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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 02:22

 


 

 

CAC 40 : 80 milliards de profits se font la malle

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 01:51


 

 

Selon le président de la BCE, qui avoue par ailleurs son impuissance à enrayer la spéculation sur les matières premières, revaloriser les salaires « serait la dernière des bêtises à faire ». En France comme en Allemagne, les luttes se multiplient.

Immuable BCE, toujours prête, décidément, à servir les puissances financières et, pour cela, à écraser les citoyens n’ayant que leur salaire.

 

Dimanche soir, son président, Jean-Claude Trichet n’y est pas allé par quatre chemins en proclamant qu’augmenter les salaires, « ce serait la dernière des bêtises à faire ». « Nous ne pouvons rien contre l’augmentation immédiate des prix du pétrole ou des matières premières. Mais, en revanche, nous devons éviter à tout prix ce que nous appelons les “effets de second tour”, c’est-à-dire que les autres prix se mettent à bouger », explique Trichet. Et parmi ces autres prix, il y a « bien entendu, les salaires ». Traduction : la BCE et les gouvernements se montrant impuissants à mettre en place des dispositifs à même de juguler la spéculation qui fait flamber les matières premières, il faudrait se retourner contre les salaires, leur appliquer une discipline de fer pour empêcher une poussée d’inflation.

 

MANITOWOC : LES SALARIÉS ONT GAGNÉ 60 EUROS


 Derrière ce raisonnement, le même dogme, ressassé depuis trente ans : l’augmentation des salaires doit rester « modérée », sous peine d’entraîner hausse des prix et chômage. Peu importe si la démonstration vient d’être spectaculairement faite, ces deux dernières années avec la crise économique et financière, que cette politique de rigueur, salariale et pour les finances publiques, et son pendant, une liberté totale de spéculer pour les capitaux, conduisent droit dans le mur.

 

L’admonestation du patron de la BCE, par-delà son caractère provocateur, traduit sans aucun doute une inquiétude. Alors que les grands groupes affichent une belle santé financière, comme l’indiquent les premiers résultats 2010 annoncés du CAC 40, et redistribuent généreusement une bonne part de leurs profits aux actionnaires, les salariés revendiquent de plus en plus fort une juste reconnaissance de leur travail.

 

On le voit en Allemagne où, entre autres exemples (voir l’Humanité du 11 février 2011), le syndicat IG Metall vient d’arracher une revalorisation salariale de 3,2 % pour les 100 000 salariés de Volkswagen. En France aussi, l’appétit revendicatif est à la hausse en de nombreux endroits. Chez Manitowoc (les ex-grues Potain, rachetées il y a quelques années par un groupe américain, 1 195 salariés), les travailleurs ont approuvé, vendredi dernier, par un vote en AG, une proposition patronale d’augmentation de 60 euros par mois pour tous, représentant pour les bas salaires une progression de 3,95 % (le salaire de base est porté à 1 614 euros).

 

À l’origine, la direction voulait se cantonner à une rallonge de 25 euros. Entre les deux ? Un mouvement de grève tournante reconductible, déclenché par la CGT et la CFDT, à Moulins (Allier) et à Charlieu (Loire) et suivi à 80 %. Manitowoc a certes souffert du retournement de la conjoncture en 2009 et 2010, mais cela ne l’a pas empêché de « réaliser un bénéfice net moyen équivalent à 8 000 euros par an et par salarié », indique Alain Morand, délégué CGT. Sur la question des bénéfices, la multinationale Unilever se pose un peu là, elle aussi, avec 4,6 milliards d’euros engrangés en 2010.

 

À son personnel de l’usine de Le Meux (Oise), elle ne voudrait pourtant concéder que 2 % d’augmentation en 2011, « car il faut garder notre compétitivité », rapporte Frédéric Briesmalien, délégué CGT. Face à cette « provocation » s’ajoutant à une dégradation des conditions de travail, les salariés, qui fabriquent shampoings et dentifrices, en étaient hier à leur cinquième jour de grève, pour un « talon » (augmentation minimale pour tous) de 100 euros. BAROIN, LE MAUVAIS EXEMPLE

 

Le porte-parole du gouvernement et ministre du Budget, François Baroin, a tenté hier de prendre ses distances avec les déclarations de Jean-Claude Trichet. « Notre objectif, c’est de faire en sorte que tous les efforts produits n’abîment pas le quotidien et permettent à terme une augmentation des salaires », a-t-il déclaré sur Europe 1. Les propos du président de la BCE constituent « une approche très curieuse parce que, au fond, on mène des politiques publiques pour améliorer le quotidien des gens ». François Baroin gagnerait en crédibilité si le gouvernement dont il est membre ne donnait pas, précisément, le mauvais exemple en imposant un « gel » du point (base de calcul des salaires) aux cinq millions de fonctionnaires.   

 

Social-Eco - le 22 Février 2011

YVES HOUSSON

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 01:49

En bref

Jusqu’à 5 % par an de hausse des tarifs d’électricité d’ici à 2015

 À compter du 1er juillet prochain, EDF devra revendre 25 % de l’énergie qu’il produit à ses concurrents (GDF Suez, Direct Energie et Poweo), en conformité avec la loi Nome sur la nouvelle organisation des marchés de l’électricité. Selon Le Journal du Dimanche, qui s’est procuré un rapport qui sera rendu public à la mi-mars, l’État aurait décidé de fi xer le tarif à 39 euros par mégawattheure (MWh). Conséquence pour les particuliers, la facture d’électricité devrait augmenter de 5 % par an d’ici à 2015.

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Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 16:15

 

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..

... bref, erreur de débutants !

J'en attendais mieux de l'enseigne "L'Humanité", autant je ne suis pas choqué d'entendre parler de "monde arabe", "révolution arabe" chez TF1 ou chez Le Figaro. Mais franchement je suis déçu que L'Humanité ne saches pas, ou participe au négationnisme actuel d'occulter un peuple à part entière, les Berbères. Les arabes que vous citez ne sont pas plus arabes que irlandais.

Les Berbères vous en avez déjà entendu parler ? Non ? Et bien ouvrez n'importe quelle encyclopédie et comblez vos lacunes !

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:17

Chers camarades,

 

Notre réunion de vendredi dernier avait pour objet les élections cantonales à Thouars et à St Varent. Après avoir évoqué le mouvement de libération des peuples Tunisien et Egyptien, qui au fond, se soulèvent contre le capitalisme, et le soutien que leur apporte les communistes, nous avons examiné les élections cantonales.

 

Depuis plusieurs mois, notre section réfléchit à ces élections qui constituent surtout un moment particulier de la bataille politique pour, nous aussi, changer de régime, battre Sarkozy et instaurer un régime démocratique qui change fondamentalement le mode d’existence de nos concitoyens en leur permettant les moyens de vivre décemment, dignement, de leur travail.

 

Nous avons depuis le mois d’octobre évoqué la situation électorale à St Varent, qui parait assez simple. Bruno Fornaciari est le seul communiste. Aux élections municipale de 2008, il a formé et conduit une liste de gauche aux municipales qui a recueilli 40 % des voix face à la liste de droite sortante. Il nous a paru « naturel » qu’il soit le candidat aux cantonales à St Varent et l’avons désigné à l’unanimité. Nous avions discuté de la stratégie dans le Nord-Deux Sèvres (St Varent et Thouars) Nous nous étions accordés pour faire une proposition à nos partenaires, notamment au PS, pour dynamiser le rassemblement à gauche dans le Nord-Deux-Sèvres, en proposant la candidature de Bruno comme se voulant comme celle du rassemblement de toute la gauche et des écologistes, dès le 1er tour à St Varent.

 

Dans le même temps nous accorderions notre soutien, dès le premier tour à Patrice Pineau PS sortant à Thouars (sur la base de déclarations politiques communes), avec pour objectif de battre la droite sortante à St Varent et de réélire le sortant PS et d’assurer ou de conforter la majorité de  gauche dans le département qui ne tient la qu’à 1 siège. Le PS n’avait pas encore décidé s’il partait ou non à la bataille à St varent, faute de candidat. Après tergiversations, il m’ a fait savoir « qu’ils allaient sans doute soutenir un candidat ». Je rappelle pour mémoire que nous sommes en plein cœur de la bataille contre le projet de réforme des retraites. Le 30 octobre nous officialisions la candidature de Bruno, qui est l’initiateur et le principal animateur du collectif retraite à Thouars, en espérant peser encore sur les décisions du PS, dont il avait rencontré le 1er secrétaire de section à Thouars et discuté avec le 1er fédéral

 

Quelques semaines plus tard le PS annonce le soutien du PS à un candidat sur St Varent. C’est dans ces conditions que se pose alors à nous la nouvelle situation. Puisque le PS ne veut pas de rassemblement à gauche dans le Nord-Deux-Sèvres, nous devons adapter nos objectifs et notre tactique à la nouvelle situation. Nous décidons l’orientation d’un candidat PCF/Front de Gauche à ST-Varent et à Thouars, dont il nous faudra trouver le candidat. Nous avons pensé rapidement à un responsable syndical cheminot à Thouars représentatif de la lutte pour la défense des services public et actif dans la luttecontre la réforme des retraites. Après en avoir parlé à JP Gelot qui m’a donné son accord en me disant que ce serait une très bonne candidature, j’ai pris contact avec lui. Malheureusement, pour des raisons personnelles il décline la proposition. J’en informe les camardes de la section qui m’avaient mandaté et JP Gelot à qui je demande de ré intervenir auprès de lui pour tenter de le convaincr

 

Sans résultat, la section examine alors la proposition d’une nouvelle candidature qui partirait sous l’égide PCF/Front de gauche. J’en parle à JP Gelot qui trouve que , effectivement celle de Nénesse, est une bonne candidature et elle ratifiée à l’unanimité par la section. Et nous commençons la campagne, en annonçant dans la presse que, pour ce qui les concernent, les communistes avaient choisi Nénesse pour candidat pour représenter le Front de Gauche à Thouars, les instances départementales des autres partis devant se réunir incessamment . Vous connaissez la suite, et les difficultés et incompréhensions qui surgirent.

 

La ville de Thouars est la plus important du Nord-Deux Sèvres. Cette ville cheminote, est la première à entrer en résistance contre les nazis dans les Deux-Sèvres, où jadis la section comptait 120 communistes, une CGT influente.

 

Depuis quelques années grâce à une activité et une présence renouvelées, les communistes y déploient une activité remarquée. Les enjeux économiques, sociaux, politiques et électoraux y sont les plus importants. Se jouent là les batailles pour la modernisation et le maintien de l’hôpital de proximité, notre activité aux entreprises, notre intervention dans les débats politiques et institutionnels, notre place au sein de la gauche et notre influence électorale notamment.

 

Nous avons enregisté plusieurs adhésions à notre Parti et d'autres suivront. C’est un encouragement bien sûr, mais ces chiffres indiquent surtout que nous sommes sur la bonne voie, que nous comptons poursuivre afin de renforcer l’organisation et l’influence du PCF pour les combats à venir.

 

Nous constatons des désaccords persistants avec la direction fédérale que nous ne parvenons pas, pour l’instant à combler. Je dois déplorer que ceux-ci pèsent négativement sur l’activité de la section, car nous devons consacrer une grande partie de notre énergie à faire valoir, dans le débat politique, le respect de la souveraineté des adhérents, alors que les nombreuses tâches qui nous attendent sont reportées. Et la campagne électorale est au point mort, elle sera courte, alors que nous étions en ordre de marche depuis longtemps. Bref.

 

En effet, nous apprenons il y a peu que la direction fédérale entend s’inscrire dans la recherche d’un accord politique dont nous ne savons rien, ni l'ensemble des communistes d'ailleurs,avec les partenaires des régionales qui aboutirait à une candidature de la FASE (JP GAY) à Thouars que rejettent unanimement les communistes, sous l’appellation « Terre de Gauche ». Ceux-ci n’en sont pas informés ni consultés, ni non plus de celui d’un accord éventuel sur un texte, qui n’a pas été soumis à leur réflexion et l’approbation des communistes du département comme le suggère nos statuts.

 

Et nous apprenons par la presse la nature de « l’alliance » qui nous paraît dangereuse. En effet,, selon les déclarations du PCF et du PG : « Installer le Front de Gauche et ses alliés dans un score à deux chiffres. Il faut 12,5 % pour se maintenir au second tour. C'est ce qu'on vise ». C'est ce qu'ont annoncé hier, selon "la Nouvelle République" les représentants des différents partis qui partent sous cette bannière : le PCF, le Parti de Gauche et la Gauche unitaire, avec l'appui de la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique).
Le FG revendique une rupture par rapport aux pratiques de la gauche au pouvoir dans les collectivités locales : « Au cours de cette campagne, la droite va nous dire : le département des Deux-Sèvres est mal géré, et les autres : on n'a pas d'argent. Tant que l'élu local reste dans la logique qui lui est proposée, il n'a aucun levier pour agir. Nous, on dit : on peut faire tout autrement, en se positionnant sur une autre logique », déclare Yannick Tardy (PG).
. « Il n'y a pas de crise de la production de richesse dans ce pays, il y a juste une crise de la répartition », estime Jean-Pierre Gelot.(PCF). Des positions contardictoires avec d'autres déclarations : Le Front de Gauche annonce clairement qu'à l'issue du premier tour, il se désistera pour le candidat de gauche « le mieux placé pour battre la droite ». Et ses élus, lors de la première séance du conseil général, « voteront de telle sorte que la présidence de l'assemblée demeure à gauche ».En revanche, pas question de participer à un exécutif départemental de gauche au sein duquel il serait un allié minoritaire. « On ne cherche pas des baronnies à travers ces élections cantonales, mais des leviers d'action politique », prévient Christine Antoine, candidate sur Niort-Est. 

 

C’est de là sans doute, que se focalisent nos désaccords, sur nos analyses respectives sur le rassemblement à gauche ( toute la aguche pour nous) et  entre les responsabilités fédérales départementales et la souveraineté des communistes, notamment là où ils militent, localement

 

Il faut, je crois tenir compte de la particularité de notre département «tout en hauteur » et de la différence Nord/Sud. Nous pensons être les mieux placés pour définir nos axes d’actions politiques dans le cadre de la politique de notre Parti et notre tactique électorale, surtout si elle est unanime. C’est pourquoi, tout en constatant ces désaccords avec les camarades du comité fédéral, qui pour la plupart ne connaissent pas vraiment Thouars, nous nous plaçons dans la cadre de la stratégie de Front de gauche réaffirmée par notre 35e congrès. Nous demandons à nos camarades de la direction fédérale, compte tenu de l’impossibilité actuelle de parvenir à un accord sur le fond entre nous, de faire preuve de responsabilité et de confiance envers les camarades du thouarsais, en coordonnant l’activité du Parti sans en imposer sa vision, en impulsant son action et en favorisant la souveraineté des communistes thouarsais..

 

On le sait, nos désaccords politiques embrassent plusieurs questions essentielles qui portent sur la conception du Front de gauche et son élargissement, le rôle et la place du Parti communiste dans le rassemblement, sur la capacité du mouvement populaire à faire « bouger » toute la gauche. Le débat sur les candidature ne mettra pas un terme à nos discussions futures sur ces questions qui devront pouvoir se dérouler sereinement dans nos instances. Pour l’heure, nous avons une bataille politique et une campagne électorale à mener et les communistes qui gardent le droit de défendre et d’exprimer leur point de vue,  y compris publiquement, entendent bien la mener avec succès.

 

En conclusion, nous réaffirmons notre choix de présenter dans les deux cantons du Nord-Deux-Sèvres 2 candidats PCF/Front de gauche, l’un représenté par Bruno Fornaciari à St Varent (la suppléante est en cours de désignation), l’autre à Thouars, représenté par Ernest Levindré (la suppléante est en cours de désignation). Pour les candidat (e) s, nous nous sommes attachés à ce qu’ils soient représentatifs du monde du travail, ce qui explique, la difficulté et la longueur des consultations pour les suppléantes (il n’a pas été possible de trouver une titulaire notamment à St Varent) mais nous sommes sur le point d’y parvenir. Nous attendons de la Fédération une aide matérielle et financière concrète. Nous demandons en outre l’officialisation par la Fédération de ces deux candidatures. Ce n’est pas un drame de constater nos différences, voire les divergences d’aujourd’hui, et l’expérience de cet épisode amènera chacun d’entre nous à réfléchir pour faire du commun positif. Nous espérons donc recevoir en retour la réponse de la FD pour nous remettre en marche.

 

Bien fraternellement

 

Bruno FORNACIARI

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 16:53

 

Monde - le 25 Février 2011

Tunisie :

Plus de 100 000 Tunisiens, selon la police, ont réclamé vendredi le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi, devant la Kasbah, épicentre de la contestation, où de nouveaux cortèges de manifestants affluaient encore en début d'après-midi.

 

Devant la place de la Kasbah, noire de monde, des policiers ont avancé le chiffre de "plus de 100 000 manifestants" tandis que des hélicoptères de l'armée survolaient cette zone située au coeur de Tunis. Selon des membres du Croissant-Rouge et des manifestants, il "s'agit de la plus grande manifestation depuis la chute de Ben Ali" le 14 janvier. Répondant à des appels à la mobilisation relayés sur Facebook et profitant du fait que la journée de vendredi soit un jour férié, des Tunisiens sont venus affirmer que leur "révolution" qui a chassé du pouvoir le régime de Ben Ali "ne sera pas usurpée".

 

Des manifestants scandent "Ghannouchi dégage", "Ca suffit avec les mises en scène", "Honte à ce gouvernement". D'autres brandissent des banderoles où l'on peut lire "Ghannouchi, ton insistance montre que tu caches ta mauvaise foi". "Révolution jusqu'à la victoire", "En avant les braves de la liberté", "Nous arracherons la répression de notre terre", "Ghannouchi prend tes chiens et démissionne", "Non à la confiscation de la révolution", scandaient d'autres manifestants qui traversaient l'avenue centrale Habib Bourguiba en direction de la Kasbah. "Nous sommes là aujourd'hui pour faire tomber le gouvernement", lance Tibini Mohamed, un étudiant de 25 ans.

 

Le Premier ministre a déplacé ses bureaux fin janvier de la Kasbah après une première manifestation, au cours de laquelle des Tunisiens avaient campé près d'une semaine devant ses locaux. Il avait alors transféré son cabinet au palais présidentiel de Carthage, dans la banlieue sud de Tunis. Mohammed Ghannouchi a été le Premier ministre de Ben Ali de 1999 jusqu'à sa chute le 14 janvier dernier sous la pression populaire. Après la formation, le 17 janvier, d'un gouvernement d'union nationale dans lequel l'équipe sortante avait conservé la majorité des postes, des milliers de personnes avaient manifesté quotidiennement pour obtenir leur démission.

 

Sous la pression de la rue, M. Ghannouchi avait remanié le gouvernement de transition épuré des principaux caciques de l'ancien régime le 27 janvier. Depuis, des élections libres ont été annoncées pour dans six mois mais le pouvoir de transition n'a pas fixé de date ni donné de précisions sur le type de scrutin qu'il comptait convoquer. Mais devant l'insécurité, ajoutée au mécontentement social face à l'absence d'amélioration dans le quotidien des Tunisiens depuis la chute de Ben Ali, la mobilisation de la rue ne faiblit pas.

 

D'autres manifestants ont déployé une pancarte d'une vingtaine de mètres où l'on peut lire : "Sit-in jusqu'à la dissolution du gouvernement". De nombreux jeunes sont enroulés dans le drapeau tunisien, certains brandissent des balais avec des pancartes proclamant "Ghannouchi dégage". D'autres manifestants scandent "dégage le RCD", le Rassemblement constitutionnel démocratique, le puissant parti de Ben Ali, suspendu le 6 février en prévision de sa dissolution.

 

Á lire : Mohsen Zemni, président de l’Association des Tunisiens de France : « La nouvelle Tunisie doit être inspirée par et pour le peuple »

 

Á lire aussi : Hedi Saïdi, historien : "Peuple de Tunisie, sois vigilant pour qu’on ne te confisque pas ta révolte !"

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 10:22

Jacques CHABALER dirugeant communiste :


Se mobiliser pour qu’ait lieu la confrontation sur les réformes que la gauche devra mettre en oeuvre sielle revient au pouvoir, voilà ce qui importepour Jacques Chabalier.


« C’est ce que nous voulons construire avec le pacte populaire et partagé. » Le projet à construire, dit-il, doit porter une alternative dans tous les domaines, s’attaquer à la crise en France et en Europe, redonner du sens à la démocratie, redonner au pays une place dans le monde. Pas question de se satisfaire d’une gauche qui limiterait son ambition à rassembler « à la gauche de la gauche » : « Nous voulons une gauche qui prenne enfin ses responsabilités : le chemin que nous voulons ouvrir concerne tous nos concitoyens et toutes les forces de gauche. » D’où justement la démarche du Front de gauche."


Le rapporteur aborde la question des élections cantonales souligne les difficultés du débat public, le doute profond qui existe dans l’opinion sur la politique. Les communistes cependant entendent oeuvrer à l’alternative dont le pays a besoin. Pour cela, ils ont défini les quatre grands axes du contrat politique qui pourrait servir, dans le cadre du Front de gauche, de base à la campagne de 2012..."

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 10:08

Zemmour condamné pour provocation

à la discrimination raciale 

Stop à l'immunité audiovisuelle !

 

Vendredi 18 février 2011, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné Éric Zemmour pour provocation à la discrimination raciale à la suite des propos qu'il avait tenus sur France Ô en mars 2010.

 

Poursuivi par SOS Racisme, la Licra le Mrap, UEJF et J'accuse, Eric Zemmour avait justifié sur nos antennes les contrôles de police au faciès car, avait-il affirmé : « la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes, c'est comme ça, c'est un fait ». Il avait également justifié la discrimination à l'embauche car, selon lui, les employeurs auraient « le droit » de refuser des Arabes ou des Noirs. Un procès très médiatisé, même hors de nos frontières, puisqu'un article lui a été consacré dans le New York Times ce mois ci !

 

Le fait de lier les méfaits de délinquants à leur origine et non pas à leur marginalisation sociale marquée par la misère des quartiers ghettos, n'est pas acceptable sur une chaine de service public. Les délinquants se recrutent autant parmi les pauvres que parmi les très riches, comme pour la délinquance financière, à propos de laquelle on est bien discret sur nos chaines et qui pourtant à de graves conséquences sur la vie du plus grand nombre.

 

Durant toute l'année passée nous avons assisté impuissants à des dérapages successifs sur les antennes de France télévisions, qui n’ont été sanctionnés (quand ils l’ont été) qu’à l'extérieur de notre entreprise.

On se souvient des ricanements de Mme. Lucet face aux propos racistes tenus par Guerlain au JT de 13h de France 2, du déroulant stigmatisant une fois de plus les Noirs et les Arabes, sur une émission de Monsieur Calvi (avec condamnation du CSA), de l'utilisation de photos de salariés FTV issus de la «diversité» pour illustrer un sujet sur la délinquance…

 

Si nous ne voulons pas qu'un racisme affiché ou même rampant continue à pouvoir s'exprimer à France télévisions, il faut faire cesser l'impunité audiovisuelle, qui semble s'être installée dans cette maison.

 

Aujourd’hui M. Zemmour fait son fond de commerce et assure sa notoriété par des formules pouvant inciter à la discrimination et à la haine raciale et tout cela avec des petits sourires qui font froid dans le dos. Et pourquoi s’en priverait-il puisqu’on le laisse faire sur nos Antennes ?
Comme dit le vieil adage : Qui ne dit mot consent..

 

La CGT demande au Président Pflimlin de tirer toutes les conclusions de cette décision de justice, qui ne peut rester sans suite.

 


Paris, le 21 février 2011

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 02:57

Médias - le 23 Février 2011


Le polémiste Eric Zemmour, condamné par la justice pour ses propos sur controversés sur les "Noirs et les Arabes", sera l'invité la semaine prochaine d'un débat de l'UMP sur le trop-plein de normes, a annoncé mercredi matin le parti lors de son point-presse hebdomadaire.

"Le club des Réformateurs, que j'anime, en liaison avec l'UMP, a décidé de mettre à l'ordre du jour un point qui sous ses dehors techniques, la production des normes, cache un vrai problème de société", a annoncé le secrétaire général adoint de l'UMP, Hervé Novelli. "Aujourd'hui, force est de reconnaître que tout cet arsenal réglementaire est en train d'empiéter très largement sur la vie quotidienne, sur la sphère de libertés individuelles des Français", a-t-il ajouté, aux côtés du patron de l'UMP, Jean-François Copé. Ce dernier a évoqué un débat que "nous organisons mercredi prochain à l'initiative d'Hervé".

Selon M. Novelli, le problème des normes touche "les professionnels de santé", "les professions libérales", "les commerçants, les artisans, les petits entrepreneurs, salariés des petites entreprises" ou encore les "agriculteurs".

Parmi les invités, "notre ami Eric Zemmour a souhaité intervenir à titre exceptionnel sur un autre thème, qui est la liberté de pensée, et la production d'une norme de pensée, qu'on qualifie souvent de pensée unique", a poursuivi M. Novelli.

Eric Zemmour a été condamné le 18 février par le tribunal de Paris pour "provocation à la discrimination raciale". Le 6 mars 2010, il avait justifié les contrôles au faciès par le fait que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes". Le même jour, il avait estimé, en réponse à une question qui lui était posée, que les employeurs "ont le droit" de refuser des Arabes ou des Noirs.

 

A lire: "Idéologue", le blog de Jean-Emmanuel Ducoin

A lire aussi : "Constats", le billet de Maurice Ulrich

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 02:30

 

Une quadruple ambition

 

Les élus communistes constituent une force importante, présente sur l'ensemble du territoire, impliquée dans la gestion de centaines de villes, de nombreux conseils généraux et qui forment un réseau d'idées et d'action relayés par les groupes communistes au Sénat et à l'assemblée nationale. C'est avec volonté et détermination que les candidates et candidats présentés par le Parti Communiste Français abordent cette période intense de débat public et d'implication citoyenne que doivent être ces échéances municipales et cantonales. Dans ce débat, ils mettent en avant quatre grands enjeux :

 

La riposte : la dynamique de riposte à la droite et à Sarkozy à laquelle les communistes ont activement contribué peut trouver, lors de ces élections, un moyen de s'exprimer en grand et être un point d'appui pour mettre un coup d'arrêt aux politiques libérales. L'élection d'un maximum de candidats communistes et républicains et leur meilleur score possible permettra d'envoyer le signe le plus clair qu'il faut changer de politique.


Alors que le gouvernement livre le pays et ses populations à une mondialisation capitaliste inhumaine, à la guerre économique, à la concurrence et au “ chacun pour soi ”, les villes, les départements constituent des lieux de résistance mais aussi d'action, un creuset démocratique où d'autres valeurs priment encore sur la seule loi de l'argent, comme l'intérêt général, le respect, l'entraide, les services publics, la vie associative... Il faut empêcher les mini-sarkozy locaux de tout casser, de décliner dans nos villes, nos départements, cette politique de démolition sociale.

 

La réponse aux besoins :

 

Partout, les candidates et candidats communistes entendent continuer de faire la preuve qu'il est possible d'améliorer concrètement la vie quotidienne de leurs administrés. Ancrés dans la réalité des besoins et des attentes de la population, les candidates et candidats communistes proposent des politiques qui permettent l'épanouissement, la valorisation et la réussite de chacun, indispensable pour construire du commun, du “ vivre ensemble ” dans une ville ou un département. Dans de nombreux domaines, logements, crèches, transports publics,... les projets des élus communistes permettent, notamment par des politiques fiscales et tarifaires adaptées, de libérer du pouvoir d'achat pour tout un chacun. Dans tous les domaines, il entendent construire avec la population les solutions créatives et innovantes articulant “ réponse concrète ” et imagination.

 

La politique autrement :

 

Pour rendre ces politiques de progrès possibles, il faut des élus différents et une nouvelle donne démocratique. Les candidates et candidats communistes prennent des engagements. Ils seront des élus populaires, à l'image de la population (mixité sociale, de genre et d'origine), accessibles et profondément humains. Comme toujours, ce seront des élus sur lesquels on peut compter, relais des luttes sociales comme des préoccupations du quotidien, capables de regarder en face les difficultés et les souffrances comme de se mettre à disposition des énergies et bonnes volontés qui abondent l'intérêt général. Ce seront des élus pour qui la démocrat

 

Le rassemblement :

 

Au-delà de la simple alternance telle qu'elle est parfois formulée à gauche, donner un maximum de force par le vote aux propositions portées par les candidates et candidats présentés par le Parti Communiste Français, c'est aussi rendre visible et crédible l'émergence d'une gauche combative et oeuvrer concrètement à construire des majorités d'idées et d'action pour l'avenir.



Principales propositions


Une démocratie locale à réinventer


Mise en place dans les villes d' “ Adjoints de quartier ” désignés par le maire, afin de permettre un suivi territorialisé des dossiers et une meilleure réponse aux besoins des habitants


Multiplication des outils d'intervention de la population :

“ Comités consultatifs thématiques ”, “ Commissions consultatives du service public local ”, “ Conseils de quartier ”, “ Commissions extra-municipales ”...

 

Pour les Conseillers généraux, création d'un “ Conseil consultatif de canton ”.

 

Ces instances participatives, dont le rôle sera précisé dans une “ Charte de la démocratie locale ”, seront associées à l'élaboration des projets municipaux.


Plan de formation municipale de tous les acteurs de la démocratie locale
Compte-rendus de mandat annuels et décentralisés


Budgets participatifs : une part du budget municipal sera attribuée par les Conseils de quartier.


Élaboration d'un règlement intérieur pour toutes les communes précisant notamment les moyens de l'opposition (dont une large expression dans les bulletins municipaux, l'accès à un local administratif, etc...)


Extension des autorisations d'absence, du droit à la formation et des indemnités mettant en place un “ statut local des élus ” (avant qu'un véritable statut soit établi nationalement).


Contre le risque d'omnipotence du maire, redéfinition à la hausse du rôle du bureau municipal Faire face à l'étranglement des finances locales


Poursuite de l'effort d'investissement public des collectivités (aujourd'hui 70% de l'investissement public global), en réponse au double défi de “ réparation sociale ” et d'impulsion économique


Dénonciation collective par les nouveaux élus de l'absence de contrepartie financière aux transferts opérés par le Loi sur les libertés et responsabilités locales : les dépenses obligatoires sont de plus en plus lourdes et les collectivités sont obligées d'augmenter les impôts pour assurer les dépenses.


Mise en oeuvre d'une politique fiscale faisant contribuer les entreprises à leur juste niveau (taxe professionnelle). Une réforme de la fiscalité est nécessaire : l'économie financière et de services est aujourd'hui sous-fiscalisée. Une taxation des actifs financiers à 0,3% prélèverait 10,7 milliards d'euros de recettes, permettant de réduire la fiscalité sur les ménages.

 

Relever le défi de l'intercommunalité
Engagement des élus de s'investir dans les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), prenant acte du fait que 92% de la population française et 97% des communes sont aujourd'hui concernées et que ces territoires correspondent à de vrais bassins de vie. L'intercommunalité peut devenir un échelon important de résistance et de propositions.


Mise en place d'un “ code de bonne conduite ” des communes impliquées dans chaque intercommunalité, pour que chacune joue le jeu de la solidarité territoriale. Dans le même ordre d'esprit, mise en place d'une dotation de solidarité entre les communes (péréquation)


Extension des compétences intercommunales au champ technique. Aujourd'hui est surtout concerné le secteur fonctionnel : direction des ressources humaines, finances, communication...


Établissement d'un audit annuel sur l'application des mises à disposition des communes vers les EPCI


Refus d'accompagner les transferts de compétence d'une baisse des dépenses publiques. Le développement des EPCI est au contraire l'occasion de créer de l'emploi (plus de 100 000 emplois créés jusqu'à présent). Refus notamment de mettre en oeuvre la volonté du pouvoir central de regrouper les communautés de communes existantes dans le seul but d'obtenir des économies d'échelle.


Maintien du niveau de taxe professionnelle, souvent unique source de financement des EPCI Maintenir et développer les services publics de proximité


Impulsion et participation aux mobilisations des habitants contre le recul des services publics (énergie, transport, école, santé, petite enfance...). Essentiels pour les habitants, en particulier les plus modestes, les services publics participent également de l'attraction économique.


Appui aux mobilisations des fonctionnaires contre les suppressions de poste (notamment à l'occasion des départs en retraite), en particulier dans la ruralité. Défense des fonctionnaires territoriaux : la municipalité est souvent le premier employeur de la commune.


Mise en place de “ Maisons de service public ” (MSP) afin de faciliter les démarches administratives, mais en évitant la superposition de services au rabais (ex : les “ points poste ”)

 

Pour une action forte en matière de logement
Politique d'accroissement massif du parc de logement public ou à loyer maîtrisé, à programmer dans le cadre d'un Plan local de l'habitat (PLH). Il manque 600000 logements sociaux en France.


Refus d'inciter les organismes HLM à vendre leur parc immobilier (aujourd'hui 1% de par an)
Élaboration d'une “ Charte des hôtels meublés ”, afin d'assurer la dignité des conditions d'habitation au sein de ces établissements


Plan d'élimination de l'habitat insalubre intégrant le relogement des habitants


Prise d'arrêtés municipaux contre les expulsions ; interdiction des expulsions opérées par les organismes HLM présidés par les communes en l'absence de solution de relogement


Après constat de la présence d'un grand nombre de bâtiments et logements vides, application de la loi de réquisition Une politique de prévention de l'insécurité


Refus des “ fausses solutions ” de la spirale sécuritaire. L'insécurité sociale reste le véritable moteur de la délinquance. Or, l'axe préventif est aujourd'hui à l'abandon au profit du tout-répressif.
Refus par le maire d'accompagner la transformation des travailleurs sociaux en “ informateurs ” sur les auteurs d'actes de délinquance.
Soutien, y-compris financier, aux familles dont les allocations ont été mises sous tutelle du fait du comportement d'un de leurs enfants
Mise en oeuvre d'un ensemble de politiques attaquant le mal à la racine : protection de l'enfance, maternelle et infantile, actions culturelles et sportives, actions sociales...
Promotion de peines alternatives à l'incarcération ; chantiers municipaux de plusieurs mois pour les détenus en fin de peine pour éviter la récidive


Développement des “ Maisons de la Justice et du Droit ” et des antennes de justice


Appui au développement du lien social : conseils de voisinages, groupes de parents, associations de jeunes...


Relance des “ Contrats locaux de sécurité ”, notamment dans les transports en commun


Financement de “ Clubs de prévention de la délinquance ” permettant la présence d'éducateurs sur le terrain La culture pour tous et avec tous


Co-élaboration du projet culturel municipal avec les habitants et les associations, afin de préciser l'identité de ces équipements et le type de besoins qu'ils doivent couvrir. La culture est un moteur extraordinaire de développement pour les territoires ruraux et de lien social lorsque la mixité culturelle est favorisée.


Choix délibéré de la régie directe pour l'exploitation des équipements culturels, ce qui implique une forte implication des élus et des services municipaux. Plan municipal de formation du personnel éducatif en matière culturelle
Création éventuelle d'un “ Établissement public de coopération culturelle ” (EPCC), pour permettre le développement de projets impliquant plusieurs collectivités. Mise en place de coopérations Etat-collectivité pour défendre la création artistique Promouvoir l'égalité devant l'éducation.


Organisation de rassemblements et d'occupations d'écoles afin de permettre le maintien des classes et des postes d'enseignants. Le budget 2008 prévoit en effet la suppression de 11200 postes dans l'Education, dont 9400 enseignants. La fin programmée de la carte scolaire va accélérer ce mouvement. Manifestations du même type contre la fermeture d'établissements en particulier dans la ruralité. A défaut, choix de favoriser les Regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) “ dispersés ” (permettent de conserver un niveau pédagogique par commune), plutôt que “ concentrés ” dans une même école.
Respect intangible du principe suivant lequel on ne refuse pas un enfant parce que ses parents n'ont pas de titre de séjour


Le cas échéant, mise en place d'une “ École de la deuxième chance ” Offrir un avenir à la jeunesse


Plan de relance de l'économie locale, notamment du réseau de PME, en conditionnant les aides aux entreprises à l'embauche pérenne de jeunes de la commune. 22% des jeunes sont au chômage (40% dans les quartiers populaires).


Campagne municipale de revalorisation des métiers manuels


Intégration de jeunes dans les équipes municipales


Prise en compte du temps périscolaire pour les études et les activités sportives


Organisation dans la commune d'“ Etats-généraux de la jeunesse ”, afin que les jeunes co-élaborent la politique municipale avec les élus. Effort particulier de coordination des services municipaux dédiés aux actions jeunesse.
Mise en place d'un “ Bureau information jeunesse ” à l'échelle de la commune ou des quartiers, afin d'aider les jeunes à monter des projets citoyens.


Lancement d'une enquête avec un institut de sondage pour connaître leurs attentes des jeunes

 

Une place en crèche pour tous les enfants de moins de trois ans
Mise en place d'un plan audacieux de création de crèches municipales, afin d'assurer une place à tout enfant de moins de trois ans
Dénonciation de la remise en cause du cofinancement par l'Etat (CAF) des “ contrats enfance ” et du choix de privilégier les crèches privées. Il manque aujourd'hui entre 1 et 1,2 millions de places en crèche.
Extension du bénéfice des crèches municipales aux parents au chômage ou travaillant à temps partiel
Afin d'assurer la transparence dans l'attribution, participation de représentants des Conseils de parents dans les commissions d'admission en crèche
Mise en place de la même procédure d'admission pour les crèches associatives subventionnées que pour les crèches municipales, une première étape avant la municipalisation de ces structures

 

Faire de l'action sociale une priorité
Dénonciation de la politique de l'Etat qui se décharge de l'action sociale sur les collectivités, dans un contexte d'explosion des inégalités sociales
Mise en place le cas échéant d'un “ Centre intercommunal d'action sociale ”, les petites communes manquant souvent de moyens et étant confrontées à des dossiers complexes à gérer


Organisation en faveur des personnes âgées du portage de leur repas à domicile et de services d'aide ménagère


Chantiers d'insertion, ateliers de recherches d'emploi, contrats saisonniers
Versement de prestations en nature quand la commune est assez importante
Aide aux transports pour les handicapés


Prise d'arrêtés interdisant les coupures de gaz et électricité Favoriser une pratique populaire du sport
Coélaboration de la politique municipale des sports avec tous les acteurs locaux
Accompagnement des évolutions vers le “ sport loisirs ” et le “ sport santé ”
Priorité à la dimension éducative et sociale, en refusant de limiter la pratique aux seuls licenciés et à la compétition. Dans le même ordre d'idée, développement du sport scolaire
Plan de rénovation des équipements sportifs aujourd'hui vétustes, le cas échéant dans le cadre de l'intercommunalité. Dans ce cadre, exigence de l'engagement financier de la “ Ligue de football professionnelle ” pour la rénovation des stades.


Plan d'aide aux bénévoles : remboursement de frais, formation, temps libéré... La santé est un droit
Mise sur pied, lorsque cela est nécessaire, d'un collectif de défense de l'hôpital menacé, associant médecins, personnel hospitalier, population et élus, ceci afin d'obliger les ARH à inscrire l'hôpital menacé dans son schéma d'orientation. Cette “ démocratie sanitaire ” pourrait être généralisant au sein d'une structure pérenne.


Création d'un pôle sanitaire avec une offre de soins améliorée, où s'intégrerait l'hôpital à rénover, le cas échéant en faisant appel à des médecins libéraux (sous peine de risque d'absence complète de soins)
Création de “ Centres municipaux de santé ”, développant un service de proximité : urgence, gériatrie, hospitalisation à domicile... Mobilisation des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) Humaniser la politique de l'immigration


Parrainage par les nouveaux élus de sans-papiers habitant ou travaillant dans leur commune, afin de revendiquer la régularisation des sans-papiers présents sur le sol national
En cas de présence d'un centre de rétention dans ou à proximité de la commune, le cas échéant dénonciation publique des conditions de rétention au sein de ces centres
Organisation par la mairie d'un référendum demandant l'avis de la population sur le droit de vote des résidents étrangers
Élaboration d'un “ Guide municipal du droit des étrangers ”
Dénonciation publique des marchands de sommeil et des filières qui sur-exploitent les immigrés Le développement durable au coeur de l'action municipale


Construction et rénovation des bâtiments publics et des immeubles HLM suivant les critères de la “ Haute Qualité Environnementale ” (rénovation thermique de l'habitat en particulier)
Mise en place d'un “ Agenda 21 ”
Dans la ruralité, audit et consultation des habitants sur la possibilité d'installer des éoliennes sur le territoire de la commune


Campagne municipale de sensibilisation à un usage raisonné de l'eau
Labellisation de la qualité de l'eau du robinet avec un cahier des charges de protection des zones de captage
Généralisation du tri sélectif


Étude sur les alternatives à l'incinération, en particulier les installations industrielles de valorisation des déchets comme unités de méthanisation avec production d'électricité ou de gaz pour des chaudières collectives
Subventions municipales aux composteurs


Cadeau aux habitants d'ampoules basse consommation et incitations à l'achat d'appareils ménagers à faible consommation d'électricité Partout où cela est possible, passage à la distribution de l'eau en régie municipale
Investissement dans des stations d'épuration performantes (élimination de l'azote et du phosphore)
Récupération de l'eau de pluie, notamment sur les bâtiments municipaux avec des aides à l'installation pour les logements privés


Association avec des entreprises d'économie sociale pour le tri, la réparation/vente et la récupération de matériaux issus des déchets Développer les transports collectifs
Développement des usages alternatifs à la voiture, tels que le bus en site propre
Mise en place d'un “ Plan de déplacement urbain ” (PDU), coordonnant l'ensemble des déplacements et faisant jouer leur complémentarité


Priorité donné à l'exploitation en régie des transports publics
Exploitation du ramassage scolaire (départements) en régie mais aussi dans les territoires ruraux par des associations ou des particuliers
Versement d'aides sociales afin de compenser le coût individuel du ramassage, en tendant à la gratuité de ce transport
Ouverture des lignes scolaires à l'ensemble des usagers


Dans la ruralité, en plus des lignes régulières, développement des transports à la demande, des taxis collectifs. Lutter contre la désertification de nos campagnes


Défense de l'agriculture paysanne, laquelle constitue un moteur essentiel des campagnes, aux côtés de l'industrie rurale


Confrontation au sein des conseils municipaux et des commissions extra-municipales des ruraux et des néo-ruraux. L'accueil de nouvelles populations implique des besoins nouveaux, mais constitue une chance pour les villages.
Défense des services publics de proximité mais aussi des petits commerces de proximité


Plus peut-être qu'ailleurs, développement de la démocratie locale, par le biais d'internet, du bulletin municipal, de réunions publiques... Engagement résolu dans la coopération intercommunale, laquelle apporte des moyens techniques et financiers qu'un village seul ne peut avoir.


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Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
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BRUNO FORNACIARI

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