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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 03:20

L'ARNAQUE


Encore une fois, Nicolas Sarkozy s'est invité dans nos téléviseurs pour une opération de pure communication. Près de deux heures d'antenne pour un tour de passe-passe : tenter de nous convaincre que ses vieilles recettes ont le goût du neuf. Son tour a raté encore une fois. Le Président a creusé un peu plus le fossé entre ses paroles d'une part, les attentes populaires et les exigences du mouvement social d'autre part. Il y a urgence que la gauche soit à la hauteur, et qu'elle avance de véritables propositions de justice, d'égalitéet de liberté pour répondre à la crise du capitalisme.


SARKOZY, BONIMENTEUR
Le Président a pris six mois pour un remaniement gouvernemental que tous considèrent comme un non événement. Mardi soir, sur trois chaines, il aura consacré de longues minutes pour dire, finalement, on continue, on ne change pas une équipe qui perd et qui fait tant de mal à la France et au peuple.Certains notent son changement de style – encore une fois. Mais, derrière l'opération de com, se révèle un homme qui confond pédagogie et autosatisfaction,un homme qui méprise et ignore ses concitoyennes et ses concitoyens, leurs souffrances comme leurs luttes.


Pas un mot des difficultés dans lesquelles se débattent les personnes, lesimmigrés sont encore les boucs-émissaires et les millions de manifestants contre sa réforme des retraites n'ont pas existé. Mieux, il se vante d'avoir supprimé 135 000 emplois publics, d'avoir eu lecourage de mettre fin à la retraite à 60 ans. Et quand il parle d'avenir on frémit.

Il aborde le grave problème de la dépendance et, tout de suite ,on voit accourir les assurances privées. Il propose de protéger les licenciés
économiques mais pour les contraindre à accepter le premier emploi ou stage proposé. Il propose d'abandonner, enfin, le bouclier fiscal qui coûte 600 millions mais aussi l'Impôt sur la fortune (ISF) qui rapporte prés de 4 milliards, encore un nouveau cadeau à ses amis de la bande du Fouquet's.
Nicolas Sarkozy méprise le peuple. Il n'a qu'un seul objectif, servir les puissances de l'argent.


CE QUE DEVRAIT FAIRE LA GAUCHE


Toute la gauche critique l'intervention du chef de l'Etat. Mais la critique ne suffit pas. Ségolène Royal tend la main à Borloo et aux centristes ! DanielCohn-Bendit parle de « rassembler au-delà de la gauche ».
Comment penser des propositions vraiment à gauche avec ceux-là même qui, dans le gouvernement de Sarkozy, ont
inventé, mis en oeuvre et cautionné toutes les pires mesures, des lois sécuritaires à la fin de la retraite à 60 ans?
C'était mardi soirsur TF1, France2et Canal+
La politique, ce ne devrait pas être des pions qu'on déplace pour prendre ou garder le pouvoir. C'est le courage de s'affronter à tous ceux qui font obstacle au progrès social et au partage des richesses. C'est proposer et mettre au débat public les solutions pour résoudre les problèmes.

 

SANS VOUS, RIEN NE SE FERA


Il faut résister, dès maintenant mettre ce pouvoir en échec et préparer la défaite de Sarkozy en 2012. Mais pas pour recommencer avec les logiques libérales, qu'elles viennent du FMI, de la commission européenne ou du MEDEF. Elles ont conduit chaque fois la gauche dans le mur.
Comment faire ? Si vous ne voulez pas une nouvelle fois être déçus, à chacun de faire entendre son idée de ce que la gauche devra faire.
C'est le sens de l'initiative prise par le Parti communiste avec le Front de Gauche : lancer un grand débat dans tout le pays pour énoncer ensemble les grandes réformes dont la France a besoin, construire un programme
populaire et partagé que les candidats porteront dans les élections de 2012.


PRENONS CONTACT


O Je souhaite contribuer au programme populaire et partagé du Front de Gauche
O Je souhaite être informé des initiatives du PCF et du Front de Gauche
O Je souhaite rejoindre le PCF
NOM : PRENOM : TEL :
ADRESSE : E-MAIL :
A retourne

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 06:22

Le bouclier a été fiscal supprimé... quelques minutes

Après un vote surprise à l'Assemblée, les députés ont rapidement rejeté l'ensemble d'une proposition de loi PCF-PG-Verts qui proposait la suppression de cet emblème de la politique fiscale conduite depuis 2007. 

 

 Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des Finances (AFP) Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des Finances (AFP)

Le bouclier fiscal a été supprimé, mardi 23 novembre, en commission des Finances pour la première fois depuis son instauration en 2007, mais l'espace de quelques minutes seulement, a-t-on appris auprès de plusieurs députés.
La commission a en effet adopté l'article 1 d'une proposition de loi PCF-PG-Verts qui propose la suppression du bouclier fiscal, "emblème de la politique fiscale conduite depuis 2007".
Il y avait alors "9 députés de l'opposition et 7 de la majorité, dont René Couanau et François Goulard", deux députés UMP très critiques envers le bouclier, a-t-on confirmé dans l'entourage du président PS de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac.
Ce vote-surprise - une première depuis 2007 - n'a tenu que quelques minutes, puisque les députés ont ensuite rejeté l'ensemble de la proposition de loi "en faveur d'une fiscalité plus juste et efficace", faisant ainsi évidemment tomber l'article 1.
La proposition de loi sera rediscutée en séance publique le 2 décembre. Elle subira à coup sûr le même sort.
Le ministre du Budget, François Baroin, avait indiqué que le bouclier fiscal était devenu "le symbole de l'injustice", mais avait refusé de le "faire sauter" dans le projet de budget 2011.
Le bouclier sera sans doute supprimé lors de la réforme fiscale annoncée par le chef de l'Etat pour juin 2011, avec également un réaménagement de l'impôt sur la fortune.

(Nouvelobs.com)

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 06:40

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 06:07

Contribution de Bruno FORNACIARI  aux débats en cours sur les élections régionales de 2010

 

 

 

Cher camarades,

 

Je ne peux être présent à votre importante réunion, car des obligations professionnelles me tiennent éloigné de NIORT toute la semaine. Aussi je vous souhaite bons travaux et vous transmets mon intervention écrite que vous aurez l’obligeance de porter à la connaissance des participants à votre réunion comme celle d’un camarade qui apporte sa contribution aux débats en cours.

 

Permettez-moi tout d’abord une première remarque. Si j’ai bien lu la convocation, le comité exécutif de la section de NIORT serait invité ès qualité  à nos travaux. Je pourrais me féliciter  de cet élargissement si les autres camarades qui animent les autres sections l’avaient été eux aussi, ce qui ne me semble pas être le cas. Quelles sont les raisons des faveurs accordées à la section de NIORT ou dit autrement , pourquoi cette discrimination des  autres camarades des autres sections, qui auraient pu apporter eux aussi leur avis. C’est dommage pour le débat lui-même, c’est dommage pour la démocratie interne qui doit aussi prévaloir dans notre Parti. Deuxième remarque, les horaires  et le lieu choisis (NIORT 20 H 30) ne facilitent pas, en raison des grandes distances et du temps consacré au transport, la participation des camarades du nord du département.

 

Cela étant dit, comme  Gwénaël MURPHY, je serai absent au CD du 25 janvier. Aussi permettez-moi d’exprimer ici, mon opinion sur les débats en cours s’agissant des régionales.

Tout d’abord pour remarquer que pour la plupart, les communistes des Deux-Sèvres découvrent ces derniers jours, les difficultés à conclure des accords politiques et électoraux avec les organisations ou mouvements qui auraient la volonté de participer à ce que nous appelons l’élargissement du Front de gauche.

Il est bon de rappeler d’ailleurs que le Front de Gauche est né d’une initiative politique majeure du PCF en octobre 2008, après la naissance du Parti de Gauche de JL MELANCON, lequel a répondu favorablement à la proposition communiste. Puis, est venu s’adjoindre la partie unitaire du NPA avec désormais la Gauche Unitaire.

Ce Front de Gauche, qui a obtenu un relatif succès prometteur aux Européennes, a vocation à s’élargir bien entendu, à d’autres qui en partage la démarche.

Pour ce qui concerne le PCF, si toutefois j’ai bien compris les décisions de son congrès de décembre 2008, l’offre politique de « Front de gauche » c’est-à-dire, des organisations politiques indépendantes et autonomes qui continuent d’exister singulièrement et de déployer leur propositions et stratégie politique, peuvent se retrouver sur des objectifs de luttes, programmatiques ou électoraux ou  (et) à faire front commun. C’était le cas aux Européennes pour dénoncer l’Europe libérale et promouvoir une Europe des peuples, une autre Europe, et c’est le cas aujourd’hui s’agissant des régionales ou nous militons actuellement pour un front de gauche élargi avec des objectifs clairs :

 Construire de la manière la plus ouverte et la plus participative possible les projets régionaux clairement ancrés à gauche que devront porter ces listes et créer autour de ces projets les conditions du rassemblement le plus large.

Tout faire pour empêcher la droite de reconquérir les régions et créer partout les conditions de majorités régionales de gauche, avec l’objectif de porter dans ces majorités des projets de transformation sociale réelle, et si les conditions en sont crées de travailler à leur mise en œuvre, jusque dans les exécutifs régionaux. Cela supposera de travailler sans ambiguïté au lendemain du premier tour à la fusion des listes de gauche et écologistes, donc à l’exclusion du MODEM, dans le respect de l’influence de chacune des listes.

Tout faire pour élire dans ces majorités de gauche le maximum d’élus à même de porter ces objectifs avec détermination durant tout le mandat.

C’est donc sur ces bases que nous avons cherché à élargir le rassemblement initié. C’est sur les mêmes bases, enrichies et précisées  que le communiqué commun aux organisations de gauche ayant rejoint le Front de gauche sans l’intégrer,  du 18 décembre dernier indiquent que le  rassemblement électoral  répond à 3 objectifs indissociables : « changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale et écologique ; battre la droite, empêcher Nicolas Sarkozy et l’UMP de reconquérir des régions pour en faire des relais de leur politique de régression sociale, autoritaire, basée sur la peur ; construire des majorités solidement ancrée à gauche, portant des projets vraiment alternatifs à la logique du système en crise, un projet de transformation sociale et écologique que nous voulons porter jusque dans les exécutifs, à l’exclusion de tout accord avec le MODEM, si les conditions de ces avancés sont réalisées. Il s’agit de la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force le permettant effectivement de les appliquer ».

Il s’agit bien de la  ligne politique commune à tous que nous devons proposer aux picto-charentais.

Bien entendu, nous devons constituer des listes avec les organisations au plan régional qui partagent ces objectifs et ces analyses. Elles doivent être composées en fonction de discussions de répartition à l’intérieur du Front de gauche et des candidats des autres organisations qui peuvent l’enrichir par cet élargissement.

Cependant, force est de constater que malgré de nombreuses déclarations, nous ne sommes pas tous sur la même ligne politique et qu’à ce jour, comme en 2005 lors des discussions des collectifs antilibéraux sur la candidature aux présidentielles, l’accord de toutes les organisations semble avoir fait long feu. En effet au fil des discussions ont fait jours des divergences qui traversent les organisations elles-mêmes.

En effet, le NPA qui a trainé les pieds jusqu’à il y a peu, avant « d’élargir » le  rassemblement, prétend imposer à celui-ci une autre stratégie que celle citée plus haut. Suivit en cela par la FASE ,après que celle-ci  eût été d’accord avec elle dans un premier temps, pour appuyer  maintenant celle du NPA, (celle des deux gauches) qui consiste à décider dès maintenant de la position du 2e tour eu égard aux déclarations de Ségolène ROYAL concernant l’incorporation du MODEM dans sa liste, qui placerait selon le NPA tout le  PS et Ségolène à droite . Et que ce faisant il serait urgent d’annoncer publiquement que « l’autre gauche »ne participera à aucune compromission  et que si le suffrage universel lui en donne la possibilité de se maintenir au 2e tour. Je pense que nous allons un peu vite en besognes. La campagne n’a pas encore démarré,  et n’a par conséquent pas encore produit ses effets. Mais d’ores et déjà, les déclarations  de la Présidente du Poitou Charentes ont alimenté des commentaires et des réactions, dans la presse et le PS. Certains militants et élus socialistes ont manifesté bruyamment contre cette position et pour certains encore s’interrogent sur la suite qu’il conviendrait de donner à ces propos qui sont maintenant les décisions de Ségolène Royal. Pour ce qui  concerne le Front de Gauche, nous réaffirmons notre volonté de proposer une alternative à gauche que nous entendons développer dans la campagne, et nous tenterons de faire participer un maximum de personnes à la construction du programme et son soutien par les électeurs. De sorte qu’un rapport de force suffisant place le Front de Gauche en capacité d’imposer une fusion des listes de gauche au 2e tour, sans le MODEM. Bien entendu nous n’y sommes pas, puisque Ségolène a décidé d’inclure des écolos et des MODEM dans sa liste. Elle le répète elle veut rassembler des altermondialistes au MODEM en passant par les communistes, qui eux mettent  la condition de l’absence du MODEM.

Nous ne partageons pas la théorie des 2 gauches reprisent tant par le NPA que les Alter ou la FASE.

Nous n’entendons pas laisser Royal maitre du jeu. Nous ne voulons pas considérer que la bataille est perdue avant même de la livrer. Nous refusons également de ne pas tenir compte de ce qui bouge au PS. Nous voulons tenir la ligne du rassemblement de toute la gauche, sans rejeter une partie de celle-ci dans les bras de la recomposition au centre.  Nous ne sommes pas dupes de ce qui se joue. Allons-nous réussir ? Le rassemblement du Front de gauche élargi sur une ligne et des objectifs clairs peut y contribuer.

Les réactions virulentes de nos « partenaires » de ces derniers jours me font douter de cette possibilité. Si l’on en juge par les « oukases » les injonctions, les procès d’intentions, les insultes et le mépris qui s’expriment   à notre endroit,  je  doute de la volonté de rassemblement, affichée de nos partenaires. Car sont apparus des désaccords de fond politique, mais aussi sur celui du respect de chaque organisation,  de leur influence réelle et électorale respective et de la place qu’elles ambitionnent d’occuper dans les listes en construction (est-ce encore le cas ?).

Pour ce qui les concernent, les communistes ont , en toute transparence, jouer les règles démocratiques. Ils ont consulté les directions de chacune des  4 fédérations de la région, tenus une conférence régionale à laquelle participaient une centaine de délégués qui s’est prononcé à une courte majorité en faveur d’une liste de rassemblement de la gauche avec le PS au premier tour, puis par une consultation de l’ensemble des communistes, 1008 votants à jour de leurs cotisations, qui eux se sont prononcés en faveur de l’option Front de gauche. Ainsi les communistes, démocratiquement et en toute transparence vis-à-vis de leurs partenaires ont décidé de s’engager dans cette stratégie de rassemblement à gauche, indépendamment du PS.

Ce n’est faire offense à personne que de leur demander à notre tour, de quelles façons les décisions ont-elles été prises dans leur parti ou mouvement.

Ainsi pour le NPA, nous serions intéressés à savoir si les organes dirigeants dans les différents départements de la région ont été consultés et de quelles manières ont-ils rapportés les décisions. Y-a-t-il eu vote ? Et si oui quel en est le nombre d’électeurs, quel est le résultat des différentes options proposées, en nombre de voix et en pourcentage. De la même manière pour la FASE, les Alternatifs, et le Parti de Gauche, il ne serait pas inutile de savoir les processus démocratiques à l’œuvre dans ces formations et leurs liens avec leurs militants et leur organisation.

J’entends déjà certains qui s’offusquent. Comment ce n’est pas le nombre de militants qui compte, c’est « l’esprit du rassemblement » qui est fondamental, le plus important J’entends bien, mais chacun sait qu’il n’y a pas d’esprit sans corps. Alors montrez-nous ce corps que diable !

Car évidemment, si tel n’était pas le cas, nous serions autoriser à penser que les positions, les orientations, les discussions, les négociations en cours émanent de personnes non représentatives et qu’elles ne représentent au fond que des avis personnels. Et bien sûr, dans ces conditions, le nombre et l’ordre dans la liste devra tenir compte de cette réalité. Car enfin, nous n’avons vocation non plus à transgresser les réalités politiques et les représentations de chacun. C’est pourquoi, je suis sûr que les camarades concernés apporteront réponse à ces questions légitimes.

Ensuite je voudrais dire aussi la gène qui est la mienne lorsque dans les analyses qui sont proposées sur la situation politique et les responsabilités de chacun, le vocable ordurier et les procès d’intention se substituent à l’argument politique. Je relève des propos à l’adresse des communistes qui_ sont traités par le mépris, et de Paul FROMONTEIL en particulier sur qui  l’on porte « l’accusation » « d’absence de confiance mutuelle », « le manque de respect de l’autre », « les tentations et notre souci hégémoniques, » «  les transgressions de la démocratie » dont nous serions coupables, et que nous considérerions « les autres organisations comme des supplétifs » et pour corser le tout, nous rechercherions, « l’allégeance ou la rupture ».

Eh bien dites-moi , avec de tels amis, nous n’avons effectivement pas besoin d’ennemis. Ces propos qui émanent de celui qui se proclame « animateur régional de la FA SE ,qui regroupe les Alternatifs, des collectifs et surtout des milliers de gens de gauche non encartés » considère « qu’il est totalement illusoire de penser  que l’ensemble des composantes de la gauche antilibérale et anticapitaliste pourra s’unir sous la bannière du Front de gauche » me laisse dubitatif pour ne pas dire plus, sur la volonté de rassemblement exprimée par son auteur.

Plus sérieusement, les différences , les désaccords, voire les oppositions avec  les collectifs antilibéraux  de naguère dont on connait aujourd’hui les résultats et l’efficacité, ne datent pas d’aujourd’hui. La FASE qui leur succède considère que le Parti communiste est dépassé et que le rassemblement qu’il tente d’opérer est voué à l’échec  tant son « passé » et le, »modèle » qu’il a soutenu trop longtemps, l’ont décrédibilisé, ainsi que la forme parti avec laquelle il n’a pas rompu.

On se demande d’ailleurs, pourquoi, depuis tout ce temps, si la FASE était véritablement représentative auprès « des milliers de gens de gauche » elle n’ait pas songé à faire valider ses options au cours des différentes élections qui ont suivi 2005 ?

Il ne peut y avoir d’union si les choses ne sont pas claires.

Aujourd’hui certains tentent, en accusant la Fédération de Charente Maritimes vouée aux gémonies, de faire porter l’éventuelle «rupture au Parti Communiste (cela revient dans plusieurs écrits). Il y bien longtemps que pour les uns (NPA) il s’agissait sous couvert de discussions unitaires, de faire valider ses options stratégiques qui ne sont pas celles retenues par le Front de gauche. Faire entrer par la fenêtre ce qui n’a pu se faire par la porte. Pour ma part je doute de la volonté unitaire du NPA, ou qu’il soit d’ailleurs. Les propos peu fraternels et les accusations de traitrise au mouvement populaire, en disent plus sur les véritables intentions. Et cela, pas depuis hier. Les rares exceptions qi dérogent à cette constante attitude, sont tout à fait circonstancielles. Quant à la FASE, ici dans les Deux-Sèvres, ou plutôt à Thouars, car elle « »n’existe » qu’à Thouars, son « animateur » cherche à utiliser les organisations, et le PCF en particulier, qui lui donne la main  en participant à ces initiatives pour lui conférer quelque crédit , et trouver une base électorale solide lui permettant d’être candidat, lui-même, cette haute responsabilité ne pouvant que lui revenir dans la configuration qu’il appelle de ses vœux, le PCF étant lui considéré comme supplétif et pourvoyeur de logistique.

Il faut garder raison, j’en appelle à la « sagesse » des communistes et de leurs partenaires, pour se conformer aux textes signés en commun et à s’y tenir, sans retraits ni ajouts.

Je demande à ce que le PCF soit représenté dans les listes front de gauche à sa juste place, et non minoré comme les propositions actuelles de nos partenaires le laisse paraître, et que pour ce qui concerne le 79, que les candidatures proposées par les communistes du Thouarsais soient examinées de façon positive.

 

Fraternellement

 

Bruno FORNACIARI

 

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 18:53

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 17:06

 

Bruno FORNACIARI confirme sa candidature à SAINT-VARENT (communiqué transmis à la presse locale)

 

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On pouvait sedouter qu'il ne serait pas absent du scrutin des prochaines élections cantonales. Bruno FORNACIARI sort officiellement du bois et annonce sa candidature dans le canron de Saint-Varent . Facez au conseiller général sortant,  Claude Aubin, Ses motivations sont plurielles. "Les évènements  récents dans notre canton m’incitent confirmer  ma déterminantion à continuer à lutter  à continuer contre l’implantation d’une maternité porcine industrielle à Luzay,  pour le maintien et la modernisation de l’hôpital de proximité de Thouars, pour la sauvegarde et le développement des services publics notamment. En participant  aux luttes sociales en cours  pour le maintien de la retraite par répartition à 60 ans et  à taux plein, je tiens à apporter ma solidarité avec les grévistes"  explique celui qui était déjà en 2008, à la tête d'une liste de gauche aux élections municipales.

"Ma candidature se veut aussi celle du rassemblement de toute la gauche et des écologistes, nécessaire dès le premier tour, et au- delà,  de tous ceux qui subissent les méfaits de la politique du gouvernement et de ses soutiens locaux,  pour battre la droite à  SAINT-VARENT et sauvegarder ou  renforcer la majorité de gauche au Conseil Général des Deux-Sèvres.

Ma candidature est à la disposition des « saint-varentais » et du rassemblement,  pour  construire les changements politiques qui permettront à la gauche de rompre avec les logiques libérales que prônent le MEDEF, la Commission Européenne et le FMI.


 

 

Fait à Saint-Varent le 29 octobre 2010

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:44

La Poste ou Poste-SA

la poste st varentContre la privatisation, réussir les référendums du 3 octobre. Le gouvernement entend privatiser prochainement La Poste. Encore une proposition qui conforterait les logiques financières. Notre société, les citoyens, ont besoin de La Poste et de grands services publics. C'est efficace pour résister à la crise et répondre aux besoins humains. Avec d'autres, les communistes entendent participer à la défense et à l'amélioration du service public. La Poste et les télécommunications sont notre bien commun. Au peuple, de décider de son avenir. Commençons le samedi 3 octobre, partout en France avec les référendums.


Ci contre Des militants du PCF et de la CGT font signer une petition contre la privatisation de La Poste, à Saint-Varent




Privatisation de fait


A l'automne, Nicolas Sarkozy a programmé un projet de transformation de l'établissement public de la Poste en société
anonyme. Il s'agit en fait de l'ouverture du capital à hauteur de 3 milliards d'euros pour « faire face », dit le pouvoir, à la
«concurrence» en Europe à partir de 2011. Le projet remonte à 2008. Mis en difficulté, le gouvernement a dû le repousser à plusieurs reprises face à une vraie résistance de la population, chez des salariés et des élus. Ce projet intervient dans un contexte dégradé pour la Poste: fermeture de bureaux, réduction de l'offre de service public, notamment dans les campagnes et les villes populaires. Depuis 1997, La Poste n'embauche pratiquement plus
de personnel à statut mais uniquement des contractuels; 43% du personnel aujourd'hui... En vérité, l'ouverture du capital, c'est la privatisation. En Europe et dans le monde, les privatisations postales n’ont engendré que baisse de la qualité du service, augmentation des tarifs, suppressions d’emplois et précarité accrue. Le service public de la Poste a besoin d'argent, certes – c'est l'argument utilisé par le pouvoir pour son mauvais coup- mais beaucoup d'autres solutions existent. La privatisation est donc un choix idéologique du gouvernement. Il s'inscrit dans le cadre de la réduction des dépenses publiques: moins de moyens pour les services publics, plus de profits pour les marchés et les actionnaires.
Des résistances nombreuses, un référendum le 3 octobre. Face aux mauvais coups contre la Poste, les salariés ont réagi et les citoyens se sont organisés dans de nombreux collectifs de défense de la Poste, un peu partout en France. Ici pour s'opposer à une fermeture de site, ailleurs pour exiger que le bureau réponde aux besoins de la population ( horaires, personnel...). Les communistes, leurs élus ont été de tous ces combats. Un collectif national unitaire de défense de La Poste s'est constitué, rassemblant de nombreuses organisations, l'ensemble des syndicats et des partis de gauche. Ce collectif propose d'organiser un référendum national contre la privatisation le samedi 3 octobre et demande à l'ensemble des mairies de contribuer à cette consultation. Dans toute la France auront lieu des référendums.
Dans les villages notamment, de nombreux maires, de tout bord, participeront à cette consultation car la population y est attachée au service public et ces maires tiennent à leur Poste, souvent le dernier service public dans la commune. Là où les autorités refuseraient d'accueillir l'initiative, le référendum se ferait dans la rue, devant les bureaux de poste, dans les quartiers populaires.
Le Parti communiste, les élus communistes sont engagés pleinement dans le succès de cette action et ont décidé d'amplifier la riposte, d'aller à la rencontre des salariés, des citoyens, devant les bureaux de Poste, aux gares, sur les marchés et dans les entreprises pour contribuer à la mise en échec de cette privatisation.
Les communistes proposent
Le gouvernement a déjà reculé sur ce dossier. Il a une première fois reporté l'examen de son projet. Il commencé à bouger aussi sur le texte. Il faut développer la pression populaire. Notre pays a besoin de plus de services publics garantissant les droits fondamentaux dont celui de communiquer, d'un grand service public de la télécommunication.
Défendre La poste, c'est nécessaire. Et il faut rompre aussi avec les logiques de rentabilité financière au détriment de l'efficacité sociale, moderniser et démocratiser la poste en étendant les pouvoirs d'intervention et de décision des salariés des usagers et des élus.
Les communistes proposent de donner les moyens nécessaires à La Poste, l’argent existe pour cela; de la développer avec un modèle de gestion moderne autour de trois objectifs : efficacité sociale, coopération, démocratie. Enfin, la Poste doit participer à un pôle public financier mobilisant l’épargne populaire au service de l’emploi, de la formation. Nous faisons le choix d'un service public pour les usagers, les salariés, les élus, contre la concurrence « libre et non faussée » des requins de la finance.

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Published by bruno fornaciari - dans LA POSTE
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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:26

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création collectif retraite

Voici une coupure de journal provenant de la Nouvelle république, relatant les avancées du collectif retraite thouarsais
banderole 23-9

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:06

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 VOTATION CITOYENNE DU 28 SEPTEMBRE AU 3 OCTOBRE 2009

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 09:09

Meeting/débat SAINT-JEAN DE THOUARS salle du Temps libre

Le 15 juin 2010

 

RETRAITE S ET PENSIONS, SALAIRES.

Mesdames,  Messieurs, chers amis et camarades,

Je remercie le  Maire de ST jean de Thouars André BEVILLE de nous accueillir dans cette salle « du temps libre », fort bien nommée puisque nous allons parler des retraites.

A mon tour, je vous remercie  de  votre présence ce soir, nombreuse, et nous pouvons nous féliciter de cette nouvelle mobilisation des thouarsais après la manifestation le 27 mai dernier pour les retraites qui à rassemblé à Thouars 1000 personnes tandis que 1 millions battaient le pavé dans de nombreuses villes de France à l’appel des syndicats et des partis de gauche.

« Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat »

 Ses vers que vous connaissez, du poème d’Aragon la Rose et le Réséda,  ont été écrit à l’époque, comme un appel urgent à la résistance contre l’envahisseur nazi 

D’une certaine façon ils sont contemporains de ce que nous vivons aujourd’hui. Car c’est bien de résistance qu’il faut parler contre cette attaque en règle de grande ampleur, programmée, organisée,  par le Président de la République et son  gouvernement FILLON, exauçant ainsi les vœux de leurs amis du CAC 40 et du MEDEF., Cet acquis sociétal que constitue la possibilité de cesser son activité professionnelle dès 60 ans et de partir à la retraite à taux plein pour conserver les moyens de vivre, est une  avancée de civilisation que nous sommes bien décidés, les uns et les autres, à ne pas laisser remettre en cause.

Et c’est bien aussi parce qu’ : «  il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu ni césar ni tribun « que  à l’initiative des communistes Thouarsais, à pu se constituer assez facilement un collectif de défense et de promotion des retraites composé de toutes les organisations gauche  du Thouarsais ( PCF, PS, NPA, FASE) et de deux syndicats ( CGT et FSU) qui chacune rejette cette contre-réforme.

A la fin de cette introduction aux débats, je vous présenterai les représentants.

Cette référence à cette strophe de  « l’internationale » donc,  n’est pas fortuite. En effet nous apportons notre solidarité au peuple grec auquel, vous le savez,   l’Europe du Traité de Lisbonne où  la concurrence y est libre et non faussée et le FMI  veulent imposer une cure d’austérité sans précédent. La baisse des salaires des fonctionnaires et des investissements publics, l’allongement de l’âge de départ à la retraite à 67 ans, et  la baisse des pensions, entre autres mesures amères, sont les remèdes, aussi injustes qu’inefficaces, et la crise financière, le prétexte, à cette purge qui résulte de la crise du système capitaliste.  Ce peuple grec qui se bat et dont nous sommes solidaire, ferait les frais d’une politique  dont sont ils ne sont pas responsables. Ces mesures mises  en œuvre par le gouvernement socialiste grec sous l’égide de la Banque Centrale Européenne et du FMI sont  destinées à renflouer les banques pour rehausser les profits des actionnaires, en reportant tous les efforts et les sacrifices sur les masses populaires.. Nous clamons notre solidarité avec  peuple grec. D’autant qu’en Europe, des gouvernements ont des idées de contaminations. En Espagne, en Grèce,  en France et en Allemagne des mesures drastiques d’austérité ou plan de rigueur sont mis en œuvre ou en préparation. L’attaque contre les retraite est inscrite en contrepartie du dispositif de 750 millions d’ € décidé par l’Union Européenne pour assurer le remboursement des créanciers. Il s’agit de diminuer la part, dans les richesses produites, des prélèvements publics et sociaux (impôts et cotisations), nécessaires au financement des dépenses sociales (retraites, santé) afin de faire progresser la part des prélèvements financiers (intérêts et dividendes).

Il est d’ailleurs fort dommage que Dominique Strauss Kahn, Directeur du FMI appui Sarkozy pour sa réforme, lorsqu’il déclare « si on vit cent ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans » fin de citation

 

Avant de vous présenter la tribune, encore quelques mots sur la façon dont les médias rendent comptent des luttes sociales et du 27 mai dernier en particulier.

Le dossier  des retraites est important pour le pouvoir, et je ne résiste pas à vous « offrir » un florilège des efforts de la médiacratie rampante, adossée à la classe dirigeante, pour tordre la réalité au gré de ses humeurs idéologiques.

 Ainsi donc, de Libération au Figaro, la journée de mobilisation du 27 mai dernier serait, au mieux, un « demi-échec », au pire, un « revers pour les syndicats ». « Avantage Sarkozy », titre le premier. « Voici la fin de la retraite à 60 ans », écrit le second, fier d’annoncer que « les Français ont compris qu’on avait changé d’époque ».

Les tentaives de manipulation de l'opinion n'ont décidément plus de bornes.

Un million de manifestants, moitié moins pour la police de Sarkozy.

Mais le vrai bilan est ailleurs. Et ce bilan-là fait peur au pouvoir, incapable, et pour cause, d'en nier l'authenticité : oui, il y avait plus de monde sur les pavés le 27 mùai que le 23 mars dernier ! La mobilisation va crescendo.

D'ailleurs tous les sondages donnent majoritairement un rejet par les français de cette réforme.

Rappelons, pour mémoire que l'objectif affiché des syndicats était de faire aussi bien que le 23 mars. Le but est dépassé.

Du coup, une espèce de vent glacial a soufflé sur l'Elysée et matignon.

Si bien que François Fillon enpersonne, débordé par un accent de sincérité qu'il ne put réfréner, tant les chiffres qui lui parvenaient des préfectures lui donnaient l'exacte ampleur des cortèges, finit par décarer : "On rentre dans le dur avec la mobilisation de jeudi".

Des mots qui auraient fâché le chef de l'Etat, réclamant à ses artilleurs lourds de reprendre la main. « Faible mobilisation », déclarait le porte-parole Luc Chatel. « Mobilisation très en dessous des souhaits des syndicats », reprenait l’ineffable secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand.Elevé au sommet du ridicule, ce dénis de réalité a ceci d’intéressant qu’il témoigne de l’intensité du trouble de l’exécutif.

 

Et si la peur commençait, progressivement, à changer de camp ?

 

Et si la gigantesque entreprise de conditionnement mental des Français organisée par le gouvernement, avec en toile de fond une fausse concertation conduisant à détruire la retraite à soixante ans, était en train de se retourner contre ses promoteurs ?

 

Et si la panique organisée par tous les relais libéraux du pays depuis la remise du rapport du COR, se transformait en un vaste débat citoyen, responsable, contradictoire et surtout alternatif, prenant peu à peu les traits de ce qui se passa avant le référendum sur le traité constitutionnel, en 2005?

 

Rien n’est impossible en effet et les Français prennent conscience, chaque jour un peu plus, des dangers de la contre-réforme réactionnaire en cours et de lacrédibilité d’autres pistes de financements.

N'en déplaise à beaucoup, ce lent cheminement ne fait que débuter dans les têtes. La bataille aussi. Nous ne battrons pas en retraite ! Car, Fillon le sait RIEN N’EST JOUE ! 

 Les moyens de toutes sortent mis en place par le gouvernement pour faire avaler des couleuvres en dit long sur l’importance du dossier, « mère de toutes les batailles sociales » pour les uns, « réforme du quinquennat » pour l’autre. Bernard Thibault a raison : « Certains prennent des risques sur le climat social à venir. Ils seront au pied de certaines surprises prochainement. »


La morgue et le mépris affichés contre les manifestants laisseront des traces. On ne raye pas d’un trait de plume un million de personnes dans les rues, niant non seulement leurs revendications mais jusqu’à leur existence !


Comme vous le savez, la retraite et les pensions ne sont pas que des questions pour demain.

L’âge du départ en retraite et le financement de cette période de la vie (une nouvelle étape disent certains) recoupent une multiplicité de questions telles que l’emploi, le partage des richesses produites, l’avenir des jeunes et l’activité de celles et ceux qui accèdent à une retraite bien méritée après avoir contribué au développement économique, social, humain de la collectivité. Ce droit doit être pleinement inscrit dans les mutations de la société.


Constatons d’abord que cela fait des années que de contre-réforme en contre réforme réactionnaire, le droit à la protection sociale et à la retraite, imaginé au sortir de la Libération dans un pays exsangue, par le Ministre communiste Ambroise Croizat, puis conforté avec la retraite à 60 ans par le gouvernement de gauche en 1981, est entamé. Le système des cotisations a été construit dans les années suivant la Libération, lorsque la valeur ajoutée propre des entreprises représentait la quasi-totalité de leurs ressources, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui  avec les revenus financiers.


Derrière ces projets de contre-réforme se cache un débat plus fondamental. A qui profite la valeur ajoutée produite dans ce pays ? Aux actionnaires ou à la société, aux créateurs de richesses que sont les travailleurs manuels et intellectuels ?


Car la situation de nombreux retraités se dégrade. La pauvreté est de retour.

Il n’est pas rare de rencontrer, sur le marché de Thouars, par exemple des personnes retraitées, souvent des femmes qui avouent connaître le dénuement. L’une c’est 460 € de retraite l’autre 500 €. Pour un nombre important de retraités la pension n’atteint pas 1200 €. C’est dire si la hausse de 0,9 % des pensions du régime général est insuffisante et en complet décalage avec l’évolution des dépenses. Elle annonce une aggravation du phénomène de paupérisation dénoncé par les associations caritatives, tandis que les syndicats revendiquent avec raison à ce qu’aucune retraite ne soit inférieure au SMIC. La hausse des prix de l’énergie de 10 % constatée ces 2 dernières années et celles de  8 %  l’alimentation annule largement les effets de la revalorisation qui sont absorbés par les augmentations des produits et services que consomment les gens les plus pauvres s’alarme un responsable du Secours Catholique.


En 2008 pour une inflation de 2,8 % en moyenne, la revalorisation des pensions a été de 1,36 %. En 2009 elles ont été augmentées de 1 % au 1er avril soit 0,75 % sur l’année. En 2010, je viens de le dire la hausse est de 0,9 % pour une inflation prévue supérieure à 1 %. Mais le gouvernement justifie sa décision en osant évoquer un trop-perçu par les retraités l’an dernier, au motif que l’inflation a été légèrement inférieure aux prévisions. De nombreux retraités ne peuvent boucler les fins de mois, d’autres ne mangent pas à leur faim. Après les travailleurs pauvres, voici venu le temps des retraités pauvres. Et parmi ces derniers, de nombreuses femmes dont les carrières sont « incomplètes » en raison de la mise au monde de leurs enfants, du travail à temps partiel (sur les 4 millions d’ actifs à temps partiel 82 % sont des femmes),avec des salaires inférieurs à ceux des hommes, les femmes paieront le prix fort de cette contre-réforme des retraites et les inégalités vont s’aggraver encore.


Je pourrais encore décrire la situation des jeunes, des employés, des ouvriers, enseignants et autres travailleurs intellectuels. Tous à des degrés divers, seront impactés par les mesures régressives en préparation.


HALTE AU MENSONGE : D'AUTRES MOYENS EXISTENT !


Le gouvernement et le MEDEF veulent faire croire que les déficits ont une cause purement démographique et qu'il faut donc indexer la durée de cotisation sur l'élévation de l'espérance de vie. Même si en 2050, on passait de 1,8 salarié actif pour un retraité à 1,2 salarié actif. On pourrait sans problème financer les retraites car la richesse produite augmente régulièrement et aura doublé d'ici 2050.

Dans son scénario le plus catastrophique, le COR estime en 2050 le déficit des retraites à 3 % de PIB (soit 115 milliards sur un PIB de 3800 milliards). Nous sommes loin de la catastrophe annoncée, à condition que l'on ne veuille pas la peau de la retraite par répartition, en s'alignant sur les exigences du MEDEF: maintenir la part salariale au niveau le plus bas possible au seul profit des dividendes versés aux actionnaires. Ces derniers en 1982, représentaient 4% de la masse salariale contre13% aujourd'hui.


La véritable question n'est donc pas démographique, elle est politique : c'est celle du partage

des richesses que nous produisons par notre travail.


Par ailleurs, il faut prendre en compte que  depuis plusieurs années nous assistons à une remontée de l’indice de fécondité. En 1974 il était de 1,65, il passe à 2,09 enfants par femme d’âge fécond en 2010, soit quasiment le taux de renouvellement des générations qui est de 2,1. De même on peut estimer l’augmentation du besoin de financement lié à la démographie à 150 % de 1949 à 2009. Mais les richesses produites ont-elles, sur cette période augmenté de 645 % en volume soit une croissance de 400 % par personne d’âge actif.


Une politique familiale moderne pourrait contribuer à créer la force de travail et donc les cotisants de demain, permettant de garantir le financement des retraites par répartition. Ceci impliquerait e outre de relever le nombre d’actif cotisants en faisant reculer les exclusions sociales et en relevant le taux d’emploi des femmes, ce qui nécessiterait un service public de la petite enfance pour assurer des formules de garde des enfants.


L’accroissement de l’espérance de vie est un fait positif. Politique familiale moderne, formation, salaires et emploi sont au cœur du financement des retraites. ILS NOUS MENTENT  car Ils veulent aggraver encore ce qui a échoué.


Les  3 réformes Balladur (1993) Fillon (2003) et 2008 ont imposé :

En 1993 - 40 années de cotisation au lieu de 37,5 ans pour une retraite à taux plein

- passage des 10 au 25 meilleures années pour le calcul de la pension aboutissant à une baisse automatique des pensions

- Indexation des retraites sur es prix et non plus sur les salaires, ce qui conduit à une perte de pouvoir d’achat des retraites et accroît l’écart entre salaires et retraites.

En 2003 : -  Alignement de la durée de cotisation des fonctionnaires pour une retraite à taux plein (Frank Billy de la FSU en dira quelques mots tout à l’heure, et nouve allongement pour tous les régimes jusqu’à 41 ans en 2012, voire 42 en 2020

Réduction des pensions, asphyxie du financement de la retraite par répartition,  incitation du recours à la capitalisation

En 2008 :-  Alignement des régimes spéciaux (SNCF, EDF-GDF, RATP) sur le régime général - Durée de cotisation portée à 41 ans pour tous en 2012

 

Toutes ces mesures convergentes visant la régression des pensions et l’allongement de la durée de cotisation ont dégradé l’équilibre financier.

 

Maintenant ils veulent aller plus loin encore : repousser l’âge de la retraite, accroitre la durée de cotisation, réduire le niveau des pensions (JP GAY de la FASE donnera quelques informations sur les mesures gouvernementales en préparation)

L’idée archi rabâchée d’un partage des efforts avec prélèvement sur les plus fortunés est un leurre visant à faire avaler les couleuvres de l’augmentation des annuités. (taxation circonstancielle et provisoire des plus riches, maintien du bouclier fiscal etc..) Ils amusent la galerie

Le débat sur un vrai financement pour garantir la répartition est interdit afin de monter les régimes par capitalisation. Face au sacrifice des jeunes, grandes victimes du projet Sarkozy, la solidarité entre les générations et l’action doivent se renforcer.


PROPOSITIONS DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS


Pour assurer la retraite à 60 ans à taux plein avec 75 % du salaire, et sans prolonger la durée de cotisation requise, il y a des besoins de financement indéniables. IL FAUT LES ASSUMER.

C’est un enjeu de civilisation, et cela participe d’une issue de progrès à la crise.

Le gouvernement dit envisager de taxer les hauts revenus te les revenus financiers. On peut y voir là le résultat de la pression, que nous avons contribué à faire monter, mais aussi celle de la crise financière ; la population ne comprendrait pas  que l’on ne mette pas à contribution ces revenus responsables de la crise. Mais ce qui est proposé, et qui porterait pour l’essentiel sur les ménages, ne nous donnerait pas beaucoup de ressources supplémentaires. Il s’agit d’instituer une cotisation  (et non un impôt) sur les revenus financiers des entreprises et des banques. Selon le dernier rapport sur les comptes de la nation, ces revenus en dépit de la crise, se sont encore montés à 300 milliards d’euros en 2009. Si on les soumettait à cotisation, au même taux que la cotisation patronale de l’assurance vieillesse, soit 8,3 %, cela rapporterait environ 24 milliards d’euros. Et dans l’urgence cela peut permettre  de faire face au déficit et de répondre aux besoins les plus pressants : relever les basses retraites, et augmenter les pensions etc.

 

Mais la logique de cette mesure c’est de dissuader la course aux revenus financiers. A terme, nous voulons réorienter l’argent vers le développement de l’emploi, de bons salaires, de la formation, de la croissance réelle.

Dans cet objectif, notre principale proposition est de moduler la cotisation patronale en fonction du rapport entre salaires et valeur ajoutée : ainsi, les entreprises qui relève ce rapport auraient un taux de cotisation abaissé, et celles qui le font plonger (qui baissent ou n’augmentent pas les salaires) auraient un taux largement relevé, ce qui, au final, rapporterait davantage à la sécu. Je rappelle que 100 000 emploi c’est + 1,5 milliards pour la sécu.

Les cotisations doivent rester fonction des salaires versés dans chaque entreprise, mais ce taux serait moduler selon le rapport salaire/valeur ajoutée. Cela responsabiliserait socialement les entreprises en les incitant à augmenter la part des salaires dans la valeur ajoutée (politique salariale, emploi, qualification) à gagner en productivité en baissant d’autres coûts dans l’entreprise que les coûts salariaux, à ne pas céder à la croissance financière (OPA, placement financier, spéculation, exportation de capitaux, croissance externe spéculative…) etc..

A cela pourrait s’ajouter la fin des exonérations patronales qui rapporterait chaque année 30 milliards. Ainsi, une autre logique de la croissance et de la gestion des entreprisses centrées sur le développement des emplois, des salaires et des prestations sociales pourraient se mettre en pace pou le progrès social et économique.

 

Voilà

 

Veuillez m’excuser pour avoir été un peu long. Je termine maintenant mon propos en  vous présentant,  la tribune et les prochains intervenants.


Je vous remercie

 

 

.

Frank BILLY pour la FSU

Jacques Kalbach pour la FD du PS

Cgt Manu Dos Reis  le secrétaire de l-UL CGT

Jean-Pierre GAY pour la FASE

Gérard PENIT pour le Part de Gauche

Patrice DURAND pour le NPA

 

Nous entendrons le témoignage de  Marie-Point COCHARD infirmière CGT à l'Hopital de Thouars.

 

 

 

 

 

 


 

 

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Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
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BRUNO FORNACIARI

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