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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 07:01
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Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 08:42

Robert Clément

24 SEPTEMBRE 2000 : DRÔLE D'ANNIVERSAIRE ! LE QUINQUENNAT ADOPTE PAR REFERENDUM !
Le référendum du 24 septembre 2000 approuve le passage de 7 à 5 ans de la durée du mandat du Président de la République Le 5 juin 2000 Jacques Chirac, alors président de la République se prononce en faveur du quinquennat au nom des « exigences modernes de la démocratie », en excluant toute autre réforme institutionnelle. Quant au premier ministre Lionel Jospin, il rappelle « qu’il a toujours été en faveur de cette réforme et que c’est effectivement le moment d’agir ».

UNE ABSTENTION MASSIVE

La cohabitation bat son plein et l’organisation du référendum est menée au pas de charge. Il se déroulera le 24 septembre. Ses résultats tendent à montrer La confirmation d’une grave crise politique. Il sera marqué par une abstention record. La participation s’élève à 30,19%. Le « OUI » l’emporte avec 73,21%. Mais un électeur sur 5 se sera prononcé en sa faveur.

Cela ne fait aucun doute. Le quinquennat transformera la nature des institutions de la Vème République, renforçant encore davantage le « présidentialisme ». Les arguments développés pour justifier cette modification profonde de l’élection du président de la République sont partagés tant par la droite que le Parti socialiste. Ils peuvent être ainsi résumés : « Le septennat ne correspond plus au rythme de la vie démocratique, il convient donc de donne plus souvent la parole aux citoyens ». « Le quinquennat limite les inconvénients de la cohabitation ».

AGGRAVATION DE TOUS LES DÉSÉQUIBRES

Ainsi plutôt que de s’attaquer aux questions clés de la crise politique, la montagne accouchera du quinquennat, avec les graves conséquences que nous sommes à même de constater aujourd’hui. Les déséquilibres exorbitants dont souffre la Vème République favorisant à l’excès les pouvoirs de l’exécutif n’ont fait que s’aggraver. Il n’est pas inutile de rappeler ici quelle fut la position du PCF. Il avait alors dénoncé les dangers de la mise en place du quinquennat « sec » c'est-à-dire sans autres modifications de la constitution : « Le renforcement de la prédominance présidentielle », « l’atrophie du rôle du parlement » mais surtout « une accentuation de la bipolarisation de la vie politique ». Le bémol viendra du mot d’ordre alors décidé pour le référendum : « l’abstention active ». Contradiction flagrante à mes yeux, alors que la crise politique faisait déjà tant de dégâts. C’est ce qui m’a amené comme beaucoup d’autres communistes à voter « NON ».

VIème RÉPUBLIQUE, OUI MAIS LAQUELLE ?

Parfois il n’est pas inutile de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur, de se reporter à des écrits, à des prises de position des uns et des autres. Particulièrement sur les questions institutionnelles et la démocratie. Où étaient-ils les censeurs en décembre 2005, eux qui reprochent aux communistes de traîner les pieds, alors qu’eux seraient les seuls à montrer le chemin. Je n’aurai pas la cruauté de rappeler où ils se trouvaient à cette époque.

Nous ne comptons plus le nombre de « politiques qui nous disent la nécessité d’en finir avec la Vème République. Il y a l’initiative de Jean-Luc Mélenchon avec la création de son mouvement « m6r ». Cécile Duflot croit aussi qu’il faut passer à la VIème République. Le PS n’est pas en reste. Claude Bartolone se dit favorable à « un nouvel équilibre incarné dans une VIème République. Même Xavier Bertrand « l’appelle de se vœux »

ALORS FOURRE-TOUT OU VÉRITABLE RÉVOLUTION INSTITUTIONNELLE ?

Il est tout d’abord utile de préciser que ce n’est pas par opportunisme que le Parti Communiste Français a porté un jugement négatif sur ces institutions. Il l’a fait en 1958 et sans discontinuer, accompagnant ces critiques de propositions pour les démocratiser. Il en est ainsi de sa revendication concernant la proportionnelle à toutes les élections. Tout le monde ne peut pas en dire autant. C’est en 2005 qu’il se prononce clairement pour une VIème République, en en définissant les contenus. Car là est bien la question. Ainsi pour Claude Bartolone, c’est un régime présidentiel, à un régime à « l’américaine que va ses préférences. Exit le premier ministre ! Quant à l’UMP on pense davantage à la « simplification du mille-feuille administratif ». Tout cela ne fait que trahir, au PS comme à l’UMP une inquiétude sur les doutes qu’expriment nos concitoyens sur le « politique » et sa capacité à répondre à ses attentes. Alors on fait « semblant » d’ignorer les véritables causes de cette crise démocratique.

LES CONTENUS DE LA VIème RÉPUBLIQUE QUE PROPOSE LE PCF

Certes s’attaquer aux institutions ou faire semblant peut-être un élément pour endiguer ce « désamour » et ces doutes. Mais l’autre plus essentielle et sûrement plus efficace serait de rompre avec ce refrain dominant selon lequel « un seul chemin serait possible » et que l’austérité serait une fatalité. C’est la raison pour laquelle il convient tout à la fois de dire quels seraient les contenus de la VIème République que nous proposons et l’alternative politique à construire. « Déclaration des droits fondamentaux et des droits de la personne, droits indivisibles : civils, politiques, économiques, sociaux, ou culturels s’appliquant à tous les résidents, services publics hors concurrence et obéissant aux principes d’égalité, de responsabilité et d’efficacité. Élargissement sous toutes ses formes de l’initiative citoyenne, citoyenneté de résidence, souveraineté populaire renforcée, proportionnelle généralisée à toutes les élections, durée des mandats réduits, élection POUR 5 ANS DU PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE AU SUFFRAGE INDIRECT, citoyenneté à l’entreprise, droits d’intervention et de décision des salarié-e-s et de leurs organisations, indépendance de la justice…

DES PROPOSITIONS ALTERNATIVES

Mais ces propositions ne seraient rien si elles ne s’accompagnaient pas de propositions alternatives pour changer de cap, pour faire grandir l’idée qu’il est possible de faire autrement, qu’il existe un autre chemin que le choix de l’austérité et de la finance.

C’est dire l’importance que revêt l’invitation à écrire un projet d’émancipation humaine lancée par les communistes le 20 mai dernier. Une invitation qui vise à mobiliser les intelligences, les expériences au service de la gauche et de l’avenir de la France. Une démarche ouverte, constructive, offensive s’adressant à toutes celles et à tous ceux qui aspirent à se rassembler pour confronter leurs analyses, à donner corps à des propositions pour redonner des couleurs à l’envie de changer.

Robert Clément

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 07:28

Contre l'austérité en Grèce et ailleurs : Un Fonds européen pour les services publics et un crédit des banques au service de l'emploi

Conférence de presse du 8 juillet à l'Assemblée nationale
Introduction de Fédéric Boccara


Commission économique
DEPUTE-E-S FRONT DE GAUCH
E Paris, le 7 juillet 2015

La Grèce veut rester dans l’euro, sortir de l’austérité. Elle en appelle à la solidarité des autres pays et peuples d’Europe face à la crise humanitaire que son peuple vit. C’est ce qui a été exprimé avec force par le référendum dimanche.

En réalité, sortir de l’austérité est un besoin commun à tous les peuples d’Europe, pas seulement ceux des pays du sud mais aussi la France et même l’Allemagne. En ayant accepté de renégocier avec la Grèce et en affirmant ne pas vouloir l’exclure de la zone euro, les responsables politiques actuels de l’Europe confirment à leur façon que nous sommes tous interdépendants. Au-delà, les pays d’Europe ne peuvent s’en sortir les uns au détriment des autres avec une guerre économique renforcée. Une solidarité de progrès et de coopération est nécessaire.

Désormais, c’est un débat de propositions qui s’ouvre. Certains continuent de parler de Grexit mais on reconnaît la nécessité d’un traitement au fond, soutenable, de la dette et de la croissance grecque impliquant la responsabilité de toutes les parties prenantes comme vient enfin de le reconnaître François Hollande. En effet, le cas grec est révélateur du besoin de commencer à changer l’Union européenne et la zone euro.

« Grexit or not grexit », le débat fait remonter un clivage gauche-droite. Nous ne voulons pas que la Grèce sorte de l’euro. Comme les Grecs, nous voulons aussi qu’elle s’arrache à l’austérité. C’est le sens de nos propositions, lesquelles permettraient de donner de la viabilité à moyen terme à l’ensemble de la zone euro et de l’Union européenne en faisant reculer l’emprise des marchés financiers.

Plusieurs constats s’imposent en effet.

► D’abord, l’austérité cela ne marche pas. Le recul de la croissance faisant diminuer les recettes publiques encore plus vite que les dépenses augmente ainsi le poids de la dette dans le PIB.

► Deuxième constat : l’austérité démolit encore plus le potentiel de croissance future et de développement. Car celui-ci repose sur les capacités et qualifications des hommes et des femmes, sur des services publics dynamiques (formation, recherche, santé, logement, transports..), repose sur des infrastructures de bonne qualité et sur des entreprises qui, en réalisant des investissements efficaces matériels et de recherche, créent des emplois correctement rémunérés, de qualité, et respectent l'environnement.

► Troisième constat : il est indispensable d’alléger le poids de la dette ainsi que les prélèvements des marchés financiers et du capital sur les économies européennes (intérêts des dettes, coûts des emprunts bancaires, dividendes, évasions et exonérations fiscales). Ils sont énormes. Au lieu de poursuivre dans l’obsession idéologique de la baisse du coût du travail, il appartiendrait à des dirigeants vraiment responsables de faire reculer ces coûts du capital !

► Mais, quatrième constat, alléger le poids de la dette sans changer le comportement quasi-parasitaire des banques ni agir sur les entreprises c'est reculer pour mieux sauter.

Il faut donc traiter le passé (la dette) et l’avenir (les nouvelles dépenses) dans toute l’Union Européenne, et pas seulement en Grèce, en s’appuyant sur nos potentiels communs pour les développer.

Précisément, le 22 janvier dernier, la BCE a annoncé mettre 1.140 milliards d’euros à disposition de la zone euro. En octobre dernier, elle avait lancé une série d'opérations de refinancement à long terme « ciblées » sur les investissements des entreprises, pouvant aller jusqu'à 1000 milliards d'euros. Cet argent est celui de tous les européens. Au lieu d’alimenter, comme aujourd’hui, les marchés financiers et la spéculation, il doit servir des buts de progrès économique et social.

Faute d'être fortement conditionnés par des objectifs chiffrés de développement des services publics et de l'emploi, les programmes de la BCE relanceront en fait l'inflation des marchés financiers et les délocalisations contre l'emploi et la croissance réelle.

Avec cet argent, il faut bien sûr restructurer la dette publique, l'annuler pour partie et alléger radicalement son coût. La BCE peut la racheter, y compris celle détenue par le FMI, mais sans conditionner son rachat à l'adoption de plans d'austérité par les pays émetteurs. Ceci est indispensable pour la Grèce comme pour les autres pays d’Europe. Par exemple, en France peut-on accepter que les seuls intérêts de la dette de l'ensemble des administrations publiques (47,5 milliards d'euros), soient l'équivalent du budget annuel de l'éducation nationale ? Traiter ainsi la dette apporterait une indispensable bouffée d’oxygène aux peuples d' Europe.

Mais il faut aussi s’occuper de l’avenir et des dépenses nouvelles. Il faut une réorientation efficace, sinon c’est la rechute dès demain. Cela nécessite de développer les services publics et d'inciter les entreprises à engager des investissements massifs mais efficaces, c'est à dire économes en moyens naturels, matériels et financiers et créateurs de valeur ajoutée très accrue disponible pour la promotion de toutes les populations et tous les territoires.

L’argent des Européens – l’euro – doit aller aux services publics et à l’emploi ! Pour cela quatre choses sont indispensables : un nouveau mécanisme précis immédiat pour les services publics ; une action ferme sur les banques pour qu’elles appuient l’investissement efficace créateur d’emploi au lieu de la spéculation et des délocalisations ; une vraie régulation financière ; la lutte contre le dumping fiscal et l’évasion au sein même de l’Europe. Il faut en outre des investissements massifs pour ré-hausser et ré-orienter le potentiel d’activité et de croissance de chaque pays.

C’est l’intérêt commun de tous les Européens, face à la déflation et face au déchirement humain et social qui nourrit l’extrême-droite.
Des voix s’élèvent en ce sens : la dernière déclaration de la confédération européenne des syndicats (CES), la récente déclaration du DGB allemand et de son président qui réclament une poursuite de la négociation contre le Grexit. En France, au-delà des organisations syndicales et politiques, plusieurs économistes parlent de plan d’investissement, voire de plan Marshall – de Robert Salais-Gabriel Colletis-Jean-Philippe Robé jusqu’à Thomas Piketty en passant par les « Économistes atterrés ».
Il s’agit pour nous de soutenir et de transformer à la fois la demande et l’offre en Europe, tout autrement que par les marchés financiers. C’est-à-dire par la création monétaire.

Il est du rôle de la France, en Europe et dans le monde, de mettre en discussion des propositions alternatives viables, hardies, réalistes et efficaces.

Bien sûr, il faut une conférence de la dette permettant une restructuration et des annulations partielles.

Dans le cadre de cette conférence, créer un Fonds européen de développement social et solidaire pour les services publics (école, recherche, santé, logement, …) comme nous le proposons avec nos camarades et amis du Parti de la Gauche européenne. Agissant de façon démocratique et financé par la BCE, ce Fonds financerait lui-même les dépenses des États européens pour développer les services publics à très bas taux. Ce financement est autorisé par le Traité de Lisbonne (article 123.2) qui interdit en revanche le financement direct des États par la BCE (article 123.1) ;

La BCE doit conditionner vraiment et autrement ses prêts aux banques. Il faut que les banques et les entreprises changent radicalement de comportement. Au lieu de leur prêter ses euros « à guichets ouverts » et sans conditions, la BCE a le pouvoir de conditionner son refinancement des banques à taux zéro à des crédits pour des investissements qui développent l’emploi, les recherches, les salaires, les conditions sociales. Elle a le pouvoir de refuser de financer la spéculation ou les délocalisations. Bref de baisser le coût du capital et non le coût du travail, pour permettre des dépenses d’efficacité nouvelle des entreprises.

Nous proposons la mise en place, impliquant notamment la Banque européenne d’investissements, d’un programme de soutien sélectif aux investissements des entreprises de la zone euro en faveur de l'emploi et de dissuasion de la spéculation. La sélectivité serait assurée moyennant un abaissement du taux d’intérêt des crédits pour ces investissements selon qu'ils programmeraient plus d'emplois et de formations correctement rémunérés et de progrès écologiques. Seuls les crédits finançant ces investissements bénéficieraient d’un accès aux refinancements à long terme ciblés de la BCE (TLTRO). À l’inverse, les crédits utilisés pour des placements financiers ou immobiliers seraient ne seraient pas refinancés par la BCE. Avec 100 milliards d'euros de bonification, ce programme pourrait faire levier sur 1.000 milliards d’investissements matériels et de recherche dans la zone euro.

Au total, sur les 1.140 milliards d'euros du « programme étendu d'achats de titres » de la BCE, nous proposons que 500 milliards soient consacrés au financement de ce fonds, 100 milliards à la distribution de garanties d'emprunts ou à des bonifications d'intérêts, 300 autres milliards étant réservés aux achats de titres publics les plus urgents.

Telles sont les quatre mesures que nous réclamons avec nos amis grecs de Syriza, et ceci pour l’ensemble des pays de la zone euro, voire de l’Union européenne.

La France, par la voix de son Président, F. Hollande, doit ouvrir sur ces propositions une discussion à la table des négociations européennes d’ici samedi prochain.

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Published by bruno fornaciari - dans grece PCF
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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 09:07

Burkina Faso : la chute de Diendéré, la dissolution du RSP

La mobilisation du peuple burkinabé aura eu raison du coup d'Etat organisé le 16 septembre dernier par le général Diendéré, ancien homme de main du dictateur Blaise Compaoré. Après l'insurrection d'octobre 2014 qui a mis fin à 27 ans d'un régime autocratique, c'est une nouvelle victoire qui reste à consolider. Les putschistes à la tête du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), garde prétorienne fondée par Compaoré, voulaient remettre en selle les partisans de l'ancien système, restaurer les pratiques généralisée de corruption, de crimes politiques et économiques. Ils voulaient également stopper la procédure en cours sur les responsabilités dans l'assassinat de Thomas Sankara.

Durant quatre jours, ces « terroristes », pour reprendre l'expression employée à leur encontre par l'Union africaine, ont semé la violence dans les rues de Ouagadougou, provoquant la mort d'au moins 17 manifestants, et plus d'une centaine de blessés. Alors que certains organes de presse français voulaient croire à « l'installation au pouvoir » de Diendéré, présenté comme le « nouvel homme fort du Burkina », la réalité était bien différente. Face au peuple, il ne lui restait que la violence et il a été contraint de libérer le président Michel Kafando qu'il retenait en otage.

La médiation orchestrée sous couvert de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO), en présence des présidents béninois et sénégalais, et avec l'aval des diplomaties française et américaine, s'est soldé par un projet faisant la part belle aux revendications des putschistes. Elle visait à garantir l'impunité aux criminels, à mettre sous tutelle les autorités légitimes de transition, à empêcher le démantèlement du RSP, et à faire fi des décisions du Conseil Constitutionnel quant aux candidatures lors de l'élection présidentielle à venir. Un véritable blanc seing donné à Diendéré et ses hommes.

C'est ce scénario qui est refusé par le peuple burkinabé et les autorités de transition légitimes.

L'armée burkinabé a neutralisé le RSP, il doit être dissout. Il n'y a aucune raison d'appliquer le prétendu accord de médiation de la CEDEAO qui, avec des complicités extérieurs évidentes, ouvre la voie au retour des caciques de l'ancien régime. Rappelons que c’est la France qui a exfiltré Compaoré, lors de l'insurrection d'octobre 2014, pour le placer auprès de l'autocrate ivoirien Alassane Ouattara, avec les conséquences que l'on sait.

Aujourd'hui, la justice doit poursuivre son cours et aucune impunité ne saurait être admise.

La mobilisation populaire et l'échec du coup de force sont un espoir au Burkina Faso et pour l'ensemble du continent africain. Le Parti communiste français exprime sa solidarité au peuple burkinabè engagé dans une nouvelle étape, qui reste à consolider, dans la conquête de la souveraineté et de la démocratie.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 01:29

Communiqué de Presse du groupe CRC au SENAT

Redonnons aux communes les moyens d’agir pour leurs habitants !

Baisse des dotations de l’Etat aux collectivités - Par Le groupe CRC / 18 septembre 2015

Le samedi 19 septembre, des milliers de communes et intercommunalités vont, comme l’y invite l’Association des Maires de France, interpeller les pouvoirs publics sur les conséquences de la baisse massive des dotations de l’Etat.

A travers une multitude d’initiatives – conseils municipaux extraordinaires, rassemblements, conférences de presse, vote de l’appel de l’AMF, signature de pétition, etc. - les maires et présidents d’intercommunalité, vont informer, sensibiliser et mobiliser la population contre l’austérité et les baisses de dotations.

Depuis des mois, les élus communistes et républicains sont pleinement engagés dans la campagne pour s’opposer aux baisses des dotations de l’Etat aux communes et collectivités territoriales. Ils se sont engagés dans la réussite de cette journée d’action et appellent à faire signer massivement l’Appel du 19 septembre pour les communes de France.

Le message qu’entendent adresser les élus communistes et républicains est clair : nous refusons de supporter la politique d’austérité conduite par le gouvernement qui soustrait 11 milliards d’euros aux collectivités entre 2015 et 2017. Ces décisions ont des conséquences désastreuses pour les services publics locaux et pour l’investissement dans le pays.

L’action publique des communes, des collectivités territoriales est pourtant essentielle pour les populations et en particulier pour les citoyens les plus fragiles. La réduction des dotations va à l’encontre des demandes et des besoins sociaux. Elle va également contre la politique d’accueil nécessaire à l’égard des réfugiés, les communes étant les chevilles ouvrières de ce nouveau défi de solidarité à relever.

Il est impératif de redonner aux collectivités les moyens d’agir utilement pour les habitants.

L’ANECR entend donc faire entendre ses propositions en termes de justice fiscale, de partage des richesses et de réhabilitation de la dépense publique, utile aux populations et au développement économique.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 14:12

Plus de 5 000 personnes dans la rue pour défendre l'hôpital de l'Aigle

Après la suspension cet été de la chirurgie ambulatoire, c'est désormais la maternité de l'hôpital de L'Aigle qui est menacée. Plus de 5 000 personnes ont manifesté ce samedi après-midi sans les rues de la ville pour défendre l'avenir de l'établissement.

  • Par Christophe Meunier
  • Publié le 19/09/2015 | 18:57, mis à jour le 21/09/2015 | 12:10

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© Pauline Latrouitte Manifestation ce samedi après-midi dans les rues de l'Aigle pour l'avenir de l'hôpital

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"Ensemble défendons notre hôpital". Ils étaient plus de 5000 ce samedi après-midi à scander ce slogan dans les rues de l'Aigle. Cet été, l'Agence régionale de santé demandait au centre hospitalier de la ville de cesser son activité de chirurgie ambulatoire au motif qu'il ne disposait pas de l'autorisation appropriée. Quelques semaines plus tard, c'est désormais l'avenir de la maternité qui est suspens. Selon un projet de l'ARS, celle-ci pourrait devenir un centre de périnatalité: plus d'accouchement mais seulement un suivi de grossesse.

Une décision qui pourrait avoir d'autres conséquences encore plus lourdes pour l'établissement. Selon Marc Provost, porte-parole intersyndicale CGT - CFDT, "la transformation de ce service va engendrer la fermeture de notre chirurgie et du coup de notre bloc opératoire". L'Aigle se situe à 50 km des hôpitaux les plus proches. Pour les patients et les médecins, le risque est bien réel.

"Les grandes métropoles ne doivent pas accaparer tous les services et toutes les richesses, l'accès aux soins doit être aussi permis à L'Aigle", a affirmé devant les manifestants la députée-maire de la commune, Véronique Louwagie (Les Républicains). L'élue ornaise doit rencontrer la ministre de la santé le 29 septembre prochain.


Reportage de Pauline Latrouitte et Emilen David
Intervenants:
- Marc Provost, porte-parole intersyndicale CGT - CFDT du centre hospitalier de l'Aigle
- Dr Philippe Leseigneur, chirurgien gynécologue obstétricien au centre hospitalier de l'Aigle depuis 32 ans
- Christelle, habitante d'Auguaise (61)

Plus de 5000 personnes dans la rue pour défendre l'hôpital de l'Aigle

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 06:04

La victoire de Syriza : « A nous de prendre le relais » (Pierre Laurent)

Ce soir, avec 34% des voix, Syriza remporte nettement les élections législatives anticipées en Grèce. Malgré l'accord insupportable imposé en juillet et la crise politique dans la gauche, les Grecs viennent d'affirmer pour la 3e fois cette année, leur confiance en Syriza et Alexis Tsipras pour gouverner leur pays.

L'ensemble de la coalition gouvernementale de janvier est confortée. Syriza (144 sièges) et Anel (10 sièges) remportent la majorité parlementaire

La droite de Nouvelle démocratie est battue. Avec elle, l'ensemble des gouvernements européens qui se sont acharnés avec une violence extrême à déstabiliser le premier gouvernement Tsipras et à imposer de nouvelles mesures d'austérité, des privatisations, et des confiscations de souveraineté.

C'est un nouveau message de lutte envoyé par le peuple grec à toutes les sociétés européennes. La victoire de Syriza est un sérieux atout pour toutes les forces progressistes d'Europe.

De dures luttes attendent encore le peuple grec. La Grèce va avoir besoin de toute notre solidarité dans les semaines et mois qui viennent pour renégocier sa dette et déverrouiller le carcan d'austérité.

C'est aujourd'hui à nous de prendre le relais pour des victoires en France qui permettront de libérer tous les peuples européens de l'austérité, changer la table des négociations pour changer l'Europe.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Président du PGE,

Paris, le 20 septembre 2015.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 07:00
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Published by bruno fornaciari - dans Cuba SOLIDARITE INTERNATIONALE
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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 06:28

Cuba est désormais le premier pays au monde à parvenir à éliminer la transmission du virus du sida (VIH) et de la syphilis de la mère à l'enfant, selon une annonce mardi de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a salué cette prouesse médicale. « Eliminer la transmission d'un virus est l'un des plus grands accomplissements en matière de santé publique », a déclaré la Dr Margaret Chan, directrice générale de l'OMS. « C'est une victoire majeure dans notre longue lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et les infections transmises sexuellement, ainsi qu'un pas important vers l'objectif d'une génération sans sida », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Ce succès de Cuba « montre qu'un accès universel à une couverture médicale et aux soins est possible et est en fait la clef du succès même contre des défis aussi immenses que le sida », a également souligné la Dr Carissa Etienne, directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), lors d'une conférence de presse. Cette élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant « prouve qu'il est possible de mettre fin à la pandémie de sida et nous nous attendons à ce que Cuba soit, parmi de nombreux pays, le premier à parvenir à mettre fin à cette épidémie parmi les enfants », a déclaré Michel Sidibé, le directeur général de Onusida.

Objectif encore loin

Selon l'OMS, environ 1,4 million de femmes infectées par le VIH tombent enceintes chaque année dans le monde, pour la plupart dans les pays en développement et notamment en Afrique subsaharienne. Sans traitement avec des antirétroviraux, elles ont de 15 à 45% de risques de transmettre le VIH à leur enfant pendant la grossesse, l'accouchement ou en donnant le sein. Cependant, ce risque est quasiment éliminé, tombant à un peu plus de 1% si la mère prend des antirétroviraux pendant la grossesse ainsi que l'enfant juste après sa naissance.

Le nombre d'enfants qui naissent séropositifs annuellement a été presque divisé par deux depuis 2009, en passant de 400.000 cette année-là à 240.000 en 2013. Mais il faut redoubler d'efforts pour pouvoir atteindre l'objectif actuel de moins de 40.000 enfants infectés annuellement par le VIH par leur mère.

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Published by bruno fornaciari - dans SANTE Cuba
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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:27

LIBEREZ L’INFORMATION ! Un été meurtrier pour le pluralisme

Vous ne vous reconnaissez pas dans les médias ? Vous trouvez que les débats n'y sont pas réellement contradictoires ? C'est toujours les mêmes qui y parlent, souvent les mêmes qui en sont absents ? Pas étonnant !

► Les grands patrons du CAC 40 ont fait main basse sur la plupart des médias

►Contre ce déni démocratique permanent, le Parti communiste lance une campagne « Libérez les médias » à la Fête de l'Humanité

La période estivale 2015 a mis en exergue tous les dangers qui pèsent sur une information pluraliste avec l’accélération des concentrations et son corollaire qu’est le contrôle des médias par une poignée de grands groupes capitalistes nationaux ou à taille mondiale. Le pluralisme de l’information est battu en brèche alors que la démocratie dépend de la transmission des informations aux citoyen-ne-s pour leur permettre de posséder les clés pour comprendre les questions aussi variées et controversées que la crise grecque, l’arrivée de réfugiés en Europe fuyant la guerre et la misère, la crise palestinienne, mais aussi les politiques d’austérité appliquées par les gouvernements successifs en France, comme dans les autres pays. Sans oublier les questions économiques, les problèmes sociaux, les sujets sociétaux, le sport ou la culture.

Les grands patrons du CAC40, de Drahi à Bolloré, de Lagardère à Arnault, du trio Berger-Niels-Pigasse à Dassault, Lagardère ou Bouygues, tous ont mis la main sur les industries des médias et de la culture de ce pays au détriment de liberté de l’information et du savoir. Leur conquête des contenants et contenus a été réalisée avec la complicité des pouvoirs politiques, de la droite décomplexée aux représentants du social-libéralisme.

Le groupe NextRadioTV (RMC/BFM-TV) est passé en juillet sous la coupe de Patrick Drahi, le propriétaire de SFR Numéricâble, 6e fortune de France. Il a acquis auparavant Libération et de nombreux titres du groupe Roularta. L’homme d’affaire, exilé en Suisse, possède la chaîne d’information i24 News. Le groupe du luxe LVMH(Louis Vitton Moët-Hennesy) s’est « payé » Le Parisien Libéré qui est passé du groupe Amaury à celui de Bernard Arnault, qui règne déjà sur Les Echos. Le PDG de LVMH, 3ème fortune de France, a vu l’action de son groupe croître de 34% en 2014. Vincent Bolloré, patron de Canal+ via Vivendi (I-Télé, Unviversal etc), a mis de l’ »ordre » dans la chaîne en censurant « Les Guignols de l’Info » qui seront désormais cryptés. La liberté de ton et les critiques des amis politiques du milliardaire ne plaisaient pas à tout le monde. Toujours prêt à aider son clan, Bolloréaurait joué les censeurs empêchant la diffusion d’un reportage sur Canal accusant une des filiales de son ami banquier Michel Lucas (Crédit Mutuel) de favoriser l’évasion fiscale. Lucas possède le premier groupe de presse quotidienne régionale (toute la zone nord-est de la France).

Qui s’étonnera alors du monopole de la pensée unique qui triomphe au détriment du pluralisme, du débat démocratique, d’une information citoyenne censée donner des clés pour appréhender les questions sur l’état du monde, de la société.

A quand la vérité cryptée ?

Le pouvoir actuel, comme le précédent, acquiesce aux vente-acquisitions des titres par ces capitaines d’industrie, qui s’accompagne du bradage des contenus, des mises au pas des rédactions, de la précarisation des journalistes, de plans de départ…Les promesses du candidat Hollande ont fait pschitt, tant sur les aides à la presse, que sur les droits des journalistes (secret des sources)… Jamais le secteur des industries de l’information n’a été à ce niveau contrôlé par les grands groupes bancaires ou industriels liés, pour certains, aux commandes de l’Etat. Clairement, il n’existe quasiment plus de titres indépendants hormis des titres comme l’Humanité, Politis, La Croix.…

Aujourd’hui, la liberté de la presse, la liberté d’expression, le pluralisme sont en danger. Il y a urgence à ne plus laisser faire. Il y a urgence à réaffirmer les valeurs du CNR pour faire vivre le pluralisme comme élément clé de la démocratie. Il y a urgence à poser tous ensemble la question de la libération de l’information des chaînes de l’argent et de la rentabilité.

Pour en savoir plus

http://www.pcf.fr/701

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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