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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 07:20

Réfugiés. Pierre Laurent : "la première des urgences est la solidarité et le devoir d'accueil"

PIERRE LAURENT, SECRÉTAIRE NATIONAL DU PCF

DIMANCHE, 6 SEPTEMBRE, 2015

HUMANITE.FR

beziers.jpg

Samedi 5 septembre à Béziers lors de la 31ème édition de la fête des communistes, en résistance à la haine du FN

Photo : Twitter

Le secrétaire national du PCF appelle "tous les communistes français à s'inscrire dans toutes les initiatives citoyennes, locales, départementales, régionales, nationales et internationales de solidarités concrètes" avec les réfugiés et les migrants.

Communiqué du Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du Parti de la Gauche Européenne, samedi, lors de la 31ème édition de la fête des communistes de Béziers, en résistance à la haine du FN :

"Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d'accueil.

Tous ces derniers mois, souvent bien seuls parmi les formations politiques, nous avons combattu des discours pleins d’égoïsmes et de haine, en exigeant le changement de politique de la France et de l'Europe. J'avais alerté, après la visite des camps de réfugiés près de Kobané, à l'automne 2014, sur la détresse de ces milliers de réfugiés alors entassés dans ces camps sans aucune aide internationale. Nos appels sont restés lettre morte. Nous dénonçons depuis des mois la construction de murs tout autour de l'Europe forteresse, des murs en durs, et des murs dans les têtes, un dangereux cocktail de haine et de fils barbelés. Et nous avons sans cesse questionné : quel monde inhumain sommes -nous en train de construire ?

Aujourd'hui, enfin, grâce à l'engagement citoyen devant l'insoutenable, grâce aux initiatives de nombreuses forces démocratiques en Europe, grâce à l'engagement du Pape et au changement de posture de certains États Européens, les verrous de l'égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans. Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29000 morts en Méditerranée et aux portes de l'Europe.

Aujourd'hui la France doit s'engager en actes et pas seulement en mots. Nous demandons que notre pays :

  • respecte la convention de Genève sur les réfugiés et mette aux normes du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU des centres d'accueil en doublant leurs capacités.
  • mette en place des dispositifs de soutien médico-social, des parcours d'insertion professionnelle et de scolarisation des enfants dans le respect des droits des enfants tel qu'il est défini par la convention de l'ONU
  • soutienne la mise en place du réseau des villes solidaires lancé par la mairie de Barcelone et les villes françaises qui s'y engagent
  • remette à plat les politiques de visas de l' UE et demande l'abrogation de la directive de Dublin
  • dote de nouveaux moyens Frontex pour assurer un accueil digne des migrants avec la mise en place de parcours plus sûrs.

Les élus communistes, les villes à direction communiste, qui ont une grande tradition d’accueil des réfugiés et migrants et ont déjà pris de nombreuses initiatives ces derniers mois, vont s'engager avec plus de force encore dans ce devoir de solidarité, en faisant partager leurs expériences.

J'appelle tous les communistes français à s'inscrire dans toutes les initiatives citoyennes, locales, départementales, régionales, nationales et internationales de solidarités concrètes. La fête de l'Humanité s'annonce comme un grand moment de mobilisation.

Nous exigeons également de la France qu'elle cesse d'alimenter les logiques de guerre qui sont à l'origine des terribles drames et du chaos que fuient ces réfugiés. La France semble s'engager dans une nouvelle escalade sans aucun mandat de l'ONU, tandis qu'elle reste silencieuse face à la répression du gouvernement Erdogan contre les kurdes. La France doit d'urgence prendre de nouvelles initiatives pour des solutions de paix dans toute la région. La France, dont la responsabilité est engagée dans la déstabilisation de la Libye et les engrenages guerriers de la région, doit changer la nature et les objectifs de son engagement.

Le 21 septembre est la journée mondiale pour la Paix. Cette année, nous appelons à en faire une grande journée d'actions et de mobilisations, pour la Paix, la solidarité avec tous les migrants, dans tout le pays.

Face à la tragédie inhumaine que nous vivons, les communistes se sentent pleinement engagés pour la paix, contre la guerre et la barbarie, pour la solidarité et l'accueil des réfugiés dans notre pays, la France."

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE PCF
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 09:47

le 5 septembre 2015

Cher camarade Pierre Laurent,

Notre fédération du parti communiste a rendu corps et âmes dans les Deux-Sèvres. Le processus contre lequel je me suis battu et avec d’autres, prévenu et dénoncé, est arrivé à ses fins. Il ne reste plus dans notre département que des individus communistes, sans aucune organisations, cellule ou section. La FD n’est plus qu’un « astre » mort. Le Parti a disparu de tous les radars, laissant quelques « orphelins dont je fais partie.

Je ne t’écrie pas seulement pour te faire part du funeste destin de notre parti dans notre département, où il n’est plus possible à un communiste d’échanger des idées, des expériences, d’élaborer des propositions de suggérer des analyses.

Je me permets de le faire auprès de toi en espérant une écoute introuvable, car il m’est impossible de le faire dans le parti dont je suis membre depuis 1966.

J’en viens au fait. Je me suis ouvert à la politique en 1965 au moment des Présidentielles où François Mitterand « acceptait » sur proposition communiste de devenir le candidat unique de la gauche. Depuis, de nombreux évènements ont marqué les évolutions de la société française.
Le mouvement de 1968 en France, l’ »Eurocommunisme », la période du « Programme commun », la « guerre idéologique », le discrédit du « socialisme » réel et l’écroulement du pays de la « révolution socialiste » , 2005, 2007 et les collectifs anti-libéraux, le Front de gauche. Et nos congrès, notamment le 22e, le 25e, le 34e.

Il nous faut nous l’avouer à nous-mêmes. Bien que la « messe" ne soit pas dite, à ce jour, nous avons échoué dans nos objectifs, et ce n’est pas la santé actuelle de notre Parti Communiste qui viendra contredire la tendance
observée ces dernières années. Notre parti ne semble plus en mesure d’influer suffisamment sur le cours des choses. Il ne fait pas (plus) rêver, il n’offre pas la crédibilité d’une perspective avec lui. La faiblesse des ses effectifs, la marginalisation de ses idées, malgré des efforts louables pour contrecarrer l’ostracisme dont il est victime, les manoeuvres politiques de droite et de gauche, pour l’éliminer, aboutissent à un parti qui, malgré une audience renouvelée, ne parviens pas à émerger, à « emballer » Le parti lui-même devient atone, il est atteint d’anémie. Il n’est qu’à recenser honnêtement les effectifs réels, les « cotisants », les militants pour se rendre compte que de moins en moins de personnes participent à « l’aventure » communiste. Dans le 79 qui compte 380 000 habitants, on ne dénombre, selon les chiffres officiels de la fédération qu’il faut prendre avec prudence, que 130 communistes. soit 0,00035 % ou 3 millièmes. Je t’épargne les commentaires sur l’inactivité d’organisations fantômes. Les récentes consultations nationales du parti qui invitent les adhérents à se prononcer connaissent elles aussi l’érosion du nombre de participants. Un parti en déclin qui semble être dans l’incapacité de renverser la tendance. Quant au « Front de Gauche » il ne doit sa survie qu’au masque à oxygène tendu par le PCF. Le constat est peut-être cruel; mais ni le PCF, ni le Front de gauche, dans l’état actuel ne sont susceptibles d’ouvrir une perspective crédible eu égard à l’expérience historique et récente. N’est-il pas temps de concevoir et de construire autre chose ? EELV qui compte 2000 militants se déchirent et un nombre non négligeable d‘entre eux quittent, sans éclats, le parti. D’autres, partisans d’une alliance pragmatique avec le pouvoir prépare la scission et la recomposition.

Un nouveau parti, démocratique, populaire, abritant tous les courants progressistes qui se fixent l’objectif d’une nouvelle société fondée sur le progrès social, la solidarité, la fraternité la coopération et la paix, le développement des libertés individuelles et collectives, le partage des richesses et l’accès au savoir.
Ce parti qui pourrait se nommer : « les progressistes » doté de statuts alliant liberté individuelle et responsabilité collective, démocratie et l’efficacité, ouverture à la réflexion et à la participation du plus grand nombre, des règles non contraignantes basées sur le volontariat, une « exposition » politique cohérente, une conception horizontale de l’organisation qui donne la priorité à l’action et la réflexion de proximité et de réseau,et une verticalité réduite aux strictes nécessités, etc.. peuvent relancer la mobilisation autour d’un projet partagé avec la construction de ce nouveau parti révolutionnaire populaire et de masse, condition essentielle du « retour » révolutionnaire. Reconquérir les coeurs et les cerveaux, marquer des points visibles face à l’adversaire de classe, imposer des transformations concrètes, laisser des empreintes civilisationnelles indélébiles, irréversibles.
Bref, il est temps selon moi, et la « débandade » de EELV, l’incrédulité des « frondeurs » l’opportunisme réversible du PG, et il faut le dire un certain « effacement » du PCF actuel rendent la question de la transformation du parti révolutionnaire urgente, pour le rester.

Bien à toi fraternellement.

Bruno fornaciari

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Published by bruno fornaciari - dans PCF
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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 15:28
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 20:12
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 07:56
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 09:44

Pierre Laurent interpelle Laurent Joffrin à propos de son analyse de la crise grecque.

Révisez vos leçons !

En annonçant à la une de Libération du 11 août un grand dossier sur «les leçons de la crise grecque», votre journal a fait une promesse à ses lecteurs qu’il n’a absolument pas tenue. Votre dossier et l’analyse introductive que vous signez ne tirent aucune leçon de l’expérience grecque de ces huit derniers mois. En tout cas aucune de celles que devrait logiquement tirer quiconque se réclame de la gauche. Une fois de plus, vous faites totalement fi de la position réelle et maintes fois exprimée d’Aléxis Tsípras. Cherchant en fait à justifier la politique d’austérité menée en France par François Hollande, vous présentez sa décision de signer l’accord qui lui a été imposé comme un reniement à ses promesses démagogiques, la reconnaissance par lui-même que rester dans l’euro vaut bien «une certaine dose d’austérité» et qu’il aurait mieux valu l’admettre tout de suite plutôt que de «jouer au poker avec l’avenir de la Grèce». Ainsi, selon vous, Aléxis Tsípras pourrait maintenant être soutenu parce qu’il s’est converti au réalisme d’une austérité qu’il combattait hier. Cette position est l’exact contraire de celle qu’a exprimée le Premier ministre grec, le 29 juillet dans une longue interview à la radio hellénique Sto Kokkino, dont seule l’Humanité a publié la traduction intégrale. Je cite : «Nous avons tenté, dans des conditions défavorables, avec un rapport de forces difficile en Europe et dans le monde, de faire valoir la raison d’un peuple et la possibilité d’une voie alternative. Au bout du compte, même si les puissants ont imposé leur volonté, ce qui reste c’est l’absolue confirmation, au niveau international, de l’impasse qu’est l’austérité.»Si réalisme il y a, on le voit, c’est celui de la lucidité face au rapport de forces et aux conditions draconiennes de l’accord qui a été imposé à la Grèce. La transparence avec laquelle Aléxis Tsípras conduit son combat est d’ailleurs une belle leçon de démocratie.

Alors, pourquoi avoir signé, quand vous nous dites, monsieur Joffrin, qu’il ne tenait qu’à Aléxis Tsípras d’écarter ce chantage «en négociant un Grexit temporaire et ordonné que lui proposaient ses interlocuteurs allemands» ? Précisément, parce que le Grexit, souhaité de bout en bout par le gouvernement allemand, aurait signifié une faillite catastrophique pour les couches populaires en Grèce. La décision revancharde de contraindre à la fermeture des banques, prise par l’Eurogroupe à la veille du référendum, préparait le terrain au Grexit et à la liquidation politique du gouvernement Tsípras. Sait-on suffisamment que les Allemands ont été les plus zélés à proposer un Grexit dit «ordonné» de la Grèce, en gros un accompagnement musclé vers la sortie ? Ceci dit, Aléxis Tsípras reconnaît lui-même que la Grèce a dès lors été enfermée dans un «dilemme coercitif». En acceptant, contraint, les conditions draconiennes de l’accord, c’est donc en quelque sorte maintenu dans la prison de l’austérité que Tsípras a décidé de continuer à mener le combat, parce que le choix alternatif du Grexit n’était pas celui de la liberté mais celui du condamné à mort. Reconnaissant le caractère douloureux de ce compromis, il a souligné combien il s’agissait «d’une victoire à la Pyrrhus de nos partenaires européens et de nos créanciers». Nous sommes donc loin, convenez-en, d’un ralliement à l’austérité.

Dans ce combat inégal, la Grèce a également marqué des points. Au plan politique, en élevant le niveau du débat sur la viabilité des politiques d’austérité et la soutenabilité de la dette dans toute l’Europe. Le gouvernement grec a ouvert une voie vers laquelle nous devrions désormais tous pousser. Au plan économique, en obtenant 83 milliards de financement sur trois ans là où le compromis d’avant-référendum avec les mêmes mesures d’austérité n’assurait que 10 milliards sur cinq mois. Il y a quelques jours encore, les Allemands plaidaient plutôt pour un «prêt relais» qu’un accord de financement durable en échange du plan d’austérité.

Dans ces conditions, le devoir d’une gauche digne de ce nom n’est pas de prétendre soutenir Tsípras en vantant son imaginaire ralliement à l’austérité, ce qui reviendrait à le soutenir comme la corde soutient le pendu, mais de le soutenir vraiment en élargissant le front de lutte européen contre l’austérité, pour des financements allant à la création d’emplois et de richesses, aux services publics et non plus à l’enrichissement des créanciers, pour la restructuration européenne de la dette. L’engagement de la France dans ce combat s’avérerait immédiatement décisif, quand on voit ce que celui de la Grèce, seule et isolée, a déjà fait bouger dans les consciences.

C’est là que votre responsabilité, cher Laurent Joffrin, et celle du gouvernement français sont gravement engagées. Jusqu’à quand allez-vous plaider des vieilles lunes qui condamnent chaque jour un peu plus l’idée européenne dans la tête de millions d’Européens plutôt que de regarder vers l’avenir d’une nécessaire refondation démocratique et sociale en Europe ? Le débat sur la fédéralisation accrue de la zone euro est une fausse fenêtre car elle esquive encore une fois le fond du problème : la nature des politiques mises en œuvre. La voie ouverte par les Grecs place la barre plus haut : reconquérir le pouvoir confisqué en Europe par les marchés financiers avec la complicité des gouvernements de la zone euro pour le rendre aux peuples et à leurs choix souverains. Nations et Europe ne s’opposent pas si la règle démocratique d’une Europe à géométrie choisie remplace celle d’une Europe régie par la loi du plus fort. Tout votre dossier est traversé une nouvelle fois par cette fausse opposition qui expliquerait tout : les pro-Européens d’un côté, les souverainistes de l’autre. Votre analyse date, cher Laurent Joffrin. Aujourd’hui, les tenants de l’ordre libéral en Europe et les partisans du retour au choc des nationalismes sont les deux protagonistes d’une même impasse mortifère. L’avenir appartient à ceux qui feront le choix d’une refondation sociale et démocratique de l’Europe. Aléxis Tsípras et les siens, avec les forces de la Gauche européenne que je préside, mènent ce combat. C’est le seul combat d’avenir pour les forces de gauche en Europe.

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Published by bruno fornaciari - dans EUROPE information PCF
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 07:12
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 17:59
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Published by bruno fornaciari - dans Cuba
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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 20:28

Ce qui frappe dans l’affaire de "Tel-Aviv plage", c’est la totale légèreté avec laquelle elle a été traitée par la Mairie de Paris. Légèreté qui repose sur une perception complètement faussée de ce qu’est aujourd’hui la situation israélo-palestinienne. Et de l’enjeu stratégique que constitue l’image d’Israël, image qui n’a cessé de se dégrader au fil des agressions contre Gaza et de la fuite en avant de la colonisation.

L’entrevue du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens mercredi 12 août avec Patrick Klugman, adjoint aux relations internationales de la ville de Paris, pour faire annuler la manifestation ou tenter de lui donner un autre contenu n’a fait que nous le confirmer : ne voyant aucunement les implications politiques d’une telle initiative, la ville s’en est remise à une agence privée pour la gestion de l’événement.

Il s’agit en l’occurrence de « l’agence culturelle » de Lionel Choukroun, toute la communication extérieure de l’événement passant par le site « coolisrael »… dont le nom de domaine appartient à l’Ambassade d’Israël en France. Lequel est directement géré par Elad Ratson, directeur des relations publiques de cette même ambassade. Tout simplement. Il s’agit donc d’une opération de communication directement gérée par l’Ambassade pour redorer, via Tel-Aviv, l’image ternie d’Israël et faire la promotion du tourisme israélien en plein marasme depuis l’agression de l’an dernier contre Gaza.

Les choses sont donc claires et le filtrage des entrées à la « plage » sous la supervision des nervis de la LDJ n’est que la cerise sur le gâteau. Mais comment Madame Hidalgo a-t-elle pu ne pas voir que cette grossière opération de com allait faire scandale ? Comment a-t-elle pu faire preuve d’une telle cécité politique ?

Tout simplement parce qu’elle est, comme bien d’autres, restée dans sa bulle sans voir quelle est la réalité politique de l’impasse actuelle. Elle en est restée à l’idée qu’il suffirait d’un peu de bonne volonté et d’écarter les « extrémistes » pour que le conflit se règle entre gens de bonne volonté, sans voir que ses amis travaillistes ont été des artisans majeurs de l’impasse actuelle en donnant en leur temps plein feu vert à la colonisation. S’ils peuvent aujourd’hui regretter les « excès » de Benjamin Netanyahou, ils ont été ses partenaires et n’ont malheureusement, pas plus aujourd’hui qu’hier, ni la volonté ni le courage de regarder la réalité en face et de voir l’autre, le Palestinien, véritablement comme un égal qui a les mêmes droits personnels ou nationaux et n’attend pas qu’on les lui octroie.

Madame Hidalgo peut rêver d’une Tel-Aviv symbole de partage et d’échanges, mais le conseil municipal de la ville amie a refusé que le nom de la ville figure en arabe sur son logo… jugeant sans doute que trop peu « d’Arabes » (pour ne pas dire de Palestiniens) vivent aujourd’hui à Jaffa qui fait partie de la ville… et est prisée des milieux artistes pour sa belle architecture ottomane.

Elle devrait tirer les leçons du fiasco de « Tel-Aviv plage », cesser de caresser les chimères d’un « rapprochement » qui ferait l’impasse sur ce qui fâche et oser enfin affronter la réalité.

Taoufiq Tahani
Président de l'Association France Palestine Solidarité (AF
PS)

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 07:52
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Published by bruno fornaciari - dans DIVERS
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BRUNO FORNACIARI

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