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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 17:20
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:46

La vérité sur le Front National !

MARDI, 6 MARS, 2012

A l'heure où on apprend que plus en plus de français adhèrent aux idées de Le Pen, je pense qu'un petit rappel est nécessaire. Bonne lecture citoyens.

{{ Jean-Marie Le Pen}}

• 27 avril 1964 : condamné pour coups et blessures volontaires.

• 16 janvier 1969 : condamné pour coups et blessures volontaires par le Tribunal de grande instance de Paris.

• 14 janvier 1971 : reconnu coupable par la Cour de cassation d'« apologie de crime de guerre ».

• 11 mars 1986 : condamné pour « antisémitisme insidieux ».

• 27 mars 1986 : reconnu coupable d'apologie de crime de guerre dont la déportation pour l'édition d'un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ».

• 16 novembre 1987 : condamné pour « provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale » par le Tribunal de Paris à la suite de la distribution d'un tract lors des élections municipales de 1983.

• 29 mars 1989 : condamné par la Cour d'appel de Paris pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale » pour ses propos lors d'une l'émission du 14 février 1984, selon lesquels « le monde islamo-arabe » constituerait un « danger mortel ».

• 23 mai 1991 : condamné par la Cour d'appel de Lyon pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l'immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ».

• 18 décembre 1991 : condamné par la Cour d'appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible » pour avoir dit à propos des chambres à gaz des camps d'extermination nazis : « Je n'ai pas étudié la question mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. »

• 3 juin 1993 : condamnation à 10.000 francs (1524 euros) de dommages et intérêts par la Cour d'appel de Paris pour son « Durafour-crématoire » prononcé après l'appel de Michel Durafour à « exterminer le Front national », « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l'époque, Michel Durafour.

• 8 novembre 1995 : condamné à un redressement de 1,4 millions de francs (213428 euros) pour « oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer ».

• 15 novembre 1996 : condamné pour « atteinte gravement portée à un magistrat ».

• 6 janvier 1997 : condamné par le Tribunal de Strasbourg pour avoir qualifié une association de « mouvement de tueurs de flics ».

• 4 juillet 1997 : condamné par le Tribunal de Paris pour propos racistes.

• 26 décembre 1997 : condamné par le Tribunal de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible », pour avoir dit que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s'appelle un détail ».

• 2 avril 1998 : condamné à deux ans d'inéligibilité (réduits à un an par la Cour de Cassation) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » pour avoir agressé la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal lors des législatives de 1997.

• 9 septembre 1998 : condamné pour avoir présenté une tête en carton à l'effigie de Catherine Trautmann lors d'un meeting du Front national.

• 25/11/1998 reconnu coupable d'avoir tenu des propos sur l'inégalité des races avec B.Megret . Condamné à verser 10 000F a L'UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et à publier a ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30 000F par publication)..

• 10 septembre 1999 : La Cour d'appel de Versailles considère que la réitération des propos pour lesquels il a déjà été condamné, ("le point de détail") sur le fondement de l'article 1382 du Code civil (responsabilité délictuelle), caractérise le trouble illicite et confirme le jugement de première instance.

• 03 mai 2002 : Le Front National, le Comité Le Pen Président et M. Le Pen lui-même ont été condamnés, en référé, à retirer immédiatement de leurs sites les clichés protégés de l'Agence France Presse (AFP) et de verser à celle-ci, à titre de provision, une somme de 10 000 Euros.

• 2 avril 2004 : Le parquet du tribunal correctionnel de Paris a requis contre Jean-Marie Le Pen deux mois de prison avec sursis, 8 000 euros d'amende et un an d'inéligibilité suite à une plainte pour provocation à la haine raciale déposée par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et la Licra. Les deux organisations avaient saisi la justice après une interview dans le Monde du 19 avril 2003. Il y déclarait notamment : «Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. [...] Et vous n'avez plus qu'à filer sinon vous prenez une trempe.»

{{ Bruno Mégret (ancien délégué général du FN)}}

• Reconnu coupable d'avoir tenu des propos sur l'inégalité des races avec J.M. Le Pen (25/11/1998). Condamné à verser 10 000F a L'UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et à publier a ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30 000F par publication).



{{Catherine Mégret (Maire de Vitrolles)}}

• Reconnue coupable de provocation publique à la discrimination raciale pour des propos sur l'inégalité des races et sur des mesures municipales discriminatoires (3 mois de prison avec sursis et 50 000 francs d'amende). Catherine Mégret avait notamment déclaré à un quotidien allemand que "les immigrés (...) font des gamins pour toucher les allocations, ils ne les élèvent même pas".

• Reconnue coupable d'injures envers un ancien employé de Vitrolles (16/02/1998). Renversé par une voiture le jour du second tour des municipales, cet homme a été traité de "délinquant" par C. Mégret sur Canal+. C'est tout ce que le maire a trouvé à dire sur les circonstances de cet accident. 2 mois avec sursis, 20 000F d'amende.

• Reconnu coupable par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence de « provocation à la discrimination raciale ». Elle a été condamnée à cinq ans d'inéligibilité et 50 000 F d'amende. Elle avait dans un tract électoral intitulé "Bien chez nous" présenté l'immigration des cinq millions de musulmans résidants en France comme une "véritable colonisation à rebours".

• Reconnu coupable de discrimination et de provocation à la discrimination, la haine ou la violence et a été condamnée par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, à 3 mois de prison avec sursis, 100 000 francs d'amende, 2 ans d'inéligibilité, 50 000 francs de dommages et intérêt pour l'Unaf (Union nationale des associations familiales), 1 franc symbolique pour le Mrap, la Licra, Sos Racisme, la Ligue des droits de l'homme. Elle avait en effet créé à la mairie de Vitrolles une prime de naissance de 5 000 francs réservée aux familles de la commune dont un parent au moins est français ou ressortissant européen.

{{ Guillaume d'Herbais (beau-frère de Jean-Marie Le Chevallier)}}

• Reconnu coupable d'abus de biens sociaux condamné à 2 ans de prison.

{{ Eric Delcroix (candidat FN)}}

• Reconnu coupable de "contestation de crimes contre l'humanité" en 1996. Auteur de la Police de la pensée contre le révisionnisme, un ouvrage revisionniste et antisémite.

{{ Marc Lyoen (responsable FN)}}

• Reconnu coupable d'emploi de clandestins.



{{Xavier Voute (conseiller municipal à Paris)}}

• Reconnu coupable d'avoir aspergé de gaz lacrymogène des militants de Ras l'Front (3000 F d'amende).



{{Antoinette Martinet (conseillère municipal à Maisons-Laffite)}}

• Reconnue coupable de provocation à la haine, la violence et la discrimination (1 mois de prison avec sursis, 30 000 francs de dommages et intérêts, et 5 ans d'interdictions de droits civiques)

{{Claude Jaffres (conseiller régional FN)}}

• Reconnu coupable d'abus d'autorité et usurpation de fonction (1 an d'emprisonnement avec sursis, 2 ans de privation de ses droits civiques, civils et familiaux). Il s'est fait passer pour un policier avec 3 membre du DSP et a contrôlé des jeunes gens lors du congrès du FN à Strasbourg.

{{ Marc Georges (ex-député FN)}}

• Reconnu coupable de blessure par balle d'un jeune homme (18 mois de prison ferme)

{{ Jean Holtzer (ex-candidat FN aux cantonales)}}

• Reconnu coupable de vol à main armé pour avoir braqué une banque (8 ans fermes). Cet ancien avocat général avait un jour réclamé la peine de mort pour une histoire identique.



{{Pascal-Bernard de Leersnyder (conseiller régional FN)}}

• Reconnu coupable de violence sur mineur pour avoir appris l'allemand au fils de sa compagne à coup de poing (jusqu'au sang) et pour lui avoir plongé la tête dans les WC ("Il n'était pas digne de la salle de bains"). 13 mois de prison dont 10 fermes.



{{Emilien Bonnal (ex-candidat FN aux cantonales et municipales)}}

• Reconnu coupable de meurtre, alors qu'il collait des affiches pour le FN, pour avoir tué Abdallah Moktari, 23 ans; qui l'avait insulté. 8 ans de prison.



{{Jean-Claude Poulet (ex-Candidat FN aux cantonales et regionales)}}

• Reconnu coupable d'avoir battu sa femme pour "la stimuler au travail. Il fallait que je la stimule assez fréquemment".

{{ Francis Watez (avocat et conseiller municipal FN)}}

• Reconnu coupable d'incitation à la discrimination raciale pour avoir collé des affiches proclamant : "Musulmans, Barbaresques, Algériens, terroristes ou non, tous dehors" et "Refuser l'intégration de ces sauvages est un devoir national". (2 ans d'inéligibilité et 50 000F d'amende).

{{ Jacky Codvelle (tête de liste FN aux municipales de 1989)}}

• Reconnu coupable d'avoir mis le feu à la voiture d'un député maire PS pour féter le 14 Juillet...

{{ Pierre Van Dorpe (conseiller municipal FN)}}

• Reconnu coupable d'avoir tiré au fusil à pompe sur un groupe de jeune gens d'origine maghrébine en blessant au dos l'un d'eux parce qu'il faisait trop de bruit. Le FN lui paye ses 15 000F de caution. 15 mois avec sursis.

{{ Sylvain Ferrua (conseiller municipal FN )}}

• Reconnu coupable de proxénétisme (08/01/1996). 1 ans avec sursis et 50 000F d'amende.

{{ Roger Fabrègues (candidat municipal FN)}}

• Reconnu coupable de trafic de drogue (23/07/1999). Il avait profité d'un voyage au Maroc pour importer du haschisch(2 ans de prison). Il a fait appel.

{{ Louis de Noëll (Secrétaire départemental du FN)}}

• Reconnu coupable de détournement de fond (?/10/1997). Il avait utilisé de l'argent de la société dont il est le gérant pour s'acheter un appartement à Paris, un autre à Perpignan et une villa sur la mer. 1 an avec sursis et 50 000F d'amende.

{{ Marie Thérèse Philippe (élue FN de Pontoise)}}

• Reconnu coupable en novembre 1997 de posséder dans sa voiture, entre les deux tours d'élections municipales partielles avec ses quatre colleurs d'affiches, un pistolet à grenailles.

{{ Katherine d'Herblais (conseillière régionale en picardie du FN)}}

• Doit 400 000 F de préjudice a un garde chasse devant se réfugier dans une voiture pour protéger sa carotide après que ses deux dogues allemands égorgèrent 48 brebis et en blessèrent une centaine d'autres.

{{ Marcel Mazières (candidat FN aux élections municipales de 1995 à Aix)}}

• Reconnu coupable de 5 000 F d'amende, 5 000 F de dommages et intérêts et affichage du jugement pendant un mois à la porte du lycée. Il a en effet envoyé au professeur de philosophie de son fils une lettre anonyme. Extrait : " vous transformez nos classes en goulag politique, votre aspect physique est disgracieux et, apprenant que vous êtes homo, cela est risible. "

{{ Denis Monteillet (candidat FN aux municipales)}}

• Reconnu coupable d'avoir inscrit plusieurs personnes de son voisinage sur la liste pressentie par son parti aux municipales. Sans les avoir prévenues. Le Conseil d'Etat a annulé les élections des conseiller municipaux FN pour " liste irrégulière " en juin 1995.

{{ Raynald Liekens}}

• Reconnu coupable d'avoir assassiné sa logeuse, Henriette Barsky, ancienne déportée. Commentaire du meurtrier : " Elle était plus gentille avec moi que personne ne l'avait été jusque-là, mais, quand j'ai appris qu'elle était juive, j'ai décidé de la tuer car les juifs sont les ennemis de la race blanche. " Condamné à perpétuité.

{{ Jean-Yves Le Gallou (président du groupe FN au conseil régional d'Ile-de-France)}}

• Reconnu coupable de "provocation à la haine raciale" et est condamné à 6.000 francs d'amende. Lors d'un municipale partielle à Colombes, le FN avait diffusé un tract affirmant que les logements HLM de la ville étaient réservés aux Africains et musulmans, et accusant le maire communiste de la ville de faire de Colombes "une république musulmane soviétique".

{{ Trois colleurs d'affiches du FN}}

• sont reconnus coupables du meurtre d'un jeune homme d'origine comorienne, Ali-Abdallah. Ils sont condamnés a 15 ans de prison ferme.

{{ Georges Theil, ancien conseillé régional FN}}

• a été condamné par le tribunal correctionnel de Lyon à six mois de prison ferme et 10.000 euros d'amendes pour contestation de crimes contre l'humanité, conformément au réquisitoire du procureur. Le 14 octobre 2004, lors d'une interview à TV8 Mont-Blanc enregistrée dans les couloirs du conseil régional de Rhône-Alpes, Georges Theil avait dénoncé "le fantasme" des chambres à gaz.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 08:38
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 23:05

La gauche européenne contre l’austérité

Politique. Un premier Forum européen des alternatives se tient ce week-end à Paris. L’enjeu est d’imaginer des rassemblements progressistes pour une véritable alternative.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du Parti de la Gauche Européenne (PGE), Emmanuelle Cosse, son homologue écologiste, Pouria Amirshahi socialiste « frondeurs », Zoé Konstantopoulou, Présidente du parlement grec, étaient réunis sur scène samedi, illustrant leur volonté de « convergence politique ».

Tous les quatre participaient à une plénière intitulée « l’austérité ça suffit. Notre objectif : le développement humain en Europe ». Dans la salle, Jean-Luc Mélenchon, leader du parti de gauche, et Marie-Noëlle Lienemann, Sénatrice PS, étaient assis au premier rang.

La plénière se tenait dans le cadre du forum européen des alternatives organisé samedi et dimanche à Paris par le Parti de la Gauche Européenne (PGE) dix ans après la victoire du « Non » des Français au référendum sur la Constitution européenne.

« Un moment crucial »

« Il faut trouver tous les moyens de discuter et de trouver des lieux de controverse, de discussion, de construction commune », a expliqué à la presse Emmanuelle Cosse, pour qui « ces échanges ne se traduisent pas obligatoirement par une question électorale ».

« La question est comment on construit une réponse commune à la crise actuelle et qu’on sort de cette impression qu’il n’y a qu’une seule ligne possible et qu’on ne peut pas débattre », a-t-elle dit.

« Au delà des débats qui nous traversent, il faut être capable dans des circonstances de plus en plus nombreuses d’affirmer des convergences, des idées qui nous rassemblent. Le faire sur la question européenne dans un moment aussi crucial pour l’Europe a beaucoup de signification », selon Pierre Laurent.

« On ne va pas lever avec un coup de baguette magique toute une série de différences (…) C’est un chemin, ce n’est pas une ligne droite, ce qui compte, c’est la boussole », a souligné le patron des communistes. « Cette convergence ne se décrète pas, elle se construit », a-t-il insisté.

Pour le socialiste Pouria Amirshahi, ce genre de rendez-vous est un pari sur l’avenir. « Il y a bien des questions qui nous rassemblent. Ces rapprochements politiques sont utiles pour demain », a-t-il dit.

« La Grèce montre le chemin et il est important dans cette période historique que chacun et chacune fasse des choix pour lesquels nous serons fiers d’ici deux ou trois décennies », selon Zoé Konstantopoulou.

« Les images de l’austérité en Grèce sont les images du futur européen si on ne met pas fin à ces politiques » d’austérité, a-t-elle prévenu. « L’austérité tue », a-t-elle lancé quelques minutes plus tôt sur scène.

Dans toute l’Europe, l’expérience grecque essaime. Les succès aux élections municipales en Espagne des forces progressistes qui ont su se rassembler est un autre signe que les peuples européens rejettent l’orientation ultra-libérale et austéritaire de l’UE. En France, où le « non » avait ouvert la voie, les forces progressistes ont donc un devoir de réussite.

La Marseillaise, le 31 mai 2015

Le mois de juin sera grec

En clôture ce dimanche du premier Forum européen des alternatives, qui se tient depuis samedi à Paris, Tasos Koronakis, Secrétaire général de Syriza et Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne (PGE) lanceront un appel pour la Grèce.

Ce pays, berceau de la démocratie, cristallise les enjeux qui se jouent en Europe. Soit la poursuite d’une politique austéritaire qui tourne le dos aux peuples, soit, avec la réussite de la Grèce, une réorientation profonde. Comme le dit le Député européen honoraire Francis Wurtz, « Tout changement significatif sera un puissant encouragement à la recherche d’alternatives progressistes, coopératives et solidaires dans toute l’Union européenne ».

Pour ce premier Forum, qui se tient 10 ans après la victoire du « non » au référendum sur le Traité constitutionnel européen, « la date n’a pas été choisie au hasard », explique Pierre Laurent. « La réponse que les Français avaient apportée reste la réponse d’avenir (…) L’Europe n’a pas d’avenir sans réorientation. Nous avons perdu 10 ans.(…) Ceux qui s’obstinent à suivre ces politiques sont des irresponsables », ajoute-t-il. « Le non a été fondateur en Europe. Tous les mouvements qui posent la question du changement en Europe sont nés de cette bataille pour le non ».

Au programme de ce premier Forum, Place de la République à Paris : 3 plénières, 30 ateliers, un concert et des invités tels que invités Giorgos Katrougalos, Ministre grec de la fonction publique ; Hervé Falciani, ancien salarié d’HSBC, lanceur d’alerte ; Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d’EELV ; Jean-Luc Mélenchon, leader du PG, Pouria Amirshahi, Député PS « frondeur »…

De nombreuses formations européennes comme Die Linke (Allemagne), EUIA (Catalogne), Sinn Fein (Irlande), Syriza (Grèce) sont notamment représentées.

L’appel lancé aujourd’hui, précise Pierre Laurent, vise « à faire du mois de juin un mois de mobilisation au côté du gouvernement grec. Je renouvellerai l’exigence qui est la nôtre à l’égard du gouvernement français d’appuyer le gouvernement grec dans la demande de respect du programme sur lequel il a été élu ».

La Marseillaise, le 31 mai 2015

Repères

30 ateliers au programme du premier Forum européen des alternatives qui se tient jusqu’à aujourd’hui à Paris. Pour suivre en direct les temps forts de la journée de dimanche : http://www.forum-des-alternatives.eu.

Georges Katrougalos, Ministre grec de la Fonction publique et de la réforme de l’État : « J’espère que la Grèce deviendra le miroir de l’avenir politique de l’Europe, qu’il naîtra un mouvement paneuropéen contre l’austérité.(…) On ne peut pas gagner dans un seul pays. La solidarité des peuples est essentielle pour réussir ».

La Marseillaise, le 31 mai 2015

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 15:01

UE-Ukraine: la vérité se fraye un chemin

FRANCIS WURTZ, DÉPUTÉ HONORAIRE DU PARLEMENT EUROPÉEN

VENDREDI, 29 MAI, 2015

HUMANITÉ DIMANCHE

porochenko.jpg

AFP

La chronique de Francis Wurtz."La vérité se frayerait-elle son chemin à propos des responsabilités européennes dans la désastreuse crise ukrainienne ?"

Il y a un an et demi, nous étions souvent rangés du côté des « inconditionnels de Poutine » quand nous fustigions la politique de guerre froide menée par l’Union européenne ainsi que les illusions mensongères semées par certains de ses dirigeants en direction notamment du peuple ukrainien dans le cadre du « partenariat oriental »!

Rappelons la question que nous posions alors: « Quel objectif stratégique motive les dirigeants européens dans leur empressement à attirer l’Ukraine dans l’orbite de l’UE, alors même qu’ils n’envisagent nullement de consentir aux investissements lourds qui seraient nécessaires pour répondre aux attentes, et encore moins d’intégrer dans l’Union un État de 45 millions d’habitants au bord du défaut de paiement ? Réponse: créer une “ zone tampon ” face à Moscou et réduire sensiblement l’influence de la Russie dans l’ancien espace soviétique et, par là même, en Europe et sur la scène internationale. Quitte à diviser l’Ukraine, voire à la déstabiliser, et au risque de provoquer sur le continent des tensions d’une autre époque.

Cela ressemble fort à une grande manipulation. C’est tout le sens du “ partenariat oriental ” – lancé en 2009 sur l’insistance des dirigeants polonais – dont l’accord avec l’Ukraine devait être la pièce maîtresse. » (1)

Plusieurs milliers de morts plus tard, la stratégie aventureuse des dirigeants européens vient d’apparaître au grand jour à l’occasion du dernier sommet du « partenariat oriental » qui s’est tenu à Riga (Lettonie), les 21 et 22 mai, avec pas moins de 25 chefs d’État ou de gouvernement de l’UE, ainsi que les représentants des pays « partenaires » de l’Est, au premier rang desquels l’Ukraine.

« L’Union se retrouve sur la défensive », reconnaît « le Figaro », qui insiste sur le « coup d’arrêt » donné par les « 28 » aux « illusions » qu’ils avaient semées auprès des pays de l’ex-URSS (2). En clair, ils viennent de doucher leurs « partenaires » de l’Est en leur annonçant que, contrairement à un mirage qu’ils ont laissé se répandre pour amadouer ces peuples désorientés, il n’est pas question qu’ils adhèrent à l’UE.

« Le Monde », lui, convient aujourd’hui, à propos de la stratégie européenne à l’égard des Ukrainiens, que « la catastrophe a été de leur suggérer (sic) qu’ils devaient choisir entre l’Union et la Russie». Problème, selon notre fin analyste: l’idée du partenariat oriental « s’est fracassée sur deux pénibles réalités auxquelles ses auteurs, dans leur naïveté, n’avaient visiblement pas pensé (Re-sic!).

La première a été l’opposition immédiate de Moscou.(...) L’autre a tenu à la manière qu’a pu avoir l’UE de laisser entendre aux impétrants qu’ils étaient des candidats potentiels à l’adhésion». (3) Non seulement ces fausses promesses viennent-elles d’être très tardivement – et brutalement – démenties, notamment par Angela Merkel à Riga, mais les Ukrainiens découvrent qu ’« avec une récession qui frôle les 18 %, l’économie ukrainienne est dans un tel état de délabrement qu’elle fait plutôt figure de repoussoir à l’égard de l’UE », selon les mots d’un observateur bien au fait de la « vision » orientale des dirigeants européens (4). Même la libéralisation des visas d’entrée dans l’Union, qui paraissait acquise à l’Ukraine comme à la Géorgie à partir de 2016, restera finalement lettre morte. Un tout autre « partenariat » avec nos voisins de l’Est est à construire de toute urgence! Et d’abord avec l’Ukraine, vue comme une passerelle entre les deux grands acteurs du continent et non comme l’otage d’une bataille d’influences entre « l’Occident » et la Russie.

(*) Député honoraire du Parlement européen.

(1) Dans l ’« HD » du 23 décembre 2013.

(2) « Le Figaro » du 22 mai.

(3) L’éditorial du « Monde » du 24 mai.

(4) Pierre Avril dans « le Figaro » du 22 mai

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 22:54
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 18:49

Dès 1940 , la résistance communiste agit !!
******************************************************
Nous sommes en 1940. Marcel Delattre, jeune militant, est arrêté à Bègles (Gironde) suite à une distribution de tracts du Parti communiste clandestin. Interné au camp de Mérignac, il est fusillé le 21 octobre 1941 au camp de Souge. 148 communistes sont arrêtés dans la région bordelaise le 22 novembre 1940.

La plupart seront fusillés…

Jean Lemoine vit à Romainville (Seine-Saint-Denis).

Le 26 avril 1941, il y est interpellé par des policiers français pour « activités de propagande communiste ».

Il est condamné à dix ans de travaux forcés, transféré à la prison de Caen (Calvados). Le 11 mai 1942, il est désigné pour faire partie du contingent d’otages exécutés en représailles d’une action de la Résistance en Seine-Maritime.

Recherché pour « menées communistes » et pour avoir participé à la grande grève des 100 000 mineurs du Nord et Pas-de-Calais de mai-juin 1941, Léon Bailleux est fusillé le 14 avril 1942 au fort du Vert-Galant, à Wambrechies (Pas-de-Calais).

Ouvrier tourneur chez Hispano-Suiza, Georges Vigor est interpellé à son domicile le 20 janvier 1941 par des policiers de Gentilly (Val-de-Marne), étant considéré comme un « meneur très actif et dangereux ».

Fin septembre 1940, la mairie avait informé le commissariat que l’ouvrier était susceptible de s’occuper d’impression et de distribution de tracts communistes clandestins. Il est fusillé le 15 décembre 1941 à Châteaubriant (Loire-Atlantique).

Ces vies retirées par l’occupant nazi avec l’aide active de l’État vichyssois que l’on retrouve parmi les milliers de biographies de fusillés dans le dictionnaire qui vient de paraître à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la Libération (1) illustrent tragiquement à quel point l’engagement des communistes est considéré comme une menace à anéantir aux premières heures de l’Occupation.

Les militants du PCF qui s’organisent dans les premiers réseaux clandestins se voient sévèrement réprimés. Emprisonnés dès 1940, nombreux sont internés. Certains sont exécutés. D’autres, dont de nombreuses femmes, sont déportés…

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 15:40

L’entrée des communistes dans la Résistance avant le 22 juin 1941 : la preuve par le sang

PIERRE CHAILLAN

MERCREDI, 27 MAI, 2015

L'HUMANITÉ

Un des premiers actes de résistance dans Paris occupé: le 11 novembre 1940, les lycéens et étudiants bravent l’interdit et manifestent pour commémorer la victoire de la France contre l’Allemagne en 1918. Parmi eux, beaucoup sont venus à l’appel de l’UEC.

Photo : Collection du Musée de la résistance nationale de Champigny-sur-Marne/Fonds Nicolo-Vachon

Les communistes n’ont pas attendu l’invasion de l’URSS par l’armée nazie pour entrer dans la Résistance. Ils s’organisent à partir de 1940, forment les premiers noyaux clandestins de la Résistance armée. La lecture du dictionnaire des fusillés permet de mesurer la réalité de cet engagement des militants.

Nous sommes en 1940. Marcel Delattre, jeune militant, est arrêté à Bègles (Gironde) suite à une distribution de tracts du Parti communiste clandestin. Interné au camp de Mérignac, il est fusillé le 21 octobre 1941 au camp de Souge. 148 communistes sont arrêtés dans la région bordelaise le 22 novembre 1940. La plupart seront fusillés… Jean Lemoine vit à Romainville (Seine-Saint-Denis). Le 26 avril 1941, il y est interpellé par des policiers français pour « activités de propagande communiste ». Il est condamné à dix ans de travaux forcés, transféré à la prison de Caen (Calvados). Le 11 mai 1942, il est désigné pour faire partie du contingent d’otages exécutés en représailles d’une action de la Résistance en Seine-Maritime. Recherché pour « menées communistes » et pour avoir participé à la grande grève des 100 000 mineurs du Nord et Pas-de-Calais de mai-juin 1941, Léon Bailleux est fusillé le 14 avril 1942 au fort du Vert-Galant, à Wambrechies (Pas-de-Calais). Ouvrier tourneur chez Hispano-Suiza, Georges Vigor est interpellé à son domicile le 20 janvier 1941 par des policiers de Gentilly (Val-de-Marne), étant considéré comme un « meneur très actif et dangereux ». Fin septembre 1940, la mairie avait informé le commissariat que l’ouvrier était susceptible de s’occuper d’impression et de distribution de tracts communistes clandestins. Il est fusillé le 15 décembre 1941 à Châteaubriant (Loire-Atlantique). Ces vies retirées par l’occupant nazi avec l’aide active de l’État vichyssois que l’on retrouve parmi les milliers de biographies de fusillés dans le dictionnaire qui vient de paraître à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la Libération (1) illustrent tragiquement à quel point l’engagement des communistes est considéré comme une menace à anéantir aux premières heures de l’Occupation. Les militants du PCF qui s’organisent dans les premiers réseaux clandestins se voient sévèrement réprimés. Emprisonnés dès 1940, nombreux sont internés. Certains sont exécutés. D’autres, dont de nombreuses femmes, sont déportés…

Force clandestine et Organisation spéciale : l’engagement est total

Au regard de ce travail biographique sans précédent, la thèse qui voudrait que les communistes aient attendu l’invasion de l’URSS le 22 juin 1941 pour entrer en résistance ne tient pas. L’engagement incontestable des militants mené au péril de leur vie dans de nombreuses régions de France et secteurs de travail se trouve mis en lumière. Par dizaines, ils participent ou sont à l’initiative des premières manifestations antinazies et actes de sabotage, comme le note la Gestapo le 21 février 1941 (2). Les communistes pour leur part commencent à se constituer en force clandestine, capable de mener des campagnes de distribution de tracts, de journaux et des attentats. Au niveau national : Charles Tillon, futur responsable des FTP, lance un appel le 17 juin 1940, les deux dirigeants politiques du PCF Maurice Thorez et Jacques Duclos le 10 juillet de la même année. L’Organisation spéciale (OS) est constituée, elle est chargée de protéger les imprimeries clandestines, ainsi que les responsables pourchassés. À la Libération, l’OS est reconnue « unité combattante à partir d’octobre 1940 ». On en retrouve les acteurs, pour la plupart fusillés entre 1941 et 1942. La liste des noms est trop longue pour qu’ils soient tous énumérés, citons Gaston Carré, Raymond Losserand, Antonin Revéreault, Louis Coquillet, Louis Marchandise, Marcel Viaud… Autres organisations ayant joué un rôle important dans la lutte armée, les FTPF et les FTP-MOI combattent à partir de mai 1941. En zone occupée ou « libre », les militants dans leur entreprise, leur ville ou village, les anciens des Brigades internationales ayant combattu en Espagne, les étrangers, juifs, Arméniens, antifascistes italiens, ceux de l’Affiche rouge… Là encore, leurs biographies jalonnent le dictionnaire et sont éloquentes. Une preuve irréfutable. Les communistes, par milliers, ont pris une part conséquente à la lutte contre l’occupant et ont subi la répression nazie à partir de 1940 et jusqu’aux dernières heures de la Libération.

(1) Les Fusillés (1940-1944). Éditions de l’Atelier, 1 952 pages, 30 euros.

(2) Lire la France dans la tourmente, 1939-1944, de Roger Bourderon et Germaine Willard. Éditions sociales, 1982.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 06:55

JEUDI 28 MAI 2015

L'hommage à Eugène Alliot

Au moment où la République rendait un bel hommage à Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay, nous honorions la mémoire du résistant Eugène Alliot, notre ancien maire, député communiste, devant l'école qui porte son nom.
Jean-Michel Ruiz a également rendu hommage à Missak Manouchian et Joseph Epstein, qui se sont rencontrés à Mériel : il a notamment proposé qu'une rue du futur quartier de la gare porte leur nom.
Nous publions ci-après le texte de Jean-Michel, et le remercions pour ce juste moment de partage d'une mémoire qui ne doit exclure personne.

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Aujourd’hui, le président de la République a conduit au Panthéon les cendres de quatre superbes figures de la Résistance française. Ce choix serait parfait, si la grandeur des héros célébrés ne servait aussi à masquer l’incompréhensible absence de ceux qui seront oubliés.

La Résistance sauva l’honneur d’une France ternie par le choix de ceux qui, le 10 juillet 1940, voulurent en promouvant Philippe Pétain ajouter à l’amertume de la capitulation militaire l’opprobre du renoncement républicain. Ce fut alors une bien triste manifestation d’union nationale (569 députés et sénateurs sur 669) qui, quatre ans à peine après l’élection d’une majorité de Front populaire, mit fin à la République pour installer le régime collaborateur et dictatorial de « l’État français ».

Ce qui permit à la Résistance d’atténuer l’indélébile tache, ce furent trois aspects indissociables : le courage inouï de ses combattants, sa fibre sociale confortant l’élan patriotique (le programme du Conseil National de la Résistance) et l’unité de toutes les composantes résistantes. Alors que la résistance se déchirait en Pologne, en Grèce ou en Yougoslavie, elle resta unie en France, malgré les désaccords politiques et tactiques. L’aristocrate Philippe de Hautecloque dit "Leclerc" et le métallurgiste Henri Tanguy dit "Rol" combattirent sous le même uniforme. Avec Marie-Claude Vaillant-Couturier, 230 femmes résistantes, communistes et gaullistes indistinctement mêlées, franchirent les portes du camp de concentration de Birkenau en chantant la Marseillaise, le 23 janvier 1943.

Sans cette unité que rien ni personne ne put briser, la Résistance aurait-elle eu l’impact qui fut le sien, dans les combats de 1944 et dans la reconstruction qui les suivit ? On peut sans crainte répondre par la négative. Célébrer les quatre noms symboliques de l’union résistante est donc un devoir. Oublier ceux qui auraient dû être associés au convoi est une faute. Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle sont irréfutables, mais Danielle Casanova et Marie-Claude Vaillant Couturier ne l’auraient pas moins été. Certes Jean Zay et Pierre Brossolette méritent le respect, cependant Charles Debarge, Missak Manouchian ou Joseph Epstein ne méritent pas l’oubli.

En un jour de reconnaissance nationale, laisser de côté la mémoire communiste est proprement incompréhensible. Voilà désormais les communistes retirés de la grande photographie nationale, exclus à jamais du Panthéon républicain.

Faudra-t-il maintenant parler de la défaite militaire du nazisme sans Stalingrad, de la prise de Berlin sans Joukov, de la Yougoslavie libérée sans Tito, de la Libération française sans les FTP, de la reddition de Von Choltitz à Paris sans Maurice Kriegel-Valrimont et sans Henri Rol-Tanguy ? Évoquera-t-on la composition du CNR sans Pierre Villon et André Mercier, celle du Comité français de libération nationale sans François Billoux et Fernand Grenier ? Et pourquoi pas, si l’on y est, le Front Populaire sans Maurice Thorez, la Sécurité sociale sans Ambroise Croizat ?

Le PCF d’août 1944 est clandestin depuis sa dissolution par le gouvernement français, le 24 septembre 1939. Il a connu des hauts et des bas, harcelé par une répression féroce qui a décimé à plusieurs reprises ses militants et ses dirigeants. Mais il est le seul parti politique, déjà installé avant guerre, qui soit présent en tant que tel, sur tout le territoire métropolitain. Au moment où se déclenche l’insurrection parisienne, on estime que ses effectifs sont autour de 60 000, contre sans doute 5 000 au printemps et à l’été de 1940. Ses militants animent des comités populaires, sur les questions angoissantes de la vie quotidienne, participent à la reconstitution d’un mouvement syndical indépendant et sont pleinement engagés dans l’action armée directe contre l’occupant, par le biais des FTP, des Bataillons de la jeunesse, de la MOI, puis des FFI. Ils ont pour eux la force d’une idéologie et une cohérence à toute épreuve. Dans la nuit noire de l’Occupation, ils sont animés par la flamme de l’espérance, celle de la victoire militaire inéluctable, comme celle de la régénération sociale qui sortira du conflit. Communistes et Gaullistes ont la volonté partagée de tout faire pour la victoire. L’esprit d’indépendance manifeste du Général et le réalisme communiste ont permis un rapprochement qui a compté pour beaucoup dans cette originalité de la Résistance française : son unité solide, par-delà les clivages idéologiques et les différences stratégiques.

Contrairement aux idées reçues, et largement véhiculées par les médias, les communistes n’ont pas attendu l’entrée en guerre de l’Union soviétique pour s’engager dans le conflit.

Tout d’abord, beaucoup des militants communistes, entrés dès 1940 dans la Résistance, avaient combattu de 1936 à 1938 dans les brigades internationales pour défendre la jeune République espagnole alors que le gouvernement socialiste de Blum prônait la non-intervention laissant Franco et Hitler museler le pays.

Le 10 juillet 1940 Maurice Thorez et Jacques Duclos lançaient un appel à la résistance au peuple Français. Cet appel disait : « "Notre pays connait maintenant les terribles conséquences de la politique criminelle suivie par les gouvernements indignes, responsables de la guerre, de la défaite, de l'occupation... La France encore toute sanglante veut vivre libre et indépendante, jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d'esclaves... C'est dans le peuple que résident les grands espoirs de libération nationale et sociale et c'est seulement autour de la classe ouvrière, ardente et généreuse, pleine de confiance et de courage que peut se constituer le front de la liberté, de l'indépendance et de la renaissance de la France".

A l'automne 1940, le Parti constitue l'O.S (organisation spéciale) qui comprend surtout des militants communistes. Les actes de sabotage s'étendant, surtout dans les entreprises et à la S N C F... Cette simple évocation permet de mesurer combien l'appel du 10 juillet a été un moment exceptionnel pour l'engagement des communistes dans la résistance.

Fin 1942-début 1943, naissent les glorieux F.T.P. Fer de lance de la résistance armée, leur exemple a constitué un facteur d'entraînement. La Jeunesse communiste, qui a donné tant de héros - dont le Colonel Fabien ou Guy Moquet, - a tenu une place exceptionnelle dans la bataille.

Les militants communistes sont de tous les combats et sont traqués. Je prendrai deux exemples qui concernent directement notre commune.

Le premier est Eugène Alliot qui fut Maire communiste de Mériel de 1977 à 1980. Eugène Alliot est venu habiter à Mériel en 1925, tout près d’ici, rue des Rosiers. Eugène Alliot était un cheminot qui s’est rapidement engagé dans le syndicalisme et dans le Parti Communiste qui venait de se constituer. Il a payé très cher ce double engagement puisqu’à l’époque les délégués syndicaux ne bénéficiaient d’aucun statut et le patronat et l’encadrement des grandes sociétés n’hésitaient pas à les persécuter. Il a pris rapidement des responsabilités dans ces deux organisations. Son engagement politique lui a valu d’être arrêté pendant la guerre, par les autorités de Vichy et d’être enfermé de 1941 à 1944 dans divers camps d’internement dont celui de Pithiviers.

Après son retour de captivité, Eugène Alliot a une activité politique intense, en 1947 il est élu député, puis Conseiller général du canton de l’Isle Adam sur deux mandatures en 1945 et 1958. A l’origine, le quartier de Bois du Val où nous nous trouvons se composait surtout de résidences secondaires, mais à la fin des années cinquante les résidences principales sont devenues majoritaires et il était devenu nécessaire de créer une école pour les enfants du quartier. Dans le cadre de son mandat de conseiller général, Eugène Alliot a œuvré pour que cette école soit créée, et cela justifie pleinement qu’elle porte son nom. Il décède en 1988.

Les deuxièmes personnalités de la Résistance en lien avec Mériel peuvent sembler plus surprenante, et pourtant …. . Il s’agit de Missak Manouchian et Joseph Epstein. Missak Manouchian, Arménien, communiste, est le héros de « l’Affiche rouge » et l’un des responsables des FTP-MOI (Francs tireurs et partisans- Main d’œuvre immigrée). Joseph Epstein, Polonais, communiste, est le chef des FTP en région parisienne. Les deux seront fusillés au Mont Valérien. Ils nous rappellent le rôle joué par les immigrés, « ces étrangers et nos frères pourtant », dans la Résistance pour que vive la France. Revenons-en à Mériel, Les policiers Français, qui collaborent avec ardeur, suivent depuis quelques temps Manouchian. Je cite le rapport de police : « Le 28 septembre 1943. Manouchian sort de son domicile à 10 heures 30 et prend le métro à Alésia pour descendre à la gare du Nord ; son train étant vraisemblablement parti, il déjeune à la terrasse d'un café voisin de la gare ; à 12 heures 05, il prend le train et descend à 13 heures 10 à la gare de Mériel dans l'Oise. A la sortie de la gare, il rencontre un homme. Ils circulent ensemble, et, sur la route de L'Isle-Adam, ils pénètrent dans le café-restaurant Majestic, sis à cet endroit. Ils s'enfoncent dans les bois sous une pluie battante ; nous sommes, pour ne pas éveiller leur méfiance, obligés de cesser la surveillance ». Cet homme rencontré par Manouchian n’est autre que Joseph Epstein. En attendant de connaitre sa véritable identité, les policiers et les Allemands le surnommeront « Mériel ». Je fais donc la demande – auprès de la municipalité et aux habitants de notre ville - pour que dans le quartier de la gare qui va voir le jour, une rue porte le nom de Missak Manouchian et une autre celle de Joseph Epstein.

Afin que l’on oublie pas ! Afin que l'on oublie jamais !

A une époque où les migrants sont poursuivis ou meurent dans la Méditerranée, où le Maire de Béziers fiche les enfants des écoles, où les acquis sociaux du Conseil National de la Résistance sont mis à mal par les gouvernements successifs, deux ans après l’assassinat de Clément Méric par des fascistes, les valeurs de la Résistance et de la République doivent être mises en avant. Lorsque le Front national, parti raciste, xénophobe et réactionnaire, fait 32% aux dernières élections sur notre ville, lorsqu’on encourage, par la mise en place de « Voisins solidaires ou vigilants », la surveillance entre citoyens, on s’écarte des idéaux de vivre ensemble et d’égalité portés par les Résistants.

Heureusement, les victoires de Syriza en Grèce et de Podemos en Espagne nous donnent espoir. Je vous appelle à venir ce week-end à République au Forum européen des alternatives où nous travaillerons à la construction d’une alternative aux politiques libérales, bien plus proche de celle qu’envisageaient ceux qui sont tombés sous les balles allemandes ou des collaborateurs français.

L'histoire montre que le Parti communiste a été la force décisive pour le progrès social et démocratique. Il a tenu avec honneur, courage et lucidité toute sa place dans la résistance. Animés par cette riche histoire, avec toute notre conviction, nous travaillons à le renforcer, à le rendre toujours plus efficace au service de notre peuple. A l'exemple de ses vétérans et des camarades de la résistance, toutes générations confondues, nous faisons nôtre la dernière pensée de notre camarade, assassiné en 1941 par les nazis, le député communiste d’Argenteuil-Bezons, Gabriel Péri : "Et si c'était à refaire, je referais ce chemin".

Oui, ensemble, construisons un autre chemin !

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 12:13

2ÈME GUERRE MONDIALE

RÉSISTANCE

BRIGADES INTERNATIONALES

HENRI ROL-TANGUY

LIBÉRATION DE PARIS

Henri Rol-Tanguy, résistant hors normes

ROGER BOURDERON, HISTORIEN

VENDREDI, 7 SEPTEMBRE, 2012

L'HUMANITÉ

Ancien des Brigades internationales, résistant de la première heure, cet ouvrier métallurgiste a dirigé en août 1944 l’insurrection parisienne qui a conduit à la libération de la capitale. Indépendance d’esprit et fidélité au Parti communiste le caractérisaient.

Il y a dix ans, le 8 septembre 2002, décédait Henri Rol-Tanguy – Rol, comme on l’appelait, dernier pseudo clandestin en hommage à un combattant des Brigades internationales tué en 1938 sur le front de l’Ebre. Né le 12 juin 1908 à Morlaix, reçu au certificat d’études en 1921, à Paris en 1923, Henri Tanguy devient ouvrier métallurgiste hautement qualifié. Les journées de février 1934, la menace du fascisme, déterminent son engagement total au Parti communiste et surtout au syndicat CGT des métaux de la région parisienne, dont il est permanent en octobre 1936, puis fin 1938, après la dissolution des Brigades internationales où il s’est engagé en 1937 (il sera commissaire politique de la 14e Brigade en 1938). Il épouse le 15 avril 1939 Cécile Le Bihan, l’une des secrétaires du syndicat des métaux et sa marraine de guerre.

Mobilisé en septembre 1939, il reprend contact dès sa démobilisation en août 1940 avec ses camarades des métaux et participe à la création des premiers comités populaires clandestins. Responsable politique d’un secteur parisien du Parti communiste début 1941, il est contacté en juillet pour militer dans la lutte armée que le Parti commence à organiser. Il sera responsable militaire des FTP parisiens jusqu’en août 1942, puis responsable politique en Anjou, Poitou, et à nouveau à Paris en avril 1943. Affecté fin 1943 au titre des FTP dans les FFI en cours de constitution, élu chef régional de l’Île-de-France en juin 1944, il prépare et conduit avec son état-major l’insurrection parisienne (19-25 août). Il poursuit la guerre dans la 1re armée du général de Lattre de Tassigny et est titularisé en décembre 1945 officier d’active, lieutenant-colonel à titre temporaire.

Suspect comme communiste, il est victime de la guerre froide, relégué « personnel sans emploi » puis mis à la retraite d’office en 1962. Il est membre du Comité central du PCF de 1964 à 1987, mais jusqu’à ses derniers jours il se consacre surtout à la mémoire de la guerre d’Espagne et de la Résistance, mission pour lui essentielle.

Cette vie intense repose sur un principe majeur, la volonté d’avoir les compétences professionnelles indispensables pour accomplir ses tâches. Ce fut le cas quand il était ouvrier métallurgiste. Ce le fut pour le métier des armes, découvert avec passion lors du service militaire, forgé par l’expérience essentielle de la guerre d’Espagne, perfectionné par de nombreuses lectures sur la théorie et la pratique militaires, consolidé dans la Résistance, avec le souci permanent de la préparation minutieuse des opérations, liée à la connaissance du terrain, à la réalité des rapports de forces, aux impératifs tactiques et stratégiques. Rol ne cessa de souligner l’importance capitale du travail collectif et des relations de confiance entre les membres de l’état-major, comme il ne cessa de rappeler combien il tenait pour essentiel le rôle, souvent sous-estimé, des femmes dans la Résistance. Cécile Rol-Tanguy, qui fut continûment sa secrétaire et son agent de liaison, en est un remarquable exemple.

Dans le cadre d’une fidélité constante au Parti communiste – il n’était pas de ceux qui prétendent avoir tout compris d’emblée de la réalité du stalinisme –, une réelle indépendance d’esprit traverse la vie de Rol : pour lui, l’accord politique est un cadre, non un carcan. Attitude permanente : remplissant sa « bio » lors de la guerre d’Espagne, il ne répond pas aux questions inquisitoriales ; face au pacte germano-soviétique, il affirme que son existence ne doit obérer en rien la lutte antifasciste – comme des milliers d’autres militants, il n’apprendra qu’après la guerre les tentatives légalistes du parti à l’été 1940 ; responsable FTP, il ne donne pas suite aux consignes qu’il estime inadaptées vu le rapport des forces ; chef régional FFI, il estime ne devoir désormais dépendre que de la hiérarchie FFI, et non des FTP ; élu au Comité central, il refuse d’être reversé dans le travail syndical, pour lequel il se trouve désormais incompétent, comme il refusera d’être responsable des questions militaires sous l’exclusive autorité de Georges Marchais. Cette éthique militante lui valut des inimitiés et la non-utilisation de ses compétences dans les instances du PCF, mais son rôle éminent dans la libération de Paris le préserva de toute réaction publique officielle.

Le 23 août 2004, dans le discours qu’il prononça lors de l’inauguration de l’avenue Rol-Tanguy à Paris, le général de Boissieu, chancelier de l’ordre de la Libération – Rol avait été fait compagnon de la Libération par le général de Gaulle le 18 juin 1945, date hautement symbolique –, dira d’Henri Rol-Tanguy : « Militant communiste et syndicaliste, il restera, toute sa vie durant, fidèle à ses idéaux d’humanisme et de justice sociale, imprégné des valeurs de la tradition française. »

Bibliographie : Libération de Paris, les cent documents, de Colonel Rol-Tanguy et Roger Bourderon, avant-propos de Jacques Chaban-Delmas, Hachette Littérature, Paris 1994 ; Rol-Tanguy, de Roger Bourderon, préface de Christine Levisse-Touzé, Tallandier, 2004.

Rol avant la guerre

1908. Henri Rol-Tanguy naît dans une famille de marins bretons, fils d’un officier marinier et d’une blanchisseuse. Il est ouvrier métallurgiste dès l’âge de quatorze ans.

1925. Il est tôlier en carrosserie chez Renault. Il adhère aux Jeunesses communistes.

1929. Il fait son service militaire en Algérie au 8e régiment de zouaves. Il quitte l’armée combattant d’élite avec une formation de mitrailleur mécanicien, de télémétreur et d’armurier.

1930. Embauché à l’entreprise Nessi à Montrouge (Hauts-de-Seine), puis chez Bréguet, il suit des cours de perfectionnement et devient tôlier-formeur, chaudronnier en cuivre, tuyauteur, soudeur.

1936. Il devient secrétaire du syndicat des travailleurs de la métallurgie CGT de la région parisienne.

1937. Rejoint les Brigades internationales en Espagne. Il est blessé sur le front de l’Èbre.

1939. Il épouse, le 15 avril, Cécile Le Bihan, une des secrétaires du syndicat des métaux.

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BRUNO FORNACIARI

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