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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 10:26

Social-Eco - le 18 Février 2011

événement Agriculture

 

 

Mickaël Poillion « Commençons par produire ce que nous sommes capables de produire »

 

Responsable au syndicat Jeunes agriculteurs, Mickaël Poillion était face à Nicolas Sarkozy sur  TF1 pour défendre sa vision d’une politique alimentaire commune.


Vendredi dernier, on ne vous a laissé que quatre minutes pour parler. Qu’auriez-vous développé si vous en aviez eu le temps ?


Mickaël Poillion. Je n’ai pas cherché à interpeller le président, mais à exprimer mes attentes en termes de politique alimentaire face aux téléspectateurs. Je dis bien alimentaire, parce que parler de politique agricole ne suffit plus. Elle a rencontré ses limites dès lors que la sphère publique s’en est retirée. En une dizaine d’années, l’Europe a fait le choix de liquider tous ses outils de régulation des marchés. D’abord les stocks, puis les taxes à l’import et à l’export, et enfin les quotas… On s’est contenté de maintenir des aides publiques, avec l’idée qu’elles pourraient, seules, constituer un filet de sécurité. Aujourd’hui que le marché fluctue sévèrement, nous ne sommes plus en mesure d’assurer une régulation, un prix, un revenu. Là où l’Europe, il y a encore dix ans, contribuait peu à la fluctuation des prix, elle y participe aujourd’hui doublement, en laissant faire des échanges surréalistes, véritables appels d’air pour ceux qui veulent faire de l’argent.

 

 Par exemple ?


Mickaël Poillion. Ce qui se passe entre l’Europe et le bassin méditerranéen est éloquent. Nous, les Français, nous leur refourguons des céréales dumpées aux aides publiques, dont l’Algérie ou le Maroc sont devenus dépendants faute d’avoir développé des politiques agricoles ad hoc ; eux nous renvoient des fruits et des légumes pas chers, hors saisons, sur un marché que les boîtes privées et la grande distribution organisent de façon à casser les prix. Cela n’a plus rien à voir avec de l’échange ou de la coopération : c’est du commerce pur et dur. Je trouve aussi surréaliste que l’Europe écoule ses céréales de qualité, destinées à l’alimentation humaine, sur le marché mondial, et importe, dans le même temps, des céréales fourragères et 80 % de ses protéagineux (soja, etc.) destinés à l’alimentation animale. C’est absurde. Cela place tout le monde en situation de dépendance. Les éleveurs français – de façon plus ou moins forte, cela dit, selon qu’il s’agisse d’élevage hors sol ou classique – comme les pays récipiendaires. L’Europe doit et peut nourrir son propre bétail.

 

 Quelles perspectives peut-on donner ?


Mickaël Poillion. Il faudra beaucoup de temps avant que la sphère publique ne se réinvente sur ces questions. Mais d’ici là, nous pouvons avancer. En créant, par exemple, des lieux où elle pourrait intervenir, à l’échelle mondiale, européenne ou régionale. Il peut s’agir de définir cinq ou six grands ensembles, à échelle continentale, entre pays confrontés à des problématiques similaires. C’est une réflexion que nous développons, à JA, depuis 2001. Cela déboucherait in fine sur une nouvelle gouvernance, via une organisation mondiale de l’alimentation. Il peut aussi s’agir d’ensembles plus petits, sorte de bassins de consommation et de production. Paris, Londres, Bruxelles en serait un, à mon sens, dans la mesure où la population y est dense et les possibilités de produire nombreuses. Ce serait une façon de reconstruire du lien et de la cohérence entre consommation et production. Un moyen d’en finir avec cette absurdité, qui veut que j’exporte ma production alors que je vis au milieu de 4 millions d’habitants, qui n’ont pas tous accès à l’alimentation. Définir la production en fonction, prioritairement, des besoins et des capacités d’un territoire, et non plus des échanges avec l’extérieur, est une première étape essentielle.

 

 Vous parlez de relocalisation ?


Mickaël Poillion. Oui, mais d’une relocalisation qui ne soit pas béate et ne nie pas le besoin d’échanges mondiaux. Alors que l’urbanisation s’accroît, nous serons obligés d’importer. Mais encore une fois, commençons par produire ce que nous sommes capables de produire. Que l’Europe se donne les moyens de nourrir son bétail est une priorité pour le maintien de son élevage. Au lieu de quoi, elle s’apprête à signer des accords, lesquels prévoient que l’on importe massivement de la viande bovine d’Amérique latine. C’est là où je me fais un peu dur avec le président de la République, lorsqu’il me dit que seule la France, au G20, pousse pour une régulation des marchés. Avant de faire le tour de la planète pour expliquer comment il convient de réguler, qu’il aille voir M. Barroso et lui intime d’arrêter de sacrifier l’élevage français.


Entretien réalisé par Marie-Noëlle Bertrand

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 09:32

le 18 Février 2011

événement Agriculture

La filière porcine s’enfonce dans une crise structurelle depuis quatre ans

Le secteur n’a pas attendu la flambée du prix de l’alimentation animale pour être en crise. La surproduction se charge de la mettre à mal depuis quatre ans.

Ils ont manifesté à Lacaune, à Saint-Paul ou encore à Laval. En janvier, ils sont mêmes montés à Paris pour dire leur désarroi : les producteurs de porcs traversent depuis quatre ans une crise structurelle. Alors que près de 65 % du budget d’un éleveur est consacré à nourrir son bétail, la flambée des prix enregistrée sur les marchés mondiaux finit de les acculer. En sept mois, le coût de l’alimentation animale a ainsi augmenté de près de 40 %, sans que le prix auquel leur est payé la viande n’ait évolué en conséquence : 1,35 euro le kilo, affiché ces derniers jours au marché au cadran de Plérin, dans les Côtes-d’Armor. Un prix bien en deçà du coût de production, dénoncent les éleveurs, dont beaucoup n’arrivent plus à faire face. « À l’heure actuelle, nous aurions besoin d’être payés au moins 1,80 euro le kilo pour entrer dans nos frais », estime ainsi Pierre Brosseau, éleveur en Loire-Atlantique et responsable de la commission porc de la Confédération paysanne.

 

Accentué par la fluctuation des cours, le différentiel entre coût de production et prix de vente n’est toutefois pas nouveau. « Voilà vingt ans que le marché européen du porc est en surproduction », rappelle le syndicaliste. Une situation longtemps camouflée du fait d’une consommation de porc boostée par les crises sanitaires qu’ont pu traverser d’autres filières de viande. Mais la vache folle a passé son chemin. Alors que les exportations sont, par ailleurs, devenues plus difficiles, l’excédent de production est, en dix ans, devenu structurel. Dans la filière, la crise s’est installée depuis maintenant quatre ans. Avant même la flambée céréalière, le kilo de porc n’était plus payé que 1,25 euro aux éleveurs, pour un coût de production équivalent, en moyenne, à 1,30 euro le kilo. « Tant qu’aucune mesure ne sera prise pour réguler la production européenne, cette situation perdurera », reprend Pierre Brosseau. « Six porcs invendus par exploitation suffisent à plomber le marché. » Impossible de les garder à la porcherie, quand de nouveaux porcelets y naissent toutes les trois semaines et que les bâtiments ne sont pas extensibles. « Nous sommes bien obligés de les vendre, et ce quel que soit le prix auquel on nous les achète. »

Redéfinir les volumes de production en fonction de la consommation européenne et des exportations réalisables : c’est ce pour quoi plaident de nombreux éleveurs. « Mais l’intérêt de la filière commerciale n’est pas celui de l’éleveur », relève encore Pierre Brosseau, qui note que la tendance actuelle serait plus la réduction du nombre d’éleveurs que celle du nombre de porcs. Alors que la chambre d’agriculture de Bretagne vient de proposer, à chaque éleveur, un audit sur les évolutions possibles de son exploitation, la Confédération paysanne y voit un plan d’encouragement à la cessation d’activité qui ne dirait pas son nom. « ON CHERCHE A LIQUIDER LES PETITS EXPLOITANTS “à l’amiable” », explique Pierre Brosseau. Une liquidation judiciaire s’accompagnerait de facto d’un arrêt de la production. « Or, ce qui les intéresse, c’est de concentrer les élevages, pas de limiter les volumes. »

 

 

Marie-Noelle Bertrand.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 06:07

Avenir des départements, devenir des services publics, mécontentement et colère sociale, perspective des élections présidentielle et législatives en 2012 sont autant de questions qui pourraient être au cœur de la campagne électorale.

 

L ’enjeu des élections cantonales, qui auront lieu les 20 et 27 mars prochains, pourrait bien dépasser les questions locales. Et avoir une forte valeur ajoutée politique dans un contexte de remise en question des départements par le gouvernement via sa réforme des collectivités territoriales et à un an, tout juste, des élections présidentielles de 2012.

 

Ayant lieu tous les trois ans pour remplacer, par moitié, les conseillers généraux, ces élections verront le renouvellement des élus de 1 941 cantons – 2 023 en comptant ceux de l’outre-mer – et, avec lui, de possibles bouleversements des majorités existantes. Pour l’heure, 58 départements sur 100 sont dirigés par la gauche dont deux, l’Allier et le Val-de-Marne, par le PCF-Front de gauche. Nombre de ces départements ont des majorités fragiles, les états-majors politiques, à gauche comme à droite, estimant que certains de ces départements pourraient changer de majorité. Il en est ainsi de la Corrèze, des Pyrénées-Orientales, des Deux-Sèvres, de la Somme, du Vaucluse, du Val-d’Oise, de la Seine-et-Marne, dirigés aujourd’hui par la gauche et sur lesquels la droite a des velléités de conquête. De même pour l’Aveyron, la Côte-d’Or, les Hautes-Alpes, le Jura, les Pyrénées-Atlantiques, le Rhône et la Vienne tenus par la droite, la gauche nourrit quelques ambitions.

 

Les départements financièrement fragilisés

Si les gestions de proximité vont être passées au crible, les départements intervenant sur les questions sociales, sur les collèges, comme dans nombre de domaines hors de leurs compétences mais importants pour les populations – le logement, le développement économique, le soutien aux projets des villes, les transports, la vie culturelle, sportive et associative –, le jugement sur la politique du gouvernement envers les collectivités locales pèsera lourd.

 

Avec sa politique et ses réformes, le gouvernement menace l’avenir même des départements. La réforme des collectivités prévoit ainsi la création, en 2014, d’un élu commun aux régions et aux départements, le conseiller territorial. Outre le fait que les conseillers généraux que les Français vont élire en mars ne le seront élus que pour trois ans, ce dispositif va bouleverser la réalité. Le nombre d’élus passant de 5 657 à 3 471 réduira d’autant leur proximité avec les populations et éloignera ces dernières des lieux de décisions. Surtout, cette réforme vise à supprimer la close de compétence générale, cantonnant les départements dans leurs seules obligations légales, hors de toute possibilité de répondre aux besoins des populations avec tous les risques sur les services publics de proximité. L’avenir des départements est ainsi compromis. D’autant qu’avec la fin de la taxe professionnelle et les transferts de compétences non intégralement compensés, notamment dans le domaine social (comme par exemple le versement de l’allocation personnalisée d’autonomie), les départements sont fragilisés financièrement. La place, le rôle, l’avenir même des départements comme collectivités indispensables à l’action publique et à la démocratie locale seront des questions en débat lors de ces élections.

 

L'occasion de sanctionner Nicolas Sarkozy

Après les mouvements sur les retraites et devant la forte colère que provoque la politique du gouvernement, ces élections peuvent être, pour nombre d’électeurs, l’occasion de sanctionner Nicolas Sarkozy. Surtout, à un an de la présidentielle, ce scrutin peut apparaître comme une première marche vers un changement de politique auquel beaucoup aspirent. L’UMP, qui craint ce cas de figure, veut dépolitiser l’enjeu de ces élections. Le PS, qui entend surfer sur l’antisarkozysme et faire basculer quelques départements à gauche, compte les utiliser comme un tremplin pour 2012. De son côté, Europe Écologie-les Verts rêve de parfaire, avec l’aide du PS et parfois sur le dos du PCF, son implantation locale. Le Front de gauche voulant, quant à lui, défendre l’avenir des départements et des services publics et développer le débat sur le contenu d’une vraie alternative de gauche, engage sa troisième campagne après les élections européennes en 2009 et régionales en 2010. Un succès de la gauche aux cantonales pourrait contribuer à ce que la droite perde la majorité au Sénat.

Reste l’inconnue du taux d’abstention. La colère sociale et l’aspiration au changement ne conduisant pas automatiquement les salariés, les familles populaires à se mobiliser pour un scrutin dont les enjeux locaux et nationaux sont encore à faire percevoir.

 

Max Staat

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 06:01

NOTRE SANTÉ EN DANGER

GARD-HP

La mise en oeuvre par le gouvernement de la loi HPST-Bachelot-Sarkozy frappe de plein fouet nos hôpitaux, nos maternités, nos centres d’IVG... C’est tout notre service public de santé qui se détériore, tant pour celles et ceux qui en ont besoin que pour celles et ceux qui y travaillent.

Les franchises médicales, les déremboursements, les dépassements d’honoraires, les restructurations hospitalières, les privatisations, le démantèlement de la sécurité sociale, la réforme de la dépendance, la mise à mal de la psychiatrie publique… remettent en cause l’accès aux soins pour des millions de nos concitoyens.

 

USAGERS, PERSONNELS & ÉLUS…

IL EST TEMPS DE RÉAGIR ENSEMBLE !

 

Afin de préparer de façon la plus large et la plus unitaire possible en Deux-Sèvres, une Action Nationale déclinée dans chaque région le 2 avril 2011, le Groupement d’Action et de Résistance pour la Défense de l’Hôpital Public (GARD-HP), membre de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité

 

 

 

Blog GARD-HP : http://www.rezocitoyen.org/-blog-GARD-HP-Niort-.html 

Pour nous écrire : gard-hp-niort@rezocitoyen.net

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 05:56

C'est un scandale!

Berezina financière pour l’hôpital Sud francilien

Véritable gouffre financier, le nouveau centre hospitalier 
Sud, francilien n’est pas aux normes.

On ne construit pas un hôpital comme une autoroute ou un viaduc ! Telle pourrait être la morale de la construction du nouveau centre hospitalier Sud-francilien, confiée à une filiale du groupe de BTP Eiffage, dans le cadre d’un partenariat public-privé. Installé entre Corbeil-Essonnes et Évry, cet hôpital géant (1  017 lits, 20 blocs opératoires, 130 salles de consultation…), qui regroupera les actuels hôpitaux de Corbeil-Essonnes, Évry-Courcouronnes et Yerres, doit ouvrir ses portes le 17 mai prochain, après quatre ans de travaux. Mais alors que le conseil de surveillance se réunissait vendredi, le syndicat SUD santé tire la sonnette d’alarme : « Eiffage met à disposition un bâtiment qui ne répond pas aujourd’hui aux réglementations sanitaires en vigueur », accuse le syndicat. Des installations électriques en passant par la piscine de balnéothérapie ou la pédiatrie, plusieurs éléments posent problème. Il s’agit « d’ajustements », relativise le directeur général du centre hospitalier dans le journal le Parisien, « mais pas de modifications majeures. C’est la suite normale d’une construction. Dans 99 % des cas, Eiffage a respecté ses obligations. » Des petits défauts, peut-être, mais qui ont un prix : les tra vaux de remise en normes sont chiffrés à 10 millions d’euros, « qui ne sont pas encore financés à ce jour », s’inquiète le syndicat, lequel dénonce plus globalement un « gouffre financier ».

SUD santé a fait les comptes. « Les coûts initiaux explosent. Le montant du loyer reversé annuellement au constructeur est passé de 30 à 42 millions d’euros. Le coût final s’élèvera à plus de 1,2 milliard d’euros. » En juillet 2010, la chambre régionale des comptes d’île-de-France avait fait le même constat, remettant en cause le choix du bail emphytéotique hospitalier, le considérant « très onéreux », « juridiquement contraignant et financièrement aléatoire ». Le rapport démontre d’ailleurs que « le recours à une maîtrise d’ouvrage publique financée par un emprunt aurait été une solution moins coûteuse, moins hasardeuse et surtout davantage maîtrisable par l’établissement ». « Une simulation pour un emprunt de 344 millions d’euros sur trente ans donne un coût final de 757 millions d’euros, soit une économie de 550 millions d’euros », calcule Catherine Fayet, secrétaire du syndicat SUD santé au centre hospitalier Sud-francilien. Qui va payer ? Pour le syndicat, pas de doute : le paiement des loyers dépendra des recettes liées à l’activité des services et des économiques réalisées sur le fonctionnement et les personnels. Quand on sait qu’en 2009, il manquait une centaine de postes sur l’établissement, sans compter les 
250 emplois précaires, tout cela n’augure rien de bon. La solution ? Que l’établissement « revienne dans le giron du public », répond Bruno Piriou, conseiller général communiste de Corbeil.

Alexandra Chaignon

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 05:50

 

  • PIERRE LAURENT: "Nous venons de passer une semaine de vie politique sur la petite phrase d'Anne Sinclair dont tout le monde se fout royalement. Les cantonales, vous n'en entendrez pas parler. Le pouvoir ne veut pas en parler. Mais ce que nous apprennent les salariés en lutte c'est la ténacité. Les batailles politiques aussi doivent s'inscrire dans la durée".
  • JEAN-LUC MELANCHON: "Lors des prochaines élections cantonales, nous voulons que M. Sarkozy prenne une tannée afin qu'il paie les deux années de travaux forcés auxquels il a condamné les salariés avec sa contre-réforme sur les retraites."
  • CHRISTIAN PICQUET:"Ce que je constate à Marseille c'est que ce gouvernement est détesté comme jamais depuis le début de la Ve République. Mais les gens attendent la construction d'une alternative durable".

Propos recueillis par Christophe Deroubaix

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 04:47

 

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ci-dessus Bruno Fornaciari (PCF) et Ghilène Forgerit et

JM Beaudet (CGT) devant la Mairie de St Varent

 

 

A l'automne 2009 nous faisions signez une pétition contre la privatisation de La Poste.(Claude AUBIN, conseillé général sortant a refusé)

 

Avec l'entrée en vigueur de la loi, les effets s'en font sentir. Une nouvelle désorganisation de la Poste à Thouars et à St Varent est à l'oeuvre. Suppression d'une tournée de facteur. Répartie sur les autres, elle accroît la charge de travail déjà excessive et la pénibilité. « Entre juin 2010 et juin 2011, en un an donc, on a connu sept départs à la retraite. Cela n'a donné lieu qu'à la création d'un seul CDI. Je laisse ce fait à l'appréciation des demandeurs d'emploi du Thouarsais » déclare Eric ROUSSELIERE responsable CGT à Thouars.

 

Déjà le service aux usagers s'est depuis plusieurs année dégradé. Irrégularité du courrier, (les abonnés aux journaux en savent quelquechose) réduction de l'amplitude d'ouverture des bureaux de poste, allongement des files d'attente et des délais pour la banque postale etc...

 

La direction régionale de la Poste prévoit et assume la suppression de 200 postes (5%) en 2011 remplacés au cas par cas. On sait ce que cela veut dire. On réduit les moyens humains et la perte d'efficacité, la dégradation du service et des conditions de travail, le mécontentement des usagers ouvrent la porte aux groupes privés à l'affût.

 

 Nous l'avons déjà dit, Il faut rompre aussi avec les logiques de rentabilité financière au détriment de l'efficacité sociale, moderniser et démocratiser la poste en étendant les pouvoirs d'intervention et de décision des salariés des usagers et des élus.


Comme le signalait en son temps le Comité National contre la Privatisation de la Poste qui réclamait un débat public et un régférendum : "Gouvernement et direction de la Poste ont dégradé la qualité du service public en limitant les investissements répondant à l'intérêt général. Depuis 2002 plusieurs dizaines de milliers d'emplois ont été supprimés. Calà se traduit par l'espaxcement des tournées, les délais croissants de livraison de courrier, les réductions d'horaires, l'allongement des files d'attente ... et il ajoutait "Une privatisation de la Poste entainerait une détéroriation encore plus considérable du service rendu aux usagers, la rentabilité maximale immédiate et les impératifs financiers auraiient priorité sur l'intérêt général"

 

Les communistes proposent de donner les moyens nécessaires à La Poste, l’argent existe pour cela; de la développer avec un modèle de gestion moderne autour de trois objectifs : EFFICACITE SOCIALE, COOPERATION, DEMOCRATIE.

La Poste doit  en outre participer à un pôle public financier mobilisant l’épargne populaire au service de l’emploi, de la formation. Nous faisons le choix d'un service public pour les usagers, les salariés, les élus, contre la concurrence        « libre et non faussée » des requins de la finance.

 

Les candidats Front de Gauche aux Cantonales Bruno FORNACIARI à St Varent et Ernest LEVINDREà Thouars 1 demandent à la Direction Régionale de La poste de se donner les moyens, notamment en personnel,  d'accomplir ses missions de Service Public.
Et ils soutiennent les revendications des personnels qui s'expriment en ce sens.
Bruno FORNACIARI et Ernest LEVINDRE
PCF/CANDIDAT FRONT DE GAUCHE

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 04:30

 

Société - le 17 Février 2011

Dans L'Humanité: "Arrêtez de sacrifier l'élevage français!"

Spécial Salon de l'Agriculture ce vendredi 18 février. Le jeune agriculteur qui a tenu tête à Nicolas Sarkozy sur TF1 la semaine dernière, Mickaël Poillion, est l'invité de notre édition.

Dans L'Humanité de ce vendredi 18 février, il nous explique en exclusivité: "C'est là où je me fais un peu dur avec le président de la République, lorsqu'il me dit que seule la France, au G20, pousse pour une régulation des marchés. Avant de faire le tour du monde pour expliquer comment il convient de réguler, qu'il aille voir M. Barroso et lui intime l'ordre d'arrêter de sacrifier l'élevage français"

 

A lire aussi dans notre édition de ce vendredi

  • Souveraineté agricole contre loi des marchés: comment l'addition de l'augmentation des matières premières agricoles risque d'être salée pour les éleveurs, puis les consommateurs.
  • La filière porcine s'enfonce dans la crise
  • Comment l'Elysée laboure pour la grande distribution
  • Nos solutions pour une réforme de la Politique agricole commune
  • Toutes les informations pratiques

 

Et du 19 au 27 février, sillonnez chaque jour le Salon avec humanite.fr


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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 12:04

 

Michela Marzano « L’indignation doit pouvoir déboucher sur une mobilisation »

Michela Marzano professeur de philosophie à l’université Paris-Descartes (*).

 

L’énorme succès du dernier livre de Stéphane Hessel est 
le meilleur symptôme de notre époque. Il fallait bien sûr mettre un nom au sentiment de malaise que les Français ressentent depuis très longtemps. Il était temps de s’indigner face aux différences de niveau de vie entre les riches et les pauvres. Il était temps de s’indigner face à la montée du populisme et de l’extrême droite en Europe. Il était temps de s’indigner face au coût social de la crise mondiale provoquée par les plaisanteries de quelques financiers irresponsables qui ont poussé des pauvres (qui n’avaient souvent rien demandé) à s’endetter à outrance pour dégager des marges importantes et se gaver de bonus. Alors, bien sûr, indignons-nous ! Pour exprimer notre désir de changement, d’égalité, de justice… Mais évitons, en ce début de 2011, de rester rivés à cette unique étape. Car l’indignation, à elle seule, ne change pas la réalité. De même qu’il ne suffit pas de désirer quelque chose pour que cela advienne. Afin que ce qui est souhaitable devienne réellement possible, volonté et désir ne suffisent jamais. Sauf à tomber dans le piège d’un volontarisme désincarné qui nous a justement conduits, peu à peu mais inexorablement, dans les impasses de la crise actuelle. L’indignation est un mouvement individuel. On peut très bien s’indigner, puis rentrer chez soi et reprendre le cours de sa vie comme si de rien n’était. Comme avant. Chacun pour soi. Pour que le changement soit réel, l’indignation doit pouvoir déboucher sur une mobilisation. Et dans la mobilisation, la colère doit laisser la place à la raison et à la coopération. Pour résister et combattre, il faut « faire lien ». Travailler avec les autres. En prendre soin lorsqu’ils ont besoin de notre aide. Face aux injustices, chacun est appelé à agir. Mais l’action réparatrice n’est jamais solitaire. Apprenons alors à nous faire confiance les uns les autres. Pour nous indigner, certes. Mais aussi pour agir concrètement. En donnant tous ensemble à l’indignation une portée politique constructive.


 

Michela Marzano

 

(*) Michela Marzano est l’auteur du Contrat de défiance. Éditions Grasset, 2010.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 21:38

Le Conseil européen qui se réunit aujourd'hui à Bruxelles discutera, sur proposition de la chancelière Angela Merkel et avec le soutien de Nicolas Sarkozy, d'un « pacte de compétitivité » pour une nouvelle « gouvernance économique ».

 

L'objectif est la mise en place d'un dispositif drastique d'hyper-austérité lors du sommet européen de la fin mars. A l'Union Européenne, c'est toujours la même soumission aux marchés financiers ! Malgré les dégâts d'une crise provoquée par l'avidité de la grande finance, l'Union européenne continue de s'aligner derrière les demandes les plus dures contre les peuples européens.

 

Il faut satisfaire les marchés financiers et les exigences de l'Allemagne, comme la retraite généralisée à 67 ans, la mise sous tutelle des budgets nationaux et la baisse des salaires. Une politique somme toute cohérente avec le projet du gouvernement français d'inscrire l'austérité dans la Constitution.

 

L’idée qu’il faut coûte que coûte s’affranchir de la domination des marchés financiers commence à faire son chemin. La proposition du PCF visant à créer un «fonds européen de développement social» répond à cette exigence. Il doit servir à accorder des prêts à taux minimes pour des investissements publics créateurs d’emplois, pour le développement de la formation, de la recherche, des services publics, pour des infrastructures utiles, des réalisations dans le domaine de l’environnement. Ce fonds doit bénéficier de sources de financement alternatives: le produit d’une taxe sur les transactions financières; des prêts à des conditions exceptionnellement favorables de la Banque centrale européenne, qui doit, pour cela, user de son pouvoir de créer de la monnaie; enfin une contribution substantielle du budget communautaire.

 

La campagne d’initiative citoyenne européenne, décidée lors du dernier congrès de décembre à Paris du Parti de la gauche européenne, se fixe l'objectif, par la collecte d'un million de signatures à l'échelle de l'Union européenne, d'imposer un grand débat pour une réorientation de la construction européenne. Ne pas tuer l’idée européenne, c’est agir pour changer la politique menée en son nom, et pour cela, de la mettre au cœur des débats pour 2012.

 

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, responsable Europe. Paris, le 4 février 2011

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BRUNO FORNACIARI

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