Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 13:15

"L'absence persistante de la présence des dirigeants communistes, non pas dans tous les médias, mais dans la plupart des émissions télévisuelles de grande audience et dans la totalité des grandes émissions politiques radiophoniques du week-end est une anomalie démocratique. L'invitation de Jean-Luc Mélenchon, avancée par les chaînes en question pour justifier cette discrimination, n'est pas une explication convaincante, elle n'est pas recevable. Pourquoi le Front de gauche, rassemblement divers, subirait-il un traitement univoque quand EELV, le PS, et que dire de la droite, voient leurs représentants défiler les uns après les autres? Comment justifier cette interdiction d'antenne de fait dans ces grandes émissions au lendemain des résultats des élections cantonales? La démocratie en souffre, et la dynamique collective du Front de gauche aussi. Nous porterons donc avec force cette bataille sur nos temps de parole."

avril  2011

 

communiqué du PCF

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a annoncé aujourd’hui de nouvelles règles pour « renforcer l’équilibre » des temps de parole à la télévision et à la radio, en abandonnant notamment la règle dite des « trois tiers ».

En comptabilisant les propos « non régaliens » du chef de l’Etat dans celui de la majorité, le CSA tient compte des protestations grandissantes contre l’omniprésence médiatique du Président de la République. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette évolution.

Cette décision de rééquilibrer le débat médiatique est un premier pas. Elle montre que le combat pour le pluralisme est justifié, et cela nous encourage à l’amplifier.

Selon le CSA, « les temps d’intervention de l’opposition parlementaire ne pourront être inférieurs à la moitié des temps de parole cumulés du chef de l’Etat et de la majorité présidentielle ». Nous serons donc vigilants sur le respect de ces principes et de la diversité dans la répartition du temps de parole de l’opposition.

Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

 

Paris, le 21 juillet 2009.

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 09:34
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 08:04

Avril 2011

ISF : Un numéro de funambule fiscal au service de la bande du Fouquet's (PCF)

Le Président de la République a rendu ses arbitrages sur la fiscalité du patrimoine. Obligé de mettre fin à l'injuste bouclier fiscal, il en profite pour enlever le peu de dents qu'il reste à l'impôt sur les grandes fortunes : taux d'imposition maximum réduit de 1,8% à 0,5, et exonération de 300.000 contribuables.

Mais ce numéro de funambule est vain. Les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy reviennent à résoudre la quadrature du cercle ! Comment satisfaire les voraces appétits de la bande du Fouquet's tout en continuant de donner à l'Etat les moyens d'exister. Impossible sinon continuer par exemple , comme c'est le cas, de faire payer aux Français les plus modestes les taxes injustes que sont la TVA ou la TIPP sur les produits pétrolier et poursuivre le dogme de la RGPP.

La politique fiscale de l'UMP va continuer à appauvrir l'Etat. Au final, les conséquences sont déjà connues : c'est moins de profs, de policiers, d'infirmières, et donc une société française qui s'affaiblit.

Le PCF fait 4 propositions sur l'ISF : un accroissement du prélèvement sur les fortunes financières ; une élévation du taux sommital de 1,80 % à 2,5 % ; l’assujettissement des équipements professionnels avec une modulation pour en encourager un usage favorable à la création d’emplois et pénalisant la croissance financière ; une exonération des contribuables qui sont entrés depuis dix ans dans le champ d’application de l’ISF par l’unique effet de la flambée de l’immobilier.

Communiqué du Parti communiste français

Paris, le 13 avril 2001.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 07:57

Le PCF "s'oppose radicalement" à la réforme de l'hospitalisation d'office PARIS - Le PCF "s'oppose radicalement au projet de loi "relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques", voté le 22 mars à l'Assemblée et actuellement à l'examen au Sénat, selon un communiqué. Le texte, voté à l'Assemblée nationale le 22 mars, et dont le déclencheur avait été le meurtre en 2008 à Grenoble d'un étudiant par un malade mental enfui de l'hôpital, instaure notamment la possibilité de "soins" ambulatoires sans consentement, et non plus seulement une hospitalisation. D'après le PCF, ce "projet liberticide vise à faire passer la psychiatrie d'un dispositif sanitaire au service des malades à un dispositif de contrôle social au service du ministère de l'Intérieur". "Nous refusons la mise en place d'une garde à vue psychiatrique de 72 heures, l'instauration d'un fichier des personnes ayant à un moment de leur vie fait l'objet d'un soin sous contrainte", précise le communiqué. Selon le parti, "une réforme progressiste de la psychiatrie est possible", qui "suppose d'affirmer que l'objet de la psychiatrie est de soigner des sujets en souffrance et non de normaliser des individus et des comportements". "La société entière doit se saisir de ce débat", estime le PCF. (©AFP / 13 avril 2011 18h31)

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SANTE
commenter cet article
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 11:58

11 Avril 2011

Scandaleux

 

Après l'annulation d'une interview de Marine Le Pen sur Radio J, la police du PAF joue les outrées. Crédibilité zéro.

 

La polémique remonte au 13 mars dernier.

Un dimanche un peu spécial pour la rédaction de Radio J, « radio de la communauté juive », qui s'apprête à recevoir pour la première fois la présidente du Front national.

Pourtant, la rencontre historique n'aura pas lieu : à la dernière minute, la direction cède au mécontentement de ses auditeurs et substitue Nadine Morano à Marine Le Pen. Pas de gouaille grasse et rauque à l'antenne. Le journaliste Frédéric Haziza, censé mener l'interview, est terriblement déçu. « Je comprends que l'idée ait suscité l'émoi d'auditeurs », mais « je voulais simplement faire mon travail de journaliste », confie-t-il dans la foulée au micro de Pascale Clark sur France Inter, déplorant la décision de sa hiérarchie.

« L'invitation est venue après ses déclarations au Point, où elle qualifiait la Shoah de "summum de la barbarie" », explique-t-il alors, confessant malgré tout s'interroger sur le caractère opportuniste de ce revirement du FN. La réaction de Marine Le Pen, affirmant que des menaces de mort avaient été proférées à la station pour l'empêcher de dire aux juifs de France « qu'ils n'ont rien à craindre du FN, bien au contraire », ne laisse quant à elle que peu de doutes sur le sujet, en pleine campagne pour les cantonales.

Mais poursuivant son entreprise de banalisation, Frédéric Haziza persiste et signe. Non content de s'obstiner à mener, d'ici 2012, cette interview « intransigeante », le journaliste s'est fait fort de saisir le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour crier à l'injustice. Une démarche couronnée de succès. Dans un courrier daté du 5 avril, le président du CSA, Michel Boyon, sonne les cloches de la direction de Radio J. L'ancien directeur de Radio France, nommé par Nicolas Sarkozy en personne en 2007, lui rappelle avec fermeté qu'elle a ratifié une convention l'engageant « à respecter les recommandations du CSA pendant les périodes électorales ». La rhétorique habituelle s'ensuit : « La règle de l'équité doit être appliquée pour ce qui concerne l'accès à l'antenne des partis non représentés au Parlement », il en va de la « nécessité d'assurer une présentation et un accès équitables à l'antenne pour les candidats et leurs soutiens ». Tout un poème. Voir le président du CSA se faire le chantre du pluralisme pour voler au secours de la présidente du FN, en pleine débandade médiatique il faut bien l'avouer, il y a de quoi se réjouir. Sans doute lui faudrait-il une piqûre de rappel afin qu'il s'émeuve à plus juste titre... La voici : de janvier 2010 à mars 2011, sur les 64 éditions de C politique, débat animé alors par Nicolas Demorand sur France 5, le FN a bénéficié de quatre invitations, contre une seule pour le PCF. Sur le plateau d'Á vous de juger, Marine Le Pen a été conviée à trois reprises sur la même période. Le PCF et le PG étant, eux, relégués aux abonnés absents de l'imaginaire politique d'Arlette Chabot.

Flora Beillouin

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:21


Lors d'une manifestation sur les retraites à Thouars organisée par l'intersyndicale, la rue Thiers à Thouars a été débatisée symboliquement et remplacée le temps de la cérémonie, par la rue du Progrés social.

 

Les élus communistes Niortais quant à eux, ont eu l'heureuse initiative de proposer à la municipalité de débaptisé Thiers pour la remplacer par la rue Ferrat.

 

Et pourquoi pas à saint-Varent ?

 

 

 

 

 

Dans le prochain numéro du "Vivre à Niort", Frédéric Giraud propose, au nom du groupe communiste et apparenté, de débaptiser la rue Thiers pour en faire la rue Ferrat:

 

Inutile de vous présenter Jean Ferrat : artiste généreux, sincère, humble, il a chanté l’amour, la vie, l’espoir pour les progressistes et humanistes français. Engagé et regardant l’histoire en face, il a créé et chanté Nuit et Brouillard, Potemkine, mais aussi la Commune. Cette chanson créée en hommage à la Commune de Paris, est une période de l’Histoire française souvent ignorée, y compris des manuels scolaires.

Pourtant ce fut une période où les citoyens de Paris prirent leur destin en mains pour construire une société différente. Vous connaissez la suite, Thiers assassina des milliers de Parisiens et massacra la Commune de Paris.


 


Aujourd’hui, la rue qui mène à l’Hôtel de ville porte le nom de ce sinistre personnage. Quel paradoxe! Quelle «honte» pour l’ensemble des citoyens Niortais d’honorer Monsieur Thiers! Nous demandons que la Rue Thiers soit débaptisée et nous vous proposons le nom de Jean Ferrat pour cette rue. Par cet acte symbolique, nous rendons hommage à ces citoyens morts pour la liberté, l’égalité et la fraternité, mais aussi a ce poète aimé de beaucoup de Niortais.


 Frédéric Giraud


 

 

 


 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
commenter cet article
12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 08:58

Tribunes - le 26 Mars 2011

 

 Jack Ralite, Sénateur communiste de la Seine-Saint-Denis « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » (Albert Camus) Voici 50 ans qu’à des titres divers, je suis élu de cette banlieue dont Saint-Denis et Aubervilliers sont si symboliques de la vie populaire, de l’histoire ouvrière. Je connais les efforts gigantesques d’invention et d’action, pour et avec les habitants, que ces villes ont dû faire pour sortir de leur statut de « communs de la société ». Et comme chacun, aujourd’hui, je mesure ce qui se joue à Aubervilliers, à Saint-Denis et dans le Val-de-Marne : placés par les électeurs loin derrière les candidats Front de Gauche au premier tour, des candidats PS/EELV ont décidé de se maintenir au second, au rebours de toute l’histoire de la gauche -et ceci malgré les réticences de nombreux militants de ces deux partis, ouvrant par là même la boîte de Pandore des divisions à gauche Cette affaire n’est pas une guerre picrocholine. Elle pose, très au-delà des enjeux de pouvoir et de postes, une question fondamentale de morale. En balayant les principes qui avaient permis les victoires passées, les candidats PS/EELV concernés obèrent celles de l’avenir. Surtout, ils lâchent les digues de la compromission au pire moment, à l’un de ces instants où seule l’éthique peut sauver la politique. Je le dis à hauteur d’homme, mais avec force : cela me déchire. Les choses sont simples : pour l’emporter, les candidats PS/EELV ont besoin des voix non pas seulement de la droite, mais aussi de l’extrême droite. Et la droite, pour la première fois explicitement à Saint-Denis, appelle à voter PS/EELV. En lui-même, cet élément suffirait à disqualifier ce qui se produit ici. Mais allons au-delà. Imagine-t-on ce que serait un conseiller général de gauche qui, devancé au premier tour, l’emporterait au second par l’apport de voix de droite mais surtout, dans le rapport des forces actuels, par l’arbitrage du FN ? Mesure-t-on le désarroi, la confusion, la brèche que cela créerait ? Ainsi, un homme, une femme de gauche pourrait être élu-e à la faveur de pratiques devant lesquelles certains hiérarques de droite même reculent ? Et dans des territoires si emblématiques de ce que la gauche peut faire de meilleur au service des populations ? Mais c’en serait fini de la dignité de la politique, de l’honneur que l’on a, tous, de croire en quelque chose qui dépasse nos seuls intérêts ! Que l’on n’invoque pas ici le pluralisme, encore moins la démocratie. Ce qui blesse le pluralisme, ce n’est pas qu’un candidat respecte les principes du désistement républicain. Et ce qui souille la démocratie, c’est bien que l’on puisse sacrifier les valeurs fondamentales aux intérêts égoïstes. Que l’on n’invoque pas davantage le vécu quotidien des habitants : je connais les souffrances de ceux que rongent le chômage, l’insécurité, l’échec scolaire. J’habite en HLM à Aubervilliers, je n’ignore rien de Saint-Denis : ces souffrances me taraudent et me font lutter et chercher depuis 50 ans, avec d’autres, des réponses nobles, nouvelles, avec échecs et réussites. Mais au grand jamais, face à ces souffrances je ne proposerai d’agir autrement qu’envers les vrais responsables. Jamais je ne détournerai la colère ailleurs que vers ceux qui mettent le monde à l’envers, jamais je n’instrumentaliserai le malheur et la misère. Et jamais je ne dévaloriserai ce que des décennies de gestion de gauche ont gagné pour les habitants d’Aubervilliers, de Saint-Denis, et de bien d’autres villes, dans le domaine de la santé, de la culture, du social, de la jeunesse. Car dénigrer, instrumentaliser, c’est à terme ajouter les désillusions à la souffrance, remplacer la colère par la rancœur, le chemin de l’action par la fausse route de l’abstention et du rejet de l’autre. Face à la misère, bien plus qu’ailleurs, il faut toujours et toujours rassembler. Et rien d’autre. Je suis bien placé pour savoir que, même à gauche, il est souvent difficile de ne pas être celui qui l’emporte. Ministre communiste avec François Mitterrand, j’ai été minoritaire dans son gouvernement. J’y suis resté sincère, loyal, mais fidèle à moi-même. Maire d’Aubervilliers, j’ai travaillé avec mes partenaires dans le plus digne d’eux-mêmes. Ce ne fut jamais facile. Mais ce fut l’honneur de la gauche que d’avoir respecté ses composantes. Aujourd‘hui, nombreux sont les électeurs socialistes ou écologistes qui sont troublés. Leur choix, ils le savent, dépasse les enjeux locaux. Ils m’en parlent. Je leur dis en sincérité : en votant dimanche pour les candidats arrivés en tête au premier tour, ils ne se renient pas : ils réaffirment leurs valeurs. En s’inscrivant dans la longue histoire du progrès social en France et de la gauche de ce pays, ils ne vivent pas au passé : ils préservent l’avenir. Je leur dis en franchise : au moment où le Front national est plus menaçant que jamais, rien ne doit être fait qui le mette au centre du jeu, et rien ne doit être fait qui favorise la contamination par ses idées. Je leur dis avec détermination : la période qui s’ouvre va être dure, violente pour les gens les plus pauvres, pour ceux qui sont au cœur de notre action et de notre pensée. En ces temps, abdiquer nos valeurs et nos principes, au nom d’un prétendu modernisme ou d’un opportunisme affamé, ce serait indigne. Je leur dis enfin avec un grand respect : électeurs socialistes, écologistes, progressistes et aussi électeurs communistes : il vous appartient, très simplement, sans grandiloquence, de confirmer votre attachement à la gauche et de préserver l’honneur de vos partis, cet honneur qui sans vous va sortir entaché de ce triste épisode. Ce que les appareils n’ont pas encore su faire, c’est aux électeurs et électrices de le réaliser : rassemblez-vous dimanche derrière le candidat de gauche qui est arrivé en tète au premier tour. Il n’est pas trop tard. Jack Ralite Sénateur communiste de la Seine-Saint-Denis Ancien ministre de François Mitterrand

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
commenter cet article
12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 08:55
 

Dans un article important publié par la site internet de l'Humanité, samedi 26 mars 2011, le sénateur communiste Jack Ralite, ancien ministre, exhorte la gauche, toute la gauche, à se ressaisir avant le deuxième tour des élections cantonales, ce dimanche. Citant en avant-propos Albert Camus : «Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde», Jack Ratite, non sans émotion et une certaine solennité, ne mâche pas ses mots concernant l'attitude de certains candidats de gauche.

«Voici 50 ans qu’à des titres divers, je suis élu de cette banlieue dont Saint-Denis et Aubervilliers sont si symboliques de la vie populaire, de l’histoire ouvrière, rappelle le sénateur. Je connais les efforts gigantesques d’invention et d’action, pour et avec les habitants, que ces villes ont dû faire pour sortir de leur statut de « communs de la société.» Puis il précise : «Et comme chacun, aujourd’hui, je mesure ce qui se joue à Aubervilliers, à Saint-Denis et dans le Val-de-Marne : placés par les électeurs loin derrière les candidats Front de Gauche au premier tour, des candidats PS/EELV ont décidé de se maintenir au second, au rebours de toute l’histoire de la gauche -et ceci malgré les réticences de nombreux militants de ces deux partis, ouvrant par là même la boîte de Pandore des divisions à gauche.»

Nous y voilà. Ajoutant que «cette affaire n’est pas une guerre picrocholine», mais «pose, très au-delà des enjeux de pouvoir et de postes, une question fondamentale de morale», Jack Ralite déclare qu’en «balayant les principes qui avaient permis les victoires passées, les candidats PS/EELV concernés obèrent celles de l’avenir. Surtout, ils lâchent les digues de la compromission au pire moment, à l’un de ces instants où seule l’éthique peut sauver la politique.» On ne saurait mieux exprimer ce que tous les citoyen(ne)s authentiquement de gauche pensent intimement, parfois avec colère, depuis quelques jours…

«Je le dis à hauteur d’homme, mais avec force: cela me déchire», écrit le sénateur communiste et ancien maire d’Aubervilliers. Les choses sont simples: pour l’emporter, les candidats PS/EELV ont en effet besoin des voix non pas seulement de la droite, mais aussi de l’extrême droite. Et la droite, pour la première fois explicitement à Saint-Denis, appelle à voter PS/EELV... Vous avez bien lu ! Jack Ralite l’écrit sans détour: «Imagine-t-on ce que serait un conseiller général de gauche qui, devancé au premier tour, l’emporterait au second par l’apport de voix de droite mais surtout, dans le rapport des forces actuels, par l’arbitrage du FN? Mesure-t-on le désarroi, la confusion, la brèche que cela créerait? Ainsi, un homme, une femme de gauche pourrait être élu-e à la faveur de pratiques devant lesquelles certains hiérarques de droite même reculent? Et dans des territoires si emblématiques de ce que la gauche peut faire de meilleur au service des populations? Mais c’en serait fini de la dignité de la politique, de l’honneur que l’on a, tous, de croire en quelque chose qui dépasse nos seuls intérêts!»

En ces heures de grands troubles républicains, particulièrement dans ces quartiers populaires où les souffrances de ceux que rongent le chômage, l’insécurité, l’échec scolaire sont immenses et dévastatrices, je pense exactement comme Jack Ralite: «Que l’on n’invoque pas ici le pluralisme, encore moins la démocratie. Ce qui blesse le pluralisme, ce n’est pas qu’un candidat respecte les principes du désistement républicain. Et ce qui souille la démocratie, c’est bien que l’on puisse sacrifier les valeurs fondamentales aux intérêts égoïstes.»

Jack Ralite a raison: «Jamais je ne détournerai la colère ailleurs que vers ceux qui mettent le monde à l’envers, jamais je n’instrumentaliserai le malheur et la misère. Et jamais je ne dévaloriserai ce que des décennies de gestion de gauche ont gagné pour les habitants d’Aubervilliers, de Saint-Denis, et de bien d’autres villes, dans le domaine de la santé, de la culture, du social, de la jeunesse. Car dénigrer, instrumentaliser, c’est à terme ajouter les désillusions à la souffrance, remplacer la colère par la rancœur, le chemin de l’action par la fausse route de l’abstention et du rejet de l’autre. Face à la misère, bien plus qu’ailleurs, il faut toujours et toujours rassembler. Et rien d’autre.»
De fait, comment peut-on, en toute (in)conscience, mettre le Front national, plus menaçant que jamais, au centre du jeu, favorisant ainsi «la contamination par ses idées». L’indignité a-t-elle encore des bornes, quand elle se cache derrière une République blessée, souillée?

POUR LIRE L'INTEGRALITE DU TEXTE DE JACK RALITE
ET LE DIFFUSER LARGEMENT :
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
commenter cet article
12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 08:51

Médias - le 8 Avril 2011

l'Humanité des débats. L'entretien

Ignacio Ramonet « Le citoyen vit dans un sentiment d'insécurité informationnelle »

« L'homme contemporain court le risque de devenir un ignorant bourré d'information », explique Ignacio Ramonet, spécialiste des médias, dans son nouveau livre l'Explosion du journalisme (Éditions Galilée). Le développement d'Internet, s'il menace la presse papier, pourrait aussi marquer l'essor d'une démocratie renouvelée dans laquelle transparence et fluidité éroderaient toutes les dominations.

Vous dites que « le journalisme traditionnel se désintègre complètement ».


Ignacio Ramonet. Oui, parce qu'il est attaqué de toutes parts. D'abord il y a l'impact d'Internet. Il est clair qu'Internet, en créant un continent médiatique inédit, a produit un journalisme nouveau (blogs, pure players, leaks.) directement en concurrence avec le journalisme traditionnel. Ensuite, il y a ce qu'on pourrait appeler la « crise habituelle » du journalisme, qui préexistait à la situation actuelle, c'est-à-dire la perte de crédibilité, directement liée à l'accélération générale des médias ; la consanguinité entre un certain nombre de journalistes et d'hommes politiques. Le tout suscitant une méfiance générale du public. Enfin, il y a la crise économique qui provoque une chute très importante de la publicité, principale source de financement des médias privés. Ce qui entraîne de lourdes difficultés de fonctionnement pour les rédactions.

 

Vous évoquez une perte de crédibilité, pourquoi ?

Ignacio Ramonet. La perte de crédibilité des grands médias s'est accentuée ces deux dernières décennies essentiellement comme conséquence de l'accélération du fonctionnement médiatique. La presse n'a jamais été parfaite, faire du bon journalisme a toujours été un combat. Mais depuis le milieu des années 1980, nous avons assisté à deux substitutions. D'abord, l'information en continu à la télévision, plus rapide, a pris le pas sur l'information délivrée par la presse écrite. Cela a abouti à une concurrence plus vive entre médias, une course de vitesse qui laisse de moins en moins le temps de vérifier les informations. Ensuite, à partir du milieu des années 1990 avec le développement d'Internet, et depuis deux ou trois ans avec l'irruption de « néojournalistes », ces témoins-observateurs d'événements (sociaux, politiques, météorologiques, faits divers. ) qui sont une nouvelle source d'information extrêmement sollicitée par les médias eux-mêmes.

 

Malgré ces pratiques de proximité, le public semble avant tout justifier sa défiance à l'égard de la presse par la promiscuité entre le pouvoir et les journalistes.

Ignacio Ramonet. Pour la plupart des citoyens, le journalisme se résume à quelques journalistes : ceux que l'on voit toujours et partout. Une vingtaine de personnalités connues, qui vivent un peu « hors sol », qui passent beaucoup de temps « embedded » avec les hommes politiques, et qui sont globalement fort conciliants avec eux. Bref, il s'est ainsi constituée une sorte de noblesse du quant à soi, leaders politiques et journalistes célèbres vivent et se marient même entre eux, c'est une nouvelle aristocratie. Mais ce n'est pas du tout la réalité du journalisme. La caractéristique principale de ce métier, aujourd'hui, c'est avant tout : la précarisation. La plupart des jeunes journalistes sont exploités, très mal payés ; ils travaillent à la pige, à la tâche, dans des conditions préindustrielles. Plus de 80 % des journalistes ont de petits salaires, toute la profession vit sous la menace de licenciements. Donc, à tous égards, la vingtaine de journalistes célèbres n'est pas représentative et masque la misère sociale du journalisme français. Et cela n'a pas changé avec Internet, cela s'est même aggravé. Dans les sites d'information en ligne créés par la plupart des médias, les conditions de travail sont encore pires. Est ainsi apparue une nouvelle sorte de journalistes exploités : les forçats de l'info, les pigistes d'abattage, les OS du Web, les galériens du clavier. Ce qui peut les consoler c'est que, peut-être, l'avenir leur appartient.

 

Dans ces conditions le journalisme peut-il encore se prévaloir du titre de quatrième pouvoir, agit-il encore comme un contre pouvoir ?

Ignacio Ramonet. On assiste à une extraordinaire concentration des médias. Si on observe la structure de la propriété de la presse nationale française, on constate qu'elle est entre les mains d'un très petit nombre de groupes. Une poignée d'oligarques - Lagardère, Pinault, Arnault, Dassault. -, est devenue propriétaire des grands médias français. Des médias qui expriment de moins en moins une pluralité mais sont soupçonnés de protéger les intérêts des grands groupes financiers et industriels auxquels ils appartiennent. En ce sens il y a crise du « quatrième pouvoir ». Sa mission historique, qui consiste à créer une opinion publique disposant d'un sens critique et susceptible de participer activement au débat démocratique, n'est plus garantie. Aujourd'hui, les médias cherchent, au contraire, à domestiquer la société pour éviter toute remise en cause du modèle dominant. Les grands médias ont créé un consensus autour d'un certain nombre d'idées (la mondialisation, la construction européenne, le nucléaire, le libre-échange.) considérées comme étant « bonnes pour tout le monde » et qui ne peuvent être contestées. Si vous les contestez, vous quittez ce qu'Alain Minc appelle le « cercle de la raison ». Vous êtes donc dans la déraison.

 

Vous appelez de vos voux un cinquième pouvoir.

Ignacio Ramonet. Oui, si l'on fait le constat que le « quatrième pouvoir » ne fonctionne pas, cela pose un grave problème à la démocratie. Car il n'est pas imaginable de concevoir une démocratie sans véritable contre-pouvoir de l'opinion publique. L'une des spécificités d'une démocratie réside dans cette tension permanente entre le pouvoir et son respectif contre-pouvoir. C'est ce qui fait la versatilité, l'adaptabilité et la réalité de ce système. Le gouvernement a une opposition, le patronat a les syndicats. Mais les médias n'ont pas - et ne veulent pas avoir ! - de contre-pouvoir. Or il y a une forte demande sociale d'informations sur l'information. Beaucoup d'associations, comme l'Acrimed, par exemple, passent déjà au crible de la véracité, le fonctionnement des médias. Les gens veulent savoir comment fonctionne la manipulation médiatique. Pour mieux s'en défendre. C'est ainsi qu'aujourd'hui nos sociétés démocratiques construisent, dans le tâtonnement bien entendu, un « cinquième pouvoir ». Le plus difficile étant de faire admettre aux médias dominants que ce « cinquième pouvoir » puisse exister et qu'ils lui donnent la parole.

 

Vous faites dans votre ouvrage un constat alarmant sur l'avenir de la presse écrite en général, qu'en est-il de la presse d'opinion ?

Ignacio Ramonet. Les journaux les plus menacés sont, selon moi, ceux qui reproduisent toutes les informations générales et dont la ligne éditoriale se dilue totalement. Si pour le citoyen il est important que toutes les opinions s'expriment, cela ne veut pas dire que chaque média, en son sein, soit obligé de reproduire toutes ces opinions. En ce sens, la presse d'opinion, non pas une presse idéologique qui se ferait le relais d'une organisation politique, mais une presse d'opinion capable de défendre une ligne éditoriale définie par sa rédaction, est nécessaire. Dans la mesure où, pour tenter de combattre la crise de la presse, des journaux ont décidé de mettre sur le même plan, dans leurs colonnes, toutes les thèses politiques, de l'extrême gauche à l'extrême droite, au prétexte que tout se vaut, de nombreux lecteurs ont cessé d'acheter ces journaux. Parce que l'une des fonctions d'un journal, en plus de fournir des informations, est de conférer une « identité politique » à son lecteur. Or désormais, « leur » journal ne dit plus, aux lecteurs, qui ils sont. Au contraire, ils troublent son identité politique et l'égarent. Ils achètent, mettons, Libération et y lisent, par exemple, un entretien avec Marine Le Pen. Pourquoi pas ? Mais ils peuvent y découvrir qu'ils ont peut-être quelques idées en commun avec le Front national. Et nul ne les rassure. Et cela les inquiète. Un tel brouillage de ligne a confondu de nombreux lecteurs. D'autant qu'aujourd'hui le flot d'informations qui circule sur Internet peut leur permettre de se faire leur propre opinion. En pleine crise des médias, le succès de l'hebdomadaire allemand Die Ziet est significatif. Il a choisi d'aller à l'encontre des idées et des informations dominantes, avec des articles de fond, longs, parfois ardus. Et il voit ses ventes s'accroître. Au moment où toute la presse fait la même chose : des articles de plus en plus courts, avec un vocabulaire d'à peine 200 mots. Die Ziet a choisi une ligne éditoriale claire et distincte, et se souvient par ailleurs que le journalisme est un genre littéraire.

 

S'agissant de cette hyperabondance d'informations, d'Internet et de ses réseaux sociaux, vous évoquez tour à tour sagesse collective et abrutissement collectif. ?

Ignacio Ramonet. Jamais dans l'histoire des médias on a vu les citoyens contribuer autant à l'information. Aujourd'hui, si vous mettez une information en ligne, elle peut être contredite, complétée, discutée par tout un essaim d'internautes, qui, sur beaucoup de sujets, seront au moins aussi qualifiés, voire plus, que le journaliste auteur de l'article. Donc on assiste à un enrichissement de l'information grâce à ces « néojournalistes », ceux que j'appelle les « amateurs-professionnels ». Rappelons que nous sommes dans une société qui n'a jamais produit autant de diplômés de l'enseignement supérieur, le journalisme s'adresse donc aujourd'hui à un public, qui par segments, bien sûr, très éduqué. Par ailleurs, les dictatures qui veulent contrôler l'information n'y parviennent plus, on l'a vu en Tunisie, en Égypte et ailleurs. Souvenons-nous que l'apparition de l'imprimerie, en 1440, n'a pas uniquement transformé l'histoire du livre, elle a bouleversé l'histoire et le fonctionnement des sociétés. De même, le développement d'Internet n'est pas qu'une rupture dans le champ médiatique, il modifie les rapports sociaux. Il crée un nouvel écosystème qui produit parallèlement une extinction massive de certains médias, en particulier de la presse écrite payante. Aux États-Unis quelque 120 journaux ont déjà disparu. Cela veut-il dire que la presse écrite va disparaître ? La réponse est non, l'histoire montre que les médias s'empilent, ils ne disparaissent pas. Cependant, peu de journaux vont résister. Survivront ceux qui auront une ligne claire, qui proposeront des analyses fouillées, sérieuses, originales, bien écrites. Mais le contexte d'hyperabondance d'informations a également pour effet de désorienter le citoyen. Il n'arrive plus à distinguer ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux ? Il vit dans un sentiment permanent d'insécurité informationnelle. De plus en plus, les gens vont donc se mettre rechercher des informations de référence.

 

Comment assurer un avenir à l'information et à ceux qui la font alors que celle-ci est désormais accessible gratuitement ?

Ignacio Ramonet. S'il est incontestable que c'est la presse en ligne qui va dominer l'information dans les années à venir, reste évidemment à trouver un modèle économique viable. Pour l'instant, la culture dominante d'Internet est effectivement la gratuité. Mais nous sommes, au moment actuel, entre deux modèles, et aucun des deux ne fonctionne. L'information traditionnelle (radio, télévision, presse écrite) est de moins en moins rentable, et le modèle de l'information en ligne ne l'est pas encore, à de très rares exceptions près.

 

Au fond, ces nouveaux espaces médiatiques ont-ils une chance de modifier les rapports de domination qui prévalent aujourd'hui au sein même de la société ?

Ignacio Ramonet. J'ai consacré, dans mon ouvrage, un chapitre important à WikiLeaks (site Internet qui donne audience aux « fuites d'informations » - NDRL). C'est le domaine de la transparence. Dans nos sociétés contemporaines, démocratiques, ouvertes, il sera de plus en plus difficile, pour le pouvoir, d'avoir une double politique : l'une vis-à-vis de l'extérieur, et l'autre plus opaque, plus secrète, à usage interne, où le droit et les lois peuvent être transgressés. WikiLeaks a fait la démonstration que les médias traditionnels ne fonctionnaient plus et n'assumaient plus leur rôle. C'est dans la niche de leurs carences que WikiLeaks a pu pousser et se développer. Ce site a aussi dévoilé que la plupart des États avaient un côté obscur, caché. Mais le grand scandale, c'est qu'après les révélations de WikiLeaks, il ne se soit rien passé ! Par exemple, WikiLeaks a révélé que, à l'époque de la guerre d'Irak, un certain nombre de dirigeants socialistes français allaient faire allégeance à l'ambassade des États-Unis à Paris pour expliquer aux Américains que s'ils avaient été au pouvoir, ils auraient engagé la France dans cette guerre. Et cela n'a pas fait de vague. Alors que c'était presque de la haute trahison.

 

Cette évolution vers plus transparence peut-elle alors avoir des effets concrets ?

Ignacio Ramonet. Elle va nécessairement jouer sur les privilèges des élites et les rapports de domination. Si les médias peuvent jusqu'ici s'attaquer au pouvoir politique, c'est parce que le politique a perdu beaucoup de son pouvoir au profit des sphères financières. C'est sans doute dans l'ombre de la finance, des traders, des fonds de pension. que s'établit aujourd'hui le véritable pouvoir. Or ce pouvoir demeure préservé parce qu'il est opaque. Il est significatif que la prochaine grande révélation de WikiLeaks concerne justement le secret bancaire ! Il est possible aujourd'hui, grâce aux nouveaux systèmes médiatiques, de s'attaquer à ces espaces occultes. Ce pouvoir est comme celui des vampires, la lumière le dissout, le réduit en poussière. On peut espérer que, grâce aux nouveaux médias numériques, ce sera au tour du pouvoir économique et financier d'être désormais interrogé et dévoilé.

 

Entretien réalisé par Frédéric Durand

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 08:48

Les syndicats FO, CFDT et CGT appellent à la grève samedi dans tous les hypermarchés Carrefour pour exiger de la direction qu'elle revoit à la hausse ses propositions salariales pour 2011 afin de maintenir le pouvoir d'achat des 65.000 salariés.

Cet appel intersyndical, peu habituel chez le géant de la grande distribution (le dernier remonte à février 2008), fait suite aux négociations salariales au cours desquelles la direction a proposé une augmentation de 1% en mars et de 1% en octobre, assortie d'une remise de 10% (au lieu de 7%) sur les achats dans les magasins de l'enseigne et d'une participation aux frais d'entretien des tenues de travail de 6 euros par trimestre.

FO, premier syndicat chez Carrefour (environ 45% des voix), a jugé ces propositions "minimalistes" et refusé de signer un projet d'accord "qui n'augmente pas les salaires à la mesure de l'inflation annoncée à 2% en 2011". La direction de Carrefour a de son côté annoncé vendredi à l'AFP qu'elle allait "rouvrir les négociations" et proposait "à ses partenaires sociaux de se retrouver à la table des négociations la semaine prochaine", selon le directeur des ressources humaines, Jean-Luc Masset.

Pour les trois syndicats, la direction "tente de casser la grève et de faire diversion en annonçant une nouvelle réunion de +négociations+ à la veille d'un mouvement social national qui s'annonce d'ampleur". "Cela ne change rien pour nous, c'est une tentative de déstabilisation, ça montre que notre mobilisation porte, le mouvement va être très suivi", a affirmé à l'AFP Dejan Terglav, délégué FO. "Depuis trois ans, nous avons perdu 10% de pouvoir d'achat", a expliqué M. Terglav, "alors que les profits explosent et que nos dirigeants viennent de mettre en vente les magasins Ed avec à la clé six milliards qui vont aller dans les poches des actionnaires".

"Les hausses proposées par la direction correspondent à une augmentation de 1,64% sur l'année 2011", selon Serge Corfa, délégué CFDT. Il a déclaré à l'AFP être "surpris de l'ampleur que prend le mouvement". Pour la CGT, "les bénéfices sont au rendez-vous, ils ne doivent pas servir qu'à gonfler le portefeuille déjà très grassouillet des dirigeants du groupe".

Carrefour a annoncé en mars des bénéfices en hausse de 11% en 2010 (382 millions d'euros), malgré des charges importantes dues notamment à la réorganisation du groupe au Brésil. Le groupe a aussi récemment annoncé sa volonté de scinder son activité de hard-discount (enseigne Dia) et 25% de sa filiale Carrefour Property (propriétaire des murs des magasins).

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans LUTTES ET SOLIDARITÉ
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre