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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:17

Un constat accablant : les dépassements d'honoraires explosent

Un montant de 2,5 milliards d'euros en 2010, un taux de dépassement passé de 25% du tarif opposable en 1990 à 54% en 2010. Ces dépassements concernent essentiellement les médecins spécialistes et plus particulièrementles chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes. De plus en plus de nouveaux installés choisissent le secteur 2 avec dépassements d'honoraires. Cette situation ne fait qu'empirer car rien ne change.

Ces dépassements ont des conséquences majeures :

- pour les patients, un reste à charge de plus en plus important et des renoncements aux soins de plus en plus fréquents,

- pour les généralistes, de plus en plus de travail pour trouver des correspondants de secteur 1 pratiquant des tarifs opposables, afin de permettre l'accès aux soins.

Il ne faut pas confondre Assurance maladie et assurances complémentaires :

Leurs fondamentaux sont radicalement différents :

  • Pour l'Assurance maladie : les cotisations sont proportionnelles aux revenus et les prestations sont les mêmes pour tous. C’est le principe de solidarité.
  • Pour les complémentaires, mutualistes ou assurantielles, les cotisations sont les mêmes quel que soit le revenu (sauf "chez" certaines mutuelles de fonctionnaires), elles augmentent avec l'âge et le niveau des prestations. C’est le principe assurantiel.

Plus les assurés ont des revenus faibles, moins ils peuvent payer de complémentaires, plus ils renoncent aux soins. Toute « solution » qui s'appuierait sur un rôle accru des complémentaires, augmenterait les tarifs de celles-ci et renforcerait les inégalités d'accès aux soins.

  • La mise en place d'un secteur optionnel à “dépassements encadrés” aboutirait à une généralisation des dépassements.
  • La mise en place de filières de soins agréées par les complémentaires et permettant un meilleur remboursement par celles-ci serait aussi une reconnaissance du droit à dépassement et préfigurerait un système de gestion assurantielle à l'américaine.

Est-ce cela dont une société civilisée a besoin ? 

Il faut en sortir :

Il faut aborder autrement la problématique des dépassements d'honoraires et poser la question dans le débat public : quel serait un “revenu correct” pour un médecin ? Combien doit-il être payé ? Force est de constater que les revenus des médecins sont extrêment inégalitaires entre les différentes spécialités et au sein d'une même spécialité.

On ne peut prétendre favoriser l'accès aux soins des patients sans supprimer les dépassements d'honoraires et sans améliorer la prise en charge des soins de tous par l'Assurance maladie, obligatoire et solidaire.

Communiqué du Syndicat de la Médecine Générale

le 30 mai 2011

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:02

SNCF : des bonus pour pousser les contrôleurs à dresser des PV

Une note confidentielle reçue par des contrôleurs leur fixe noir sur blanc des objectifs à atteindre. Un système de primes décrié par de nombreux agents... et certains passagers trop souvent pris pour cible.

Nicolas Jacquard et Sébastien Lernould | Publié le 31.05.2011, 07h00

Pour lutter contre l’augmentation de la fraude, la SNCF demande à ses contrôleurs de multiplier les PV. L’effet pervers, c’est que ce sont surtout les passagers solvables qui sont ciblés.

Pour lutter contre l’augmentation de la fraude, la SNCF demande à ses contrôleurs de multiplier les PV. L’effet pervers, c’est que ce sont surtout les passagers solvables qui sont ciblés. |(PERROGON/ANDIA.FR.)Zoom

Les contrôleurs SNCF ont-ils un quota journalier de PV à dresser aux voyageurs avec des objectifs chiffrés de récupération des sommes en liquide? Si l’entreprise publique, confrontée, comme à la RATP, au phénomène de la fraude, se défend d’appliquer une telle « politique du chiffre », la réalité sur le terrain est, semble-t-il, tout autre.

Et de plus en plus de contrôleurs brisent l’omerta sur cette pratique qui attise les tensions entre voyageurs et agents SNCF.

 

Certains feraient du zèle

Car ces quotas existeraient bel et bien. La preuve? Dans une note confidentielle adressée en avril à tous ses agents, la direction d’un établissement commercial train (ECT), qui regroupe les contrôleurs, écrit noir sur blanc qu’ils doivent enregistrer « quatre affaires par jour », avec 41% du montant de ces PV encaissé, directement pour un minimum de 50 € par jour. Jamais une telle consigne écrite n’avait été auparavant gravée dans le marbre à la SNCF.

« Si cela avait été le cas, nous aurions immédiatement demandé des comptes à la direction », assure Jean-Luc Cazorla, chargé des contrôleurs à la CGT. Même si la SNCF dément, plusieurs sources confirment l’existence d’une règle officieuse au niveau national : chaque agent du service commercial train (ASCT) doit effectuer au moins trois régularisations par jour. Dans tous les établissements, une moyenne mensuelle des équipes est d’ailleurs établie. Et plus les agents effectuent d’opérations, plus leur prime est importante.

Ce système de bonus inciterait une minorité de contrôleurs à faire du zèle en ciblant les voyageurs susceptibles de payer sur-le-champ. Et ceux-là en font d’autant plus que cela accélérerait leur avancement. Bien sûr, les contrôleurs ne contestent pas l’importance de la lutte antifraude, mais ils ont d’autres missions (sécurité, information…) toutes aussi importantes à leurs yeux. Et supportent de plus en plus mal la pression qu’ils subissent pour les inciter à verbaliser.

 

Le Parisien

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 07:03

Georges Tron a mis en pratique à la Fonction publique ce qu'il avait été l'un des premiers à promouvoir, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, et il a obtenu un accord avec les syndicats sur la précarité.

 Nommé secrétaire d'Etat le 22 mars 2010, à la veille d'une journée de mobilisation des fonctionnaires, il le quitte également à la veille d'une nouvelle journée d'action, organisée mardi pour défendre le pouvoir d'achat. A ce poste pendant quatorze mois, il a mené à bien la réforme des retraites pour les 5,2 millions d'agents et obtenu un accord avec les syndicats pour réduire la précarité dans la Fonction publique.

En 2005, député UMP de l'Essonne, Georges Tron avait suggéré dans un rapport parlementaire de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite pendant les dix prochaines années, une politique appliquée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy dans la cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques). La RGPP s'est concrétisée par le départ de 100.000 fonctionnaires sur la période 2009-2011 et selon les prévisions du gouvernement, 100.000 emplois ne devraient pas être remplacés entre 2011 et 2013.

En mars dernier, M. Tron avait estimé que "la règle intangible de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne devrait pas se poursuivre après 2012". Il avait aussitôt été contredit par son ministre de tutelle François Baroin. Son passage à la Fonction publique aura été marqué aussi par l'accord sur la réduction de la précarité vécue par une partie des 872.000 non-titulaires.

Le 31 mars, il a signé avec six syndicats sur huit un accord et un projet de loi devrait être présenté "avant l'été" en Conseil des ministres. Le texte, qui concerne les trois volets de la Fonction publique -Etat, territoriale et hospitalière-, vise à sécuriser les "parcours professionnels des agents contractuels".

C'est François Baroin, ministre du Budget et ministre de tutelle de Georges Tron, qui va reprendre ses attributions.

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 06:58

Dépassé par Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit boude

 

 

Daniel Cohn-Bendit a annoncé ce lundi qu'il ne viendrait pas au congrès d'Europe Ecologie-Les Verts, qui se tient à La Rochelle de vendredi à dimanche. Son message, posté sur le site du Nouvel obs, posté fait suite à l'échec de sa motion lors du vote des militants dimanche.

"Je n’y vais pas", a confié le fondateur d'Europe Ecologie, reconnaissant un "échec" après les 26,55% obtenus par sa motion dimanche lors du vote des militants réunis en congrès décentralisés. La liste de la secrétaire nationale sortante, Cécile Duflot, a recueilli la majorité avec 50,25% selon les résultats définitifs diffusé lundi, et est assurée d'être réélue à la tête du rassemblement samedi.

C’est "une défaite pour tout le monde. Il y a eu 56% d’abstention, sans compter les votes par procuration. Les deux tiers de ceux qui se sont mobilisés sont des anciens Verts", déplore le coprésident des Verts au Parlement européen."Notre défaite à nous, c’est de ne pas avoir réussi à mobiliser au-delà d’un cercle de sympathisants restreints. Mais est-ce que je ne suis pas un peu naïf en voulant faire un parti politique différent ? Pour moi en tout cas, la phase parti, c’est terminé! Je suis au niveau européen, point à la ligne", conclut-il. (à lire: Eva Joly ou Nicolas Hulot, gauche ou centre gauche?)

Par cette campagne interne, Daniel Cohn-Bendit entendait développer sa "coopérative" pour les sympathisants non adhérents, en toute autonomie du parti. Il voulait aussi "débureaucratiser" le mouvement qui n'est, selon lui, "pas à la hauteur de l'espoir" né des élections européennes de 2009 avec ses 15.000 adhérents.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:41
Question au gouvernement le 25 mai 2011
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:12
Le Petit Journal le savait : Georges Tron aime les femmes, "maladroitement" peut-être. Il n'y aurait donc pas de fumée sans feu ?
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 18:15

Politique.

 

Article paru dans "l'Humanité" le 26 octobre 2010 d'une brûlante actualité en ce mois de mai 2011

 

Ce forum participe de la conscience que l’offensive libérale vise tous les européens.

Lorsque l’Humanité a appelé ses lecteurs à manifester leur solidarité avec le peuple grec et a lancé l’appel à aider la Grèce à s’extraire du marasme économique dans des conditions aussi favorables que celles accordées au système bancaire l’an dernier, l’accueil a dépassé toutes les prévisions. Le site humanité.fr s’est empli d’heure en heure de signatures expédiées de toutes les régions de France et de nombreux pays d’Europe. Les citoyens de la République hellénique furent les plus nombreux. Leur résistance trouvait avec l’Humanité un relais original, une véritable solidarité au niveau des salariés européens. La presse grecque a pris l’heureuse responsabilité de porter le message des lecteurs de l’Humanité à la connaissance des foyers d’Athènes ou de Thessalonique. Et l’on assista, fait peu banal, à la traduction des titres de l’Humanité consacrée à la crise grecque dans les manifestations contre le plan d’hyperaustérité accepté par le gouvernement Papandréou sous la pression du FMI et des autres dirigeants de l’UE. Le forum qui s’ouvre aujourd’hui, à Paris, répondait à ce besoin de mettre en commun les expériences des syndicalistes, des militants, des économistes, des responsables politiques de gauche, d’élus aux Parlements nationaux et européen. Car l’offensive aujourd’hui conduite par les dirigeants néolibéraux vise à faire payer la crise à tous les salariés européens, à tirer les divers modèles sociaux vers le bas. C’est vrai pour les retraites, c’est vrai également pour les services publics, la protection sociale.

Le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Roumanie sont le théâtre de la violence de l’offensive libérale, mais aussi de mouvements de résistance sociale qui, s’articulant l’un à l’autre dans chaque pays de l’UE, pourront modifier les rapports de forces. Le forum de la Mutualité va donner la parole aux acteurs sociaux et politiques de ces pays. Du Portugal à la Roumanie, d’Allemagne ou d’Espagne, la résistance grecque fait tache d’huile et le besoin d’inventer une autre Europe s’impose et devient plus urgent que jamais.

Jean-Paul Piérot

 

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:02

Alors que la droite, par des provocations quotidiennes, instrumentalise l’immigration, des rassemblements sont organisés partout en France samedi, à l’initiative du collectif D’ailleurs nous sommes d’ici.

Lui, il ne connaît pas de limites. Pas une semaine sans que Claude Guéant ne monte « au front » pour dénoncer une « immigration incontrôlée » qui donne aux Français « le sentiment de ne plus être chez eux ». Échecs scolaires, chômage, immigration légale, le ministre de l’Intérieur, avec ses déclarations mensongères, a vite fait oublier son prédécesseur.

Si la France de Claude Guéant n’a pas besoin « de maçons et de serveurs de restaurant », l’UMP, elle, ferait mieux d’embaucher directement Le Pen. Non content d’avoir rompu les digues qui le séparaient du FN, le parti de Sarkozy est décidé à surfer sur la boue xénophobe jusqu’en 2012. « Ça n’a rien à voir avec la xénophobie, c’est un problème comptable. Il y a un certain nombre de mesures à caractère social, dont peuvent bénéficier les immigrés », que « nous ne pouvons pas financer », a déclaré mardi Jean-François Copé. Et le secrétaire général de l’UMP de conclure par l’annonce d’une convention UMP sur l’immigration, le 7 juin. Comment s’étonner, dès lors, que les préjugés s’expriment très facilement : « 32 % des personnes pensent que les Noirs sont plus forts physiquement que les autres, contre 24 % en 2009 et 28 % en 2010 », révèle un sondage publié lundi par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et SOS Racisme.

Mais des citoyens s’unissent contre cette stratégie de la confusion et de la peur. Syndicalistes défendant les travailleurs sans papiers, collectifs de sans-papiers, parents d’élèves mobilisés au sein du Réseau Éducation sans frontières et partis progressistes ne travaillent plus séparément. Depuis novembre 2010, ils sont réunis au sein du collectif D’ailleurs nous sommes d’ici et appellent à un grand défilé parisien de Barbès à Nation (14 heures). Et pour ne plus répondre au coup par coup, des collectifs locaux ont été lancés pour se battre partout contre cette lepénisation des esprits visant à détourner l’attention des classes populaires des dégâts du libéralisme.

1. La France n’a pas besoin de maçons étrangers

En ciblant l’immigration par le travail, Claude Guéant recycle le vieux refrain frontiste : « Y nous piquent nos boulots », soigneusement nappé d’un coulis d’immigration « choisie ». Objection ! Malgré un taux de chômage attisé par la crise, les postes non pourvus continuent à fleurir. Les « offres valables d’emploi », pourtant si difficiles à refuser, n’y ont rien changé : entre 300 000 et 600 000 postes sont invariablement boudés par les Français. Ce sont les fameux métiers dits « sous tension », au premier rang desquels trônent la restauration… et le BTP. Des jobs physiques, à horaires décalés et payés au lance-pierre. On comprend aisément que ceux qui ont le choix ne se bousculent pas au portillon, au nom de la sacro-sainte valeur travail. Le constat a beau être cynique, il prouve qu’il n’existe pas de concurrence entre nationaux et étrangers sur ce plan. D’autant que, sur les 20 000 immigrés ayant obtenu un titre de séjour par le biais de leur activité professionnelle en 2009, seuls 16 % sont des ouvriers ou des employés non qualifiés, ces emplois étant davantage prisés par les ressortissants européens qui, eux, n’ont pas besoin de permis de travail.

2. L’immigration coûte cher aux finances publiques

« Il y a un certain nombre de mesures sociales, dont peuvent bénéficier les immigrés, que nous ne pouvons pas financer », estime Jean-François Copé. Mais, en réalité, l’immigration, c’est tout bénef ! Jeunes, avec peu de dépenses de santé et des taux de chômage moins importants que les autochtones, les étrangers travaillant en France rapportent 12 milliards d’euros à la Sécurité sociale, d’après une étude de l’université de Lille-II de juillet 2010. Privés de la nationalité, ils ne peuvent pas bénéficier des allocations familiales. Au lieu de s’interroger sur les coûts des immigrés, la droite ferait mieux de se pencher sur celui de sa politique migratoire. L’État consacre 394 millions d’euros chaque année à entretenir les centres de rétention. Une somme dérisoire à côté du demi-milliard d’euros dépensé pour assurer les 
28 000 reconduites à la frontière organisées en 2010, et qui coûtent près de 27 000 euros chacune.

3. La France est submergée par les flux migratoires

Faire trembler les citoyens avec les flux migratoires incontrôlés qui menaçaient d’arriver en France après les révolutions arabes n’était pas suffisant pour Nicolas Sarkozy. Il est « de bon sens », pour le chef de l’État, de poser aussi « la question de l’immigration légale », « avec (nos) difficultés à fournir un travail à tous (nos) nationaux, et un chômage à 23 % pour les étrangers non communautaires ». Mensonges. Selon l’Institut national d’études démographiques, le nombre d’étrangers en France n’a cessé de baisser, pour s’établir à 5,8 % de la population. Des chiffres inférieurs à ceux de l’Allemagne ou de l’Espagne, où l’immigration est pourtant bien plus récente qu’en France. Quant aux 20 000 Tunisiens passant la frontière à Vintimille, ils ont suscité maintes affabulations, alors qu’ils ne sont qu’une faible minorité comparés aux 
600 000 réfugiés provisoires de l’ex-Yougoslavie accueillis par les États européens dans les années 1990, ou aux 130 000 boat-peoples arrivés dans l’Hexagone à la fin des années soixante-dix. 

4. Les deux tiers des échecs scolaires concernent  les enfants d’immigrés

Des statistiques trafiquées pour mieux stigmatiser. « Les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés », a asséné le ministre de l’Intérieur, dimanche, sur 
 Europe 1. Les deux tiers ? C’est l’OCDE et le
 rapport 2010 du Haut Conseil à l’intégration (HCI) qui le disent, affirme le ministère. Sauf que c’est faux. Selon l’OCDE, un quart des échecs scolaires, au maximum, sont susceptibles de concerner ces enfants, puisqu’ils ne représentent que 13 % des élèves soumis aux épreuves. Dans le rapport 2010 du HCI non plus, rien ne confirme cette statistique « pifométrique ». Certes, il y est dit que les élèves issus de l’immigration connaissent plus de difficultés (27 % d’entre eux préparent un bac général, contre 40 % pour les autres). Mais c’est la profession et le niveau d’études de leurs parents, plus que leur origine et les facteurs culturels, qui pèsent sur leur destin scolaire. D’ailleurs, à niveau social équivalent, les enfants d’immigrés, portés par une plus grande ambition, réussissent mieux, souligne le rapport.

  • Des militants antiracistes, rédacteurs en chef d'un jour prennent la parole dans l'Humanité

Olivier Le Cour Grandmaison, enseignant-chercheur. Pendant que son maître s’active au G8 en essayant de « prendre de la hauteur », selon l’expression forgée par les communicants de l’Élysée, le vibrionnant ministre de l’Intérieur, cette éminence très grise, et très à droite, prétend veiller sur le pays 
et ses frontières. --> Lire la suite

Clotilde Maillard membre du Réseau Éducation sans frontières (RESF). Le bilan de la grève des 6 804 travailleurs 
et travailleuses sans papiers, soutenue par onze organisations syndicales et associatives, pour arracher une circulaire de régularisation de tous les travailleurs sans papiers est plutôt amer. --> Lire la suite

Catherine Lebrun, secrétaire nationale de l’union syndicale Solidaires et Clotilde Maillard, membre de RESF. L’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, qui a procédé à l’expulsion groupée, en 38 vols, de 1 622 étrangers en 2010 et qui a déjà fait décoller 7 charters depuis le début de l’année, améliore encore son palmarès. À la suite de la mort, ces derniers mois, de plus d’un millier de migrants au large des côtes européennes, sa responsabilité directe est posée. --> Lire la suite

Consultez la carte des mobilisations en France contre le racisme de samedi 28 mai

Pierre Duquesne, Flora Beillouin et Medhi Fikri

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 20:54

 

Avec 8,9 % de voix au premier tour des élections cantonales, le Front de Gauche a certes raté la barre symbolique des 10 % mais il a atteint néanmoins certains de ses objectifs. Il progresse tout d’abord par rapport au score du PC seul en 2004 (7,8 %), il améliore ensuite ses résultats des régionales et des européennes et enfin, il est parvenu à coiffer au poteau Europe Ecologie / Les Verts (8,2 %) s’arrogeant ainsi la place de second parti de la gauche.  

Le calcul, plus juste de notre point de vue, du score du Front de Gauche sur les 1616 cantons où il présentait un candidat (et non pas sur l’ensemble des 2020 cantons renouvelables) s’établit quant à lui à 10,4 % et démontre que cette formation occupe aujourd’hui un vrai espace dans le paysage politique français. La dynamique unitaire créée autour du Front de Gauche a parallèlement permis d’enrayer le recul historique du PC puisque sur les 1461 cantons où le PC était présent en 2004 et le Front de Gauche en 2011, le résultat passe de 9,2 % à l’époque à 10,5 % aujourd’hui.

Pour réelle qu’elle soit, cette dynamique reste modeste et ne s’est pas produite partout. Tout se passe comme si l’apport de la « marque » Front de Gauche avait permis à l’union d’améliorer sensiblement le score du PC dans les territoires où celui-ci était très faiblement implanté sans pour autant se traduire par des gains dans les fiefs ou les zones de force communistes traditionnelles.

Evolution du score du Front de Gauche au premier tour des cantonales par rapport aux résultats du PC en 2004 : la progression se fait uniquement dans les terres de mission

Strates de cantons en fonction du score du PC en 2004 Score moyen du PC en 2004 Score moyen du Front de Gauche en 2011 Evolution
Supérieur à 30 % 40,2 % 40,1 % -          0,1
De 20 à 30 % 24,6 % 24 % -          0,6
De 10 à 20 % 14,2 % 12,5 % -          1,7
De 5 à 10 % 6,7 % 8,3 % + 1,6
Moins de 5 % 3,4 % 5,4 % + 2

Dans ces endroits, comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, l’érosion de l’influence électorale du PC s’est poursuivie mais on peut penser que la création du Front de Gauche a permis de limiter le recul voir de stabiliser le niveau de vote communiste.   En revanche, le passage d’une offre PC à une offre Front de Gauche s’est traduit par un gain moyen de 1,6 point dans les cantons où le PC réalisait à l’époque entre 5 et 10 % et une hausse de 2 points dans la série des cantons où il n’atteignait pas la barre des 5 % en 2004. Les quelques exemples suivants illustrent bien « l’effet Front de Gauche », parfois assez spectaculaire dans certains « déserts communistes ».

La progression du Front de Gauche dans certains cantons à très faible implantation communiste

Département Canton Score du PC en 2004 Score du Front de Gauche en 2011 Evolution
Alpes-Maritimes St-Martin de Vésubie 2,8 % 12,7 % + 9,9
Lozère Fournels 2,6 % 11,8 % + 9,2
Meurthe et Moselle Nancy-Sud 2,4 % 9,7 % + 7,3
Aveyron Marcillac 2,7 % 9,8 % + 7,1
Haute-Garonne Boulogne sur Gesse 1,4 % 8 % + 6,6
Loire St-Just 1,7 % 8,2 % + 6,5
Marne Montmort-Lucy 2,7 % 8 % + 5,3
Tarn Alban 2,4 % 7,3 % + 4,9

A l’inverse, bien que partis sous la bannière du Front de Gauche, des candidats communistes ont vu leur score reculer parfois sensiblement par rapport à 2004 dans certains bastions. On citera par exemple Friville-Escarbotin dans la Somme (- 11,6 points), Echirolles dans l’Isère (- 9,8), Grigny dans l’Essonne (-7,8), Arles-Ouest dans les Bouches-du-Rhône (-7,2) ou bien encore Avion dans le Pas-de-Calais (-6,6).

La marque « Front de Gauche » a donc eu un impact électoral variable selon les territoires et l’histoire politique locale. On observe également un différentiel assez marqué en fonction de l’appartenance partisane du candidat Front de Gauche. Ainsi, dans les 1396 cantons où un communiste se présentait, le score du Front de Gauche s’établit à 10,7 % alors qu’il n’ait « que » de 7,9 % dans les 242 cantons où un candidat issu du PG concourrait. Cette moindre performance des candidats du PG s’explique d’abord par le fait qu’ils ne comptaient que très peu de sortants dans leurs rangs mais aussi et surtout par le fait que les cantons où ils se présentaient étaient généralement moins favorables à la gauche communiste. En 2004, le score du PC était de fait de 9,7 % dans les 1277 cantons où il s’est présenté de nouveau en 2011 contre seulement 5,8 % (soit 4 points de moins) dans les 205 cantons où il était présent en 2004, et où cette année un candidat du PG a brigué les suffrages des électeurs.

Progression comparée du Front de Gauche dans les cantons attribués au PC et au PG

Résultats du PC en 2004 Résultats du Front de Gauche en 2011 Evolution
Cantons où le Front de Gauche a été représenté parle PCen 20011 9,7 % 10,8 % +1,1
Cantons où le Front de Gauche a été représenté parle PGen 20011 5,8 % 7,7 % + 1,9

Envoyés dans des cantons moins faciles, les membres du PG sont néanmoins parvenus à faire progresser le score de 1,9 point par rapport au résultat du PC en 2004 quand la progression a atteint 1,1 point dans les cantons attribués à des candidats communistes. Ceci souligne, comme on l’a vu précédemment, que la dynamique « Front de Gauche » s’est pour l’essentiel manifestée dans des cantons à faible implantation communiste, dont un certain nombre ont été dévolus au PG.     

Bien que bâti dans une logique de rassemblement unitaire, le Front de Gauche a connu localement quelques accrocs : dans 24 cantons, un candidat du PG affrontait un candidat communiste. Cette configuration rare, mais intéressante, permet de disposer d’un autre élément d’appréciation sur le rapport de force interne au sein de la coalition. Dans 18 cas sur 24 (Thiers dans le Puy-de-Dôme, Dôle-Nord-Est dans le Jura, Lezay dans les Deux-Sèvres ou bien encore Grenoble-3), le Parti de Jean-Luc Mélenchon devance son partenaire avec un score moyen de 8,9 % dans ces 24 cantons contre 6,2 % pour le PC.

Si la concurrence au sein du Front de Gauche a donc été assez limitée, ses candidats ont affronté l’extrême-gauche dans 269 cantons. Les précédentes confrontations lors des européennes et surtout à l’occasion des régionales avaient tourné à l’avantage du Front de Gauche ce qui a été le cas une nouvelle fois cette année. Non seulement, ce dernier devance quasiment toujours l’extrême-gauche mais comme on peut le voir dans le tableau ci-dessous, le résultat du Front de Gauche ne se trouve pas affecté par le niveau atteint par les candidats se revendiquant du NPA ou des autres organisations. 

Pas d’impact de la concurrence de l’extrême-gauche sur les résultats du Front de Gauche 

Strate de cantons en fonction du score de l’extrême-gauche Score moyen de l’extrême-gauche Score moyen du Front de Gauche
 Supérieur à 4 % 5,9 % 11,1%
Entre 2 et 4 % 2,8 % 10,1%
Entre 0 et 2 % 1,3 % 10,3%
Absence de candidats d’extrême-gauche - 10,4%

Dans les cantons ayant le plus voté pour l’extrême-gauche, on observe même un score du Front de Gauche supérieur à la moyenne. Ceci peut s’expliquer par le fait que ces cantons présentent la plupart du temps une sociologie politique assez favorable au courant de la gauche radicale qu’elle soit communiste ou non. C’est le cas par exemple de Montluçon-Ouest dans l’Allier, Pantin-Ouest en Seine-Saint-Denis ou bien encore Villerupt en Moselle ou Plérin dans les Côtes-d’Armor. Enfin, pour finir sur les relations avec l’extrême-gauche, il convient de mentionner que dans certains départements (notamment les Alpes de Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Vosges, l’Yonne ou bien encore les trois départements du Limousin), le Front de Gauche avait passé des accords d’alliance avec le NPA. D’après les calculs effectués à partir de la liste des cantons concernés que nous avons pu répertorier, le résultat du Front de Gauche quand il était soutenu par le NPA atteint 12,7 % contre 10,4 % en moyenne soit une « prime » de plus de 2 points. La progression par rapport à 2004 a été importante dans certains cantons du Limousin passant ainsi de 3,8 % à 16,3 % à Guéret Sud-Est, de 5,1 % à 15 % à Limoges-Panazol ou bien encore de 8,9 % à 17 % à Bonnat dans la Creuse. Rappelons que lors des régionales de 2010, le Front de Gauche s’était déjà allié au NPA dans cette région, ce qui a pu contribuer à alimenter cette dynamique unitaire. Mais au niveau national sur l’ensemble des cantons où il était soutenu par le NPA, le Front de Gauche passe de 10,2 % en 2004 (score du PC à l’époque) à 11,5 % aujourd’hui soit une progression de 1,3 point identique à celle observée dans les cantons où il n’était pas soutenu par l’extrême-gauche… Si hormis le Limousin, le soutien du NPA n’a donc guère dopé le vote Front de Gauche, ce dernier n’a pas non plus, on l’a vu, pâti de la concurrence de candidats d’extrême-gauche.  

La concurrence en provenance d’Europe Ecologie / Les Verts a été en revanche plus sérieuse puisque le Front de Gauche a atteint en moyenne 12,3 % dans les 583 cantons où il n’était pas opposé aux écologistes, ce score diminuant à 9,7 % dans les 1033 cantons où ces deux formations s’affrontaient. On peut donc penser qu’au sein de la gauche non communiste, les frontières ne sont pas étanches et qu’une partie de l’électorat a pu, en fonction de l’offre électorale, osciller entre Europe Ecologie et le Front de Gauche. Dans ces 1033 cantons où les deux formations étaient en concurrence, Europe Ecologie devance, avec un score moyen de 11,9 %, le Front de Gauche (9,7 %). Quand on écarte les cantons où les Verts avaient fait alliance avec le PS dès le premier tour (ceci venant « doper » mécaniquement le résultat d’Europe Ecologie), l’écart est un peu plus resserré : 11,1 % pour les écologistes contre 9,2 % pour le Front de Gauche. Mais au total, et comme on l’a vu plus haut, quand on mesure les rapports de force sur l’ensemble des cantons, c’est bien le Front de Gauche qui s’est imposé, certes de peu, comme la seconde force à gauche.

Cette bonne performance se lit également au second tour où le Front de Gauche était présent dans 132 cantons. Dans 14 d’entre eux, du fait notamment du désistement du reste de la gauche à l’issue du premier tour, le Front de Gauche était seul en lice et a donc remporté l’élection. Sur les 118 autres cantons, où il était en lice au second tour, ce parti parvient à l’emporter dans pas moins de 100 cas. La plupart de ces victoires ont été acquises au nom de la gauche rassemblée face à la droite mais quelques cas de figure sont également à signaler. 17 cantons donnaient lieu à un duel PS / Front de Gauche, 11 ont été remportés par les socialistes (bénéficiant vraisemblablement de reports d’une partie de la droite) et 6 par le Front. Ce fut le cas notamment à Aubervilliers-Est en Seine Saint-Denis, Ambazac ou Saint-Junien-Est en Haute-Vienne ou bien encore Saint-Martory en Haute-Garonne. Autre cas de figure intéressant : dans 6 cantons un duel opposait au second tour un candidat (communiste) du Front de Gauche à un écologiste et dans ces six cantons (Saint-Denis-Nord-Ouest et Montreuil-Ouest en Seine-Saint-Denis, Fontenay-sous-Bois-Ouest, Villejuif-Ouest et Ivry-Ouest dans le Val-de-Marne et La Possession à La Réunion) le Front de Gauche l’a emporté.

Au soir du second tour, le nombre total de cantons détenus par le Front de Gauche s’établit à 121 (116 ayant un conseiller général communiste et 5 un élu du PG) contre 109 cantons pour le PC en 2004. Ce développement de l’implantation électorale de la coalition, associée à la progression de son score, traduit donc une dynamique pour ce troisième scrutin où le Front de Gauche se présentait. Il s’agira désormais de voir comment il se comportera en avril prochain dans une élection d’une toute autre nature.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 05:34
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BRUNO FORNACIARI

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