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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 06:11

Pierre Laurent a partagé la publication de Je rêve d'une banque qui.

6 h ·

Bravo au collectif "je rêve d'une banque qui" pour cette première initiative utile à la dénonciation du scandale de la fraude fiscale dont on voit toute l'ampleur avec l'affaire HSBC. Un autre rôle des banques est possible pour une autre politique au service de l'humain, pas des rentiers et des actionnaires. Multiplions les initiatives individuelles et collectives dans le pays. La prochaine à Paris se tiendra la semaine prochaine, jeudi 5 mars à 18h30, à proximité du ministère de l'économie et des finances, soyons nombreux à y participer !

Grande réussite de la première initiative de notre collectif "Je rêve d'une banque qui..." avec près de 150 personnes réunies pour l'arrestation aux Champs-Elysées ce soir du patron d'HSBC, banque criminelle : attrapé devant le siège de la banque en pleine évasion fiscale émoticône smile. Merci aux personnalités, Pierre Laurent (PCF), Julien Bayou (EELV), Eric Coquerel (PG) et Denis Durand (syndicaliste de la banque de France) qui nous soutiennent ! Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à la réussite de cette initiative !!! Une vidéo de l'initiative sera bientôt publiée. En attendant voici quelques photos. On continue avec une nouvelle initiative la semaine prochaine, jeudi 5 mars, au ministère des finances pour interpeller les ministres Michel Sapin et Emmanuel Macron... plus d'infos prochainement ! On lâche rien contre la finance ! Mobilisons-nous pour placer les banques au service du développement humain et pas de la spéculation ! Allez on like, on partage et on tweete biensûr ‪#‎occupetabanque‬

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 18:58

Marine le Pen et Florian Philippot, plus gros squatteurs de matinales depuis un an

LE SQUAT DES MATINALES - Chaque matin, lorsque la France qui se lève assez tôt se réveille, les politiques se pressent dans les studios pour donner le ton à l’actualité politique de la journée.

Depuis un an, le Lab scrute chaque mois les interviews politiques du matin pour répondre à une question : quelles sont les personnalités qui squattent les matinales télés et radios ? La réponse donne un bon indicateur des thèmes dominants du mois.

Au bout d'un an, le Lab fait les comptes : ce sont deux personnalités du Front national, Marine le Pen avec 56 apparitions et Florian Philippot avec 51 apparitions, qui sont en tête. (Voir classement en fin d'article)

Sur le long terme s’affirme donc une tendance que l’on pouvait sentir en regardant les derniers classements mensuels. La présidente et le vice-président du Front national trustaient régulièrement la tête des classements. Marine le Pen a donc eu le droit à près d'une interview matinale par semaine.

Ce constat est d’autant plus frappant que la question du temps de parole fait partie des revendication régulières de l’élue FN dans les médias, elle qui déplore que le FN en soit exclu. "Nous restons en-deçà ce que nous devrions avoir droit" regrettait-elle encore sur France Inter au début du mois d'octobre.

#En tête des personnalités, mais pas des partis

Toutefois, si l’on regarde le classement par parti, le Front national n'est plus en tête. Il comptabilise 145 interviews matinales sur la période étudiée, soit un tout petit peu moins qu’ Europe Ecologie les Verts. Il est ainsi le 4e parti de ce classement.

Le PS et l’UMP sont loin devant avec 809 apparitions pour l'UMP et 613 pour le PS sans le gouvernement. Avec le gouvernement, cela représente 1140 passages.

#Problème de RH ?

Cette moindre présence (relative) du FN dans les matinales s’explique facilement. Tout d’abord, par rapport aux autres formations, le parti d’extrême droite manque d’élus. Avec deux députés, deux tout récents sénateurs (depuis septembre 2014) et un peu moins de trente députés européens rarement invités en matinale, les personnalités frontistes à inviter sont peu nombreuses. D’autant plus que mis à part quelques cadres et figures montantes (comme David Rachline ou Marion Maréchal-Le Pen), les élus du parti ne sont pas toujours des figures installées dans le paysage médiatique.

Du coup, Marine le Pen et Florian Philippot font le boulot à deux, et ils le font bien : lorsque l’on regarde le détail mensuel du classement, on observe que les deux cadres du FN alternent leur présence selon les mois. Une tendance d’autant plus sensible lors des mois d’élections. Marine le Pen s’est présentée plus régulièrement en mars pour les élections municipales. Pour les élections européennes en mai, c’est Florian Philippot qui a fait le plus d’interviews matinales.

On observe également que les mois d’élections correspondent à des “pics” pour la présence du Front national dans les interviews du matin. Les mois de mars, mai et septembre (avec les sénatoriales) ont représenté des rendez-vous importants pour la formation de Marine le Pen. Pendant la campagne municipale, ce sont Wallerand de Saint-Just à Paris ou Stéphane Ravier à Marseille qui ont permis au FN de gonfler ses scores. En mai, Louis Aliot, tête de liste aux européennes dans le Sud-Ouest est apparu 5 fois, autant que Marine le Pen.

#MÉTHODOLOGIE

Pour dresser notre classement, nous avons compté les invités de : France Info, Europe 1, RTL, France Inter, France Culture, Radio Classique/LCI, RFI, i>Télé, BFMTV, RMC, BFM Business, LCP et France 2. 344 hommes et femmes politiques différents se sont rendus sur les plateaux des matinales de septembre 2013 à septembre 2014.

Découvrez le classement complet et le tableau des détails par mois :

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 07:14

À Donetsk, la nostalgie de l’URSS…

25FÉV

je ne peux pas, malgré nos vacances, ne pas vous signaler cet article, il vous dit ce que nous ne cessons de vous répéter sur la manière dont les peuples de l’ex-Union soviétique regrettent ce temps-là… C’était la paix, l’amitié entre les peuples, on avait ce qu’il fallait, la vie allait en s’améliorant… Quoique l’on vous raconte cette réalité est incontournable. Voir le reportage de ce journal francophone libanais. (note de danielle Bleitrach)

Moyen Orient et Monde

Sous la gigantesque statue en fer noir de Lénine, au milieu des drapeaux rouges de l’URSS, des milliers de personnes se sont rassemblées hier à Donetsk dans une ambiance de kermesse pour exprimer leur gratitude aux « héros » morts sur le front et, au fond, un peu de leur nostalgie pour l’Union soviétique. Les autorités rebelles de la République autoproclamée de Donetsk (DNR), dans l’est de l’Ukraine, ont offert un jour férié à une population fatiguée par dix mois de conflit. C’est le « jour du défenseur de la patrie », une fête russe instituée à l’époque de l’URSS pour célébrer la grandeur de l’Armée rouge.

Dans le centre de Donetsk, une scène a été installée au milieu de la grande place Lénine baignée de soleil. Sur cette scène, à quelques mètres d’un McDo et d’une banque, des images célèbrent les mineurs du Donbass, la région de Donetsk, les soldats de l’Armée rouge et le héros national russe Alexandre Nevski. Sur fond de musique militaire populaire, un Cosaque habillé tout en noir et un rocker en perfecto et bottes en cuir apportent une lourde icône de la Vierge Marie et de Jésus. « Cette fête, c’est la fête de l’armée, des ouvriers et des paysans », s’enthousiasme une dame au micro. Puis, le commandant de la très populaire brigade Vostok, fer de lance du soulèvement prorusse, appelle ses hommes à s’installer devant la scène, entre deux hommages à l’armée soviétique « qui a libéré l’Europe du fascisme ». Les soldats sont accueillis sous les vivats et les applaudissements de la foule. Certains d’entre eux vont être décorés de la médaille du courage militaire.

« Je ressens beaucoup de fierté »
Au micro, un responsable de la DNR, Alexandre Khodakovski, célèbre un « Donetsk libéré » : « Je me souviens qu’à la naissance de ce mouvement, il n’y avait que dix personnes. Maintenant, la place est noire de monde. » Après une minute de silence en hommage aux « soldats morts sur le front », un homme en treillis et béret kaki prend le micro pour une chanson qu’il a composée lui-même. « Ne me jugez pas, mais je ne pourrai pas vous rendre votre fils, c’était le meilleur et il est mort en me sauvant, je ferai payer sa mort à l’ennemi », dit-il.
« Je ressens de l’espoir », dit dans le public Lioudmila, 65 ans, qui est venue avec sa petite-fille de dix ans. « L’espoir que la guerre s’arrête maintenant, que ma petite-fille vive dans la paix. L’espoir que nous puissions faire ce que l’on veut sans que Kiev nous dise ce qu’il faut penser », dit-elle. « Et puis je ressens de la fierté », poursuit-elle, la voix chevrotante, les larmes aux yeux, « parce que mon père a combattu pour l’armée soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale ». Jusqu’à maintenant, le « jour du défenseur de la patrie » n’était pas férié en Ukraine. Lioudmila avait l’habitude de le célébrer autour d’un gâteau et de petits cadeaux au bureau, ou, le soir, avec ses amis.
Des petites filles en tutu blanc et rouge se déhanchent maintenant sur scène dans une chorégraphie à la Britney Spears. Puis un couple de jeunes mariés en robe et costume vient s’embrasser sur scène pour célébrer leur union. Natalia et Victor Mantoula, un couple de retraités septuagénaires en béret noir, ne manque rien du spectacle. Ils sont venus applaudir « ces hommes qui nous ont libérés » et qu’ils connaissent bien puisque l’un de leurs deux fils a participé à la bataille de Debaltseve, à une cinquantaine de kilomètres de Donetsk, que les rebelles ont remportée la semaine dernière. À la question de savoir s’ils ressentent de la nostalgie pour l’Union soviétique, ils répondent sans hésiter : « Oui bien sûr, une grande nostalgie. Nous étions ensemble, nous étions bien, nous n’avions pas peur de ne pas avoir à manger. » Sur le monument à la gloire de Lénine, un drapeau de la république populaire de Donetsk a été accroché. Juste au-dessus de cette citation de Lénine : « Sans le Donbass, le socialisme ne serait resté qu’une belle idée. »

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 06:10
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 17:28
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 10:08
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 09:35

Les mensonges du « Monde » sur Syriza

Passé le titre ronflant (« Grèce : la liste des réformes concédées à Bruxelles »), l’auteure est contrainte à un première précision d’importance : « L'initiative des réformes est désormais laissée à Athènes, puis approuvée par les créanciers. La Commission estime qu'il s'agit d'un « point de départ valide » à des discussions ». Renversement non négligeable : là où la Troïka imposait l’euro-austérité à des gouvernements d’autant plus prêts à l’appliquer qu’ils faisaient bénéficier leurs proches des privatisations exigées, c’est désormais le gouvernement grec qui définit les réformes qu’il entend faire. Le titre de l’article se révèle donc factuellement faux : non, les réformes définies par Athènes ne sont pas « concédées » à Bruxelles. Elles sont transmises aux créanciers qui formuleront ensuite un avis à leur sujet.

« La plupart des réformes figuraient déjà sur le document établi par la « troïka » des créanciers », poursuit Cécile Ducourtieux. Une contrevérité flagrante. En effet, comme la presse grecque s’en est fait l’écho, les mesures qui devaient être appliquées avant l’arrivée au pouvoir de Syriza « prévoyaient encore 160.000 licenciements supplémentaires dans l’administration (en commençant par la santé et l’éducation déjà bancales dans ce pays ruiné et administré depuis 4 ans par des néolibéraux), une nouvelle baisse des retraites de 10% (en sus des précédentes qui ont pu aller jusqu’à 60%), de nouvelles taxes, une hausse de la TVA sur certains produits et domaines moteurs (dont le tourisme). Des ponctions sur les salaires et de nouvelles réductions sur les « prestations sociales » (réduites à presque rien). » Rien à voir avec le programme de gauche déployé ce matin par le gouvernement d’Alexis Tsipras.

« Le gros de la liste concerne la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales »

Cécile Ducourtieux est ensuite une nouvelle fois contrainte de concéder que les réformes proposées par Athènes ne sont en rien des renoncements : « Le gros de la liste concerne la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales, censée répondre aux principaux problèmes de l’administration grecque (corruption, fiscalité défaillante). Ces réformes sont réclamées par la troïka depuis 2010, mais aucun gouvernement, ni les socialistes du Pasok ni les conservateurs de Nouvelle démocratie (ND), n’ont eu le courage politique jusqu’ici de les mettre sur les rails. » On voit donc que « le gros de la liste » des réformes Tsipras concerne la lutte contre l’évasion fiscale, ce qui est pleinement conforme au programme de Syriza. Force est de constater que la journaliste se contredit elle-même. Mais le « quotidien de référence » précise que ces réformes étaient réclamées par la troïka depuis 2010. On comprend bien l’esprit de cette formulation : il s’agit de minimiser l’apport du nouveau gouvernement en matière de lutte contre la fraude fiscale. Pourtant, si on se souvient des exhortations particulièrement répétitives de la presse dominante et de Bruxelles pour que les Grecs « paient », « se réforment », « cessent de dépenser », « licencient leurs fonctionnaires », on peine à se remémorer celles invitant à lutter contre l’évasion fiscale des grandes fortunes grecques.

Si le Gouvernement Tsipras a concédé que certaines privatisations pourraient continuer (c’est, semble-t-il, le seul point sur lequel la feuille de route grecque arrachée aux institutions est effectivement contraire aux engagements pris), il s’est en revanche engagé « à une approche intelligente de la négociation collective sur les salaires. Cela inclut une volonté d’augmenter le salaire minimum. » Le Monde juge assurément cette mesure inacceptable : « L’Eurogroupe », explique la journaliste, n’est « pas du tout prêt à financer une augmentation du smic grec ». Or ce n’est évidemment pas « l’Eurogroupe » qui serait amené à financer cette augmentation, neutre pour les finances publiques de la Grèce comme de ses partenaires de la zone euro, mais les entreprises grecques. Loin de s’arrêter à cette assertion erronée, Cécile Ducourtieux s’autorise une conclusion aussi surprenante que partiale : « Si le gouvernement Tsipras passe à l’acte, « il y aura six pays en Europe qui auront un salaire minimum inférieur », entre autres la Slovaquie et l’Espagne, tout en devant continuer à soutenir Athènes financièrement. Politiquement invendable… » En quoi l’idée de relever le salaire minimum d’un pays serait « politiquement invendable » ? Nul ne le saura. Et il ne sera pas précisé que c’est pourtant une mesure qui figurait elle aussi dans le programme de Syriza… que les Grecs ont trouvé « vendable » le 25 janvier dernier.

« En toute vraisemblance, l’Eurogroupe, mardi, devrait valider cette liste », note en passant Le Monde, sans relever que cela signifie que le gouvernement grec va appliquer de larges pans de son programme dans le cadre européen.

Presse dominante et aile gauche de Syriza à l’unisson ?

Le petit chef d’œuvre rhétorique du quotidien vespéral se termine par ce constat en décalage au moins partiel avec ce qui précède : le gouvernement grec a été contraint de « se plier aux contraintes européennes ». La présentation idéologique qui est privilégiée par les grands médias, contre toute réalité, est celle d’une « capitulation en rase campagne ». On comprend bien l’enjeu : il n’y aurait pas d’alternative à l’euro-austérité, Syriza aurait « promis n’importe quoi » (Jean-Michel Aphatie) pour se faire élire et « se fracasserait » aujourd’hui « sur le mur du réel » (Jean Quatremer). Conclusion des éditorialistes : il serait urgent de reconduire les gouvernements actuels qui, eux, n’ont pas obtenu en plusieurs années la moitié du quart de ce qu’Alexis Tsipras et Yannis Varoufakis viennent d’obtenir en trois semaines.

Il est vrai que l’aile gauche de Syriza a entamé une campagne médiatique pour s’en prendre aux « renoncements » de Tsipras. Laquelle entre incontestablement en résonnance avec les cris de victoire des libéraux européens. Elle tient très insuffisamment compte de l’état des rapports de force : la négociation d’un maintien du financement des banques grecques s’est faite contre dix-huit pays coalisés et dans un contexte d’urgence absolue (le précédent gouvernement ayant précisément déclenché des élections anticipées pour placer son successeur devant cette négociation « impossible »).

Que Le Monde le veuille ou non, taxer les grandes fortunes, lutter contre la corruption, combattre l’évasion fiscale, relever le salaire minimum, restaurer les conventions collectives, initier la résolution de la crise humanitaire ne sont ni des concessions à Bruxelles, ni des « réformes dénoncées par Syriza ». Ce sont des mesures figurant dans « le programme de Thessalonique » que le gouvernement d’Alexis Tsipras a arraché contre Bruxelles. Ni reniement, ni capitulation : maintien d’un cap général contre l’austérité et victoire politique pour le gouvernement grec qui incarne, complètement seul face à l’Eurogroupe et certains médias déchaînés, l’alternative en Europe.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 09:17

Hommage du PCF à Henri Martin

24 FÉVRIER 2015

Intervention d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, aux obsèques d'Henri Martin

Chers amis, chers camarades, Mesdames, Messieurs, Monsieur l'ambassadeur du Vietnam, Monsieur le Président de l'ARAC, Monsieur le Président de l'association d'amitié France/Vietnam Madame la représentante de la maire de Paris, Chère Raymonde Dien,

Permettez-moi d'excuser Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français qui ne pouvait être avec nous ce matin. Ce dernier m'a demandé de le représenter avec l'ensemble de la direction du Parti dans ce moment si particulier.

Boris Vian a écrit : « la seule vérité, en fin de compte, c'est de mener une vie passionnée, même si elle se rebelle et vous frappe au visage »...C'est peu dire qu'Henri Martin aura conjugué toute son existence avec ses passions et ses engagements...il aura traversé le siècle avec ses remouds et ses fulgurances, sans jamais perdre de vue son combat pour un monde meilleur et pour l'émancipation humaine.

En cette matinée d'hiver nous pleurons un homme, un camarade, qui par son engagement, son courage, ses convictions embrassa l'histoire, en devint acteur jusqu'à incarner par son seul nom la lutte universelle pour la paix et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. « Libérez Henri Martin ! »...ce slogan crié à mille voix, dans les rues de Paris, les cours des usines, les amphithéâtres d'universités, sur les scènes de théâtre, aura marqué toute une époque, celle de l'après-guerre et des mouvements anti-colonialistes, celle du combat pour la Paix, celle enfin de la lutte contre la guerre d'Indochine.

Arthur Rimbaud a écrit dans un de ses plus beaux poèmes : « on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans » louant par son génie la légèreté et l'insouciance de la jeunesse...Henri Martin, à l'instar de toute une génération, n'aura pas eu cette chance. Sa jeunesse fut avalée par la guerre, sa légèreté happée par la violence des armes. Et des ses dix-sept ans, il resta le courage et l'audace d'entrer en résistance face à l'occupant nazi.

Henri Martin cala le rythme de sa vie sur le battement de cœur de l'histoire. Quand à peine sorti de la guerre, il s'embarque sur le croiseur « Chevreuil » en partance pour l'Asie, il croit encore s'engager pour défaire l'occupant japonais et pour défendre la liberté des peuples.

Une fois arrivé sur place, il découvre la réalité de la situation, le double jeu de la France qui octroie au Vietnam un gouvernement indépendant dans une union français sans en assurer l'effectivité. Il y voit la multiplication des incidents, les manœuvres et les exactions de l'armée française. Il assiste au bombardement du port d'Haiphong le 6 mars 1946 qui marque officiellement le début de la guerre d'Indochine. Rentré à Toulon après deux ans passées au Vietnam, il demande en vain la résiliation de son contrat militaire. Celle-ci lui sera à chaque fois refusée. Pour dénoncer cette « sale guerre », il se lance dans la rédaction de tracts en lien avec le Parti communiste varois. Il y dénonce la guerre faite au peuple vietnamien, il y exhorte les militaires à prendre conscience de la réalité du conflit en affirmant que celle-ci est contraire à l'honneur de l'armée de la République, il défend comme l’a si bien chanté Victor Jara « le droit de vivre en paix ».

Arrêté le 14 mars 1950, traîné devant les tribunaux pour démoralisation de l'armée, il est lourdement condamné à 5 ans de prison. C'est de l'indignité de l'accusation et de la disproportion de la condamnation que naît la mobilisation et « l'affaire Henri Martin » pour reprendre les mots de Jean Paul Sartre.

De partout se lève la mobilisation. Des comités locaux se multiplient, les mobilisations grandissent : on écrit au Président de la République, on fait signer des pétitions, on rebaptise des places et des rues au nom d’Henri Martin…communistes, non communistes, anciens résistants, laïcs et religieux, les soutiens viennent de partout pour défendre le matricule 2078 de la prison de Melun. Artistes, intellectuels, scientifiques, universitaires et académiciens rejoignent les comités de soutien ou prennent la plume pour réclamer sa grâce. Picasso sublimera son visage avec ce même coup de crayon qui quelques années plus tard dessinera le visage d’une autre icone de la liberté, dans un autre conflit, celui de Djamila Boupacha et de la guerre d’Algérie.

Le combat pour la libération d’Henri Martin devient une vaste campagne de dénonciation de la guerre d’Indochine impulsée par le PCF. Dans un texte pour sa libération,

Jacques Prévert écrira sur cette « sale guerre » :

Cependant que très loin on allume des lampions des lampions au napalm sur de pauvres paillotes et des femmes et des hommes des enfants du Viêt Nam dorment les yeux grands ouverts sur la terre brûlée et c'est comme Oradour c'est comme Madagascar et comme Guernica et c'est en plus modeste tout comme Hiroshima

Henri Martin sera finalement libéré après 41 mois de prison.La pression populaire aura réussi à faire plier le gouvernement et la guerre d’Indochine prendra fin en juillet 1954 avec les accords de Genève.

Tout au long de sa vie, Henri n’aura de cesse de continuer le combat. Responsable des Jeunesses communistes puis membre de la direction nationale du Parti communiste français, il conservera éternellement incandescente cette flamme qui anime les communistes et qui forge leur insoumission à l’injustice. Il y aura des débats, des fêlures dans son parcours militant, mais Henri restera toujours fidèle à son engagement. Se battre pour la paix, pour la justice, pour l’égalité, pour l’amitié entre les peuples…encore et toujours…que de combats d’actualité. Ne rien lâcher face à l’adversité et aux reculs de l’histoire. Henri Martin a tracé la voie à tous les combattants de la paix, à tous ceux qui ne se résignent pas et qui ont conscience de l’importance de l’engagement individuel dans un mouvement collectif.

Ce matin, au nom de Pierre Laurent, secrétaire National du PCF , je voudrais vous dire ce que nous lègue Henri Martin : Une action politique ancrée dans notre temps, une époque dominée par le déni du droit – droits humains universels, droit international –, par l'impunité des puissants, les inégalités, les discriminations, les humiliations de millions de femmes et d'hommes à travers le monde ; mais une époque, aussi, où des mouvements populaires pour l'égalité, la démocratie, la dignité cherchent à se frayer un chemin, à devenir majoritaires.

La lutte anti-coloniale n'est pas un combat du passé ; le colonialisme sous des formes archaïques, mais aussi nouvelles, demeure une plaie ouverte pour toute l'humanité : en Palestine, dans le Sahara occidental, pour le peuple comorien.

En Afrique de l'Ouest, au Proche et au Moyen-Orient, les interventions militaires occidentales – même au nom de la démocratie, même quand elles sont réclamées par une partie de la population abandonnée par des dirigeants qui ont exercé le pouvoir à leur seul profit, ces interventions militaires extérieures prolongent une logique et placent les populations, les peuples en situation d'obligés des puissances occidentales lesquelles n’hésitent pas à s'allier à des États autoritaires comme le Tchad, Djibouti, le Qatar, la Turquie ou l'Arabie saoudite.

Oui, les combats d'Henri Martin entrent en résonance avec ceux qu'aujourd'hui mènent de nouvelles générations de femmes et d'hommes pour l'émancipation humaine.

De nouvelles générations de femmes et d'hommes qui refusent de se laisser piéger par l'alternative « soit les dictateurs / soit les fanatiques » – dictateurs et fanatiques qui trouvent tous des alliés parmi les puissants de ce monde qui ne sont jamais avares de cours de morale universelle uniquement valables pour les « autres ».

Que vaut cette morale quand elle émane de puissances qui pratiquent encore la torture? Insupportable hier contre les militants anticolonialistes, cette pratique ne l'est pas plus aujourd'hui contre qui que ce soit – même ceux qui manquent le plus d'humanité, car elle n'a qu'un seul résultat : grossir leurs rangs.

Les relations internationales ont besoin d'être débarrassées du poids de cette morale bien pensante, de ce relativisme permanent et de cette façon de concevoir l'universalisme comme une hégémonie culturelle. Et pour s'en débarrasser, nous sommes appelés à unir nos forces dans notre pays et à travers le monde. C'est ce message que nous lègue Henri Martin.

A toute sa famille, à ses enfants, ses petits et arrières petits enfants, à ses camarades de combats, je pense notamment à Henri Malberg, au peuple vietnamien, aux communistes de Pantin et de Seine Saint Denis, je présente au nom du Parti communiste français et de l'ensemble des communistes nos plus sincères condoléances. Le Parti communiste français est en deuil. Toutes nos pensées fraternelles et notre affection vous accompagne en cette triste journée.

Je vous remercie.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 17:50

Les nouvelles routes de l'évasion fiscale

STÉPHANE SAHUC

VENDREDI, 20 FÉVRIER, 2015

HUMANITÉ DIMANCHE

AFP

Le scandale HSBC n’est que la partie émergée de l’iceberg de la fraude fiscale. Les systèmes d’évasion et d’optimisation se complexifient pour sans cesse offrir des nouveaux moyens de ne pas payer d’impôts.

Avec les sommes volées aux États et aux citoyens tant par des particuliers que par des entreprises, les déficits publics pourraient être comblés sans que les peuples n’aient à subir des plans d’économies drastiques. Les auteurs et complices de ce hold-up de plusieurs milliers de milliards d’euros à l’échelle planétaire bénéficient d’une étonnante mansuétude de la part des dirigeants des États.

Au moins 180 milliards de dollars volés aux caisses des États, donc aux citoyens ... Voilà le montant du casse réalisé par les clients de la banque HSBC. Fraude fiscale d’un côté, blanchiment d’argent sale de l’autre, la filiale suisse de la banque britannique proposait à peu près tous les services illicites possibles dans le domaine financier.
Stuart Gulliver, le patron de la maison mère, jure, à coups de pages de pub dans les journaux britanniques, que ce temps-là est terminé et que sa banque n’a « aucune envie de faire des affaires avec des clients qui pratiquent l’évasion fiscale». On appelle cela « la stratégie du gros mensonge». C’est tellement gros qu’une partie de l’opinion publique peut se dire que personne ne pourrait mentir à ce point.
Reste que le G20 et l’OCDE ont bien pris pour argent comptant les promesses des financiers de changer leurs pratiques après la crise de 2008, lorsque l’heure était à « la moralisation du capitalisme » et « la correction de ses excès». La chasse aux paradis fiscaux était ouverte ... avec des pistolets à eau.

Car on sait que les 180 milliards d’HSBC ne sont que la partie émergée de l’iceberg de la fraude fiscale et de sa siamoise, l’évasion fiscale. En 2013, Gabriel Zucman, économiste et enseignant à Berkeley, aux États-Unis, publiait « la Richesse cachée des nations». Dans cet ouvrage, le chercheur montrait que 8 % de la richesse financière des ménages au niveau mondial est dissimulée dans les paradis fiscaux, pour trois quarts sous forme d’investissements dits « de portefeuille », c’est-à-dire d’investissements en titres – deux tiers en actions, un tiers en obligations – pour un quart sous forme de dépôts bancaires. Soit en 2013 un magot de quelque 5 800 milliards de dollars, dont 350 milliards appartenant à des Français. C’est 25 % de plus qu’en avril 2009, quand le G20 de Londres avait annoncé la « fin du secret bancaire». La Tax Justice Network, ONG internationale qui concentre toutes les études des autres ONG, situe le montant des avoi rs dissi mulés entre 12 000 milliards et 13 000 milliards de dollars. Les estimations d’autres ONG font grimper ce chiffre à plus de 30 000 milliards de dollars.

En France, 80 milliards de fraude par an

Lors des auditions de la commission d’enquête sénatoriale sur la fraude et l’évasion fiscale en 2013, dont le rapporteur était le communiste Éric Bocquet, Antoine Peillon, grand reporter à « la Croix » et auteur de « 600 milliards qui manquent à la France », estimait à 590 milliards d’euros les avoirs français dissimulés dans les paradis fiscaux, dont 220 milliards d’euros par les particuliers les plus riches, le reste l’étant par les entreprises. Selon son enquête, la moitié environ de ces 220 milliards serait dissimulée en Suisse. Ronen Palan, universitaire britannique, et Christian Chavagneux, journaliste à « Alternatives économiques », auteurs d’une enquête sur les paradis fiscaux, auditionnés par la même commission, estiment que 30 % environ du stock des investissements directs à l’étranger (IDE) des multinationales se situent dans les paradis fiscaux. Ils précisaient: « En ce qui concerne les entreprises françaises, on constate que 62 % des flux d’investissements à l’étranger se sont dirigés en 2010 vers des territoires que l’on peut qualifier de paradis fiscaux». Et d’ajouter: « Si l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse sont parmi les pays qui reçoivent le plus d’investissements français, ce n’est pas uniquement du fait de leur grande puissance industrielle internationale. » Aujourd’hui, les estimations sont convergentes. La fraude fiscale représente de 60 milliards à 80 milliards d’euros par an en France. Dans le scandale HSBC, le montant de la fraude des ressortissants français est de 6 milliards d’euros. Donc, il reste au moins 90 % de l’argent volé aux Français qui se baladent quelque part. De quoi largement combler une partie du déficit du budget de l’État, qui a atteint 85,6 milliards d’euros en 2014, sans devoir se serrer la ceinture. À condition d’être déterminé à s’attaquer aux banques. Une démonstration aussi que la politique des cadeaux fiscaux aux plus riches ne sert qu’à leur permettre de planquer toujours plus d’argent pour échapper au fisc.

Repères
21 000 à 32 000 MILLIARDS DE DOLLARS (18 500 À 27 800 MILLIARDS D’EUROS)
Soit 1,5 fois à 2 fois le PIB des États-Unis. C’est le montant estimé des avoirs détenus par des particuliers fortunés dans des paradis fiscaux.
12 000 MILLIARDS DE DOLLARS (10 400 MILLIARDS D’EUROS)
C’est le montant géré en 2010 par les 50 premières banques de clients fortunés dans des investissements transfrontaliers via des trusts.
8 % Pourcentage du patrimoine des ménages caché dans des paradis fiscaux.
+ 20 % Progression des fortunes cachées dans des places offshore depuis 2009.

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Published by bruno fornaciari - dans economie finance ACTUALITES
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 20:35
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BRUNO FORNACIARI

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