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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 14:31

J'avais déjà eu l'occasion de m'exprimer pour m'opposer au projet "d'investissements"

hôteliers, dont l'objectif étaient de "revitaliser" le centre-ville, aux frais du contribuable Saint-Varentais et qui s'avère aujourd'hui catastrophique. Nous apprenons ce jour du 22 avril 2015 que la "gestion" par la ville et ses élus est des plus fantaisiste et grève le budget d'une dette du commerçant de plus de 38000 €. des largesses avaient pourtant été accordées (indûment) au "délinquant", alors que l'investissement de la ville étaient de l'ordre de 1,2 M€. L emaire doit s'expliquer auprès de ses administrés.

Nouvelle République

Deux-Sèvres - Saint-Varent, Thouars -

Elle réclame les impayés

22/04/2015 05:35

La ville de Saint-Varent cherche à récupérer une belle ardoise de son locataire, l’hôtelier-restaurateur du bourg.

Lassés des impayés de leur locataire, les élus de Saint-Varent ont décidé de l'assigner au tribunal correctionnel de Niort. Hier matin il était question de demander la résiliation du bail avec commandement d'expulsion. Il n'en a rien été. Me Joël Baffou qui représentait la ville de Saint-Varent n'a pas eu à plaider car, au dernier moment, la partie adverse a présenté un avocat, Me Nicolas Chan. L'affaire a été renvoyée à une date ultérieure..

Une ardoise de 38.500 €

Le locataire est l'hôtelier-restaurateur installé dans des locaux flambant neufs et construits spécialement par la mairie saint-varentaise pour dynamiser le commerce local en 2012. Or, il ne paie pas ses loyers depuis près de deux ans. La dette constitue aujourd'hui une ardoise de 38.500 € ! Et ce, malgré une diminution de loyer, consentie par la collectivité en septembre 2013, par souci d'équité avec d'autres commerçants également locataires d'installations municipales en centre-ville.
Malgré de nombreuses sollicitations, le conseil municipal saint-varentais et son maire Pierre Rambault, se sont heurtés à des fins de non-recevoir de la part du locataire qui refusait aussi de répondre aux sollicitations du comptable du Trésor.
L'affaire est donc renvoyée, dans l'immédiat, en attendant un prochain rendez-vous début mai devant le tribunal correctionnel. Cette procédure pourrait être annulée si le locataire choisissait la voie de la liquidation, le dossier passerait alors devant le tribunal de commerce.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 07:16

Non au gel des pensions de retraite

Après le 3 juin et le 30 septembre 2014, le 17 mars puis ce 9 avril 2015, les retraité-e-s, à l’appel unitaire des organisations syndicales, ont manifesté leur colère de voir leurs pensions bloquées depuis des mois, leur pouvoir d’achat en baisse depuis des années du fait aussi de l’augmentation constante des dépenses contraintes et des multiples mesures fiscales qui les touchent.
Après la période électorale marquée par une forte abstention, un sentiment d’abandon des plus précaires et un rejet de la politique libérale menée par François Hollande, à l’évidence, le gouvernement reste sourd à l’expression de la colère, au dégoût face aux promesses non tenues, aux reniements, aux capitulations.

En effet, nous apprenons que le gouvernement pour réaliser quelques économies supplémentaires, suivant le programme de stabilité 2015-2018 présenté le mercredi 15 avril ne revaloriserait pas les pensions de retraite de base, le 1er octobre prochain. Les pensions resteraient donc figées jusqu'en octobre 2016, alors qu'elles n'ont plus été revalorisées depuis avril 2013. C’est insupportable !

La politique du gouvernement Hollande/Valls ne sert que le grand patronat et la finance. Pour les patrons des dizaines de milliards d’euros via le pacte de responsabilité et autre Crédit d’Impôts Compétitivité Emploi. Pour les retraité-e-s, baisse continue du pouvoir d’achat des pensions, réduction de la couverture maladie, augmentation des impôts, de la TVA, de la CSG, création de la CASA. Alors que 220 milliards d’euros d’aides publiques sont versés sans contrôle aux entreprises, il est légitime d’exiger la revalorisation des pensions et qu’aucune pension ne soit inférieure au SMIC, porté à 1700€ brut.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 05:43

Le 21 avril 1944, les Françaises deviennent citoyennes
En France , les femmes ont obtenu le droit de vote presque un siècle après les hommes ! La privation de droits civiques est l’ exemple le plus éloquent de l’infériorisation sociale des femmes au moment où se constituent des États- nations modernes se dotant d’institutions « démocratiques ».
L’exclusion civique des femmes se joue pendant la Révolution française. Pourtant, des femmes ont voté aux États généraux de 1789. Olympe de Gouges publie sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791. Douées de raison, comme les hommes, et formant la moitié de l’espèce humaine, les femmes doivent bénéficier des droits naturels. La différence des sexes est non pertinente sur le plan politique : « Pourquoi des êtres exposés à des grossesses et à des indispositions passagères ne pourraient-ils exercer des droits dont on n’a jamais imaginé de priver les gens qui ont de la goutte tous les hivers et qui s’enrhument aisément ? »demande Condorcet en 1790. La Convention, élevant les hommes au rang de « citoyens », décide néanmoins, en 1792, l’exclusion politique des femmes. La République des frères refoule les sœurs. En 1848, la IIè République ne prend pas même le soin de préciser que le suffrage universel est uniquement masculin, Le droit de vote ne devient une priorité féministe qu’au début du XXe siècle. Le suffragisme symbolise l’espoir d’ émancipation dans une société en mouvement où des femmes s’imposent dans la sphère publique comme étudiantes , enseignantes, avocates, doctoresses, artistes, journalistes , sportives… Venues de milieux souvent aisés et instruits, les féministes ne représentent pas l’ensemble des femmes. Le mouvement ouvrier leur conteste le droit de parler au nom des travailleuses et voit le vote comme une revendication bourgeoise. En 1907, la IIe Internationale donne la priorité à la lutte des classes et condamne l’action autonome des féministes, ce qui témoigne d’une crainte certaine face à un mouvement dont l’influence s’accroît, en particulier en Angleterre . Face à l’adversité, les suffragistes perdent souvent de vue le principe du droit naturel et parlent de plus en plus souvent de « complémentarité ». Le vote serait juste parce qu’il serait le moyen de réaliser divers progrès sociaux. Plus que le suffragisme, c’est l’engagement des femmes dans des formations , de gauche comme de droite , jusqu’à l’ extrême droite qui marque l’avant- guerre . Dans de nombreux pays, le droit de vote des femmes est « entré dans les mœurs » mais il a encore des adversaires résolus en France.


L’inégalité est justifiée au nom de la « nature », qui a fait des femmes des êtres faibles physiquement et psychologiquement, que l’ordre « protéger » ! L’égalité déviriliserait les hommes. Même un intellectuel tel que Victor Basch, président de la Ligue des droits de l’ homme, estime que « les femmes en France n’ont pas besoin de voter puisqu ’elles mènent tout » ! Que de conjectures sur le vote des futures électrices, chacun y voyant un risque de renforcement du camp adverse. Retenons la timidité de la gauche. Au nom de la laïcité , la plupart des radicaux se sont opposés à la réforme , avec succès , tandis que la droite a fini par se persuader qu’ elle y aurait intérêt. Et puis les Françaises n’ont pas encore de droits civils et, sur ce front -là, c’est la droite catholique qui s’oppose farouchement à toute révision du Code Napoléon.
L’accès au gouvernement est-il plus aisé que l’accès à la représentation ? Sans doute, puisque trois femmes sont nommées sous- secrétaires d’État dans le gouvernement de Front populaire . Les adversaires les plus résolus du vote des femmes ne nient pas l’existence de « femmes d’exception », dotées de « viriles » capacités politiques . S’ils persistent à leur refuser l’exercice du pouvoir, c’est en raison du risque d’extension de ce privilège à l’ensemble des femmes. Dans les années 1930, on nomme ou élit des conseillères municipales avec voix consultative. Dès les années 1920 , le Parti communiste avait présenté des femmes aux élections municipales (leur élection était invalidée). Il est plus facile de céder sur l’éligibilité que sur le vote. En mars 1944, à l’Assemblée d’ Alger, seule l’éligibilité est envisagée par la commission de réforme de l’État. C’est un amendement du communiste Fernand Grenier qui introduit le droit de vote dans la discussion. On est encore loin du consensus ! La peur du « saut dans l’ inconnu », encore… Le péril clérical, encore… Deux arguments toutefois emportent l’adhésion de la majorité : rendre hommage à la résistance féminine et mettre la France au diapason des États démocratiques. Le 21 avril, le général de Gaulle signe l’ ordonnance qui donne le vote aux femmes. Il aura fallu des circonstances exceptionnelles, une brèche dans l’ordre politique traditionnel , pour que les Françaises deviennent citoyennes. Pour les féministes, la victoire aura un goût amer : le pouvoir politique reste masculin. La redécouverte de l’histoire du suffragisme découlera d’ ailleurs de la conscience accrue, à partir des années 1970, de l’antiféminisme et de la misogynie dans la sphère politique.
Des exclu -e-s de la citoyenneté mis-e-s en concurrence…L’alliance n’est pas toujours au rendez-vous entre « les femmes » et les « colonisés ». Un automatisme puissant conduità ne prendre en considération, parmi les femmes, que les Françaises et, parmi les colonisés, que les hommes. Par exemple, à la fin du XIXe siècle , certaines suffragistes françaises s’étonnaient qu’une minorité de Sénégalais aient le droit de vote. Elles s’étonnèrent encore quand, en 1936, il fut question de l’accès à la citoyenneté d’une minorité d’Algériens. Finalement, la loi du 7 mai 1946 qui consacre la citoyenneté dans le statut personnel en Algérie ne concerne que les hommes, et les femmes doivent attendre la loi du 29 septembre 1947 pour obtenir des droits identiques ( article 4), qui ne deviendront effectifs qu’en 1958, en pleine guerre, lorsque les modalités du vote seront fixées !

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 21:51
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 20:11

Bruno Fornaciari

À l’instant ·

En comparant les propos de Le Pen a un tract commuynste des années 70 Hollande parle comme un paltoquet. Il a perdu le respect que je lui accordait encore pour la fonction qu'il occupe, à tort, je le pense. Non seulement il a trahi ses engagements, il a trompé les électeurs , le voilà maintenant qu'il insulte une partie de l'électorat qui l'a porté au pouvoir. Bassesse et vilénie, quelle honte pour la République et pour la France. Le président de la République doit retirer ses propos et ses amis sociamistes exprimer des regerts et des excuses au parti communiste.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 10:01

22 000 POSTES SUPPRIMES DANS LES HÔPITAUX D’ICI FIN 2017 - CE QUE CONTIENT PAR AILLEURS LA LOI VOTEE MARDI

mardi 14 avril 2015

Le plan d’économies pour les hôpitaux révélé vendredi par "Challenges" est de 3 milliards d’euros sur trois ans.

Le budget des hôpitaux jusqu’en 2017 s’annonce serré-serré : quelque trois milliards d’euros d’économies sont prévues, dont 860 millions issus de la "maîtrise de la masse salariale", ce qui doit se traduire par la suppression de 22.000 postes, soit 2% des effectifs.

Le ministère de la Santé ne communique pas vraiment sur le sujet, évoquant "non pas une réduction des dépenses mais une évolution maîtrisée de l’augmentation des dépenses" mais "Challenges", qui a publié l’information vendredi, a pu consulter le document interne qui détaille cette "évolution maîtrisée".

Trois milliards sur trois ans, ce n’est pas rien. Dans le détail, 1,2 milliard d’euros doit être économisé grâce à une mutualisation des achats des hôpitaux et une obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs. Une baisse de prix des médicaments doit par ailleurs permettre de dégager 350 millions d’euros, alors que des rapprochements entre hôpitaux voisins doivent permettre d’économiser 450 millions d’euros.

Non-remplacements des départs à la retraite

On trouve aussi dans ce document le développement de la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire sans nuit passée à l’hôpital, pour une économie de 400 millions ou la réduction des durées d’hospitalisation pour 600 millions d’euros.

Mais le sujet vraiment explosif, c’est bien cette fameuse "maîtrise de la masse salariale" grâce à la suppression de 22.000 postes pour une économie de 860 millions d’euros.

Cette réduction de la masse salariale - puisque c’est ainsi que ça s’appelle vraiment - ne se fera bien entendu pas par des licenciements. Comme cela se fait souvent, il s’agira essentiellement de non-remplacements des départs à la retraite.

Mais n’oublions pourtant pas qu’au passage, des vacataires intérimaires pourront, eux, se voir remerciés.

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Le projet de loi Santé de Marisol Touraine sera voté ce mardi à l’Assemblée, après deux semaines de débats entre les parlementaires... et des mois de grogne chez les médecins. Mais au juste, que contient ce projet fleuve ?

Après deux semaines de débats, l’Assemblée vote ce mardi le projet de loi Santé de Marisol Touraine. Sa principale mesure, la généralisation du tiers payant, a mis les médecins dans la rue et la droite en fureur. Que contiennent les 57 articles de ce texte, qui partira ensuite au Sénat ?

Le tiers payant généralisé

C’est la principale mesure, et elle motive à elle seule l’opposition de la droite. Promesse de campagne de François Hollande, la dispense d’avance de frais lors d’une consultation médicale doit se mettre en place progressivement. Aujourd’hui réservée aux bénéficiaires de la CMU (la couverture maladie universelle), elle devrait devenir un droit pour tous les assurés fin novembre 2017. C’est alors l’assurance maladie qui prendra directement en charge le coût des soins.

A l’unisson des médecins, UMP et UDI, mais aussi l’extrême droite, ont tenté en vain de faire barrage à une mesure qui entraînera du "travail administratif". Le texte ne mentionne pas d’obligation ni de sanction pour les médecins récalcitrants et devrait inclure une garantie de paiement des médecins.

La délégation de tâches à des personnels paramédicaux La possibilité pour les pharmaciens de réaliser certains vaccins a cristallisé les craintes des médecins qui refusent de déléguer des actes médicaux. La proposition fera dans un premier temps l’objet d’expérimentations.

Les mesures anti-tabac

La mesure-phare de ce volet est assurément le paquet de cigarettes neutre : standard et sans logo. Il devrait être mis en place dès mi-2016, contre la volonté de l’industrie du tabac et des buralistes. Parmi les autres mesures anti-tabac : l’interdiction de fumer dans un véhicule en présence d’un mineur, l’interdiction de la cigarette électronique sur un lieu de travail clos, dans les écoles et dans les transports en commun.

L’expérimentation de salles de shoot Le terme officiel est "salle de consommation de drogue à moindre risque". Communément appelés "salles de shoot", ces lieux seront destinés aux toxicomanes et expérimentés pendant 6 ans après l’ouverture de la première salle.

Les informations nutritionnelles

Des logos de couleurs devraient être mis en place sur les aliments selon leur qualité nutritionnelle, pour lutter contre l’obésité.

Le délai de réflexion pour l’IVG

Les députés ont supprimé le délai de réflexion de sept jours imposé aux femmes souhaitant une interruption volontaire de grossesse (IVG). Actuellement, un délai d’une semaine - qui peut être réduit à 48 heures en cas d’urgence - doit séparer les deux consultations nécessaires à une IVG.

La prévention de l’anorexie

Les parlementaires ont aussi adopté un amendement qui interdit le recours à des mannequins trop maigres sous peine de 6 mois de prison et 75.000 euros d’amende pour les agences ne respectant pas la loi. L’apologie de l’anorexie sera aussi interdite.

Le consentement présumé au don d’organes

La loi prévoit le renforcement du consentement présumé au don d’organes de toute personne majeure décédée. Les proches d’un défunt qui ne s’est pas exprimé sur le sujet ne seraient plus "consultés" par les médecins mais "informés" d’un prélèvement d’organe.

Le "droit à l’oubli" pour les anciens malades du cancer

Avec ce droit à l’oubli, les personnes ayant guéri d’un cancer ne subiront plus de majorations de tarifs ou d’exclusion en matière d’assurance ou d’emprunts.

Le dossier médical partagé

Le partage du dossier médical doit rendre plus aisée la circulation des informations sur un patient entre les professionnels de santé.

Les actions de groupe

Les demandes de réparations de plusieurs patients victimes de dommages dus à des traitements pourront être regroupées en une seule procédure.

Après les députés, qui rendront leur verdict ce mardi, les sénateurs devront à leur tour examiner le texte. Si le projet de loi est adopté, les discussions ne seront pas closes pour autant, puisque Manuel Valls a annoncé la tenue d’une conférence sur la santé, à l’automne ou en 2016, pour que les médecins prolongent la réflexion sur le système de santé.

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Published by bruno fornaciari - dans SANTE
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 07:02

Deux-Sèvres politique

Parti communiste : le cas insoluble de Bruno Fornaciari

12/04/2013 05:26

Mal aimé de la Fédération du Parti communiste Bruno Fornaciari ? Il en a le sentiment que les instances départementales du PCF lui en veulent. Par la voix de Jean-Pierre Gelot, la Fédération a fait savoir que« Bruno Fornaciari n'est pas membre du Parti communiste et n'est donc pas habilité à parler en son nom. »
L'intéressé ne l'entend ps de cette oreille. « Je démens catégoriquement l'information selon laquelle j'aurais été exclu du Parti communiste. L'exclusion n'est pratiquement plus usitée. Elle peut se produire pour des faits extrêmement graves et doit suivre une procédure contradictoire à la suite de laquelle un avis et une recommandation est rendu par la commission nationale des conflits. Or, rien de tout cela n'a eu lieu. Je connais les tentatives de la direction actuelle du Parti communiste des Deux-Sèvres de "régler " les désaccords politiques par l'exclusion. C'est ce qui se produit à mon égard, publiquement et directement. Mais sachez que cette exclusion concerne aussi d'autres communistes qui n'ont toujours pas reçu leur carte 2013. J'ai saisi par courrier la direction nationale du Parti communiste. »

On le constate, le rififi interne nord-sud, au PCF n'est pas terminé. Et le cas de Bruno Fornaciari correspond à une forme de politique des non-alignés.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 06:58

Pourquoi je suis robespierriste ?

Michel Vovelle Professeur honoraire à la Sorbonne, historien spécialiste de la Révolution française

LUNDI, 27 JUILLET, 2009

L'HUMANITÉ

1758-1794. Il était la figure de proue de la Révolution, on lui a fait porter la responsabilité de la Terreur. Plus de deux siècles ont passé et justice ne lui a pas encore été rendue.

Je n'ai pas écrit le Robespierre dont on m'avait passé commande. Est-ce une excuse que de rappeler qu'Albert Mathiez avait lui aussi bronché devant l'obs-

tacle ? Cela dit, nous ne manquons pas de biographies qui se comptent par milliers. Mais l'un des personnages les plus éminents de la Révolution, comme de notre histoire, vient encore de se voir refuser l'attribution d'un nom de rue à Paris, la municipalité estimant que « sa personnalité n'est pas incontestable ». Dans les sondages, La Fayette caracole en tête ; plus bas, Danton et Robespierre dépassent 30 % de jugements favorables mais avec autant d'avis hostiles pour Robespierre...

C'est le produit d'une longue histoire biséculaire, quand les Thermidoriens, après sa chute, l'ont anathématisé, associant son image à celle de terreur et de dictature. Depuis lors, dans l'historiographie comme dans l'opinion, Robespierre a été dénoncé par les ennemis de la Révolution, mais aussi bien par Michelet, comme l'hypocrite mégalomane « pontife de l'être suprême », défendu par l'aile gauche républicaine, partagée cependant, quand, au début du XXe siècle, l'historien radical Alphonse Aulard et Albert Mathiez s'affrontaient par héros interposés, Danton contre Robespierre. Jaurès, pour sa part, avait tranché, écrivant qu'aux Jacobins, il serait allé s'asseoir au côté de Robespierre. Le combat n'a pas désarmé depuis lors. En 1988, j'étais encore sur la brèche délivrant à Arras mon discours « Pourquoi nous sommes encore robespierristes ». Je ne le reprendrai pas ici, même si je persiste et signe, en évoquant la carrière de mon héros. Maximilien Robespierre est né à Arras en 1758 d'une famille de bourgeoisie modeste, délaissée par le père après la mort de la mère. Ce fils aîné studieux, après de brillantes études au collège d'Harcourt, a été à Arras un avocat connu, plaidant des causes philanthropiques. Cela lui a valu d'être élu député du tiers état d'Arras aux états généraux.

à la Constituante, où certains affectent de se moquer de son sérieux, il s'impose par sa conviction. « Il ira loin, il croit tout ce qu'il dit » (Mirabeau). Engagé dans tous les combats démocratiques, il réclame le suffrage universel, prône l'abolition de l'esclavage, et soutient un projet d'abolition de la peine de mort. Sa rectitude et son ombrageuse honnêteté l'imposent comme « l'Incorruptible ». S'il a obtenu que les Constituants ne puissent pas être réélus, il ne s'efface pas sous la Législative. à la tribune des Jacobins, il bataille contre Brissot, de l'hiver au printemps 1792, dénonçant les périls d'une entrée en guerre. Il n'est pas homme des journées révolutionnaires, mais au lendemain du 10 août 1792, il se retrouve en tête de la députation de Paris à la Convention nationale. Un des leaders du parti montagnard, il est l'objet de violentes accusations à aspirer à la dictature, dont il se lave avec hauteur. Lors du procès du roi, il tranche : « Louis n'est pas un accusé, vous n'êtes pas des juges... vous avez un acte de providence nationale à exercer. »

La mise en place du gouvernement révolutionnaire après la chute de la Gironde le voit entrer au Comité de salut public le 27 juillet 1793, après Couthon et Saint-Just, constituant avec eux une sorte de triumvirat au sein de la direction collégiale de douze membres. Et certes, il assume un magistère personnel. Une dictature ? On l'a trop répété. Acceptant la Terreur comme recours nécessaire, Robespierre ne la sépare pas de la vertu, clef de voûte de la Cité, qu'il fait cautionner par la proclamation de la croyance à l'être suprême lors de la fête du 20 prairial an II, apothéose personnelle mais aussi annonce de sa chute. Après l'élimination des factions du printemps 1794, à droite Danton et les Indulgents, à gauche, Hébert et les « exagérés », comme avec la mise au pas du mouvement populaire, Robespierre est confronté, dans une France reconquise et victorieuse sur ses frontières, au départ de la Terreur dont on lui fait porter la responsabilité, comme aux intrigues et aux tensions grandissantes à la Convention, aux comités mêmes.

Il se replie dans l'isolement, ne revenant à l'Assemblée qu'à thermidor, pour dénoncer en termes trop vagues les ennemis de la Révolution : le complot ourdi contre lui le voit décrété d'arrestation, lui et ses amis, le 8 thermidor. Il n'a pas voulu s'appuyer sur la mobilisation des sections fidèles. Blessé d'un coup de pistolet, Robespierre, son frère et ses amis, Couthon, Saint-Just, Lebas, sont guillotinés le 9 thermidor, dans l'indifférence parfois hostile de la foule.

Ce bout de chemin fait ensemble nous permet-il de comprendre à la fois le rayonnement de cette figure de proue et sa disgrâce ? S'impose la grandeur de l'homme d'état, à nous comme à ses contemporains, même les plus hostiles. La clairvoyance de celui qui a indiqué la ligne juste face au péril de guerre en 1792, la conduite de la politique d'alliance avec le mouvement populaire, la gestion du gouvernement révolutionnaire en l'an II, entre périls et lutte des factions...

Une pensée se reflète dans sa continuité, l'affirmation de l'amour du peuple. Dès 1789, le défenseur du peuple osera affirmer : « Nous sommes les sans-culottes et la canaille. » D'entrée, aux côtés de tous les déshérités, les exclus, les juifs, les comédiens, les esclaves, les soldats et leur famille, il a avec intransigeance énoncé les principes d'une démocratie en réclamant le suffrage universel puis en se faisant le défenseur de la République. Le pacifiste universaliste de 1792 s'est retrouvé sans contradiction à la pointe du patriotisme intransigeant. L'Incorruptible s'est imposé ainsi à la Convention, comme aux masses populaires mobilisées.

Voilà bien une hagiographie, dira-t-on ? Certes non, et pas plus que mes prédécesseurs en robespierrisme, de Georges Lefebvre à Albert Soboul, je n'ai l'intention de justifier ou d'excuser. On a dit les limites de la vision sociale de Robespierre, qui sont celles de son projet de déclaration des droits en 1793. Un droit de propriété confirmé mais borné par le respect de la propriété d'autrui et par le droit à l'existence de tous : « Il faut que l'homme vive indépendant. » On a pu dénoncer son « système » justifiant dans les grands rapports de l'an II la Terreur comme indissociable de la Vertu, valeur clef de la Cité qu'il aspire à reconstruire. Assumant sa responsabilité, il a certes envoyé à la mort des représentants de l'Ancien Régime comme aussi ses adversaires et anciens amis, Danton, Desmoulins. Mais l'emballement de la Grande Terreur de l'été 1794, en prairial, n'est point de son fait. Pour sortir de la Terreur, son rêve s'est exprimé à travers ses grands rapports dans la proclamation célèbre qui conduit à la fête du 20 prairial an II : « Le peuple français reconnait l'existence de l'être suprême et d'immortalité de l'âme. » Plus qu'une mesure de circonstance pour frapper l'hébertisme déchristianisateur ou l'habillage d'un culte patriotique, ce projet reflète la conviction profonde de Maximilien, croyance en un dieu dont le temple est la nature, comme chez Jean-Jacques Rousseau. Point n'est question de contester leur dimension religieuse sans pour autant aller jusqu'à un Robespierre « mystique ». Pour moi, à la base, s'inscrit l'angoisse de Robespierre telle qu'elle monte en lui dans la solitude des derniers temps : « Les bons et les méchants disparaissent de ce monde... » mais ce ne peut être dans le néant. Pour que la vertu ait un sens, l'immortalité - cette « illusion » peut être est nécessaire - et l'être suprême aussi. « Fuite en avant dans la métaphysique » ? Après Georges Lefebvre et Albert Soboul, qui l'ont esquissée, cette formule laconique de Claude Mazauric peut être admise comme l'argumentaire auquel elle s'associe : face à ses contradictions, Robespierre, incapable en son temps, en ces lieux et dans le cadre qui lui est imposé par l'histoire, d'une révolution bourgeoise, voit son rêve s'effondrer quand la révolution populaire se glace et quand ses ennemis triomphent. Il ne lui reste plus qu'à s'en remettre, le 8 thermidor, à ses fidèles comme à nous : « Je vous laisse ma mémoire, elle vous sera chère et vous la défendrez. » Voila pourquoi nous sommes encore quelques robespierristes.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 06:44

Déclaration finale du Sommet des peuples - Panama 2015

Nous, les peuples de Notre Amérique, rassemblés au Sommet des peuples, des syndicats et des mouvements sociaux à l’Université du Panama les 9, 10 et 11 avril 2015, représentons plus de 3500 déléguéEs de centaines d’organisations ouvrières, syndicales, paysannes, autochtones, étudiantes, femmes et du mouvement social et populaire.

Dans le cadre d’un débat unitaire, fraternel et solidaire, les participants aux conférences et à 15 ateliers du Sommet des peuples,

DÉCLARONS :

Nous, les peuples de Notre Amérique, nous exprimons notre ferme soutien à la proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme une zone de paix libre du colonialisme, comme cela a été convenu à l’unanimité par tous les gouvernements des Amériques en janvier 2014 par le deuxième Sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC).

À cet égard, nous rejetons le harcèlement militaire, les agressions et les menaces de toutes sortes faites par les États-Unis et ses alliés stratégiques contre notre région par des bases militaires, des sites et l’exploitation d’installations similaires, qui,dans les quatre dernières années, sont passés de 21 à 76 dans Notre Amérique, dont 12 d’entre eux au Panama et nous exigeons l’abrogation du pacte de neutralité, qui permet l’intervention de l’armée américaine dans la République du Panama.

L’Irak, l’Afghanistan, la Somalie, la Palestine, le Mali, la République centrafricaine, la Syrie, l’Ukraine, le Nigeria, le Pakistan, le Congo, la Mauritanie, la Libye et le Yémen sont quelques-unes des plus récentes interventions militaires des États-Unis avec son cortège de morts et de désolation. Nous ne voulons pas de cette situation dans notre Amérique.

Nous soutenons donc les déclarations faites par le Secrétariat général de l’Unasur demandant l’exclusion de toutes les bases militaires de notre région et nous réclamons qu’aucun pays n’ait le droit de juger la conduite d’un autre pays et beaucoup moins encore d’imposer des sanctions ou des pénalités pour leurs propres fins.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous appuyons le peuple cubain et sa révolution, nous saluons le retour des cinq héros cubains, un produit de la solidarité internationale et de la lutte inlassable de son peuple. Nous exigeons, avec tous les peuples du monde, la levée immédiate et inconditionnelle du blocus génocidaire contre la République de Cuba par le gouvernement des États-Unis et la fermeture immédiate de Guantanamo sans autre condition que le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous exprimons notre soutien inconditionnel et sans restriction à la Révolution bolivarienne et au gouvernement légitime dirigé par le camarade Nicolas Maduro.

Par conséquent, nous rejetons le décret interventionniste, injuste et immoral par lequel le gouvernement des États-Unis cherche à présenter la République bolivarienne du Venezuela comme une menace pour sa sécurité nationale, décret qui a déjà été rejeté unanimement par tous les pays de notre Amérique.

Nous, les peuples de l’Amérique, réaffirmons que Puerto Rico est un pays d’Amérique latine et des Caraïbes avec sa propre identité et son histoire distincte, dont les droits à l’indépendance et la souveraineté sont violés par une tutelle coloniale imposée arbitrairement depuis plus d’un siècle par l’impérialisme américain contre la lutte historique de Puerto Rico pour sa souveraineté et son autodétermination ; de nombreuses personnes, parmi lesquelles Oscar López Rivera, croupissent en prison et nous exigeons sa libération immédiate.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous réaffirmons notre appui solidaire et nous espérons que les Dialogues de paix en Colombie, qui ont lieu entre le gouvernement de la Colombie et les FARC-EP, nous demandons l’ouverture d’une négociation similaire avec l’ELN afin d’assurer la transition vers la construction d’un processus de paix ferme et durable basé sur la justice sociale. Nous nous félicitons des mesures prises par les différents gouvernements pour faciliter le succès de ce processus.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous réitérons notre soutien permanent et inconditionnel à l’Argentine dans ses efforts pour récupérer les îles Malouines, aussi, notre soutien à l’État plurinational de Bolivie à son aspiration toujours retardée d’avoir un accès à la mer . Nous exigeons le retrait immédiat des troupes d’occupation d’Haïti, geste qui permettra son autodétermination. Nous exigeons que le gouvernement du Mexique le retour, vivant des 43 professeurs stagiaires dans Ayotzinapa disparus.

Nous, les peuples des Amériques, exprimons la nécessité impérieuse de la construction et de l’approfondissement d’une nouvelle société de justice sociale et d’égalité des sexes, avec la participation active des jeunes et des différents acteurs sociaux, avec la solidarité comme principe essentiel pour le développement intégral et souverain de notre peuple. Aujourd’hui, dans notre Amérique, certains laquais de l’impérialisme existent et ils essaient de soutenir et d’imposer le modèle néolibéral comme la solution aux problèmes et aux besoins de notre peuple, un modèle qui s’est avéré être l’instrument le plus efficace pour l’aggravation de la pauvreté, de la misère, des inégalités, de l’exclusion et de la répartition inéquitable des richesses.

Dans cette situation, nous déclarons et nous appelons à se battre pour défendre nos ressources naturelles, la biodiversité, la souveraineté alimentaire, nos biens communs, la Terre-Mère, les droits ancestraux des peuples autochtones et les conquêtes et les droits sociaux. Nous luttons pour l’emploi, pour un travail et un salaire dignes, pour la sécurité sociale, les pensions, la négociation collective, la syndicalisation, le droit de grève, la liberté d’association, la santé au travail, les droits économiques et sociaux, le respect des migrants et des habitants d’origine africaine, l’éradication du travail des enfants et de l’esclavage et la justice par l’égalité de genre.

Tout cela est et sera possible que si nous travaillons dans l’unité dans le but de construire un rapport de forces pour remplacer le pouvoir du bloc dominant par un bloc social et politique qui défend les intérêts de nos peuples.

Dix ans après la déroute de la ZLEA, nous réaffirmons notre lutte contre les nouvelles formes d’accords de libre-échange ALE, PTC, TISA, l’Alliance du Pacifique. Donc, nous continuons également à maintenir que la dette extérieure de nos pays est impayable, illégitime et immorale.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous nous félicitons du processus d’intégration qui fait primer l’autodétermination et la souveraineté de nos peuples, des processus tels que l’ALBA et la CELAC, processus qui ont renforcé l’unité latino-américaine. Nous croyons que nous devons compléter ces processus par la participation des organisations sociales, syndicales, par celle des organisations de base, afin de promouvoir davantage une intégration par et pour le peuple.

11 avril 2015

traduction libre | internacionales@granma.cu

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 05:41

#LaMarseillaise : une nouvelle ère s’amorce

Première réunion d’information jeudi matin au siège de « la Marseillaise ». Photo robert terzian L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

Le président de la SAS les Éditions des Fédérés, Pierre Dharréville, et la nouvelle équipe dirigeante de « la Marseillaise », ont présenté jeudi leurs objectifs aux salariés.

Première prise de contact hier avec le personnel de la Marseillaise pour la nouvelle équipe dirigeante du journal qui a tenu une assemblée générale. Face aux salariés, Pierre Dharréville, président de la SAS des Fédérés, propriétaire du titre depuis la décision du tribunal de commerce, mercredi, de retenir cette offre. à ses côtés, le directeur général, Robert Voisard, Michel Vaxès, membre du conseil d’administration (CA) ou encore Serge Baroni, également membre du CA et président de l’association les Amis de la Marseillaise.

Cette demi-heure de prises de parole aura été empreinte d’humilité, de dignité et de solennité. « Mes premières pensées vont vers celles et ceux qui ne prendront pas ce nouveau départ », débute Pierre Dharréville, un « déchirement » pour lui. Répétant que les Fédérés ont voulu « faire l’offre sociale maximum », il tient à les assurer du « respect pour le travail qui a été le leur, qui était utile et qui fera défaut » avant de revenir sur le « combat » mené depuis la mise en redressement judiciaire du journal le 24 novembre.

« Malgré la pointe d’amertume qu’[il] peut comporter », un combat qui se sera soldé par une « victoire » pour « le journal, ses salariés, ses lecteurs, ses amis, la liberté et le pluralisme de la presse, la démocratie et la République ». Une « victoire parce que la Marseillaise pouvait mourir », rappelle Pierre Dharréville. Revenant sur les obstacles qui ont jalonné le parcours des Fédérés, « jusqu’au bout, rien ne nous aura été épargné », il revient aussi sur les difficultés posées par des acteurs publics ou bancaires, dont certains n’ont pas joué leur rôle. « Dans ce moment, le journal a été sali, votre travail mis en cause, des individus attaqués ad hominem et calomniés, notre projet remis en cause et des opérations de sabotage menées pour nous compliquer la tâche », estime-t-il.

Saluant la mobilisation de tous mais aussi l’attitude des organisations syndicales et des représentants des salariés, il promet d’ores et déjà d’être extrêmement attentif aux conditions de travail et au dialogue social au sein de l’entreprise. Des « ajustements seront nécessaires » de par le nombre réduit de personnels, « les habitudes vont changer », poursuit-il, « nous sommes contraints comme l’ensemble de la profession à un devoir d’invention, d’audace et de créativité ».

Une nouvelle formule prévue à la rentrée de septembre

Plus concrètement, la vision du journal par les Fédérés repose sur la ligne éditoriale actuelle, l’information locale, le lien avec les lecteurs. La Marseillaise restera un « journal d’opinion » mais aussi en « mouvement ». L’occasion pour Pierre Dharréville d’aborder sans détour son engagement politique qui a alimenté « quelques fantasmes ».

Chacun « connaît l’histoire de la Marseillaise et le lien avec le parti dont je suis l’un des responsables, et dont chacun sait qu’il n’est plus depuis longtemps son organe central parce que les responsables de l’époque, sous l’égide de Guy Hermier, l’avaient décidé à juste raison », martèle le président des Éditions des Fédérés, par ailleurs secrétaire départemental du PCF 13. Et d’assurer : « Il n’y a aucune raison de remettre en cause ce choix ni de rougir de la personnalité de ce journal. »

Pour atteindre leurs objectifs, les Fédérés prévoient une nouvelle formule dès la rentrée de septembre. L’articulation entre papier et numérique devrait être travaillée avec aussi des initiatives du journal pour « exister, rencontrer, se faire connaître, faire l’événement », le tout ayant pour ambition de gagner des lecteurs, particulièrement des abonnés. « Une nouvelle ère va s’ouvrir pour le journal, pour cette entreprise, pour le collectif humain de ses salariés », conclut Pierre Dharréville, tout en reconnaissant le travail qu’il reste à faire pour « gagner ce nouvel élan ».

Pour sa part, Robert Voisard a aussi rendu hommage au « sang froid » des salariés et à « l’esprit responsable » du SNJ-CGT et de la Filpac-CGT de la Marseillaise. Le projet des éditions des Fédérés « a pour ambition de s’installer dans la durée », affirme-t-il, s’engageant à « créer les conditions d’un fonctionnement professionnel satisfaisant de nature à garantir la pérennité du journal ».

Le directeur a également assuré les salariés du respect des instances représentatives du personnel et de la charte éditoriale, de la mise en place d’une politique des ressources humaines mais aussi d’un plan de formation. C’est avec un poème de Jean-Claude Izzo, écrivain marseillais et figure emblématique du journal, que Robert Voisard choisira de clore son propos. Juste quelques lignes mais puissantes, qui appellent à l’insoumission et à la résistance. Quelques lignes qui vont comme du sur-mesure à la Marseillaise, quelques lignes comme le premier chapitre d’une nouvelle histoire.

Mireille Roubaud

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