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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 09:07
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Published by bruno fornaciari - dans CANTONALES 2011
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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 09:05

 

Cantonales

Le Front de gauche veut faire tomber la réforme territoriale

Politique en faveur des jeunes et démocratie participative sont les chevaux de bataille du Front de gauche, qui a présenté ce jeudi ses candidats pour les cantonales. « Nous voulons infliger une nouvelle calotte à la droite après celle des régionales », annonce Danielle Lebail, la secrétaire départementale du PCF. Avec dans la ligne de mire la réforme territoriale et les élections sénatoriales de septembre prochain.

« On a des forces, on s’est bien reposés pendant les vacances », clame Danielle Lebail jeudi lors de la présentation des candidats du Front de gauche. Il lui en faudra car elle a décidé d’aller défier le garde des sceaux Michel Mercier sur son terrain à Thizy. Une « candidature symbolique » de l’aveu même de la responsable communiste. Une candidature pour montrer que le Front de gauche y croit, à la possibilité de renverser l’inamovible président du Conseil général, aux manettes du département depuis 21 ans.

A travers Michel Mercier c’est néanmoins le gouvernement, « autoritaire, anti-démocratique et populiste », qui est visé. Et surtout la réforme territoriale, récemment votée par l’Assemblée nationale. Une réforme qui « asphyxie les collectivités locales », accuse Armand Creus de Gauche unitaire, qui fait ticket commun avec Danielle Lebail à Thizy. « Plus il y a des départements qui passent à gauche et plus on fera bouger les choses au niveau national », affirme Danielle Lebail.

Si la secrétaire départementale du PCF n’est pas « sure de pouvoir battre Michel Mercier » à Thizy, un canton rural que l’élu centriste représente depuis bientôt 33 ans, elle compte bien mettre en échec la majorité départementale dans d’autres cantons. Au premier rang desquels celui d’Irigny, occupé actuellement par un autre poids lourd centriste du Conseil général, le vice-président en charge de la voirie et maire d’Irigny Jean-Luc da Passano.

C’est Serge Tarassioux, 41 ans, le jeune maire de la ville voisine de Pierre-Bénite qui s’y attellera. La gauche avait réuni 54,20% des voix au premier tour des régionales (8,66% pour le Front de gauche) dans ce canton, qui comprend également les villes de Charly et Vernaison. De quoi faire naître quelques espoirs chez Serge Tarassioux dont ce n’est que le deuxième combat électoral, après une claque reçue aux législatives de 2007, où il n’était arrivé qu’en quatrième position avec 3,72% dans la 12e circonscription du Rhône.

« Je crois qu’on peut faire bouger les lignes », affirme le maire de Pierre-Bénite, qui ambitionne d’incarner une « gauche de combat et de courage ». « Les moyens du département ne sont plus suffisants pour répondre aux besoins de nos concitoyens », note-t-il. Et de déplorer des suppressions de poste chez les pompiers et le manque de moyens de la PMI.

Si le Front de gauche réunit donc à nouveau le PCF, Parti de gauche, Gauche unitaire et Alternatifs, une union déjà pratiquée aux européennes et régionales, il déplore toujours l’absence du NPA avec lequel un accord n’a pas pu être trouvé.

Photomontage : Lyon Info

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:27

Europe Document

Pacte caché. Décryptage

Les Parlements dépossédés

Réduits au simple rôle d’exécutants, les Parlements nationaux – donc les peuples – n’auraient plus la maîtrise de certaines politiques.

En quelque sorte l’acte trois du coup de force contre la démocratie. Après le traité constitutionnel de 2005 et son avatar de Lisbonne, ce texte entend coordonner les politiques « en particulier dans les domaines qui relèvent de la compétence nationale » afin d’accroître la « compétitivité ». Ainsi, les États sont-ils invités à mener à bien des politiques afin de parvenir aux objectifs fixés par l’UE. En ce sens, les pouvoirs sont désormais encore plus concentrés entre les mains d’une Commission européenne non élue.

La retraite en ligne de mire

Aucune limite n’est donnée pour repousser l’âge de départ à la retraite et diminuer le niveau des prestations sociales.

« La viabilité des allocations sociales et de retraite sera évaluée » (!). Quand un tel texte est porté par Nicolas Sarkozy, celui qui, il y a quelques mois, imposait aux Français, majoritairement en désaccord, le recul du droit de départ à la retraite à 62 et à 67 ans à taux plein, ainsi que l’allongement à plus de 40 ans de la durée de cotisation, on peut être certain que les ajustements entre pays européens s’établiront au détriment des populations. D’ailleurs, il est précisé que « l’alignement de l’âge de la retraite se fera avec l’espérance de vie ». Au nom de quoi l’âge légal du départ à la retraite pourrait être, à terme, repoussé jusqu’à soixante-cinq ans, voire plus. Ce qui existe déjà dans certains pays européens comme, par exemple, l’Angleterre.

Ce passage ne vise pas simplement l’âge de départ mais les conditions financières du départ. Les prestations sociales sont en ligne de mire. Les différentes réformes Balladur (1993) et Fillon (2003) ont déjà conduit, en quelques années, à des pertes de 15 % à 20 % du montant des retraites. «Ils» veulent poursuivre en ce sens.

Le but reste de mettre sous tutelle toutes les politiques qui échappaient à l’emprise du droit européen par le biais d’une surveillance régulière et du pacte de stabilité. Enfin, la décision sur les objectifs resterait du ressort des chefs de gouvernement de la zone euro ; ce qui permettrait de contourner les autres pays. De même, afin d’atteindre les objectifs fixés par ces chefs de gouvernement « dans les douze mois », la Commission exercera un rôle d’audit afin de valider les « progrès » des États tandis que le Parlement européen, instance la plus démocratique des institutions, n’est guère évoqué.

 Les salariés au régime sec

Sous le diktat de la compétitivité, les États devront « garantir une modération salariale » dans le privé comme dans le public.

La Commission européenne fait le choix d’inscrire la compétitivité d’un pays en seul lien avec son évolution salariale et la recherche de gains de productivité, épousant ainsi le modèle allemand. Fixant les objectifs de modération salariale, en fonction des autres partenaires européens, la Commission va plus loin en comparant les coûts unitaires de main-d’œuvre « aux principaux partenaires commerciaux ». La course au moins-disant social est ainsi lancée. Pourtant, la modération salariale a freiné la demande interne outre-Rhin – les gains de productivité non distribués aux salariés n’ont pour l’essentiel pas été consommés. Cette modération salariale a également renforcé la tendance à l’exportation de l’économie allemande. Pour ce faire, il est prévu une remise en cause de l’ensemble des systèmes de négociation. Il s’agit de rompre avec les négociations collectives, de les fragmenter par secteur, voire par territoire. À cela s’ajoute l’abolition de l’indexation des salaires sur les prix en Belgique ou en Autriche. Enfin, pour émettre « un signal important », les États sont tenus de pratiquer la modération salariale dans le secteur public.

Commercer sans entraves

Si le traité de Lisbonne avait déjà contribué à lever certaines barrières concurrentielles, ce texte propose d’aller encore plus loin.

L’UE n’a jamais été amie de ce qu’elle nomme les « restrictions ». Il est ainsi envisagé d’ouvrir les secteurs dits protégés afin de « lever les entraves injustifiées » et de « favoriser la concurrence ». Par le biais de ce texte, le travail du dimanche, de soir, voire de nuit est encouragé pour les magasins. En clair, un nouveau coup serait porté au droit du travail. Dans la même veine que le rapport Attali sur la « libération de la croissance », le pacte de compétitivité tend à déréguler l’activité économique en levant les restrictions pour les professions à numerus clausus telles que les notaires, les pharmaciens, les taxis ou les huissiers. Enfin, la référence aux « industries de réseau » (postes, énergie, transports, télécoms) est loin d’être anodine. Jusqu’ici, même si la « séparation patrimoniale » a eu lieu dans certains secteurs, les opérateurs historiques détiennent toujours certains accès privilégiés, véritables cauchemars pour la Commission. Autant d’éléments qui contribuent à surpasser le traité de Lisbonne et ses objectifs dérégulateurs et concurrentiels, à la fois dans le secteur public et dans le privé.

 

Le choix de la précarité

Comme la stratégie de Lisbonne, le document promeut la « flexicurité ». Une notion qui a permis de déréglementer le marché du travail.

C’est un leitmotiv depuis la définition des objectifs de la Stratégie de Lisbonne en 2000 qui est repris dans ce texte : «Les réformes politiques peuvent inclure : des réformes du marché du travail, pour promouvoir la flexicurité. » Cette notion, instaurée d’abord dans les social-démocraties nordiques, allierait flexibilité du marché du travail, et sécurité de revenu. En échange d’une facilité à licencier, les chômeurs reçoivent des allocations de l’ordre de 80 % de leur ancien salaire. Cette «flexicurité» est censée être la réponse à tous les maux. Hors de Scandinavie, elle a servi à précariser les travailleurs. Sa mise en œuvre a été couplée à la stratégie du « workfare » de Tony Blair. Culpabiliser les chômeurs et les remettre au travail (mal payé). C’est ce qui est proposé indirectement dans ce texte, en liant allocation et formation. Dans les pays nordiques, le modèle bat de l’aile. Même avant la victoire de la droite depuis 2000. Le chômage augmente. En Suède, seuls 55 à 60 % des chômeurs sont indemnisés par l’assurance chômage. Et un salarié sur cinq seulement est indemnisé à hauteur de 80 % de son ancien salaire.

 

Une TVA antisociale

La Commission veut transférer les cotisations sociales payées par les entreprises vers une hausse de la taxe à la consommation. 

Outre les réformes sur le marché du travail, les gouvernements devront mettre en place des réformes fiscales. Le texte vise tout particulièrement à «déplacer la fiscalité du travail vers la consommation par la fiscalité indirecte», autrement dit il s’agit d’instaurer la TVA dite « sociale ». Le principe de la TVA dite sociale est d’augmenter le taux de TVA pour financer la protection sociale et de diminuer les cotisations sociales payées par les entreprises. Or cet impôt est le plus injuste de tous puisqu’il est payé par tout le monde au même taux, quel que soit le revenu. Une nouvelle ponction du pouvoir d’achat qui sera particulièrement douloureuse pour des millions de salariés, de privés d’emploi et de retraités, mais constituera un nouveau cadeau aux entreprises. Avec cette mesure, le risque est grand de voir une baisse significative de la consommation. De plus, les recettes pour financer la protection sociale deviendront entièrement dépendantes de la croissance. Si celle-ci venait à faiblir, les rentrées d’argent diminueraient et le déficit de la protection sociale s’aggraverait encore plus rapidement.

 

La rigueur devient la norme

Pour garantir que les budgets nationaux répondent aux besoins du capital, «ils» proposent de constitutionnaliser l’austérité 

«Rendre contraignantes, y compris en les inscrivant dans notre Constitution, les règles budgétaires européennes». Avec un tel diktat, les dirigeants européens visent, ni plus ni moins, qu’a constitutionnaliser, dans les États membres de l’Union européenne, les politiques d’austérité. En effet, le traité de Maastricht, adopté par les libéraux et les sociaux-démocrates, limitait les déficits des budgets nationaux à 3 %. Au nom de ce texte, la casse des services publics, la remise en cause des politiques sociales, la pression sur les salaires étaient mises en œuvre. Si l’obligation est faite d’inscrire dans notre texte fondamental cette « règle d’or », comme disent pudiquement tous les tenants des politiques dites de rigueur, la représentation nationale, députés et sénateurs, donc le peuple, sera privée de toute alternative à l’austérité. Le maître mot sera alors la baisse des dépenses sociales et des investissements, même s’ils sont utiles, plutôt que de remettre en cause les cadeaux fiscaux de toute nature aux entreprises et aux hauts revenus dont le manque à gagner pour la nation a été de 150 milliards d’euros en 2010.

Lina Sankari

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:22

Politique - le 9 Mars 2011


Révélation. L'Humanité vous propose dans son édition d'aujourd'hui, le texte intégral du projet que le sommet de Bruxelles veut adopter vendredi. Texte obtenu par le député européen Patrick Le Hyaric. Au programme : baisse des salaires, privatisations, mise sous tutelle des Parlements européens...  Avec les décryptages de la rédaction, des analyses d'économistes. Un document exclusif

Ce document, daté du 25 février et préparé par le président de la Commission José-Manuel Barroso et le président du Conseil Herman Van Rompuy, est le dernier avatar d’une série de textes visant à faire payer aux peuples les dettes contractées par les États auprès des marchés financiers… quand il fallait sauver ces derniers. Ce texte a été présenté la semaine dernière aux pays de la zone euro, pour préparer le sommet extraordinaire de vendredi. -> la suite dans l'Humanité de mercredi


 

Europe Document

Pacte pour l'Euro. Texte intégral. Coordination améliorée des politiques économiques dans la zone euro

Principaux éléments et concepts

L’objectif du pacte est d’approfondir le pilier économique de l’Union monétaire en encourageant la convergence entre les économies de la zone euro. Cela requiert un déplacement vers un plus haut niveau de coordination des politiques, en particulier dans les domaines qui relèvent de la compétence nationale qui sont essentiels pour accroître la compétitivité et éviter tout déséquilibre néfaste. Dans les domaines qui relèvent de la compétence européenne, les procédures législatives et autres prévues par le traité seront pleinement respectées. La compétitivité est indispensable pour produire des revenus plus élevés pour les citoyens et une croissance à moyen et long terme.

 1. Conditions  de réussite 

 Pour être efficace sur le plan politique un pacte doit remplir quatre conditions :

a. Il doit être en ligne avec la gouvernance économique existant dans l’UE, tout en apportant une valeur ajoutée. Le pacte doit être en ligne avec les instruments existants et s’appuyer dessus (UE 2020, semestre européen, lignes directrices intégrées, pacte de stabilité et de croissance et un nouveau cadre de surveillance macroéconomique). Il doit impliquer un effort particulier pour aller au-delà de ce qui existe déjà et comporter des engagements et des actions concrètes qui sont plus urgentes, plus ambitieuses que celles déjà approuvées, et accompagné d’un calendrier de mise en œuvre. Ces nouveaux engagements devraient ensuite être inclus dans le cadre de surveillance régulier. La Commission sera pleinement associée, conformément à ses compétences. Les États non membres de la zone euro seront invités à y participer sur une base volontaire.

 b. Il doit être ciblé, orienté vers des actions, et couvrir des domaines d’action prioritaires qui sont essentiels pour favoriser une réelle convergence et compétitivité. Par conséquent, il doit se concentrer sur les actions dont la compétence relève des États membres. Dans les domaines d’action choisis des objectifs communs devraient être convenus au niveau des chefs de gouvernement. Les États membres participants devraient poursuivre ces objectifs avec leurs propres politiques. Chaque année, des engagements concrets seront pris par les chefs de gouvernement. En faisant ainsi, les États membres suivront les meilleures pratiques et valeurs références des plus performants en Europe et vis-à-vis des autres partenaires stratégiques.

 c. Il doit respecter pleinement l’intégrité du marché unique.

 d. La mise en œuvre des engagements et les progrès accomplis vers les objectifs communs du pacte doit être surveillée politiquement par les chefs de gouvernement de la zone euro et des pays participants, sur la base d’un rapport de la Commission. De plus, dans le cadre du pacte les États membres du pacte devraient s’engager à consulter leurs partenaires sur les grandes réformes qui auraient des retombées économiques avant leur adoption.

2.Objectifs et domaines d’action

Le pacte reposera sur les engagements des pays à atteindre une série d’objectifs convenus communément dans des domaines politiques clés et sa mise en œuvre sera supervisée sur la base d’une série d’indicateurs quantitatifs et politiques.

2.1 Objectifs clefs

Les États membres de la zone euro s’engagent à prendre toutes les mesures nécessaires pour poursuivre les objectifs suivants :

 encourager la compétitivité, notamment par l’alignement de l’évolution des salaires et de la productivité ;

encourager l’emploi en rendant le travail plus attrayant ;

contribuer davantage à la viabilité des finances publiques, notamment en ce qui concerne la dette publique ainsi que les systèmes de retraites et de sécurité sociale ;

renforcer la stabilité financière.

Le choix des actions politiques nécessaires pour atteindre les objectifs ci-dessus demeure de la responsabilité de chaque pays. Les États non membres de la zone euro peuvent se joindre au processus sur cette base.

 Chaque État membre participant doit présenter les mesures qu’il compte prendre pour se conformer aux mesures énoncées à l’article 2.2 ci-dessous. Si un État membre peut démontrer qu’une action n’est pas nécessaire sur l’une ou l’autre mesure (par exemple parce qu’il a déjà consacré la viabilité de la dette dans sa législation nationale), il n’aura pas à l’inclure. L’exemple de la dette n’est pas innocent.

2.2 Indicateurs  de performances et réformes politiques

Les progrès vers les objectifs mentionnés ci-dessus seront politiquement supervisés par les chefs de gouvernement, comme expliqué dans la section 1.b, à la lumière des engagements présentés par les États membres, sur la base d’une série d’indicateurs couvrant la compétitivité, l’emploi, la viabilité budgétaire et la stabilité financière.

a. Encourager la compétitivité

Les progrès seront évalués sur la base de l’évolution des salaires et de la productivité. Les coûts unitaires de main-d’œuvre seront supervisés sur une période de temps, en comparant avec les développements dans d’autres pays de la zone euro, et les principaux partenaires commerciaux. Pour chaque pays, les coûts unitaires de main-d’œuvre peuvent être évalués pour l’économie dans son ensemble et pour chacun des grands secteurs (industrie, services). Des augmentations importantes et soutenues peuvent indiquer l’érosion de la compétitivité. Les pays confrontés à des défis majeurs à cet égard devraient être identifiés et devraient s’engager à relever ces défis dans un délai donné.

 Chaque pays sera responsable des actions politiques qu’il choisit pour encourager la compétitivité, mais on accordera une attention particulière aux réformes suivantes :

(i) tout en respectant les traditions nationales de dialogue social et de relations industrielles, des mesures pour assurer l’évolution des coûts en ligne avec la productivité, tels que :

- réexamen des dispositions de fixation des salaires afin d’accroître la décentralisation dans le processus de négociation et d’améliorer le mécanisme d’indexation ;

- veiller à la modération salariale dans le secteur public (compte tenu de son important effet de signal).

(ii) mesures pour augmenter la productivité, telles que :

- ouverture plus poussée des secteurs protégés par des mesures prises au niveau national pour identifier et lever les entraves injustifiées sur les services professionnels tels que les quotas et les magasins fermés, y compris dans les industries de réseau, et les restrictions dans le secteur de détail, tels que les restrictions disproportionnées sur les heures d’ouverture et de zonage, pour favoriser la concurrence et l’efficacité, dans le plein respect de l’acquis communautaire ;
w efforts particuliers pour améliorer les systèmes d’éducation et promouvoir la R & D et dépasser les objectifs fixés dans la stratégie Europe 2020 ;

- refonte des systèmes commerciaux juridiques afin de réduire la paperasserie et réduire de moitié le temps nécessaire pour obtenir des jugements sur les affaires commerciales.

b. Encourager l’emploi

Un marché du travail qui fonctionne bien est un élément clé pour la compétitivité de la zone euro. Les indicateurs devraient être et les taux de chômage de longue durée et des jeunes.

Les réformes politiques peuvent inclure :

- des réformes du marché du travail, pour promouvoir la « flexicurité », pour réduire le travail non déclaré et lier davantage formations et bourses de travail aux allocations ;

 - des réformes fiscales, comme déplacer la fiscalité du travail vers la consommation par la fiscalité indirecte (rendre le travail attrayant), et prendre des mesures pour faciliter la participation des seconds revenus (définition anglo-saxonne : second revenu c’est le deuxième revenu du ménage, bien souvent les femmes) dans le marché du travail.

c. Améliorer la viabilité
des finances publiques

En vue d’assurer une pleine mise en œuvre du pacte de stabilité et de croissance, la plus grande attention doit être accordée à :

Viabilité des allocations sociales et de retraite

Il sera évalué sur la base de l’indicateur de l’écart de viabilité. Cet indicateur mesure si les niveaux d’endettement sont tenables avec les politiques actuelles, notamment les régimes de retraite et de prestations, et en tenant compte des facteurs démographiques. Les pays confrontés à des défis majeurs en ce qui concerne les systèmes de retraites et de prestations sociales devraient être identifiés et devraient s’engager à relever ces défis dans un délai donné.

Les réformes nécessaires pour assurer la viabilité des prestations sociales et de retraite pourraient inclure :

- alignement de l’âge de la retraite avec l’espérance de vie ;

- réduction des régimes de retraites anticipées et utilisation d’incitations pour employer des travailleurs âgés et promotion de la formation continue.

Règles budgétaires nationales

Au-delà de la directive sur les cadres budgétaires nationaux, qui fait partie du paquet de gouvernance (paquet gouvernance économique), les États membres de la zone euro devraient prendre des engagements plus ambitieux pour s’assurer la pleine conformité avec les règles budgétaires de l’UE dans le pacte. Ils devraient conserver le choix du cadre juridique spécifique national à utiliser, mais devraient s’assurer qu’il a un caractère contraignant suffisamment fort (par exemple modification de la constitution ou loi-cadre). La formulation exacte de la règle devrait également être décidée par chaque pays (par exemple, il pourrait prendre la forme d’une règle de « frein de dettes », qui serait lié à un équilibre budgétaire ou une règle des dépenses). Dans tous les cas, la Commission devrait avoir la possibilité de revoir la règle avant son adoption pour s’assurer qu’elle est compatible et en faveur des règles de l’UE convenues dans le pacte de stabilité et de croissance.

3. Initiatives de l’UE

En plus des mesures dans l’article 2, une attention particulière sera accordée aux sujets sur lesquelles la Commission a présenté, ou soumettra bientôt, une proposition formelle :

a. Coordination fiscale

L’élaboration d’une assiette commune consolidée pour l’impôt des sociétés pourrait être une voie à suivre pour assurer la cohérence des systèmes fiscaux nationaux, sans harmoniser les taux d’imposition. Dans les prochaines semaines, la Commission a l’intention de présenter une proposition législative pour une assiette commune consolidée pour l’impôt des sociétés. Si nécessaire, cela pourrait également se faire par une coopération renforcée.

b. Stabilité financière

Un secteur financier solide est essentiel pour la stabilité globale de la zone euro. Une réforme complète du cadre de l’UE pour la supervision et la réglementation du secteur financier a été lancée.

 Dans ce contexte, Les États membres s’engagent à mettre en place une législation nationale pour la résolution des crises bancaires, dans le plein respect de l’acquis communautaire. De plus, les chefs de gouvernement devraient être régulièrement informés par le Conseil européen du risque systémique (groupe de travail de la BCE) sur les risques potentiels accumulés dans le secteur financier et nécessitant une action spécifique.

4. Engagements spécifiques pour les douze prochains mois 

Afin de montrer un réel engagement pour le changement et donner au pacte l’élan politique nécessaire pour atteindre les objectifs communs, chaque année les États membres de la zone euro s’entendront pour définir au plus haut niveau des objectifs concrets à atteindre dans les douze mois. Le choix des mesures spécifiques à mettre en œuvre restera la responsabilité de chaque pays, mais le choix sera guidé en considérant plus particulièrement les sujets mentionnés à l’article 2 ci-dessus. Ces engagements seront également reflétés dans les programmes nationaux de réforme et des programmes de stabilité proposés chaque année et seront évaluées par la Commission dans le cadre du semestre européen.

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:19

 

Pourquoi nous quittons le NPA

Jean Ducange (Paris 15e), Thierry Guitrand (Villejuif), Claudette Moraine (Ardennes), Stathis Kouvélakis (Paris 20e), Philippe Marlière (Londres), Danièle Obono (Aubervilliers, ex-membre du CE et de CPN)

 

Juste après son premier congrès, il semble bien que l’heure des comptes a sonné pour le NPA. Le constat qui s’impose de plus en plus largement est celui de l’échec sans appel du projet fondateur. Le NPA a échoué à rassembler les anticapitalistes pour devenir l’élément moteur d’une alternative à gauche du PS. Il a échoué à s’ouvrir à de nouvelles couches et de nouvelles formes d’expérience militante. Il s’est de plus en plus cantonné à une attitude sectaire, refusant systématiquement l’unité avec les autres forces de la gauche radicale et se considérant comme le dépositaire exclusif de l’« anticapitalisme » et des aspirations exprimées dans les luttes sociales. C’est peut-être surtout dans ce dernier aspect que les dégâts sont les plus visibles : à défaut de s’atteler à dégager une perspective politique d’ensemble, le NPA s’est refugié dans une posture para-syndicale et incantatoire, appelant inlassablement à la « grève générale » et cultivant l’illusion que l’agrégation des revendications sectorielles suffit à unifier les mouvements sociaux.

 

Cette ligne sectaire ne s’appuie que sur un seul atout : la popularité de son porte-parole, et ses scores passés et escomptés au premier tour des élections présidentielles. Pourtant, l’expérience de LO et des candidatures d’Arlette Laguiller a déjà montré les limites d’une telle démarche. La comparaison est presque cruelle car le cycle parcouru par le NPA a toutes les chances d’être beaucoup plus court que celui de l’autre organisation de l’extrême-gauche française. Très rapidement en effet, tous les clignotants sont passés au rouge : hémorragie militante, y compris au niveau des instances dirigeantes, pauvreté des débats, reconduction quasiment à l’identique des anciens clivages internes de la LCR, état affligeant de la presse et des matériaux du parti, sans parler des résultats électoraux de plus en plus décevants.

 

Pendant que le NPA ne cessait de se raidir et de cultiver l’isolement, le paysage socialet politique, tout particulièrement au sein de la gauche de gauche, évoluait rapidement. L’exaspération populaire à l’égard du sarkozysme n’a cessé de monter, pour alimenter de larges mobilisations sociales, qui se sont heurtées à de multiples limites, à la fois en termes de stratégie syndicale et de débouché politique, et se sont finalement soldées par des échecs. Le PS se prépare à une alternance avec le visage le plus ouvertement libéral qu’il ait affiché jusqu’à présent, et que l’actuel président du FMI incarnera, sans doute, demain. Pour déjouer cette opération, la seule perspective responsable est celle du regroupement de toutes les forces à gauche du PS qui se situent sur le terrain d’une rupture avec le système. Il faut prendre acte que l’essentiel de ces forces se trouvent aujourd’hui au FdG. Pour l’instant simple cartel d’organisations, dépourvu de structuration « par en bas » et de pratiques correspondantes, le FdG a néanmoins déjà apporté la preuve que le tout est supérieur à la somme des parties. Des expériences locales, tout particulièrement celle du Limousin, ont montré qu’une véritable dynamique est possible. Pourquoi alors ne pas prendre au mot les propositions des  organisations composant le Front de Gauche d'un programme de rupture  avec le système capitaliste et avec le productivisme ?

 

Nous sommes convaincus que la constitution d’un large front politique de la gauche radicale autour d’un tel programme peut bousculer les rapports de forces à gauche, ébranler la domination du PS en son sein et offrir un véritable débouché politique à la hauteur des espérances et des luttes populaires. C’est la seule voie pour sortir enfin de l’impuissance politique et d’une rhétorique radicale dépourvue d’impact et, en réalité, inoffensive pour le système. C’est à une telle perspective que nous tenterons désormais de contribuer.

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:17

 

Éditorial - le 7 Mars 2011

Éditorial par Sarah Claux, vingt et un ans, Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). et Gökan Günes, vingt et un ans, Paris.

Nous avons faim d’informations

Nous, les jeunes, faisons l’Humanité aujourd’hui. 
De l’autre côté de la Méditerranée, ils font 
la révolution. Dans un pays comme le nôtre, où l’information est facilement accessible, la jeunesse peut parfois sembler désintéressée. Alors que seulement 1,8 % de la population arabe a un ordinateur à sa disposition, 21 % d’entre eux se connectent régulièrement sur le Web. La révolution du jasmin en Tunisie a entraîné un appétit pour l’information au service de laquelle les réseaux sociaux – on l’a assez dit – ont joué le rôle de seul média libre. L’envie de s’informer et d’en savoir plus, que ce soit par les blogs, des journaux, un ensemble d’engagements associatifs, s’est faite en défiant les autorités, qui prennent des mesures draconiennes pour tarir ces sources d’information.

La nouvelle coupure d’Internet, en Libye, montre cette peur de l’information, laquelle est véhiculée principalement par des jeunes, journalistes amateurs ou simplement jeunes engagés. Ainsi, la blogueuse tunisienne qui se faisait appeler « Tunisian Girl » est-elle aujourd’hui érigée en figure de la révolution. Les révolutions arabes nous rappellent à quel point il est nécessaire d’informer 
et de s’informer.

L’engagement des jeunes, et plus largement de toute la population, en Libye, diffère de notre engagement en tant que citoyens. C’est la guerre civile 
qui règne là-bas. Dans un pays où le gouvernement 
de Kadhafi ne laisse pas de place à la libre circulation 
de l’information, la prise des armes est le seul moyen d’expression qui reste. Mais la contre-attaque des forces du dictateur accentue la pression sur 
les insurgés. Parallèlement à cette action militaire, c’est une réelle opération de désinformation qui 
a été engagée. 
« C’est le peuple qui gouverne en Libye ! » déclare, idéaliste, celui qui revendique le titre de « Guide suprême de la révolution ». La jeunesse française est-elle moins engagée dans la société que les jeunes Tunisiens hier et les jeunes Libyens aujourd’hui ? C’est ce qu’on voudrait nous faire croire. 
Ce journal est la preuve du contraire.

Sarah Claux, vingt et un ans, Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). et Gökan Günes, vingt et un ans, Paris.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:10
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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 00:11

 

Voici un nouvel exemple de la poursuite effrénée de la course à la rentabilité financière des grands groupes transnationaux.

 

Suite à la fusion de Merck (MSD-Chibret en France) et Schering-Plough, le nouveau Merck, 2ème groupe pharmaceutique mondial a annoncé la suppression de 800 emplois en CDI en France, la vente de l’usine d’Eragny sur Epte (Oise) ainsi que la fermeture totale du site Schering-Plough de Riom (Puy-de-Dôme).

 

Le bénéfice net du groupe s’élève à 12,9 milliards de dollars en 2009 contre 7,8 milliards en 2008.


 

Le bénéfice net du groupe s’élève à 12,9 milliards de dollars en 2009 contre 7,8 milliards en 2008.

 

Ce plan de licenciement et de restructuration injustifiable va concerner plus de 1 500 salariés dans notre pays en y intégrant les CDD, les intérims et l’ensemble des sous-traitants. Il s’agit là d’une nouvelle atteinte majeure à l’emploi industriel, pour des motivations purement financières, et afin d’offrir une part toujours plus grande des richesses produites aux actionnaires.


Dans le contexte économique et social que nous connaissons, c’est une nouvelle provocation pour l’ensemble des personnels de ce groupe qui n’ont eu de cesse de s’adapter aux contraintes imposées ces dernières années par la direction des deux groupes en France.

 

Par ailleurs, cette décision intervient alors que les pratiques de rémunération de Merck sont tout simplement inqualifiables, avec des « top managers » rémunérés en millions d’euros tandis que les salariés sont licenciés pour motif économique. Ce groupe a également bénéficié de différentes subventions publiques dans le cadre de son implantation et de ses activités de Recherche / Développement.

 

Pour le site de Riom, qui compte une centaine de salariés spécialisés dans la chimie de synthèse et analytique, la toxicologie et les services supports, le plan prévoit l’arrêt de tous les secteurs, sans reclassement au sein du site MSD-Chibret de Riom.

 

En relais à la demande des salariés et des responsables des comités d'établissement des sites de Riom, dans le Puy-de-Dôme, je leur ai apporté mon soutien lors de la manifestation parisienne du 8 février dernier.

 

Il est important que soient portées collectivement d’autres perspectives pour les salariés du groupe, souvent jeunes et avec un haut niveau de qualification.

 

Plus globalement, il faut proposer d'autres perspectives pour l'industrie pharmaceutique dans notre pays à travers la construction de réponses politiques ambitieuses, notamment en matière de recherche, en associant étroitement les salariés aux grandes décisions de leur groupe.

 

Pour cela, il est indispensable de s'attaquer aux critères actuels de gestion des entreprises, et particulièrement des grands groupes, en substituant à la rentabilité financière, une logique d'efficacité sociale et envoronnementale.

Terrecommune

t environnementale.

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 18:13

 


Humanité/DR

Tribunes - le 4 Mars 2011

Assises de L'Humanité

Edgar Morin aux sources de la gauche

Invité de la première université populaire de l’Humanité mercredi, le sociologue a lancé ses pistes d’espérance pour l’avenir devant un amphi comble de la faculté de Saint-Denis.

Longtemps après son intervention, ils sont restés pour le saluer, lui poser des questions ou tout simplement obtenir une dédicace. Mercredi soir, pour la nouvelle université populaire lancée par l’Humanité, Edgar Morin a fait salle comble. Nombre des deux cents personnes présentes ont voulu poursuivre la rencontre avec le sociologue et historien après son exposé au cours duquel il a livré ses pistes de renouveau de la gauche.

L’auditoire était d’autant plus réceptif ce soir-là que ce n’est pas tous les jours qu’une personne délivre des raisons d’espérer en un sursaut possible de la gauche, prête à nouveau à affronter les « dangers » qui menacent nos sociétés. « Je lance des graines. Après, advienne que pourra. Mon message comporte toujours une part d’espérance », résumait-il, l’œil malicieux, après la rencontre.

À quatre-vingt-neuf ans, l’auteur de la Voie (Fayard) n’a surtout pas la prétention de délivrer un dogme prêt à l’emploi. « Mon exposé consiste à vous dire que tout a commencé. Un peu partout dans le monde, des initiatives surgissent pour changer le cours des choses. » Edgar Morin en est certain : des gens trouvent des solutions pour lutter contre les « deux pieuvres que sont le fanatisme religieux et le capitalisme financier », contre les menaces qui pèsent aussi sur la biosphère. Le rôle qu’il s’est assigné est de faire connaître toutes ces initiatives. « Une déviance peut devenir une tendance historique. Je sais que le meilleur des mondes est impossible. Les vieilles générations sont désabusées. Les jeunes se trouvent en plein désarroi. Mais un avenir est possible. Il n’est pas certain. Mais l’improbable est souvent arrivé dans l’histoire. »

Reprenant au bond le Indignez-vous ! de Stéphane Hessel, le sociologue porteur de la voie de « la métamorphose » (lire notre édition du mardi 1er mars) a étonné l’amphithéâtre par tant d’optimisme placé dans un sursaut d’une gauche sortie de l’ornière car redéfinie. « Ma gauche à moi unifie arbitrairement tous les courants qui se sont opposés au cours de l’histoire. Le socialisme veut rendre la société meilleure. Le communisme est fraternité. Le libertarisme affirme que l’individu ne doit pas être négligé. Ma gauche à moi, c’est être fidèle à ce triple héritage qu’il faut aujourd’hui rassembler. »

Pour Edgar Morin, tout autour du monde, des initiatives mettent en pratique ce retour aux sources. La difficulté est de faire converger ces démarches pour que naisse un courant dominant. Citant des vers d’Antonio Machado, il résume : « Vous qui cheminez, il n’y a pas de chemin. Vous cheminez en marchant. »

A lire aussi: Quel retour à Marx pour penser notre temps? Notre face à face entre Edgar Morin et André Tosel, philosophe spécialiste de Marx et des marxismes

Stéphane Guérard


 
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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 14:27

Un camarade du NPA m'envoie cette vidéo que je publie avec plaisr

 

 

 

 

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BRUNO FORNACIARI

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