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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 03:22

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C’est avec conviction que je soutiens la démarche(*)qui consiste à porter dans le débat des communistes et des autres organisations qui composent le Front de gauche, et des militants engagés dans cette stratégie, l’intérêt et l’avantage, pour le mouvement populaire tout entier qu’il y aurait à ce que André Chassaigne, député communiste porte les propositions du Front de gauche lors de la campagne des Présidentielles. Nous l’avions déjà constaté lors des Présidentielles de 2007 où, les « médias » publics, dont ma mainmise du pouvoir est avérée et dont la plupart  des « journalistes » se prêtent à sa propagande, et les médias privés, détenus par des grands groupes capitalistes dont on sait leur aversion pour le vrai changement, avaient choisi le candidat socialiste devant faire face à Sarkozy pour le 2e tour de la Présidentielle de 2007, à l'époque, Madame Royal, avec le résultat que l'on connait. Une fois posée que Sarkozy postulera, pour la droite, à une deuxième mandat,  aujourd’hui, ils installent  au casting DSK et Ségolène pour le PS en les mettant en scène, sciemment.

 

Mais cette fois-ci l'ambition est plus large encore. Ils tentent de peser sur les débats du Front de gauche pour les Présidentielles. Ils ont fait leur choix : ce sera  Jean-Luc Mélanchon candidat « naturel » du Front de gauche. Les lumières des médias l’éclairent complaisamment, ces temps-ci. Il serait ainsi "le bruit et la fureur", en quelque sorte le sauveur suprême. Cette tentative des médias, à laquelle il se prête goulument d'ailleurs, est pleine de danger. Car en personnalisant la campagne, il déssaisit les militants, et le rassemblement de tous, dans l'élaboration d'un projet et par suite, d'un programme partagé par les différentes sensibilités de gauche acquises à un changement de société.

Il en fragilise le dessein, car aujourd'hui, par calcul politicien sans doute,  les médias l'installe comme "Dieu",mais demain,  le descendront en "Enfer". La ficelle est grosse, mais s'insinue autour de notre cou si nous n'y prenons pas garde.

 

La manipulation est habile, car, si demain, après moult débats et réflexions , les militants des partis et mouvements composant le Front de Gauche, choisissaient André Chassaigne, par exemple, les communistes seraient  accusés alors, de prétendre corseter à leur profit une stratégie et une candidature, qui si elle se confirmait, serait vouée à l’échec parce qu'elle est d'origine communiste (se rappeler des débats des collectifs antilibéraux à la Présidentielle) et nuirait à toute la gauche. Le Parti étant accusé une fois de plus de briser l'espoir et de faire le jeu du PS..

Ne soyons pas dupes. C’est bien du contenu des propositions alternatives qui seront mises, avec forces et convictions au sein de la campagne présidentielle, et du nombre de militants qui les porteront que dépendra, finalement, l’influence des ces propositions et du score électoral du candidat du Front de gauche. La candidature, l'ambition, le programme,  doivent être conçus  comme un patrimoine commun à l’opposé de l’homme providentiel fût-il talentueux .

 

Ce projet, co-élaboré par les milliers de militants qui en sont à l’origine et qui les partagent doit être porté par une personnalité dont l'objectif n'est pas sa personne mais le bien commun du projet., rassembler  largement à gauche sur les propositions et les solutions alternatives aux logiques libérales. Ni conformisme de droite, ni pragmatisme de gauche.  Pour ce qui me concerne, je soutiens la candidature de André Chassaigne, que malheureusement les médias ignorent délibéremment. A ce propos, la direction du Parti serait bien inspirée de dénoncer la quasi censure des médias qui s'exerce à l'encontre de ce candidat potentiel du Front de Gauche et plus généralement des dirigeants et des élus communistes.

 

L’expérience malheureuse  des collectifs antilibéraux qui a échouée ne doit pas se reproduire.  C'est pourtant ce qui se trame, en coulisse, avec la réapparition "opportune " des objectifs "Mélanchonistes" de construire "die Linke", et la demande d'adhésion" de la FASE et du M'PEP au Front de Gauche. Cette dernière étant acceptée et souhaitée publiquement par notre camarade Jean-Luc,  les débats internes des partenaires du front de gauche passant au second plan...naturellement.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 03:03

France 2 promeut la haine...

 

Ces temps-ci, le microcosme politico-médiacratique a de quoi nous inquiéter. Il suffisait de regarder "À vous de juger "sur France 2, pour en percevoir toute la perversité. Ce fut dabord le honteux tapis rouge déroulé sous les pieds de Marine Le Pen, qui, durant une heure et demie et sans vrais contradicteurs, eut le loisir de surfer à sa guise sur la crise économique, sur les ruines d’une France en atomisation sociale avancée, sur le pourrissement ultra-droitier du sarkozysme, sur les misères du monde libéral et les méfaits de l’Europe… la bonne blague ! La tentative de ripolinage opérée par la leader d’extrême droite fut une nouvelle fois grossière.  « Vous parlez comme la gauche ? », osa Arlette Chabot à la fifille de papa. Elle servit ainsi de porte-plats aux revendications de haine de lautre, à la destruction souhaitée des liens sociaux et des solidarités républicaines. Cela était plus quindécent. C’était une insulte à lidée que nous nous faisons des services publics et de la parole publique en général, dévaluée, maltraitée. Et si le danger FN existe, comme en témoignent tous les sondages, il faudra le combattre avec courage et non en gobant passivement les paroles plus ou moins adoucies dune Le Pen en voie de banalisation…

 

et les petites "affaires" du PS...

 

Mais ce n’est pas tout. Après la tribune libre accordée aux âmes noires de l’« œuvre française » pseudo-moderne, nous avons eu le droit à une séquence "surréaliste" consacrée au Parti socialiste, façon ultra Ve Républi¬que. Nos éditocrates réunis semblaient plus disposés à évoquer la question des primaires que celle du programme. Reconnaissons que, en ce moment, certains protagonistes du PS se prêtent volontiers à ce type de réflexes. Si, pour une majorité de militants socialistes, les primaires sont attendues avec bienveillance, beaucoup expriment leurs craintes qu’une vulgaire « guerre des chefs » ne vienne anéantir la construction des idées. La bataille des ego aurait débuté et avec elle, comme un vieux film tôt rembobiné, la machine à désillusionner le peuple de gauche… Entre nous, ces débats de postures sont-ils à la hauteur des enjeux actuels ? Il n’y a pas de quoi sourire. La France va mal. Et si les classes populaires se demandent légitimement : « Comment en finir avec le sarkozysme ? », c’est d’abord parce qu’elles expriment leurs souffrances sociales après des années de sacrifices…

 

Refuser la spectacularisation de la politique et la personnalisation à outrance est donc une question de dignité citoyenne.


Toute la gauche doit y réfléchir, non comme un défi, mais une exigence. Le sarkozysme est en crise et le socle sur lequel le prince-président avait construit son succès s’est profondément effrité. Quand on est de gauche, il y a tout lieu de s’en féliciter. Mais s’en contenter ne suffira pas, ce serait même mortifère. Après la séquence sociale que les Français viennent d’imposer au pouvoir, nous savons que nos concitoyens sont durablement ancrés dans une contestation du système, qu’ils critiquent désormais sans modération, et avec elle,  les « logiques du capitalisme financier » ou des solutions du FMI… Comment douter que c’est évidemment sur cet idéal d’égalité et de justice que doit se construire une dynamique de gauche ? Pour répondre à la révolte (massive) contre les injustices, la gauche doit préparer et inventer bien plus quune « alternance » douce et paisible, mais bel et bien un chan gement de société qui refonderait la République elle-même. Un enjeu de civilisation, rien de moins. Ni conformisme de droite, ni pragmatisme de gauche.

En ce domaine, la responsabilité du Front de gauche est immense. Pour bousculer l’hégémonie du PS et réinstaller une espérance crédible, qui a tant fait défaut depuis une génération….

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 14:23

 

 

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Dans le compte-rendu de l'interview donnée à la Nouvelle   République jeudi 9 décembre 2010, publié le 18 décembre, Pierre Calmeilles, en raison d'un "mastic" dans ses notes, me fait dire, à tort, que j'accuserais le Maire de Saint-Varent de livrer la ville aux spéculateurs. En fait, je m'insurge contre le fait que Pierre RAMBAULT et le conseil municipal se substituent aux promoteurs privés ou aux porteurs de projets pour financer, sur les deniers publics, des investissements dont la finalité est  privée. Quant aux résultats escomptés ils sont aléatoires et le projet dispendieux pour la commune. Je mets bout à bout deux évènements qui en disent beaucoup sur les orientations et les méthodes de gestion municipales.

 

 

 

PRIVATISATION DE LA CANTINE SCOLAIRE  ET SUPPRESSION D'EMPLOI

L'association de parents d'élèves qui gère la cantine, émet le vœux de ne plus assurer cette responsabilité, et demande à la municipalité d'examiner cette demande avec bienveillance et de trouver une solution. Quelques mois plus tard, la solution est trouvée et, sans mise en concurrence véritable, la restauration scolaire est  privatisée et confiée à la société  Restoria. Au passage, l'emploi de Madame Ballard, gestionnaire de la cantine « disparaît » dans la transaction. Les Prud'Hommes sollicités par la victime de cette suppression d'emploi,  obligent  la municipalité à appliquer la loi et celle-ci intègre l'employée à ses effectifs. Mais cette dernière n'est pas sauvée pour autant. En effet, dans le cadre du contrat avec Restoria, la gestion  administratve en est partiellement écartée et les tâches qui y sont liées, réparties entre différents services municipaux, qui accroissent, au passage, leur charge de travail  et leurs responsabilités . Résultat, Monsieur le Maire, Pierre Rambault, dans une séance  du conseil municipal à "huis-clos", licencie derechef  l'employée qu'il venait d'embaucher la minute précédente. C'est sans doute la façon dont la majorité municipale applique la recommandation gouvernementale de ne pas remplacer 1 fonctionnaire sur 2, se lavant les mains des difficultés que rencontre désormais cette mère de famille, mise au chômage, (fait extrêmement rare) au motif qu'il n'y aurait plus de justifiction de poste. La bonne blague! (voir plus haut le partage du travail avec les autres services) Ainsi la ville se sépare de l'activité restauration scolaire, pour faire des économies ?
 

 PARADOXE

 

 A côté de ça, après s'être débarrassée de la restauration scolaire publique, la municipalité s'embarrasse dans  la construction d'un ensemble commercial privé dont le commerce de bouche avec  un hôtel-restaurant. Le Maire confirme que l'emprunt contracté pour cela s'élève à 1 142 000 €. remboursable en 25 ans.  Fichtre!

 

Mais, nous rassure-t-on d'un autre côté, les diverses subventions d'argent publics émanant de l'Etat et des autres collectivités territoriales allègeront la charge communale estimée à 400 000 €.  Mais d'autres subventions sont à nouveau demandées qui pourraient réduire encore l'effort communal à  200 000 €. Et l'on nous dit qu'à raison d'un loyer mensuel de 2000 € (si tous les lots sont occupés) il ne faudra pas plus de 3 ans  pour le retour sur investissements. Voire.

 

 FAIRE MARCHER LA CALCULETTE

 

D'après un petit calcul somme toute, assez simple, si l'on emprunte 1 142 000 €, sans compter le coût de l'emprunt (entre 3 et 4%) à raison d'une recette de 2000 € combien faudra-t-il de mois pour un simple retour sur investissement. RESULTAT : 571 mois soit  près de 48 années. Ainsi, il faudra encore près de 23 ans aux bénéficiaires des locaux pour rembourser l'investissement. Si l'on prend uniquement ce qui revient en charge à la commune, après subvention, soit 400 000 €, c'est 200 mois ou près de 17 années qu'il faudra attendre pour en être quittes. Et si l'on compte pour 200 000 € c'est tout de même près de 9 ans. Est-ce bien raisonnable cette avance sur recettes en quelques sorte au frais des contribuables ?

 

Mais qui sont donc les bénéficiaires de ces largesses ? Pour quels projets viables attendus ?, pour quelles activités péreines, pour répondre à quels besoins ? , quels avantages en tirerons les  Saint-Varentais ?, et quels engagements  sur le long terme ?. Les risques sont pris en charge intégralement par la collectivité pour assurer d'éventuels "bénéfices" qui eux seront privés? Mais on connaît la formule venant de haut : les charges au public, les bénéfices au privé !

 

Nous avons déjà un exemple. La municipalité a investi plusieurs dizaines de milliers d'€ pour transférer le magasin d'esthétique d'un trottoir à l'autre,  en achetant  et en transformant la librairie en magasin d'esthétique, plus un appartement. avantages  Quelles charges et quelles recettes pour le budget communal ? Une réponse comblerait  notre curiosité.

 

RENFORCER LES SERVICES PUBLICS

 

Il y avait donc les moyens de conserver la restauration scolaire publique, question de volonté politique. Des investissement utiles pourraient être envisagés, en matière de logements, notamment pour les jeunes qui désertent la commune faute de pouvoir se loger, de transport pour permettre les déplacements, notamment de nos anciens qui sont isolés ou  ne conduisent plus, pour se faire soigner et bénéficier d'une aide sociale pour des foyers dont 43 % d'entre eux n'atteignent pas 1100 €, nos jeunes, les femmes, les ouvriers ne perçoivent le plus souvent que des salaires du niveau du SMIC. ou inférieur.  Il n'aura augmenté cette année que de 16 €, comme depuis 5 ans sans aucun "coup de pouce" du gouvernement pourtant très large avec les milliardaires.

 

Tandis que le carburant augmente régulièrement pour atteindre des sommets, que l'on annonce des hausses vertigineuses de l'électricité (25%) jusqu'en 2015, plus près de nous celles du ramassage des ordures ménagères de 5 %, de la taxe foncière et d'habitation, les hausses de prix des denrées alimentaires, des fruits, des légumes, le pouvoir d'achat s'amenuise jusqu'à ne pas permettre tout à la fois de se loger et se chauffer convenablement, se nourrir, se soigner, se vêtir, se distraire, se cultiver.

 

SOLIDARITE

 

 Oui, la vie est dure pour les pauvres. Et pourtant les profits des entreprises du CAC 40, représentent cette année 170 milliards d'€, le nombre de milliardaires ne fait que progresser tandis que le nombre de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté augmente dramatiquement (7 millions en France) et que le nombre bénéficiaires du Secours Populaire ou du Secours Catholique explose, rendant ces organisations humanitaires dans l'impossibilité de répondre aux besoins croissants de ces familles modestes.

 

VIVRE MIEUX C'EST POSSIBLE

 

Notre pays est riche. Les travailleurs manuels et intellectuels  produisent les biens et services nécessaires à la population, Nous devrions avoir tous les moyens de vivre dignement.

Pour cela il faut réorienter l'économie vers une politique qui met la priorité sur L'HUMAIN D'ABORD. Une politique qui prenne à bras-le-corps les besoins de la population et parmi elle, les plus fragiles, et s'en donne les moyens.  Il faut de meilleurs salaires et une bonne protection sociale, la retraite à 60 ans à taux plein et en augmentation les pensions et les minimas sociaux.' Bien sûr il faut choisir. Ou rouler pour les riches, ou s'attaquer aux profits financiers, à la spéculation, et rendre à la collectivité et à la nation la maîtrise des grands secteurs de l'économie et de la finance sans lesquels le changement serait un vain mot.  Impulser un autre mode de développement et  une autre répartition des richesses. Une politique qui consiste à  prendre chaque  jour et pour chaque décision la voie d'un humanisme conséquent où l'économie est au service de l'homme, où les individus s'épanouissent dans le collectif, où  les femmes et les hommes qui compose l'humanité, en protégeant la nature se respectent eux-mêmes.

Soyons audacieux, osons.

 

Bruno fornaciari –

 

Publié dans : SAINT-VARENT sur bruno-fornaciari overblog.com

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 14:40

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 09:21

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 09:27

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Nous apprenons par la presse que le rapport de l'enquête publique se prononce pour une validation du projet sous conditions.

 

Les arguments techniques reprennent ceux des porteurs de projets et balaient ceux des opposants. Les griefs, les dangers potentiels, les doutes n'auront pas eu la faveur du simple principe de précaution.

Cette position exprimée du seul plan du "dossier technique", ignore tout des aspects humains et environnementaux de la vie des habitants des villages à proximité.  Elle balaie d'un revers de mains les incidences sur d'autres activités à vocation touristique ou industrielle.

Les milliers de personnes opposées à ce projet de maternité porcine industrielle, à LUZAY les centaines de personnes mobilisées avec l'association "BON VENT", n'auront pas été écoutées...pour l'instant.

 

Les citoyens sont relégués après les intérêts "économiques" de quelques-uns. L'activité  jugée polluante par des milliers de personnes, n'aura pas été caractérisée comme telle.. Enfin, le nouveau mode de production, ou la nouvelle économie en matière d'agriculture et d'élevage n'auront pas eu non plus l'oreille du rapporteur.

 

Pour autant, des réserves sont soulevées et le débat peut et doit se poursuivre.

 

Sur le plan financier, il faut noter que les dépôts des comptes de ces milliers de personnes qui font la "richesse" des banques,  seront sollicités pour financer un projet auquel ils s'opposent. (le coût estimé est de 3 ou 4 millions d'euros) .Un comble ! et un paradoxe ! Les banques peuvent-elles, moralement, en dépit de l'opposition de leurs clients, passer outre ? Il est sûr qu'avec les prêts accordés, elles feront des bénéfices. Est-ce cela qui doit prédominer ?

 

La constitution, au niveau départemental ou régional, d'un pôle public du crédit, composé des banques publiques, de la CDC,de la Banque Postale, des Caisses d'Epargne ou autre établissement mutualiste par exemple,  etc, avec la participation des élus locaux, des entreprises, citoyens et syndicats, associations serait un insrument financier utile à la société. Celui-ci aurait eu en la circonstance à examiner le bien fondé du projet de maternité porcine industrielle, non seulement sur le plan économique de la rentabilité, mais aussi sur d'autres critères comme celui  de l'environnement, des alternatives possibles à l'élevage industriel, à l'emploi, aux garanties sanitaires, aux pollutions de l'air et de l'eau , des circuits courts, d'un autre mode de développement etc...

 

Et puis, on  ne peut faire le "bonheur" du peuple contre lui, Alors,allons à sa rencontre pour savoir quelles sont ses aspitrations, ses souhaits, ses choix. Les citoyens sont en droit d'avoir un tout autre avis que celui du rapport de Madame SAUVE.  Ils ont  le droit d'être entendus,.Certains se gargarisent du mot "démocratie" mais au fond,  refusent. de la mettre en pratique . La population doit pouvoir donner son avis, organisons une consultation.

 

Pour cela je propose un moratoire de la décision préfectorale à venir, prenons le temps de l'organisation d'un référendum d'initiative populaire sur ce projet. Les élus du Thouarsais peuvent se mobiliser pour l'imposer et l'organiser avec le concours des services de l'état.

Une campagne d'information et de débats pourrait précéder le vote de la population concernée qui, ainsi pourrait formuler  son avis et prendre part ainsi aux décisions qui  la concernent.

 

Tous les conseils municipaux des communes concernées se sont prononcés contre ce projet. A l'exception de celui de Saint-Varent.  En effet, Monsieur Claude Aubin, conseiller municipal et actuel Conseiller Général, n'a pas part au vote  ((courage, fuyons!). Il a permis ainsi le vote favorable du conseil. Tiens! je viens de lire dans une interview qu'il a donné à la presse que, tout compte fait, aujourd'hui, il était d'avis contraire. Alors, irresponsabilité ou hypocrisie ? Peut-être les deux à la fois. En tous cas, la position du conseil municipal de St Varent a brisé l'opposition unanime des communes concernées, et a offert, sans doute, un argument à la recommandation finale du rapport de l'enquête publique.

 

Merci Monsieur Aubin !

 

Le dossier n'est pas clos, la décision n'est pas encore prise. La parole doit être donnée maintenant aux habitants de nos villages. EXIGEONS UN REFERENDUM D'INITIATIVE LOCALE.

 

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 02:25

 

Avec le vote de l’amendement LE FUR (député UMP) qui vise à favoriser la concentration des élevages de porcs, l’inquiétude est relancée s’agissant de la maternité porcine sur notre territoire.

En effet, la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche (LMAP) sous prétexte de garantir des prix stabilisés aux exploitants, avec ce texte « ne fait qu’accompagner la fuite en avant vers l’agrandissement de la concentration de l’outil agricole » et «la loi anticipe le libéralisme total redouté dans le cadre de la PAC 2013, en faisant sauter tous les outils de régulation ». Le texte propose de relever le seuil à parti duquel les porcheries – et plus généralement les élevages- seraient soumises à autorisation (ICPE) qui prévoit notamment une étude d’impact sur l’environnement.

Alors qu’une exploitation y est contrainte dès 450 têtes, le député Le FUR propose d’élever ce seuil à 2000 têtes, pour dit-il assurer une meilleure rentabilité aux élevages dès lors plus concurrentiels face à l’Allemagne. On va permettre ainsi une concentration des élevages et donc un accroissement des lisiers. C’est la priorité au porc industriel contre le cochon de qualité. Le nombre d’éleveurs à été divisé par deux en 20 ans et l’augmentation de volume n’a en rien réglé le problème de revenu des producteurs porcins. Un face à face avec la grande distribution serait mortifère pour les petits producteurs et les grandes unités industrielles porcines coupables de dégâts irréversibles aux populations et à l’économie touristique des territoires concernés. Et Mr Le FUR de prévenir : « si le décret colle au texte de loi, cela permettra de faire des regroupements sur un site existant sans en passer par une étude d’impact » Nous voilà prévenus. Raison de plus pour rester vigilants et exiger le retrait du projet de maternité porcine. Une fois de plus, les communistes thouarsais se prononcent pour la promotion de l’agriculture paysanne et contre un productivisme forcené qui ne poursuit qu’un but : le profit. Au détriment des filières agricoles familiales respectueuses de la nature et des hommes.

 

Bruno FORNACIARI

 

Article paru dans la NR en septembre 2010

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 14:23

La sauvagerie de l'impérialisme états-unien -  Noam Chomsky

 

1. L’empire des États-Unis, le Moyen-Orient et le monde Il est tentant de reprendre depuis le début. Le début c’était il y a bien longtemps, mais il est utile de revoir certains points d’histoire qui pourront être comparés à la politique actuelle des États-Unis au Moyen-Orient. Les États-Unis sont un pays très particulier par bien des aspects. Ils sont probablement le seul pays au monde qui soit né empire. C’était un empire enfant  ( comme George Washington l’a appelé ), et les Pères fondateurs étaient très ambitieux.

Le plus libéral d’entre eux, Thomas Jefferson, pensait que l’empire enfant devait s’étendre davantage et devenir le « nid » à partir duquel le continent entier serait colonisé. Cela signifiait se débarrasser des « rouges », les Indiens, lesquels ont effectivement été déplacés ou exterminés. Les Noirs devaient être renvoyés en Afrique dès qu’on n’aurait plus besoin d’eux et les Latins seraient éliminés par une race supérieure. La conquête du territoire national Les États-Unis ont été un pays très raciste pendant toute leur histoire, et pas seulement à l’encontre des Noirs. Les idées de Jefferson étaient assez communes, les autres étaient globalement d’accord avec lui. C’est une société de colons. Le colonialisme de peuplement c’est ce qu’il y a de pire comme impérialisme, le genre le plus sauvage parce qu’il requiert l’élimination de la population indigène.

 

Ce n’est pas sans relation, je crois, avec le soutien automatique des États-Unis à Israël, qui est aussi une société coloniale. La politique d’Israël d’une certaine façon fait écho à l’histoire états-unienne, en est une réplique. Et, il y a plus, les premiers colons aux États-Unis étaient des fondamentalistes religieux qui se considéraient être des enfants d’Israël répondant au commandement divin de peupler la terre et de massacrer les Amalécites, etc. C’est tout près d’ici, les premiers colons, au Massachusetts.Tout cela était fait avec les meilleures intentions.

 

Ainsi, par exemple, le Massachusetts (le Mayflower et toute cette histoire) à reçu sa Charte de la part du roi d’Angleterre en 1629. La Charte chargeait les colons de sauver les populations locales des affres du paganisme. D’ailleurs si vous regardez le sceau de la Bay Colony du Massachusetts vous voyez un Indien qui tient une flèche pointée vers le bas en signe de paix. Et devant se bouche il est écrit « Come over and help us » [« Venez et aidez-nous »]. C’est l’un des premiers exemples de ce qu’on appelle aujourd’hui l’interventionnisme humanitaire. Et ce n’est qu’un exemple, il y a bien d’autres cas au cours de l’histoire, et cela dure jusqu’à nos jours. Les Indiens demandaient aux colons de venir et de les aider et les colons suivaient gentiment le commandement leur demandant de venir et de les aider. En fait nous les aidions en les exterminant. Après coup on a trouvé ça bizarre. Dans les années 1820, un membre de la Cour suprême a écrit à ce propos. Il dit qu’il est assez étrange que, malgré toute notre bienveillance et notre amour pour les Indiens, ils dépérissent et disparaissent comme les « feuilles d’automne ». Comment était-ce possible ? Il a fini par en conclure que la volonté divine est « au-delà de la compréhension humaine ». C’est simplement la volonté de Dieu.

 

Nous ne pouvons pas espérer comprendre. Cette conception – appelée le providentialisme – selon laquelle nous suivons toujours la volonté de Dieu existe encore aujourd’hui. Quoi que nous fassions nous suivons la volonté de Dieu. C’est un pays extrêmement religieux, unique en son genre en matière de religiosité. Une grande partie de la population – je ne me souviens plus du chiffre, mais il est assez élevé – croit littéralement ce qui est écrit dans la Bible.

 

Le soutien total à Israël est l’une des conséquences de tout cela, parce que Dieu a promis la terre promise à Israël. Donc nous devons les soutenir. Les mêmes personnes – une part importante des plus importants défenseurs d’Israël – sont des anti-sémites, parmi les plus extémistes du monde. À côté d’eux Hitler semble assez modéré. Leur perspective est l’élimination des Juifs après Armageddon. Il y a tout un tas d’histoires à ce propos, lesquelles sont crues, littéralement, jusqu’à un très haut niveau – probablement des gens comme Reagan, George W. Bush, et d’autres.

 

Cela n’est pas sans lien avec l’histoire colonialiste du sionisme chrétien – il précède le sionisme juif, et il est beaucoup plus puissant. C’est l’une des raisons qui expliquent le soutien automatique et inconditionnel à Israël. La conquête du territoire national est une histoire assez laide. Certaines des personnes les plus honnêtes l’ont reconnu, comme John Quincy Adams, qui était l’un des grands stratèges de l’expansionnisme – le théoricien de la Destinée manifeste, etc. À la fin de sa vie, longtemps après ses propres crimes, il se lamentait sur le sort de ceux qu’il appelait « la malheureuse race des indigènes américains, que nous exterminons sans pitié et avec une perfide cruauté ». Il a dit que ce serait l’un des péchés pour lesquels le Seigneur allait nous punir. Nous attendons encore.

 

Ses idées sont jusqu’à nos jours tenues en haute considération. Il y a un livre de référence, universitaire, écrit par John Lewis Gaddis, un grand historien états-unien, qui concerne les racines de la doctrine Bush. Gaddis, avec raison, présente la doctrine Bush comme héritière de la grande stratégie de John Quincy Adams. Il dit que c’est un concept qui existe tout au long de l’histoire des États-Unis. Il en fait l’éloge, il considère que c’est la conception correcte – nous devons assurer notre sécurité, l’expansion est le moyen de la sécurité, et vous ne pouvez pas vraiment assurer votre sécurité sans tout contrôler. Donc nous devons nous déployer, non seulement dans l’hémisphère, mais partout dans le monde. C’est la doctrine Bush.

 

Au moment de la Deuxième Guerre mondiale, sans entrer dans les détails… Bien que les États-Unis aient été depuis longtemps et de loin le pays le plus riche du monde, ils jouaient un rôle secondaire sur la scène mondiale. L’acteur principal c’était la Grande-Bretagne – et y compris la France avait une plus grande présence dans le monde. La Deuxième Guerre mondiale a changé tout cela. Les stratèges états-uniens durant la Deuxième Guerre mondiale, les planificateurs de Roosevelt, ont dès le début de la guerre très bien compris qu’au bout du compte les États-Unis allaient se retrouver dans une position de supériorité absolue. Alors que la guerre se déroulait – les Russes terrassaient les Allemands, ils ont à ce moment presque gagné la guerre en Europe – on avait compris que les États-Unis seraient dans une position de domination encore plus nette. Et ils ont donc élaboré des plans pour la configuration du monde de l’après-guerre. Les États-Unis auraient le contrôle total d’une zone qui comprendrait l’hémisphère occidental, l’Extrême-Orient, l’ex-Empire britannique, la plus grande partie possible de l’Eurasie, incluant donc l’Europe occidentale et son importante infrastructure commerciale et industrielle. C’est le minimum. Le maximum c’est le monde entier ; et bien entendu c’est ce dont nous avons besoin pour notre sécurité.

 

Dans cette zone les États-Unis auraient le contrôle incontesté et empêcheraient tous les pays d’aller vers davantage de souveraineté. Les États-Unis se trouvent à la fin de la guerre dans une position de domination et de sécurité sans équivalent dans l’histoire. Ils ont la moitié de la richesse mondiale, ils contrôlent tout l’hémisphère occidental et les deux rives des deux océans. Ce n’était pas un contrôle total. Les Russes étaient là et il y avait encore quelques parties hors de contrôle, mais l’expansion avait été remarquable. Juste au centre se trouvait le Moyen-Orient. Adolf A. Berle, une personnalité libérale, qui fut très longtemps le conseiller du président Roosevelt, mettait l’accent sur le fait que contrôler le pétrole du Moyen-Orient signifierait dans une bonne mesure contrôler le monde. Cette doctrine reste inchangée, elle est encore en vigueur actuellement et c’est l’un des facteurs essentiels pour décider des orientations politiques.

 

Après la Deuxième Guerre mondiale Durant la Guerre froide les décisions politiques étaient invariablement justifiées par la menace russe. C’était dans une bonne mesure une menace fictive. Les Russes géraient leur propre petit empire avec un prétexte similaire, la menace états-unienne. Ce rideau de fumée n’existe plus depuis la chutte de l’Union soviétique. Pour ceux qui veulent comprendre la politique étrangère de États-Unis, un point qui de toute évidence devrait être observé c’est ce qui est arrivé après la disparition de l’Union soviétique. C’est naturellement le point qu’il faut observer, et il s’ensuit presque automatiquement que personne ne l’observe. On en parle à peine dans la littérature universitaire alors qu’il est évident que c’est ce que vous devez regarder pour comprendre la Guerre froide.

 

En fait si vous regardez vous obtenez des réponses tout à fait claires. Le président à l’époque était George Bush I. Immédiatement après la chute du mur de Berlin, il y a eu une nouvelle stratégie de sécurité nationale, un budget de la défense, etc. C’est très intéressant. Le message principal est le suivant : rien ne va changer sauf les prétextes. Donc nous avons encore besoin, disaient-ils, d’une force militaire gigantesque, non pas pour nous défendre des hordes russes parce que ça n’existe plus, mais à cause de ce qu’ils ont appelé la « sophistication technologique » de certains pouvoirs dans le Tiers monde. Maintenant si vous êtes une personne bien éduquée, bien formée, qui vient de Harvard, etc., vous n’êtes pas supposé rire quand vous entendez ça. Et personne n’a ri. En fait je pense que personne n’en a rendu compte.

 

Donc, disaient-ils, nous devons nous protéger de la sophistication technologique des puissances du Tiers monde et nous devons maintenir ce qu’ils ont appelé la « base industrielle de la défense » – un euphémisme pour parler de l’industrie high-tech (les ordinateurs, Internet, etc.), qui dépend principalement du secteur étatique, sous le prétexte de la défense. Concernant le Moyen-Orient... Ils disaient que nous devions maintenir nos forces d’intervention, la plupart d’entre elles au Moyen-Orient. Puis vient une phase intéressante. Nous devons faire barrage pour contenir l’ennemi. Nous devons maintenir les forces d’intervention au Moyen-Orient pour défendre nos intérêts, la région qui « ne pouvait pas être offerte en cadeau au Kremlin ». En d’autres termes, désolés les gars, nous vous avons menti pendant 50 ans, mais maintenant que le prétexte n’existe plus, nous vous dirons la vérité. Le problème au Moyen-Orient est ce qu’on appelle le nationalisme radical. « Radical » signifie simplement indépendant. C’est un terme qui signifie « ne suit pas les ordres ». Le nationalisme radical peut être de différentes sortes.

 

L’Iran en est un bon exemple. La menace du nationalisme radical En 1953 la menace iranienne c’était un nationalisme laïque. Après 1978 c’est le nationalisme religieux. En 1953 on a renversé le régime parlementaire et on a installé un dictateur beaucoup plus à notre goût. Ce n’était pas un secret. Le New York Times, par exemple, dans un éditorial, se réjouissait du renversement du gouvernement iranien, estimant qu’il s’agissait d’une bonne « leçon de choses » pour les petits pays qui devenant fous, emportés par le nationalisme radical, rejettent toute autorité et veulent contrôler eux-mêmes leurs ressources. Ce sera une leçon de choses pour eux : n’essayez pas ce genre de bêtises, et certainement pas dans cette région dont nous avons besoin pour contrôler le monde.

 

C’était en 1953. Depuis le renversement du tyran imposé par les États-Unis en 1979 l’Iran a continuellement été attaqué par les États-Unis. Au début Carter a essayé de répondre au renversement du shah en organisant un coup d’État. Ça n’a pas marché. Les Israéliens – l’ambassadeur… il y avait des relations très proches entre Israël et l’Iran sous le shah, bien que théoriquement il n’y eût pas de relations formelles – ont fait savoir que si nous pouvions trouver des officiers disposés à tuer 10 000 personnes dans les rues, nous pourrions rétablir le régime du shah. Zbigniew Brzezinski, le conseiller de Carter à la sécurité nationale, avait à peu près les mêmes idées. Mais ça n’a pas vraiment marché. Les États-Unis ont alors immédiatement soutenu Saddam Hussein, pour qu’il envahisse l’Iran. Et ce n’est pas une mince affaire. Des centaines de milliers d’Iraniens ont été massacrés. Les gens qui sont à la tête de l’Iran actuellement sont des vétérans de cette guerre et ils ont une claire conscience du fait que l’ensemble du monde est contre eux – les Russes, les États-Uniens, tout le monde soutenait Saddam Hussein, tout le monde voulait renverser le nouvel État islamique. Ce n’est pas peu de choses. Le soutien des États-Unis à Saddam Hussein est allé très loin. Les crimes de Saddam – comme le génocide d’Anfal, massacre de Kurdes – étaient niés. Le gouvernement Reagan les démentait et les attribuait à l’Iran. À l’Irak on a même donné un privilège rare. C’est le seul pays, avec Israël, qui a pu attaquer un navire états-unien et s’en sortir impunément. Dans le cas d’Israël c’était le USS Liberty en 1967. Dans le cas de l’Irak c’était le USS Stark en 1987 – un navire qui appartenait à la flotte états-unienne protégeant les convois irakiens des attaques iraniennes pendant la guerre. Ils ont atttaqué le navire avec des missiles français, ils ont tué plusieurs dizaines de marins – et ils n’ont reçu qu’une petite tape sur la main, rien de plus. Le soutien des États-Unis était tel que c’est quasiment eux qui ont remporté la guerre pour l’Irak.

 

 

Une fois la guerre finie, le soutien des États-Unis à l’Irak a continué. En 1989 George Bush I a invité des ingénieurs nucléaires irakiens aux États-Unis, pour qu’ils reçoivent des formations de pointe dans le domaines des armes nucléaires. C’est l’une de ces petites choses qu’on cache parce que quelques mois plus tard Saddam est devenu un mauvais garçon. Il a désobéi aux ordres. Juste après cela il y a eu de terribles sanctions, etc. La menace iranienne Pour en revenir à notre époque, dans la littérature sur la politique étrangère et dans les commentaires généraux ce que vous lisez généralement c’est que le problème le plus important pour les États-Unis était et reste la menace iranienne. Qu’est-ce que c’est que cette menace iranienne au juste ? Nous disposons d’une source qui fait autorité sur ce point.

 

C’était il y a quelques mois : un compte rendu au Congrès des États-Unis émanant du département de la défense et des services d’intelligence. Tous les ans ils font un compte rendu au Congrès sur la situation mondiale en matière de sécurité. Le dernier compte rendu, celui d’avril dernier, comporte une partie qui concerne l’Iran, bien sûr, la plus grande menace. Il est important de lire ce compte rendu. Ce qu’ils disent c’est que, quoi qu’il en soit de la menace iranienne, ce n’est pas une menace militaire. Ils disent que les dépenses militaires iraniennes sont plutôt basses, y compris si on les compare aux pays de cette région ; et si on les compare à celles des États-Unis, elles sont insignifiantes – probablement moins de 2% de nos dépenses militaires. Par ailleurs ils disent que la doctrine militaire iranienne est basée sur le principe de la défense du territoire national, elle est conçue pour contenir une invasion pendant un temps suffisant pour rendre possible le passage à l’action diplomatique.

 

Voilà la doctrine militaire des Iraniens. Ils disent qu’il est possible que l’Iran pense aux armes nucléaires. Ils ne vont pas plus loin que cela, mais ils disent que si les Iraniens développaient des armes nucléaires ce serait dans le cadre de leur stratégie défensive, afin de prévenir une attaque, ce qui est une éventualité assez réaliste. Le plus grand pouvoir militaire de l’histoire – c’est-à-dire nous –, qui leur a toujours été extrêmement hostile, occupe deux pays frontaliers de l’Iran et menace ouvertement d’attaquer ce pays. Israël, État client des États-Unis, lance les mêmes menaces. Voilà pour le côté militaire de la menace iranienne telle qu’identifiée dans le Military Balance. Ils disent par ailleurs que l’Iran est une menace majeure parce que ce pays tente d’étendre son influence dans les pays voisins. On appelle cela déstabilisation. Ils œuvrent à la déstabilisation dans les pays voisins en tentant d’augmenter leur influence et cela est un problème pour les États-Unis, parce que les États-Unis tentent d’apporter la stabilité.

 

Lorsque les États-Unis envahissent un pays c’est pour apporter la stabilité – un terme technique dans la littérature des relations internationales qui signifie obéissance aux ordres des États-Unis. Donc lorsque nous envahissons l’Irak ou l’Afghanistan, c’est pour créer de la stabilité. Si les Iraniens essaient d’accroître leur influence, juste chez leurs voisins, c’est déstabilisant. Cette doctrine, comme tant d’autres, est élaborée dans les universités. Un commentateur libéral et ex-éditeur de Foreign Affairs, James Chase, a même pu dire sans crainte du ridicule que les États-Unis devaient déstabiliser le Chili d’Allende pour apporter la stabilité – c’est-à-dire la soumission aux États-Unis.

 

Qu’est-ce que le terrorisme ? La deuxième menace iranienne c’est le soutien au terrorisme. Qu’est-ce que le terrorisme ? On nous donne deux exemples du soutien de l’Iran au terrorisme : son soutien au Hezbollah libanais et son soutien au Hamas palestinien. Quoi que vous pensiez du Hezbollah et du Hamas – vous pensez peut-être que c’est ce qu’il y a de pire au monde –, qu’est-ce qui fait qu’on les considère terroristes ? Bon, le « terrorisme » du Hezbollah est fêté tous les ans au Liban le 25 mai, fête nationale libanaise qui célèbre l’expulsion des envahisseurs israéliens du Liban en 2000.

 

La résistance du Hezbollah et sa guerre de guérilla avaient fini par obliger Israël à se retirer du Sud-Liban, mettant fin à une occupation de 22 ans, avec son lot de terreur, de violence, de torture – occupation maintenue en violation des ordres du Conseil de sécurité de l’ONU. Donc Israël a finalement quitté le Liban et c’est le jour de la Libération au Liban. Voilà globalement ce qui est considéré comme le terrorisme du Hezbollah. C’est comme ça qu’il est décrit. En fait, en Israël c’est même décrit comme une agression. Vous pouvez lire la presse israélienne ces jours-ci et des politiciens de premier plan disent que c’était une erreur de se retirer du Sud-Liban parce que cela permet à l’Iran de poursuivre son « agression » contre Israël, agression qui a commencé en 2000 avec le soutien à la résistance contre l’occupation israélienne. C’est considéré comme une agression contre Israël. Ils ont les mêmes principes que les États-Unis, nous disons la même chose. Voilà pour le Hezbollah. Il y a d’autres actes que vous pourriez critiquer, mais voilà ce qu’est le terrorisme du Hezbollah. Un autre crime commis par le Hezbollah c’est que la coalition dont il est l’élément principal a largement emporté les dernières élections parlementaires ; mais en raison du principe communautariste qui prévaut pour l’assignation des sièges ils n’ont pas reçu la majorité des sièges. Thomas Friedman [du New York Times] a donc versé des larmes de joie, comme il l’a lui-même expliqué, lors de ces merveilleuses élections libres au Liban, le président Obama ayant battu le président iranien Ahmadinejad. D’autres se sont joints à cette célébration. Autant que je sache personne n’a rendu compte des véritables résultats électoraux. Et le Hamas ? Hamas est devenu une menace sérieuse – une organisation terroriste importante – en janvier 2006 lorsque les Palestiniens ont commis un crime vraiment grave. C’était au moment des premières élections libres jamais tenues dans le monde arabe et les Palestiniens ont voté comme il ne fallait pas. C’est inacceptable pour les États-Unis. Immédiatement, sans la moindre hésitation, les États-Unis et Israël ont fait savoir qu’ils prenaient la décision de punir les Palestiniens pour ce crime. Juste après vous avez pu lire dans le New York Times deux articles qui se côtoyaient – l’un des deux parlant de notre amour pour la démocratie, ce genre de choses, et l’autre parlant de nos projets de punition contre les Palestiniens parce qu’ils avaient mal voté aux élections de janvier. Aucune contradiction. Les Palestiniens avaient dû subir bien des punitions avant les élections, mais elles ont été accentuées après – Israël est allé jusqu’à couper l’alimentation en eau à la bande de Gaza, si aride. Au mois de juin Israël avait déjà lancé 7 700 roquettes sur Gaza. Tout cela s’appelle défense contre le terrorisme. Puis les États-Unis, et Israël, avec la coopération de l’Autorité palestinienne, ont essayé d’organiser un coup pour renverser le gouvernement élu. Ils ont échoué et le Hamas a pris le contrôle de Gaza.

 

Après cela le Hamas est devenu l’une des principales forces terroristes au monde. Vous pouvez leur faire beaucoup de critiques – leur façon de traiter leur propre population par exemple – mais le terrorisme du Hamas est assez difficile à prouver. Les accusations actuelles concernent les roquettes lancées de Gaza sur les villes israéliennes frontalières. C’est la justification qui a été donnée pour l’opération « plomb durci » (l’invasion israélo-états-unienne de décembre 2008) et aussi pour l’attaque israélienne contre la Flotille de la paix en juin 2010, dans les eaux internationales. Neuf personnes avaient alors été tuées. Il n’y a que dans un pays très endoctriné que vous pouvez entendre ces choses ridicules et ne pas rire.

 

Passons sur la comparaison entre les roquettes Qassam et le terrorisme que les États-Unis et Israël pratiquent constamment. L’argument n’a absolument aucune crédibilité pour une raison bien simple : Israël et les États-Unis savent très bien comment arrêter les tirs de roquettes : par des moyens pacifiques. En juin 2008 Israël a accepté un cessez-le-feu avec le Hamas. Israël ne l’a pas vraiment respecté – ils étaient supposés ouvrir les frontières et ils ne l’ont pas fait – mais le Hamas l’a respecté. Vous pouvez vérifier sur les sites officiels israéliens ou écouter leur porte-parole officiel, Mark Regev : ils sont d’accord pour dire que durant le cessez-le-feu le Hamas n’a pas lancé une seule roquette. Israël a rompu le cessez-le-feu en novembre 2008 en envahissant Gaza et en tuant une demi-douzaine de militants du Hamas. Quelques roquettes ont alors été lancées, puis Israël a lancé une attaque bien plus importante. Il y a eu des morts, tous palestiniens. Hamas a proposé le retour au cessez-le-feu. Le gouvernement israélien a évalué l’offre, puis l’a rejetée, optant pour le recours à la violence. Quelques jours plus tard il y a eu l’attaque israélo-états-unienne contre Gaza. Aux États-Unis, et en Occident de façon générale, y compris les organisations de défense des droits humains, y compris le rapport Goldstone, on considère comme une évidence le droit d’Israël à se défendre en utilisant la force. Il y a eu des critiques disant que l’attaque était disproportionnée, mais cela est secondaire par rapport au fait qu’Israël n’avait absolument pas le droit d’utiliser la force. Vous n’avez aucune justification pour l’utilisation de la force tant que vous n’avez pas épuisé les recours pacifiques. Dans ce cas les États-Unis et Israël n’avaient non seulement pas épuisé les recours pacifiques, ils avaient rejeté tout recours aux moyens pacifiques, alors que c’était parfaitement possible et ils le savaient bien.

 

Ce principe selon lequel Israël a le droit de lancer des attaques militaires est tout bonnement un fascinant cadeau. Quoi qu’il en soit, que l’Iran essaie d’étendre son influence et que l’Iran soutienne le Hezbollah et le Hamas c’est, du point de vue des services d’intelligence et du département de la défense, ce qui constitue son soutien au terrorisme. Noam Chomsky Source : http://www.zcommunications.org/u-s-... Traduction : Numancia Martínez Poggi © LE GRAND SOIR - Diffusion non-commerciale autorisée et même encouragée. Par BANDERA ROSSA - Publié dans : pcfcapcorse -

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Published by bruno fornaciari - dans DIVERS
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 07:15

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Dans une interview à la NR du 8 décembre Monsieur Birée confirme. Il y aura, dans le cadre du projet FAYE-l'ABBESSE, départ de la chirurgie, dont les locaux seront utilisés pour la gériatrie ou la psy. Ainsi se met en place les restrictions d'activités de soins dont a besoin la population et les usagers thouarsais. "L'harmonisation" bel euphémisme, aboutira à la suppression d'emplois et à la réduction des capacités ambulatoires de l'hôptal, soins et opérations courantes qui couvrent l'essentiel des besoins des usagers. Préparer un renforcement de la psychiâtrie et de l'addictologie, voire de la gériatrie à Thouars, qui en a les capacités est une bone chose. Mais cette opération ne doit pas se réaliser au détriment des autres discipmlines tout aussi utiles. Les coopérations public/privées envisagées, laisseraient à la charge de la collectivité publique les soins les plus coûteux et au privé les plus rentables.Remplacer n'est pas la solution, au contraire. Le manque de personnel est criant dans la plupart des services. Les conditions de travail se dégradent et le remps consacré aux malades se réduit. Oui, et c'est heureux, nous pouvons vivre plus longtemps. Mais pour cela il faut dégager des ressources pour les affecter au service de la vie. Recrutement de médecins et d'infimières avec l'augmentation du numérus clausus, formation du personnel, bons salaires, voila ce qui contribuerait à améliorer les services de l'hôpital public. De l'argent il y en a, beaucoup. Des choix pomlitiques dépende leur affectation. Exigeons que les profits soient mis à contribtion, qu'une fiscalité incitative dissuade les activités purement financières et accompagnent celles du développement humain et durable.

La population doit être informée sur les rapports produits sur le projet FAYE l'ABBESSE, dont les élus ont pu seuls prendre connaissance et qu'à ce jour il n'est pas accessible au public.Elle doit être consultée sur les enjeux, les projets et les choix.

 

C'EST UNE QUESTION VITALE.

 

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans SANTE
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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 11:31
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BRUNO FORNACIARI

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