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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 05:27

~~ Appel au Président de la République « La place de la France est aux côtés du peuple grec » Monsieur le Président de la République, La crise grecque s'exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous rapprocher d'un accord utile à toute l'Europe, soit d'une rupture dont personne ne peut prévoir les conséquences. L'intransigeance des principaux dirigeants européens peut nous conduire alors au bord de l'abîme. Il est aussi vital que pressant de sortir de ce piège. Le moment est crucial. La responsabilité de chaque acteur concerné est directement engagée. Il serait sordide -et au demeurant parfaitement vain- d'escompter une capitulation du gouvernement grec. La fidélité de celui-ci au mandat que lui a confié son peuple n'est pas un défaut mais un exemple à suivre. S'il refuse la compromission, il s'est, en revanche, montré prêt au compromis. Une solution à la fois digne et réaliste est donc à portée de la main. Le moment ultime est venu pour la concrétiser. C'est dans ce contexte que nous vous lançons un appel solennel : la France ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants. Son message ne peut se réduire à un rappel docile des "règles" à respecter quand la maison brûle. D'autant que ces règles sont aujourd'hui massivement récusées par les peuples et reconnues contre-productives par nombre de leurs anciens protagonistes eux-mêmes. Aujourd'hui, alors que la crise de confiance entre les citoyens et les institutions européennes est à son comble, c'est en se montrant capable d'entendre l'exigence de justice, de dignité et de souveraineté d'un peuple debout qu'un pays comme le nôtre sert la cause européenne bien comprise. A l'inverse, qui humilie la Grèce obère l'avenir de la construction européenne. Car le refus de l'austérité et l'aspiration démocratique sont aujourd'hui en Europe les attentes les plus partagées. C'est pourquoi nous attendons de vous, que vous preniez une initiative politique de nature à débloquer les négociations entre l'"Eurogroup" et les autorités grecques. Nous n'évoquerons pas ici les transformations profondes à promouvoir en Europe qui font débat entre nous. L'acte urgent que nous vous demandons d'accomplir est de refuser de participer à la stratégie d'isolement de la Grèce, concernant en particulier le chantage financier et la nature des "réformes" exigées du gouvernement et du Parlement de ce pays. Apportez un soutien explicite aux mesures saines prises par les autorités grecques, telles que celles qui s'attaquent à la crise humanitaire en Grèce, ou qui permettent enfin de lutter contre l'évasion fiscale. Désolidarisez-vous en revanche nettement des exigences insoutenables de l'"Eurogroup" en matière de dérégulation du marché du travail, de révision du système des retraites ou de privatisations. Acceptez enfin le principe d'une renégociation de la dette grecque, dont une large part est notoirement illégitime. Cette situation est sans précédent dans l'Union européenne. La France doit prendre la place qui est la sienne dans l'Histoire, celle-ci est aux côtés du peuple grec et de son gouvernement. Signataires : Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du PGE Dominique Adenot, PCF, président de l'ANECR, maire de Champigny, Pouria Amirshahi, député PS François Asensi, député de Seine St Denis GDR, maire de Tremblay en France Eliane Assassi, Présidente du groupe CRC au Sénat Isabelle Attard, députée Nouvelle Donne Clémentine Autain, porte parole d'Ensemble Marinette Bache, Conseillère de Paris, RetS, Guillaume Balas, député européen PS Julien Bayou, porte parole EELV Martine Billard, Bureau national du PG Michel Billout, Sénateur CRC Frédéric Boccara, économiste Eric Bocquet, Sénateur CRC Jean-François Bolzinger, syndicaliste Marie George Buffet, députée GDR Fanelie Carrey-Conte, députée PS André Chassaigne, Président du groupe GDR, Laurence Cohen, Sénatrice CRC Eric Coquerel, coordinateur général du PG Catherine Coutard, Vice présidente du MRC Thomas Coutrot, Mouvement associatif, Karima Delli, députée europénne EELV Michèle Demessine, Sénatrice CRC Bernard Devert, syndicaliste Jean Pierre Dubois, militant associatif Marc Dolez, député GDR Hervé Falciani, lanceur d'alerte Bastien Faudot, SN et porte-parole du MRC Jean Pierre Fourré, Vice président honoraire Assemblée nationale, Ret S Jacqueline Fraysse, Députée GDR Elisabeth Gauthier, réseau Transform ! Europe Liem Hoang Ngoc, socialiste affligé Frédéric Hocquart, conseiller PS de Paris Nordine Idir, secrétaire général Jeunes communistes Lucien Jallamion, Secrétaire Général République et Socialisme Michel Jallamion, Convergences des Services Publics Eva Joly, députée européenne EELV Pierre Khalfa, Co-président Fondation Copernic Pierre Larrouturou, Nouvelle Donne Jean Luc Laurent, député, maire de Kremlin Bicètre, Président du MRC, Marie-Noelle Lienemann, Sénatrice PS Patrick Le Hyaric, député européen GUE-NGL, directeur de l'Humanité Emmanuel Maurel, député européen PS Gus Massiah, mouvement social Jean Luc Mélenchon, député européen GUE-NGL Alain Obadia, PCF, Président fondation Gabriel Péri Younous Omarjee, député européen GUE-NGL Christian Picquet, Gauche Unitaire Barbara Romagnan, députée PS Sandrine Rousseau, porte-parole EELV Anne Sabourin, PCF - Coordinatrice Forum européen des Alternatives Lydia Samarbakhsh, PCF, responsable International Nicolas Sansu, député GDR, maire de Vierzon Laura Slimani, Présidente MJS, présidente jeunes socialistes européens Aurélie Trouvé, militante associative Marie-Christine Vergiat, députée européenne GUE-NGL Francis Wurtz, PCF, député européen honoraire

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 07:58

Mardi, 23 Juin, 2015 Humanite.fr

Les chefs d’Etats de la zone Euro étaient réunis ce lundi soir à Bruxelles pour tenter, une énième fois, de trouver un accord permettant le déblocage d’une nouvelle tranche d’aide financière destinée à la Grèce et garantissant l’avenir européen du pays. Confrontée à une situation d’une gravité inédite, la Grèce fait face à d’importantes échéances de remboursement à l’adresse du FMI. Un accord avant le 30 juin apparait indispensable pour éviter un défaut de paiement qui plongerait le peuple grec dans une nouvelle vague de souffrances. Depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza en janvier dernier, les « institutions » et le Gouvernement grec se livrent à une véritable partie d’échec qui met à mal l’avenir d’une Europe aujourd’hui en panne de solidarité et d’entente mutuelle. Les créanciers jouent de manière irresponsable la carte de l’asphyxie financière du pays et exigent de nouvelles mesures d’austérité, inacceptables pour un peuple qui n’en peut plus. Cette intransigeance, dont l’objectif est aussi de prouver aux autres peuples qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité, ainsi que ce chantage à la faillite ne sont plus acceptables. L’austérité doit cesser de toute urgence. Les dégâts de cinq ans de politique récessive sont connus : richesses nationales exsangues, chômage endémique, pauvreté alarmante, et endettement en hausse. La situation exige en réalité des mesures d’une toute autre nature : c’est bien à une restructuration, voire à une annulation d’une partie substantielle de la dette grecque qu’il convient d’opérer. La Commission sur « la vérité de la dette grecque » vient d’ailleurs de rendre ses premières conclusions. Il apparait qu’une partie de la dette grecque est illégale et illégitime. Les plans d’aide « concoctés » par les « institutions » n’avaient pas pour objectif principal d’aider le peuple grec mais de sauver avant tout les banques étrangères, notamment françaises et allemandes. L’Europe est aujourd’hui à un tournant et les décideurs européens doivent prendre toutes leurs responsabilités. La position défendue par les créanciers est particulièrement contradictoire : affichant leur volonté de voir la Grèce rester dans la zone euro, ils font tout pour que le contraire advienne. Dans ces négociations, le rôle de la France doit être clair : elle ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants, comme nous le clamions, aux côtés d’autres personnalités, dans une tribune parue vendredi dernier dans Libération et adressée au Président de la République. Nous tenons à réaffirmer tout notre soutien au combat mené par le Gouvernement grec, qui est parvenu à redonner un peu de dignité à un peuple dont les droits les plus élémentaires ont été bafoués. L’Europe doit aujourd’hui cesser d’être le gendarme de l’austérité et la gardienne des intérêts de l’oligarchie financière.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 18:14
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 06:15
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 20:06
piscine chillou
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 05:47

Une tribu aborigène refuse 1 milliard de $ d’une compagnie pétrolière

L’information est pratiquement passée inaperçue des grands médias, elle est pourtant symbolique d’un combat mené par des minorités au nom de la planète entière. Au Canada, une petite communauté d’amérindiens a refusé un « pot de vin » (officiellement, un dédommagement) d’ 1 milliard de dollars qui aurait dû ouvrir la voie à la construction d’un port pour le transport du gaz naturel liquéfié.

Avec la raréfaction des puits de pétrole, le secteur doit se diversifier dans des sources non-conventionnelles et repousser toujours plus les limites de l’exploitation des milieux naturels. Ceci implique notamment la construction de nouveaux ports industriels. C’est ainsi que le groupe pétrolier Malaysien Petronas avait l’ambition de construire un port spécialisé pour l’acheminement du gaz naturel liquéfié au Canada. Un sous-projet d’un plan d’exploitation plus large de 36 milliards de dollars canadiens lancé par le groupe Pacific NorthWest LNG.

Malheureusement leur projet va, au moins momentanément, prendre l’eau tout récemment avec la décision des Lax Kw’ alaams, une tribu amérindienne, de refuser la construction de ce port pétrolier adapté au gaz naturel. Par la même occasion, la tribu constituée de quelques 3600 membres fait une croix sur la bagatelle d’1 milliard de dollars. « Ce n’est pas une question d’argent. L’enjeu est environnemental et culturel. » exprime Garry Reece, porte parole du groupe, au New York Times.

Après six consultations publiques et débats, le conseil de la tribu va s’opposer au paiement et au projet. Ainsi, la communauté située en Colombie-Britannique à l’extrême Ouest du Canada, pose un acte écologique fort et courageux. En effet, les habitants craignent que le projet de Petronas puisse avoir un impact important sur les poissons et l’environnement, causant des dégradations irréversibles des « terres sacrées » qui appartiennent aux Lax Kw’ alaams. La plus grande inquiétude concerne la survie des jeunes saumons sauvages dont l’habitat naturel pourrait être détruit et est déjà malmené par d’autres sources de pollutions. Mais la compagnie pétrolière avance des études environnementales exprimant un avis contraire. L’agence environnementale canadienne n’a pas encore remis son avis. Dans une réflexion plus globale, c’est une opposition locale à un souhait de construire sans tarder une ère post-pétrolière à l’heure même d’une crise écologique sans pareille mesure.

Une petite bataille de gagnée mais certainement pas la victoire. La compagnie pétrolière annonce qu’elle continuera à évaluer la viabilité du projet pour répondre aux attentes des natifs amérindiens. De nouvelles « négociations » auront probablement lieu. Plusieurs batailles locales contre des projets similaires se déroulent au même moment au Canada, au Québec et dans le nord des États-Unis. À titre d’exemple, le projetKeystone XL, un pipeline géant devant transporter les sables bitumineux du Canada à travers les USA, est au point mort à ce jour. D’autres tribus aborigènes font opposition à cet autre projet de manière effective pour l’instant. Jusqu’à quand ces peuples vont-ils résister à « la marche du progrès » ? Le progrès ne serait-il pas désormais d’envisager de nouvelles énergies sans plus tarder ?

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 00:55

Élections régionales : le PCF appelle au rassemblement et à la convergence citoyenne

RÉSOLUTION DU CONSEIL NATIONAL

Les élections régionales auront lieu en décembre prochain.

Au lendemain de l'adoption de la loi NOTre qui bouleverse l'organisation de la République, la portée territoriale, nationale et européenne des nouvelles régions souligne l’importance de ce scrutin. Après les départementales il s'agit pour le pouvoir et le Medef de faire de ces entités territoriales des relais de la mise en concurrence des territoires au détriment de l'emploi, du progrès social, de la démocratie locale et des dépenses publiques d’intérêt général. A la clef, ce seront de nouvelles souffrances pour les populations.

Ces élections seront également la dernière consultation électorale avant 2017 dans un contexte de politique austéritaire aggravée et de recomposition politique accélérée.

Deux enjeux sont mêlés avec ces élections :

- L'avenir de la République : des régions au service de la solidarité et de l'égalité ou des régions au service de la compétition et des inégalités.

- Une issue véritablement de gauche à la crise politique ou l'enfoncement dans une situation qui bloque tout espoir.

Nous refusons la perspective de régions au service exclusif de la métropolisation libérale laissant à l'autre bout de la chaîne, des « déserts» et des territoires d’exclusion.

Nous voulons préserver le droit à l'égalité territoriale, travailler à une harmonisation des territoires dans une vision équilibrée de l'aménagement. Nous voulons promouvoir un nouveau modèle de développement économique, agricole et urbain en liaison avec de nouveaux droits de la personne et des salarié-e-s. Nous voulons des régions solidaires citoyennes, démocratiques, écologiques, féministes.

Nous voulons faire entrer dans le pouvoir régional les exigences populaires de solidarité et d'égalité, faire des élections régionales un moment du rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent des politiques de gauche alternatives à l'austérité, à l'offensive sécuritaire et liberticide actuelle.

Nous voulons construire pour cela des dynamiques politiques et citoyennes jusqu'aux urnes qui mettent en échec la droite et l'extrême droite et ouvrent la possibilité de politiques publiques de gauche offensives.

Dans les régions dirigées par des majorités de gauche, les communistes avec leurs élu-e-s ont permis des avancées pour les populations que nous revendiquons dans le contexte actuel : un réseau ferré public œuvrant au désenclavement et défendant des politiques de tarification sociale, des espaces de gratuité ou de nouveaux droits ; des engagements conséquents dans la construction et la rénovation des lycées, le développement de la formation professionnelle incluant les publics défavorisés ; le soutien à l’innovation et la recherche, aux PME PMI et la création de politiques d'ESS favorisant l’emploi de proximité ; la promotion de la culture du sport pour toutes et tous et de l’éducation populaire, l'avancement de politiques d'égalité entre les hommes et les femmes.

Le PCF a fortement contribué à ces acquis que nous ne voulons pas voir abandonner ou brader. Nous refusons que la droite et l’extrême droite s’emparent de nouveaux pouvoirs et points d’appui pour 2017. Mais nous ne découplons pas cet objectif d’œuvrer à des politiques solidaires, citoyennes, écologiques remettant l'humain au coeur des priorités régionales à rebours des logiques financières de concurrence imposées par l'Europe.

Aujourd'hui, il s'agit de permettre de nouvelles avancées en combattant les logiques de compétitivité et leurs effets ravageurs pour les politiques publiques locales. Il s'agit encore de s'attaquer au coût du capital , de mobiliser de nouveaux moyens financiers au service d'objectifs d'emploi, de formation, de promotion de tous les services publics.

Pour une nouvelle union populaire, nous appelons au rassemblement et à la convergence citoyenne.

Le PCF a pris la décision de rencontrer dans chaque région l'ensemble des forces de gauche et de travailler avec elles les conditions du rassemblement politique et citoyen le plus large à gauche.

Les régions ne sauraient être les relais des choix gouvernementaux et européens. La situation de crise sociale économique écologique ou encore démocratique appelle au contraire des politiques clairement anti austéritaires et anti libérales.

Des convergences de projet s'affirment entre les forces du Front de gauche, écologistes, Nouvelle donne, des militants ou personnalités socialistes, acteurs sociaux, militant-e-s antiracistes, et féministes, culturels, intellectuels et syndicalistes qui, comme nous, cherchent à œuvrer à l’alternative à gauche ouvrant la possibilité de plate formes régionales et de listes de large rassemblement de 1er tour pour des politiques régionales d'une gauche offensive et citoyenne.

Un premier état des lieux montre que le débat des communistes s'oriente très majoritairement vers ce choix et sa mise en œuvre. Il y a de la disponibilité pour favoriser l'implication politique et citoyenne la plus large possible sous toutes les formes et à tous les niveaux.

Il atteste également de la volonté largement partagée des communistes de travailler pour le second tour à la fusion des listes capables de battre ensemble la droite et l’extrême droite.

Nous travaillerons à ce rassemblement en fonction des configurations régionales, avec l'objectif de pousser tout au long de la mandature les objectifs que nous aurons portés dans la campagne du premier tour et d'assurer la présence de nombreux élu-e-s communistes, Front de gauche et issus de nos listes de rassemblement dans les nouvelles assemblées.

Leur présence sera un facteur déterminant pour les politiques qui y seront menées et pour travailler les rapports de force en lien avec les citoyen-e-s et le mouvement social.

Les discussions montrent le besoin pour le PCF d’être à l’offensive pour faire vivre nationalement notre démarche.

Dans les semaines qui arrivent les communistes seront appelés à déterminer leurs choix de rassemblement et leurs chefs de file région par région. Ils resteront maîtres de leurs décisions jusqu'au terme des consultations en cours. Les options diverses, si elles existent dans les régions, devront être soumises à leur choix.

Le Conseil national tient à souligner que notre démarche de pactes régionaux et de listes de large rassemblement au premier tour autour de ces pactes sera d'autant plus forte et efficace si elle est mise en œuvre nationalement dans toutes les régions.

Passer à la vitesse supérieure.

Alors que nous tenons ce Conseil national du PCF, le débat politique est en train de s’accélérer. Nationalement comme dans les régions. Le congrès du PS a attesté de sa volonté de sceller son unité autour d’un soutien au Président de la République. Tout montre que le malaise reste pourtant aussi profond

De plus en plus de voix, socialistes comme du Front de gauche, d’EELV , de Nouvelle Donne, de la sphère sociale disent leur volonté d’en finir avec cette politique gouvernementale qui conduit tout droit à la montée de l'abstention, à la désespérance, la montée de l'abstention nourrissant le vote FN et celui pour la droite la plus revancharde. Le champ des possibles grandit pour construire des majorités de projets et d’idées, des majorités pour gouverner.

Aujourd’hui il ne suffit plus de désigner ce que nous refusons, il s’agit alors d’affirmer ensemble et dans le respect de chacun ce que nous entendons faire.

Les élections régionales seront déterminantes pour les politiques qui y seront menées bien sûr, elles pourront être également déterminantes dans notre capacité à relancer l'intervention populaire. Le CN du PCF appelle à se rassembler faisant de ces élections un moment utile à nos concitoyens, permettant de faire grandir une nouvelle gauche porteuse d'alternative.

Il ne s’agit pas de nier les différences ni même de se cacher qu’il reste encore un long chemin à parcourir, mais notre responsabilité comme celle du Front de gauche est de nous mettre au service du mouvement citoyen, de celles et ceux qui continuent à lutter comme ils sont aujourd’hui des dizaines de milliers à le faire au sein de leur entreprise, pour préserver des lignes SNCF, des lycées, des hôpitaux de proximité, pour une mobilisation citoyenne face à la finance et une autre utilisation de l'argent des banques et des budgets, le maintien d’une agriculture paysanne, d’une association culturelle..

Le PCF entend s’engager sans réserve dans cet objectif !

Conseil national du PCF

Paris, le 10 juin 2015.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 20:26

Grèce - « abécédaire » de la lutte pour le changement

Quelques éléments pour apprécier la situation en Grèce et les objectifs poursuivit par le gouvernement d'Alexis Tsipras.

A comme « Austérité »
B comme « Bilan »
C comme « Cigale »
D comme Dette
E comme « Ensemble »
G comme Goldman Sachs
M comme « mensonge »
O comme « Orthodoxe » (Église)
S comme Syriza
T comme Thessalonique
V comme Vouli solidarité

A comme « Austérité »

L'Union européenne, et tout particulièrement les gouvernements français et allemand de Manuel Valls et d'Angela Merkel, exercent une pression maximale pour exiger de la Grèce que les « réformes » engagées par les précédents gouvernements soient poursuivies. Ils prétendent que l'austérité finira par payer.

On nous raconte une jolie fable, celle des prémices de reprise de la croissance (2,5 % en 2015 et 3,6 en 2016 selon Bruxelles). Pourtant, en 2011 déjà, les mêmes nous annonçaient le retour de la croissance pour 2013. Finalement, le PIB grec avait chuté de 4,7% cette année-là...

L'évidence est pourtant là, les résultats des politiques menées, de réduction de la dépense publique, de privatisation et de casse des droits sociaux sont sans appel : en 2014, le PIB de la Grèce est inférieur de 25,8 % à son niveau de 2007. L’investissement a chuté de 67%. Le taux de chômage est de 26% alors même que nombre de jeunes et de moins jeunes ont dû quitter leur pays pour trouver un emploi. 46% des Grecs sont au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43%, la malnutrition des enfants de 19 % ! Plus d’un quart de la population ne bénéficie plus de couverture sociale. La tuberculose, la syphilis ont réapparu. Quel beau résultat !

Alors, si Bruxelles exige la poursuite de cette politique « austéritaire », ce n'est pas parce que grâce à elle, la reprise serait à portée de main, mais bien parce qu'elle est conforme aux intérêts des plus riches.

B comme « Bilan »

Cinq mois après l'accession au pouvoir de Syriza et d'Alexis Tsipras, il est forcément trop tôt pour tirer un bilan complet de l'action de ce nouveau gouvernement. Pourtant, nombres de médias, après avoir tenté d'effrayer les opinions publiques sur le dangereux programme gauchistes de Syriza, affirment aujourd'hui que, confronté à la réalité, le gouvernement grec reculerait sur tous ses engagements.

Il est vrai, la bataille est âpre face aux gouvernements de droite et sociaux libéraux qui veulent à tout prix éviter que le succès de Syriza ne fasse école dans le reste de l'Europe. La guérilla financière menée par les marchés et orchestrée par la Troïka met les bâtons dans les roues du gouvernement grec. Pourtant, les premiers résultats sont là. Ils démentent la fable du renoncement et fournissent un début d'explication au soutien populaire dont le gouvernement de Tsipras continue de bénéficier.

En cinq mois, le gouvernement a engagé d'importantes réformes, conformément aux engagements pris dans son programme électoral, appelé aussi programme de Thessalonique. Il a :

  • fait voter une loi d'aide humanitaire pour les plus démunis, avec par exemple la suppression du forfait de 5 euros dans les hôpitaux ;
  • réintégré 4.500 fonctionnaires illégalement licenciés et recruté des personnels hospitaliers ;
  • suspendu toutes les « réformes » prévues qui auraient abouties à des baisses de pensions ;
  • fermé les camps de rétention pour les immigrés ;
  • lancé l'audit de la dette du pays ;
  • accrues les recettes fiscales par le rééchelonnement des mensualités pour tous ceux qui ont une dette envers l’État ;
  • priorisé la lutte contre la corruption et l'évasion fiscale avec la création d'un ministère dédié : 2,5 Mds € d'impôts devraient être récupérés d'ici l'été (sur 7 Mds € de fraudes) ;
  • engagé la reconstitution de l'audiovisuel public ;
  • engagé une réforme humanitaire du système pénitencier ;

Au cœur de l'action du gouvernement grec se trouve bien sûr la bataille des négociations avec la troïka : FMI, Union Européenne et Banque centrale européenne. Certes, la modestie de la puissance économique de la Grèce en fait un David contre le Goliath libéral (c'est David qui a finalement gagné contre Goliath), mais la profonde légitimité démocratique de ce gouvernement, le mandat donné par le peuple grec au début de cette année constitue un point d'appui considérable.

Contrairement à tout ce qui était annoncé, le gouvernement grec poursuit, sans sectarisme mais avec opiniâtreté son combat contre l'austérité, en recherchant un accord qui permette de sortir du cercle vicieux « Dette – Austérité – Augmentation de la dette – etc... ». Auparavant étrillée, humiliée, la Grèce est aujourd'hui aux avant-postes du combat pour une réorientation de la construction européenne.

C comme « Cigale »

On parle souvent de gabegie dans les dépenses publiques de la Grèce. Pourtant, elles ne représentent que 42 % du PIB, contre 45 % en Allemagne ou 52 % en France. La fable de la Cigale grecque s'évapore…

Contrairement aux idées reçues, les dépenses publiques sont même restées stables depuis les années 1990. Ce qui a gonflé la dette, c'est la politique de cadeaux fiscaux (entre 2004 et 2008 la Grèce a réduit les droits de succession, diminué par deux fois les taux d’imposition sur le revenu et décrété trois lois d’amnistie fiscale pour les fraudeurs) et les taux d'intérêts excessifs (7,5 % en moyenne !).

Mais la principale flambée de la dette grecque est essentiellement consécutive à la crise financière : de 103 % du PIB en 2007 à probablement 190 % en 2015, avec la spirale infernale : dette – austérité – ralentissement de l'activité - augmentation de la dette.

Depuis 2010, l'essentiel des sommes empruntés (207 Mds €) a été absorbé par la recapitalisation des banques privées (58Mds€) ou versé aux créanciers de l’État grec, principalement les banques françaises, allemandes ou Étasuniennes (101Mds€). Seul 20 % sont allés dans les caisses de l’État grec, utilisés pour l'essentiel et versement d'intérêts aux créanciers. Au final, 14,7 Mds € seulement ont servi à financer les dépenses publiques en Grèce…

Les seuls à se goinfrer, se sont les créanciers.

D comme Dette

On entend souvent comparer la gestion d'un État à celle d'une famille. C'est pourtant une analogie erronée. Pour faire face à leurs échéances de remboursement de leur dette, tous les États ont recours au même procédé : ils empruntent. C'est de la création monétaire.

Mais lorsque l'endettement est trop élevé et que l’État n'a plus la maîtrise de la création monétaire, comme c'est le cas pour les pays membres de la zone euro, la perspective du « défaut », c'est à dire du non remboursement total ou partiel d'une échéance se profile. De nombreuses expériences de pays surendettés (Allemagne 1953, Pologne 1991, Irak 2003, Équateur 2008, Islande 2011, Irlande 2013…) ont pourtant abouti à la même conclusion : quand la dette est trop lourde (190% du PIB pour la Grèce !), il faut l’annuler et/ou la restructurer pour permettre un nouveau départ.

En Grèce, une renégociation est indispensable, à partir des travaux d'une conférence européenne dont l'objectif sera de définir la part légitime de la Grèce, celle qui a concouru non pas à l'enrichissement d'une poignée de spéculateurs, mais à financer des investissements et des politiques utiles à la population.

E comme « Ensemble »

Les politiques d'austérité ne sont pas une fatalité. La résistance acharnée du gouvernement grec est un atout pour tous les peuples européens, attachés à la construction d'une alternative aux politiques menées. En affichant notre solidarité, notre soutien au peuple et au gouvernement grec, comme au puissant mouvement citoyen Podemos en Espagne, nous consolidons l'idée que d'autres choix sont possibles en Europe. C'est le sens du grand rassemblement organisé par le Parti de la gauche européenne à Paris, Place de la République, les 30 et 31 mai dernier et qui a rassemblé des milliers de participants venus de l'Europe toute entière : construire, ensemble, à l'échelle de l'Europe, une alliance contre toutes les politiques « austéritaire ». Comme c'est le sens de la semaine d'action européenne du 20 au 26 juin prochains

G comme Goldman Sachs

Goldman Sachs est l'une des banques les plus rentables au monde, avec environ 30 % de rentabilité. Conseil des gouvernements grecs successifs dans les années 2000, la banque aura été l'artisan de la falsification des comptes publiques pour permettre à la Grèce de continuer de s'endetter sur les marchés. Plus grave, la banque a invité les spéculateurs financiers à jouer « le défaut grec », c'est à dire à parier sur la faillite grecque à laquelle elle a contribué. Le résultat a été un renchérissement sans précédent des taux d'intérêts imposés à la Grèce pour se refinancer, dépassant les 20 % et contribuant à la spirale des déficits : entre 2007 et 2014, la dette publique est passée de 103 % du PIB à 177 % pour l'essentiel en raison du renchérissement des taux d'intérêts.

Le rôle notoirement néfaste joué par Goldman Sachs n'aura pas empêché l'un de ses principaux dirigeant, responsable de la branche européenne de la banque, de connaître une belle promotion. Mario Draghi est aujourd'hui président de la banque centrale européenne (BCE)…

M comme « mensonge »

Une petite musique est en train de naître, relayée par le gouvernement français et visant à désolidariser le peuple français du peuple grec. Le gouvernement grec voudrait faire payer le contribuable français. On avance même des chiffres : l'engagement français sur la dette grecque ferait peser une ardoise de 6 ou 700 euros par français. C'est un mensonge. D'abord, les 40 Mds € de garantie sont déjà comptabilisés dans la dette publique française. Leur annulation n'augmenterait donc pas la dette publique française. La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 15 € par Français et par an. Enfin, la Banque centrale européenne pourrait racheter aux États et au Fonds européen de solidarité financière (FESF) les titres grecs et les annuler, ou comme le demande la Grèce, les transformer en obligations perpétuelles à taux fixes et faible, sans remboursement de capital.

O comme « Orthodoxe » (Église)

Parmi les conséquences de l'absence de séparation de l’Église et de l’État en Grèce, l’Église orthodoxe grecque se trouve exemptée de nombreuses taxes, en particulier sur la propriété foncière, alors qu'elle est le deuxième propriétaire foncier du pays. Elle dispose également d'un important patrimoine immobilier, y compris dans les quartiers chics d'Athènes ou dans les stations balnéaires à la mode, et d'actifs financiers considérables. La mise à contribution par l'impôt de cet État dans l’État auquel tous les gouvernements ont jusqu'alors renoncé constitue un enjeu important pour la nouvelle majorité.

S comme Syriza

Syriza est un acronyme, signifiant textuellement « coalition de la gauche radicale ». Née en 2004 du rapprochement de différents partis de gauche, d'extrême gauche et de l'écologie politique, dont Synaspismos, issu d'une scission du Parti communiste grec (KKE) en 1991, la Gauche du renouveau écologique et communiste (AKOA), les Citoyens actifs...

Au cœur du projet de Syriza ont retrouve la volonté de rupture avec les politiques libérales, la promotion de politique visant la justice sociale, la défense de droits fondamentaux (anti-racisme, féminisme,…) et l'anti-fascisme.

Syriza est présidée par Alexis Tsipras, 40 ans, ancien président de Synaspismos et premier ministre de la Grèce depuis le 26 janvier 2015. Syriza est membre du Parti de la Gauche Européenne co-présidé par Pierre Laurent et ses députés siègent au Parlement européen au sein de la GUE-NGL

T comme Thessalonique

Le programme dit de « Thessalonique » est le programme de gouvernement présenté par Syriza à l'occasion de l'exposition commerciale internationale annuelle de Thessalonique, le 13 septembre 2014. C'est sur la base de ce programme que Syriza a été élue. Le cœur de ce programme s'appuie sur 4 piliers :

  • traiter en urgence la crise humanitaire en Grèce (1,9 Mds €) : fourniture de l'électricité gratuite et subvention alimentaires à 300.000 foyers, gratuité des transports publics, augmentation des remboursement (voire gratuité) des soins médicaux, 13ème mois pour les retraités, etc....
  • relancer l'économie réelle (6,5 Mds €) : instauration d'un impôt progressif sur la fortune immobilière, suspension des saisies sur les résidences principales, fondation d'une banque de développement, rétablissement d'un salaire minimum.
  • restaurer l'emploi et les droits des travailleurs (5 Mds € dont 3 la 1ère année) : rétablir une législation du travail, plan de création de 300.000 emplois dans les secteurs publics, privé et dans l'économie solidaire, mieux indemniser et étendre le nombre de bénéficiaire de l'allocation chômage et la durée du droit de celle-ci.
  • engager une refonte citoyenne des pouvoirs de l’État.

Le coût estimé de ce programme est de 11,3 Mds €. Il est financé. Le plan de recouvrement et de relance pour l'économie créeront 3 Mds € de recettes, et 3 de plus avec le plan de lutte contre les pratiques d'évasion fiscale. La réaffectation des recettes issues des programmes européens apporteront 3 Mds €, ainsi que celles issues du Fond de stabilité financière (3 Mds €).

La question du traitement de la dette souveraine est au cœur du projet. Le programme de Thessalonique affirme qu'elle sera l'objet d'une négociation prioritaire avec les partenaires européennes, avec comme objectif d'aller vers un effacement partiel de celle-ci, ou encore la mise en place d'un moratoire sur les intérêts.

V comme Vouli solidarité

La Vouli est le Parlement grec. Composé de 300 députés élus au suffrage universel direct, ces derniers sont élus à la proportionnelle en dehors de 50 sièges attribués à la formation politique arrivée en tête.

Le 25 janvier 2015, avec 35,7 % des voix, un score historique pour une formation qui réalisa 4,6 % aux législatives de 2009, Syriza a manqué de peu la majorité absolue des sièges. Pour gouverner, elle constitue immédiatement une coalition avec Anel, parti souverainiste de droite, autour d'un programme de rupture avec les politiques d'austérité imposées par Bruxelles.

Note réalisée le 8 juin 2015

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 04:55
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 07:15
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BRUNO FORNACIARI

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