre de lutte contre les violences faites aux femmes
Loi de lutte contre le sexisme
1% du PIB consacré à l'art, la culture et la création
Loi contre les concentrations dans les médias et pour défendre la presse d'opinion
La laïcité, pilier de la République et condition du vivre ensemble
La laïcité est un pilier de la République, une et indivisible, un principe vivant et porteur de droits inaliénables garantis à tout membre de la société, français ou étranger : la séparation du politique et du religieux, la liberté de conscience, l’égalité des citoyens en tout domaine sans discrimination d'aucune sorte ; la neutralité de l’État à l’égard de toutes les
croyances.
Nous réaffirmons le bienfondé et l'actualité de la loi de 1905 sur la laïcité. Toutes les modifications ultérieures de la loi de 1905 affectant ces principes seront abrogées. Le
Haut Conseil de l’intégration sera demis de la compétence en matière de laïcité.
La vigilance du législateur sera renforcée par la création du Haut-Conseil de la laïcité dont la mission sera de veiller en permanence au respect de la neutralité des services publics et des représentants du corps de l'État, à la cohésion sociale comme à la protection des libertés individuelles –libertés de croyance, de culte et de philosophie, à la lutte contre toutes les formes de discriminations, racismes et xénophobies, lutte contre l'antisémitisme, contre les communautarismes et intégrismes, et contre les atteintes aux libertés et à la démocratie.

Le Haut Conseil veillera à l'adéquation constante des transformations de la société avec ces principes républicains fondateurs.
La part de financement public dans l'éducation privée religieuse sera évaluée dans le cadre d'une concertation nationale sous l'égide du Haut Conseil de la laïcité, de même que l'engagement d'un processus consultatif sur le Concordat d'Alsace-Moselle dans les départements concernés afin de définir les évolutions jugées nécessaires.

 

EGALITE HOMMES/FEMMES : SE DEBARRASSER DU PATRIARCAT


Nous mettrons en place un ministère des Droits des femmes et de l'égalité, placé auprès du Premier (ou de la Première) ministre, doté de moyens, et appuyé de délégué-e-s interministériel-le-s chargé-e-s de la mise en oeuvre de l'égalité sociale et économique.
Nous impulserons une négociation annuelle entre les partenaires sociaux sur le respect de l'égalité professionnelle (embauche, salaires, retraites, promotions) au niveau des branches et des entreprises. Les atteintes à l'égalité professionnelle seront une discrimination punissable pénalement.
Nous légiférerons sur l'individualisation des droits sociaux pour rompre avec le modèle patriarcal et permettre l'indépendance complète des femmes.
La loi cadre contre les violences faites aux femmes, élaborée par des associations du mouvement féministe, sera adoptée et une politique publique de lutte contre les violences subies par les femmes sera définie : éducation, prévention, information, mesures en faveur des victimes de violence.
Un texte de loi antisexiste sera élaboré, définissant moyens et sanctions, condamnant les discriminations et insultes à caractère sexiste, ainsi que la banalisation et l'omniprésence de la pornographie et l'instrumentalisation des corps à des fins marchandes.
Nous agirons auprès de nos partenaires européens pour que la « Directive de l'européenne la plus favorisée » voie le jour.
La lutte contre toutes les discriminations
Un bilan annuel sera présenté au Parlement suivi de décisions pour mieux faire appliquer les lois prévues à cet effet. Tout le champ des discriminations sera considéré, qu'elles soient fondées sur l'engagement syndical ou politique, qu'elles soient racistes, fondées sur les convictions religieuses, sexistes, fondées sur l'orientation sexuelle, qu'elles
stigmatisent des jeunes, des immigrés, des gens du voyage, des personnes en situation de handicap, qu'elles touchent à l'âge, à l'origine sociale.
Un corps d'inspecteurs sera créé, notamment pour garantir dans les entreprises le respect de l'égalité face à l'embauche, aux salaires, à la promotion.
La notion de « race », infondée, sera retirée des textes institutionnels.
Nous régulariserons tous les travailleurs sans-papiers.
La sécurité : une affaire de solidarité nationale
Prévention, dissuasion, sanction : la lutte pour la sécurité ne saurait être efficace sans reposer sur ces trois exigences :
Les dispositifs de lois anti-jeunes et criminalisant les familles de jeunes en difficulté seront abrogés.

 

Nous devrons impérativement stopper la baisse des effectifs de la police, recruter et investir réellement dans la formation des personnels. Il en sera de même pour le ministère de la Justice qui est l'un des premiers sinistrés de la RGPP. Il faudra revoir de manière drastique la répartition des forces de police sur le territoire national : les communes populaires sont aujourd'hui les premières à souffrir de la « rationalisation » des effectifs à l'échelle des départements et un effort conséquent devra être opéré pour répondre à leurs besoins, appuyés d'un plan de construction de locaux et d'ouvertures de commissariat.
L'aide de l'Etat aux actions de prévention et d'aide sociale aux collectivités territoriales et au mouvement associatif devra doubler qu'il s'agisse des possibilités de subventions ou du réinvestissement direct de l'Etat dans les territoires, via les services publics les plus touchés.


ART, CULTURES, PRATIQUES CULTURELLES


Nous abrogerons la réforme 2003 de l'assurance chômage des intermittents qui sera remplacée par un système mutualisé pérenne et équitable.
Nous stopperons le processus de marchandisation du service public de la culture et les directives de RGPP.
Nous ouvrirons une négociation pour une loi d'orientation et de programmation budgétaire prenant le parti de l'art et de la création comme préalable à l'appropriation des oeuvres par la population toute entière, affirmant la responsabilité publique partagée et se donnant l'objectif de porter l'effort public à 1% du PIB.
Nous agirons pour la diversité culturelle dans le cadre de la convention adoptée par l'UNESCO et défendrons l'exception culturelle au sein de l'OMC.
Nous installerons dans les établissements scolaires une véritable éducation artistique et des résidences d'artistes pour développer les pratiques artistiques.
Nous initierons une plate-forme publique de téléchargement qui permettra la mise à disposition de créations librement téléchargeables et la rémunération des créateurs par une mise à contribution des fournisseurs d'accès et des opérateurs de télécommunication.
Nous proposerons une loi contre les concentrations dans les médias et pour défendre la presse d'opinion, les libérer tout autant des logiques financières que du diktat de l'audimat, leur permettre d'accomplir leurs missions, pluralisme de l'information, divertissement et culture. Nous refondrons un véritable pôle public des médias et garantirons l'existence des médias associatifs.
Nous créerons un Conseil national des médias composé d'élus, de professionnels et de représentants des usagers, chargé de veiller au respect de la responsabilité publique et nationale et de favoriser la création de coopératives de presse ainsi que la diversification des programmes et de la pédagogie dans les écoles de journalisme.

 

3 REPRENDRE LE POUVOIR SUR L'ARGENT ET LA PLANIFICATION


ECOLOGIQUE POUR UN NOUVEAU MODE DE DEVELOPPEMENT HUMAIN ET DURABLE


Agir tout de suite :


Suppression des exonérations de cotisations sociales patronales
Réforme de la fiscalité avec suppression du bouclier fiscal, augmentation de l'ISF et de l'impôt sur les revenus du capital, et taxation des revenus financiersdes entreprises
Pénaliser les entreprises qui délocalisent en modulant l'impôt sur les sociétés et les cotisations sociales
Création d'un Fonds national et de fonds régionaux pour l'emploi et la formation
Moratoire sur toutes les politiques de déréglementation de l'énergie, abrogationde la loi NOME
Mise en place d'un plan de transition écologique réintroduisant la maîtrisepublique de l'énergie et promouvant des investissements publics conditionnésaux critères écologiques, sociaux et démocratiques
Création d'un visa social et écologique pour les échanges commerciaux
Création de pôles publics de l'industrie
Plan national de transition écologique de l'agriculture, révision du mandat des SAFER et du Code des marchés publics, soutien à l'installation des jeunes agriculteurs et à une agriculture
Agir pour un changement durable :
Transformer la BCE et la Banque de France et création d'un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire au service de l'emploi et des investissements utiles
Création de pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représentants dans leurs entreprises, ainsi que des citoyens dans les institutions bancaires et les collectivités territoriales
Adoption d'une nouvelle politique agricole commune fondée sur l'objectif de souveraineté alimentaire et centrant la production sur les besoins intérieurs.

 

  REPRENDRE LE POUVOIR SUR L'ARGENT


L’argent des entreprises


Nous proposons des mesures précises pour désintoxiquer les entreprises de la finance et pour mettre fin à la déstructuration du marché du travail et à la désindustrialisation du pays. En finir avec le 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales et avec les exonérations fiscales. Taxer les revenus financiers des entreprises. Moduler l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales pour pénaliser les entreprises qui délocalisent, qui
développent leurs placements financiers, ou qui se servent des nouvelles technologies pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail.
Nous imposerons aux banques de financer, à des taux d’intérêt faibles, les investissements porteurs d’un renforcement de l’emploi et du potentiel de création de valeur ajoutée dans les territoires. Ainsi, des fonds régionaux et un fonds national pour l’emploi et la formation pourraient se servir des moyens d’intervention publique à leur disposition (bonifications d’intérêts, garanties d’emprunts) en réutilisant à cet effet les fonds aujourd’hui gaspillés dans les cadeaux fiscaux et sociaux aux entreprises.

 

L'ARGENT PUBLIC


Pour libérer les finances publiques des griffes des marchés financiers, nous proposons que la Banque centrale européenne (et les banques centrales nationales comme la Banque de France qui constituent ensemble, l’Euro-système) finance directement, par création monétaire, un Fonds de développement social européen.
Ce nouvel organisme financerait, dans chaque pays et à l’échelle de toute l’Europe, des projets publics démocratiquement sélectionnés sur la base de critères précis de créations et de sécurisation des emplois, de développement de la formation et de la recherche, de respect de l’environnement, d’élévation du potentiel de création de valeur ajoutée des territoires.
La réforme de la fiscalité permettra de contribuer à cette réorientation radicale de la politique économique. Nous mettrons fin au démantèlement de la fiscalité du patrimoine engagé par le gouvernement et nous supprimerons le bouclier fiscal pour rétablir une fiscalité du capital des entreprises pour les inciter à développer la valeur ajoutée et les salaires en économisant sur le capital matériel et financier, à moduler l’impôt sur les sociétés en fonction de l’utilisation des profits des entreprises.
Nous nous prononçons contre la fusion de la CSG avec l’impôt sur le revenu et pour un renforcement de la progressivité du barème de l’impôt sur le revenu.


L'ARGENT DES BANQUES


Nous créerons un pôle financier public par la mise en réseau des institutions financières existantes – services de Bercy, Banque de France, Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale, les banques et assurances mutualistes - et de nouvelles banques et compagnies d’assurances nationalisées.
Ce réseau sera chargé d’un nouveau service public du crédit et de l’épargne, au service de l’emploi, de la formation, de la croissance réelle et de la préservation de l’environnement afin de sortir de la crise et de l’emprise des marchés financiers.

 

Son action permettra de soutenir localement les luttes sociales appuyées sur de nouveaux droits des salariés et des citoyens et sur des fonds régionaux pour l’emploi et la formation.
Nous agirons en même temps pour une nouvelle sélectivité de la politique monétaire de la BCE au niveau européen et mondial.
La « gouvernance » d’un tel pôle reposerait sur des pouvoirs nouveaux exercés par les représentants des salariés travaillant dans ces institutions et de leurs usagers : entreprises et collectivités territoriales bien sûr, mais aussi les salariés, les chômeurs, les précaires et leurs représentants, les associations de consommateurs et les associations de défense de l’environnement permettant notamment de développer des missions spécifiques en faveur du financement des PME, du logement, des collectivités territoriales, des services rendus aux déposants.


L'ARTICULATION AVEC L'EUROPE ET LE MONDE


Nous agirons en même temps pour changer les traités européens pour mettre fin à l’indépendance de la banque centrale européenne vis-à-vis des instances démocratiques nationales et européennes, et pour que sa mission donne la priorité à l’emploi et à la croissance réelle. Cette action peut commencer dès aujourd’hui dans les luttes pour d’autres financements des entreprises et des services publics, avec un fonds de développement social européen financé par la création monétaire de la BCE. Nous prendrons des initiatives pour mettre fin à la domination des États-Unis sur le FMI et pour la création d’une monnaie commune mondiale qui servirait à financer les immenses investissements nécessaires pour permettre aux peuples du Sud de maîtriser leur développement et pour protéger
l’environnement et les biens communs de l’humanité.


LA PLANIFICATION ECOLOGIQUE


Nous mettrons en place un plan de transition écologique contribuant à une nouvelle croissance respectueuse de l'environnement et créatrice de centaines de milliers d'emplois, au service d'un développement humain durable.
Les investissements publics, leur masse, leur orientation seront conditionnés par le respect des critères écologiques, tout comme des critères sociaux et démocratiques.
Nous proposons de conditionner l'accès au Marché unique européen au strict respect d'un cahier des charges social, écologique et démocratique sur le territoire européen par la création d'un visa écologique et social pour les échanges commerciaux. Nous volons doternotre pays et l'Europe de protections communes associées à l'essor de coopérations
internationales favorisant la croissance des normes sociales, écologiques, du droit des salariés et des modèles sociaux les plus avancés. En même temps que la mise en place de ces visas, la France pourrait proposer d'engager des discussions pour la création d'un fonds mondial de développement alimenté par des taxes sur les échanges qui permettraient de financer des politiques de développement social et environnementale.
Toutes les politiques publiques concourront à lutter contre l’émission de gaz à effet de serre. Nous engagerons la relocalisation de l’économie. Nous maintiendrons et développerons les services publics de proximité. Nous assurerons la gratuité des transports en commun de proximité et développerons les transports collectifs en abrogeant les lois de libéralisation du rail.

 

Nous développerons le transport ferroviaire et fluvial en favorisant le ferroutage, en adaptant les réseaux existants, en baissant les tarifs ferroviaires en fixant un prix unique au kilomètre.
Nous mettrons en place un plan national de remise aux normes énergétiques des logements.

Nous créerons pour les particuliers une allocation sur condition de ressources pour financer la rénovation thermique des logements Nous lancerons un réseau de géothermie profonde contribuant au développement de toutes les énergies renouvelables.
Nous engagerons une politique offensive publique de l'eau, reconnue comme bien universel, non-marchand et inaliénable avec la création d'Espaces régionaux de l'eau accompagnant, en matière d'expertise, de financement et d'ingénierie, les collectivités dans leur passage à une gestion publique de l'eau. Ces Espaces favoriseront la coopération entre opérateurs publics déjà existants et seront un lieu d'échange entre élus, collectifs et mouvements citoyens, associations, chercheurs et techniciens.

Nous mettrons en place la gratuité des premières tranches d’eau. Nous allongerons les garanties légales pour favoriser un usage à long terme des produits et développerons les consignes pour que l’usager ne paie plus le prix des emballages.

Nous renforcerons la législation contre l’utilisation de molécules chimiques qui nuisent à la santé.
Nous lutterons contre l’emprise publicitaire et l’aliénation consumériste, en limitant la
publicité dans l’espace public et sur toutes les chaînes de télévision.

Nous interdirons la vente libre des pesticides et herbicides chimiques nocifs pour la santé (le « roundup », notamment).
Nous mettrons en oeuvre un plan de transition écologique de l’agriculture en vue de faire de l’agriculture française un modèle d’agriculture écologique, sans OGM, autonome en intrants en ressources non renouvelables, non contaminantes et contribuant à la lutte contre le changement climatique. Pour lutter contre la concentration des exploitations nous ferons jouer un droit de préemption systématique des terres libérées en faveur de l’installation
d’agriculteurs ou de l’agrandissement de petites exploitations.


DES CHOIX ENERGETIQUES SOUS CONTROLE CITOYEN


Nous proposons un débat public national immédiat sur la politique énergétique et sur le nucléaire en France. Ce grand débat devra permettre la remise à plat des choix énergétiques et être conduit de l’information jusqu’à la prise de décision par les citoyens avec une ratification référendaire. L’ensemble des possibilités - de la sortie du nucléaire au maintien d’un nucléaire sécurisé et public - sera alors débattu.
Nous réaffirmons l'exigence de la maîtrise publique, sociale et démocratique du secteur de l'énergie, seule garante de la transparence, de l'indépendance de l'expertise et de la qualité des installations et des exploitations. Nous créerons un pôle public de l’énergie par la nationalisation de toutes les entreprises du secteur énergétique sous pilotage démocratique associant les citoyens et nous agirons pour une telle création au plan européen.
Nous devons assurer l’accès à l’énergie de tous, programmer les investissements publics nécessaires à la diversification des sources d’énergie, mettre en place les procédures nécessaires aux diagnostics de sécurité, de préservation de la planète et de notre environnement.
Nous engagerons un effort massif en faveur de la recherche pour le développement des énergies renouvelables et de leur utilisation publique et pour le traitement des déchets issus de la filière nucléaire.

 

UN RENOUVEAU INDUSTRIEL ET TECHNOLOGIQUE


Nous abolirons la logique des pôles de compétitivité qui concentre les activités sur quelques lieux dans une logique de concurrence entre les territoires. Nous engagerons une politique d'aménagement et de développement industriel du territoire fondée sur des exigences d'emploi, de qualification, de recherche et d'environnement, moteurs d'une nouvelle
croissance par la promotion d'une autre façon d'entreprendre, de produire et d’échanger pour répondre aux besoins humains, sociaux et environnementaux.
Nous mettrons fin aux exonérations de cotisations sociales et aides financières aux entreprises qui délocalisent et licencient pour réduire leurs masses salariales, ce qui dégagera 80 milliards d'euros par an.
Les aides aux entreprises seront soumises à des règles strictes. Le pôle financier public fournira un crédit bonifié aux entreprises pour l'emploi, la formation, la recherche et le développement sur critère d'utilité sociale et environnementale des investissements et de la production. Ces aides seront modulées en fonction du niveau des exigences sociales et environnementales qu’elles respecteront (réduction des temps partiels imposés, des écarts de
salaire par exemple). Dès lors le soutien public à l’économie sociale et solidaire sera fortement augmenté.
Nous voulons promouvoir la création de pôles publics de l'industrie à l'échelle territoriale, une politique industrielle publique moderne portant des stratégies de filières dans des secteurs émergents et stratégiques, intégrant recherche, innovation, développement, formation et production : dans les biotechnologies, les nanotechnologies, par exemple pour faire émerger la voiture de l'après pétrole, pour réduire la consommation d'énergie par l'isolation du parc ancien des bâtiments, dans le domaine des transports collectifs et de l'aménagement des espaces de vie. Nous soutiendrons les politiques d'investissements des entreprises vers les innovations industrielles aux productions utiles. Nous favoriserons la relocalisation des activités et les circuits courts de distribution.
Nous renforcerons la présence de l'État dans le capital d'entreprises stratégiques pour leur sauvegarde et leur développement.
Le soutien de l'État et des pouvoirs publics aux PME-PMI aujourd'hui les plus créatrices d'emplois sera renforcé, ainsi que le développement de toutes les formes de production innovantes : économie sociale et solidaire, coopératives…


SOUVERAINETE ET SECURITE ALIMENTAIRE


Nous agirons pour une nouvelle organisation de l’agriculture dans le cadre des Nations- Unies, afin de soutenir le développement de marchés régionaux, réguler les marchés mondiaux, mettre en oeuvre un plan agricole et alimentaire mondial, promouvoir la relocalisation et la transition écologique de l’agriculture et combattre les processus
d’accaparement de terres.

 

Nous serons à l'initiative de la construction d’une alliance stratégique avec les pays engagés dans la défense de la souveraineté alimentaire et de l’agriculture paysanne.
Nous impulserons une coopération au développement qui priorise les accords avec les États mettant en oeuvre des politiques de souveraineté alimentaire et de soutien à l’agriculture paysanne.
Nous agirons pour l'adoption d’une politique agricole commune cohérente avec l’objectif de souveraineté alimentaire, centrant la production sur les besoins du marché intérieur et protection de ce dernier, garantissant aux agriculteurs des prix rémunérateurs, encadrant les pratiques de la grande distribution au moyen des prix minimums aux producteurs et de coefficients multiplicateurs maximums
La France opposera son veto à la conclusion du cycle de Doha de l’OMC, à la signature des accords de libre-échange (notamment les APE) négociés par l’Union européenne, à toutes les pressions du FMI, de la Banque mondiale et conditionnalités de l’aide au développement exercées sur les pays du Sud
Nous mettrons en oeuvre un plan national de transition écologique de l'agriculture. Nous engagerons le soutien au développement des filières alternatives labellisées, vivrières, courtes de proximité, biologiques, reposant sur une juste rémunération du travail et permettant au plus grand nombre de bénéficier d'une alimentation de qualité.
Nous engagerons la révision du mandat des Sociétés d’aménagement foncier et rural (SAFER) et de leur gouvernance afin d'y rendre les pouvoirs publics majoritaires et pour stopper puis inverser le processus de concentration de l’agriculture.
Nous soutiendrons l’installation de jeunes agriculteurs et la consolidation des petites exploitations, y compris par le biais de réserves foncières, notamment à proximité des villes.


4 CONVOQUER L'ASSEMBLEE CONSTITUANT DE LA VIE


République, le pouvoir au peuple


Agir tout de suite :


Convocation d'une assemblée constituante
Abrogation de la réforme territoriale 2010
Rétablir la proportionnelle à toutes les élections
Création du Conseil national des médias
Création du statut de l'élu
Agir pour un changement durable :
Fondation d'une VIe République parlementaire, citoyenne et sociale
Élaboration du statut de l'élu et du statut du bénévole

 

Une constitution démocratique, des lieux de travail aux institutions
Nous rétablirons la primauté de l’Assemblée nationale sur l’exécutif et réduirons les pouvoirs du président. Le Sénat sera supprimé ou verra son rôle changer pour devenir une chambre relai des collectivités locales et des initiatives citoyennes. L’élection à la proportionnelle sera rétablie pour toutes les élections. La parité sera garantie par la loi. Le
cumul des mandats limité.
La nouvelle constitution devra mentionner la reconnaissance des droits sociaux : droit au travail, à la santé, au logement, à l’éducation, à la protection sociale.
Elle reconnaitra la citoyenneté d’entreprise : Nous instaurerons des droits nouveaux pour les salariés dans l’entreprise et le statut des grandes entreprises sera redéfini en tenant compte de leur responsabilité sociale. Le pouvoir économique ne sera plus entre les mains des seuls actionnaires, les salariés et leurs représentants seront appelés à participer aux choix d’investissement des entreprises en tenant compte des priorités sociales écologiques et économiques démocratiquement débattues. L’avis favorable des représentants du personnel ou des CE sera obligatoire pour toutes les décisions stratégiques et nous instaurerons un droit de veto suspensif sur les licenciements. Dans les entreprises publiques, le droit des usagers sera reconnu et exercé. Le droit de grève et de se syndiquer, la liberté d’expression seront confortés. Les comités d’entreprise se verront reconnus des droits étendus d’expertise, de contrôle, de propositions et de décisions. Les délégués syndicaux interentreprises dans les TPE seront reconnus, nous agirons pour l’extension des droits des « Comités de Groupe » au niveau des groupes européens. La hiérarchie des normes sera rétablie (pas d’accord d’entreprises moins favorables que les accords de branche). Une véritable médecine du travail dotée de moyens de prévention d’analyse et de décision sera développée.
Nous mettrons en place une citoyenneté de résidence. Les résidents extra-communautaires bénéficieront du droit de vote dans les élections locales ainsi qu'aux élections nationales après cinq années de résidence.
Nous garantirons l'indépendance de la justice à l'égard du pouvoir exécutif en instaurant un Conseil supérieur de la justice à la place du conseil national de la magistrature qui sera responsable devant le Parlement. Ce Conseil supérieur de la justice décidera des nominations de l'ensemble des magistrats. Les institutions du maintien de l'ordre et de la justice seront réformées conformément au respect des droits fondamentaux tels qu'ils seront formulés dans
la nouvelle constitution.
La constitution garantira l’indépendance des médias à l’égard du pouvoir politique et des puissances de l’argent. Un Conseil national des médias (regroupant élus, professionnels et représentants des citoyens) sera créé. Les présidents des chaînes publiques seront nommés par leur conseil d’administration dans lesquels les représentants du personnel représenteront 50% des membres. Nous améliorerons les conditions de travail des journalistes pour permettre une information indépendante, pluraliste et de qualité.
Nous créerons un ministère de l'éducation populaire et des libertés associatives. Nous remplacerons la circulaire Fillon du 18 janvier 2010 qui impose aux associations les critères de gestion des entreprises privées, par une loi qui confortera les possibilités d'agir des associations au service de l'intérêt général et préservera les libertés associatives

 

Nous redéfinirons à tous les niveaux une politique de soutien financier au monde associatif transparente et privilégiant les aides au fonctionnement par rapport aux aides à projet qui mettent en concurrence les associations. Nous renforcerons les pouvoirs des instances regroupant les associations au plan national (CNDA et CPCA) qui prendront une place prépondérante dans la gestion d'un observatoire national de la vie associative.


LE CONTROLE CITOYEN


Un statut de l’élu(e) dans toutes les collectivités (communes, départements, régions, assemblées nationale et européenne) sera garanti ainsi qu'un statut du bénévole.
Une nouvelle instance nationale pluraliste chargée du contrôle de constitutionnalité sera créée en lieu et place du Conseil constitutionnel actuel ; les citoyens ayant pouvoir de la saisir.
Nous créerons de nouveaux domaines d’intervention populaire. Le référendum, ou toute autre forme de consultation populaire directe, pourra être initié par voie de pétition réunissant un pourcentage conséquent de la population.
Tout changement du périmètre des services publics sera décidé après consultation du peuple.
L'initiative d'une loi sera ouverte aux citoyens, aux organisations syndicales et associations.
Nous abrogerons la loi LOPPSI 2 et les lois sécuritaires attentatoire à nos libertés, protègerons les citoyens face au fichage généralisé et à la vidéo-surveillance.
Nous respecterons scrupuleusement le droit d’asile.
Nous adopterons une loi contre la corruption et les conflits d’intérêt ; une loi pour l’égalité, qui éradiquera toute discrimination liée à l’orientation sexuelle, aux situations de handicap, au genre, aux différentes formes de familles ; une loi contre les violences faites aux femmes et l’accès effectif et gratuit à l’IVG.


L'ORGANISATION DU TERRITOIRE


La réforme 2010 des collectivités territoriales sera abrogée.
Le principe général de responsabilité selon lequel l'État est le garant de l’égalité des citoyens sur l’ensemble du territoire devrait être réaffirmé et consolidé (péréquation financière, garantie de l'application des droits, égalité de traitement…)
La décentralisation sera organisée en fonction du principe de proximité permettant d'optimiser les décisions publiques dans le sens d'une plus grande satisfaction de l'intérêt général tout en définissant le rôle respectif de l'État et des différents échelons territoriaux en France et dans l’Europe

 

L'autonomie des collectivités territoriales devra être assurée grâce à l'actualisation du principe de libre administration contenu dans la constitution
Un processus constituant, une assemblée constituante
Pour respecter pleinement la souveraineté populaire et poser les bases de la République démocratique et sociale que nous voulons construire, nous engagerons un processus constituant, mettant au coeur l’engagement citoyen et le débat public.
Une assemblée constituante sera élue au suffrage universel, dès 2012, distincte de la nouvelle Assemblée nationale, ayant pour mandat de rédiger un projet de constitution nouvelle pour une VIe République.
Le texte proposé sera l'aboutissement d’un grand débat public réunissant citoyens, organisations sociales et politiques qui, sous des formes à définir (assemblées populaires, états-généraux, forums citoyens…) relayées par les médias, devra permettre au peuple luimême de s’en approprier les enjeux
Ce projet de constitution nouvelle, une fois voté par l'Assemblée constituante serait ensuite soumis à référendum populaire.


5 S'AFFRANCHIR DU CARCAN DU TARITE DE LISBONNE POUR CONSTRUIRE UNE AUTRE EUROPE


Agir tout de suite :


Restructuration et annulation des dettes souveraines
Remise en cause du Pacte pour l'euro et création d'un Fonds européen développement social, écologique et solidaire
Création du visa social et écologique pour les échanges commerciaux
Agir pour un changement durable :
Refonte des statuts et missions de la Banque centrale européenne (BCE)
Nous voulons une Europe affranchie du traité de Lisbonne qui respecte la souveraineté des peuples et qui relance une politique de développement social et écologique. Le traité de Lisbonne, rejeté à près de 55% des Françaises et des Français et imposé par voie législative, est illégitime. Nous refusons tous les pactes et plans d’austérité qui concourent à amplifier la récession économique et la régression sociale au nom de la même logique libérale de
soumission aux marchés financiers. Nous voulons mettre un terme à la libéralisation des services publics. Nous avons besoin d’une Europe laïque, indépendante, de paix et de solidarité internationale.
Une Europe qui mette fin aux ingérences impérialistes et néocolonialistes qui rapatrie ses troupes des théâtres d'opération extérieurs.

 

Une Europe qui s'engage pour le respect des droits des peuples, en particulier ceux du peuple palestinien.
Nous nous engageront dans la mise en chantier d'un nouveau traité qui serait adopté en France par référendum après un grand débat populaire. Nous agirons pour l'adoption d'une clause de non régression sociale et environnementale.
Sans attendre cette échéance, nous agirons pour développer des politiques européennesnouvelles, libérées de l'emprise des marchés financiers.
Nous agirons pour restructurer les dettes publiques et leur annulation.
Pour cela la France proposera une refonte des missions et des statuts de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui doit être mise sous contrôle démocratique, pouvoir prêter directement aux États à taux faibles, voire nuls, acheter des titres de la dette publique sur le marché monétaire pour promouvoir l'emploi et la formation et les services publics en visant la réponse aux besoins humains et à ceux de la planète.
Nous proposerons la création d’un « Fonds européen de développement social, écologique et solidaire » répondant à cette exigence et d’un « visa social et écologique » pour les échanges commerciaux.
Nous travaillerons à une harmonisation fiscale qui instaure un contrôle des mouvements de capitaux, la taxation du capital et des transactions financières, le contrôle des activités des banques et la lutte contre les délocalisations. Nous établirons un secteur bancaire public pour favoriser le développement d'un nouveau crédit.
Nous agirons pour restructurer les dettes publiques et leur annulation.
Une nouvelle politique agricole commune sera élaborée fondée sur la sécurité et la reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire, rapprochant les paysans européens au lieu de les mettre en concurrence, tournée vers le développement des coopérations avec les pays qui souffrent le plus de sous-alimentation.
La France s’engagera pour une Europe de l’harmonisation sociale. Elle demandera la mise en place d’un Smic européen (établissement d’un salaire minimum légal dans chaque pays et procédure de convergence vers le haut).
Les services publics, avec de nouvelles créations à l'échelle européenne deviendront un pilier de la construction européenne.
Les pouvoirs de la Commission européenne doivent reculer au profit de ceux du Parlement européen et des parlements nationaux dont les pouvoirs d'initiative, de co-décision et de contrôle doivent être renforcés.
Une Europe de l'égalité des droits doit voir le jour. Elle doit s’inscrire en faveur de la dignité humaine, contre la pauvreté, l’exclusion, les divisions et discriminations.
Les politiques d'Europe forteresse, de stigmatisation des étrangers non communautaires doivent être abandonnées et les accords de Schengen renégociés au profit d'une action résolue de l'Europe en faveur de politiques nouvelles de migrations internationales et de codéveloppement, en particulier avec les pays des pourtours Méditerranéen. L'égalité femme-homme doit être une valeur fondamentale de l'Union européenne, la clause de la femme la plus avantagée en Europe sera mise en place.

 

6 CHANGER LE COURS DE LA MONDIALISATION: UNE POLITIQUE INTERNATIONALE DE PAIX ET DE COOPERATION


Agir tout de suite :


Retrait des troupes françaises de l'Afghanistan
Retrait de la France de l'OTAN
Agir pour un changement durable :
Réformes de l'ONU et du FMI: une nouvelle hiérarchie des normes internationales fondées sur la primauté des normes sociales et environnementales
Création d'un Tribunal international de justice climatique sous l'égide de l'ONU
La France s’engagera pour de nouvelles relations internationales fondées sur le respect des souverainetés populaires et sur des coopérations mutuellement profitables entre les peuples.
Nous agirons pour la dénucléarisation, le contrôle des armes conventionnelles et le désarmement dans l'esprit de la Culture de paix impulsée par l'Unesco et la charte des Nations-Unies.
La France rompra cet alignement libéral et atlantiste pour agir en faveur de la paix, du rétablissement du droit international. Elle agira pour une ONU démocratisée, s’appuyant sur une doctrine multilatérale renouvelée.
Nous déciderons, immédiatement, le retrait de la France de l'Otan et le rappel de nos troupes engagées en Afghanistan.
Nous développerons une action de coopération avec les peuples qui cherchent à construire la démocratie et la justice sociale, notamment en Tunisie et en Égypte.
Nous nous battrons pour la suprématie du droit international sur la force, et notamment le droit souverain du peuple palestinien à disposer d'un État viable dans ses frontières à côté et en paix avec Israël conformément aux résolutions de l’ONU.
Nous annulerons la dette des pays pauvres et mettrons en place un fonds de coopération solidaire sous l’égide de l’ONU financé par une taxe de type Tobin ou d’autres types de taxation du capital international.
Nous agirons pour la souveraineté monétaire et financière des peuples, pour un commerce équitable fondée sur des normes sociales et environnementales exigeantes.

Nous reconstruirons une politique de coopération véritable entre les deux rives de la méditerranée
Nous combattrons les principes d’austérité du FMI et de l’OMC pour les changer ou pour
créer de nouvelles institutions internationales.
Nous appuierons la création un Tribunal international de justice climatique sous l’égide de
l’ONU.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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BRUNO FORNACIARI

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