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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 11:24

Elections départementales 2015

22 et 29 mars 2015

Accueil Départementales 2015

France Entière
Résultats au 2d tour
Rappel des Résultats au 1er tour

Nuances Haut de page

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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 10:50

Le Front de Gauche première force à gauche dans l'ancienne banlieue rouge

Nicolas Maury

Dans les Hauts de Seine (92), en Seine Saint Denis (93) et dans le Val de Marne (94), le Front de Gauche peut se satisfaire d'être en position de force à gauche. La droite (toute tendance confondue) remporte 39 cantons, le Front de gauche 17 et le PS (et allié ) 13

Dans les Hauts de Seine, le PCF conserve son rôle de premier opposant

Cette élection signe la déconfiture du PS dans le département le plus riche de France. Le Parti de Manuel Valls ne parvient qu'a sauver 1 canton, celui de Montrouge (52,32%). Le PS subit de lourds revers sur Clichy (46,10%) et Colombes 1 ((45,90%). Ainsi le PS perd 6 de ses 8 élus. La droite triomphe (le mot est faible) dans 19 cantons (sur 23).

Le Parti Communiste Français, même avec la perte de 2 conseillers généraux parvient a faire élire 6 conseillers départementaux dans 3 cantons :

- Gennevilliers avec 75,94% des voix (face au FN)
- Nanterre 1 avec 63,69% des voix
- Bagneux avec 54,34% des voix

Dans le département des Hauts de Seine, le PCF devient la première force de gauche.

Le Val de Marne reste communiste, le PCF fait mentir les prédictions de Nicolas Sarkozy et Jean Marie Le Guen

Dans le Val de Marne, le PCF reste la force politique principale. La droite (victorieuse dans 11 cantons) ne parvient pas à déloger le PCF de la direction du département. La droite passe de 18 élus à 22.

Ainsi le Front de gauche obtient 18 élus (17 PCF et 1 PG) et conquiert les cantons de Ivry (100%), Vitry 1 et 2 (62,37 % et 71,53 %), Villejuif (55,11 %), Champigny 1 et 2 (51,88 % et 51,76 %), Fontenay (55,01 %), le Kremlin-Bicêtre (100%) et Choisy (63,15 %). Le nombre de conseillers communistes augmente (+1).

Le Parti socialiste sauve 4 cantons (Créteil 1-2, Cachan et Alforville) et 8 élus (contre 11 précédemment). Sur Orly les candidats DvG et MRC parviennent à se faire élire face à la droite.

En Seine Saint Denis, la droite majoritaire, mais le PS parvient à sauver sa position

Le Parti socialiste a bien failli tomber face aux coups de la droite séquano-dionysienne. En effet, UMP et UDI remporte la victoire dans 9 cantons (nous faisant tomber dans celui du Blanc-Mesnil - 38,48 %). La droite avait 11 élus avant les élections (5 UDI et 6 UMP), elle disposera d'un groupe de 18 élus.

Le PS (et alliés) parvient à sauver 14 élus (-2) et est victorieux dans 7 cantons, Saint Denis 1 (100%), La Courneuve (61,44%), Pantin (100%), Bagnolet (100%), Montreuil 1 (53,38%), Noisy-le-Grand (51,38%) et Épinay-sur-Seine (55,55%). Le PS subit une lourde défaite dans les cantons de Bondy, Gagny, Sevran, Saint Ouen, Aulnay ...

Pour le Front de Gauche, il y aura 10 élus (-3). 9 PCF et 1 pour Ensemble parviennent à être élus à Saint-Denis 2 (100%), Aubervilliers (100%), Bobigny (52,81 %), Montreuil 2 (59,26 %) et à Tremblay (58,96 %) face au Front National.

Le Front de gauche 1ère force à gauche dans l'ancienne banlieue rouge

Dans ces trois départements, la droite remporte 78 élus (et 39 cantons), le Front de gauche s'impose avec 34 élus (17 cantons gagnés), le PCF obtenant 31 élus, et le Parti socialiste (et alliés PRG, MRC ...) remporte 26 élus (et 13 cantons).

Il s'agit d'un lourd revers pour le PS et pour Jean marie Le Guen qui voyait le PCF mort et enterré ! Pour information, le Front national ne dispose d'aucun élu dans ces trois départements.

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 22:20


> Une réponse politique nouvelle à gauche, c'est désormais l'urgence (Pierre Laurent)
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> Les premiers résultats connus du second tour des élections départementales confirment que la droite va ce soir conquérir la majorité dans de nombreux départements. Pour la première fois, le Front national fait lui aussi élire de nombreux conseillers départementaux. Les populations de ces départements vont connaître des jours difficiles avec des attaques redoublées contre les politiques de solidarité, d'action sociale et d'éducation, les services publics départementaux, la culture. Je veux les assurer qu'elles pourront compter sur les communistes et leurs élus dans les combats qui les attendent.
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> Le Parti communiste a tout fait pour empêcher ces gains de la droite et de l'extrême droite. Au premier tour, en rassemblant partout pour des choix de gauche avec les candidats du Front de gauche et souvent d'autres forces, totalisant 9,4 % des voix. Au second tour, en mobilisant partout dans la clarté pour faire barrage à la droite et à l'extrême-droite.
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> Des centaines d'élus de gauche n'auraient pu gagner sans ce travail de rassemblement mené par les communistes. Ils agiront désormais dans des conseils départementaux à parité, seule véritable avancée démocratique de ce scrutin. Un grand nombre de conseillers départementaux communistes et du Front de gauche, même si leur nombre total sera en recul, sont élus ce soir, confirmant la place du PCF dans la vie politique. Déjouant tous les pronostics, le Val de Marne devrait garder une présidence communiste et l'Allier se joue dans un mouchoir de poche. Tous les élus communistes sont prêts dès ce soir à prendre leurs responsabilités dans les départements pour plus de justice et d'égalité.
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> Le Parti socialiste subit pour sa part une lourde défaite avec la perte de nombreux départements. Les électrices et les électeurs expriment une nouvelle fois leur rejet de la politique du gouvernement, et de son absence de résultat. La responsabilité de François Hollande et de Manuel Valls est grande dans le retour aux affaires de la droite dans une majorité de départements. A l'occasion des multiples initiatives et rencontres tenues par les militants communistes sur l'ensemble du territoire, nous avons constaté l'immensité de la défiance et du désarroi de millions de Français, qui confrontés à la violence du quotidien, se sentent totalement trahis. Continuer à rester sourd à ce qui sonne clairement comme un appel à un changement de cap politique serait engager la France dans le scenario du pire. Les communistes ne s'y résoudront jamais.
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> Les majorités départementales de droite et les élus du Front national, dont les connivences peuvent se développer dangereusement, vont s'attaquer partout aux politiques publiques en opposant les Français entre eux, en attisant les tensions racistes, communautaires, générationnelles, et en détournant le regard des Français des vraies responsables de la crise : les politiques d'austérité, les actionnaires et la finance. J'appelle l'ensemble des citoyens à la vigilance, à l'unité et à l'action commune pour la défense des services publics et des choix politiques de solidarité.
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> Nous pouvons déjouer le « coup monté » du tripartisme. Ce scénario mortifère pour la gauche sous-tend l'abandon des classes populaires à l'abstention et au Front national, et la marginalisation de toute politique alternative sociale et solidaire à l'austérité. Nous le refusons catégoriquement.
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> Au lendemain, de ce scrutin, rien n'est désormais plus urgent que de construire dans les luttes, dans l'action quotidienne et la solidarité concrète, dans le débat politique, une réponse politique neuve, clairement citoyenne et populaire, clairement à gauche.
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>
> J'appelle toutes les forces citoyennes, politiques et sociales disponibles à la construction d'un mouvement de gauche alternatif ample et populaire, à vocation majoritaire pour ouvrir à nouveau l'espoir. Communistes et autres composantes du Front de gauche, écologistes, socialistes refusant l'impasse actuelle, militants de Nouvelle Donne, citoyens, syndicalistes, militants de toutes causes… doivent converger pour construire ce nouvel espoir.
>
> Nous y travaillons sans relâche depuis des mois. Je sais qu'il ne s’agit plus d’un vœu pieux. Ces convergences se sont affirmées à de nombreuses reprises au cours des derniers mois. Elles se mettent désormais en œuvre dans les premières réunions des Chantiers d’espoir et dans la préparation du forum européen des alternatives. Le retour de la loi Macron au Sénat à partir du 7 avril et la mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle, le 9, leur donneront l’occasion de s’affirmer avec plus de force encore. Des initiatives nouvelles seront nécessaires. Avec les communistes, j' y travaillerai activement.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE ELECTIONS
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 18:40
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 10:19

Battre la droite et l’extrême droite

DIEGO CHAUVET DE L'HUMANITÉ DIMANCHE

VENDREDI, 27 MARS, 2015

HUMANITÉ DIMANCHE

Les résultats du premier tour annoncent une passe difficile pour la gauche au second. Difficile, mais pas impossible si elle sait se rassembler contre la droite et l’extrême droite. Le FN, lui, s’enracine davantage dans le paysage politique, même s’il n’est pas le premier parti de France comme annoncé durant la campagne. Quant à Nicolas Sarkozy, il va tenter d’exploiter ce modeste succès de l’UMP-UDI ...

La gauche est-elle en mesure d’éviter une lourde défaite dimanche prochain ? La situation créée par les résultats du premier tour ne lui offre que deux alternatives: battre la droite et l’extrême droite. Après le scrutin du 22 mars, la gauche et tout particulièrement le PS sont en difficulté. Le PS est en effet éliminé de plus de 500 cantons dès le premier tour. Il risque de perdre des bastions historiques comme le Nord et le Pasde-Calais. Dans l’Essonne, sa situation est très incertaine. Dans nombre de cantons, des binômes droite et FN s’affronteront. Dans de plus rares cas, ce sont des candidats de gauche qui devront affronter l’extrême droite. Et dans cette configuration, l’UMP a déjà une position officielle: ce sera le « ni-ni » de Nicolas Sarkozy, soit ni FN ni PS, en contradiction avec la position des centristes de l’UDI. À gauche en revanche, la position est différente.
Les responsables socialistes ont déjà annoncé qu’ils appelleraient leurs candidats à se désister (lorsqu’ils sont qualifiés pour le second tour) en cas de risque de victoire du FN, ou à voter contre le parti d’extrême droite dans les cantons où la gauche a été éliminée. Au PCF également, la consigne était claire dès dimanche soir: le 29 mars, il faudra battre la droite et l’extrême droite. Et dans les triangulaires où la gauche est qualifiée, c’est la règle du « désistement républicain » qui sera en vigueur.
Les candidats de gauche les mieux placés devront obtenir le soutien des autres formations de la gauche.
Dans le Val-de-Marne, l’Allier, la Seine-Saint-Denis ou encore l’ Essonne, cette mobilisation peut permettre à la gauche de l’emporter.

LE FN AU PLUS HAUT ?
Car le FN est bien placé à l’issue du premier tour pour enfoncer le clou le 29 mars, et accentuer le séisme politique que son ascension a déclenché.
Son score de 25 % au niveau national peut lui permettre de l’emporter dans plusieurs départements: notamment l’Aisne, l’Oise, le Vaucluse, le Var ... Il remporte d’entrée de jeu 6 élus au premier tour: deux dans le Var, à Fréjus, deux dans le Vaucluse, à Avignon. Dans ce même département, les électeurs du canton d’Orange n’auront le choix qu’entre deux binômes d’extrême droite ... Au total, le FN est en tête dans 327 cantons et 43 départements.

DANS LES TRIANGULAIRES OÙ LA GAUCHE EST QUALIFIÉE, C’EST LA RÈGLE DU « DÉSISTEMENT RÉPUBLICAIN » QUI SERA EN VIGUEUR.
Le pourcentage de voix du parti d’extrême droite reste stable par rapport aux élections européennes.
S’il ne se hisse pas comme le « premier parti de France », ainsi que l’ont annoncé les instituts de sondages et les grands médias, il occupe toute de même la deuxième position au niveau national, derrière l’union des droites et devant le PS. Surtout, il s’enracine au niveau local, ce qui fait planer une installation dans la durée de son rôle nuisible dans la vie politique. L’an dernier, il avait déjà conquis 14 mairies aux municipales.
Et sur ces territoires d’expérimentation, il confirme son enracinement.
Le cas du Pontet dans le Vaucluse est révélateur: le maire FN, pourtant invalidé, s’est fait élire le 22 mars dès le premier tour. La perspective de l’élection d’autres conseillers départementaux permettrait au FN de se tisser un important réseau d’élus locaux qui renforcerait son poids au niveau national, dans la perspective des élections régionales ... et de la présidentielle de 2017.

AU PS, ON NE CHANGE RIEN, ON CONTINUE!
Dans ce contexte, au soir du premier tour, les socialistes ne semblent pas vouloir bouger d’un iota la ligne qui est la leur. Dès l’annonce des résultats, le premier ministre Manuel Valls a relativisé la défaite de son parti. Le premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, est allé encore plus loin: selon lui, le résultat du 22 mars prouve que « les thèmes portés par les socialistes se retrouvent confortés après le premier tour » (sic). Pour Manuel Valls, c’est le score du FN qui semblait être l’enjeu principal de cette élection.
« Ce soir, les formations républicaines ont tenu leur place. » Et d’ajouter: « Je m’en félicite, car je me suis personnellement engagé.
Quand on mobilise la société, quand on mobilise les Français, ça marche. » De ce satisfecit très personnel, il n’y a qu’un pas pour que le premier ministre le transforme en chèque en blanc pour suivre son cap politique, en faisant semblant de n’avoir rien entendu. Lors de son intervention, il n’a d’ailleurs rien dit du contenu de sa politique. « Le total des voix de gauche est l’équivalent de celui de la droite. » Fermez le ban ? Le premier ministre s’est contenté d’un appel aux « républicains». De la part du gouvernement comme de la direction du PS, aucun message n’a été adressé aux nombreux électeurs de gauche qui ne se sont pas déplacés pour voter, déçus par les revirements du pouvoir depuis 2012.

FEU SUR LES « DIVISIONS DE LA GAUCHE »
Les autres formations et candidats de gauche, en revanche, ont été visés et pointés comme responsables de cette défaite « relative »... Dès dimanche soir, le premier ministre comme le premier secrétaire du PS ont désigné un coupable: la division de la gauche. Entendons la multiplication de candidatures à la gauche du PS. Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, est parmi les premiers à sortir l’argument massue. « C’est la division qui va nous empêcher d’être présents au second tour dans un certain nombre de cantons », lâche l’exprésident de la Seine-Saint-Denis.
La direction du PS n’a plus qu’à embrayer. Jean-Christophe Cambadélis appelle « les partis de gauche à faire bloc » pour le second tour, choix qu’ils ont déjà tous fait face à la droite et à l’extrême droite.
L’argument de la division fait encore fi de ce qui a créé ce fossé entre la gauche au pouvoir et les autres formations qui ont pris leurs distances avec le PS: la politique d’austérité du gouvernement, sa dérive à droite qui a provoqué jusqu’au départ de ses ministres écologistes et de l’aile gauche du parti à la fin de l’été dernier. En brandissant la menace de la gauche qui perd parce qu’elle est divisée, le gouvernement tente à nouveau de rallier tout le monde sous sa bannière sans discussion possible sur les contenus de sa politique. Et c’est justement en refusant d’entendre toute une partie de la gauche (et de son électorat) que le PS creuse davantage le fossé qui le sépare des organisations du Front de gauche et des écologistes d’EELV.
Au final, ce sont les électeurs de la gauche qui risquent de le payer.
Ainsi que le rappelait Pierre Laurent sur France 3 au soir du 22 mars, ce sont bien les familles du département de la Seine-et-Marne par exemple qui paieront l’addition du changement de majorité en faveur de la droite en matière de politiques sociales.

L’ÉMERGENCE D’UNE NOUVELLE GAUCHE ?
Avant le scrutin, les appels à voter pour les binômes du Front de gauche et d’Europe Écologie-les Verts devaient favoriser l’émergence d’une nouvelle gauche. Nombre de candidats ont avancé cet argument à leurs électeurs. Au final, cette alternative a-t-elle émergé ? Selon les nomenclatures choisies pour compter les voix de chaque camp, la réponse diffère quelque peu ... Ainsi, nombre de binômes du Front de gauche ont été classés « divers gauche » par le ministère de l’Intérieur, et donc retranchés du score des candidats Front de gauche ... pour être ajoutés à ceux du PS. Sur France 2, le PS a ainsi été donné au soir du 22 mars à 28 %, alors que le Front de gauche plafonnait sur la même chaîne à 6,5%. Quant à EELV, les médias parlent de quasidisparition: 2 % au mieux, toujours selon ce mode de comptage. Des chiffres qui ont permis à Claude Bartolone de clamer: « Il n’y a pas d’alternative à la gauche du PS, nous ne sommes pas la Grèce. » La réalité est un peu différente.
« Loin des chiffres annoncés par le ministère de l’Intérieur, la totalisation des candidatures soutenues par le Front de gauche s’élève à 9,4 % sur la métropole », déclarait le 23 mars le PCF dans un communiqué, après recomptage des voix de tous les candidats. « Sur 448 cantons où le Front de gauche et EELV étaient présents ensemble, la moyenne s’élève à 13,6 % », ajoute le PCF. S’il ne s’agit pas encore de la percée d’une nouvelle force politique, ces scores sont tout de même conséquents et « encourageants pour l’avenir » précise le PCF. EELV entre toutefois dans une période de fortes turbulences entre partisans de la construction de cette force alternative et ceux d’un éventuel retour des écologistes au gouvernement en cas de remaniement postélectoral. Le sénateur Jean-Vincent Placé a ainsi attribué le résultat de son parti (selon les comptes du ministère de l’Intérieur) à « une stratégie désastreuse». Le député EELV François de Rugy a également dénoncé les alliances avec le Front de gauche: « Quand la stratégie des écologistes est illisible, c’est l’écologie qui devient invisible. »


LA VICTOIRE TRÈS RELATIVE DE NICOLAS SARKOZY

Face à cette « défaite relative » du PS, à l’enracinement du FN, et à ces possibles recompositions au sein de la gauche, Nicolas Sarkozy a choisi d’entrer dans le costume du grand vainqueur de ce scrutin. Selon ses partisans, dès dimanche soir, c’est la stratégie de l’ex-président de la République sur le retour qui se retrouve ainsi validée. Alors que sa longue marche vers 2017 patine depuis son retour officiel en septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait besoin d’une victoire électorale de l’UMP pour se légitimer comme chef incontestable de la droite. Mais derrière sa posture du soir du premier tour se cache une autre réalité.
Compte tenu de l’alliance avec le centre et de l’impopularité du pouvoir, la droite aurait pu viser un score plus haut. Nicolas Sarkozy ne manquera toutefois pas de s’appuyer sur ce score pour imposer sa ligne. Ensuite, c’est un attelage UMP-UDI qui a atteint les 30 % le 22 mars. Ce qui n’est pas forcément la tasse de thé de l’ex-président mais plutôt la stratégie défendue par son principal rival, Alain Juppé: le rassemblement de la droite et du centre pour 2017. Du coup, la stratégie du « ni-ni » réaffirmée par Nicolas Sarkozy, qui fait grincer les dents à l’UDI et à des responsables de l’UMP, pourrait s’avérer contreproductive. Dans cet attelage qui s’est hissé en tête du premier tour, tout le monde n’est pas emballé par la stratégie de la droite décomplexée ... Si, pour le second tour, le ni FN ni PS de Nicolas Sarkozy ne s’avérait pas payant, comme ce fut le cas au mois de février pour la législative partielle du Doubs, le président du futur parti intitulé étrangeme n t « l e s R é p u b l i c a i n s » continuerait à patiner.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 14:11

10% DE CHEMINOTS EN MOINS DANS 5 ANS !

RAPPORT SECAFI

24.03.2015 | La réforme du système ferroviaire

Un nouveau rapport, remis par le cabinet SECAFI au Comité Central d’Entreprise de la SNCF, fait état de prévisions de suppressions d’emplois dans le groupe public ferroviaire SNCF de l’ordre de 11 000 à 13 000 sur les cinq prochaines années.

Au-delà de préciser la trajectoire d’un précédent rapport, remis par le cabinet DEGEST (9 000 suppressions d’emplois) au CCE, il indique que le rythme des suppressions d’emplois sera plus élevé.

Cela explique maintenant les propos tenus par Guillaume Pépy dans les médias affirmant : «9 000 suppressions d’emplois (évoqués par le cabinet DEGEST) ce n’est pas mes chiffres». Et pour cause !

La cure d’austérité imposée aux cheminots serait donc encore plus sévère ! Près de 10% des effectifs en moins en cinq ans au service de la circulation des trains, leur maintenance, leur régularité et leur sécurité. Soit autant d’offres d’emplois retirées du marché pour les cinq millions de chômeurs dans notre pays.

Ces suppressions d’emplois préfigurent également l’abandon, favorisé aussi par la loi adoptée le 4 août dernier portant réforme du ferroviaire, de 7500 à 15 000 kms de lignes sur l’ensemble du territoire.
Ce que dénonçait déjà la Fédération CGT des cheminots en novembre 2005 (suite à l’étude menée par l’école Polytechnique de Lausanne) est en train de devenir une grave réalité.

Et la réforme du ferroviaire, parce qu’elle inscrit dans le marbre l’autofinancement du système, est l’outil qu’il manquait pour y parvenir et affaiblir durablement le service public SNCF et plus largement la place du mode ferroviaire en France.

Ce n’est pas la circulation alternée qui palliera aux dégâts écologiques que cela provoquera dans la droite ligne de l’abandon organisé du fret SNCF, ayant rejeté des millions de camions supplémentaires sur les routes.

La Fédération CGT des Cheminots dénonce, à nouveau, une politique des transports à contre-courant des enjeux écologiques, d’aménagement du territoire, de sécurité des transports. Elle dénonce une réforme ferroviaire rétrograde, bornée sur la seule réponse aux objectifs financiers des entreprises et à la réduction des coûts de production au détriment de la réponse aux besoins croissants de déplacements des biens et des personnes et des conditions de vie et de travail des cheminots.

La CGT ne se satisfait pas d’avoir à nouveau eu raison d’appeler les cheminots à se mobiliser au mois de juin 2014 pour une autre réforme du ferroviaire, ainsi que le 10 mars dernier.

Elle continuera à interpeller les usagers, les populations, les cheminots sur toutes les conséquences néfastes de cette loi ferroviaire mortifère et créera toutes les conditions pour que ses propositions modernes soient entendues aux plus hauts sommets de l’Etat et à la direction de la SNCF.

Si tout n’avait pas été fait pour museler l’expression de la CGT, pour balayer ses propositions, nous n’en serions pas à dénoncer ces prévisions aussi alarmistes, mises en évidence par les cabinets d’experts DEGEST et SECAFI.

D’ores et déjà, la CGT appelle les cheminots à se mobiliser, avec l’ensemble des salariés, le 9 avril prochain pour combattre l’austérité dont fait partie la réforme du ferroviaire et faire entendre leurs voix pour une autre répartition des richesses permettant de répondre aux revendications des cheminots, de désendetter, de financer et développer le service public SNCF.

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Published by bruno fornaciari - dans services publics cgt
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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 21:43

Deux-Sèvres - Saint-Varent, Thouars - La Nouvelle République

Bruno Fornaciari : " Voter PS pour faire barrage à la droite "

26/03/2015 05:20

Le Front de gauche des Deux-Sèvres appelle à voter blanc dimanche, au second tour des élections départementales (NR du 24 mars) : Bruno Fornaciari, militant communiste, ne partage pas cette vision des choses.« Pour ma part, je ne suis pas pour le " ni-ni ". Je fais la différence entre la gestion du département par le PS et celle que préconise la droite. Je voterai socialiste pour faire barrage à la droite et j'appelle les électeurs de gauche à le faire. »

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Le Front de gauche a décidé la postion qu'il adopte au second tour lors d'une soirée électorale réunissant les candidats dans le sud du département. Les communistes, eux, n'ont pas été sollicités pour exprimer leur avis dans leurs instances. Ainsi aucun débat n'a pu avoir lieu pour exprimer la position que le PCF entendait défendre au sein du Front de gauche. L'on sait depuis longtemps que nombre de communistes se refusent à engager quelques relations et à fortiori quelque accord que ce soit avec le PS. Si l'ensemble des communistes réprouvent la politique du gouvernement socialiste qui nous mènent dans le mur, ils n'ont pourtant ni évalué ni porté critiques ou propositions sur la gestion départementale de la collectivité territoriale animée par Eric Gautier Président socialiste classé à la gauche du parti, et dont certaines prises de positions et orientations rejoignent celle des communistes.

Bruno fornaciari

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Deux-Sèvres : Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, contredit la consigne de vote blanc

25/03/2015 15:50

Dans un " message aux électeurs deux-sévriens ", Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, appelle à se rassembler contre la droite ou l'extrême-droite au cas où des candidats PS ou Europe Ecologie Les Verts sont en lice au second tour des élections départementales. Il contredit donc la consigne de vote blanc donnée lundi dernier par le Front de Gauche dans les Deux-Sèvres. " La conquête de cantons et de départements au second tour ne peut qu'aggraver les conditions de vie déjà difficiles des populations ", écrit-il.

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L'éditorial de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité.

Un sursaut est indispensable. Il passe par de profonds changements sociaux, démocratiques, écologiques, qui imposent au président de la République de tenir compte des messages du pays. Nos concitoyens n’en peuvent plus d’attendre et d’être trompés. Enfin, écoutons-les!

Un e colère froide, agrégeant défiance et dégoût, mêlant désarroi et colères, a parcouru les urnes dimanche dernier. C’est principalement un électorat de gauche, qui avait placé tant d’espoirs lors des élections présidentielle et législatives, qui s’est fait entendre en boudant sciemment les isoloirs. Un citoyen sur deux n’a pas voté dimanche dernier, en dépit d’offres politiques les plus diverses, faisant reculer nettement les forces de gauche. Faisant aussi, du même coup, sans le vouloir, la courte échelle aux forces qui promettent, les unes le pire, l’autre l’intolérable. C’est une nouvelle alerte dont il convient d’urgence de tenir compte sans attendre.

Le premier ministre a tort de pavoiser, laissant croire qu’il s’en sort bien et que tout devrait continuer comme si rien ne s’était passé. Il doit tenir

compte de l’exaspération populaire et amorcer une politique répondant aux cris répétés de celles et ceux qui n’en peuvent plus des souffrances sociales. Les forces du Front de gauche réalisent un score honorable, mais elles profitent peu d’un électorat de gauche en recherche de solutions neuves pour s’en sortir.

L’absence de candidats de gauche au second tour dans cinq cents cantons, alors que la droite sarkozyste fait la course en tête et qu’un quart de celles et ceux qui se sont déplacés ont déposé un bulletin d’extrême droite dans les urnes, crée un nouveau paysage extrêmement inquiétant.

Fou celui qui sous-estimerait le rapport des forces issues de ce premier tour. Des départements gérés par la droite ce sont de nouveaux coups durs pour les familles les plus modestes. Ce sont les populations, les jeunes, les retraités qui en souffriront avec la réduction des crédits sociaux utiles, la baisse des investissements dans les crèches ou les maisons de retraite, les collèges ou dans la création culturelle. Sous couvert du combat contre l’assistanat, ce sont les catégories les plus en difficulté, privées du droit essentiel au travail et à l’emploi, qui subiraient de nouvelles privations, alors que l’argent public servirait de plus en plus à consolider les énormes profits des plus grandes entreprises. Les choix de la droite et de l’extrême droite conduisent à réduire les services publics, pourtant encore plus indispensables quand la crise sociale frappe si fort. La nature même de cette droite tend à se métamorphoser, comme on l’a encore vu ces derniers jours avec un M. Sarkozy tout occupé à réciter l’argumentaire lepéniste. Ceci a pour conséquence de le banaliser et de tirer le pays vers de fausses et dangereuses solutions, à diviser les citoyens alors que l’heure devrait être à faire vivre les idéaux de la République.

Une digue solide doit être érigée contre ces idées et ces projets. Cela commence dimanche prochain où pas une voix ne doit manquer aux candidats de gauche et écologistes restés en lice. La moindre hésitation à réaliser partout le rassemblement le plus large des progressistes et des démocrates aurait pour conséquence immédiate de confier la gestion d’un nombre accru de départements à ceux qui rêvent de les défigurer. À l’inverse, une mobilisation unitaire serait de nature à limiter les dégâts du premier tour.

Là où il n’y a pas de candidat de gauche, tout doit être fait pour empêcher l’élection d’un conseiller départemental d’extrême droite. Les électeurs de gauche n’ont aucun intérêt à laisser s’instiller, au plus près des territoires, le dangereux poison des idées de la division, de la haine, de la régression de l’extrême droite qui menace de contaminer une part importante du champ politique. Laisser élire des candidats lepénistes en s’abstenant revient à consolider l’assise politique locale dont rêve le clan Le Pen pour accéder au pouvoir.

Jamais il ne faut transiger avec le pire. À moins de s’appeler Nicolas Sarkozy qui préfère remettre au goût du jour le slogan d’une partie de la haute bourgeoisie qui, dans les heures les plus sombres de notre histoire, criait: « Plutôt Hitler que le Front populaire».

Il convient de prendre la mesure de l’extrême gravité de la situation qui s’est créée depuis plusieurs mois avec les élections municipales, partielles et européennes que confirment encore les élections départementales. Toutes les forces sociales, progressistes, démocratiques sont interpellées. On ne peut pas continuer à appliquer les violentes prescriptions de l’austérité quand tout le monde sait que l’argent coule à flots dans les paradis fiscaux, dans le circuit de l’évasion fiscale et dans les tuyaux qui alimentent les grands actionnaires des entreprises.

Un sursaut est indispensable. Il passe par de profonds changements sociaux, démocratiques, écologiques, qui imposent au président de la République de tenir compte des messages du pays. Nos concitoyens n’en peuvent plus d’attendre et d’être trompés.

Enfin, écoutons-les !

Bruno Fornaciari

29 min ·

Deux-Sèvres
Deux-Sèvres : Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, contredit la consigne de vote blanc

25/03/2015 15:50

Dans un " message aux électeurs deux-sévriens ", Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, appelle à se rassembler contre la droite ou l'extrême-droite au cas où des candidats PS ou Europe Ecologie Les Verts sont en lice au second tour des élections départementales. Il contredit donc la consigne de vote blanc donnée lundi dernier par le Front de Gauche dans les Deux-Sèvres. " La conquête de cantons et de départements au second tour ne peut qu'aggraver les conditions de vie déjà difficiles des populations ", écrit-il.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 07:24
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 08:21

Le PCF "parti historique xénophobe" : polémique après un tweet d'un adjoint au maire UDI de Toulouse

Le tweet de Jean-Jacques Bolzan, adjoint de Jean-Luc Moudenc chargé du commerce, a suscité de très vives réactions à gauche. Le Parti Communiste envisage de porter plainte.

  • Par Fabrice Valery
  • Publié le 24/03/2015 | 13:57, mis à jour le 24/03/2015 | 15:58

Au lendemain du premier tour des élections départementales de dimanche, l'adjoint au maire de Toulouse chargé du commerce Jean-Jacques Bolzan (président régional du parti radical et membre fondateur du parti centriste UDI) a diffusé un message sur son compte twitter dénonçant les accords électoraux entre le parti socialiste et le parti communiste en Haute-Garonne.


Dans ce message, il qualifie le PCF de "parti historique xénophobe" ajoutant le hastag #coucouStaline :

Ce tweet a déclenché de très vives réactions à gauche : contacté par France 3 Midi-Pyrénées, le secrétaire départemental du PCF Pierre Lacaze indique que le parti envisage de porter plainte contre Jean-Jacques Bolzan dont les propos "finissent de discréditer leur auteur". "Le PCF s'honore en effet, écrit aussi dans un communiqué Pierre Lacaze, d'avoir compté dans ses rangs "ces étrangers et nos frères pourtant" pendant les heures les plus sombres de notre histoire : ils avaient nom Marcel Langer, héros de la Résistance, communiste et juif polonais, décapité dans la cour de la prison St-Michel par les nazis. à qui le procureur de Vichy a dit : "Vous êtes juif, polonais, communiste. Trois raisons pour moi de demander votre tête." Ou encore Charles Michalak, communiste polonais, résistant toulousain, déporté à Dachau dans le "Train fantôme". Ou Angèle del Rio, d'origine espagnole et Yves Bettini d'origine italienne, tous deux membres du groupe de Jeunes Communistes qui ont réalisé le premier acte de Résistance à Toulouse le 5 novembre 1940. Angèle del Rio, épouse Bettini, fut décorée de la Légion d'Honneur dans les salons de la mairie de Toulouse... La liste serait longue... Ce sont également les communistes français qui se sont engagés dans les Brigades Internationales aux côtés de leurs camarades espagnols, eux qui les ont aidé et accueilli dans notre ville rebelle, comme en témoigne l'histoire de l'Hôpital Joseph Ducuing... Les communistes français qui, tout au long de leur histoire, ont toujours été de tous les combats pour la dignité humaine, quelque soit la nationalité de ceux qui avaient besoin de leur aide : peuples de Palestine, du Vietnam, d'Algérie, d'Afrique du Sud... Dignité... Un mot dont manifestement M. Bolzan ignore le sens".

Du côté du partenaire politique du PCF, au Parti socialiste, les réactions n'ont également pas tardé. François Briançon, ancien adjoint au maire PS chargé des sports, reproche à Jean-Jacques Bolzan son "dérapage" et sa méconnaissance de l'histoire de la résistance à Toulouse

Et qu'en pense Christophe Lagarde nouveau Président de l'UDI ?

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 06:34
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