Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:52

Monde - le 23 Mars 2011

Événement. Mouvement social

 

Europe: la riposte au pacte de compétitivité s’organise

Réuni jeudi et vendredi à Bruxelles, le Conseil européen doit adopter le pacte pour l'euro. Des syndicats d’une quinzaine de pays, avec la Confédération européenne, la CGT, FO, la CISL italienne, le FGTB belge..., des ONG avec Attac, les Économistes atterrés, appellent à une vaste mobilisation pour construire une autre Europe.


«Nous voulons une Europe plus sociale, plus écologique et plus démocratique à l’intérieur, reposant sur la coopération et la solidarité entre les personnes et entre les peuples. (...) Nous sommes pro-Europe, au sens où nous croyons qu’une meilleure intégration économique et sociale est possible au niveau européen, et qu’elle est nécessaire. »

C’est au nom de ces valeurs qu’une quarantaine d’organisations syndicales et d’associations d’une quinzaine de pays européens appellent à une vaste mobilisation des salariés et des peuples contre le pacte de compétitivité d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy qualifié de « véritable déclaration de guerre aux peuples d’Europe » (L'Humanité a été la première à alerter sur le sujet: lire l'article).

 

Ces organisations, réunies les 10 et 11 mars derniers à Bruxelles, pour la première Conférence sociale de printemps, ont adopté un communiqué de presse (lire ci-dessous), une déclaration finale, et un programme d’actions. Elles ont en outre décidé de convoquer chaque année une telle réunion avant le sommet de printemps de l’Union européenne.

Cette initiative est d’autant plus importante que s’ouvre demain dans la capitale belge un sommet de l’Union européenne qui doit avaliser ce pacte. Elle intervient en outre dans un contexte social et politique où seule une riposte significative à cette politique est à même de faire reculer le doute et la désespérance dans les milieux populaires des différents pays de l’Union.

Le communiqué de presse des participants à la conférence remet en cause la « gouvernance économique » antidémocratique envisagée par le pacte et qui conduirait à enfermer les peuples dans le carcan de l’austérité.

Il propose que la situation budgétaire des pays de l’UE soit rétablie autrement que par des coupes dans les dépenses et il met en cause l’obsession antisalariale des dispositions envisagées. Dans leur longue déclaration les organisations du Printemps social précisent leur « vision pour l’Europe ». Elles y abordent les « politiques monétaires », les « budgets, les dettes et la fiscalité », les « politiques salariales, la compétitivité et la précarité », les « pensions », et enfin la « politique commerciale extérieure de l’UE ». Sur chacun des points elles font « quelques propositions ».

 

Ainsi, élément particulièrement important, elles mettent en cause la Banque centrale européenne (BCE) « les politiques monétaires de l’Union » qui « conduisent ainsi à ce que les États-membres soient excessivement sous l’emprise des marchés financiers ».

  Elles considèrent que « la BCE devrait pouvoir financer les déficits publics sous contrôle démocratique européen ». Elles reprennent aussi à leur compte la proposition controversée du président de l’eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, et du ministre italien des Finances Mario Monti, d’émettre des « obligations européennes » pour couvrir les déficits publics.

 UNE EURO-MANIF À BUDAPEST LE 9 AVRIL


Enfin, la conférence appelle à la mobilisation.

 

« Tous les mouvements et organisations présents à la conférence sociale, est-il indiqué, approuvent pleinement le programme de la semaine d’actions annoncée par la CES, et l’euro-manif convoquée à Budapest ce 9 avril. Au-delà, il s’agit aujourd’hui de construire un réseau de solidarité et des mobilisations européennes massives et pérennes permettant de bâtir les rapports de forces nécessaires contre cette offensive sans précédent sur les droits des peuples et des travailleurs. » En outre, ils interpellent les responsables politiques. Ils rappellent que le « Parlement européen aura à un rôle important àjouer » et affirment que chacun doit « se positionner clairement ».

LA GAUCHE CONTRE LE PACTE DE COMPÉTITIVITÉ


Cette interpellation peut aider à faire bouger les lignes au niveau politique. En France, à gauche, le PCF et le Parti de gauche ont très tôt appelé à l’action contre le pacte de compétitivité. Le Parti socialiste l’a également dénoncé, se prononçant pour « un pacte de compétitivité et d’emploi ». Il y propose notamment l’émission d’euro-obligations et une taxation des transactions financières pour financer une grande politique d’investissement à l’échelle européenne. À l’initiative du PCF, le Parti de la gauche européenne (PGE) a, lui, engagé une campagne de signatures en faveur de la création d’un fonds de développement social qui contribuerait au financement des dépenses publiques. Ce fonds serait également alimenté par une taxation des transactions financières mais aussi par une mobilisation de la capacité de la BCE à créer de la monnaie. L’initiative du Printemps social est ainsi appelée à des rebondissements divers.

  • A lire:

LES PARTICIPANTS À LA CONFÉRENCE SOCIALE DE PRINTEMPS. Voici la liste des participants à cette première Conférence sociale de printemps : CES ; CSI : EPSU ; France : CGT, FO, FSU, Solidaires, les Économistes atterrés, LDH ; Belgique : FGTB, CSC ; Italie : CGIL, CISL, Mais, Forum italiano dei movimenti per l’acqua ; Portugal : CGTP ; Espagne : CIG, ELA, ESK ; Roumanie : CSDR, BNS, Cartel Alfa, Romanian social forum ; Norvège : agforbundet ; Hongrie : MSZOSZ, MOSZ ; Attac (Fr., Be., All.) ; Transnational Institute ; European Anti Poverty Network ; Réseau justice fi scale ; Transform (Autriche ; Rép. tchèque ; Pologne) ; CADTM ; réseau Seattle to Brussels ; Caritas Europe ; Association européenne des droits de l’homme ; Nordic Welfare Campaign ; Conf of Kurdish Associations Europe ; Corporate Europe Observatory (CEO) ; Global Social Justice ; Euromarches ; Global Alliance for Immediate Alteration ; Degrowth.

PIERRE IVORRA

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
commenter cet article
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:49

le 17 Mars 2011

Protection sociale

Retraites complémentaires en danger

Rançon de son refus mordicus de toute augmentation des cotisations, le Medef tente d’imposer aux régimes Arrco et Agirc des remèdes qui seraient fatals pour les pensions.

 

En 2010, ils avaient raflé la mise, avec la réforme du régime de base, qui, en explosant la retraite à 60 ans, a exaucé leurs vœux les plus chers, faisant porter l’essentiel de l’effort financier sur les salariés. En 2011, le patronat, jamais rassasié quand il s’agit de croquer dans les droits sociaux, tente le même type d’opération, cette fois sur le compte des régimes complémentaires Arrco et Agirc.

 

L’enjeu n’est pas mince : la retraite complémentaire représente 30 % de la pension totale d’un non-cadre, 55 % de celle versée à un cadre. Après six séances de négociation avec les syndicats, à la veille d’une septième, demain, qui devrait être conclusive, le dessein du Medef se dégage : poursuivre l’érosion engagée depuis les années 1990 du taux de remplacement du salaire par les pensions Arrco et Agirc, et donner des coups de boutoir dans le système actuel de la complémentaire, par répartition, pour pousser les feux de la capitalisation.

 

Pas un euro 
de plus de la part des entreprises

Pour parvenir à ses fins, l’organisation de Laurence Parisot use ici, comme dans la négociation sur l’assurance chômage, d’une arme de destruction massive : au motif d’une prétendue « dégradation de la compétitivité par le coût du travail », un refus net, viscéral de toute augmentation des ressources des régimes par un relèvement des cotisations. Quelle « solution », alors, pour conforter des régimes financièrement fragilisés (faute d’augmentation des recettes, et alors que leurs charges croissent du fait de la démographie, l’Arrco et l’Agirc voient leurs réserves fondre : 12 mois pour le premier, 6 pour le second) ?

 

10 milliards d’économies sur les droits sociaux

D’abord, l’alignement de l’âge d’ouverture des droits et de l’âge du taux plein sur la réforme du régime de base de novembre dernier : 62 et 67 ans. Deuxième mesure : des coupes dans les droits familiaux et conjugaux, représentant quelque 10 milliards d’euros d’économies. Principale cible, en l’état actuel du projet d’accord soumis par le Medef : la pension de réversion, dont le taux serait progressivement abaissé de 60 % à 54 %, et qui, serait proratisé selon le nombre d’années passées en couple.

 

Érosion continue du taux de remplacement

La troisième salve vise le taux de remplacement : depuis 1993 et l’indexation, imposée par le patronat, du prix du point sur l’inflation, et non plus sur les salaires, le niveau de la complémentaire, par rapport au dernier salaire, a fortement diminué – de 25 à 30 % selon les cas. Le Medef, dans sa dernière copie, propose tout juste de ralentir pendant quelques années (jusqu’en 2015), cette érosion qui ronge peu à peu la confiance des assurés dans le système.

 

Agirc, Arrco : 
la fusion de tous les dangers

La quatrième mesure, en apparence technique, est sans doute, à terme, la plus dangereuse. Le patronat préconise la fusion progressive de l’Agirc avec l’Arrco. Aujourd’hui, l’ensemble des salariés cotisent à l’Arrco, les cadres cotisant, en outre, à l’Agirc (pour des salaires supérieurs à 3 fois le plafond de la Sécurité sociale). « L’Agirc est le seul organisme qui reconnaît le statut cadre, explique Sylvie Durand, de l’Ugict-CGT. On y est affilié en fonction de critères (formation, autonomie, niveau de responsabilité) qui définissent la place du salarié dans les grilles de classifications professionnelles.

 

Mettre à bas l’Agirc, c’est donc en finir avec ce statut. Un objectif poursuivi de longue date par le patronat : ça lui ouvre la possibilité de faire exercer à des salariés la fonction de cadre sans les rémunérer et les reconnaître comme tels. » Et, du coup, de « tasser » l’ensemble des grilles de salaires. La fusion présenterait aussi l’avantage, du point de vue patronal, de siphonner les réserves, plus abondantes, de l’Arrco pour payer les pensions des cadres. Viendrait ensuite le moment, dans la logique chère au Medef, de financement à ressources constantes, où il ne resterait plus qu’à réduire les droits à pension complémentaire, des cadres d’abord, puis des non-cadres, pour équilibrer les comptes… Les salariés financièrement les mieux lotis se verraient alors poussés dans les bras des fonds de pension

 

. Enfin, pour Sylvie Durand comme pour beaucoup de syndicalistes, le Medef, avec cette opération, « anticipe sur le débat prévu pour 2013 sur la mise en place d’un régime unique de retraite, inspiré du modèle suédois ». Un régime « à cotisations définies », où le niveau des pensions sert de variable d’ajustement. En droite ligne avec les prescriptions du récent « pacte antisocial » européen, chaleureusement accueilli par Laurence Parisot.

 

Yves Housson

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:47

Europe: les 27 installent les mécanismes de l’austérité

Bruxelles, envoyé spécial. Le Conseil européen a adopté le Pacte pour l’euro, ainsi que le mécanisme européen de stabilité, non sans difficulté. Les dirigeants européens tentent de contourner le refus des peuples de payer pour une crise qu’ils n’ont pas causée.


Les chefs d’États et de gouvernement ont atteint leur objectif hier à Bruxelles : trouver le moyen d’imposer l’austérité. Pour ce, l’Union européenne (UE) va donc mettre en place un Mécanisme européen de stabilité (MES), censé sauver la zone euro. Ce Mécanisme sera accompagné d’un Pacte pour l’euro, chargé de faire appliquer l’austérité salariale et budgétaire.

 

Le MES doit rendre pérenne le Fonds européen de stabilité financière (FESF), instauré l’an dernier pour venir en aide aux pays surendettés. Par exemple, l’Irlande y a déjà eu recours. Le Mécanisme prêtera à un taux réduit (entre 4 et 6%) aux États en difficulté. 620 milliards d’euros seront levés sur les marchés financiers. Mais pour ce, les autres pays doivent avancer une partie du capital : 80 autres milliards. En arrivant au sommet, les Vingt-Sept ignoraient si un accord pourrait être trouvé, certains pays trouvant l’addition trop salée.

  • Les 27 rechignent à remettre au pot

La Finlande rechignait à mettre la main au pot. Ce pays mène depuis les années 1990 une politique budgétaire restrictive, et l’extrême-droite menace de devancer le parti de droite au pouvoir lors des élections législatives du 17 avril. Quant à l’Allemagne, qui devrait verser 22 milliards d’euros, elle souhaitait étaler les paiements en cinq tranches au lieu des trois convenues par les ministres des Finances en début de semaine. La chancelière allemande Angela Merkel  doit affronter des élections dimanche dans le plus gros Land, le Bade-Wurtemberg. Elle est donc obtenir du Conseil un allègement de la note du contribuable allemand. Et verser les deux dernières tranches après les élections parlementaires de 2013, où le gouvernement de droite pourrait être mis en difficulté.

 

Car c’est bien là que cela bloquait, jeudi et vendredi à Bruxelles : comment faire accepter aux peuples que c’est à eux de payer la note d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Dans les pays dégageant des excédents commerciaux, une droite démagogique flatte la « bonne gestion » de leur nation comparée à celle des « Piigs » (« cochon » en anglais, pour Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne), trop dépensiers, et dit que ce n’est pas à eux de payer. On observe ce phénomène en Slovaquie, en Allemagne.

  • Contestations populaires face à la casse sociale

Dans les autres pays, dont la dette explose sous la pression conjuguée de la crise et des marchés financiers qui font augmenter les taux d’intérêts, les gouvernements peinent à faire accepter à leur population les « sacrifices » censés assainir les dépenses publiques. Le sommet s’est ouvert jeudi avec la démission, la veille, du premier ministre socialiste portugais, José Socrates. Ce dernier a échoué à obtenir les voix de la droite pour faire adopter son quatrième plan d’austérité en un an. Les taux d’intérêts de la dette portugaise ont été au plus haut cette semaine, tutoyant presque les 7,8%. Dans ce pays, la politique de casse sociale a rencontré une vive contestation populaire. Des dizaines de milliers de jeunes ont protesté contre la précarité, spontanément à l’appel d’internautes le 12 mars. Le 19 mars, c’est la Confédération générale des travailleurs portugais qui organisait une grève générale très suivie. Par ailleurs, fin février, le gouvernement irlandais de Brian Cowen, qui avait donné des garanties à Bruxelles d’une politique d’austérité budgétaire pour accéder aux subsides du Fonds européen de stabilisation financière, a été balayé par les urnes. Le nouveau gouvernement de centre-gauche, mené par Enda Kenny, réclame une renégociation des termes du contrat.

 

Lors du début de la crise, en 2008, les États-membres ont déversé des milliards d’euros pour relancer la croissance et assurer le fonctionnement d’un système bancaire perclus de dette. Depuis lors, ils n’ont de cesse d’examiner les moyens d’imposer aux peuples une politique qui respecte l’avidité des marchés financiers. Le Conseil européen de cette semaine en est, en quelque sorte, l’aboutissement, en créant deux nouvelles choses, le Mécanisme européen de stabilité (MES) et le « Pacte pour l’euro ».

 

Le Mécanisme est à destination des pays endettés. Il consiste à prêter à ces Etats à des taux entre 4 et 6%, soit moins que le rendement exigé par les marchés. Cela ne veut pas dire que les demandes des marchés ne soient pas respectées. Au contraire. En échange, les gouvernements s’engagent à réduire leur dépense publique et à hausser les recettes notamment par une augmentation de la fiscalité sur la consommation qui touche les plus démunis.

Ainsi, lors du Conseil européen du 11 mars, pour obtenir une baisse des taux d’intérêts auxquels le FESF prête à la Grèce, George Papandreou, premier ministre grec a dû annoncer la privatisation (pudiquement appelée « dénationalisation ») de 50 milliards d’euros d’actifs de l’Etat grec. La vente des bijoux de famille.

  • Empêcher les peuples de se déterminer

Le Pacte pour l’euro concerne, lui, tous les pays adhérant à la monnaie unique. Il a la même finalité : empêcher que les parlements nationaux et les peuples soient consultés sur la nature des politiques à mener. « Je suis heureux aujourd’hui que six collègues de pays non membres de la zone euro ont annoncé qu’ils rejoignent le Pacte pour l’euro », a annoncé Herman Van Rompuy. Le Danemark, la Lituanie, la Lettonie, la Roumanie, la Pologne et la Bulgarie pensent que leur adhésion à ce programme va « rassurer les marchés », qu’ils vont pouvoir continuer à financer leur dette publique à taux bas. Que prévoit ce pacte ? La stricte application de la limitation des déficits publics. Cela passe par deux moyens : une amende quand les pays dépassent les seuils de 3% du PIB de déficit public et de 60% du PIB de dette publique ; l’inscription dans les législations nationales de cette limitation.

 

En France cela se traduit par la proposition gouvernementale d’une loi cadre d’au moins trois ans. Les budgets votés chaque année devront les respecter, faute de quoi, ils seront censurés par le Conseil constitutionnel. La droite espère ainsi voter une loi cadre avant son départ en 2012, pour empêcher la gauche d’avoir les mains libres en cas de retour au pouvoir.

 

Le pacte ne se limite pas à la diminution des déficits. Il impose également l’austérité salariale. Et là, ce sont les recettes qui ont échoué qui sont appliquées. Les salaires ne pourront augmenter plus vite que la productivité ; et le marché du travail sera plus flexible. La modération salariale a été appliquée en Allemagne depuis dix ans, entraînant une baisse de la demande intérieure qui a freiné la croissance non seulement outre-Rhin, mais dans l’Europe entière. Quant à la précarité du travail, elle a été la norme en Europe du Sud et c’est maintenant ces pays qui rencontrent les plus graves problèmes pour financer leur dette publique.

  • Les syndicats se mobilisent

Pour autant, la messe n’est pas dite. Dans toute l’Europe, les syndicats, qui ont rassemblé 30.000 personnes dans deux manifestations jeudi à Bruxelles, sont défavorables au « pacte pour l’euro ». Une partie des socialistes européens également, ce qui n’était pas le cas en 2005, lors de la campagne pour le non au Traité constitutionnel européen. Le 9 avril, la Confédération européenne des syndicats (CES) organise d’ores et déjà une euromanifestation en Hongrie, à Budapest contre l’austérité. Et pour créer le Mécanisme européen de stabilité, il faut en passer par un nouveau traité. Lors d’une conférence de presse du Parti de la gauche européenne (PGE), le grec Aleksis Tsipras réclamait que tous les peuples européens soient consultés, par référendum, sur les mesures qui leurs sont imposées. En France, c’est au Parlement de se prononcer, l’occasion de mettre la pression sur la représentation nationale.

 

A lire: Pacte pour l'Euro: des syndicats outrés

A lire: Le pacte pour l'Euro, une reconstruction européenne?

Gaël de Santis

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
commenter cet article
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:41

Avec les peuples portugais et européens : non au "Pacte pour l'euro"

Mis sous pression par d’importantes mobilisations populaires, les députés portugais ont rejeté le nouveau (et quatrième !) plan d'austérité présenté par le premier ministre Socrates, qui a dû démissionner. Cette crise illustre l'impasse dans laquelle s'enfonce l'Union européenne avec ses politiques d'austérité forcenée destinées à "rassurer les marchés financiers". Les chefs d’État et de gouvernement européens ont pourtant entériné aujourd'hui 25 mars le « Pacte pour l’euro », qui aggrave les contraintes communautaires sur les politiques budgétaires, sociales et salariales en Europe au mépris du débat et des procédures démocratiques.

 

Ainsi, les budgets publics des pays européens seront soumis au contrôle préalable de la Commission. Gare aux gouvernements qui hésitent à réduire l’emploi public, la protection sociale, les services publics, les salaires. Gare à ceux qui ne « flexibilisent » pas leur marché du travail ou qui ne réduisent pas la fiscalité sur les revenu des capitaux.

Alors que les syndicats européens ont manifesté hier contre ces mesures, les lobbies industriels européens, tel BusinessEurope, applaudissent des deux mains et "ne comprennent pas l'hostilité envers ce Pacte". Mais leur victoire pourrait être plus difficile que prévu.

La réaction du Parlement portugais rappelle à la dure réalité : il existe encore en Europe des instances démocratiques qui doivent rendre compte à la population, et non aux seuls spéculateurs.

Le Portugal pourrait payer le prix fort pour son refus d’un quatrième plan d’austérité : l’agence de notation Standard & Poor’s vient de dégrader sa note. Les taux d'intérêt sur la dette portugaise, qui approchent déjà 8%, risquent d'augmenter encore, obligeant le Portugal à accepter la « solidarité » européenne, assortie d’un plan d’ajustement structurel drastique décidé entre l’UE et le FMI.

 

L’heure n’est pourtant pas à la résignation : les mobilisations populaires se multiplient, au Portugal – avec l'inédite marche des précaires («Geracao rasca») – comme dans de nombreux pays européens, pour s’opposer à cette « gouvernance économique » qui pousse jusqu’à l’absurde les politiques néolibérales menées en Europe depuis des décennies. Les syndicats européens se mobilisent : après la manifestation du 24 mars avec 20000 personnes à Bruxelles, une nouvelle manifestation européenne est prévue le 9 avril à Budapest.

 

Attac France se mobilise aussi dans cette contre-offensive populaire européenne. Nombre de comités locaux s’associent au « Tour de France des économistes atterrés » afin de faire connaître les enjeux et les dangers du Pacte pour l’euro. D’autres initiatives et mobilisations suivront afin de mettre en avant de véritables alternatives pour une autre Europe.

 

Attac France,
Paris, le 25 mars 2011


http://www.france.attac.org/articles/avec-les-peuples-portugais-et-europ-ens-non-au-pacte-pour-leuro

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
commenter cet article
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 00:36

 

Les candidats du PCF/Front de gauche dans le Nord-Deux-Sèvres remercient chaleureusement les électeurs qui ont porté leurs suffrages sur leur nom. Ils enregistrent une progression spectaculaire du score du PCF /Front de gauche à Thouars 1 qui confirme le renouveau de la confiance des électeurs pour la 2e formation politique de gauche de la ville. Et dans une moindre mesure à St Varent où la progression est plus limité en raison du phénomène de vote utile pour battre le candidat de droite qui n’est réélu au premier tour qu’avec 50,44 % perdant 12% sur les dernières cantonales et  plusieurs centaines de voix. La détermination du PCF à éclairer les enjeux politiques et électoraux, les efforts réalisés pour rassembler  les démocrates dans les luttes et dans les urnes ont  été compris. Nous enregistrons à THOUARS 1 le 4e meilleur score du PCF/Front de gauche (PRAHEC 10,52 %, CHAMPDENIER 10,43 %, NIORT-EST 9,76 %)

et la meilleure progression du département. Avec 8,41 % nous faisons plus que doubler le pourcentage (3,72 %) sur les cantonales de 2004, et 100 électeurs supplémentaires ont fait le choix du candidat PCF, malgré le dénigrement et les mensonges de certains à gauche. La progression est plus spectaculaire encore si l’on se rapporte aux régionales de 2010. Ils confirment ainsi la validité de la politique de rassemblements et de luttes mise en œuvre ces dernières années par la section communiste.

Nous appelons les électeurs à reporter massivement leurs suffrages sur le candidat du PS Patrice PINEAU pour infliger un échec cuisant à la politique de la droite et sa prétention à reconquérir le département.

 

La section du PCF Thouarsais

Les candidats Bruno FORNACIARI et Ernest LEVINDRE

 

La Nouvelle République

 

Nous dévoilions mercredi la candidature d'Ernest Levindré sous les couleurs du Front de gauche aux cantonales de mars, ce que nous avons présenté comme une candidature officielle. Nous étions allés un peu vite en besogne : il s'agissait en fait du choix unanime des communistes thouarsais.

Candidat '' autoproclamé '' ?

Mais cela a suffi pour mettre le feu aux poudres à la gauche de la gauche. Dans un communiqué, le collectif nord deux-sévrien de la fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase, ex-antilibéraux), annonce en effet que pour éviter d'« ajouter le ridicule à la division », Jean-Pierre Gay (Fase) « renonce à faire acte de candidature sur le canton de Thouars 1 »*. Car, selon la Fase, « depuis plusieurs semaines des négociations se mènent à l'échelon départemental » entre le PCF, le Parti de gauche, la FASE et le NPA-sud79. « Autant de partis qui ont ainsi acté un accord politique fondé sur une orientation partagée et des candidatures communes. Il restait juste à finaliser quelques noms de candidatures avant la conférence de presse de lancement de notre campagne, prévue la semaine prochaine. Dans le cadre de cet accord départemental le canton de Thouars 1 devait avoir pour candidat Jean-Pierre Gay de la Fase. Celui-ci avait de surcroît reçu le soutien des Verts qui avaient décidé de ne pas présenter de candidat face à lui ».
Sauf que l'annonce dans nos colonnes de la candidature Levindré vient contrarier cet agencement. Et, pour la Fase, il y a un coupable : Bruno Fornaciari. « Au parti communiste, beaucoup ont compris que la survie de leur organisation dépend de sa capacité à s'ouvrir. Ce n'est malheureusement pas le cas de Bruno Fornaciari qui, faisant fi du débat démocratique et après s'être autoproclamé candidat du Front de gauche à Saint-Varent, n'a pas supporté que le candidat sur Thouars 1 ne soit pas membre du PCF. Ignorant l'accord unitaire, il s'est empressé de déclarer la candidature du communiste Ernest Levindré ; nous sommes scandalisés d'un tel coup de force relevant d'une époque que nous croyions révolue ». La Fase précise tout de même : « Nous n'avons rien contre Ernest Levindré ».

* La candidature de Jean-Pierre Gay n'était pas connue officiellement.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
commenter cet article
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 04:42

    

Au soir de ce premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays et celui qui est passé en force contre une très large majorité de nos concitoyens pour rallonger l'âge de la retraite est sanctionné. L'ensemble des forces de gauche progresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée.

 

Le très haut niveau d'abstention est inquiétant. Il exprime le gouffre qui sépare désormais les français des institutions qui les représentent. Tous les stratagèmes auront été utilisés par le gouvernement pour arriver à ce résultat destiné à relativiser l'ampleur de son écroulement. La profonde crise de la démocratie dans notre pays éclate aux yeux de tous. Le Front de gauche se sent conforté dans son appel a une refondation de notre république !

 

La progression du FN est lourde de danger. La crise capitaliste n'en est que plus menaçante. Le Front de gauche se porte en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national et honteusement banalisées par la majorité présidentielle. Surtout, le Front de gauche proposera une alternative politique cohérente aux Françaises et aux Français qui veulent rompre avec le système actuel.

 

Alors qu'il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche poursuit son avancée.

 

Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score très largement supérieur à son résultat obtenu aux Régionales de 2010. Mieux nous avons atteint notre objectif d'un score approchant deux chiffres ! Dans de nombreux cantons, nous réalisons une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de gauche peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d'élus.

 

Nous appelons ce soir toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l'extrême droite.

 
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
commenter cet article
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 04:38

Cantonales: Le Front de Gauche proteste contre TF1 et France 2

Le Front de gauche a dénoncé “un scandale contre la démocratie” en protestant contre son absence des plateaux de TF1 et de France 2, hier, au soir du premier tour des élections cantonales. “Le choix de TF1 et de France 2 de n’accorder la parole au soir des élections cantonales qu’à trois forces politiques (l’UMP, le PS et le FN) est un scandale contre la démocratie”, a écrit Pierre Laurent, secrétaire national du PCF dans un communiqué. “La mise en scène d’une présidentielle à trois continue de plus belle au mépris de l’avis des électeurs”, a-t-il ajouté.

Toutes celles et tous ceux qui ont voté aujourd’hui pour le Front de gauche, dont les résultats sont marqués par un succès notable, se sentent ce soir bafoués. Cette petite opération politicienne de plus, au terme d’une campagne électorale qui n’en a pas manqué, ne va pas grandir ses auteurs”, a-t-il conclu.

AFP

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
commenter cet article
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 21:54

Vive le service public !

 | 19.03.11 | 14h50  •  Mis à jour le 19.03.11 | 14h50

 

Quand on me demande ce que j'apprécie le plus en France en dehors des châteaux de la Loire, du Mont-Saint-Michel, de sa gastronomie et des subtilités de la langue de Racine, je dis : son système social.

Je viens de faire un petit séjour dans un grand hôpital à Paris. Le service public est formidable. J'ai été un patient heureux, bien soigné, bien traité. Cela n'a rien à voir avec le fait qu'on soit connu. Je peux attester que tout le monde est traité sur le même pied d'égalité. Pas de discrimination, pas la moindre grimace qui serait du racisme, pas de favoritisme ni de passe-droit. J'ai passé assez d'heures dans divers services, dans des salles d'attente où j'observais les uns et les autres pour pouvoir affirmer que l'hôpital public français est un lieu où la devise de la République prend tout son sens. On pourra y ajouter aussi : compétence et solidarité.

Au début, je notais le nombre de Maghrébins, puis des Africains, puis des Français de souche qui attendaient leur tour pour consulter. J'ai vite cessé ce comptage ridicule. Il n'y avait là que des patients, des personnes âgées, des jeunes, des bourgeois, des ouvriers, des chômeurs. Aucune différence n'est faite entre les uns et les autres.

Les Français ont cette chance que beaucoup de peuples nous envient. La civilisation d'une société se mesure par l'importance qu'on accorde à la santé de ses citoyens quels que soient leur âge, leur religion, leur couleur de peau.

Le personnel soignant dans son ensemble - médecins, infirmiers, aides-soignants - est humain. Par là, je veux dire qu'il n'est pas blasé ni cynique. A chacun, il donne le temps qu'il faut pour s'enquérir de son état, de ses inquiétudes, de son moral. Soigner les autres, c'est réparer le corps, mais aussi apporter au malade une empathie, une compréhension qui ont un effet bénéfique et réparateur sur l'état physique et moral du patient.

Soigner est une vocation, parfois une passion, pas un moyen pour s'enrichir ou pour entretenir son narcissisme. Il existe bien sûr des mandarins, des professeurs de grand talent qui ont aussi un grand ego, mais, à partir du moment où ils enfilent leur blouse et qu'ils travaillent, cet aspect s'évanouit et s'éloigne.

Si je témoigne aujourd'hui sur le service public, c'est parce qu'il est menacé. J'ai lu un peu partout des articles qui tirent la sonnette d'alarme. On veut casser ce système qui fait l'honneur de ce pays, qui est donné en exemple dans le monde, on veut petit à petit privilégier le secteur privé, celui de la médecine payante et rentable. La consigne qui a été donnée est simple : il faut considérer le patient comme un client, donc il faut qu'il soit rentable ; pour cela, on ferme les dispensaires se trouvant en dehors des grandes villes, des maternités, on supprime des lits dans les grands hôpitaux, on fait des économies sur tout. A plus long terme, on finira par assassiner l'hôpital du service public.

Je n'invente rien. Tout cela agite les médecins de l'Assistance publique, les élus et les patients. Mireille Faugère, ancienne responsable du marketing à la SNCF, a été nommée directrice de l'Assistance publique de Paris avec pour mission de réorganiser tout cela. Sa mission est de faire de chaque patient un client devant "préférer" ses hôpitaux, dont la rentabilisation sera assurée par une politique de suppression de milliers d'emplois soignants, par la fermeture de services prestigieux jugés non rentables, comme la chirurgie cardiaque de l'hôpital Henri-Mondor, alors que, parallèlement, on engloutit des sommes pharaoniques en vidant l'Hôtel-Dieu de ses services cliniques pour y abriter une administration pléthorique, ou dans un système d'information conçu pour la gestion administrative et non pour le soin des patients et la recherche clinique.

Quand on parle de Martine Aubry, on évoque systématiquement les 35 heures, qui - il est vrai - ont compromis le bon fonctionnement de l'hôpital en l'absence d'embauches compensatoires. Mais on oublie de rappeler que c'est elle qui a instauré en France la Sécurité sociale universelle. Des chômeurs en fin de droits se retrouvaient sans soins parce qu'ils ne cotisaient plus. Des immigrés, entrés légalement en France puis devenus des sans- papiers à cause de la crise, perdaient leurs droits aux soins. Mme Aubry a réglé cette situation inhumaine.

Aujourd'hui, une certaine droite, plus attachée au libéralisme en économie qu'à l'humain, pousse le gouvernement à rendre le service public obsolète, donnant ainsi aux marchands de la santé et des assurances privées toute possibilité pour exercer et alléger ainsi la facture de la Sécurité sociale. Mme Faugère a déjà instauré des "chambres payantes" (45 euros la nuit) et d'autres non payantes. On commence avec des petites économies pour atteindre d'autres, plus conséquentes. Son rôle est de rentabiliser un service inestimable. C'est aberrant. Un patient n'est pas un client, c'est une personne fragilisée, là parce qu'il est en danger, qui se livre à la médecine parce qu'il s'agit de son corps et de son âme. Ce n'est pas une marchandise ni un dossier anonyme.

Je ne rentrerai pas dans une polémique avec cette dame ; le personnel du service public est assez mobilisé. Mais je voudrais juste lui demander de faire un petit effort d'imagination et de se projeter dans une dizaine d'années : un jour, elle aurait, comme tout être humain, besoin de passer par l'hôpital public. Ce jour-là, si tous ses objectifs ont été réalisés, je ne pense pas qu'elle sera aussi satisfaite ni aussi apaisée que je le suis en ce moment.

La médecine du futur, celle qui se déploie beaucoup en privé, fait la part belle aux gadgets importés du pays où le patient n'est accepté que si sa carte de crédit est bien provisionnée. L'exception française doit faire de la résistance, car tout ce qui est importé d'Amérique n'est pas forcément bon et valable pour tous.

 

Ecrivain et poète, il est membre de l'Académie Goncourt depuis 2008. Il a reçu le prix Goncourt pour "La Nuit sacrée" (Points Seuil) en 1987.

Il a publié "Le Racisme expliqué à ma fille" (Seuil, 1997). Dernier livre paru, "Au pays", chez Gallimard (2009).

 

Tahar Ben Jelloun

Article paru dans l'édition du 20.03.11

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SANTE
commenter cet article
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 08:46

Résultats cantonales 2011: Une abstention record, un FN à la hausse et l'UMP à la traîne

Les résultats, à 23 heures le 20 mars 2011, du premier des cantonales.

Les résultats, à 23 heures le 20 mars 2011, du premier des cantonales. IDE

POLITIQUE - Ce sont les enseignements majeurs du scrutin...

Pour ce premier tour des cantonales, l’abstention reste «le premier parti de France», et de loin, avec un score estimé autour de 55%. Une participation très faible qui relativise le score de chaque parti. Si le PS vire en tête à l’issue du premier tour, avec environ 25% des voix * selon les derniers décomptes du ministère de l’Intérieur, ce n’est pas un triomphe absolu. En 2004, il avait obtenu 26,25% des voix, mais il est vrai qu’il n’avait pas la concurrence d’Europe Ecologie-Les Verts. Le parti écolo, qui souhaitait se positionner comme la deuxième force à gauche, n’a pas réussi son pari. Avec un peu plus de 8,3% des voix, les ex-Verts sont doublés, d'un cheveux, par le Front de gauche, qui obtient autour de 9% des voix. Mais le fait marquant de la soirée, c’est à la fois le tassement de l’UMP, qui tourne autour des 17,13% et la percée du FN, qui talonne le parti majoritaire, à presque 15,26% des voix.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
commenter cet article
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 08:01

CANTON THOUARS 1

Résultats du 1er tour Dimanche 20 mars 2011

  • Inscrits : 8 574
  • Votants : 3 508 - 40,91 %
  • Abstentions : 5 066 - 59,09 %
  • Exprimés : 3 343 - 38,99 % des inscrits - 95,30 % des votants
  • Blancs ou nuls : 165 - 1,92 % des inscrits - 4,70 % des votants
  • SOC-M. Patrice PINEAU                                 49,78 %  - 1 664 voix  Ballotage
  • M-M. Sylvain SINTIVE                                     41,82 %  - 1 398 voix
  • COM-M. Ernest LEVINDRE                                8,41 % -    281 voix

 

 

Les candidats du PCF/Front de gauche dans le Nord-Deux-Sèvres remercient chaleureusement les électeurs qui ont porté leurs suffrages sur leur nom. Ils enregistrent une progression spectaculaire du score du PCF /Front de gauche à Thouars 1 qui confirme le renouveau de la confiance des électeurs pour la 2e formation politique de gauche de la ville. Et dans une moindre mesure à St Varent où la progression est plus limité en raison du phénomène de vote utile pour battre le candidat de droite qui n’est réélu au premier tour qu’avec 50,44 % perdant 12% sur les dernières cantonales et  plusieurs centaines de voix. La détermination du PCF à éclairer les enjeux politiques et électoraux, les efforts réalisés pour rassembler  les démocrates dans les luttes et dans les urnes ont  été compris. Nous enregistrons à THOUARS 1 le 4e meilleur score du PCF/Front de gauche (PRAHEC 10,52 %, CHAMPDENIER 10,43 %, NIORT-EST 9,76 %)

et la meilleure progression du département. Avec 8,41 % nous faisons plus que doubler le pourcentage (3,72 %) sur les cantonales de 2004, et 100 électeurs supplémentaires ont fait le choix du candidat PCF, malgré le dénigrement et les mensonges de certains à gauche. La progression est plus spectaculaire encore si l’on se rapporte aux régionales de 2010. Ils confirment ainsi la validité de la politique de rassemblements et de luttes mise en œuvre ces dernières années par la section communiste.

Nous appelons les électeurs à reporter massivement leurs suffrages sur le candidat du PS Patrice PINEAU pour infliger un échec cuisant à la politique de la droite et sa prétention à reconquérir le département.

 

La section du PCF Thouarsais

Les candidats Bruno FORNACIARI et Ernest LEVINDRE

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre