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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 05:19
Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français, ici, en 2016.
Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français, ici, en 2016. (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

Le Parti communiste "peut ouvrir un dialogue avec Benoît Hamon" selon le porte-parole du PCF

Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire de la gauche, dimanche. Il faut à présent rassembler les gauches pour offrir un front uni pour l'élection présidentielle. Sur franceinfo, Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français (PCF), s'est réjoui de la victoire de Benoît Hamon. Il estime qu'un dialogue et des échanges sont envisageables avec lui,  "alors que cela aurait été impossible avec Manuel Valls". Selon lui, cela invite "à des convergences dans les prochaines semaines".

franceinfo : La victoire de Benoît Hamon est-elle une bonne nouvelle, sachant qu'il y a désormais un candidat de plus très à gauche ?

Olivier Dartigolles : La défaite de Manuel Valls est une bonne nouvelle, c'est la confirmation qu'il y a une envie de gauche dans ce pays. On assiste à un grand chamboule-tout dans la vie politique française.

Pour ce qui est du Parti communiste, ça nous invite à mettre du vent dans les voiles sur des convergences, des dialogues, des passerelles qui peuvent se construire dans les prochaines semaines. Cela permettra peut-être de trouver une solution pour la présidentielle et pour une nouvelle majorité politique de gauche aux législatives.

Est-ce que ça veut dire qu'un candidat à gauche doit se désister au profit de l'autre ?

Il ne faut pas commencer par la question de la candidature à la présidentielle. Je constate que Jean-Luc Mélenchon mais aussi Yannick Jadot et Benoît Hamon sont tous pour l'abrogation de la loi El Khomri.

On peut pousser les feux pour dire tous ensemble ce qui serait pour nous une vraie loi travail. On peut commencer par regarder si dans ce périmètre qui va de Jean-Luc Mélenchon, des communistes, à Yannick Jadot et Benoît Hamon, nous sommes d'accord pour dire des choses ensemble.

Que faire des socialistes qui ne se reconnaissent pas chez Benoît Hamon ?

Il faudra attendre que la poussière retombe, voir dans quelques semaines s'il y a vraiment une hémorragie vers Emmanuel Macron. Mais on peut ouvrir un dialogue et des échanges avec Benoît Hamon alors que cela aurait été impossible avec Manuel Valls. 

 

"La victoire de Benoît Hamon est une bonne nouvelle" pour Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
 
 
 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 10:19

Le gouvernement mexicain confirme la production de 500 000 échelles

rusty-ladderDepuis son investiture, Donald Trumpn’a pas chômé. Il ne se passe pas un jour sans qu’il ne mette en œuvre l’une de ses promesses de campagne. Parmi celles-ci figure le fameux mur sur la frontière entre le Mexique et les USA, et ce jeudi, le nouveau président des Etats-Unis a prouvé une fois pour toutes qu’il ne s’agissait pas d’un simple effet de campagne, en réaffirmant qu’il allait bel et bien faire construire ce mur, sensé diminuer l’immigration clandestine.

Son homologue mexicain Enrique Peña Nieto n’a pas tardé à réagir, en confirmant que son gouvernement allait sous peu initier la production de 500,000 échelles. « Et nous comptons bien faire payer le gouvernement américain pour ce projet« , a-t-il ajouté, en précisant qu’il attendait simplement de connaître la hauteur exacte du mur avant de construire la première échelle. L’administration Trump n’a pas encore officiellement réagi à cette nouvelle. Mais si cela devait se confirmer, la production de 1,250,000,000 litres de savon noir n’est pas à exclure.

 
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 10:07

Démocratie réelle. La VIe République est toujours une idée neuve

GRÉGORY MARIN
VENDREDI, 27 JANVIER, 2017
L'HUMANITÉ
15 Mai 2015, Paris, place de la république. Avec nuit debout, le peuple français donnait de la voix pour se réapproprier la parole démocratique et son rôle politique dans la cité. Photo philippe wojazer/reuters
15 Mai 2015, Paris, place de la république. Avec nuit debout, le peuple français donnait de la voix pour se réapproprier la parole démocratique et son rôle politique dans la cité. Photo philippe wojazer/reuters
REUTERS

C’est un projet qui traverse la gauche depuis des décennies. Et si, de la gauche du PS au PCF, en passant par la France insoumise, des divergences existent, tous partagent un impératif : refonder les institutions de la Ve République pour redonner du pouvoir au peuple.

L’idée d’une VIe République irrigue la pensée politique, celle de la gauche plus particulièrement, depuis longtemps. En 2001, sans il est vrai utiliser ce terme, le Parti communiste français proposait, dans le cadre de la campagne présidentielle à venir, des « éléments pour un projet communiste du XXIe siècle » introduisant des transformations institutionnelles importantes, qui font toujours partie de son programme : parité, limitation du cumul des mandats, pouvoir d’initiative législative (référendum), participation ­citoyenne accrue (budgets participatifs, ­référendum locaux)… Autant de propositions qui n’étaient alors pas à la mode, reprises entre-temps sans mention de leur origine, voire appliquées avec succès.

« Proclamer la fin des privilèges du capital »

Depuis, ces idées ont fait leur chemin. L’élection présidentielle suivante les a un peu mieux éclairées. En mai 2006, sous la présidence Chirac, dont on disait alors qu’elle marquait le « crépuscule de la Ve », Nicole Borvo, présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen du Sénat, parlait dans l’Humanité de « changer complètement de système institutionnel », ­reprenant les propositions de son parti, suivie un an plus tard, en mars, par… Arnaud Montebourg, à l’époque porte-parole d’une Ségolène Royal. Catégorique, il affirmait alors que « la Ve République (était) morte » : « Personnel politique qui se renouvelle peu », exécutif « coupé de la société », « Parlement sans pouvoir », etc., et proposait de « renforcer le rôle du Parlement » ou l’abolition de l’article 49-3. D’une manière générale, la campagne présidentielle 2007 de ce qu’on appelait alors la gauche antilibérale, de la LCR d’Olivier Besancenot (qui proposait d’« abattre la Ve République » en la remplaçant, déjà, par une Assemblée constituante à la proportionnelle intégrale avec mandats révocables) à l’aile gauche du PS, était traversée dans son ensemble par cette thématique.

Une extension des droits dans le monde du travail

Il faudra pourtant attendre 2012 pour que l’idée s’impose véritablement dans le débat : alors en pleine ascension médiatique, Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, soutenu par le PCF, la met au centre de sa campagne. Lors du premier rassemblement monstre du 18 mars 2012 (1), plus de 120 000 personnes défileront entre Nation et Bastille en réclamant « Vite, la VIe République » ! Dans son discours, le candidat estimait que refonder la République, c’était « refonder la France (en un) peuple unique, libre, fraternel et égal ». Et de rappeler la Constituante, la parité qui consacrerait « la marche de l’égalité », qui conduirait à « proclamer la fin des privilèges du capital ».

Les tenants d’une VIe République visant à instaurer une réelle citoyenneté n’ont jamais désarmé. De la Convention pour la VIe République, créée par Arnaud Montebourg et dirigée par le socialiste Paul Alliès, au Mouvement pour une VIe République de Jean-Luc Mélenchon, une partie de la gauche n’a cessé d’affirmer cette exigence entre deux campagnes présidentielles. Elle est toujours présente dans les discours et les programmes. Le favori de la primaire socialiste, Benoît Hamon, s’il n’emploie pas le terme, prône des aménagements de la Ve République qui recoupent certaines propositions avancées ailleurs : suppression de l’article 16 de la Constitution qui accorde au président les pleins pouvoirs en cas de crise majeure, dose de proportionnelle dans l’élection des députés, « 49-3 citoyen » permettant à 1 % du corps électoral d’imposer au Parlement l’examen d’une proposition de loi venue des citoyens (droit d’initiative citoyenne) ou de suspendre l’application d’une loi pour la soumettre à référendum… Jean-Luc Mélenchon, lui, voudrait être « le dernier président de la Ve République », démissionnaire « sitôt que la nouvelle Constitution aura été adoptée par le peuple français ». Le candidat de la France insoumise (FI) va loin dans l’idée de « balayer l’oligarchie », en proposant qu’« aucun parlementaire des anciennes assemblées de la Ve République (ne siège) dans cette assemblée ».

Indispensable dans la cité, la citoyenneté passe aussi par une extension des droits dans le monde du travail : « La grande Révolution a rendu les Français rois dans la cité et les a laissés serfs dans l’entreprise », disait Jean Jaurès. Une préoccupation présente dans les programmes du PCF comme de la France insoumise. Tous deux proposent un « droit de veto suspensif » des élus du personnel en cas de licenciements, de fermeture ou de délocalisation, et en général de nouveaux droits de contrôle et d’intervention dans les stratégies d’entreprise. Parce que la démocratie ne se joue ni tous les cinq ans, ni dans les seules hautes sphères, mais au quotidien et au plus près des Français

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES pcf PCF THOUARSAIS
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 08:11

Avec 59,20 % des voix, il supplante nettement Manuel Valls au second tour de la primaire. L’ex-Premier ministre arrive en tête dans un seul bureau sur 34.

Un peu plus de 41 % des voix pour Manuel Valls, plus de 58 % en faveur de Benoît Hamon. On en était là hier soir vers 20 h, les 12 premiers bureaux de vote dépouillés sur 34. Le reste des résultats allait encore accentuer la tendance. A l'issue du second tour de la primaire de gauche, Benoît Hamon l'emporte dans les Deux-Sèvres avec 59,2 % des voix face à son concurrent, qui n'atteint pas les 41 %.

Un résultat sans surprise au vu du premier tour. Le 22 janvier, si l'on additionnait les seules voix de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, on dépassait les 55 %. La participation hier a été plus forte : 10.917 électeurs ont fait le déplacement, c'est 1.873 de plus que le dimanche précédent. Dans certains bureaux, ces nouveaux électeurs ont modifié la logique arithmétique des reports de voix. Sans que la donne globale en soit changée.

L'exception Cerizay

Seule exception à la vague rose vif : le bureau de Cerizay, le seul et l'unique à placer Manuel Valls en tête. Les 33 autres ont voté Benoît Hamon. Et la défaite est parfois cuisante pour le vaincu. A Niort-Michelet, en centre-ville, Manuel Valls dépasse à peine les 33 %. Le Mellois, lui, est particulièrement défavorable : 33,5 % au bureau de Celles-sur-Belle, 35,20 % sur Melle, 32,53 % à Brioux-sur-Boutonne. Le « vallsisme » n'a à l'évidence pas pris chez les électeurs de gauche dans les Deux-Sèvres. Significatif, aucun élu n'avait apporté son soutien public au candidat durant la campagne.

nr.niort@nrco.fr

 
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 19:36
Delahousse ignore.
 
Comme d'habitude, c'est sans surprise que le journal de Laurent Delahousse de France 2 ce samedi à 20 h aura fait l'impasse sur une initiative communiste de grande importance qui a trait avec la crise de régime et les dérives financières qu'illustrent l'affaire "Penelope Fillon" Le secrétaire national du PCF réunissait en Ile de France 124 candidats aux législatives. Il a délivré des propositions précises pour l'élaboration d'un nouvelle constitution démocratique fondée sur les droits démocratiques, sociétaux, économiques nouveaux, destinés à remplacer une constitution remaniée plusieurs fois depuis 1958 sans qu'en soit changer le sens profond, s'inscrivant en contradiction avec les besoins et les exigences démocratiques d'aujourd'hui. De l'interdiction faite au parlementaires d'embaucher un membre de sa famille, à l'abrogation du 49.3, au droit de vote des immigrés, à l'instauration de la proportionnelle etc...Tout cela aurait pu intéresser les téléspectateurs de France 2 et des autres chaînes, publiques et privées. Pas une ce soir ne donne écho à cet évènement.
Peut-on parler de pluralisme et de démocratie quand l'ostracisme à l'égard du PCF constitue la ligne éditoriale des grands médias ? Peut-on parler de liberté de la presse lorsque la quasi censure frappe le journal et les journalistes de "l'Humanité" , peut-on parler de débat démocratique et pluraliste lorsque les communistes sont systématiquement écartés des plateaux des grandes émissions politiques ?
A quand un véritable service garant de la pluralité des opinions et de l'information ? Les candidats à la présidentielle s'engageront-ils à faire vivre le débat démocratique et pluraliste ?
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 18:43
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 18:40

Le barrage al-Hamra, une souffrance quotidienne imposée depuis dix-sept ans

CPI


Photo du CPI

Samedi 28 janvier 2017

Naplouse – CPI

La Cisjordanie, ses villes, ses villages et ses localités sont de plus en plus déchirés par les barrages militaires sionistes. Ces barrages empêchent la continuité territoriale de toute la Cisjordanie. Le barrage militaire d’al-Hamra n’en est qu’un exemple. Depuis dix-sept ans, ce barrage resserre la poitrine de la zone se trouvant entre la ville de Naplouse et celle d’Ariha (Jéricho). Depuis dix-sept ans, ce barrage entrave le mouvement des Palestiniens. Ce point est là pour les humilier et pour leur imposer des sanctions collectives.

L’homme des médias Mohammed Abou Thabet, dont la famille possède une terre agricole dans le village de Frouch Beit Dajn, est bien lésé.

Il dit au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information :
« Ce barrage est le plus grand trouble-joie de la vie des Palestiniens d’al-Aghwar (la Vallée du Jourdain), à cause des pratiques et des crimes sionistes anciens et actuels. »

Il est vrai que ces dernières années, les soldats de l'occupation ne sont pas toujours sur le barrage, mais ils y retournent de temps à autre. Leur retour même provisoire reste une source de nuisance. Leur présence entrave le mouvement des gens, surtout les agriculteurs qui voudraient rejoindre leurs terrains, plusieurs fois par jour, et elle entrave le travail des gens, la vie tout simplement.

C’est une souffrance quotidienne pour les Palestiniens, surtout pour les agriculteurs. Les occupants sionistes leur interdisent d’apporter beaucoup de choses à leurs terrains, même certains produits agricoles, pour des raisons sécuritaires !

Un point piège !

Les Palestiniens gardent de mauvais souvenirs d’al-Hamra, il le considère comme le plus dur de tous les barrages de la Cisjordanie. C’est un mur séparant les départements du nord de la Cisjordanie.

Mohammed Awwad est un chauffeur de taxi. Il passe tous les jours par ce barrage d’al-Hamra, en allant vers Ariha. Il souffre de ces mesures imposées sur ce barrage par les militaires israéliens.

Il nous donne ses impressions :
« Une petite erreur pourra mettre ta vie en danger ; tu seras le sujet de tirs, pour un simple doute. Par exemple, le soldat fait un signe quelconque et tu comprends que tu pourrais passer. Et lorsque tu passes, le soldat pourrait ouvrir le feu sans avertissement. »

Beaucoup de Palestiniens ont perdu la vie sur ce barrage d’al-Hamra. Des centaines d’autres ont été interpellés. Le barrage est un piège pour mettre la main sur les Palestiniens ou pour leur imposer des amendes exorbitantes.

L’histoire du barrage militaire d’al-Hamra remonte au début de l’Intifada d’al-Quds, durant l’année 2000. Depuis cette année-là, ce barrage n’arrête d’empoisonner la vie de la région d’al-Aghwar, de séparer la ville de Naplouse de sa sœur Ariha, d’être un signe de mauvais augure. 

 

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:12

Osons la nouvelle République ! (Pierre Laurent)

 

Nous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les présentons aujourd'hui, parce que leur campagne va se déployer maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et non pas après celle-ci. 

Pourquoi ? Parce que nous, candidats communistes, du Front de gauche, femmes et hommes engagés dans les combats progressistes, partenaires politiques de diverses sensibilités de gauche, avons une conviction : 

une République nouvelle doit naître. Une République où les citoyens se sentent à nouveau pleinement respectés, une VIe république qui renouvelle profondément les institutions et donne un nouveau souffle à la vie politique. Et cet enjeu majeur, c'est un enjeu commun aux deux grandes échéances présidentielle et législatives. Car changer le locataire de l’Élysée ne sera rien si la confiscation actuelle du pouvoir se poursuit.

Autrement dit : pas de nouvel avenir possible pour notre pays, et c'est bien cela que cherche notre peuple, sans ouvrir la voie à un nouveau régime démocratique. 

Il y a urgence car la République est chaque jour trahie dans ses fondements et je connais le poids de mes mots.

La Ve République agonise dans la crise de régime. Née en 1958, il y aura bientôt soixante ans, dans tout un autre monde, quand, au plus fort d'une France enlisée dans la guerre d'Algérie, les forces réactionnaires l'imposèrent, elle n'a cessé de dériver vers ce qui n'est aujourd'hui qu'une monarchie présidentielle totalement inadaptée aux exigences démocratiques du XXIe siècle. 

Avec le quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, le présidentialisme a fini de triompher au détriment de la diffusion des pouvoirs dans toute la société. Résultat, en 1978, l'abstention aux élections législatives était à hauteur de 15 %. Elle était à 45 % lors des dernières élections en 2012 !

Aujourd'hui, le temps est venu d'une nouvelle République du XXIe siècle qui reconstruise le pouvoir des citoyens.

85 % de nos compatriotes estiment que les responsables politiques ne tiennent pas compte de leurs avis ? Comment les blâmer quand ils sont une majorité à refuser le traité constitutionnel européen en 2005, en constatent aujourd'hui les dégâts, et que ce vote a été traîné dans la boue par les dirigeants des deux quinquennats écoulés ? Comment les blâmer quand ils sont une écrasante majorité en 2016, au premier rang les jeunes, à refuser la loi El Khomri, à l'affirmer dans la rue, et que leur magnifique mobilisation est bafouée par le 49-3 ?

***

Nous n'entendons plus, du côté de ceux qui sont au pouvoir, la dénonciation du « coup d’État permanent », qui constitua longtemps le point de rassemblement du camp républicain à gauche.

Mais la gauche républicaine est bien vivante. C'est elle qui a mis en échec l'an dernier le projet insensé de la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux.

Nous sommes les continuateurs des Républicains de l'An I qui en 1792, mirent fin à la monarchie et aux privilèges !

Nous sommes les héritiers des communards de 1871 qui, sous les ruines du Second Empire autoritaire, voulurent une démocratie pleine et entière !

Nous sommes les enfants des artisans de la loi de 1905 qui fonda la République laïque moderne.

Nous sommes les héritiers des résistants de la Seconde guerre mondiale qui bâtirent les fondements d'une démocratie sociale en devenir. 

Et aujourd'hui, nous le disons, de nouvelles fondations sont nécessaires. Voilà pourquoi nous proposons un nouveau pacte Républicain pour une France en commun.

Voilà pourquoi la première décision que prendra la nouvelle majorité de gauche pour laquelle nous sollicitons le suffrage des électeurs sera d'impulser dans tout le pays un grand débat citoyen, un processus constituant, pour aboutir à la rédaction d'un nouveau projet de Constitution soumis à référendum. Le quinquennat à venir doit être le celui qui fondera la nouvelle République que nous appelons de nos vœux.

***

Les grands principes qui guideront cette réinvention démocratique, nous les porterons dans la campagne présidentielle avec notre candidat Jean-Luc Mélenchon, et avec tous nos candidats aux élections législatives. 

Nous voulons sortir du présidentialisme.

Le « domaine réservé » du Président doit être supprimé et toutes les décisions, comme l'action du gouvernement, placées sous le contrôle du Parlement. 

L'élection du Parlement doit retrouver la primauté et être dissociée de la présidentielle. La démocratie mérite mieux que de jouer tous les 5 ans au « Secret story présidentiel ». 

Le 49.3 et toutes les dispositions qui réduisent le rôle du Parlement, laissons-les au musée de l'Ancien régime ! Oui, nous supprimerons le 49-3, les votes bloqués, l'usage à répétition des ordonnances.

Nous voulons faire à nouveau entrer le peuple, tout le peuple au Parlement.

Nous voulons un Parlement à l'image de notre société, où la voix de chacune, de chacun compte pour un. Nous mettrons en place la proportionnelle intégrale à toutes les élections, avec obligation de parité.

Nous accorderons le droit de vote et d'éligibilité sous condition de résidence à tout citoyen qui choisit de vivre sur le sol français, et cela quelle que soit sa nationalité.

Nous limiterons le cumul et le renouvellement des mandats en accordant un statut de l'élu qui permette à un salarié, de toutes conditions, un ouvrier ou une employée comme tous les autres, d'exercer un mandat et de garantir son retour à l'emploi dans une continuité de revenus et de droits.

Nous voulons un Parlement où la voix du peuple fasse la loi.

Nous voulons plus de gouvernement des « experts ». Nous voulons une République qui développe les capacités et l'expertise populaire.

Ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, qui navigue de boîte d'intérim en boîte d'intérim, avec une mission de manutention par-là, un inventaire en grande surface par-là. Nous voulons qu'il devienne député.

Cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de travail. Celle-là même qui sauve des vies et qui fait de notre système de santé un des plus performants au monde. Nous voulons qu'elle devienne députée.

Cette ouvrière du textile, ce chauffeur Uber, cette cadre dans l'informatique, ce jeune start-uper : tous ceux qui n'en peuvent plus d'une politique qui les ignorent, nous voulons construire avec eux une nouvelle majorité, un nouveau Parlement qui rendra ses droits à notre peuple souverain.

Nous voulons un Parlement éthique, respectueux de l'intérêt général, indépendant des intérêts privés.

Le contrôle des conflits d'intérêts doit être renforcé. 

Et concernant l'affaire Pénélope Fillon qui défraie la chronique, nous proposons de clarifier sans délai les règles en usage en donnant force à ce qui devrait relever du bon sens : interdire l'embauche d'un membre de sa famille comme assistant parlementaire.

Je dis cela en responsabilité, sans verser dans le refrain nauséabond du « tous pourris ». Le Parlement n'est pas peuplé d'emplois fictifs, arrêtons cette fable, mais de centaines d'assistants parlementaires qualifiés qui y travaillent avec compétence en étant souvent trop peu payés.

Et à qui veut braquer ses projecteurs sur les privilèges, et l'emprise de l'argent sur le pouvoir, je cite au hasard quelques directions de travail : l'évasion fiscale, les salaires des grands patrons, les parachutes dorés, les retraites chapeaux… tous privilèges indécents qu'il serait plus que temps, eux, de mettre hors la loi au plus vite.

Nous voulons une République qui redevienne une grande République Sociale, une République de la démocratie économique, une République qui refonde les pouvoirs citoyens dans la cité et dans l'entreprise.

En abrogeant la loi El Khomri du gouvernement Valls-Hollande, la nouvelle majorité que nous voulons construira une grande loi de démocratisation sociale, qui mettra en son cœur de nouveaux droits sociaux et de droits d'intervention dans la gestion des entreprises ! Voilà ce qui manque tant dans notre République ! 

Les pouvoirs doivent changer de mains, et ceux donnés aux citoyens, aux salariés doivent prendre le pas sur ceux de la finance qui gangrènent notre démocratie. La voilà, la révolution politique ! 

C'est en donnant de nouveaux droits à la société dans son ensemble, aux salariés, aux syndicats, aux lanceurs d'alerte que nous récupérerons les 80 milliards de l'évasion fiscale, que nous contrôlerons l'utilisation du CICE, des dividendes et de l'argent des banques. 

C'est en donnant de nouveaux droits aux citoyens que nous développerons l'initiative législative venue de la société, et non des grands intérêts financiers.

C'est en protégeant les Communs numériques par la loi, en établissant un droit inaliénable des citoyens sur les données, que nous protégerons nos libertés, et empêcheront la privatisation de nos vies.

Oui, la modernité au XXIe siècle, ce n'est sûrement pas de donner les pleins pouvoirs présidentiels au banquier Macron, comme si les banques et la finance n'avaient pas assez de pouvoirs.

La modernité, c'est celle qui osera une République des pleins pouvoirs citoyens.

Non décidément, nous n'avons pas besoin de députés fillonistes pour sacrifier la Sécurité sociale, de députés macronistes pour voter une nouvelle loi d'ubérisation du travail, de députés lepénistes pour fouler aux pieds les valeurs de la République. 

Nous avons besoin de députés qui auront à cœur l'égalité.

L'égalité, c'est le socle sur lequel fut bâtie la première République en 1792. C'est pour que l'égalité soit une réalité pour tous que nous portons le projet d'une nouvelle République. L'égalité c'est notre boussole, encore et toujours !

L'égalité dans les droits politiques, l'égalité dans les droits économiques, l'égalité dans les droits sociaux, l'égalité entre toutes et tous !

Notre pacte Républicain c'est l'émancipation conquise pour toutes et tous qui constituent la Nation. Une République, qui, comme l'affirmait Robespierre, puisse « rendre les hommes heureux et libres par la loi ».

Quand de l'autre côté de l'Atlantique, le président Trump assoit dans le fauteuil du bureau ovale les intérêts du grand capital étasunien, attaque l'avortement et les droits des femmes, libère la parole raciste dans un pays où chaque semaine déjà des policiers tuent des hommes parce qu'ils sont noirs, construit des murs et étale le cynisme des intérêts égoïstes du plus puissant, je crois que le monde a besoin d'une France qui reprenne la marche en avant de tous les droits humains.

Nous voulons une République qui inscrive dans sa Constitution la lutte contre toutes les discriminations, le droit à l'avortement, les droits LGBT, qui proclame dans son article premier non pas qu'elle « favorise » l'égal accès des femmes et des hommes à toutes les responsabilités mais qu'elle le « garantit ».

Nous voulons une République qui reprenne le chemin de la décentralisation des pouvoirs, de la décentralisation territoriale, qui replace la commune au centre de la vie démocratique, qui rétablisse la clause de compétence générale à tous les niveaux de collectivités locales.

Nous voulons une République qui dit que, où que l'on soit né, à Grigny ou à Neuilly, en France ou ailleurs, on a les mêmes droits. Et qu'importe nos origines, notre religion, notre couleur de peau, nous sommes toutes et tous indispensables à notre émancipation commune. C'est ça la VIe République que nous voulons construire !

Une République française qui fasse respecter la voix de son peuple souverain en Europe quand les traités vont à l'encontre de ses intérêts, et qui repasse à l'offensive en Europe pour construire, non des murs ou des Brexit ouvrant la voie à de nouveaux paradis du dumping fiscal et social, mais des sommets sociaux pour faire converger les droits humains et les protections sociales, des COP fiscales pour éradiquer l'évasion fiscale des plus riches, des conférences pour la paix et le droit des migrants.

Une République française qui porte à nouveau dans le monde, dans l'enceinte de l'ONU que Trump veut réduire au silence, la voix de la paix, du désarmement, de la démocratisation des institutions internationales, du développement social et écologique partagé contre les logiques de concurrence capitalistes.

***

Ce sont les axes offensifs de notre pacte Républicain. 

Ces avancées démocratiques, nous en sommes certains, sont attendues par notre peuple qui ne supporte plus la caricature de démocratie à laquelle nos institutions et l'emprise des grands intérêts capitalistes nous condamne. 

Nous porterons cette exigence populaire au cœur des campagnes qui s'annoncent. 

Nous sommes des femmes et des hommes du peuple, désintéressés, seulement soucieux de l'intérêt général, et nous le prouvons chaque jour par nos actes, conformes à nos paroles, par notre intégrité.

Je peux le garantir en votre nom à tous : aucun de nos députés ne sera un député godillot, un député soumis à la finance, aux lobbys, aux pressions des intérêts privés, aux injonctions présidentielles. Nous rendrons des comptes au peuple, devant le peuple, et à personne d'autre. 

Nos groupes parlementaires sont les seuls à compter dans leurs rangs des mécaniciens, des ouvriers, des employés, des instituteurs, une acheteuse en informatique, une agent d'assurance, un éducateur spécialisé, une cardiologue, une agent de maîtrise chez EDF, bref, ils et elles sont des élus du peuple !

Nos parlementaires ont tenu les engagements pris devant les électeurs en 2012 quand tant d'autres ont failli. 

Leur place au Parlement est indispensable. Leur travail est salutaire. Et pour la prochaine mandature, plus les parlementaires communistes et Front de gauche seront nombreux, plus la parole populaire sera forte ! Sans eux, vous serez sans voix dans l'hémicycle où s'écrivent et se votent les lois !

***

Pour terminer mes propos je citerai le groupe « I am ». 

Le premier extrait de leur album Rêvolution est sorti il y a une semaine sur Youtube. Et j'en ai retenu deux vers :

« Si on voulait on pourrait faire pencher le vote. De cette jungle on irait jusqu'à fissurer le socle ». 

Oui, fissurons le socle de la Ve République. Dans ces fissures, faisons naître un nouveau pacte Républicain, une nouvelle République Sociale.

 

Vive la VIRépublique,

Vive la Sociale,

Vive la France. 

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 13:57

Il n'est pas dans mon habitude d'interférer dans les décisions des partis politiques autre que le mien le PCF.

Les débats du 1er tour de la primaire m'ont laissé sur ma faim. Le 2e tour a laissé en lice Valls et Hamon. Le débat des socialistes m'intéresse, même si je reste convaincu qu'ils ne proposent pas les solutions à la crise du système capitaliste. Cependant, dans la phase qui s'éteint et celle qui s'ouvre, je constate que les électeurs et sans doute aussi les militants socialistes, ont voulu majoritairement tourner la page du Hollandaise et placé, en tête, celui qui leur apparaissait comme le plus crédible à gauche. Les positions qu'il a prise lors du débat et rappelées dans ces meetings depuis, me confortent dans l'idée qu'il recherche, avec d'autres, les moyens de satisfaire aux questions posées par la société, sur les revenus et le chômage principales préoccupations actuelles du peuple français. Il réfléchit les questions climatiques énergétiques et écologiques de façon déterminée et ouverte. Il rappelle, comme une évidence et un combat, que le débat, prélude au rassemblement indispensable pour battre la droite est incontournable.

Tout en constatant des différences, parfois sérieuses sur les réponses qu'il apporte aux questions posées, je n'y vois rien qui puisse ne pas me permettre de participer aux discussions qu'il encourage en vue de construireun accord politique de gouvernement avec les différentes forces de la gauche acquises à l'anti-libéralisme. Aussi, afin d'appuyer cette démarche et encourager les électeurs et militants socialistes qui désirent une autre politique, une politique de progrès et de partage des richesses, d'une république démocratique rénovée... j'irai voter dimanche Benoît Hamon avec quelques amis, afin de conjurer une dérive droitière et ouvrir une ère nouvelle du combat pour une nouvelle politique généreuse, solidaire et fraternelle.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF THOUARSAIS
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 08:39

Des politiques

  • Gérard Collomb le sénateur-maire de Lyon

  • Daniel Cohn-Bendit 

  • le député PS Richard Ferrand

  • le sénateur de la Côte-d’Or François Patriat

  • le député de la Manche Stéphane Travert

  • le député des Français de l’étranger Arnaud Leroy

  • l’ex-ministre et sénatrice de Seine-et-Marne Nicole Bricq

  • l’eurodéputée Sylvie Goulard, du Modem

  • l’ancien ministre sous Chirac Renaud Dutreil

  • Bernard Kouchner, ex mittérandiste, ex-sarkozyste

  • Jean-Paul Huchon, ex président du conseil régional d'Île-de-France

  • Corine Le Page, ancienne ministre de l'Environnement d'Alain Juppé

  • Jean-Marie Cavada, président du mouvement Génération citoyens, ancien du Nouveau Centre

  • le député de Corse Paul Giacobbi qui vient d'être condamné à 3 ans de prison ferme pour détournement de fonds publics

Par ailleurs, il semblerait de plus en plus qu'Emmanuel Macron  est soutenu par François Hollande. Affaire à suivre. 

Des personnalités très fortunées

  • le milliardaire Xavier Niel, PDG de Free, copropriétaire du groupe Le Monde
  • Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente Privée
  • Marc Simoncini, PDG de Meetic
  • Christian Dargnat ( ancien haut dirigeant de BNP-Paribas
  • Mathieu Laine, fondateur de la société de conseil en stratégie Altermind
  • Catherine Barbaroux, ex dirigeante de l’Adie, association de microcrédit
  • Françoise Holder, les Boulangeries PAUL
  • Bernard Mourad, ancien banquier conseil de Patrick Drahi

Des personnalités du monde des médias

  • Jacques Attali
  • Emmanuel Chain, producteur de l'émission Capital

  • Laurence Haïm, ex I-Télé

  • Alain Minc

Macron n'a rien d'un candidat en dehors du système. N'hésitez pas en commentaire à nous dire si il a d'autres soutiens. Nous vérifierons votre information et nous actualiserons notre liste le cas échéant.

 

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