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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 05:56

C'est un scandale!

Berezina financière pour l’hôpital Sud francilien

Véritable gouffre financier, le nouveau centre hospitalier 
Sud, francilien n’est pas aux normes.

On ne construit pas un hôpital comme une autoroute ou un viaduc ! Telle pourrait être la morale de la construction du nouveau centre hospitalier Sud-francilien, confiée à une filiale du groupe de BTP Eiffage, dans le cadre d’un partenariat public-privé. Installé entre Corbeil-Essonnes et Évry, cet hôpital géant (1  017 lits, 20 blocs opératoires, 130 salles de consultation…), qui regroupera les actuels hôpitaux de Corbeil-Essonnes, Évry-Courcouronnes et Yerres, doit ouvrir ses portes le 17 mai prochain, après quatre ans de travaux. Mais alors que le conseil de surveillance se réunissait vendredi, le syndicat SUD santé tire la sonnette d’alarme : « Eiffage met à disposition un bâtiment qui ne répond pas aujourd’hui aux réglementations sanitaires en vigueur », accuse le syndicat. Des installations électriques en passant par la piscine de balnéothérapie ou la pédiatrie, plusieurs éléments posent problème. Il s’agit « d’ajustements », relativise le directeur général du centre hospitalier dans le journal le Parisien, « mais pas de modifications majeures. C’est la suite normale d’une construction. Dans 99 % des cas, Eiffage a respecté ses obligations. » Des petits défauts, peut-être, mais qui ont un prix : les tra vaux de remise en normes sont chiffrés à 10 millions d’euros, « qui ne sont pas encore financés à ce jour », s’inquiète le syndicat, lequel dénonce plus globalement un « gouffre financier ».

SUD santé a fait les comptes. « Les coûts initiaux explosent. Le montant du loyer reversé annuellement au constructeur est passé de 30 à 42 millions d’euros. Le coût final s’élèvera à plus de 1,2 milliard d’euros. » En juillet 2010, la chambre régionale des comptes d’île-de-France avait fait le même constat, remettant en cause le choix du bail emphytéotique hospitalier, le considérant « très onéreux », « juridiquement contraignant et financièrement aléatoire ». Le rapport démontre d’ailleurs que « le recours à une maîtrise d’ouvrage publique financée par un emprunt aurait été une solution moins coûteuse, moins hasardeuse et surtout davantage maîtrisable par l’établissement ». « Une simulation pour un emprunt de 344 millions d’euros sur trente ans donne un coût final de 757 millions d’euros, soit une économie de 550 millions d’euros », calcule Catherine Fayet, secrétaire du syndicat SUD santé au centre hospitalier Sud-francilien. Qui va payer ? Pour le syndicat, pas de doute : le paiement des loyers dépendra des recettes liées à l’activité des services et des économiques réalisées sur le fonctionnement et les personnels. Quand on sait qu’en 2009, il manquait une centaine de postes sur l’établissement, sans compter les 
250 emplois précaires, tout cela n’augure rien de bon. La solution ? Que l’établissement « revienne dans le giron du public », répond Bruno Piriou, conseiller général communiste de Corbeil.

Alexandra Chaignon

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 05:50

 

  • PIERRE LAURENT: "Nous venons de passer une semaine de vie politique sur la petite phrase d'Anne Sinclair dont tout le monde se fout royalement. Les cantonales, vous n'en entendrez pas parler. Le pouvoir ne veut pas en parler. Mais ce que nous apprennent les salariés en lutte c'est la ténacité. Les batailles politiques aussi doivent s'inscrire dans la durée".
  • JEAN-LUC MELANCHON: "Lors des prochaines élections cantonales, nous voulons que M. Sarkozy prenne une tannée afin qu'il paie les deux années de travaux forcés auxquels il a condamné les salariés avec sa contre-réforme sur les retraites."
  • CHRISTIAN PICQUET:"Ce que je constate à Marseille c'est que ce gouvernement est détesté comme jamais depuis le début de la Ve République. Mais les gens attendent la construction d'une alternative durable".

Propos recueillis par Christophe Deroubaix

 

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Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 04:47

 

  028

ci-dessus Bruno Fornaciari (PCF) et Ghilène Forgerit et

JM Beaudet (CGT) devant la Mairie de St Varent

 

 

A l'automne 2009 nous faisions signez une pétition contre la privatisation de La Poste.(Claude AUBIN, conseillé général sortant a refusé)

 

Avec l'entrée en vigueur de la loi, les effets s'en font sentir. Une nouvelle désorganisation de la Poste à Thouars et à St Varent est à l'oeuvre. Suppression d'une tournée de facteur. Répartie sur les autres, elle accroît la charge de travail déjà excessive et la pénibilité. « Entre juin 2010 et juin 2011, en un an donc, on a connu sept départs à la retraite. Cela n'a donné lieu qu'à la création d'un seul CDI. Je laisse ce fait à l'appréciation des demandeurs d'emploi du Thouarsais » déclare Eric ROUSSELIERE responsable CGT à Thouars.

 

Déjà le service aux usagers s'est depuis plusieurs année dégradé. Irrégularité du courrier, (les abonnés aux journaux en savent quelquechose) réduction de l'amplitude d'ouverture des bureaux de poste, allongement des files d'attente et des délais pour la banque postale etc...

 

La direction régionale de la Poste prévoit et assume la suppression de 200 postes (5%) en 2011 remplacés au cas par cas. On sait ce que cela veut dire. On réduit les moyens humains et la perte d'efficacité, la dégradation du service et des conditions de travail, le mécontentement des usagers ouvrent la porte aux groupes privés à l'affût.

 

 Nous l'avons déjà dit, Il faut rompre aussi avec les logiques de rentabilité financière au détriment de l'efficacité sociale, moderniser et démocratiser la poste en étendant les pouvoirs d'intervention et de décision des salariés des usagers et des élus.


Comme le signalait en son temps le Comité National contre la Privatisation de la Poste qui réclamait un débat public et un régférendum : "Gouvernement et direction de la Poste ont dégradé la qualité du service public en limitant les investissements répondant à l'intérêt général. Depuis 2002 plusieurs dizaines de milliers d'emplois ont été supprimés. Calà se traduit par l'espaxcement des tournées, les délais croissants de livraison de courrier, les réductions d'horaires, l'allongement des files d'attente ... et il ajoutait "Une privatisation de la Poste entainerait une détéroriation encore plus considérable du service rendu aux usagers, la rentabilité maximale immédiate et les impératifs financiers auraiient priorité sur l'intérêt général"

 

Les communistes proposent de donner les moyens nécessaires à La Poste, l’argent existe pour cela; de la développer avec un modèle de gestion moderne autour de trois objectifs : EFFICACITE SOCIALE, COOPERATION, DEMOCRATIE.

La Poste doit  en outre participer à un pôle public financier mobilisant l’épargne populaire au service de l’emploi, de la formation. Nous faisons le choix d'un service public pour les usagers, les salariés, les élus, contre la concurrence        « libre et non faussée » des requins de la finance.

 

Les candidats Front de Gauche aux Cantonales Bruno FORNACIARI à St Varent et Ernest LEVINDREà Thouars 1 demandent à la Direction Régionale de La poste de se donner les moyens, notamment en personnel,  d'accomplir ses missions de Service Public.
Et ils soutiennent les revendications des personnels qui s'expriment en ce sens.
Bruno FORNACIARI et Ernest LEVINDRE
PCF/CANDIDAT FRONT DE GAUCHE

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 04:30

 

Société - le 17 Février 2011

Dans L'Humanité: "Arrêtez de sacrifier l'élevage français!"

Spécial Salon de l'Agriculture ce vendredi 18 février. Le jeune agriculteur qui a tenu tête à Nicolas Sarkozy sur TF1 la semaine dernière, Mickaël Poillion, est l'invité de notre édition.

Dans L'Humanité de ce vendredi 18 février, il nous explique en exclusivité: "C'est là où je me fais un peu dur avec le président de la République, lorsqu'il me dit que seule la France, au G20, pousse pour une régulation des marchés. Avant de faire le tour du monde pour expliquer comment il convient de réguler, qu'il aille voir M. Barroso et lui intime l'ordre d'arrêter de sacrifier l'élevage français"

 

A lire aussi dans notre édition de ce vendredi

  • Souveraineté agricole contre loi des marchés: comment l'addition de l'augmentation des matières premières agricoles risque d'être salée pour les éleveurs, puis les consommateurs.
  • La filière porcine s'enfonce dans la crise
  • Comment l'Elysée laboure pour la grande distribution
  • Nos solutions pour une réforme de la Politique agricole commune
  • Toutes les informations pratiques

 

Et du 19 au 27 février, sillonnez chaque jour le Salon avec humanite.fr


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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 12:04

 

Michela Marzano « L’indignation doit pouvoir déboucher sur une mobilisation »

Michela Marzano professeur de philosophie à l’université Paris-Descartes (*).

 

L’énorme succès du dernier livre de Stéphane Hessel est 
le meilleur symptôme de notre époque. Il fallait bien sûr mettre un nom au sentiment de malaise que les Français ressentent depuis très longtemps. Il était temps de s’indigner face aux différences de niveau de vie entre les riches et les pauvres. Il était temps de s’indigner face à la montée du populisme et de l’extrême droite en Europe. Il était temps de s’indigner face au coût social de la crise mondiale provoquée par les plaisanteries de quelques financiers irresponsables qui ont poussé des pauvres (qui n’avaient souvent rien demandé) à s’endetter à outrance pour dégager des marges importantes et se gaver de bonus. Alors, bien sûr, indignons-nous ! Pour exprimer notre désir de changement, d’égalité, de justice… Mais évitons, en ce début de 2011, de rester rivés à cette unique étape. Car l’indignation, à elle seule, ne change pas la réalité. De même qu’il ne suffit pas de désirer quelque chose pour que cela advienne. Afin que ce qui est souhaitable devienne réellement possible, volonté et désir ne suffisent jamais. Sauf à tomber dans le piège d’un volontarisme désincarné qui nous a justement conduits, peu à peu mais inexorablement, dans les impasses de la crise actuelle. L’indignation est un mouvement individuel. On peut très bien s’indigner, puis rentrer chez soi et reprendre le cours de sa vie comme si de rien n’était. Comme avant. Chacun pour soi. Pour que le changement soit réel, l’indignation doit pouvoir déboucher sur une mobilisation. Et dans la mobilisation, la colère doit laisser la place à la raison et à la coopération. Pour résister et combattre, il faut « faire lien ». Travailler avec les autres. En prendre soin lorsqu’ils ont besoin de notre aide. Face aux injustices, chacun est appelé à agir. Mais l’action réparatrice n’est jamais solitaire. Apprenons alors à nous faire confiance les uns les autres. Pour nous indigner, certes. Mais aussi pour agir concrètement. En donnant tous ensemble à l’indignation une portée politique constructive.


 

Michela Marzano

 

(*) Michela Marzano est l’auteur du Contrat de défiance. Éditions Grasset, 2010.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 21:38

Le Conseil européen qui se réunit aujourd'hui à Bruxelles discutera, sur proposition de la chancelière Angela Merkel et avec le soutien de Nicolas Sarkozy, d'un « pacte de compétitivité » pour une nouvelle « gouvernance économique ».

 

L'objectif est la mise en place d'un dispositif drastique d'hyper-austérité lors du sommet européen de la fin mars. A l'Union Européenne, c'est toujours la même soumission aux marchés financiers ! Malgré les dégâts d'une crise provoquée par l'avidité de la grande finance, l'Union européenne continue de s'aligner derrière les demandes les plus dures contre les peuples européens.

 

Il faut satisfaire les marchés financiers et les exigences de l'Allemagne, comme la retraite généralisée à 67 ans, la mise sous tutelle des budgets nationaux et la baisse des salaires. Une politique somme toute cohérente avec le projet du gouvernement français d'inscrire l'austérité dans la Constitution.

 

L’idée qu’il faut coûte que coûte s’affranchir de la domination des marchés financiers commence à faire son chemin. La proposition du PCF visant à créer un «fonds européen de développement social» répond à cette exigence. Il doit servir à accorder des prêts à taux minimes pour des investissements publics créateurs d’emplois, pour le développement de la formation, de la recherche, des services publics, pour des infrastructures utiles, des réalisations dans le domaine de l’environnement. Ce fonds doit bénéficier de sources de financement alternatives: le produit d’une taxe sur les transactions financières; des prêts à des conditions exceptionnellement favorables de la Banque centrale européenne, qui doit, pour cela, user de son pouvoir de créer de la monnaie; enfin une contribution substantielle du budget communautaire.

 

La campagne d’initiative citoyenne européenne, décidée lors du dernier congrès de décembre à Paris du Parti de la gauche européenne, se fixe l'objectif, par la collecte d'un million de signatures à l'échelle de l'Union européenne, d'imposer un grand débat pour une réorientation de la construction européenne. Ne pas tuer l’idée européenne, c’est agir pour changer la politique menée en son nom, et pour cela, de la mettre au cœur des débats pour 2012.

 

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, responsable Europe. Paris, le 4 février 2011

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 23:56

France 2

 

C’est désormais officiel : la directrice de l’information a décidé de claquer la porte de la chaîne publique et devrait rejoindre Europe 1, où elle retrouverait Jean-Pierre Elkabbach.

Comme on dit : à vous de juger. Depuis plus de vingt ans sur le service public, Arlette Chabot et le groupe France Télévisions se sont séparés d’un « commun accord ». On sait avec cette formule que, dans ces cas-là, il y en a un qui est plus d’accord que l’autre. À son arrivée à la tête de France Télévisions en août dernier, Rémy Pflimlin, successeur désigné de Patrick de Carolis, avait donné le choix à Arlette Chabot, soit de continuer à diriger les rédactions, soit de poursuivre la présentation du rendez-vous politique À vous de juger. La directrice avait choisi de conserver « son émission ». Thierry Thuillier lui a succédé à la tête de l’info. Dès lors, il ne faisait plus de doute qu’Arlette Chabot n’avait plus d’autre choix que de partir. « L’émission À vous de juger ne sera pas présente sur la grille de France 2 l’année prochaine. Nous en avons tiré les conséquences et nous avons donc décidé de nous séparer, France Télévisions et moi », a-t-elle expliqué dans le Journal du dimanche (JDD).

Âgée de cinquante-neuf ans, Arlette Chabot, accro à la politique – un peu moins au pluralisme ! –, est passée par les rédactions de France Inter, TF1, France 3, puis France 2, où elle a dirigé l’information d’une main ferme pendant six ans. Elle avait succédé à Olivier Mazerolle, aujourd’hui sur BFM TV. Toujours selon le JDD, elle est attendue – peut-être pas par la rédaction – à Europe 1. Elle s’est en effet dite « libre de regarder avec beaucoup d’attention les propositions faites par Denis Olivennes pour rejoindre Europe 1 (…). Son projet m’intéresse, il n’est pas impossible que cela se concrétise vite. Europe 1 est une radio à laquelle je suis très attachée pour y avoir travaillé entre 1999 et 2004, en même temps que je présentais l’émission Mots croisés ».

En fait les choses pourraient aller vite. Même si Arlette Chabot doit présenter encore deux numéros d’À vous de juger au printemps, son arrivée à Europe 1 pourrait être annoncée dès demain et être effective aussitôt. Elle prendrait la direction de l’information dans la radio dirigée par Denis Olivennes, qui règne lui-même sur le pôle info du groupe Lagardère Active (Europe 1, le Journal du dimanche, Paris Match, Newsweb). Arlette Chabot aurait pour mission de remonter la pente (et le moral) d’Europe 1 où, coup sur coup, on a enregistré les départs de Nicolas Demorand et Marc-Olivier Fogiel, animateurs de deux plus grosses tranches d’information de la journée. Cette fille d’un père dirigeant d’une petite entreprise, qui a passé sa jeunesse chez les sœurs dominicaines, rêvait alors de comédie et de théâtre. Elle est aujourd’hui considérée en quelque sorte comme l’une des grandes « actrices » de la vie politique audiovisuelle.

Claude Baudry

 

Petite annecdote personnelle à propos de Mlle Chabot.

 

Vous souvenez sansdoute qu'en Août 1980  à Moscou, se déroulaient les Jeux Olympiques.Pourtant une campagne de boycot avait été organisée et soutenus par certains médias. Je me souviens d'une émission de radio d'alors animée par Arlette Chabot. Cette dernière cherchait tous les argumlents, arguties er prétxtes pour alimenter cette campagne. Parmi ceux-ci, elle affirmait que les autorités soviétiques qui craignaient la rencontre des spectateursétrangers avec le peuple et la jeunesse soviétique, avait organisé sciemment la déportation des écoliers (10/14 ans) à la campagne ou à la mer afin d'éviter les échanges entre les uns et les autres.

Interloqué par ce type d'argument, je décroche mon téléphone et appelle la radio. A ma grande surprise j'ai Alette Chabot en ligne. Je l'interroge alors et lui dit : "Je viens de vous entendre que les autorités soviétiques "déporteraient les écoliers pour éviter des contacts avec les étrangers spectateurs es Jeux. Je m'en étonne car lui dis-je :"je comprends que les étrangers souhaitent des contacts avec les jeunes, mais les jeunes adultes, pas les enfants" et j"'ajoute, :" j'imagine que, comme nous, en France, à l'été, au mois d'août, les écoliers partent eux aussien colonies de vacances, Par conséquent je trouve que vous n'êtes pas sérieuse. Elle me répondit alors : "je ne suis pas sérieuse, vous n'êtes pas sérieux et je vous emmerde!" et elle me raccrocha au nez.

 

Bruno Fornaciari

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 23:53

événement

Quand DSK plaide pour renforcer l’Europe libérale

À Francfort, Dominique Strauss-Kahn a proposé de transférer la responsabilité budgétaire des États à la Commission européenne.

On se souvient de Dominique Strauss-Kahn invité de France Inter, le 15 novembre dernier, affirmant qu’il est bien de gauche. Ses déclarations devant le congrès bancaire européen, à Francfort, où il était invité en tant que directeur général du FMI, le 19 novembre dernier, ont fait beaucoup moins de bruit. Ceux-ci sont pourtant très instructifs sur les réformes concrètes pour lesquelles plaide DSK… et très inquiétants aussi.

Le discours, consultable en anglais sur le site du FMI (1), avait pour thème « Les défis de la croissance en Europe ». Un sujet sur mesure pour le possible présidentiable français qu’il est. Or à quel obstacle impute-t-il l’atonie économique européenne ? Au fait que « les citoyens ne donnent pas tout leur potentiel. Dans une certaine mesure, c’est la conséquence du choix social fait en conscience en faveur de la réduction du nombre d’heures de travail ». Un dirigeant socialiste qui montre du doigt la RTT votée par la gauche : première surprise… DSK poursuit à propos des réformes à mettre en œuvre en Europe en plaidant pour un renforcement du « centre » des décisions, comprendre : la Commission européenne, cœur non élu de l’actuelle UE. « Le centre doit prendre l’initiative dans tous les domaines essentiels. » Les États doivent « céder davantage de pouvoir au centre ». DSK plaide ainsi pour la « création d’une autorité financière centralisée », dotée d’une « indépendance politique comparable à celle de la BCE », qui « fixerait l’orientation budgétaire » de chaque État en fonction des objectifs de « stabilité (des prix – NDLR) et de croissance » (ceux de l’actuel pacte de stabilité). DSK propose dans un premier temps de tenir « loin du Conseil » (sic) des gouvernements la « responsabilité du maintien de la discipline budgétaire et des réformes structurelles essentielles », en la transférant à la Commission européenne.

(1) http://www.imf.org/external/np/speeches/2010/111910.htm

Sébastien Crépel

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 23:47

PRESIDENTIELLES

 

Il « n’est pas une antichambre où l’on attendrait des changements venus d’en haut », a insisté André Chassaigne, hier à Nantes.

 Signe des temps ? Salle comble au banquet annuel des communistes de Loire-Atlantique, hier. Saluant ce « soir de fête »,  Mais ici, face à un « gouvernement (qui) ne peut plus gouverner que par la force », qui « méprise les salariés et les familles populaires », « il y a urgence à chasser cette droite arrogante au service des actionnaires » : « L’état du pays ne nécessite pas l’alternance, il force à construire l’alternative. »

 

C’est tout le sens de l’engagement d’André CHASSAIGNE. Le député communiste voit, de Tunis au Caire, « une aspiration populaire à vivre et à proposer », « à construire des réponses politiques aux problèmes sociaux, économiques, comme en terme de droits et de libertés nouvelles ». Face à « la fracture profonde entre le “monde” politique et les citoyens », le candidat à l’investiture du Front de gauche souligne l’exigence de « faire de la politique autrement » et d’« être au cœur de la gauche » pour construire un « vrai changement » avec le peuple lui-même.

 

« Le Front de gauche ne doit pas s’enliser dans des questions purement électorales et se limiter à coélaborer son projet avec les autres forces qui le composent. » « Le mouvement social n’est pas une antichambre où l’on attendrait des changements venus d’en haut. Il n’a rien à faire de la cuisine électorale qui occupe depuis des mois tant de médias et d’états-majors », lance l’élu auvergnat. « Il attend des soutiens forts pour bousculer ce gouvernement qui continue sans vergogne son œuvre de régression qui est une véritable “entreprise de dé-civilisation”. »

Michel Guilloux

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 23:46

le 14 Février 2011

Présidentielles

Pour Vincent Peillon, il n’y 
a pas de divergences entre les deux dirigeants.

Sorti de son silence d’un an, Vincent Peillon entend recadrer le débat. Aux opposants à une candidature de Dominique Strauss-Kahn en 2012, l’eurodéputé affirme, dans un entretien au Monde, qu’« il faut en finir avec cette idée qui voudrait qu’il y ait des divergences de fond entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn ». « Situer Dominique Strauss-Kahn à la droite du PS, c’est une curiosité pour ceux qui en connaissent l’histoire ». Allié de Montebourg, puis soutien de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007, Vincent Peillon place désormais ses espoirs dans le patron du FMI, apte, selon lui, à rassembler la gauche. « Je regrette que certains ne pensent qu’à attaquer l’espérance qu’il incarne pour beaucoup. » Chargé de plancher sur la philosophie du projet socialiste, Vincent Peillon souhaite établir « un rapport entre ce que nous disons et ce que nous pouvons faire ». Un « réalisme » tout strauss-kahnien.

Lina Sankari

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BRUNO FORNACIARI

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