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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 21:11

Bruno Fornaciari

À l’instant ·

En comparant les propos de Le Pen a un tract commuynste des années 70 Hollande parle comme un paltoquet. Il a perdu le respect que je lui accordait encore pour la fonction qu'il occupe, à tort, je le pense. Non seulement il a trahi ses engagements, il a trompé les électeurs , le voilà maintenant qu'il insulte une partie de l'électorat qui l'a porté au pouvoir. Bassesse et vilénie, quelle honte pour la République et pour la France. Le président de la République doit retirer ses propos et ses amis sociamistes exprimer des regerts et des excuses au parti communiste.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 11:01

22 000 POSTES SUPPRIMES DANS LES HÔPITAUX D’ICI FIN 2017 - CE QUE CONTIENT PAR AILLEURS LA LOI VOTEE MARDI

mardi 14 avril 2015

Le plan d’économies pour les hôpitaux révélé vendredi par "Challenges" est de 3 milliards d’euros sur trois ans.

Le budget des hôpitaux jusqu’en 2017 s’annonce serré-serré : quelque trois milliards d’euros d’économies sont prévues, dont 860 millions issus de la "maîtrise de la masse salariale", ce qui doit se traduire par la suppression de 22.000 postes, soit 2% des effectifs.

Le ministère de la Santé ne communique pas vraiment sur le sujet, évoquant "non pas une réduction des dépenses mais une évolution maîtrisée de l’augmentation des dépenses" mais "Challenges", qui a publié l’information vendredi, a pu consulter le document interne qui détaille cette "évolution maîtrisée".

Trois milliards sur trois ans, ce n’est pas rien. Dans le détail, 1,2 milliard d’euros doit être économisé grâce à une mutualisation des achats des hôpitaux et une obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs. Une baisse de prix des médicaments doit par ailleurs permettre de dégager 350 millions d’euros, alors que des rapprochements entre hôpitaux voisins doivent permettre d’économiser 450 millions d’euros.

Non-remplacements des départs à la retraite

On trouve aussi dans ce document le développement de la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire sans nuit passée à l’hôpital, pour une économie de 400 millions ou la réduction des durées d’hospitalisation pour 600 millions d’euros.

Mais le sujet vraiment explosif, c’est bien cette fameuse "maîtrise de la masse salariale" grâce à la suppression de 22.000 postes pour une économie de 860 millions d’euros.

Cette réduction de la masse salariale - puisque c’est ainsi que ça s’appelle vraiment - ne se fera bien entendu pas par des licenciements. Comme cela se fait souvent, il s’agira essentiellement de non-remplacements des départs à la retraite.

Mais n’oublions pourtant pas qu’au passage, des vacataires intérimaires pourront, eux, se voir remerciés.

**********************************************************

Le projet de loi Santé de Marisol Touraine sera voté ce mardi à l’Assemblée, après deux semaines de débats entre les parlementaires... et des mois de grogne chez les médecins. Mais au juste, que contient ce projet fleuve ?

Après deux semaines de débats, l’Assemblée vote ce mardi le projet de loi Santé de Marisol Touraine. Sa principale mesure, la généralisation du tiers payant, a mis les médecins dans la rue et la droite en fureur. Que contiennent les 57 articles de ce texte, qui partira ensuite au Sénat ?

Le tiers payant généralisé

C’est la principale mesure, et elle motive à elle seule l’opposition de la droite. Promesse de campagne de François Hollande, la dispense d’avance de frais lors d’une consultation médicale doit se mettre en place progressivement. Aujourd’hui réservée aux bénéficiaires de la CMU (la couverture maladie universelle), elle devrait devenir un droit pour tous les assurés fin novembre 2017. C’est alors l’assurance maladie qui prendra directement en charge le coût des soins.

A l’unisson des médecins, UMP et UDI, mais aussi l’extrême droite, ont tenté en vain de faire barrage à une mesure qui entraînera du "travail administratif". Le texte ne mentionne pas d’obligation ni de sanction pour les médecins récalcitrants et devrait inclure une garantie de paiement des médecins.

La délégation de tâches à des personnels paramédicaux La possibilité pour les pharmaciens de réaliser certains vaccins a cristallisé les craintes des médecins qui refusent de déléguer des actes médicaux. La proposition fera dans un premier temps l’objet d’expérimentations.

Les mesures anti-tabac

La mesure-phare de ce volet est assurément le paquet de cigarettes neutre : standard et sans logo. Il devrait être mis en place dès mi-2016, contre la volonté de l’industrie du tabac et des buralistes. Parmi les autres mesures anti-tabac : l’interdiction de fumer dans un véhicule en présence d’un mineur, l’interdiction de la cigarette électronique sur un lieu de travail clos, dans les écoles et dans les transports en commun.

L’expérimentation de salles de shoot Le terme officiel est "salle de consommation de drogue à moindre risque". Communément appelés "salles de shoot", ces lieux seront destinés aux toxicomanes et expérimentés pendant 6 ans après l’ouverture de la première salle.

Les informations nutritionnelles

Des logos de couleurs devraient être mis en place sur les aliments selon leur qualité nutritionnelle, pour lutter contre l’obésité.

Le délai de réflexion pour l’IVG

Les députés ont supprimé le délai de réflexion de sept jours imposé aux femmes souhaitant une interruption volontaire de grossesse (IVG). Actuellement, un délai d’une semaine - qui peut être réduit à 48 heures en cas d’urgence - doit séparer les deux consultations nécessaires à une IVG.

La prévention de l’anorexie

Les parlementaires ont aussi adopté un amendement qui interdit le recours à des mannequins trop maigres sous peine de 6 mois de prison et 75.000 euros d’amende pour les agences ne respectant pas la loi. L’apologie de l’anorexie sera aussi interdite.

Le consentement présumé au don d’organes

La loi prévoit le renforcement du consentement présumé au don d’organes de toute personne majeure décédée. Les proches d’un défunt qui ne s’est pas exprimé sur le sujet ne seraient plus "consultés" par les médecins mais "informés" d’un prélèvement d’organe.

Le "droit à l’oubli" pour les anciens malades du cancer

Avec ce droit à l’oubli, les personnes ayant guéri d’un cancer ne subiront plus de majorations de tarifs ou d’exclusion en matière d’assurance ou d’emprunts.

Le dossier médical partagé

Le partage du dossier médical doit rendre plus aisée la circulation des informations sur un patient entre les professionnels de santé.

Les actions de groupe

Les demandes de réparations de plusieurs patients victimes de dommages dus à des traitements pourront être regroupées en une seule procédure.

Après les députés, qui rendront leur verdict ce mardi, les sénateurs devront à leur tour examiner le texte. Si le projet de loi est adopté, les discussions ne seront pas closes pour autant, puisque Manuel Valls a annoncé la tenue d’une conférence sur la santé, à l’automne ou en 2016, pour que les médecins prolongent la réflexion sur le système de santé.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 08:02

Deux-Sèvres politique

Parti communiste : le cas insoluble de Bruno Fornaciari

12/04/2013 05:26

Mal aimé de la Fédération du Parti communiste Bruno Fornaciari ? Il en a le sentiment que les instances départementales du PCF lui en veulent. Par la voix de Jean-Pierre Gelot, la Fédération a fait savoir que« Bruno Fornaciari n'est pas membre du Parti communiste et n'est donc pas habilité à parler en son nom. »
L'intéressé ne l'entend ps de cette oreille. « Je démens catégoriquement l'information selon laquelle j'aurais été exclu du Parti communiste. L'exclusion n'est pratiquement plus usitée. Elle peut se produire pour des faits extrêmement graves et doit suivre une procédure contradictoire à la suite de laquelle un avis et une recommandation est rendu par la commission nationale des conflits. Or, rien de tout cela n'a eu lieu. Je connais les tentatives de la direction actuelle du Parti communiste des Deux-Sèvres de "régler " les désaccords politiques par l'exclusion. C'est ce qui se produit à mon égard, publiquement et directement. Mais sachez que cette exclusion concerne aussi d'autres communistes qui n'ont toujours pas reçu leur carte 2013. J'ai saisi par courrier la direction nationale du Parti communiste. »

On le constate, le rififi interne nord-sud, au PCF n'est pas terminé. Et le cas de Bruno Fornaciari correspond à une forme de politique des non-alignés.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 07:58

Pourquoi je suis robespierriste ?

Michel Vovelle Professeur honoraire à la Sorbonne, historien spécialiste de la Révolution française

LUNDI, 27 JUILLET, 2009

L'HUMANITÉ

1758-1794. Il était la figure de proue de la Révolution, on lui a fait porter la responsabilité de la Terreur. Plus de deux siècles ont passé et justice ne lui a pas encore été rendue.

Je n'ai pas écrit le Robespierre dont on m'avait passé commande. Est-ce une excuse que de rappeler qu'Albert Mathiez avait lui aussi bronché devant l'obs-

tacle ? Cela dit, nous ne manquons pas de biographies qui se comptent par milliers. Mais l'un des personnages les plus éminents de la Révolution, comme de notre histoire, vient encore de se voir refuser l'attribution d'un nom de rue à Paris, la municipalité estimant que « sa personnalité n'est pas incontestable ». Dans les sondages, La Fayette caracole en tête ; plus bas, Danton et Robespierre dépassent 30 % de jugements favorables mais avec autant d'avis hostiles pour Robespierre...

C'est le produit d'une longue histoire biséculaire, quand les Thermidoriens, après sa chute, l'ont anathématisé, associant son image à celle de terreur et de dictature. Depuis lors, dans l'historiographie comme dans l'opinion, Robespierre a été dénoncé par les ennemis de la Révolution, mais aussi bien par Michelet, comme l'hypocrite mégalomane « pontife de l'être suprême », défendu par l'aile gauche républicaine, partagée cependant, quand, au début du XXe siècle, l'historien radical Alphonse Aulard et Albert Mathiez s'affrontaient par héros interposés, Danton contre Robespierre. Jaurès, pour sa part, avait tranché, écrivant qu'aux Jacobins, il serait allé s'asseoir au côté de Robespierre. Le combat n'a pas désarmé depuis lors. En 1988, j'étais encore sur la brèche délivrant à Arras mon discours « Pourquoi nous sommes encore robespierristes ». Je ne le reprendrai pas ici, même si je persiste et signe, en évoquant la carrière de mon héros. Maximilien Robespierre est né à Arras en 1758 d'une famille de bourgeoisie modeste, délaissée par le père après la mort de la mère. Ce fils aîné studieux, après de brillantes études au collège d'Harcourt, a été à Arras un avocat connu, plaidant des causes philanthropiques. Cela lui a valu d'être élu député du tiers état d'Arras aux états généraux.

à la Constituante, où certains affectent de se moquer de son sérieux, il s'impose par sa conviction. « Il ira loin, il croit tout ce qu'il dit » (Mirabeau). Engagé dans tous les combats démocratiques, il réclame le suffrage universel, prône l'abolition de l'esclavage, et soutient un projet d'abolition de la peine de mort. Sa rectitude et son ombrageuse honnêteté l'imposent comme « l'Incorruptible ». S'il a obtenu que les Constituants ne puissent pas être réélus, il ne s'efface pas sous la Législative. à la tribune des Jacobins, il bataille contre Brissot, de l'hiver au printemps 1792, dénonçant les périls d'une entrée en guerre. Il n'est pas homme des journées révolutionnaires, mais au lendemain du 10 août 1792, il se retrouve en tête de la députation de Paris à la Convention nationale. Un des leaders du parti montagnard, il est l'objet de violentes accusations à aspirer à la dictature, dont il se lave avec hauteur. Lors du procès du roi, il tranche : « Louis n'est pas un accusé, vous n'êtes pas des juges... vous avez un acte de providence nationale à exercer. »

La mise en place du gouvernement révolutionnaire après la chute de la Gironde le voit entrer au Comité de salut public le 27 juillet 1793, après Couthon et Saint-Just, constituant avec eux une sorte de triumvirat au sein de la direction collégiale de douze membres. Et certes, il assume un magistère personnel. Une dictature ? On l'a trop répété. Acceptant la Terreur comme recours nécessaire, Robespierre ne la sépare pas de la vertu, clef de voûte de la Cité, qu'il fait cautionner par la proclamation de la croyance à l'être suprême lors de la fête du 20 prairial an II, apothéose personnelle mais aussi annonce de sa chute. Après l'élimination des factions du printemps 1794, à droite Danton et les Indulgents, à gauche, Hébert et les « exagérés », comme avec la mise au pas du mouvement populaire, Robespierre est confronté, dans une France reconquise et victorieuse sur ses frontières, au départ de la Terreur dont on lui fait porter la responsabilité, comme aux intrigues et aux tensions grandissantes à la Convention, aux comités mêmes.

Il se replie dans l'isolement, ne revenant à l'Assemblée qu'à thermidor, pour dénoncer en termes trop vagues les ennemis de la Révolution : le complot ourdi contre lui le voit décrété d'arrestation, lui et ses amis, le 8 thermidor. Il n'a pas voulu s'appuyer sur la mobilisation des sections fidèles. Blessé d'un coup de pistolet, Robespierre, son frère et ses amis, Couthon, Saint-Just, Lebas, sont guillotinés le 9 thermidor, dans l'indifférence parfois hostile de la foule.

Ce bout de chemin fait ensemble nous permet-il de comprendre à la fois le rayonnement de cette figure de proue et sa disgrâce ? S'impose la grandeur de l'homme d'état, à nous comme à ses contemporains, même les plus hostiles. La clairvoyance de celui qui a indiqué la ligne juste face au péril de guerre en 1792, la conduite de la politique d'alliance avec le mouvement populaire, la gestion du gouvernement révolutionnaire en l'an II, entre périls et lutte des factions...

Une pensée se reflète dans sa continuité, l'affirmation de l'amour du peuple. Dès 1789, le défenseur du peuple osera affirmer : « Nous sommes les sans-culottes et la canaille. » D'entrée, aux côtés de tous les déshérités, les exclus, les juifs, les comédiens, les esclaves, les soldats et leur famille, il a avec intransigeance énoncé les principes d'une démocratie en réclamant le suffrage universel puis en se faisant le défenseur de la République. Le pacifiste universaliste de 1792 s'est retrouvé sans contradiction à la pointe du patriotisme intransigeant. L'Incorruptible s'est imposé ainsi à la Convention, comme aux masses populaires mobilisées.

Voilà bien une hagiographie, dira-t-on ? Certes non, et pas plus que mes prédécesseurs en robespierrisme, de Georges Lefebvre à Albert Soboul, je n'ai l'intention de justifier ou d'excuser. On a dit les limites de la vision sociale de Robespierre, qui sont celles de son projet de déclaration des droits en 1793. Un droit de propriété confirmé mais borné par le respect de la propriété d'autrui et par le droit à l'existence de tous : « Il faut que l'homme vive indépendant. » On a pu dénoncer son « système » justifiant dans les grands rapports de l'an II la Terreur comme indissociable de la Vertu, valeur clef de la Cité qu'il aspire à reconstruire. Assumant sa responsabilité, il a certes envoyé à la mort des représentants de l'Ancien Régime comme aussi ses adversaires et anciens amis, Danton, Desmoulins. Mais l'emballement de la Grande Terreur de l'été 1794, en prairial, n'est point de son fait. Pour sortir de la Terreur, son rêve s'est exprimé à travers ses grands rapports dans la proclamation célèbre qui conduit à la fête du 20 prairial an II : « Le peuple français reconnait l'existence de l'être suprême et d'immortalité de l'âme. » Plus qu'une mesure de circonstance pour frapper l'hébertisme déchristianisateur ou l'habillage d'un culte patriotique, ce projet reflète la conviction profonde de Maximilien, croyance en un dieu dont le temple est la nature, comme chez Jean-Jacques Rousseau. Point n'est question de contester leur dimension religieuse sans pour autant aller jusqu'à un Robespierre « mystique ». Pour moi, à la base, s'inscrit l'angoisse de Robespierre telle qu'elle monte en lui dans la solitude des derniers temps : « Les bons et les méchants disparaissent de ce monde... » mais ce ne peut être dans le néant. Pour que la vertu ait un sens, l'immortalité - cette « illusion » peut être est nécessaire - et l'être suprême aussi. « Fuite en avant dans la métaphysique » ? Après Georges Lefebvre et Albert Soboul, qui l'ont esquissée, cette formule laconique de Claude Mazauric peut être admise comme l'argumentaire auquel elle s'associe : face à ses contradictions, Robespierre, incapable en son temps, en ces lieux et dans le cadre qui lui est imposé par l'histoire, d'une révolution bourgeoise, voit son rêve s'effondrer quand la révolution populaire se glace et quand ses ennemis triomphent. Il ne lui reste plus qu'à s'en remettre, le 8 thermidor, à ses fidèles comme à nous : « Je vous laisse ma mémoire, elle vous sera chère et vous la défendrez. » Voila pourquoi nous sommes encore quelques robespierristes.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 07:44

Déclaration finale du Sommet des peuples - Panama 2015

Nous, les peuples de Notre Amérique, rassemblés au Sommet des peuples, des syndicats et des mouvements sociaux à l’Université du Panama les 9, 10 et 11 avril 2015, représentons plus de 3500 déléguéEs de centaines d’organisations ouvrières, syndicales, paysannes, autochtones, étudiantes, femmes et du mouvement social et populaire.

Dans le cadre d’un débat unitaire, fraternel et solidaire, les participants aux conférences et à 15 ateliers du Sommet des peuples,

DÉCLARONS :

Nous, les peuples de Notre Amérique, nous exprimons notre ferme soutien à la proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme une zone de paix libre du colonialisme, comme cela a été convenu à l’unanimité par tous les gouvernements des Amériques en janvier 2014 par le deuxième Sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC).

À cet égard, nous rejetons le harcèlement militaire, les agressions et les menaces de toutes sortes faites par les États-Unis et ses alliés stratégiques contre notre région par des bases militaires, des sites et l’exploitation d’installations similaires, qui,dans les quatre dernières années, sont passés de 21 à 76 dans Notre Amérique, dont 12 d’entre eux au Panama et nous exigeons l’abrogation du pacte de neutralité, qui permet l’intervention de l’armée américaine dans la République du Panama.

L’Irak, l’Afghanistan, la Somalie, la Palestine, le Mali, la République centrafricaine, la Syrie, l’Ukraine, le Nigeria, le Pakistan, le Congo, la Mauritanie, la Libye et le Yémen sont quelques-unes des plus récentes interventions militaires des États-Unis avec son cortège de morts et de désolation. Nous ne voulons pas de cette situation dans notre Amérique.

Nous soutenons donc les déclarations faites par le Secrétariat général de l’Unasur demandant l’exclusion de toutes les bases militaires de notre région et nous réclamons qu’aucun pays n’ait le droit de juger la conduite d’un autre pays et beaucoup moins encore d’imposer des sanctions ou des pénalités pour leurs propres fins.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous appuyons le peuple cubain et sa révolution, nous saluons le retour des cinq héros cubains, un produit de la solidarité internationale et de la lutte inlassable de son peuple. Nous exigeons, avec tous les peuples du monde, la levée immédiate et inconditionnelle du blocus génocidaire contre la République de Cuba par le gouvernement des États-Unis et la fermeture immédiate de Guantanamo sans autre condition que le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous exprimons notre soutien inconditionnel et sans restriction à la Révolution bolivarienne et au gouvernement légitime dirigé par le camarade Nicolas Maduro.

Par conséquent, nous rejetons le décret interventionniste, injuste et immoral par lequel le gouvernement des États-Unis cherche à présenter la République bolivarienne du Venezuela comme une menace pour sa sécurité nationale, décret qui a déjà été rejeté unanimement par tous les pays de notre Amérique.

Nous, les peuples de l’Amérique, réaffirmons que Puerto Rico est un pays d’Amérique latine et des Caraïbes avec sa propre identité et son histoire distincte, dont les droits à l’indépendance et la souveraineté sont violés par une tutelle coloniale imposée arbitrairement depuis plus d’un siècle par l’impérialisme américain contre la lutte historique de Puerto Rico pour sa souveraineté et son autodétermination ; de nombreuses personnes, parmi lesquelles Oscar López Rivera, croupissent en prison et nous exigeons sa libération immédiate.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous réaffirmons notre appui solidaire et nous espérons que les Dialogues de paix en Colombie, qui ont lieu entre le gouvernement de la Colombie et les FARC-EP, nous demandons l’ouverture d’une négociation similaire avec l’ELN afin d’assurer la transition vers la construction d’un processus de paix ferme et durable basé sur la justice sociale. Nous nous félicitons des mesures prises par les différents gouvernements pour faciliter le succès de ce processus.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous réitérons notre soutien permanent et inconditionnel à l’Argentine dans ses efforts pour récupérer les îles Malouines, aussi, notre soutien à l’État plurinational de Bolivie à son aspiration toujours retardée d’avoir un accès à la mer . Nous exigeons le retrait immédiat des troupes d’occupation d’Haïti, geste qui permettra son autodétermination. Nous exigeons que le gouvernement du Mexique le retour, vivant des 43 professeurs stagiaires dans Ayotzinapa disparus.

Nous, les peuples des Amériques, exprimons la nécessité impérieuse de la construction et de l’approfondissement d’une nouvelle société de justice sociale et d’égalité des sexes, avec la participation active des jeunes et des différents acteurs sociaux, avec la solidarité comme principe essentiel pour le développement intégral et souverain de notre peuple. Aujourd’hui, dans notre Amérique, certains laquais de l’impérialisme existent et ils essaient de soutenir et d’imposer le modèle néolibéral comme la solution aux problèmes et aux besoins de notre peuple, un modèle qui s’est avéré être l’instrument le plus efficace pour l’aggravation de la pauvreté, de la misère, des inégalités, de l’exclusion et de la répartition inéquitable des richesses.

Dans cette situation, nous déclarons et nous appelons à se battre pour défendre nos ressources naturelles, la biodiversité, la souveraineté alimentaire, nos biens communs, la Terre-Mère, les droits ancestraux des peuples autochtones et les conquêtes et les droits sociaux. Nous luttons pour l’emploi, pour un travail et un salaire dignes, pour la sécurité sociale, les pensions, la négociation collective, la syndicalisation, le droit de grève, la liberté d’association, la santé au travail, les droits économiques et sociaux, le respect des migrants et des habitants d’origine africaine, l’éradication du travail des enfants et de l’esclavage et la justice par l’égalité de genre.

Tout cela est et sera possible que si nous travaillons dans l’unité dans le but de construire un rapport de forces pour remplacer le pouvoir du bloc dominant par un bloc social et politique qui défend les intérêts de nos peuples.

Dix ans après la déroute de la ZLEA, nous réaffirmons notre lutte contre les nouvelles formes d’accords de libre-échange ALE, PTC, TISA, l’Alliance du Pacifique. Donc, nous continuons également à maintenir que la dette extérieure de nos pays est impayable, illégitime et immorale.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous nous félicitons du processus d’intégration qui fait primer l’autodétermination et la souveraineté de nos peuples, des processus tels que l’ALBA et la CELAC, processus qui ont renforcé l’unité latino-américaine. Nous croyons que nous devons compléter ces processus par la participation des organisations sociales, syndicales, par celle des organisations de base, afin de promouvoir davantage une intégration par et pour le peuple.

11 avril 2015

traduction libre | internacionales@granma.cu

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 06:41

#LaMarseillaise : une nouvelle ère s’amorce

Première réunion d’information jeudi matin au siège de « la Marseillaise ». Photo robert terzian L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

Le président de la SAS les Éditions des Fédérés, Pierre Dharréville, et la nouvelle équipe dirigeante de « la Marseillaise », ont présenté jeudi leurs objectifs aux salariés.

Première prise de contact hier avec le personnel de la Marseillaise pour la nouvelle équipe dirigeante du journal qui a tenu une assemblée générale. Face aux salariés, Pierre Dharréville, président de la SAS des Fédérés, propriétaire du titre depuis la décision du tribunal de commerce, mercredi, de retenir cette offre. à ses côtés, le directeur général, Robert Voisard, Michel Vaxès, membre du conseil d’administration (CA) ou encore Serge Baroni, également membre du CA et président de l’association les Amis de la Marseillaise.

Cette demi-heure de prises de parole aura été empreinte d’humilité, de dignité et de solennité. « Mes premières pensées vont vers celles et ceux qui ne prendront pas ce nouveau départ », débute Pierre Dharréville, un « déchirement » pour lui. Répétant que les Fédérés ont voulu « faire l’offre sociale maximum », il tient à les assurer du « respect pour le travail qui a été le leur, qui était utile et qui fera défaut » avant de revenir sur le « combat » mené depuis la mise en redressement judiciaire du journal le 24 novembre.

« Malgré la pointe d’amertume qu’[il] peut comporter », un combat qui se sera soldé par une « victoire » pour « le journal, ses salariés, ses lecteurs, ses amis, la liberté et le pluralisme de la presse, la démocratie et la République ». Une « victoire parce que la Marseillaise pouvait mourir », rappelle Pierre Dharréville. Revenant sur les obstacles qui ont jalonné le parcours des Fédérés, « jusqu’au bout, rien ne nous aura été épargné », il revient aussi sur les difficultés posées par des acteurs publics ou bancaires, dont certains n’ont pas joué leur rôle. « Dans ce moment, le journal a été sali, votre travail mis en cause, des individus attaqués ad hominem et calomniés, notre projet remis en cause et des opérations de sabotage menées pour nous compliquer la tâche », estime-t-il.

Saluant la mobilisation de tous mais aussi l’attitude des organisations syndicales et des représentants des salariés, il promet d’ores et déjà d’être extrêmement attentif aux conditions de travail et au dialogue social au sein de l’entreprise. Des « ajustements seront nécessaires » de par le nombre réduit de personnels, « les habitudes vont changer », poursuit-il, « nous sommes contraints comme l’ensemble de la profession à un devoir d’invention, d’audace et de créativité ».

Une nouvelle formule prévue à la rentrée de septembre

Plus concrètement, la vision du journal par les Fédérés repose sur la ligne éditoriale actuelle, l’information locale, le lien avec les lecteurs. La Marseillaise restera un « journal d’opinion » mais aussi en « mouvement ». L’occasion pour Pierre Dharréville d’aborder sans détour son engagement politique qui a alimenté « quelques fantasmes ».

Chacun « connaît l’histoire de la Marseillaise et le lien avec le parti dont je suis l’un des responsables, et dont chacun sait qu’il n’est plus depuis longtemps son organe central parce que les responsables de l’époque, sous l’égide de Guy Hermier, l’avaient décidé à juste raison », martèle le président des Éditions des Fédérés, par ailleurs secrétaire départemental du PCF 13. Et d’assurer : « Il n’y a aucune raison de remettre en cause ce choix ni de rougir de la personnalité de ce journal. »

Pour atteindre leurs objectifs, les Fédérés prévoient une nouvelle formule dès la rentrée de septembre. L’articulation entre papier et numérique devrait être travaillée avec aussi des initiatives du journal pour « exister, rencontrer, se faire connaître, faire l’événement », le tout ayant pour ambition de gagner des lecteurs, particulièrement des abonnés. « Une nouvelle ère va s’ouvrir pour le journal, pour cette entreprise, pour le collectif humain de ses salariés », conclut Pierre Dharréville, tout en reconnaissant le travail qu’il reste à faire pour « gagner ce nouvel élan ».

Pour sa part, Robert Voisard a aussi rendu hommage au « sang froid » des salariés et à « l’esprit responsable » du SNJ-CGT et de la Filpac-CGT de la Marseillaise. Le projet des éditions des Fédérés « a pour ambition de s’installer dans la durée », affirme-t-il, s’engageant à « créer les conditions d’un fonctionnement professionnel satisfaisant de nature à garantir la pérennité du journal ».

Le directeur a également assuré les salariés du respect des instances représentatives du personnel et de la charte éditoriale, de la mise en place d’une politique des ressources humaines mais aussi d’un plan de formation. C’est avec un poème de Jean-Claude Izzo, écrivain marseillais et figure emblématique du journal, que Robert Voisard choisira de clore son propos. Juste quelques lignes mais puissantes, qui appellent à l’insoumission et à la résistance. Quelques lignes qui vont comme du sur-mesure à la Marseillaise, quelques lignes comme le premier chapitre d’une nouvelle histoire.

Mireille Roubaud

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Published by bruno fornaciari - dans pluralisme PCF
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 14:24

Ce matin, 18 avril était convoquée à NIORT une conférence fédérale du Parti communiste des Deux-Sèvres. Le département compte 380 000 habitants dont 130 communistes à jour de leur cotisation selon les autorités fédérales. Ce matin, seulement 12 communistes se sont présentés pour débattre de situation politique de notre pays et des propositions qu'ils pourraient formuler pour notre département. Plusieurs camarades avaient manifesté depuis des mois leurs désaccords sur le caractère anti-démocratique de la direction de la fédération et ont refusé, certains par courrier, de participer à cette assemblée. D'autres ont évoqué une parodie de conférence fédérale. Il faut noter que 3 communistes frondeurs du Thouarsais ont été refoulés et n'ont pas été autorisés à participer à cette instance statutaire du PCF, pour avoir manifesté des désaccords politiques de fond, irrecevables selon la direction fédérale actuelle, commodément transformés par elle en désaccords personnels et en attitudes incompatibles avec une présence dans cette réunion. Il est reproché des écrits sur un blog personnel de l'un des communistes frondeurs, un délit de blasphème en quelque sorte. On est bien loin de l'esprit du 11 janvier où était défendu la liberté d'expression, bafouée ici. Malgré la présence d'un représentant de la direction nationale du PCF, délégué par elle pour assisté et suivre la conférence, il n'a pas été possible aux 3 communistes frondeurs d'y participer en raison du refus persistant de la direction, en totale contravention avec les statuts du parti. La mort programmée du PCF des deux-sèvres est en bonne voie. Mais nous ne savons pas encore quel jour seront célébrées les funérailles.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF 79
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 01:16

Loi Macron : « Nous soulevons points par points les dangers de ce texte »

AURÉLIEN SOUCHEYRE

JEUDI, 16 AVRIL, 2015

HUMANITE.FR

macron_8.jpg

AFP

Le groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) mène la bataille contre la loi Macron au Sénat, dans un climat où la droite souhaite l’aggraver alors que les forces pro-gouvernementales attendent de la graver dans le marbre.

« Quand on prend la parole dans l’hémicycle, on entend des souffles d’exaspération venus de certains bancs. Ceux qui soutiennent la loi Macron ou qui veulent l’aggraver nous accusent de jouer l’obstruction, de faire ralentir le débat, alors que nous exerçons pleinement notre rôle et effectuons notre travail de parlementaires en décortiquant et en soulevant points par points les dangers de cette loi. Nous, nous prenons nos responsabilités en amendant ce texte et en alertant les salariés sur les dispositions les plus inquiétantes », s’indigne Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne. Jeudi 16 avril, au Sénat, le groupe Communiste républicain et citoyen (CRC) organisait une conférence de presse pour dénoncer la précipitation dans laquelle est examiné « ce véritable monstre juridique » et la stigmatisation orchestrée face à leur opposition. « Deux semaines n’y suffiront pas pour inspecter cette loi correctement. Je mets d’ailleurs au défi la plupart des sénateurs qui ne participent pas à ces débats nécessaires de résumer et d’expliquer cette loi. Ils seront dans l’incapacité de le faire. Quand les gens verront les conséquences bouleversantes que ce texte va avoir sur leur vie de tous les jours, ils se demanderont comment les parlementaires ont pu laisser passer ça », accuse Pierre Laurent, sénateur de Paris et secrétaire national du PCF.

Le groupe CRC est ainsi très actif dans l’opposition au Sénat, et a rédigé 450 des 1789 amendements déposés pour cette loi. C’est que la droite majoritaire est elle aussi très mobilisée, et souhaite aggraver le texte avant que le gouvernement ne le grave dans le marbre, en conservant au passage certains amendements particulièrement libéraux. « Le caractère fourre-tout de ce projet ne relève pas de la maladresse, il est voulu » dénonce Eliane Assassi, présidente du groupe CRC, qui pointe la « généralisation du travail le dimanche », la « mise en concurrence du transport par car avec le ferroviaire », mais aussi « la remise en cause du logement social », « le gonflement des niches fiscales en faveur de l’actionnariat », « les privatisations à tout va », « l’affaiblissement des conseils de prud’hommes (et) la dérégulation du droit de licenciement ». Autant de mesures particulièrement nocives pour une société et ses citoyens pourtant très largement passées sous silence dans la plupart des médias.

« Ce texte a une cohérence, une cohérence au service du marché, une cohérence d’adaptation au bon vouloir de la finance » ajoute Eliane Assassi, qui déplore que l’intérêt général soit ici sacrifié au profit des actionnaires. En déclarant que « le fait que la France soit l’un des pays qui protège le plus ses travailleurs est l’une des explications de son taux de chômage à 10 % » dans l’édition du Monde datée du 8 avril, le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a lui-même confirmé que son objectif était de casser les protections, de casser le droit du travail, de flexibiliser et de précariser toujours plus les salariés. La droite, au Sénat, s’engouffre dans la brèche : « elle dépose une série d’amendements renforçant les niches fiscales et réductrices d’impôts pour les plus riches », « elle anticipe les choix gouvernementaux en relevant les seuils sociaux pour combattre les droits des salariés », « elle remet en cause le compte pénibilité », « elle s’attaque aux 35 heures », « elle rétablit la suppression de la peine d’emprisonnement liée au délit d’entrave, suppression présentée dans le texte d’origine de Monsieur Macron mais écartée par les députés », « elle généralise le travail du dimanche dans les commerces de moins de 11 salariés », s’indigne le groupe CRC.

« C’est en plus une loi qui n’a absolument pas prouvé sons efficacité et qui ne sera pas créatrice d’emploi, tranche Pierre Laurent, tout comme ni l’ANI ni le CICE n’ont créé d’emploi. Toutes les évaluations sérieuses le montrent, et les seules études qui existent sur la loi Macron, dont celle réalisée par la Ville de Paris, concluent qu’il n’y aura pas d’impact sur la croissance ou de réduction du chômage avec ce texte. » « Les services publics ont un rôle énorme à jouer sur la croissance, sur la relance économique, et ils sont comme par hasard les grands absents de ce texte », embraye Annie David, sénatrice PCF de l’Isère.

Mobilisés, les sénateurs communistes invitent tous ceux qui souhaitent se tenir informés à suivre le compte twitter de leur groupe (@crcsenat) pour se tenir aux courants de l’évolution de la loi et des débats. Ils dénoncent également l’objectif conjoint de la droite et du gouvernement de faire passer cette loi au plus vite, afin qu’elle ne soit pas en lumière au moment du 1er mai, journée qui pourrait déboucher, comme le 9 avril, sur une mobilisation massive.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 13:30

#LaMarseillaise : la renaissance annoncée

  • Écrit par Christian Digne
  • jeudi 16 avril 2015 08:06
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La mobilisation de tous aura permis de sauvegarder le titre. photo robert terzian L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

Le tribunal de commerce de Marseille a accepté l’offre de reprise de « la Marseillaise » par les Éditions des Fédérés. Malgré un coût social très lourd, le projet de relance est très prometteur.

Ce 15 avril 2015 fera date dans la déjà longue et riche histoire de la Marseillaise. Dans son jugement rendu public hier, le tribunal de commerce de Marseille a déclaré « recevable l’offre de reprise » du quotidien « présentée par la SAS les Éditions des Fédérés » et « ordonne la cession de l’entreprise Seilpca au profit des Éditions des Fédérés ». Derrière la sécheresse du vocabulaire juridique, la décision judiciaire est sans ambiguïté. La Marseillaise est sauvée. Elle vivra et continuera la mission progressiste confiée par ses fondateurs il y a 70 ans.

Ce qui change dès aujourd'hui

Dans les locaux du quotidien, parmi le personnel mais aussi tous ceux - lecteurs et amis - qui se sont engagés pour la survie du journal, la nouvelle a été accueillie avec soulagement. Certes, ils l’attendaient puisque le procureur et l’administrateur judiciaire avaient émis chacun un avis favorable à la reprise mais l’officialisation referme enfin la porte de l’une des périodes les plus douloureuses de notre histoire.

Une porte qui malheureusement ne sera pas rouverte pour les 90 salariés dont les emplois sont supprimés puisque les Éditions des Fédérés ne reprennent que 117 postes sur 208 actuellement. Les syndicats SNJ-CGT et Filpac-CGT sont pleinement engagés à leurs côtés pour que leurs droits soient totalement respectés. « C’est un déchirement », reconnaît Pierre Dharréville, président des Fédérés, journaliste, écrivain, qui occupe également les fonctions de secrétaire départemental du PCF dans les Bouches-du-Rhône (lire son éditorial ici).

Cette « renaissance » de la Marseillaise intervient après plusieurs mois d’indécision suite à la mise sous redressement judiciaire en novembre dernier. Pour ce redémarrage, deux repreneurs s’étaient portés candidats. Les Fédérés (le 15 janvier) mais aussi les Nouvelles Éditions Marseillaises (le 24 février). Mais ces dernières, dont les propositions avaient pu susciter certaines illusions, ont déclaré forfait le 3 avril dernier dans l’incapacité de présenter un plan financier crédible.

Une vitrine du pluralisme

à l’inverse des Fédérés qui, malgré les nombreux obstacles rencontrés, ont élaboré un projet d’entreprise cohérent qui assure tout à la fois le respect de la vocation éditoriale de la Marseillaise et garantit sa pérennité économique et financière. Après négociations, le repreneur a ainsi obtenu le soutien du Fonds de développement économique et social et des prêts bancaires de la Caisse d’Épargne, de la Société Marseillaise de Crédit et du CIC.

Reste maintenant à construire au quotidien cette renaissance. Le projet de reprise s’articule autour de trois axes, explique Pierre Dharréville : le support papier, le développement du numérique et la présence du titre dans la société. Dans la prochaine période, les lecteurs pourront visualiser les premiers changements.

Des changements qui seront portés par l’ensemble du personnel, très mobilisé pour sauver le journal et qui le restera dans l’élaboration du nouveau projet. « Nous voulons bâtir ensemble la Marseillaise de demain », soulignait hier un journaliste de la rédaction marseillaise. Une mobilisation qui concernera aussi la question des salaires et des conditions de travail.

Dès hier, des messages de soutien nous ont été adressés. Notamment par les responsables de la fédération communiste mais aussi la députée socialiste Marie-Arlette Carlotti et le président du groupe socialiste au conseil municipal de Marseille. Tous se félicitent d’une victoire pour la liberté d’expression et le droit à l’information. Plus que jamais, la Marseillaise sera la vitrine du pluralisme au cœur de Marseille, de la Provence et du Languedoc.

Christian Digne

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 10:32

Pour paraphraser des expressions contenues dans le texte de JP Gelot, adressé, au nom du comité départemental à la direction du PCF me concernant personnellement, sans qu'il ne m'ait d'ailleurs jamais été adressé, ne serait-ce que par correction, je relève des verbes qui en disent assez long sur l'état d'esprit du "secrétaire fédéral" En effet pour caractériser mon action en tant que communiste responsable de la section de Thouars, il utilise le verbe sévir. Il explique que B. Fornaciari qui "sévissait" a créé les pires conditions pour l'activité du parti et le rayonnement de sa politique. En effet, lorsque j'ai été élu (contrairement à Jeannine Zeekaff qui m'a succédé par décision unilatérale d'elle-même incitée de JP Gelot a "reprendre" le pouvoir sur la section, après avoir déclaré dans la presse que "Bruno Fornaciari n'est plus en odeur de sainteté à la fédération", et qu'elle reprenait la section "pour la remettre en ordre de marche". J'y reviendrai un peu plus loin dans mon propos). Mais en effet, lorsque je "sévissais" la section s'étaient renforcée par l'adhésion de 8 nouveaux communistes, pour s'établir au nombre de 12 camardes. Réunis régulièrement tous les 2 ou 3 semaines, nous avons pu élire un secrétaire, un bureau au sein duquel avait été élue Jeannine Zekaff, malgré son absence (JP Gelot assistait à notre réunion à Thouars ). Il faut le dire tout de suite J. Zekaff n'a jamais accepté mon élection à la tête de la section qu'elle a considéré comme une éviction de "mon poste"et n'a jamais participé ni à la réunion de son bureau, et petit à petit à la réunion plénière de la section elle-même. Sans doute celle qui se présentait alors comme la "représentante de Ségolène Royal avait-elle mieux à faire, ou bien elle ne pouvait suivre le rythme trop élevé pour elle des réunions de la section. Car en effet, nous refaisions de la politique. Rapport politique, discussion, action collective, plan de travail et objectif, répartition des responsabilités. C'est ainsi que notre présence dans les entreprises fût acté. Régulièrement des tracts étaient distribués dans les entreprises, Loel Piriot, Sothoferm, Loel Delpeyrat à Thouars, les ciments français Marie Surgelé à Airvault, et la laiterie de Riblaire à St Varent, sans oublier les HLM d'une cité à Thouars. Un affichage régulier sur tout le territoire thourasais, St Varent Airvault, une présence régulière tous les 15 jours 3 semaines sur le marché pour le soutien à La Palestine, pour les retraites, pour une action sur les banques, pour la Poste, la constitution du collectif retraite thoursais décidé comme plan de travail de la section auquel j'ai pris une part prépondérante pour sa constitution et son rayonnement, pour le soutien aux gréviste de la SNCF ou j'ai "traîné" J Zekaffl, la bataille politique pour les cantonales et présence d'un candidat ouvrier communiste à Thouars avec une progression électorale sur le canton multiplié par 2, 5. ( la désignation du candidat a fait l'objet de désaccordVoilà, résumé rapidement le fa résultat de ma responsabilité ou je "sévissais". En revanche comme le dit JP Gelot depuis que je suis partis, des camarades "s'évertuent" (vertu) a maintenir la présence du parti. Si l'on entend vertu comme ne rien faire du tout, en effet, ils sont elle est Zekaff, très vertueuse. La disparition corps et âme du parti a été remarquée. Pas une réuinion, pas un tract distribué, pas une manifestation de la CGT à laquelle a participé J Zefkaff par exemple, pas une ligne dans la presse, pas une prise de position hormis pour la défense d'un salarié municipal de Louzy il est vrai, mais rien sur toutes les autres questions. Le PCF disparu.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF 79 PCF THOUARSAIS
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