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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 12:05

Tribunes - le 5 Mai 2011

Comment Marine Le Pen et son parti ne reculent devant aucune manipulation.

Assez de calomnies !

Par Alexis Corbière, Conseiller de Paris, Secrétaire national du Parti de Gauche.

 

Une nouvelle infamie circule actuellement sur le Net, impulsée par des sites d’extrême droite. C’est une citation tronquée qui démontrerait que « Georges Marchais aurait voté Front national ».

De quoi s’agit-il précisément ? Des faussaires ont trafiqué une lettre de Georges 
Marchais, publiée dans l’Humanité le 6 janvier 1981, adressée au recteur de la Mosquée de Paris, qui explique la position du PCF sur la situation des immigrés.

Nous sommes alors dans les dernières années du giscardisme pourrissant. Les 
travailleurs immigrés sont accueillis, 
généralement sans leurs familles, dans 
de sinistres conditions, concentrés contre leur 
volonté dans les mêmes communes, 
en banlieue parisienne, majoritairement communistes. Grâce aux militants du PCF, des mobilisations ont lieu pour apporter des réponses concrètes afin qu’on détruise les bidonvilles et que chacun soit logé dans des conditions dignes.

C’est dans ce contexte que, à la veille 
de Noël 1980, le maire giscardien de Saint-Maur fait détruire un foyer d’immigrés et les refoule tous vers Vitry dont la municipalité est communiste. Désemparés, ces travailleurs se concentrent dans un foyer totalement vétuste qui devait être rénové. Le drame humain est à son comble, aucune condition de sécurité n’est respectée. Le gouvernement giscardien se lave les mains du problème. Pour éviter l’accident et refuser le coup de force du maire de Saint-Maur, le maire de Vitry décide de faire détruire ce foyer 
insalubre. Cette décision est une lourde erreur politique, qui va fort légitimement choquer beaucoup de gens. Mais elle n’est pas un geste raciste dirigé contre les immigrés. C’est un coup de colère contre les maires de droite qui chassent tous les travailleurs immigrés pour les concentrer aux mêmes endroits dans les pires conditions.

C’est de cela dont parle Georges Marchais dans sa lettre : « La cote d’alerte est atteinte : il n’est plus possible de trouver des solutions suffisantes si on ne met pas fin à la situation intolérable que la politique raciste du patronat et du gouvernement a créée. C’est pourquoi nous exigeons une répartition équitable des travailleurs immigrés entre toutes les communes. » Le FN manipule cette phrase en laissant croire que l’expression 
de « cote d’alerte » est à propos de l’immigration. C’est faux. Avec clarté, Marchais pré-cise : « Ce qui n’a rien à voir, avec la notion non scientifique et raciste d’un prétendu “seuil de tolérance” dont nous ne parlons jamais. » Aujourd’hui, on dirait qu’il exige une réelle « mixité sociale ».

Ce faisant, il est vrai que, dans sa démonstration, Georges Marchais a une exigence sur laquelle le PCF reviendra très vite : « Il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage (…). Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. » Comme le PCF aujourd’hui, je suis en désaccord avec cette phrase qui sous-entend que les travailleurs immigrés sont responsables du chômage qui augmente. Cette vision est fausse. La preuve ? Depuis le début des 1980 le chômage a pratiquement quadruplé alors que le nombre d’étrangers présents sur le territoire a stagné. L’un n’a donc pas de lien avec l’autre. Georges Marchais se trompe, mais il est abject de comparer ses propos avec ceux actuels du FN. Car, aussitôt après, il écrit avec fermeté :« Mais non chasser par la force les travailleurs immigrés déjà présents en France (…). Nous disons également : il faut donner aux travailleurs immigrés les mêmes droits sociaux qu’à leurs camarades français. » Le propos est donc clair, rien à voir avec Marine Le Pen. « Nous pensons que tous les travailleurs sont frères, indépendamment du pays où ils sont nés, de la couleur de leur peau, des croyances, de la culture, des valeurs ou des coutumes auxquelles ils sont attachés », ajoute-t-il. Il conclut, fidèle au combat que le PCF a toujours mené : « C’est pourquoi dans les entreprises et les cités, nous invitons les travailleurs immigrés et français non pas à se combattre entre eux, mais à unir leurs forces contre les vrais 
ennemis commun, les exploiteurs et ceux qui les servent. »

Tout démontre donc que les manipulations à coups de ciseaux du FN sont de basses calomnies. À la lecture attentive, jamais le contenu de cette lettre ne peut être assimilé aux propositions de « préférence nationale » mises en avant par les membres de la famille Le Pen. Ces derniers veulent expulser les étrangers et les priver de tous droits sur le territoire, Georges Marchais propose à l’inverse la totale égalité des droits entre travailleurs.

Le débat doit se poursuivre à gauche 
sur toutes les questions y compris celles complexes de l’immigration. Mais il est une chose que nul ne peut accepter. C’est que l’on salisse l’honneur d’un homme et d’un militant qui s’est battu sans relâche toute sa vie pour les intérêts des travailleurs, quelles que furent leurs nationalités.

Défendre la mémoire de Georges Marchais face aux ragots de l’extrême droite, c’est défendre l’honneur de toute la gauche.

Alexis Corbière

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 10:38

Le rejet

 

 

Ainsi Giscard d'Estaing a été largement battu et François Mitterrand élu président de la République avec une marge de voix considérable. Cette élection a suscité une grande joie dans le pays. Comment ne pourrions-nous pas la partager ? Comment n'aurions-nous pas éprouvé hier soir une immense satisfaction à voir la mélancolie de M. Lecanuet, de M. Chirac et des autres étoiles de la majorité sortie ! Depuis toujours, nous avons été à la pointe de la lutte contre le pouvoir actuel. Nous avons appelé les 4.500.000 électeurs communistes à voter pour F. Mitterrand, et cet appel a été entendu. Le report massif de nos voix sur le candidat socialiste a été décisif.

Ce résultat est un test éclatant de l'impopularité de la politique du président sortant. On ne saurait oublier qu'au premier tour, de son propre aveu, les trois quarts des électeurs avaient émis à son égard un vote de franche protestation ou de défiance.

Sans doute s'est-il efforcé entre les deux tours d'appeler au rassemblement de la droite autour de lui. Il se rendait compte en effet qu'en votant pour M. Chirac, 18 % de l'électorat avait condamné une politique gouvernementale dénoncée publiquement par le chef du RPR comme catastrophique pour la France. Il espérait tout au moins un vote de résignation et de peur dans lequel le spectre du désordre qu'il agitait désespérément devait jouer un rôle non négligeable.

Eh bien, c'est raté.

Le ras-le-bol anti-Giscard l'a emporté, à l'évidence, sur toute autre considération. Le retournement de veste de Chirac n'a pas fait oublier qu'il avait hier voué aux gémonies le président sortant.

En choisissant de voter pour F. Mitterrand nous voulions battre Giscard et préserver les chances d'imposer une politique fondamentalement neuve, capable d'arracher notre pays à la crise, grâce à de profondes réformes de structures et à un grand rassemblement majoritaire qui aurait sa tradction dans la constitution d'un gouvermement où socialistes et communistes seraient présents.

Dans des conditions qui étaient loin d'être les meilleures, notre électorat a fait la preuve une fois de plus de sa passion unitaire, en votant pour le candidat socialiste.

Le vote d'hier montre à l'évidence le rejet par le peuple français de la poliitique giscardienne et la profonde volonté de changement qui l'anime. Il s'agit maintennant de faire ensorte que celle-ci ne soit pas déçue, comme ce fut trop souvent le cas dans le passé. Dans cet ordre d'idées, tout ne dépend pas de nous, mais beaucoup dépend de notre lutte et de notre capacité à convaincre les travailleurs de l'importance de l'enjeu.

Par la voix de Georges Marchais, notre Parti a fait savoir hier soir qu'il était prêt à prendre toutes ses responsabilités. Il est bien évident que la vocation d'un président porté au pouvoir par la gauche ne doit pas être de poursuivre la politique de la droite mais d'avancer hardiment dans la voie des réformes, de donner satisfaction aux revendications des syndicats, de former un gouvernement avec la gauche et non avec la droite, et de prendre les mesures qui s'imposent pour mettre un terme au chômage et à la domination insolente de l'argent sur la vie de la nation.

 

René Adrieu

Rédacteur en chef de ""l'Humanité

 

Éditorial paru dans  "l'Humanité" datée 11 mai 1981


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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 10:00

BALISES DE COMMEMORATION DES SITES DE LA RESISTANCE

DANS LES DEUX SEVRES

 

SITE DE LA RESISTANCE

Ancienne usine RUSZ - Thouars -

Dès 1941, 24 membres du groupe OS-680
luttent contre l'occupant et les collaborateurs
Le 5 juin 1942, dix-huit d'entre eux sont arrêtés ici,
Par la Police Française.

Le 24 novembre 1942, ces 24 Résistants sont condamnés

A POITIERS, par un Tribunal militaire Allemand.
Le 3 décembre 1942, huit sont fusillés à BIARD.
Le 13 décembre 1943, un à ANGERS.
Dix seront Déportés et cinq internés

POUR LA LIBERATION DE LA FRANCE

 

C’est dans un des bâtiments du château, où s’était installée en 1939, l’usine RUSZ, que naquit le groupe FTPF, OS-680 appelé aussi le " groupe de THOUARS ".

Créé par Maxime BACQUET au cours du premier semestre 1941, il devait réunir 24 patriotes : 6 femmes et 18 hommes originaires de THOUARS et de ses environs, de la région parisienne, enfin d’ANGERS.

Ils étaient cadres et ouvriers métallurgistes, mais également agriculteurs, cheminots, employés... D’opinions diverses, ils étaient animés par le même idéal : celui de résister par tous les moyens à l’occupation nazie et à ses auxiliaires français : les collaborateurs.

Le groupe subdivisé en unités de quelques membres chacune, s’est mis immédiatement en action, en :

- combattant la propagande allemande et vichyssoise, par la fabrication et la diffusion de tracts et d’inscriptions murales, exaltant la Résistance et son chef le Général Charles de GAULLE.

- créant un arsenal de guerre par la récupération, le transport et le stockage d’armes et de munitions.

- organisant des manifestations hostiles. Par exemple, le drapeau à croix gammée, amené de son mât, Place Lavault et remplacé par un drapeau français, dans la nuit qui suivit l’invasion de la Yougoslavie.

- préparant la fabrication d’engins explosifs et en exécutant, parfois sans succès, des actes de sabotage au dépôt des locomotives et sur les organes vitaux d’avions fabriqués par l’usine RUSZ.

Le 05 juin 1942, l’arrestation de 23 de ses membres par la police judiciaire française d’ANGERS, dirigée par le Commissaire POUPAERT, de sinistre mémoire, décima le groupe. Ces policiers devaient montrer par la brutalité de leur comportement, toute la haine qu’ils portaient à l’encontre de la Résistance. Seul, Maxime BACQUET, le chef de groupe, échappa à la rafle.

En juillet 1942, ces patriotes furent jugés par la Cour de Justice de POITIERS, présidée par un gaulliste et condamnés à des peines légères. Les allemands mécontents, reprirent l’affaire en main et en confièrent l’instruction à la Gestapo.

Rassemblés à la prison de la " Pierre Levée " à POITIERS, les 23 résistants subirent pendant plus de 3 mois des interrogatoires souvent assortis de tortures ignobles. Mais, malgré les conditions très dures de détention, malgré les manoeuvres de la Gestapo, la solidarité du groupe devait sortir intacte de cette terrible épreuve.

Du 18 au 24 novembre 1942, ce fut la session du tribunal militaire allemand, présidée par le Général Von SHAUMBURG, qui après le réquisitoire d’une très grande sévérité du procureur, prononça :

- 11 peines de MORT, dont 3 furent commuées en TRAVAUX FORCÉS

- 3 peines de RÉCLUSION

- 1 peine de PRISON

- 8 ACQUITTEMENTS (mais seuls 3 des acquittés furent libérés le 23/12/1942,

tandis que les autres étaient DÉPORTÉS)

Le 03 décembre 1942, vers 16 heures, après qu’ils eurent à nouveau manifesté leur patriotisme en rossant le Directeur allemand de la prison et après que les détenus de la " Pierre Levée " leurs eurent rendu un dernier hommage, en observant un silence total au moment de leur départ, ces Patriotes tombèrent avec une dignité qui impressionna jusqu’au plus fanatique des Allemands, sous les balles du peloton d’exécution.

Un an plus tard, Maxime BACQUET, qui avait poursuivi le combat dans le Maine & Loire, était arrêté, condamné à mort et exécuté à ANGERS, le 13 décembre 1943.

Au mois de janvier 1943, 11 membres du groupe était déportés dans les camps de concentration allemands et 3 y décédèrent. Aujourd’hui le groupe compte 8 survivants.

 

 

LES CONDAMNATIONS

La section spéciale de la Cour de Justice de POITIERS (Vienne), chargée de réprimer les délits antinationaux (communistes & anarchistes), s’est réunie le samedi 18 juillet 1942.

Quinze personnes de THOUARS (Deux-Sèvres) et des environs comparaissaient comme prévenues d’activité communiste et anarchiste, détention d’armes et munitions, de poudre de guerre, distribution de tracts et tentative de destruction par explosion.

Il s’agissait de :

BERTHOU Yves (36 ans) - tourneur à l’usine - Belleville de ST VERGE

BRUNET Jean (27 ans) - contrôleur à l’usine - 16 rue Président Tyndo à THOUARS

CHAIGNON Mathilde (64 ans) - Institutrice retraitée - 25 av. Jean Jaurès à THOUARS

CHENIER Edouard (20 ans) - tourneur à l’usine - " Le Dery " cne de ST SYLVAIN D’ANGERS

DRAPEAU René (20 ans) - manoeuvre à l’usine - 11 rue Porte Maillot à THOUARS

FORESTIER André (18 ans) - tourneur à l’usine - rue Franklin à THOUARS

GAUCHER Roger (29 ans) - rectifieur à l’usine - 156 rue Louis Blanc à THOUARS

GUÉRINEAU Claire (32 ans) - (épouse LINÉ) - Cultivatrice à MAUZÉ-THOUARSAIS

LOSTANLEAU Marie (37 ans) - (épouse BERTHOU) - Belleville de STE VERGE

MAROLLEAU Marcel (19 ans) - rectifieur à l’usine - 17 rue Jules Guesde à THOUARS

RICHET Jean (20 ans) - idem - 18 rue Richou à THOUARS

SIBILEAU Robert (20 ans) - idem - route de Doué à THOUARS

THIBAULT Simone (25 ans) - (employée de maison) - 25 av. Jean Jaurès à THOUARS

VIOLEAU Simone (22 ans) - (veuve TURQUOIS) - Coiffeuse, route de Vrines à THOUARS

WADOU Julienne (25 ans) - (employée PTT) - 61 rue de la Perche à NIORT

 

 

AUTRES INCULPES

 

ALEXANDRE René (38 ans) - contremaître à l’usine - THOUARS

BERTHOU Joseph (38 ans) - Originaire de CONCARNEAU

COUTANT Martial (18 ans) - rectificateur à l’usine - BRION PRES THOUET

JOURDAIN Lucien (21 ans) - idem - BRION PRES THOUET

LAGRUE Paul (40 ans ) - chef d’équipe à l’usine - THOUARS

NOÉ Jean (39 ans) - chef d’entretien - THOUARS

POUANT Jean (20 ans) - rectificateur à l’usine - rue René Cailler à THOUARS

 

Les débats ont duré 3 jours, le verdict a été prononcé le mardi 21 juillet 1942. Les peines sont les suivantes :

 

BERTHOU Marie, receleuse communiste : ACQUITTÉE

BERTHOU Yves, activité communiste, receleur : 2 ans de PRISON

BRUNET Jean, chef de bande, activité communiste, distribution de tracts, détention de poudre revolvers, tentative d’explosions : 10 ans de PRISON

CHENIER Edouard, idem : 5 ans de PRISON

DRAPEAU René, idem : 8 ans de PRISON

FORESTIER André, détention d’armes et munitions : ACQUITTÉ

GAUCHER Roger, activité communiste, détention de revolver et machine à écrire (sans preuve)

LINÉ Claire, détention d’une ronéo (sans preuve) : ACQUITTÉE

MAROLLEAU Marcel, activité communiste, distribution de tracts : 1 an de PRISON

RICHET Jean, activité communiste, distribution de tracts : 1 an de PRISON

SIBILEAU Robert, activité communiste, distribution de tracts : 1 an de PRISON

THIBAULT Simone, activité communiste, détention de poudre, revolvers, tracts : 2 ans (sans preuve)

VIOLEAU Simone, activité communiste (sans preuve) : ACQUITTÉE

WADOU Julienne, activité communiste, détention de poudre, distribution de tracts : 5 ans (sans preuve)

NOMS DES POLICIERS DE LA SINISTRE BANDE

DE LA POLICE JUDICIAIRE D’ANGERS (Maine & Loire)

 

Commissaire principal : POUPAERT

Inspecteurs : BAIL - STÉPHAN - GARNIER - GESCA - MANDROIT

avec la collaboration de la sûreté de THOUARS, ainsi que de la Gendarmerie

 

_____________________

La Feldkommandantur 677 (siège à POITIERS) ne trouvant pas les peines prononcées par la section spéciale de la Cour de Justice (Président DESCHAMP (gaulliste) assez fortes, reprit l’affaire avec la Gestapo.

Le tribunal de guerre de la Feldkommandantur 677 rendit son jugement à huit clos les 18, 19, 20, 22, 23, 24 novembre 1942.

Le procureur général demanda 14 condamnations à mort sur 23 personnes.

Voici les noms : BERTHOU Joseph - BERTHOU Yves - BRUNET Germaine - BRUNET Jean - CHENIER Edouard - DRAPEAU René - GAUCHER Roger - MAROLLEAU Marcel - REVAIRAULT Antonin - RICHET Jean - SIBILEAU Robert - THIBAULT Simone - VIOLEAU Simone - WADOU Julienne

Le verdict du 24 novembre 1942 par le tribunal de guerre de la Feldkommandantur 677 a été le suivant :

Condamnés à mort et fusillés le 03 décembre 1942 à 16 h, au camp de BIARD à POITIERS :

BERTHOU Joseph, BERTHOU Yves, BRUNET Jean, CHENIER Edouard, DRAPEAU René, MAROLLEAU Marcel, REVAIRAULT Antonin, RICHET Jean.

Condamnées à mort, graciées, déportées en Allemagne :

BRUNET Germaine, THIBAULT Simone, WADOU Julienne.

Cinq ans de réclusion, déporté :

SIBILEAU Robert

Un an de prison, déportées :

CHAIGNON Mathilde, LINÉ Claire.

 

Six mois de prison :

FORESTIER André

Acquittés faute de preuve, déportés en Allemagne :

BERTHOU Marie, GAUCHER Roger, LAGRUE Paul, NOÉ Jean, VIOLEAU Simone.

Acquittés et libérés le 23 décembre 1942 :

COUTANT Martial, JOURDAIN Lucien, POUANT Jean.

Condamné à mort et fusillé le 13 décembre 1943 à ANGERS :

BACQUET Maxime, chef de groupe

 

  

Retour à la carte

usine Rusz vue aérienne du château et de l'usine Rusz
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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:55
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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:30

La chronique de Pierre Ivorra

Les aléas et les dessous de la productivité en régime capitaliste

Il est assez étonnant que ceux qui habituellement ne pensent qu’au capital 
ne font référence qu’au coût et à la productivité du travail lorsqu’il s’agit de traiter 
de compétitivité économique. Subitement, 
le capital disparaît comme le lapin du magicien. Et il faut donc que quelques bons vieux marxistes leur tirent l’oreille afin de les ramener à leurs obligations vis-à-vis des exigences 
du taux de profit. La mesure de ce que 
l’on appelle la productivité apparente du travail 
n’est que l’un des éléments qui permet d’évaluer l’efficacité d’une activité.

On rapporte la quantité de richesses produites au coût du travail ou au nombre de personnes occupées durant une période de temps et 
l’on fait des comparaisons par pays. Il apparaît d’ailleurs que ceux qui ont le coût du travail le plus faible ont aussi la productivité la plus basse. C’est ainsi que la Bulgarie, pays à bas salaires, a la productivité du travail par personne occupée la plus faible de l’Union européenne.

Il faut pourtant ramener ce petit monde 
à la raison. Et le capital là-dedans, que fait-il ? Pour produire un bien ou un service, il faut certes du travail vivant, ce que Marx appelait 
le capital variable, mais aussi des équipements, des machines, des matières premières, bref, 
du capital constant, selon son expression. 
Il est donc intéressant de savoir quelle est l’efficacité de chacun des facteurs, du travail, certes, mais aussi du capital. Là, les études 
sont rares.

Pourtant, la prise en compte de l’efficacité 
du capital est un élément clé pour comprendre les évolutions économiques. Le capitalisme 
a un mode original de développement 
de la productivité. Il l’élève en remplaçant 
les hommes par des machines, il substitue 
au travail vivant du travail mort cristallisé dans les machines. Mais comme ce sont les hommes qui produisent les richesses et le profit, 
l’on arrive à ce paradoxe qu’à un moment, on a tellement remplacé les hommes par des machines que le capital engagé est en excès, et que son taux de profit tend à diminuer. Il y a perte d’efficacité du capital, sa productivité 
est en baisse. Avec la révolution informationnelle le phénomène est encore exacerbé en raison des économies de travail permises par les nouvelles technologies et de l’énorme accumulation de capitaux financiers.

C’est ce qui provoque les crises récurrentes du système capitaliste. Il y a suraccumulation de capitaux par rapport aux profits et donc une partie des capitaux est dévalorisée. Experts, dirigeants d’entreprise et responsables politiques devraient s’y intéresser car c’est 
ce qui s’est passé en 2007-2008 et qui risque de se reproduire.

Pierre Ivorra

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:26

La direction du Nouveau parti anticapitaliste se trouve en minorité à l’issue des assemblées locales précédant le congrès, qui se tient le weed-end prochain. Le texte d’orientation, qui penche pour une « indépendance totale du PS », obtient un score « au-dessus de 40 %, autour de 42 % », indique Pierre-François Grond, le bras droit d’Olivier Besancenot. Le courant « unitaire », qui plaide en faveur de l’alliance avec le Front de gauche aux échéances électorales de 2012, réalise « autour de 28 % », un score identique à celui de la tendance « identitaire ». Après la consultation sur les régionales de mars 2010, une fois de plus, la direction est confrontée à des militants qui ne suivent pas majoritairement sa politique. Elle risque de vivre un congrès particulièrement tendu.

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:20

Le chef d’al-Qaida a été liquidé par les forces spéciales américaines qui l’ont abattu d’une balle en pleine tête. Une intervention qui s’inscrit aussi dans la nouvelle stratégie afghane de Barack Obama, jouant tout à la fois sur un maintien de l’Otan et un retrait progressif des troupes US.

Quarante minutes ! C’est le temps qu’il aura fallu, selon la version officielle de Washington, pour qu’un de ses commandos héliportés en finisse avec son ennemi public n°1, recherché depuis dix ans au détour des grottes de Tora Bora en Afghanistan puis dans les zones pachtounes pakistanaises.

En fait, c’est dans la résidence luxueuse d’une cité huppée à 50 km d’Islamabad que se cachait depuis plusieurs mois Ben Laden. Mais de ce qui s’est passé à Abbottabad aux alentours de minuit, dans la nuit de dimanche à lundi, nous ne connaissons encore que ce que la Maison-Blanche veut bien laisser filtrer : à savoir que l’opération a été menée par des forces spéciales de la Marine américaine, des Navy Seals, qui ont abattu le chef d’al-Qaida d’une balle dans la tête. Puis que son corps a été emporté par hélicoptère. Des prélèvements ADN ont été effectués afin de permettre une identification formelle.

Peu de temps après, Barack Obama annonçait spectaculairement la nouvelle tandis que l’« histoire » américaine de la traque et de l’assaut final était révélée au grand public, avec un grand souci de détails complexes sans pourtant éluder les questions comme le sort réservé au corps du Saoudien. D’après le New York Times et les chaînes de télévision CNN et MSNBC, il aurait été emmené en Afghanistan. Il aurait été ensuite «immergé», voire «inhumé» en haute mer. Une démarche destinée à éviter que son lieu de sépulture ne devienne lieu de pèlerinage ; ce qu’ont confirmé plusieurs responsables américains sous couvert d’anonymat.

 

 Une opération prévue de longue date

L’opération militaire au cœur du Pakistan était prévue de longue date, puisqu’il semble que la présence du chef d’al-Qaida à Abbottabad ait été repérée depuis août dernier. Entre-temps l’administration Obama a peaufiné sa nouvelle stratégie régionale, décidant conjointement l’envoi de nouveaux renforts en Afghanistan, où les États-Unis s’embourbent depuis dix ans, et le retrait des premières troupes américaines en juillet prochain. Pour l’opinion publique américaine, la mort de Ben Laden confirmera le sentiment que la guerre n’y est plus nécessaire. La Maison-Blanche pourrait annoncer le rappel de quelque cinq mille soldats sur les cent mille qui sont engagés. Ce qui ne signifie en rien la fin du conflit, comme l’a rappelé le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, épaulé par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, tous deux estimant que les opérations militaires de l’alliance en Afghanistan devaient continuer.

Le second volet de la politique d’Obama en Afghanistan, à savoir le dialogue entamé avec une partie de la mouvance talibane afghane, est lié aux relations entretenues entre Washington et Islamabad. « Notre message aux talibans demeure le même », a lancé hier la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, dans une déclaration solennelle au département d’État : « Vous ne pouvez pas attendre que nous partions, vous ne pouvez pas l’emporter sur nous, mais vous pouvez faire le choix d’abandonner al-Qaida. »

En laissant se faire l’opération américaine sur son territoire, le gouvernement pakistanais, qui voit d’un bon œil le retour en grâce de ses alliés islamiques afghans, a sans doute renforcé ses propres ambitions en Afghanistan, considéré comme une arrière-cour stratégique. Mais si cette politique des pourparlers est appréciée par Islamabad de l’autre côté de la frontière, la donne est en revanche inversée en ce qui concerne les intégristes pakistanais liés à al-Qaida, dont l’organisation radicale Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP, « Mouvement des talibans du Pakistan »). Depuis les élections de février 2008, Islamabad est devenu leur cible.

Le TTP est le principal responsable d’une vague de quelque 460 attentats – suicides pour la plupart – qui ont tué plus de 4 200 personnes dans tout le pays ces trois dernières années. Le mouvement a pour fief les zones tribales du nord-ouest du Pakistan. Depuis 2004, les États-Unis mènent dans ces zones une campagne de tirs de drones qui s’est nettement intensifiée depuis l’été 2008, faisant de nombreuses victimes civiles. Pour toute réponse, lundi après-midi, les talibans du TTP ont juré de venger Ben Laden.

Dominique Bari

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:17

Le rapport de la commission Stasi (2003)

L'intégration à l'épreuve de la loi

" Panne ", " échec ", " déficit "... Après les 140 auditions réalisées en public ou à huis clos, la commission Stasi a dû se rendre à l'évidence : l'intégration " à la française " est malade. Dans leur rapport prônant une " loi de laïcité ", remis jeudi dernier au président de la République, les vingt " sages " débordent donc allégrement du cadre strictement religieux. Et multiplient les recommandations visant à inverser la tendance à l'exclusion sociale, jugée comme une des causes principales du repli communautaire.

Le constat dressé par la commission Stasi est amer. " La situation sociale est profondément dégradée ", explique Rémy Schwartz, rapporteur du texte. Parlant d'une " discrimination de fait qui sape toute confiance envers la République ". Ghettos urbains, difficulté d'embauche pour les jeunes qui en sortent, montée d'un nouvel antisémitisme, recul de la mixité dans les lieux publics, notamment sportifs, discrimination liée au sexe ou à la religion... La liste est longue des témoignages qui ont alerté, pendant ces mois d'auditions, sur une situation " plus grave que l'on ne pensait ", selon les mots de Bernard Stasi. Le médiateur de la République ne peut que constater : " Le chômage et l'échec d'intégration des nouveaux arrivants sur le territoire contribuent à la tension. "

Dans le cadre de la loi ou de leurs recommandations, la commission Stasi s'appuie donc sur quelques mesures phares pour tenter de relancer la machine à intégrer. Actant la faillite des politiques de la ville de ces vingt dernières années, elle propose d'" encourager la destruction des ghettos urbains par le remodelage des villes ". Ou encore, invite l'État et ses partenaires à favoriser le financement des associations culturelles. Celles qui " favorisent les échanges, les rencontres, l'ouverture sur la cité ", au détriment de celles, confessionnelles, qui " refusent le dialogue avec le reste de la société ".

Dans le même temps, les sages veulent aboutir à une meilleure reconnaissance des cultures issues de l'immigration. Entre autres mesures, l'enseignement de l'arabe et du berbère à l'école, des cours traitant explicitement de l'esclavage, de la colonisation et de l'immigration, l'Aïd et le Kippour consacrés jours fériés, le respect des interdits alimentaires dans les cantines s'ils sont compatibles avec un " accommodement raisonnable ", la mise en place d'une autorité de lutte contre les discriminations...

La loi et les déclarations d'intentions suffiront-elles à changer la donne ? Certains en doute. Pour le PCF, les conclusions du rapport montrent que le débat dépasse la seule question religieuse. Et se place également sur le terrain social qu'il s'agit de traiter à la racine. À ce titre, les communistes s'opposent à une loi jugée " de circonstance " et à l'efficacité " contestable ". Dans la foulée, le PCF demande à Jacques Chirac d'ouvrir un " grand débat " jusqu'en 2005, centenaire de la loi de 1905, qui déboucherait sur " un grand projet pour une laïcité ouverte ".

De son côté, Dominique Sopo, président de SOS-Racisme, admet que la commission a fait " un travail de qualité, sans vision étroite ". Mais relève que, sur la discrimination et la ghettoïsation, " les recommandations sont plus floues et d'ordre général ". Pas un mot, par exemple, sur le problème récurrent de la sous-représentation politique des populations dont on admet, pourtant, qu'elles sont exclues. Un oubli, sûrement.

Article paru dans l'Humanité du 13 décembre 2003

Laurent Mouloud

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:15

Le député PS du Nord Patrick Roy, mort dans la nuit de lundi à mardi à 53 ans d'un cancer du pancréas, est resté jusqu'au bout un parlementaire haut en couleur, connu pour ses interventions décalées et ses causes iconoclastes, comme la défense du rock metal.

Maire depuis 2008 de l'ancienne ville minière de Denain (Nord), près de Valenciennes, qui l'avait vu naître en 1957, l'ancien instituteur était député de la 19e circonscription du Nord depuis 2002.

L'homme à la veste rouge - immanquable à l'heure des questions au gouvernement retransmises en direct - avait annoncé en novembre 2010 qu'il souffrait de ce cancer parmi les plus virulents. Il avait été diagnostiqué en octobre, juste après la réforme des retraites, contre laquelle il avait ferraillé des nuits durant.

En décembre, lors d'une réunion publique dans sa commune, il avait parlé sans fard du mal qui le rongeait. "Je souffre d'un cancer du pancréas", avait-il lancé à 800 administrés, souvent en pleurs devant leur maire décharné et fatigué par la route effectuée depuis Paris, où il était traité à l'hôpital Pompidou.

"C'était un homme entier, qui ne raconte pas sa vie, très proche des gens, qu'ils aient un petit ou un gros porte-monnaie", confie Martine Khireddine, boulangère et militante associative à Denain. "S'il avait quelque chose à vous dire, il vous le disait en face et pas question de se laisser abattre. Dans la maladie, il aura résisté jusqu'au bout", témoigne-t-elle.

Bête noire de la majorité de droite, il avait néanmoins été ovationné par l'ensemble de ses pairs lors de son retour très médiatisé à l'Assemblée nationale, en février.

"Je vous aime toutes et tous. La vie est belle!", avait-il lancé la voix brisée, rendant hommage à ces "millions de victimes" qui comme lui "luttent pour la vie. Aimons-les, entourons-les. Le coeur accomplit des miracles".

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, lui avait alors rendu un hommage ému et l'ensemble de ses collègues avait salué cette intervention peu conventionnelle en ces lieux, l'applaudissant debout, chaleureusement.

Au perchoir, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, était particulièrement ému. M. Accoyer avait eu plus d'une algarade avec Patrick Roy qui complétait à sa guise l'intitulé des ministres ("de l'Emploi... et du chômaaaaage!"). Médecin de formation, M. Accoyer lui avait rendu visite dans sa chambre d'hôpital pendant son traitement.

Parlementaire vibrionnant, résolument hors norme, Patrick Roy profitait de son mandat pour défendre des causes inhabituelles. Le 30 mars 2010, il avait ainsi prononcé - sous les huées des députés de droite - un vibrant plaidoyer en faveur du hard-rock et du metal. Le barbu à la veste rouge avait d'ailleurs joué sur scène de la guitare avec Mass Hysteria, l'un des groupes français phare de la scène metal.

Ces sorties avaient inspiré l'animateur de Canal+ Yann Barthes, qui le brocardait plus qu'à son tour, avec le sobriquet de "mouche du coche".

Ce proche de Martine Aubry était aussi un député très présent au Palais-Bourbon. Réélu député en 2007, il était membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation. Il présidait le groupe d'études parlementaire sur l'amiante et était membre du groupe d'études sur la musique. A ce titre, il s'était montré particulièrement actif pendant les débats sur la loi Hadopi. Il était également vice-président du groupe d'amitié Algérie-Maroc.

Patrick Roy était marié et avait un fils.

 

 

 

"Courage et volonté"

Nicolas Sarkozy a salué, dans un communiqué,  "le courage" et la "volonté" du député PS du Nord Patrick Roy face à la maladie.

"Patrick Roy était à l'image de sa ville de Denain, au coeur du bassin sidérurgique du Valenciennois qui l'a vu naître et dont il est devenu le premier magistrat : débordant de vie et d'énergie. Son courage et sa volonté face à la maladie ont forcé l'admiration de tous", écrit l'Elysée.

 

 "Un vrai homme du Nord"

La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a exprimé son "immense tristesse" mardi après le décès du député-maire de Denain, Patrick Roy, saluant en lui "un vrai homme du Nord, dont il portait toutes les valeurs : la simplicité, la ténacité, la fidélité".

"C'est avec une immense tristesse et beaucoup d'émotion que j'ai appris ce matin la disparition de mon ami Patrick Roy. Pour avoir été auprès de lui et de sa femme Geneviève dans cette période ô combien difficile, j'avais fini comme d'autres par croire qu'il était invincible, tant son amour de la vie et son combat contre la maladie nous donnaient de l'espoir", a déclaré Mme Aubry dans un communiqué.

"Patrick avait énormément d'amis, à Denain comme partout, car il était en politique comme dans la vie : généreux, sensible, courageux. Patrick était un vrai homme du Nord, dont il portait toutes les valeurs : la simplicité, la ténacité, la fidélité", a souligné la maire de Lille.

Elle a rendu hommage à cet "ardent défenseur de la République" qui ne "faisait qu'un" avec sa ville de Denain et à "ce passionné de rock métal (qui) aimait ce qui permet de faire la fête et de bien vivre ensemble".

"Patrick et sa légendaire veste rouge, symbole de son amour de la vie, nous manquent déjà beaucoup", conclut Mme Aubry.

 

"Un militant de la justice et de la solidarité"

 "Il avait choisi de rendre public sa maladie parce qu'il jugeait que c'était la première honnêteté qu'il devait à ses électeurs mais aussi parce que c'était sa manière à lui d'aider tous les malades en montrant qu'il n'y a jamais de cause perdue", a réagi dans un communiqué le président du groupe PS au Palais Bourbon, Jean-Marc Ayrault.

"Le combat, l'engagement opiniâtre pour les autres, c'était Patrick Roy. Un militant de la justice et de la solidarité. Un homme pétri d'humanité qui a puisé dans ses racines et dans son parcours professionnel et politique la force de son caractère". "Patrick a été un député de combat, formidable de présence et de sincérité. Sa disparition laisse un vide immense pour nous tous".

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:12

Myriam Martin et Christine Poupin ont été intronisées lundi dans leurs nouvelles fonctions de porte-parole du NPA en remplacement d'Olivier Besancenot qui a affirmé quitter avec "plaisir" ce poste pour "s'impliquer" davantage sur l'international.

Les deux femmes, déjà membres de la direction, avaient été désignées par 94% des votes exprimés lors du dernier Conseil politique national (26-27 mars).
"On est des porte-paroles mais on ne devient pas pour autant des professionnelles de la politique", a affirmé lors d'une conférence de press Mme Poupin, technicienne dans l'industrie chimique, au côté de Mme Martin professeur de lettres et d'histoire en lycée professionnel.
M. Besancenot quitte là avec "plaisir" une fonction qu'il occupait depuis plus de dix ans et pour laquelle il avait exprimé récemment sa lassitude. Mais le facteur de Neuilly "reste à la direction du NPA" et souhaite "s'impliquer notamment sur "les questions européennes et internationales".
"On ne pourra plus dire que le NPA est le parti de Besancenot", s'est félicité celui qui reste pourtant favori pour représenter le NPA à la prochaine présidentielle. Pour lui, le NPA met ainsi fin à "une contradiction entre "la personnalisation qu'(il) a utilisée à outrance" et son opposition proclamée à celle-ci.
Comme attendu, un appel au "rassemblement anticapitaliste" a été lancé pour 2012. Il devait être envoyé par courrier dans l'après-midi notamment au PCF, au Parti de gauche et aux "écologistes radicaux", mais pas à Europe Ecologie-Les Verts ni au Parti socialiste.
"Il y a une urgence à faire apparaître dans le débat politique le regroupement des anticapitalistes", a assuré Mme Poupin pour qui "il suffit de jeter un oeil même distrait sur le programme du PS pour s'apercevoir qu'on est dans la gestion du système".
Les militants devront "trancher l'orientation" du NPA sur la présidentielle lors d'une conférence nationale qui aura lieu a priori lors du week-end des 18 et 19 juin.
Interrogée sur un sondage CSA publié jeudi créditant M. Besancenot de 9% à 11% d'intentions de vote à la présidentielle, Myriam Martin a répondu que "les sondages prouvent au moins une chose, c'est qu'il y a de la place pour une alternative anticapitaliste".

 

AFP - avril 2011

 

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