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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 15:47

Caracas, 27 février (RHC-PL) Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, a critiqué les déclarations hostiles des États-Unis et de certains députés européens et il a condamné l'ingérence de la droite internationale dans les affaires intérieures de son pays.

Au cours d'un meeting de soutien à son gouvernement, suite à la recrudescence des menaces et des agressions dans l'État vénézuélien de Monagas, Nicolás Maduro a accusé les États-Unis de violer la souveraineté des peuples latino-américains et caribéens et il a condamné les propos tenus par certains parlementaires européens, qui ont fait des déclarations hostiles au Venezuela alors qu'ils ne connaissent pas la réalité de la situation.

Le chef de l'État vénézuélien a appelé les hommes politiques de droite à s'occuper de leurs affaires dans leurs pays respectifs et à laisser en paix le gouvernement de Caracas et le peuple vénézuélien, qui travaillent à la construction du socialisme et combattent les tentatives de coup d'État.

EDITÉ PAR PEIO PONCE

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 15:29

Pierre Laurent : « L’Europe est un atout pour Syriza, pas un obstacle »..." pour Syriza alors qu’en vérité l’Europe est un atout, car tous les peuples européens sont concernés par les enjeux soulevés par la victoire de ce parti"...

Published: 27/02/2015 - 13:16 | Updated: 27/02/2015 - 13:18

Pierre Laurent est secrétaire général du Parti communiste français © PCF

Le chef de file du parti communiste français voit dans le phénomène Syriza une chance pour réorienter le projet européen. Un chantier qu’il espère mener à bien avec les écologistes et l’aile gauche des socialistes en Europe.

Pierre Laurent est secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et président du Parti de gauche européenne (PGE)

Le parti de gauche radical Syriza a remporté les dernières élections grecques. Quel changement le gouvernement d’Alexis Tsipras peut-il apporter au niveau européen ?

L’arrivée au pouvoir de Syriza est une chance pour l’Europe, qui enfin va pouvoir rouvrir le débat sur l’austérité et la réduction à marche forcée des déficits publics qui a été choisi comme la seule voie de traitement de la crise en Europe, avec des conséquences sociales dramatiques dans de nombreux pays européens dont la première est le chômage. Enfin un gouvernement à la table du Conseil pour rouvrir le débat !

La première décision du gouvernement grec a d’ailleurs été de renégocier l’accord entre la Grèce et ses créanciers européens. L’accord trouvé entre Alexis Tsipras et les ministres des Finances de la zone euro est-il un pas dans la bonne direction ?

L’accord signé est intéressant à double titre. D’abord, parce que c’est un accord qui marque la fin de la Troïka. On revient à une négociation directe entre un gouvernement élu et les instances européennes alors que depuis 5 ans nous faisions face à une Troïka qui dictait sa loi. Il s’agit d’un retour à la négociation politique.

Deuxièmement, cet accord ne signe évidemment pas la fin des négociations entre la Grèce et l’Europe, mais pour l’heure Syriza n’a renoncé à aucune des mesures sociales auxquelles il s’était engagé auprès de ses électeurs. La Grèce est maintenant dans la position de négocier avec du temps.

On sort d’une période où la direction de l’Eurogroupe dictait ses conditions à des gouvernements qui n’avaient pas le droit de discuter ou qui avaient renoncé à toute velléité de discussion. Cet accord s’est négocié sur la base de la proposition de Varoufakis et cela est un point marqué par le nouveau gouvernement grec face à tous ceux qui le sommaient de se ranger sans discussion aux positions précédentes.

Alexis Tsipras est pour l’heure l’unique dirigeant au sein du Conseil européen issu de la gauche radicale. Seul, peut-il réellement changer les choses ?

Évidemment il s’agit d’un gouvernement parmi les 27 autres. Mais je pense qu’il le peut, car le gouvernement grec dispose d’une confiance populaire très forte. Et l’austérité ne fait pas partie des règles intangibles de l’Europe, la démocratie oui.

La volonté politique très forte du gouvernement Syriza de faire valoir la voix de son peuple est un argument fort. D’ailleurs je rappelle que le début de la descente aux enfers de la Grèce a coïncidé avec la décision de la Commission européenne d’interdire à l’ancien premier ministre grec Georges Papandréou de consulter le peuple grec.

Par ailleurs, je pense que le rapport de force en Europe en faveur des exigences de Syriza va bien au-delà de la position de tel ou tel gouvernement. Parce qu’il y a des forces populaires, sociales et syndicales extrêmement nombreuses en Europe qui ont les mêmes exigences que Syriza : on l’a vu avec la confédération syndicale du DBB en Allemagne, avec les mouvements populaires qui se forment en Espagne, en Italie ou en Belgique. Il y a une contestation des politiques d’austérité qui dépasse le cadre gouvernemental et qui est un point d’appui pour Syriza.

Dans cette affaire, Syriza ne porte pas seulement les revendications du peuple grec, mais aussi les exigences populaires européennes.

Enfin, le développement des mouvements des forces de la gauche radicale européenne est en train de se poursuivre. Et le fait qu’Alexis Tsipras ait été notre candidat commun à la présidence de la Commission européenne lors des dernières élections a participé à la diffusion de ces idées dans de nombreux pays européens.

Au niveau politique, sur quels partenaires Syriza, et plus largement la gauche européenne, peut-il s’appuyer en Europe ?

Il y a des forces nouvelles en Europe qui soutiennent ce mouvement. Une partie des forces écologiques dans plusieurs pays européens convergent sur un certain nombre de questions. On voit aussi quelques élus socialistes- notamment en France - manifester leur solidarité avec Syriza.

C’est avec les forces du Front de gauche, et celles d’Europe-Ecologie les Verts qu’il faut parvenir à constituer une coalition porteuse de projets alternatifs en Europe.

L’Union européenne est-elle véritablement un lieu ou Syriza peut faire changer les choses ?

Certains pensent que l’Europe est un obstacle pour Syriza alors qu’en vérité l’Europe est un atout, car tous les peuples européens sont concernés par les enjeux soulevés par la victoire de ce parti.

D’ailleurs on a bien vu que ce qui inquiétait certains gouvernements européens dans l’arrivée du nouveau gouvernement grec : le risque que cela donne des idées à d’autres en Europe !

Que faut-il changer à la gouvernance économique de l’Union européenne ?

La gouvernance économique actuelle de l’Europe ne convient pas du tout. Il faudrait modifier en profondeur le statut et le rôle de la Banque centrale européenne. Le maintien de l’interdiction qui est faite à la BCE de refinancer les États sans passer par le secteur bancaire alors que c’est ce dernier qui a joué un rôle décisif dans la crise économique est une aberration !

On voit bien d’ailleurs que les décisions récentes de la BCE de réinjecter massivement de l’argent dans la machine européenne mettent le doigt sur ce problème, sans aller jusqu’à remettre en cause ce qui ne fonctionne pas dans la gouvernance économique actuelle.

Par ailleurs, les organisations sociales et syndicales sont écartées de tout droit de regard sur les orientations économiques de l’Union. Le résultat c’est qu’on a une gouvernance européenne très largement confisquée par les autorités financières et bancaires. Une des choses qu’il faut absolument changer est le déficit démocratique qui devient une des causes de la crise structurelle que traverse l’Europe

Comment lutter contre ce déficit démocratique ?

Je suis favorable à ce que les pays européens aient le droit de ne pas participer à telle ou telle directive ou pouvoir européen si son peuple, consulté par référendum s’y oppose totalement. Il faut construire l‘Union européenne par l’adhésion des peuples européens et pas par la contrainte descendante qui est la logique de la majorité des directives européennes.

On pourrait utiliser ce type de procédure de consultation pour pousser à la concertation, alors qu’aujourd’hui l’édifice fonctionne de manière à ce que les plus puissants imposent leurs volontés aux États les plus faibles.

Aujourd’hui, nous qui avons souvent été taxés d’euroscepticisme, nous sommes les seuls à porter l’idée de l’Europe de la solidarité. Je pense que le choix à venir pour l’Europe sera soit de trouver une réponse européenne solidaire à la crise soit laisser les mouvements de destruction de l’Europe – qui souhaitent apporter soit une réponse ultra-nationaliste soit ultra-libérale – l’emporter.

EurActiv.fr

Cécile Barbière

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 08:18

France 3 : Le PCF évincé du débat sur les départementales !

VENDREDI, 27 FÉVRIER, 2015

La chaîne du service publique, France 3 Ile de France organise un débat consacré aux départementales le 28 février prochain dans le cadre de son émission « La voix est libre ».

Initiative louable, qui permet tout au moins l’information grand public sur les enjeux de ce scrutin, mais où les invités-es sont choisis-es en fonction, de critères qui selon les responsables de la chaîne » ne permettent pas d’inviter le PCF, ni ses représentants, ni même un-une conseiller général-e sortant-e !

Sont invités à ce débat, qui se veut contradictoire (sic), l’UMP 91, Jérôme GUEDJ au nom du PS et de EELV, on les laisse apprécier, le FN 91 et la représentante du PG 91.

Vrai tour de force de France 3, qui choisit, d’évincer de cet échange, la parole d’un Parti qui est présent dans 19 cantons sur 21, dans des configurations diverses, a 4 sortants FDG dont 3 PCF, des centaines de militants-tes en campagne, dirige 4 villes dans des larges cadres majoritaires de gauche.

Déontologiquement c’est une faute, politiquement c’est de la censure !

Les candidates et candidats :

Alexandre FELS, Annie DAILLY, Marie-Laure VERET, Claude JOSSERAND, Sylvie CLERC, Laurent GABORIAU, Françoise POLI, Bruno PIRIOU, Vice-Président du conseil général, Bernard VERA, Maire de Briis-sous-Forges, Fabienne BELLAY, Jean-Pierre SAUVAGE, Maria-Rita CHERRIER, Marie-France WINGHARDT, Jean-Jacques LE TALBODEC, Yaël LELLOUCHE, Philippe FOURCAULT, Michèle KAUFFER, Samir BENAMARA, Jean-Claude LAURENT, Christelle BAREIX, Dominique GRISSOLANGE, Colette JAN, Florent HUART, Gabriel LAUMOSNE, Françoise SAINT-HILAIRE, Olivier CORZANI, Marjolaine RAUZE, Vice-Présidente du conseil général et Maire de Morsang-sur-Orge, Odile TOITOT, Annick LE POUL, Alain TROALEN, Joëlle SURAT, Yveline LE BRIAND, Stéphane QUAINQUARD, Josselyne LAMBERTIN.

Les autres élus :

Claude VAZQUEZ, Conseiller général, Philippe RIO, Maire de Grigny, Jean FLEGEO, Maire de Saulx-les-Chartreux.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 05:21
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 05:11

Pierre Laurent a partagé la publication de Je rêve d'une banque qui.

6 h ·

Bravo au collectif "je rêve d'une banque qui" pour cette première initiative utile à la dénonciation du scandale de la fraude fiscale dont on voit toute l'ampleur avec l'affaire HSBC. Un autre rôle des banques est possible pour une autre politique au service de l'humain, pas des rentiers et des actionnaires. Multiplions les initiatives individuelles et collectives dans le pays. La prochaine à Paris se tiendra la semaine prochaine, jeudi 5 mars à 18h30, à proximité du ministère de l'économie et des finances, soyons nombreux à y participer !

Grande réussite de la première initiative de notre collectif "Je rêve d'une banque qui..." avec près de 150 personnes réunies pour l'arrestation aux Champs-Elysées ce soir du patron d'HSBC, banque criminelle : attrapé devant le siège de la banque en pleine évasion fiscale émoticône smile. Merci aux personnalités, Pierre Laurent (PCF), Julien Bayou (EELV), Eric Coquerel (PG) et Denis Durand (syndicaliste de la banque de France) qui nous soutiennent ! Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à la réussite de cette initiative !!! Une vidéo de l'initiative sera bientôt publiée. En attendant voici quelques photos. On continue avec une nouvelle initiative la semaine prochaine, jeudi 5 mars, au ministère des finances pour interpeller les ministres Michel Sapin et Emmanuel Macron... plus d'infos prochainement ! On lâche rien contre la finance ! Mobilisons-nous pour placer les banques au service du développement humain et pas de la spéculation ! Allez on like, on partage et on tweete biensûr ‪#‎occupetabanque‬

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 17:58

Marine le Pen et Florian Philippot, plus gros squatteurs de matinales depuis un an

LE SQUAT DES MATINALES - Chaque matin, lorsque la France qui se lève assez tôt se réveille, les politiques se pressent dans les studios pour donner le ton à l’actualité politique de la journée.

Depuis un an, le Lab scrute chaque mois les interviews politiques du matin pour répondre à une question : quelles sont les personnalités qui squattent les matinales télés et radios ? La réponse donne un bon indicateur des thèmes dominants du mois.

Au bout d'un an, le Lab fait les comptes : ce sont deux personnalités du Front national, Marine le Pen avec 56 apparitions et Florian Philippot avec 51 apparitions, qui sont en tête. (Voir classement en fin d'article)

Sur le long terme s’affirme donc une tendance que l’on pouvait sentir en regardant les derniers classements mensuels. La présidente et le vice-président du Front national trustaient régulièrement la tête des classements. Marine le Pen a donc eu le droit à près d'une interview matinale par semaine.

Ce constat est d’autant plus frappant que la question du temps de parole fait partie des revendication régulières de l’élue FN dans les médias, elle qui déplore que le FN en soit exclu. "Nous restons en-deçà ce que nous devrions avoir droit" regrettait-elle encore sur France Inter au début du mois d'octobre.

#En tête des personnalités, mais pas des partis

Toutefois, si l’on regarde le classement par parti, le Front national n'est plus en tête. Il comptabilise 145 interviews matinales sur la période étudiée, soit un tout petit peu moins qu’ Europe Ecologie les Verts. Il est ainsi le 4e parti de ce classement.

Le PS et l’UMP sont loin devant avec 809 apparitions pour l'UMP et 613 pour le PS sans le gouvernement. Avec le gouvernement, cela représente 1140 passages.

#Problème de RH ?

Cette moindre présence (relative) du FN dans les matinales s’explique facilement. Tout d’abord, par rapport aux autres formations, le parti d’extrême droite manque d’élus. Avec deux députés, deux tout récents sénateurs (depuis septembre 2014) et un peu moins de trente députés européens rarement invités en matinale, les personnalités frontistes à inviter sont peu nombreuses. D’autant plus que mis à part quelques cadres et figures montantes (comme David Rachline ou Marion Maréchal-Le Pen), les élus du parti ne sont pas toujours des figures installées dans le paysage médiatique.

Du coup, Marine le Pen et Florian Philippot font le boulot à deux, et ils le font bien : lorsque l’on regarde le détail mensuel du classement, on observe que les deux cadres du FN alternent leur présence selon les mois. Une tendance d’autant plus sensible lors des mois d’élections. Marine le Pen s’est présentée plus régulièrement en mars pour les élections municipales. Pour les élections européennes en mai, c’est Florian Philippot qui a fait le plus d’interviews matinales.

On observe également que les mois d’élections correspondent à des “pics” pour la présence du Front national dans les interviews du matin. Les mois de mars, mai et septembre (avec les sénatoriales) ont représenté des rendez-vous importants pour la formation de Marine le Pen. Pendant la campagne municipale, ce sont Wallerand de Saint-Just à Paris ou Stéphane Ravier à Marseille qui ont permis au FN de gonfler ses scores. En mai, Louis Aliot, tête de liste aux européennes dans le Sud-Ouest est apparu 5 fois, autant que Marine le Pen.

#MÉTHODOLOGIE

Pour dresser notre classement, nous avons compté les invités de : France Info, Europe 1, RTL, France Inter, France Culture, Radio Classique/LCI, RFI, i>Télé, BFMTV, RMC, BFM Business, LCP et France 2. 344 hommes et femmes politiques différents se sont rendus sur les plateaux des matinales de septembre 2013 à septembre 2014.

Découvrez le classement complet et le tableau des détails par mois :

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 06:14

À Donetsk, la nostalgie de l’URSS…

25FÉV

je ne peux pas, malgré nos vacances, ne pas vous signaler cet article, il vous dit ce que nous ne cessons de vous répéter sur la manière dont les peuples de l’ex-Union soviétique regrettent ce temps-là… C’était la paix, l’amitié entre les peuples, on avait ce qu’il fallait, la vie allait en s’améliorant… Quoique l’on vous raconte cette réalité est incontournable. Voir le reportage de ce journal francophone libanais. (note de danielle Bleitrach)

Moyen Orient et Monde

Sous la gigantesque statue en fer noir de Lénine, au milieu des drapeaux rouges de l’URSS, des milliers de personnes se sont rassemblées hier à Donetsk dans une ambiance de kermesse pour exprimer leur gratitude aux « héros » morts sur le front et, au fond, un peu de leur nostalgie pour l’Union soviétique. Les autorités rebelles de la République autoproclamée de Donetsk (DNR), dans l’est de l’Ukraine, ont offert un jour férié à une population fatiguée par dix mois de conflit. C’est le « jour du défenseur de la patrie », une fête russe instituée à l’époque de l’URSS pour célébrer la grandeur de l’Armée rouge.

Dans le centre de Donetsk, une scène a été installée au milieu de la grande place Lénine baignée de soleil. Sur cette scène, à quelques mètres d’un McDo et d’une banque, des images célèbrent les mineurs du Donbass, la région de Donetsk, les soldats de l’Armée rouge et le héros national russe Alexandre Nevski. Sur fond de musique militaire populaire, un Cosaque habillé tout en noir et un rocker en perfecto et bottes en cuir apportent une lourde icône de la Vierge Marie et de Jésus. « Cette fête, c’est la fête de l’armée, des ouvriers et des paysans », s’enthousiasme une dame au micro. Puis, le commandant de la très populaire brigade Vostok, fer de lance du soulèvement prorusse, appelle ses hommes à s’installer devant la scène, entre deux hommages à l’armée soviétique « qui a libéré l’Europe du fascisme ». Les soldats sont accueillis sous les vivats et les applaudissements de la foule. Certains d’entre eux vont être décorés de la médaille du courage militaire.

« Je ressens beaucoup de fierté »
Au micro, un responsable de la DNR, Alexandre Khodakovski, célèbre un « Donetsk libéré » : « Je me souviens qu’à la naissance de ce mouvement, il n’y avait que dix personnes. Maintenant, la place est noire de monde. » Après une minute de silence en hommage aux « soldats morts sur le front », un homme en treillis et béret kaki prend le micro pour une chanson qu’il a composée lui-même. « Ne me jugez pas, mais je ne pourrai pas vous rendre votre fils, c’était le meilleur et il est mort en me sauvant, je ferai payer sa mort à l’ennemi », dit-il.
« Je ressens de l’espoir », dit dans le public Lioudmila, 65 ans, qui est venue avec sa petite-fille de dix ans. « L’espoir que la guerre s’arrête maintenant, que ma petite-fille vive dans la paix. L’espoir que nous puissions faire ce que l’on veut sans que Kiev nous dise ce qu’il faut penser », dit-elle. « Et puis je ressens de la fierté », poursuit-elle, la voix chevrotante, les larmes aux yeux, « parce que mon père a combattu pour l’armée soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale ». Jusqu’à maintenant, le « jour du défenseur de la patrie » n’était pas férié en Ukraine. Lioudmila avait l’habitude de le célébrer autour d’un gâteau et de petits cadeaux au bureau, ou, le soir, avec ses amis.
Des petites filles en tutu blanc et rouge se déhanchent maintenant sur scène dans une chorégraphie à la Britney Spears. Puis un couple de jeunes mariés en robe et costume vient s’embrasser sur scène pour célébrer leur union. Natalia et Victor Mantoula, un couple de retraités septuagénaires en béret noir, ne manque rien du spectacle. Ils sont venus applaudir « ces hommes qui nous ont libérés » et qu’ils connaissent bien puisque l’un de leurs deux fils a participé à la bataille de Debaltseve, à une cinquantaine de kilomètres de Donetsk, que les rebelles ont remportée la semaine dernière. À la question de savoir s’ils ressentent de la nostalgie pour l’Union soviétique, ils répondent sans hésiter : « Oui bien sûr, une grande nostalgie. Nous étions ensemble, nous étions bien, nous n’avions pas peur de ne pas avoir à manger. » Sur le monument à la gloire de Lénine, un drapeau de la république populaire de Donetsk a été accroché. Juste au-dessus de cette citation de Lénine : « Sans le Donbass, le socialisme ne serait resté qu’une belle idée. »

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 05:10
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 16:28
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 09:08
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BRUNO FORNACIARI

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