Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 09:50

Le sénateur Billout écrit à Nicolas Sarkozy pour l'interpeller sur la situation de Florence Cassez et de Salah Hamouri

" Monsieur le Président,


Vous vous êtes engagé publiquement à porter assistance à tous nos  compatriotes et cela « quoi qu'ils aient fait ». Votre soutien renouvelé à Florence Cassez illustre bien cet engagement.

 

Ainsi, dans votre déclaration du 14 février dernier au Palais de l'Élysée, vous avez fait référence à « l'enfer que vit Florence Cassez », vous vous êtes ému de ses conditions de détention, vous avez dénoncé les procédures judiciaires mexicaines, et Madame la Ministre des Affaires étrangères a rappelé lors des questions d'actualité au gouvernement devant l'Assemblée nationale du 15 février que la France « n'abandonnera pas Florence Cassez ».*

 

Je ne peux que m'associer à cette fermeté de propos.

 

Cependant, il me semble que votre action gagnerait en lisibilité si elle reposait sur les valeurs universelles de respect des droits de l'homme et que vous les appliquiez avec la même fermeté partout dans le monde. C'est pourquoi je souhaite une nouvelle fois attirer votre attention sur la situation faite à notre compatriote, Salah Hamouri.*

 

Ce jeune franco-palestinien est en effet emprisonné depuis le 13 mars 2005 en Israël pour des faits qui n'ont toujours pas été prouvés.

 

Le 17 avril 2008, après trois ans d’emprisonnement au cours desquels une vingtaine d’audiences ont fait l’objet de reports successifs faute de témoins et/ou d’éléments de preuve permettant d’établir sa culpabilité, Salah a été condamné par le tribunal militaire israélien d’Ofer (situé dans les Territoires palestiniens illégalement occupés) à 7 ans de prison pour « complot et appartenance aux jeunesses du FPLP », et ce à la suite d’une procédure de  compromis (« plea bargain »).

Salah a été contraint d’accepter ce compromis, sur les conseils de son avocate israélienne, Maître Léa Tsemel : les termes du compromis étant, en effet, « soit vous acceptez et ce sera 7 ans, soit ce sera pire ».

 

Depuis lors, l'illicéité des conditions de déroulement du procès et de toute la procédure judiciaire n'a toujours pas été invoquée par la France. Prononcer une telle condamnation, sans infraction et sans preuve, contrevient pourtant de façon flagrante aux dispositions de nombreuses conventions signées et ratifiées par la France, à commencer par la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, a fortiori si le tribunal qui la prononce est illégal.

 

Vous avez reçu dix fois les parents de Florence Cassez mais vous avez toujours refusé de recevoir les parents de Salah Hamouri, malgré l'insistance de nombreux parlementaires dont je fais partie.

 

La différence de traitement évidente entre nos deux compatriotes réside en réalité dans les liens étroits exercés par les autorités françaises avec le gouvernement israélien. Il semblerait qu'Israël, qui bafoue le droit international depuis des décennies, puisse continuer à le faire avec le soutien et le silence complice de la France.

 

Loin de moi la volonté d'opposer les deux situations terribles que vivent nos deux compatriotes. Je souhaite seulement qu'ils bénéficient équitablement des moyens diplomatiques dont dispose notre pays et de l'attention de la part des plus hautes instances de l'État qu'ils méritent tousles deux.

 

En espérant que vous prendrez les décisions qui s'imposent en faveur deSalah Hamouri autant que pour Florence Cassez, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération."

 

Michel Billout

Sénateur de la Seine-et-Marne
Membre de la Commission des Affaires Étrangères, de la Défense et des Forces Armées
Vice-président de la Commission des Affaires Européennes

Repost 0
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 09:43

Monde - le 19 Février 2011

Après plusieurs semaines de calme, Tunis a renoué samedi les rassemblements: environ 15.000 personnes ont défilé dans la capitale pour défendre la laïcité et 3.000 se sont rassemblées devant les grilles de l'ambassade de France.

Ces milliers de Tunisiens ont manifesté samedi devant l'ambassade de France à Tunis pour réclamer le départ de Boris Boillon,  pour "son manque de diplomatie" et "son agressivité" lors d'une rencontre jeudi avec la presse.

Cette manifestante fait allusion à la première rencontre du diplomate français avec la presse, le 17 février, au cours de laquelle M. Boillon avait refusé de répondre aux questions de certains journalistes ou les avait qualifiées de «questions débiles» ou de «n'importe quoi».

Des extraits de cette rencontre ont été diffusés à la télévision tunisienne ainsi que sur Facebook qui a joué un rôle important dans la révolution qui a provoqué la chute du président Ben Ali.Sur la page Facebook on peut lire : «Le dégage tunisien n'épargne personne. Le peuple tunisien choisit ses ministres et il est mûr pour juger les ambassadeurs étrangers». "On mérite des excuses publiques et à la TV", s'indigne une internaute sur la page Facebook intitulée "Tous contre Boillon" à laquelle plus de 7.000 personnes avaient souscrit samedi.

Cette mobilisation est le dernier épisode en date d'une relation franco-tunisienne qui s'est passablement refroidie depuis la chute du régime de Zine Ben Ali, mi-janvier.

Arrivé mercredi, Boris Boillon s'est attiré les foudres des Tunisiens en moins de trois jours.

Dans une vidéo qui circule sur internet, on le voit tancer des journalistes tunisiens pour leurs questions "débiles" sur la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie ou les liens de la France avec l'ancien président tunisien.

"Boris Boillon, dégage", ont scandé les manifestants, détournant le slogan inventé aux plus fortes heures de la contestation contre Zine Ben Ali, contraint de fuir le pays sous la pression de la rue. "Boris Boillon est un mercenaire et un imposteur", pouvait-on lire sur une pancarte.

 

 


 

Face au tollé, le nouvel ambassadeur, qui fut conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, a adressé un message d'apaisement via Twitter. "Vraiment désolé si j'ai pu offenser. Ce n'était pas mon intention", écrit Boris Boillon. 

L'ambassadeur star du Sarkozysme, jusqu'ici à Bagdad, incarne la diplomatie du business quand la priorité devrait être de renouer avec la société civile", peut-on également lire sur la page, où sont dénoncées ses positions en faveur de l'intervention américaine en Irak.

Le gouvernement français  tente de rectifier le tir avec Tunis après avoir reconnu fin janvier que les autorités françaises avaient tardé à prendre la mesure de la contestation populaire qui a conduit à la fuite de l'ancien président.

Dans la foulée, Nicolas Sarkozy a rappelé l'ambassadeur de France à Tunis Pierre Ménat et nommé à sa place Boris Boillon, 41 ans, qui a grandi en Algérie et parle couramment arabe.

Les révélations en cascade sur les vacances tunisiennes de la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, n'ont pas contribué à réchauffer les relations bilatérales.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 09:26

Social-Eco - le 18 Février 2011

événement Agriculture

 

 

Mickaël Poillion « Commençons par produire ce que nous sommes capables de produire »

 

Responsable au syndicat Jeunes agriculteurs, Mickaël Poillion était face à Nicolas Sarkozy sur  TF1 pour défendre sa vision d’une politique alimentaire commune.


Vendredi dernier, on ne vous a laissé que quatre minutes pour parler. Qu’auriez-vous développé si vous en aviez eu le temps ?


Mickaël Poillion. Je n’ai pas cherché à interpeller le président, mais à exprimer mes attentes en termes de politique alimentaire face aux téléspectateurs. Je dis bien alimentaire, parce que parler de politique agricole ne suffit plus. Elle a rencontré ses limites dès lors que la sphère publique s’en est retirée. En une dizaine d’années, l’Europe a fait le choix de liquider tous ses outils de régulation des marchés. D’abord les stocks, puis les taxes à l’import et à l’export, et enfin les quotas… On s’est contenté de maintenir des aides publiques, avec l’idée qu’elles pourraient, seules, constituer un filet de sécurité. Aujourd’hui que le marché fluctue sévèrement, nous ne sommes plus en mesure d’assurer une régulation, un prix, un revenu. Là où l’Europe, il y a encore dix ans, contribuait peu à la fluctuation des prix, elle y participe aujourd’hui doublement, en laissant faire des échanges surréalistes, véritables appels d’air pour ceux qui veulent faire de l’argent.

 

 Par exemple ?


Mickaël Poillion. Ce qui se passe entre l’Europe et le bassin méditerranéen est éloquent. Nous, les Français, nous leur refourguons des céréales dumpées aux aides publiques, dont l’Algérie ou le Maroc sont devenus dépendants faute d’avoir développé des politiques agricoles ad hoc ; eux nous renvoient des fruits et des légumes pas chers, hors saisons, sur un marché que les boîtes privées et la grande distribution organisent de façon à casser les prix. Cela n’a plus rien à voir avec de l’échange ou de la coopération : c’est du commerce pur et dur. Je trouve aussi surréaliste que l’Europe écoule ses céréales de qualité, destinées à l’alimentation humaine, sur le marché mondial, et importe, dans le même temps, des céréales fourragères et 80 % de ses protéagineux (soja, etc.) destinés à l’alimentation animale. C’est absurde. Cela place tout le monde en situation de dépendance. Les éleveurs français – de façon plus ou moins forte, cela dit, selon qu’il s’agisse d’élevage hors sol ou classique – comme les pays récipiendaires. L’Europe doit et peut nourrir son propre bétail.

 

 Quelles perspectives peut-on donner ?


Mickaël Poillion. Il faudra beaucoup de temps avant que la sphère publique ne se réinvente sur ces questions. Mais d’ici là, nous pouvons avancer. En créant, par exemple, des lieux où elle pourrait intervenir, à l’échelle mondiale, européenne ou régionale. Il peut s’agir de définir cinq ou six grands ensembles, à échelle continentale, entre pays confrontés à des problématiques similaires. C’est une réflexion que nous développons, à JA, depuis 2001. Cela déboucherait in fine sur une nouvelle gouvernance, via une organisation mondiale de l’alimentation. Il peut aussi s’agir d’ensembles plus petits, sorte de bassins de consommation et de production. Paris, Londres, Bruxelles en serait un, à mon sens, dans la mesure où la population y est dense et les possibilités de produire nombreuses. Ce serait une façon de reconstruire du lien et de la cohérence entre consommation et production. Un moyen d’en finir avec cette absurdité, qui veut que j’exporte ma production alors que je vis au milieu de 4 millions d’habitants, qui n’ont pas tous accès à l’alimentation. Définir la production en fonction, prioritairement, des besoins et des capacités d’un territoire, et non plus des échanges avec l’extérieur, est une première étape essentielle.

 

 Vous parlez de relocalisation ?


Mickaël Poillion. Oui, mais d’une relocalisation qui ne soit pas béate et ne nie pas le besoin d’échanges mondiaux. Alors que l’urbanisation s’accroît, nous serons obligés d’importer. Mais encore une fois, commençons par produire ce que nous sommes capables de produire. Que l’Europe se donne les moyens de nourrir son bétail est une priorité pour le maintien de son élevage. Au lieu de quoi, elle s’apprête à signer des accords, lesquels prévoient que l’on importe massivement de la viande bovine d’Amérique latine. C’est là où je me fais un peu dur avec le président de la République, lorsqu’il me dit que seule la France, au G20, pousse pour une régulation des marchés. Avant de faire le tour de la planète pour expliquer comment il convient de réguler, qu’il aille voir M. Barroso et lui intime d’arrêter de sacrifier l’élevage français.


Entretien réalisé par Marie-Noëlle Bertrand

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans EVENEMENT
commenter cet article
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 08:32

le 18 Février 2011

événement Agriculture

La filière porcine s’enfonce dans une crise structurelle depuis quatre ans

Le secteur n’a pas attendu la flambée du prix de l’alimentation animale pour être en crise. La surproduction se charge de la mettre à mal depuis quatre ans.

Ils ont manifesté à Lacaune, à Saint-Paul ou encore à Laval. En janvier, ils sont mêmes montés à Paris pour dire leur désarroi : les producteurs de porcs traversent depuis quatre ans une crise structurelle. Alors que près de 65 % du budget d’un éleveur est consacré à nourrir son bétail, la flambée des prix enregistrée sur les marchés mondiaux finit de les acculer. En sept mois, le coût de l’alimentation animale a ainsi augmenté de près de 40 %, sans que le prix auquel leur est payé la viande n’ait évolué en conséquence : 1,35 euro le kilo, affiché ces derniers jours au marché au cadran de Plérin, dans les Côtes-d’Armor. Un prix bien en deçà du coût de production, dénoncent les éleveurs, dont beaucoup n’arrivent plus à faire face. « À l’heure actuelle, nous aurions besoin d’être payés au moins 1,80 euro le kilo pour entrer dans nos frais », estime ainsi Pierre Brosseau, éleveur en Loire-Atlantique et responsable de la commission porc de la Confédération paysanne.

 

Accentué par la fluctuation des cours, le différentiel entre coût de production et prix de vente n’est toutefois pas nouveau. « Voilà vingt ans que le marché européen du porc est en surproduction », rappelle le syndicaliste. Une situation longtemps camouflée du fait d’une consommation de porc boostée par les crises sanitaires qu’ont pu traverser d’autres filières de viande. Mais la vache folle a passé son chemin. Alors que les exportations sont, par ailleurs, devenues plus difficiles, l’excédent de production est, en dix ans, devenu structurel. Dans la filière, la crise s’est installée depuis maintenant quatre ans. Avant même la flambée céréalière, le kilo de porc n’était plus payé que 1,25 euro aux éleveurs, pour un coût de production équivalent, en moyenne, à 1,30 euro le kilo. « Tant qu’aucune mesure ne sera prise pour réguler la production européenne, cette situation perdurera », reprend Pierre Brosseau. « Six porcs invendus par exploitation suffisent à plomber le marché. » Impossible de les garder à la porcherie, quand de nouveaux porcelets y naissent toutes les trois semaines et que les bâtiments ne sont pas extensibles. « Nous sommes bien obligés de les vendre, et ce quel que soit le prix auquel on nous les achète. »

Redéfinir les volumes de production en fonction de la consommation européenne et des exportations réalisables : c’est ce pour quoi plaident de nombreux éleveurs. « Mais l’intérêt de la filière commerciale n’est pas celui de l’éleveur », relève encore Pierre Brosseau, qui note que la tendance actuelle serait plus la réduction du nombre d’éleveurs que celle du nombre de porcs. Alors que la chambre d’agriculture de Bretagne vient de proposer, à chaque éleveur, un audit sur les évolutions possibles de son exploitation, la Confédération paysanne y voit un plan d’encouragement à la cessation d’activité qui ne dirait pas son nom. « ON CHERCHE A LIQUIDER LES PETITS EXPLOITANTS “à l’amiable” », explique Pierre Brosseau. Une liquidation judiciaire s’accompagnerait de facto d’un arrêt de la production. « Or, ce qui les intéresse, c’est de concentrer les élevages, pas de limiter les volumes. »

 

 

Marie-Noelle Bertrand.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PORCHERIE LUZAY-ST VARENT
commenter cet article
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 05:07

Avenir des départements, devenir des services publics, mécontentement et colère sociale, perspective des élections présidentielle et législatives en 2012 sont autant de questions qui pourraient être au cœur de la campagne électorale.

 

L ’enjeu des élections cantonales, qui auront lieu les 20 et 27 mars prochains, pourrait bien dépasser les questions locales. Et avoir une forte valeur ajoutée politique dans un contexte de remise en question des départements par le gouvernement via sa réforme des collectivités territoriales et à un an, tout juste, des élections présidentielles de 2012.

 

Ayant lieu tous les trois ans pour remplacer, par moitié, les conseillers généraux, ces élections verront le renouvellement des élus de 1 941 cantons – 2 023 en comptant ceux de l’outre-mer – et, avec lui, de possibles bouleversements des majorités existantes. Pour l’heure, 58 départements sur 100 sont dirigés par la gauche dont deux, l’Allier et le Val-de-Marne, par le PCF-Front de gauche. Nombre de ces départements ont des majorités fragiles, les états-majors politiques, à gauche comme à droite, estimant que certains de ces départements pourraient changer de majorité. Il en est ainsi de la Corrèze, des Pyrénées-Orientales, des Deux-Sèvres, de la Somme, du Vaucluse, du Val-d’Oise, de la Seine-et-Marne, dirigés aujourd’hui par la gauche et sur lesquels la droite a des velléités de conquête. De même pour l’Aveyron, la Côte-d’Or, les Hautes-Alpes, le Jura, les Pyrénées-Atlantiques, le Rhône et la Vienne tenus par la droite, la gauche nourrit quelques ambitions.

 

Les départements financièrement fragilisés

Si les gestions de proximité vont être passées au crible, les départements intervenant sur les questions sociales, sur les collèges, comme dans nombre de domaines hors de leurs compétences mais importants pour les populations – le logement, le développement économique, le soutien aux projets des villes, les transports, la vie culturelle, sportive et associative –, le jugement sur la politique du gouvernement envers les collectivités locales pèsera lourd.

 

Avec sa politique et ses réformes, le gouvernement menace l’avenir même des départements. La réforme des collectivités prévoit ainsi la création, en 2014, d’un élu commun aux régions et aux départements, le conseiller territorial. Outre le fait que les conseillers généraux que les Français vont élire en mars ne le seront élus que pour trois ans, ce dispositif va bouleverser la réalité. Le nombre d’élus passant de 5 657 à 3 471 réduira d’autant leur proximité avec les populations et éloignera ces dernières des lieux de décisions. Surtout, cette réforme vise à supprimer la close de compétence générale, cantonnant les départements dans leurs seules obligations légales, hors de toute possibilité de répondre aux besoins des populations avec tous les risques sur les services publics de proximité. L’avenir des départements est ainsi compromis. D’autant qu’avec la fin de la taxe professionnelle et les transferts de compétences non intégralement compensés, notamment dans le domaine social (comme par exemple le versement de l’allocation personnalisée d’autonomie), les départements sont fragilisés financièrement. La place, le rôle, l’avenir même des départements comme collectivités indispensables à l’action publique et à la démocratie locale seront des questions en débat lors de ces élections.

 

L'occasion de sanctionner Nicolas Sarkozy

Après les mouvements sur les retraites et devant la forte colère que provoque la politique du gouvernement, ces élections peuvent être, pour nombre d’électeurs, l’occasion de sanctionner Nicolas Sarkozy. Surtout, à un an de la présidentielle, ce scrutin peut apparaître comme une première marche vers un changement de politique auquel beaucoup aspirent. L’UMP, qui craint ce cas de figure, veut dépolitiser l’enjeu de ces élections. Le PS, qui entend surfer sur l’antisarkozysme et faire basculer quelques départements à gauche, compte les utiliser comme un tremplin pour 2012. De son côté, Europe Écologie-les Verts rêve de parfaire, avec l’aide du PS et parfois sur le dos du PCF, son implantation locale. Le Front de gauche voulant, quant à lui, défendre l’avenir des départements et des services publics et développer le débat sur le contenu d’une vraie alternative de gauche, engage sa troisième campagne après les élections européennes en 2009 et régionales en 2010. Un succès de la gauche aux cantonales pourrait contribuer à ce que la droite perde la majorité au Sénat.

Reste l’inconnue du taux d’abstention. La colère sociale et l’aspiration au changement ne conduisant pas automatiquement les salariés, les familles populaires à se mobiliser pour un scrutin dont les enjeux locaux et nationaux sont encore à faire percevoir.

 

Max Staat

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
commenter cet article
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 05:01

NOTRE SANTÉ EN DANGER

GARD-HP

La mise en oeuvre par le gouvernement de la loi HPST-Bachelot-Sarkozy frappe de plein fouet nos hôpitaux, nos maternités, nos centres d’IVG... C’est tout notre service public de santé qui se détériore, tant pour celles et ceux qui en ont besoin que pour celles et ceux qui y travaillent.

Les franchises médicales, les déremboursements, les dépassements d’honoraires, les restructurations hospitalières, les privatisations, le démantèlement de la sécurité sociale, la réforme de la dépendance, la mise à mal de la psychiatrie publique… remettent en cause l’accès aux soins pour des millions de nos concitoyens.

 

USAGERS, PERSONNELS & ÉLUS…

IL EST TEMPS DE RÉAGIR ENSEMBLE !

 

Afin de préparer de façon la plus large et la plus unitaire possible en Deux-Sèvres, une Action Nationale déclinée dans chaque région le 2 avril 2011, le Groupement d’Action et de Résistance pour la Défense de l’Hôpital Public (GARD-HP), membre de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité

 

 

 

Blog GARD-HP : http://www.rezocitoyen.org/-blog-GARD-HP-Niort-.html 

Pour nous écrire : gard-hp-niort@rezocitoyen.net

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SANTE
commenter cet article
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 04:56

C'est un scandale!

Berezina financière pour l’hôpital Sud francilien

Véritable gouffre financier, le nouveau centre hospitalier 
Sud, francilien n’est pas aux normes.

On ne construit pas un hôpital comme une autoroute ou un viaduc ! Telle pourrait être la morale de la construction du nouveau centre hospitalier Sud-francilien, confiée à une filiale du groupe de BTP Eiffage, dans le cadre d’un partenariat public-privé. Installé entre Corbeil-Essonnes et Évry, cet hôpital géant (1  017 lits, 20 blocs opératoires, 130 salles de consultation…), qui regroupera les actuels hôpitaux de Corbeil-Essonnes, Évry-Courcouronnes et Yerres, doit ouvrir ses portes le 17 mai prochain, après quatre ans de travaux. Mais alors que le conseil de surveillance se réunissait vendredi, le syndicat SUD santé tire la sonnette d’alarme : « Eiffage met à disposition un bâtiment qui ne répond pas aujourd’hui aux réglementations sanitaires en vigueur », accuse le syndicat. Des installations électriques en passant par la piscine de balnéothérapie ou la pédiatrie, plusieurs éléments posent problème. Il s’agit « d’ajustements », relativise le directeur général du centre hospitalier dans le journal le Parisien, « mais pas de modifications majeures. C’est la suite normale d’une construction. Dans 99 % des cas, Eiffage a respecté ses obligations. » Des petits défauts, peut-être, mais qui ont un prix : les tra vaux de remise en normes sont chiffrés à 10 millions d’euros, « qui ne sont pas encore financés à ce jour », s’inquiète le syndicat, lequel dénonce plus globalement un « gouffre financier ».

SUD santé a fait les comptes. « Les coûts initiaux explosent. Le montant du loyer reversé annuellement au constructeur est passé de 30 à 42 millions d’euros. Le coût final s’élèvera à plus de 1,2 milliard d’euros. » En juillet 2010, la chambre régionale des comptes d’île-de-France avait fait le même constat, remettant en cause le choix du bail emphytéotique hospitalier, le considérant « très onéreux », « juridiquement contraignant et financièrement aléatoire ». Le rapport démontre d’ailleurs que « le recours à une maîtrise d’ouvrage publique financée par un emprunt aurait été une solution moins coûteuse, moins hasardeuse et surtout davantage maîtrisable par l’établissement ». « Une simulation pour un emprunt de 344 millions d’euros sur trente ans donne un coût final de 757 millions d’euros, soit une économie de 550 millions d’euros », calcule Catherine Fayet, secrétaire du syndicat SUD santé au centre hospitalier Sud-francilien. Qui va payer ? Pour le syndicat, pas de doute : le paiement des loyers dépendra des recettes liées à l’activité des services et des économiques réalisées sur le fonctionnement et les personnels. Quand on sait qu’en 2009, il manquait une centaine de postes sur l’établissement, sans compter les 
250 emplois précaires, tout cela n’augure rien de bon. La solution ? Que l’établissement « revienne dans le giron du public », répond Bruno Piriou, conseiller général communiste de Corbeil.

Alexandra Chaignon

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SANTE
commenter cet article
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 04:50

 

  • PIERRE LAURENT: "Nous venons de passer une semaine de vie politique sur la petite phrase d'Anne Sinclair dont tout le monde se fout royalement. Les cantonales, vous n'en entendrez pas parler. Le pouvoir ne veut pas en parler. Mais ce que nous apprennent les salariés en lutte c'est la ténacité. Les batailles politiques aussi doivent s'inscrire dans la durée".
  • JEAN-LUC MELANCHON: "Lors des prochaines élections cantonales, nous voulons que M. Sarkozy prenne une tannée afin qu'il paie les deux années de travaux forcés auxquels il a condamné les salariés avec sa contre-réforme sur les retraites."
  • CHRISTIAN PICQUET:"Ce que je constate à Marseille c'est que ce gouvernement est détesté comme jamais depuis le début de la Ve République. Mais les gens attendent la construction d'une alternative durable".

Propos recueillis par Christophe Deroubaix

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
commenter cet article
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 03:47

 

  028

ci-dessus Bruno Fornaciari (PCF) et Ghilène Forgerit et

JM Beaudet (CGT) devant la Mairie de St Varent

 

 

A l'automne 2009 nous faisions signez une pétition contre la privatisation de La Poste.(Claude AUBIN, conseillé général sortant a refusé)

 

Avec l'entrée en vigueur de la loi, les effets s'en font sentir. Une nouvelle désorganisation de la Poste à Thouars et à St Varent est à l'oeuvre. Suppression d'une tournée de facteur. Répartie sur les autres, elle accroît la charge de travail déjà excessive et la pénibilité. « Entre juin 2010 et juin 2011, en un an donc, on a connu sept départs à la retraite. Cela n'a donné lieu qu'à la création d'un seul CDI. Je laisse ce fait à l'appréciation des demandeurs d'emploi du Thouarsais » déclare Eric ROUSSELIERE responsable CGT à Thouars.

 

Déjà le service aux usagers s'est depuis plusieurs année dégradé. Irrégularité du courrier, (les abonnés aux journaux en savent quelquechose) réduction de l'amplitude d'ouverture des bureaux de poste, allongement des files d'attente et des délais pour la banque postale etc...

 

La direction régionale de la Poste prévoit et assume la suppression de 200 postes (5%) en 2011 remplacés au cas par cas. On sait ce que cela veut dire. On réduit les moyens humains et la perte d'efficacité, la dégradation du service et des conditions de travail, le mécontentement des usagers ouvrent la porte aux groupes privés à l'affût.

 

 Nous l'avons déjà dit, Il faut rompre aussi avec les logiques de rentabilité financière au détriment de l'efficacité sociale, moderniser et démocratiser la poste en étendant les pouvoirs d'intervention et de décision des salariés des usagers et des élus.


Comme le signalait en son temps le Comité National contre la Privatisation de la Poste qui réclamait un débat public et un régférendum : "Gouvernement et direction de la Poste ont dégradé la qualité du service public en limitant les investissements répondant à l'intérêt général. Depuis 2002 plusieurs dizaines de milliers d'emplois ont été supprimés. Calà se traduit par l'espaxcement des tournées, les délais croissants de livraison de courrier, les réductions d'horaires, l'allongement des files d'attente ... et il ajoutait "Une privatisation de la Poste entainerait une détéroriation encore plus considérable du service rendu aux usagers, la rentabilité maximale immédiate et les impératifs financiers auraiient priorité sur l'intérêt général"

 

Les communistes proposent de donner les moyens nécessaires à La Poste, l’argent existe pour cela; de la développer avec un modèle de gestion moderne autour de trois objectifs : EFFICACITE SOCIALE, COOPERATION, DEMOCRATIE.

La Poste doit  en outre participer à un pôle public financier mobilisant l’épargne populaire au service de l’emploi, de la formation. Nous faisons le choix d'un service public pour les usagers, les salariés, les élus, contre la concurrence        « libre et non faussée » des requins de la finance.

 

Les candidats Front de Gauche aux Cantonales Bruno FORNACIARI à St Varent et Ernest LEVINDREà Thouars 1 demandent à la Direction Régionale de La poste de se donner les moyens, notamment en personnel,  d'accomplir ses missions de Service Public.
Et ils soutiennent les revendications des personnels qui s'expriment en ce sens.
Bruno FORNACIARI et Ernest LEVINDRE
PCF/CANDIDAT FRONT DE GAUCHE

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans LA POSTE
commenter cet article
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 03:30

 

Société - le 17 Février 2011

Dans L'Humanité: "Arrêtez de sacrifier l'élevage français!"

Spécial Salon de l'Agriculture ce vendredi 18 février. Le jeune agriculteur qui a tenu tête à Nicolas Sarkozy sur TF1 la semaine dernière, Mickaël Poillion, est l'invité de notre édition.

Dans L'Humanité de ce vendredi 18 février, il nous explique en exclusivité: "C'est là où je me fais un peu dur avec le président de la République, lorsqu'il me dit que seule la France, au G20, pousse pour une régulation des marchés. Avant de faire le tour du monde pour expliquer comment il convient de réguler, qu'il aille voir M. Barroso et lui intime l'ordre d'arrêter de sacrifier l'élevage français"

 

A lire aussi dans notre édition de ce vendredi

  • Souveraineté agricole contre loi des marchés: comment l'addition de l'augmentation des matières premières agricoles risque d'être salée pour les éleveurs, puis les consommateurs.
  • La filière porcine s'enfonce dans la crise
  • Comment l'Elysée laboure pour la grande distribution
  • Nos solutions pour une réforme de la Politique agricole commune
  • Toutes les informations pratiques

 

Et du 19 au 27 février, sillonnez chaque jour le Salon avec humanite.fr


Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre