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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 09:50

Déclaration du Conseil national du PCF – 26 avril 2017

 

Le score de près de 20 % de notre candidat, Jean-Luc Mélenchon, constitue un événement inédit, une forte espérance et un point d'appui dans le combat pour la transformation sociale et écologiste.

Nous saluons tous les militant-e-s communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élu-e-s communistes et Front de gauche, les citoyen-ne-s qui se sont investi-e-s dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

 

Ce résultat est le leur.

 

Dans les villes à direction communiste-Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur à 30 %.

 

À 600 000 voix près, la gauche est éliminée au soir du 1er tour, la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, est qualifiée pour le second tour, 15 ans après le sinistre 21 avril 2002.


Face à elle, Emmanuel Macron, candidat du camp libéral : cette situation est lourde de dangers pour la démocratie et de nouvelles régressions pour notre peuple !

 

Le Parti communiste français prend ses responsabilités devant le risque d'élection de Marine Le Pen et appelle sans ambiguïté à la battre le 7 mai, en utilisant le seul bulletin qui lui sera malheureusement opposé. Les communistes ont toujours combattu le Front national, ils et elles refusent de participer à sa banalisation. Ils et elles ont mené, ces dernières semaines, une campagne active et déterminée, pour mettre au jour, à travers le livre « FN l'imposture. Droite le danger », les mensonges du FN, sa volonté d'utiliser les souffrances sociales pour diviser les Français-e-s, mener le pays sur le chemin de la haine, du racisme et de la xénophobie, faire reculer les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité.

 

L'imposture sociale et politique de Marine Le Pen, dans les tout premiers jours de la campagne du deuxième tour prend une ampleur plus grande encore : elle prétend s'appuyer sur le rejet légitime, dans l'électorat de gauche, dans l'électorat populaire, de ce qu'incarnent Emmanuel Macron et son projet, pour détourner l'aspiration à plus de justice sociale vers son objectif fondamental : instaurer plus de division pour mieux préserver les intérêts de la finance.


Elle prétend s'appuyer sur l'aspiration à la souveraineté populaire et une Europe dégagée de l'austérité pour la détourner et imposer, avec ses alliés européens d'extrême droite et néo-nazis, une Europe de la concurrence entre nationalismes, basée sur la haine des peuples, tournant le dos aux coopérations, aux valeurs de solidarité et de paix.

 

Nous ne prendrons jamais le risque de laisser entre les mains de l'extrême droite la gestion du pays et du pouvoir d’État, les libertés publiques, la sécurité de notre territoire et celle du monde.


Notre démarche n'est en aucun cas un soutien à la politique d'Emmanuel Macron : nous l'avons combattu comme ministre, puis comme candidat, dans la rue, au Parlement. Son projet aggravera les politiques néo-libérales.

 

Nous empêcherons Emmanuel Macron de faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Toutes les électrices et électeurs de la gauche de transformation sociale et écologiste doivent pouvoir utiliser le bulletin à son nom dans le seul but qu'ils se fixent : barrer la route à Marine Le Pen.

 

Vouloir donner à ce geste une autre signification, ne pas respecter ces femmes et ces
hommes, ne peut que favoriser Marine Le Pen.

 

Nous combattrons la mise en oeuvre du projet d'Emmanuel Macron, ses choix anti sociaux, sa volonté d'une recomposition libérale profonde de notre société.

 

C'est dans cet esprit que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations syndicales et à partir du 8 mai dans toutes les mobilisations contre Macron, et en l'empêchant d'obtenir une majorité à l'Assemblée nationale.

 

Les communistes sont totalement mobilisé-e-s pour les élections législatives depuis plusieurs mois, pour combattre l'extrême droite, la droite et les politiques libérales de Macron, ses ami-e-s, ses soutiens.

 

Il faut donc construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains pour les forces de gauche de transformation sociale et écologique.


C'est possible si chacune de ces forces convergent pour construire une représentation nationale à la hauteur du vote et des attentes de rassemblement exprimés par les électeurs et électrices de gauche.

 

Uni-e-s, nous pourrons obtenir des dizaines de député-e-s pour former une force combative, porteuse  de la colère populaire à l'Assemblée nationale, pour mener une lutte sans merci contre la finance, pour l'égalité réelle, et pour l'Humain d’abord.

 

Divisé-e-s, nous risquons à l'inverse l'élection de député-e-s porteurs-euses des choix d'Emmanuel Macron, de droite ou d’extrême droite.

 

Le Parti communiste va continuer à faire des propositions en vue d'une entente électorale.

 

 
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES ELECTIONS PCF
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 13:30
Après quelques contacts dans mon entourage, l'angoisse monte. Je relève que le vote Marine Le Pen n'est pas considéré comme un danger mais plutôt comme une réponse à l'incurie e "tous les autres" et qu'il faut bien essayé, "ça ne sera pas pire' et puis "si ça va pas on changera encore" Le vote pour Macron est bien identifié pour ce qu'il est, un vote pour plus d'injustice et un vote pour le candidat du système et des banquiers.
Je crains vraiment pour le 7 mai prochain s'il n'y a pas un sursaut citoyen et républicain.
Les mots d'ordre de voter blancs ou d'abstention, comme condamnation des deux candidats emportent l'adhésion des plus jeunes qui veulent bousculer "l'etablishment".
Le vote Macron pour combattre pratiquement et efficacement le FN n'est pas vraiment entendu.
Les dirigeants politiques de gauche, les républicains, les démocrates doivent prendre la mesure du danger, et se conduire en responsables. Le candidat Macron, qui postule à la Présidence doit se montrer à la hauteur de la tâche. Macron n'est pas Chirac. Ses conseillers, les forces sociales et politiques qui l'entourent, porteraient une immense responsabilité dans l'avènement d'une période noire dans notre pays et en Europe. Notre parti Communiste doit prendre rapidement de bonnes initiatives, adaptées à la gravité de la situation, ainsi que tous les hommes et femmes de bonne volonté conscients du réel danger. Il n'est pas encore trop tard.
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES ELECTIONS PCF THOUARSAIS
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 18:07
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 12:38
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 16:13

CONFERENCE DE PRESSE - 25 avril 2017
Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français
seul le prononcé fait foi

Je vous remercie de votre présence à cette heure inhabituelle pour une conférence de presse, mais j'étais ce matin à l'hommage rendu par la Nation à Xavier JUGELE, policier tué dans l'exercice de ses fonctions le 20 avril.

Je renouvelle ici, à sa famille, son compagnon, ses proches, ses collègues et aux forces de l'ordre, mes sincères condoléances et toute la solidarité des communistes français.

***

En opposant la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, au candidat libéral que se sont choisi les milieux financiers, Emmanuel Macron, le second tour de l'élection présidentielle ouvre la porte à de très graves dangers pour notre pays. Le débat qui se met déjà en place pour le second tour vise à museler les idées et les forces nouvelles qui se sont levées à gauche.

En même temps, le score réalisé par notre candidat Jean-Luc Mélenchon a levé un potentiel considérable de résistance et de reconstruction d'une espérance de gauche nouvelle. Celle-ci est porteuse d'un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société. Il ne vous aura pas échappé que dans les villes à direction communiste - Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne nationale (30, 6%).

Aujourd'hui, il faut faire face aux dangers qui se présentent en nous appuyant sur ces idées et ces forces et en leur ouvrant de nouvelles perspectives de luttes, de conquêtes politiques et de représentation politique nationale.

Le Parti communiste appelle dans un seul et même mouvement à battre le plus largement possible Marine Le Pen le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle et à construire, dès le lendemain, des victoires aux élections législatives dans le maximum de circonscriptions pour pouvoir combattre résolument les choix libéraux d'Emmanuel Macron comme les forces ultra-réactionnaires de l'extrême droite et de la droite.

Nous avons toujours combattu le Front national et jamais participé à sa banalisation.

Notre appel à faire barrage à Marine Le Pen, en utilisant le seul bulletin qui lui sera malheureusement opposé, est net et sans détour. Nous ne laisserons pas toutes les rênes de l’État et les immenses pouvoirs que confèrent la Ve République au Président dans les mains de la candidate de l'extrême droite. Avec elle, la République, nos principes de liberté, d'égalité et de fraternité, la démocratie et la sécurité de notre territoire comme celle du monde seraient mis en danger. Nous prenons toutes nos responsabilités car le risque de son élection ne peut être écarté.

Nous n'avons pas voulu la configuration du second tour, mais comment l'ignorer ? Notre choix n'est en aucun cas un soutien à la politique d'Emmanuel Macron : nous l'avons combattu comme ministre, puis comme candidat, dans la rue, à l'Assemblée nationale, dans les urnes. Nous combattrons demain tous ses choix anti-sociaux, favorables à la loi de l'argent.

Nous ferons donc barrage à Marine Le Pen les yeux ouverts sur la suite.

Il est d'ailleurs totalement irresponsable de la part d'Emmanuel Macron, face au danger qui menace, de chercher à faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Nous ne tomberons pas dans ce piège. C'est dans cet esprit, lucides et clairvoyants, que nous mobiliserons pour le 7 mai et que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations syndicales.

***

Au-delà du second tour, il faut construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains pour les forces de gauche nouvelles qui se sont levées le 23 avril.

Alors que les droites sont unies et en ordre de bataille pour les élections législatives, que le Front national veut élargir sa représentation nationale, fort du succès et du résultat de Jean- Luc Mélenchon, c'est à nous, Parti communiste, France insoumise, Ensemble !, forces du Front de gauche, de créer les conditions de ces victoires, pour une gauche de résistance et de combat forte à l'Assemblée nationale comme dans le pays, en élisant le maximum de députés prêts à défendre la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires.

A l'expérience, les citoyen-nes de notre pays savent que ce sont les député-es communistes et Front de gauche qui ont été les adversaires les plus déterminés du ministre Macron et de la loi El Khomri. Ce sont des député-es qui sont restés fidèles aux engagements pris devant leurs électrices et électeurs. Des députés honnêtes et intègres qui ont préservé une gauche debout.

Dans 212 circonscriptions, la totalité des voix de gauche et écologistes qui se sont portées sur les candidatures de Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et des candidats d'extrême gauche ont déjà devancé le 23 avril Emmanuel Macron, Marine Le Pen et la droite.

Ensemble, nous pouvons gagner ces circonscriptions.
Et dans de nombreuses autres, avec de nouveaux progrès qui sont possibles d'ici le 11 juin, d'autres conquêtes sont possibles.

Dans 210 circonscriptions, ce sont des candidats du FN qui menacent d'être élus, et nous devons prendre des initiatives inédites pour empêcher leur élection.

Les élections législatives seront donc cruciales. La reconquête engagée le 23 avril peut donc se poursuivre à une condition : que les forces qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient très vite un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille.

C'est l'appel que je lance, notamment à la France insoumise, dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les législatives depuis dimanche, mais aussi à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s'en saisir.
Le temps presse.

Si nous sommes ensemble, la victoire est possible dans des dizaines et des dizaines de circonscriptions. Divisés, nous en gagnerons seulement une poignée. Et chaque circonscription qui sera perdue sera alors gagnée par l'extrême-droite, la droite ou les libéraux d'Emmanuel Macron. Nous n'avons pas le droit de prendre ce risque et de gâcher le résultat obtenu le 23 avril.

Nous en appelons à la responsabilité face à une concurrence qui s'avérerait mortifère. C'est la proposition que l'exécutif national du PCF fera demain au Conseil national.

En mettant nos énergies en commun, toutes les forces qui ont contribué au résultat de Jean- Luc Mélenchon et qui auront à travailler ensemble demain peuvent être bien représentées. Les communistes, notamment dans les circonscriptions où ils sont sortants et où leurs positions sont fortes, sont les mieux placés pour conduire cette bataille. Partout le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s : 65 % n'ont aucun mandat électif, 85 % sont issus du monde syndical, associatif, infirmières, cheminots, ouvriers, agricultrices, avocates, enseignants, habitants de quartiers populaires.

Ailleurs, c'est France insoumise ou une autre force, qui peut conduire ce combat. Nous sommes pour une entente qui respecte chacun et qui fasse gagner tout le monde.

Je le répète en concluant : ne perdons plus de temps. 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 12:44

Cyril Cineux

1 h

Quelques idées que je verse à la réflexion collective…

D'abord, il y a de la déception au vu du score de Jean-Luc Mélenchon et des réelles possibilités qu'il avait d'accéder au second tour. Cette situation est d'autant plus rageante que nous n'avons cessé d'alerter sur ce risque depuis des mois et que nous avons appelé au rassemblement des forces de gauche et écologique pour éviter cela. S'il avait eu lieu, si nous avions été capable de regarder ce qui nous rassemblait plutôt que de fixer ce qui nous divise, aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon serait au 2eme tour de l'élection présidentielle et nous serions dans une situation complètement différente.
Mais nous n'avons pas réussi. Chacun-e devra assumer cette responsabilité à la place qui est la sienne.

Une échéance électorale et notamment l'élection présidentielle est un moment où une séquence politique se ferme et où une autre s'ouvre. Dans celle qui s'ouvre, il y a beaucoup d'inconnus et des dangers potentiels mais il y aussi ce score national de 19 % de Jean-Luc Mélenchon qui peut permettre de reconstruire une gauche de combat, une gauche de transformation sociale et écologique, une gauche qui peut être le moteur de la résistance du prochain quinquennat. Pour cela, il va falloir se parler et se rassembler.

Maintenant, il y a le second tour. Le choix que nous allons faire va clore une séquence. Il ne réglera rien de ce que nous n'avons pas réglé durant la séquence précédente, durant les 5 dernières années. La présence de Le Pen au second tour était déjà annoncé en 2013. Les risques que la gauche soit absente du second tour de l'élection présidentielle n'ont fait que grandir au cours du désastreux mandat de Hollande et Valls. Et malgré le fait que le peuple de gauche ait rendu impossible la candidature d' Hollande et se soit déplacé lors des primaires pour empêcher Valls d'être candidat, nous n'avons pas réussi à ce que les dynamiques de Jean-Luc Mélenchon et de Benoit Hamon se conjugue pour n'en faire qu'une.

Dès lors, puisque nous n'avons pas pu régler avant, il faut affronter ce second tour avec les outils à notre disposition. 
A force de banalisation, à force de l'annoncer encore et encore au second tour, nous nous sommes habitués à la présence du Front National et, peut-être, que cette habitude peut amener certains à en sous-estimer le danger. 
Je n'oublie pas, pour ma part, que ce Parti a été fondé par d'anciens miliciens et d'anciens collaborateurs. Je n'oublie pas non plus que le PCF a payé un lourd tribut à la lutte antifasciste, que ce n'est pas pour rien qu'il s'est appelé le parti des fusillés et que les descendants politiques de ceux qui tenaient les fusils voient leur candidate au second tour de la présidentielle.
Oui, le FN est un parti raciste, xénophobe, homophobe, sexiste. Même si Marine Le Pen a essayé de ripoliné la façade, l'intérieur est toujours aussi sombre. On le voit là où les élus du FN dirigent des collectivités, ils ont une conception particulière de la démocratie et de la liberté, il s'attaquent aux associations de défenses des droits, aux syndicalistes. 
Non, le FN n'est pas un parti comme un autre. Et non, Macron, avec tout son insupportable libéralisme et sa responsabilité dans la montée du FN n'est pas l'égal de Marine Le Pen. Tirer un trait d'égalité est, de mon point de vue, terrible parce que simpliste et facile. La politique, la vie est plus complexe que ça.
Et cela n'enlève en rien toutes, absolument toutes, les critiques que l'on peut faire à Macron. 
Mais le système de la V° République (que nous voulons changer) ne nous donne pas d'autre arme électorale que le bulletin Macron pour empêcher la victoire de Le Pen.

En 2002, avec l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour, dans une configuration totalement différente, Jean-Luc Mélenchon déclarait : «Le vote d'extrême droite doit être réduit au minimum par nos propres forces. Quelle conscience de gauche peut accepter de compter sur le voisin pour sauvegarder l'essentiel parce que l'effort lui paraît indigne de soi? Ne pas faire son devoir républicain en raison de la nausée que nous donne le moyen d'action, c'est prendre un risque collectif sans commune mesure avec l'inconvénient individuel.» 
Ce n'est pas seulement la victoire de Le Pen qu'il faut empêcher, il faut aussi la contrer le plus largement possible dans la perspective des législatives qui suivront et de tous les combats que nous devrons poursuivre face à la haine.

Ainsi, sans hésitation, je voterai contre le FN le 7 mai, avec la seule arme que cette V° République à bout de souffle m'autorise. Et dès le 8 mai, avec mes camarades, je reprendrai le combat social contre le projet libéral de Macron.

Dans l'immédiat, c'est à la préparation d'un grand 1er mai qu'il faut s'atteler, un 1er mai antifasciste et porteur de luttes sociales. Ensuite, il faudra poursuivre l'élan et la dynamique qui se sont levés avec la campagne de Jean-Luc Mélenchon aux prochaines élections législatives.
Nous pouvons envoyer à l'Assemblée Nationale des députés qui résisteront à la droite et à l'extrême-droite, des députés qui seront, comme André Chassaigne l'a été durant tout son mandat, des points d'appui pour les luttes sociales. Mais, pour cela, il ne faut pas rejouer le scénario de la présidentielle, il faut que la gauche se rassemble et aille au combat uni. C'est le sens de l'appel du PCF, que je partage, aux « forces de gauche et de progrès, aux équipes de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, toutes les forces engagées dans la campagne, celles de Benoît Hamon, des socialistes et des écologistes, des femmes et des hommes désireux de reconstruire une gauche de combat et de transformation sociale et à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, celles du second tour de l'élection présidentielle, du 1er mai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin. »

Maintenant, à chacune, à chacun de faire son propre choix.

Pour moi, c'est toujours l'Humain d'abord.

No pasaran.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:24
Au nom de la gauche·MARDI 25 AVRIL 2017
JEAN-EMMANUEL DUCOIN , Editorial L’Humanité
 
Ainsi donc, il aura manqué un peu plus de 600 000 voix pour que Jean-Luc Mélenchon se qualifie. C'est à la fois beaucoup... et si peu. Si peu, oui, qu'une légitime rage continue de marteler nos cerveaux, tant les quelques pas, ceux qui ont manqué pour renverser l'Histoire, se trouvaient là, juste devant nous. L'occasion manquée nous laisse d'intimes et profonds regrets. Tâchons néanmoins de dépasser le seuil de l'amertume, jamais bénéfique par grand vent. Car le résultat de Jean-Luc Mélenchon ouvre une nouvelle page dans l'histoire de la gauche : il remet les points sur les « i ». Pour l'heure, l'hégémonie du PS n'est plus d'actualité. Et, pour la première fois depuis 1969 et les 21,4 % du communiste Jacques Duclos, le centre de gravité redevient le pôle de transformation radicale de la société. À regarder attentivement la carte électorale, le paysage à gauche n'est plus le même.
Dans les quartiers populaires, dans un nombre considérable de villes, grandes ou moyennes, sans parler chez les jeunes, le peuple du progrès a retrouvé de la conviction et de l'utilité. Bien sûr, il y a le 7 mai... Il nous faudra, hélas mais sans trop d'hésitation, donner un nouveau coup d'arrêt à la progression ­ ininterrompue ­ du Front nationaliste et de sa chefaillonne. Et après ? Ne tournons pas autour du pot. Comme prévu, une vaste recomposition s'annonce déjà. Elle nous concerne. Nous entrons dans une nouvelle séquence, incertaine mais passionnante, d'autant que rien n'atténuera ni la crise de régime ni cette crise politique et sociale qui, l'une comme l'autre, asservissent les esprits. Le score de Jean-Luc Mélenchon n'a pas suffi, certes, mais il s'avère assez remarquable. Il démontre que la vraie gauche n'est pas morte. Et que son dynamisme porte loin, précisément quand elle est vraiment de gauche. Ce moment historique doit se poursuivre : faisons fructifier l'élan, accélérons cette formidable germination, bref, créons vite les conditions d'y réfléchir sérieusement. Notre gauche, large et rassemblée, a tous les atouts pour préparer l'avenir. Elle seule concentre toutes les oppositions véritables. Elle est à la fois antilibérale, anticapitaliste et antinationaliste. Ce sont des promesses pour la suite. À une condition : au travail ! Au nom de la gauche.
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:15
NOUS N'ATTENDRONS PAS CINQ ANS
 
 
Les communistes du Thouarsais saluent le score de 19,6 % réalisé par Jean-Luc Mélenchon, même s'il ne lui permet pas de figurer au second tour. La dynamique autour de sa candidature à laquelle les communistes ont largement contribué, est un acquis pour résister et construire.
Comme bien d'autres, les communistes du Thouarsais regrettent qu'une candidature de rassemblement de la gauche progressiste n'ait pu se construire : elle aurait pu mathématiquement être au 2e tour et ouvrir d'autres perspectives démocratiques et de progrès humain.
Quoi qu'il en soit, nous appelons les Thouarsais à se prononcer en conscience pour éviter le pire lors du second tour en battant la candidate du Front national.
Mais sans attendre nous leur proposons de se mobiliser le 1er mai pour le progrès social et les droits des travailleurs.
Les communistes Thouarsais engagerons leurs forces, pour rendre possible la constitution d'une majorité de progrès à l'Assemblée Nationale.
 
Pour Ie PCF Thouarsais
Bruno Fornaciari.- Ernest Levindré - Joël Grellier

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Published by bruno fornaciari - dans élection ACTUALITES PCF THOUARSAIS
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:11

Bruno Fornaciari

1 h
 
Il est pour nous, naturellement difficile, comme nous l'avions pour Chirac face à Jean-Marie Le Pen, de ne pouvoir combattre le FN qu'en introduisant dans l'urne un bulletin d'un candidat qui promet une politique libérale. Certains d'entre nous non seulement rechignent, mais refusent ce geste contre-nature. C'est bien compréhensible. Sous le mot d'ordre "pas une voix pour Marine Le Pen", ils pensent affaiblir, voire refouler une candidate dont on dit qu'elle ne franchira pas le "plafond de verre". QUI EN EST SÛR ? 
La configuration Macron/Le Pen est sans aucun doute lourde de dangers. En effet Marine Le Pen se présente désormais comme la seule anti-système et qui plus est candidate du peuple sur un programme démagogique (augmentation des retraites, du SMIC etc....) prétendant répondre aux aspirations populaires. Elle aura beau jeu de tromper les électeurs en fustigeant le candidat des banques et du système ce qui n'est pas faux. D'où la tentation objective de voter pour elle, lorsque les radios et télé font mine de trouver des points de convergence du programme de Mélenchon avec le sien. Le danger est réel. S'abstenir ou voter blanc risque de ne pas suffire. Qui est prêt à prendre le risque que le FN prenne possession de l'appareil d'état, qu'il conduise la politique internationale de la France dans les pas de Trump, qu'il s'attaque à la culture et aux conquêtes sociales etc... Et la lutte sera-t-elle plus facile lorsque le FN aura la légitimité "démocratique" ? Non.
Même s'il faut se pincer le nez, le bulletin Macron écartera Marine Le Pen plus sûrement que tout autre comportement électoral. Ce choix pour écarter l'extrême-droite est dans le même temps un vote lucide, annoncé contre la politique libérale du candidat de la gauche et de la droite libérale.
Tout viendra en son temps. Pour l'heure il faut battre le FN.
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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS ACTUALITES
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 22:27

Déclaration de Pierre Laurent - 1er tour de l'élection présidentielle - 23 avril 2017

 

 

Le second tour de l'élection présidentielle opposera la candidate de l’extrême-droite raciste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 40 ans. 

 

C'est une situation extrêmement grave pour notre pays. L'extrême-droit est au second tour et la gauche est éliminée. Pourtant, pour la première fois depuis des décennies, des millions de
citoyen-e-s, qui aspirent à la transformation sociale, ont presque réussi à hisser leur candidat Jean-Luc Mélenchon au second tour. Tous ceux qui ont été trahis par les politiques menées par Hollande et Valls et se sont mobilisés pour la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour éprouvent ce soir des sentiments mêlés et contradictoires. A l'heure où nous nous exprimons et au vu des premiers résultats à notre disposition, nous leur disons que les près de 20 % obtenus par Jean-Luc Mélenchon lèvent un espoir nouveau pour l'avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. C'est un score remarquable et inédit pour un candidat de transformation sociale depuis 1981. 

 

Le combat continue pour ces millions de jeunes, de femmes et d’hommes qui aspirent à une nouvelle société  débarrassée des logiques de rentabilité, à une véritable politique de gauche, de justice  et de progrès social tournant le dos à l’austérité, au chômage et à la précarité. 

 

Nous entrons dans une période totalement nouvelle et inédite de l’histoire politique de notre pays. Même si elle est dévoyée par les pièges de la présidentialisation, la secousse est forte : les deux partis, le Parti socialiste et les Républicains, qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, sont éliminés au soir du premier tour. 

 

L’aspiration au changement, à un nouveau choix de société, continuera de pousser inexorablement. La mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires est une promesse pour l'avenir.

 

C'est pour nous la leçon essentielle de cette campagne : rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir à ces nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur  rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple.

 

Ce combat, le Parti communiste entend le poursuivre avec toutes les forces politiques, sociales et   citoyennes disponibles. Nous avons des atouts inédits pour cela. 

 

Nous saluons la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s'y sont investis et qui ont voté. Ce résultat est le leur.

 

L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains  dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. Jean-Luc Mélenchon obtient de très bons résultats dans les villes, les cantons, les circonscriptions où le Parti communiste est bien implanté et dispose d'un réseau important de militant-e-s et d'élu-e-s . 

 

 

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon marque un désir profond  de changement  vers plus d'honnêteté en politique, de justice sociale, de solidarité, de démocratie réelle, de paix et de respect de l'environnement. 

 

C'est une nouvelle page de la gauche française qui a commencé à s’écrire dans cette campagne. La gauche  change d’époque. Le Parti communiste est totalement investi dans cette réinvention, avec son projet, La France en commun, et entièrement tourné vers les défis du XXIè siècle. 

 

Dans l'immédiat, conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. 

 

Marine Le Pen veut une société de haine, du rejet de l'autre, du racisme et de la xénophobie, une société qui divisera ceux qui ont des intérêts communs au profit de son clan et des puissances d’argent, qui substituera aux principes fondamentaux d’égalité et de fraternité dans la République des principes de discrimination entre Français, entre ceux qui vivent et travaillent dans notre pays selon leur origine et leur nationalité. Nous n’en voulons pas.  

 

Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. Avec Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar El Assad, et les extrêmes droites européennes comme alliés, elle menacerait la sécurité du monde si elle présidait la France, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous ne le voulons pas. 

 

Nous avons le devoir, pour aujourd’hui comme pour les générations futures, d'empêcher son accession à la Présidence de la République, qui signifierait la prise en main par l'extrême-droite de tous les instruments d’État.

 

Notre appel pour le 7 mai n’est évidemment en aucun cas un soutien au programme libéral anti-social d’Emmanuel Macron, que nous avons combattu quand il était ministre et que nous combattrons demain sans concession, chaque fois qu’il portera atteinte  au  monde du travail, à ses droits, à nos services publics. 

 

Nous appelons, dans le respect des appels qui seront lancés le 1er mai par les organisations syndicales, à faire de cette grande journée sociale du 1er mai un  moment de lutte et de mobilisation sociale contre l’extrême-droite, pour la paix, la démocratie et le progrès social. 

 

Face à un tel second tour de l’élection présidentielle, les élections législatives des 11 et 18 juin prennent désormais une importance cruciale. Les citoyen-nes qui ont porté à un haut niveau l'élan de la transformation sociale avec le vote pour Jean-Luc Mélenchon, doivent maintenant transformer l'essai lors des prochaines élections législatives. L'Assemblée nationale peut devenir un contre-pouvoir à la politique qui sera conduite à la suite du résultat du second tour de l'élection présidentielle le 7 mai prochain.

 

Fort du résultat obtenu ce dimanche, nous pouvons élire un grand nombre de députés honnêtes, proches de vous,  fidèles aux intérêts populaires, comme l’ont été les députés communistes pendant 5 ans, notamment  contre les lois Macron ou El Khomri. Des députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas  avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d'espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions.

 

 

Les communistes sont déjà pleinement investis dans cette bataille législative que nous savions essentielle depuis le premier jour, à l’égal de l’élection présidentielle.  Le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s à parité pour faire  entrer le peuple à l’Assemblée nationale.

 

Dès ce soir, et dans les quarante-huit heures qui viennent, le Parti communiste appelle les forces de gauche et de progrès, les équipes de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, toutes les forces engagées dans la campagne, celles de Benoît Hamon, des socialistes et des écologistes, des femmes et des hommes désireux de reconstruire une gauche de combat et de transformation sociale et à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, celles du second tour de l'élection présidentielle, du 1ermai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin. 

 

Pour sa part, le PCF s’engage sans attendre dans toutes ces mobilisations. 

 

 

 

 

 
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES ELECTIONS
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BRUNO FORNACIARI

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