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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 10:06

Dans son "point de vue" , paru dans "l'Humanité" du 31 décembre, Brigitte DIONNET, membre du Conseil National du PCF interroge.

De quoi ou de qui avons-nous peur ? Faut-il que le candidat du Front de gauche à la Présidentielle soit obligatoirement issu du PCF ?, Craindrions-nous le débat avec d'autres sur les issues possibles ? et en "creux" pour être rassembleur, moderne audacieux ne devons nous pas nous" effacer" devant Mélanchon ? ce qui nous grandirait pour aller "au devant du matin" ?

 

Je fais mienne ces questions, auxquelles d'ailleurs j'en ajoute d'autres.

 

Le concept de "Front de gauche" aurait-il été possible sans le Parti Communiste ?, la stratégie de rassemblement qu'elle implique pourrait-t-elle se développer et prendre corps sans le réseau d'élus locaux et de militrants communistes, sans sa participation aux luttes, sans que les élus communistesau parlement proposent des réponses alternatives au conformisme de droite et au pragmatisme de gauche ? Notre conception de la construction collective d'un programme que nous souhaitons partagé le plus loin possible porte-t-il contradiction à nos partenaires? Le Parti Communiste est-il utile dans la réponse qu'il propose en terme stratégique : le Front de gauche ?.

Ce dernier ne devient pas comme quelques-uns semblent le croire, un nouveau parti, qui engloberait les partis fondateurs, le PCF, le PG, la Gauche Unitaire. Le concept de "front" s'articule sur les réponses alternatives aux logiques libérales et sur les luttes et les rassemblements pour les faire aboutir. Chaque composante du Front de Gauche, avec ses moyens et son expérience participe de façon originale à la mise en oeuvre du concept, au parlement comme dans la rue et les usines. Notre Parti mettant à disposition des objectifs commun, son expérience, son intelligence, le nombre et la mobilisation de ses militants et de ses élus, ses moyens logistiques, sa passion altruiste pour le succès.

Toutes les élections  participent du combat pour gagner des points d'appui.

 

S'il n'y a pas d'automaticité à ce que ce soit un candidat issu des rangs communistes qui représente le Front de Gauche à la présidentielle, il n'y en a pas non plus à ce que ce soit nécessairement un candidat issu d'une autre composante du Front.  L'histoire a fait du Parti Communiste qui fête ses jours-ci son 90e anniversaire, ce qu'il est aujourd'hui, Avant tout un repère, une confiance une identité dans laquelle se retrouvent 134 000 adhérents et des électeurs qui en font la troisième force politique du pays. Ce parti, pour rester lui-même, pour être plus utile encore, à entrepris de changer.Il le fait à son rythme.

 

Brigitte nous invite à laisser "aux oubliettes une conception du Parti étroite, triste, mortifère"

Notre détermination à rassembler largement au-delà des rangs du Font de Gauche sur des solutions alternatives est-ce de l'étroitesse? La recherche passionnée de l'union sur des objectifs progressistes mêmes limités est-ce triste ? et prôner le "tous ensemble" (sur les retraites par exemple) révèlant les contradictions que rencontrent de ce fait certains des protagonistes, est-ce mortifère?. Ne pas rabougrir l'étendue du rassemblement nécessaire,  à la théorie "des deux gauches"qui condamne à l'échec, conduit-il à une impasse ?

 

Et pourquoi faudrait-il que le candidat qui va mobiliser les communistes à la présidentielle ne soit forcément pas issu de ses rangs ? Et d'ailleurs, dans les conditions d'aujourd'hui pourrait-il  mobiliser tout le parti ? Qu'en pensent les communistes ?

Et pour démontrer quoi ? Que nous ne sommes pas tournés sur nous-mêmes et que nous sommes des gens ouverts ? Que nous apporterions ainsi la preuve que  nous considérons  nos partenaires à égalité ? Que nous ne voulons pas tirer la couverture à nous en la déposant sur les épaules d'un autre? Que nous pensons que le succès est impossible si c'est  un communiste qui est en figure de prou ?

 

 

Mais au fond, quels sont nos objectifs dans cette bataille  des Présidentielles.

 

Passer devant le PS comme semble le proclamer JL Mélanchon avec "bruit et fureur".  Evidemment ce serait formidable et une bonne chose. Les possibles en seraient bouleversés pour  notre pays et au-delà. Mais n'est-ce pas là, mettre "la charrue devant les boeufs" ? Il nous faut créer les conditions d'un tel objectif qui ne peuvent se limiter à des incantations. Et quelles sont-ils ? La désignation d'un candidat non communiste suffirait-elle ? Définir le programme et le partager, impulser des mobilisations transformatrices, ,travailler sans relâche à la renaissance de la  confiance et de l'espoir, donner à voir l'avenir, rendre crédible une perspective heureuse, c'est de tout cela que nous avons besoin aussi.

 

Que gagnerait le Front de gauche et son combat émancipateur à minorer son géniteur et son principal artisan? A l'affaiblir assurémment.

 

Car, nous le savons les élections Présidentielles" sous la Ve République sont, par "nature, difficile pour le PCF et la gauche transformatrice en général. Conçue sur le mode personnel cette logique bi-partisanne est grosse de danger. Elle agit comme refouloir des intentions collectives pour les réduire dans l'entonnoir du" sauveur" ou du" héros" tout puissant.

Ainsi le candidat, la personne, subjugue le collectif, le parti. Il le préempte et le réduit. C'est justement de cela que nous ne voulons pas. C'est de "l'ensemble" qu''il nous faut.

Et cela le candidat seul ne peut l'apporter. A  moins que les communistes et leurs partenaires, les personnes intéressées au véritable changement et pas seulement à la victoire électorale, "investissent" le candidat, le portent, le marquent,l'incarnent, qu'ils soient eux-mêmes "candidats" qu'ils lui donnent les couleurs populaires de l'espoir et du possible.

 

Et pourquoi pas André Chassaigne ?

 

 

 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 16:22
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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 15:19

Mesdames et Messieurs les "journalistes"

 

Si j'emploie les guillemets pour vous désigner, c'est, parce que la plupart du temps, lorsque je vous écoute, ce qui domine, c'est l'allégeance au pouvoir. Pour la plupart, vous vous faîtes les hérauts des logiques des société libérales.

Je vous entends "défendre" la liberté d'expression ailleurs, à l'étranger, surtout en Chine, mais vous entend peu défendre ce droit dans notre propre pays. Je parle de droit réel et non pas de droit formel qui se révèle être fictif. Le pluralisme de l'information que vous réclamez pour d'autres pays, vous ne le conduisez pas dans le vôtre. Pourtant, vous êtes bien placés, avez une bonne formation, de bons salaires, des responsabilités, vous réclamez (et obtenez pour vous-même) respect, dignité et liberté, mais dans la fonction qui est la vôtre vous êtes des propagandistes, des censeurs.Vous offusquez? Allons, soyez francs, soyez honnêtes pour une fois. Au moins avec vous-mêmes. J'exagère ? Ah bon ?

Si je vous demande de communiquer par exemple sur le pluralisme dans les émissions dont vous avez la responsabilité, la charge ou l'animation, allez-vous le faire ?

Pourriez-vous nous indiquer à la fin de chaque année, au moins, la qualité et le positionnement politique de vos invités, dans vos journaux, celle des"spécialistes" ou "experts" auxquels vous fîtes appel  en permanence ?


NON, vous ne le ferez pas pas. Parce que vous savez bien que ma critique est avérée. Que vous ne pourrez pourrez pas prétendre le contraire et en apporter la preuve. La réponse que vous m'apporterez c'est que vous "vous efforcez au mieux de rendre compte et que vous entendez bien conservez votre libre arbitre et votre liberté éditoriale". Fût-ce en pratiquant régulièrement la censure.

 

Je me fais une autre idée du journalisme que votre pratique n'honore pas. Et ils sont nombreux, vos confrères qui ne vous approuvent pas et  qui  font honnêtement leur métier. Ils en portent souvent la honte malgré eux.

 

Vous avez choisi le confort et l'argent, vous avez choisi votre camp, et l'idéologie qui le défend, Je ne suis pas de "vôtre" monde, et je ne le regrette pas. Mais je revendique le droit d'être représenté et  d'avoir accès aux différents médias publics et privés. En toutes libertés bien sûr.


Tous mes voeux.


Cordialement

 


 

Bruno FORNACIARI

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 11:38

Social-Eco - le 31 Décembre 2010

CAC 40

Les bénéficiaires de Stock-options

Bernard Arnault

Selon des documents publiés sur le site de l’Autorité des marchés financiers (AMF), le patron de LVMH a exercé en décembre près de 800 000 stock-options de son groupe de luxe. Une opération qui lui permettrait une plus-value potentielle de 99,5 millions d’euros.

Franck Riboud

Le PDG de Danone a acheté 140 000 stock-options. S’il les revendait aujourd’hui, il empocherait 2,79 millions d’euros. L’année dernière à la même époque, il avait déjà réalisé une plus-value de 3,351 millions d’euros.

Christian Labeyrie

Le directeur général adjoint du groupe de BTP Vinci a exercé en décembre 122 000 stock-options, au prix de 24,195 euros l’action. Il en a cédé la moitié, pour un total de 2,46 millions euros, réalisant ainsi une plus-value de 993 338 euros.

Michel Landel

Le directeur général du groupe de restauration collective et de services aux entreprises Sodexo a exercé le 8 décembre un peu moins de 30 000 stock-options pour un montant de 835 020 dollars. Il les a revendues le jour même et a empoché environ 820 000 euros.

Thierry le Henaff

Le PDG d’Arkema a exercé le 16 décembre 7000 stock-options et les a revendues le jour même, réalisant une plus-value de 165 481,40 euros. Le jour suivant, il a renouvelé l’opération avec 1 500 stock-options supplémentaires, sans les revendre.

Jean-Pascal Tricoire

Le président du directoire du groupe Schneider Electric a exercé 2 000 stock-options le 21 décembre achetées 55,55 euros l’unité. S’il les revendait à leur cours d’aujourd’hui, 114,20 euros, il réaliserait 117 400 euros de plus-value

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 10:44

21 % des nouveaux Syndiqués à la CGT ont moins de 30 ans.

67 % sont issus du privé

 

 

Le mouvement a surpris par son ampleur. Depuis septembre2010, les deux principaux syndicats revendiquent une hausse de leurs adhérents? A la CGT, on affirme que 15 300 salariés ont pris leur carte depuis le 1er septembre (2000 de plus qu'en 2009 à la mêmepériode).

De son côté, la CFDT hésite encore à donner des statistiques globales, mais estime que "la tendance depuis le début de l'année ets de + 3%".

La centrale recense une hausse des contacts pris sur internet : 500 par mois avant le mouvement, 1200 en septembre, 1350 en octobre.

La CGT insite sur le profil des nouveaux adhérents. 21 % d'entre eux sont âgés de moins de 30 ans (contre 6 % en général) et 67 % sont issus du privé.

Autre nouveauté, les femmes sont de plus en plus nombreuses (43 % des adhésions).

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 10:39

En 2011, les prix vont flamber, pas les revenus

Secteur automobile, abonnements Internet, électricité, santé... Les hausses de prix s’abattent à la pelle sur les Français.

Le 1er janvier 2011, les Français vont voir leur budget sévèrement attaqué par des changements qui provoquent notamment une hausse des prix dans plusieurs secteurs. L’année 2011 s’annonce difficile pour la consommation, avec la fin des mesures qui aidaient à la baisse des prix dans le secteur automobile et le secteur des abonnements Internet et mobiles. Ainsi, avec la loi des finances pour 2011, la formule triple play (Internet, téléphone, télévision) qui bénéficiait depuis 2007 d’un taux réduit de la TVA de 5,5 % se voit taxer à 19,6 % : finies les offres box à moins de 30 euros. Dans le secteur automobile, l’arrêt de la prime à la casse et le durcissement du bonus écologique vont faire monter les prix des véhicules. Véhicules d’autant plus chers pour les particuliers que les tarifs des assurances automobiles vont augmenter entre 2,5 % et 4,5 %. Tout comme ceux des assurances en habitation (jusqu’à 8 % d’augmentation).

Une répercussion sur la qualité de vie des Français est donc au programme avec une facture d’électricité salée l’année prochaine (hausse de 3 %). Et ce n’est pas le secteur de la santé qui va relever le niveau. La consultation chez les médecins généralistes passe à 23 euros et le taux de remboursement des médicaments à vignettes bleues passe à 30 % (au lieu de 35 % aujourd’hui). Les particuliers qui ne disposent ni de mutuelles ni d’assurances auront le reste à charge. Pour les assurés, une taxe supplémentaire, sur les contrats « responsables », de 3,5 %, payée par les assureurs, leur sera répercutée. Il faudra ajouter à ces augmentations les hausses des prix probables consécutives aux spéculations sur les matières premières et en particulier sur le pétrole.

Face à l’argent supplémentaire que les Français vont devoir débourser l’année prochaine, le gouvernement propose une augmentation du smic, du revenu de solidarité active (RSA) et des allocations familiales. Une augmentation en trompe-l’oeil, dérisoire par rapport au montant des dépenses annoncées. Le RSA et les allocations familiales sont revalorisés de 1,5 %, soit l’inflation prévue pour 2011. Comme depuis plusieurs années il n’y aura pas de « coup de pouce » au smic : le gouvernement se contente d’une revalorisation au minimum légal automatique.

 

Aliénor Guilhem

Social-Eco - le 31 Décembre 2010

France

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 01:28

90e Anniversaire du PCF

 

1914. La Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) ne fait rien pour empêcher la guerre et se rallie au gouvernement d’union sacrée. La conférence des pacifistes européens à Zimmervald (1915), les mutineries dans les tranchées d’avril 1917 et la révolution bolchevique en Russie feront évoluer les socialistes.

1920. La CGT lance une grève générale au printemps, qui échoue. 19 000 cheminots sont révoqués. Du 25 au 29 décembre 1920 se tient le Congrès de Tours de la SFIO, qui signe la naissance du PCF. Une majorité décide l’adhésion au communisme.

1924. Comme les autres partis communistes, le PCF poursuit une politique dite « classe contre classe », qui l’isole du reste de la gauche. En 1932, le PC enregistre un net recul. Dans la même période, le PC s’engage dans les luttes anti-impérialistes (par exemple contre la guerre du Rif au Maroc en 1925-1926).

1934. Le 6 février, l’extrême droite organise une manifestation contre le Parlement. Socialistes et communistes voient là le signe d’un danger fasciste. Sous l’impulsion de son secrétaire, Maurice Thorez, le PC s’engage dans la stratégie de front populaire.

1936. Les communistes, socialistes et radicaux obtiennent 
la majorité à la Chambre. Léon Blum devient président du Conseil. Les communistes n’entrent pas au gouvernement. Un mouvement social d’ampleur permet l’adoption de mesures sociales telles que les congés payés ou la semaine de quarante heures. Le PCF participe aux Brigades internationales pour aider les républicains espagnols en lutte contre les putschistes du général Franco.

1939. À la suite du pacte de non-agression signé entre l’Allemagne et l’URSS, le PCF est mis hors la loi.

1940. Les nazis envahissent puis occupent la France. Le PC 
est une force motrice de la Résistance pour la libération du pays.

1944. Les communistes entrent – une première – dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle. Lors des élections législatives de 1946, le PCF s’affirme comme premier parti de France, en remportant 28,6 % des suffrages, un score inégalé depuis. Les ministres communistes travaillent à la mise en œuvre du programme du Conseil national de la Résistance. Le ministre Ambroise Croizat est chargé de créer la Sécurité sociale.

1947. Les ministres sont mis hors du gouvernement du fait de l’engagement du PC contre la guerre d’Indochine, des désaccords sur la politique économique et du début de la guerre froide.

1956. Le déni face au rapport Khrouchtchev qui remet en cause le stalinisme, la non-condamnation de la répression à Budapest par les Soviétiques entraînent des départs.

1958. Les communistes sont presque seuls à refuser l’instauration de la Ve République. Recul aux législatives.

1965. Le PCF soutient François Mitterrand, candidat de l’union de la gauche, à l’élection présidentielle.

1968. Le PCF critique la répression du printemps de Prague. Lors de mai 1968, le PCF tente, en vain, de proposer un gouvernement d’union populaire. L’année suivante, son candidat Jacques Duclos obtient 21,3 % au premier tour de la présidentielle.

1972. En juin, PCF, PS et radicaux de gauche signent le programme commun et soutiennent en 1974 François Mitterrand à la présidentielle. Fin 1972, Georges Marchais prend la tête du Parti et entreprend la poursuite de sa transformation, déjà amorcée par son prédécesseur Waldeck Rochet.

1976. Le 22e congrès décide de l’abandon de la notion de « dictature du prolétariat ».

1978. Le PCF obtient 20,7 % aux législatives, mais est devancé, pour la première fois de l’après-guerre, par les socialistes. En 1977, l’union de la gauche remporte de nombreuses municipalités.

1981. Georges Marchais obtient 15,3 % à la présidentielle. Mitterrand est élu. Quatre communistes entrent au gouvernement, et le quittent en 1984 après le tournant de la rigueur.

1994. Robert Hue devient secrétaire et lance la mutation.

1997. À la suite des élections législatives anticipées, trois communistes entrent au gouvernement Jospin. Lors de la présidentielle de 2002, Robert Hue n’obtient que 3,37 %. Depuis 2001, Marie-George Buffet est secrétaire du PCF, jusqu’à ce que Pierre Laurent ne prenne la relève en juin de cette année.

2005. Les communistes sont déterminants dans la bataille contre le traité constitutionnel européen, refusé par 55 % des votants.

2007. La candidature de Marie-George Buffet soutenue par le PCF ne recueille que 1,93 % des voix à l’élection présidentielle.

2008. Le PCF engage la construction d’un Front de gauche avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui fait scission avec le Parti socialiste, et avec la Gauche unitaire de Christian Picquet issu du nouveau Parti anticapitaliste. Aux élections européennes de juin 2009, le Front de gauche obtient 6,45 % des voix, et 6,95 % aux régionales de mars 2010.

 

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Published by bruno fornaciari - dans PCF
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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 19:34

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 10:37

 

 

      Paix
> > > >  Union
> > > >   Des joies
> > > >  Des espoirs
> > > >  Amour.Succès
> > > >  Des réalisations
> > > >  RespectHarmonie
> > > >  Santé  et solidarité
> > > >  Bonheur et humilité
> > > >  ConfraternitéPureté
> > > > Amitié Sagesset pardon
> > > >  égalitéLiberté et chance
> > > >  Sincérité et .Fraternité Équilibrefoi, santé et  dignitéBienveillance, force et bonté De la patience. 
> > > >  De la ténacitéProspérité

 

Et  santé
> > > >       

 


> > > >

> > > >  On va faire circuler ce sapin jusqu'à la fin de l'année afin d'énergiser 2011 !!

 


> > > >

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans EVENEMENT
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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 06:25

Point de vue

La fausse mort annoncée du communisme

LEMONDE.FR | 30.12.10 | 15h29

 

 Décidément, Le Monde, malgré ses grandes qualités, ne changera pas, comme ne change pas la classe médiatique dont il exprime l'opinion et qui englobe une partie de la gauche. Le diagnostic sur l'état de décomposition avancée du PCF qu'il a de formulé dans son éditorial du 28 décembre transforme une analyse factuelle partiellement exacte en jugement de valeur dépréciatif et en pronostic sans fondement avéré, faute d'un effort suffisant de réflexion critique ou autocritique.

L'analyse indique des faits d'affaiblissement incontestables, à comparer à d'autres concernant le mouvement communiste au niveau européen. Mais il oublie de signaler que son score à la dernière présidentielle a été largement du au vote utile en faveur du Parti socialiste pour éviter un nouveau 2002, sans qu'il soit besoin d'y voir un signe de décès : la presse a-t-elle déclaré Les Verts morts sous le prétexte d'un score encore plus calamiteux de Dominique Voynet ?

Et surtout, pourquoi ne pas signaler deux autres faits inverses, tout aussi vrais ? L'influence réelle est remontée à 5 % aux législatives suivantes, permettant de faire exister un groupe parlementaire avec Les Verts (le Modem peut-il en dire autant ?), et à partir des Européennes et des Régionales, dans le cadre du Front de gauche, le poids du PC peut s'estimer à 6 ou 7 %. Par ailleurs, pourquoi occulter le fait que, mesuré à l'aune de ses élus (municipalités, conseils généraux, conseils régionaux et, à nouveau, parlement), il constitue le troisième parti de France ? Voilà un étrange nonagénaire prétendument agité par les tremblements de la décrépitude !

Par contre, il faudrait s'interroger sur les causes de cet affaiblissement, hors de tout a priori idéologique. Les raisons sociologiques ne sont pas pertinentes : le monde du travail (ouvriers, cadres, employés des services, paysans) est non seulement largement majoritaire en France (comme ailleurs), mais il subit la crise du capitalisme à un niveau rarement atteint : paupérisation, chômage, mal-être et mal-vivre, souffrance au travail, recul sans précédent des acquis sociaux du XXe siècle, etc. Tout cela dessine les contours d'un peuple qui, dans son immense majorité, aurait intérêt à voter communiste. Mais il ne le fait pas, alors qu'une récente enquête signalait un désaveu massif (65 %) du système de production capitaliste. Pourquoi ? C'est là la question pertinente ! Or deux phénomènes sont en jeu, qu'une réflexion réellement critique devrait indiquer. D'abord la disparition du système soviétique qu'à peu près tout le monde, au siècle dernier – partisans naïfs comme adversaires acharnés –, identifiait au communisme et qui, à travers une vision mythifiée, continuait à incarner malgré tout une alternative au système libéral. Son échec, sur la base de cette identification, fait croire massivement à l'impossibilité définitive du communisme, que l'histoire aurait ainsi démontrée. D'où cette situation tragique d'un refus de notre société et d'un scepticisme radical quant à la possibilité de la dépasser, dont le mouvement communiste fait les frais, ici comme ailleurs.

 

LE PARTI COMMUNISTE PEUT ÊTRE LE PORTEUR VIVANT D'UNE NOUVELLE ESPÉRANCE


Mais il y a aussi – et là la réflexion du Monde comme de la plupart des médias devrait se faire autocritique – l'incapacité d'une grande partie des intellectuels et des journalistes d'invalider ce scepticisme en dénonçant le préjugé qui l'alimente. Non, l'expérience soviétique du siècle dernier ne correspondait pas, pour l'essentiel, à ce qu'on doit comprendre par le communisme tel que Marx l'a pensé. En deux mots : il ne pouvait réussir qu'à partir des conditions économiques et sociales du capitalisme développé et il supposait la démocratie qu'il entendait non supprimer (même provisoirement), mais étendre du plan politique aux plans social et économique, à travers l'abolition de l'exploitation du travail.

Or, quand ces mêmes médias se sentent interpellés par le renouveau de l'idée communiste, ils n'en parlent qu'à travers quelques vedettes médiatiques qui n'ont rien apporté de sérieux à ce propos et ignorent ceux qui, au contraire, renouvellent la critique intellectuelle du capitalisme d'une manière à la fois radicale et réaliste, y compris en osant l'appuyer explicitement sur la morale dans un univers idéologique marqué par un cynisme sans complexe.

Le Parti communiste a compris tout cela. Pour connaître un peu ceux qui l'animent et suivre leur initiatives, je sais qu'ils ont admis que le communisme est à inventer, faute d'avoir été réalisé nulle part, non à l'aide d'un retour de type religieux à Marx, mais à partir des enseignements que j'ai indiqués (économie développée, démocratie), tout en s'ouvrant à la connaissance précise des nouvelles formes d'aliénation que le capitalisme génère (comme la marchandisation de toutes les activités, l'abrutissement des esprits par la publicité, etc.), en étant sensible aussi aux formes du malheur individuel qu'il secrète, et en s'ouvrant pleinement à la question écologique posée par une croissance folle qu'on ne pourra arrêter sans rompre avec la logique du profit qui la commande – en incarnant donc un "écolo-communisme". C'est bien pourquoi, passer du diagnostic initial d'affaiblissement au pronostic d'une "impasse totale" de son projet "d'un nouveau siècle d'émancipation" ne peut relever que d'une interprétation partisane, indifférente au surplus aux normes morales qui portent ce projet, à savoir la promotion de tous les être humains, la lutte donc pour l'appropriation universelle de la richesse, du savoir, de la dignité et des chances de bonheur, scandaleusement appropriées aujourd'hui par un minorité mondiale que Rousseau, s'il vivait, dénoncerait avec la même indignation qui fut la sienne à la fin de son Discours sur les inégalités.

Dans ce cadre, on ne peut rien dire de certain, sauf que le pire, à savoir la domination sans fin du capitalisme, n'est pas sûr (voir ce qui se passe en Amérique latine) et que le PC peut être le porteur vivant d'une nouvelle espérance.

 


Yvon Quiniou a publié L'ambition morale de la politique. Changer l'homme ? (L'Harmattan, 2010).

Yvon Quiniou, philosophe

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BRUNO FORNACIARI

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