Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:40

Le peuple grec s'est prononcé par référendum. plus de 61 % des électeurs ont, comme leleur demandait Alexis Tsipras, de refuser et de dire OXI aux injonctions des créantiers et de la Troi¨ka. Le gouvernement et Tsipras en sortent renforcés pour des négociations qu'ils appellent de leurs voeux avec les "co-propriétairesé de la amison commune Europe.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES grece
commenter cet article
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 08:13

La concentration des richesses nuit à la croissance, et c’est le FMI qui le dit

PIERRIC MARISSAL

MARDI, 16 JUIN, 2015

HUMANITE.FR

fmi_0.jpg

AFP

Plus les riches s’enrichissent, plus faible est la croissance. Moins il y a de syndiqués, plus le revenu des 1% les plus riches augmente. Et la flexibilisation du travail accroît les inégalités. A contre-pied total de sa politique, des économistes du FMI publient une étude appelant à la redistribution des richesses.

Selon leur calcul, si les 20 % les plus riches augmentent leur fortune de 1 %, le PIB global lui baisse de 0,08%. "Cela semble suggérer que les bénéfices ne retombent pas" sur les plus pauvres, écrit le FMI qu’on peut croire gêné aux entournures. Car depuis 1714, et la fable des abeilles de Bernard Mandeville, tous les économistes libéraux assurent que l’enrichissement des plus riches bénéficie in fine à tous, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l'investissement profitant ainsi à l'activité économique générale et à l'emploi dans le reste de la société. C’est la « théorie du ruissellement » brandie depuis 3 siècles par tous les détracteurs de la redistribution et de la régulation économique.
A l’inverse, une hausse similaire des revenus des 20% les plus pauvres doperait la croissance de près de 0,4 point explique ainsi l’étude.

Une charge contre les inégalités

Ces chercheurs du FMI ne s’arrêtent pas à ces formules mathématiques. "Des règles plus souples d'embauche et de licenciement, des salaires minimums plus bas (...) et des syndicats moins puissants sont associées à de plus grandes inégalités", explique cette étude, qui prend ainsi à contre-pied total la politique du FMI, en particulier ses positions dans le cadre de la Grèce…

C'est le FMI qui le dit : la diminution du taux de syndicalisation est fortement corrélée à la hausse des revenus des 1 % plus riches. Casser le droit du travail augmente donc les inégalités. Mais ces économistes montrent également que l’enrichissement « croissant » des plus riches et la stagnation des bas revenus est un facteur de déclenchement des grandes crises financières. "Une période prolongée d'inégalités plus élevées dans les économies avancées a été associée à la crise financière (de 2008-2009) en renforçant l'endettement par effet de levier (...) et en permettant aux groupes de pression de pousser vers plus de dérégulation financière", explique l'étude. Ces économistes préconisent donc davantage de taxes sur le patrimoine et la propriété immobilière, un renforcement de la lutte contre l'évasion fiscale, le tout pour mieux répartir les richesses.

Ce n’est pas la première fois que des économistes hétérodoxes s’expriment au FMI et réalisent des études passionnantes (exemple : Le FMI le confirme : l’austérité était une erreur de calcul). Et ce n’est pas malheureusement celle-ci qui fera bouger les lignes austéritaires de l’institution.
L’ONG Oxfam s’est toutefois saisie de l’occasion offerte par ce rapport pour relancer sa campagne contre les inégalités. « Le FMI démontre que l’enrichissement des plus riches est mauvais pour la croissance, alors que se concentré sur les plus pauvres et les classes moyennes, cela marche ! […] Les gouvernements doivent de manière urgente réorienter leur politique, pour réduire le fossé qu’il y a entre les plus riches et les autres, s’ils veulent une reprise de la croissance économique. »

L’OCDE avait également publié une étude allant dans ce sens il y a quelques mois, plaidant pour une meilleure répartition des richesses. Partant du constat que les inégalités n’avaient jamais étaient aussi fortes, ce rapport « estime que le creusement des inégalités a coûté plus de 10 points de croissance au Mexique et à la Nouvelle-Zélande, près de 9 points au Royaume-Uni, à la Finlande et à la Norvège et de 6 à 7 points aux États-Unis, à l’Italie et à la Suède »

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 15:04

Alexis Tsipras : "Le «non» n’est pas un simple slogan"

VENDREDI, 3 JUILLET, 2015

HUMANITE.FR

tsiprastv.png

Allocution télévisée prononcée à Athènes le 1er juillet 2015 par le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, en prévision du référendum du dimanche 5 juillet. Traduit par Dimitris Alexakis Δημήτρης Αλεξάκης

Grecques, Grecs,

Nous nous trouvons aujourd'hui à un tournant de notre histoire, à un moment crucial pour l’avenir de notre pays.

Dimanche, ce n’est pas entre le maintien de notre pays dans l’euro et la sortie de la monnaie unique que nous serons appelés à choisir ― l’appartenance de la Grèce à la zone euro ne peut être contestée par personne ―, mais entre l’acceptation de l’accord proposé par les Institutions et la revendication d’une solution viable ― une revendication renforcée par le verdict des urnes.

Le peuple grec doit savoir que le gouvernement a la ferme intention de parvenir à un accord durable, ouvert sur l’avenir.

Dès l’annonce de la tenue du référendum, nous avons de fait reçu de meilleures propositions sur la dette et sa nécessaire restructuration que celles que nous avions en mains jusqu’à vendredi. Ces propositions ne sont pas restées lettre morte ; nous avons sans délai adressé aux Institutions nos contre-propositions, guidées par la recherche d'une solution viable ; c’est dans ce but que s’est tenue hier une réunion extraordinaire de l’Eurogroupe qui reprendra cet après-midi. Si cette réunion aboutit à un résultat positif, nous ne nous défausserons pas, nous y répondrons sans attendre. Le gouvernement grec demeure en tout état de cause à la table des négociations et y restera jusqu’au bout. Ce gouvernement sera là, lundi, et sortira renforcé de la consultation populaire. Car le verdict du peuple a toujours plus de force que la volonté d’un gouvernement.

Je veux redire que le choix démocratique est au cœur des traditions européennes.

Les peuples européens ont eu recours au référendum à plusieurs moments-clé de leur histoire. Cela a été le cas de la France, notamment, lors du référendum sur la Constitution européenne. Cela a eu lieu en Irlande : le référendum a permis de suspendre l’application du Traité de Lisbonne et a conduit à une renégociation à la faveur de laquelle des termes plus favorables ont été obtenus.

Malheureusement, dans le cas de la Grèce, d’autres poids et d’autres mesures ont été appliqués.

Je n’aurais pour ma part jamais imaginé que l’Europe démocratique refuserait à un peuple le temps et l’espace dont ce peuple a besoin pour décider souverainement de son avenir.

Le leadership exercé par des cercles conservateurs extrêmes a conduit à la décision d’asphyxier les banques grecques, dans un but évident : intimider non seulement le gouvernement mais aussi, désormais, chacun des citoyens de ce pays.

Dans une Europe de la solidarité et du respect mutuel, il est inacceptable que les banques soient fermées pour la seule et unique raison que le gouvernement a décidé de donner la parole au peuple.

Il est inacceptable que des milliers de personnes âgées ― dont les pensions, malgré l’asphyxie financière, ont cependant pu être versées ― se retrouvent ainsi dans la tourmente.

À ces milliers de citoyens, nous devons une explication.

C’est pour protéger vos retraites que nous nous battons depuis des mois, pour défendre votre droit à une retraite digne de ce nom et non à un vulgaire pourboire.

Les propositions que nous avons été sommés de signer auraient entraîné une réduction drastique des pensions de retraite. C’est la raison pour laquelle nous les avons rejetées et c’est pour cela que nous nous trouvons aujourd’hui en butte à des mesures de rétorsion.

Le gouvernement grec a été confronté à un ultimatum, sommé de mettre en œuvre à l'identique les politiques d'austérité et de faire passer l’ensemble des dispositions du mémorandum en attente d’application, sans le moindre volet concernant la dette et le financement.

Cet ultimatum a été rejeté.

Le moyen le plus évident de sortir de cette voie sans issue était d’en appeler au peuple, car la démocratie ne connaît pas d’impasses.

Et c’est ce que nous faisons aujourd’hui.

Je sais parfaitement qu’en ce moment même les sirènes hurlent à la catastrophe.

Elles vous soumettent au chantage et vous appellent à voter «oui» à toutes les mesures demandées par les créanciers ― des mesures qui ne sont accompagnées d’aucune perspective de sortie de la crise.

Elles vous appellent à dire à votre tour, à l’instar des députés de ces journées parlementaires de sinistre mémoire, «oui» à tout.

Elles vous appellent à vous rallier à eux et à vous faire les complices de la perpétuation des mémorandums.

Le «non», de son côté, n’est pas un simple slogan.

Le «non» est un pas décisif vers un meilleur accord, un accord que nous pourrons signer aussitôt après la consultation de dimanche.

Le «non» reflètera le choix très clair du peuple sur la façon dont il entend vivre dès le jour suivant.

Le «non» ne signifie pas rupture avec l’Europe mais retour à l’Europe des principes.

Voter «non», c’est faire pression en faveur d’un accord économiquement viable qui apportera une solution à la dette au lieu de la faire exploser ; d’un accord qui ne sapera pas indéfiniment les efforts que nous accomplissons afin de redresser la société et l’économie grecques ; d’un accord socialement juste transférant sur les possédants les charges qui pesaient jusqu’alors sur les salariés et les retraités.

Un accord qui ramènera à brève échéance le pays sur les marchés internationaux et permettra à la Grèce de s’affranchir du contrôle et de la mise sous tutelle.

Un accord sur des réformes portant un coup définitif à l’enchevêtrement d’intérêts et à la corruption qui alimentent le système politique grec depuis des décennies.

Un accord permettant enfin de répondre à la crise humanitaire, de créer un vaste filet de sûreté pour tous ceux qui se trouvent aujourd’hui en marge, précisément à cause des politiques appliquées dans notre pays au cours de ces longues années de crise.

Grecques, Grecs,

J’ai pleinement conscience des difficultés présentes et je m’engage auprès de vous à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’elles ne durent pas.

Certains s’évertuent à lier le résultat de la consultation de dimanche au maintien de la Grèce dans la zone euro ; ils prétendent même que j’ai le projet secret, si le «non» l’emporte, de sortir le pays de l’Union Européenne. Mais ils mentent de façon éhontée.

Ces mensonges nous ont déjà été servis, par les mêmes, au cours de la période précédente, et ceux qui les propagent rendent aujourd’hui un bien mauvais service au peuple et à l’Europe.

Vous n’ignorez pas que je m’étais porté candidat il y a un an, lors des dernières élections européennes, à la présidence de la Commission. J’avais alors eu l’occasion de dire aux Européens qu’un terme devait être mis aux politiques d’austérité, que les mémorandums ne nous permettaient pas de sortir de la crise, que le programme mis en œuvre en Grèce avait échoué, que l’Europe devait cesser de se comporter de manière antidémocratique.

Quelques mois plus tard, en janvier 2015, cette analyse a été validée par le peuple.

Malheureusement, certains s’obstinent en Europe à refuser de le comprendre, de l’admettre.

Ceux qui veulent une Europe cramponnée à des logiques autoritaires, à des logiques de non-respect de la démocratie, ceux qui veulent que l’Europe ne soit qu’une union superficielle au sein de laquelle le FMI ferait office de liant ne proposent aucune véritable vision pour l’Europe. Ce sont des hommes politiques sans audace, incapables de penser en Européens.

À leurs côtés, l’establishment politique grec, après avoir mis le pays en faillite, projette aujourd’hui d’en rejeter la responsabilité sur nous alors que nous nous efforçons d’arrêter cette marche vers la catastrophe.

Ils rêvent de revenir aux affaires comme s’il ne s’était rien passé. Ils s’y préparaient il y a quelques jours encore, croyant que nous accepterions l’ultimatum, et demandaient publiquement la nomination d’un Premier ministre de paille pour l’appliquer ; ils s’y préparent aujourd’hui alors que nous donnons la parole au peuple.

Ils parlent de coup d’État. Mais une consultation démocratique n’est pas un coup d’État ; le coup d’État serait la mise en place d’un gouvernement imposé.

Grecques, Grecs,

Je veux de tout cœur vous remercier de la lucidité et du sang-froid dont vous faites preuve à chaque heure de cette difficile semaine et vous assurer que cette situation ne durera pas longtemps. Elle sera de courte durée. Les salaires et les retraites ne s’évanouiront pas. Les dépôts des citoyens qui ont choisi de ne pas transférer leur argent à l’étranger ne seront pas sacrifiés aux calculs des uns et des autres, ni au chantage.

Je m’engage personnellement à trouver une solution immédiate dès la fin du référendum.

Dans le même temps, je vous appelle à soutenir cet effort de négociation ; je vous appelle à dire «non» à la poursuite de ces mémorandums qui sont en train de détruire l’Europe.

Je vous appelle à répondre par l’affirmative à la perspective d’une solution viable.

À ouvrir une page nouvelle, une page démocratique, pour un meilleur accord.

C’est la responsabilité que nous avons envers nos parents, nos enfants et nous-mêmes, et c’est notre dette à l’égard de l’Histoire.

Je vous remercie.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans grece
commenter cet article
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 14:59

Cécile Cukierman 2015

2 h ·

Nous voulons construire une alternative moderne et progressiste pour le renouveau de la gauche !

Hier, EELV a présenté sa liste pour les élections régionales de décembre 2015, liste à laquelle s’est rallié le PG. Etait également présent Nouvelle Donne ainsi qu’Ensemble.

Avec un angélisme qui ne trompera personne, nous entendons certains qui « ne comprendraient pas la [notre] position des communistes », estimant que « Le PCF a choisi d’attendre »…

Je m’en étonne. Loin d’attendre, les communistes se mobilisent. Ils sont dans l'action (pour la Grèce, contre le coût du Capital, contre la loi liberticide sur le Renseignement, contre la loi Macron, contre la loi NOTRE ou encore la loi Rebsamen, contre la Métropole Lyonnaise), aux cotés des salariés mobilisés pour défendre l’emploi dans toute la région, pour un rassemblement démocratiquement élaboré avec les acteurs du mouvement social. Ils considèrent, à ce jour, que rien n'est définitivement arrêté.
Ils demandent avec insistance, depuis plusieurs jours, une rencontre collective, dont la date n’est toujours pas arrêtée. Ils souhaitent que celle-ci puisse se ternir rapidement, dans un calendrier qui permette à toutes et tous d’y participer pleinement.

L'enjeu est de construire, tous ensemble, un programme alternatif avec ceux qui sont dans l'action (sociale, écologique, démocratique et anti autoritaire, de développement du droit des femmes et des minorités et bien d'autres). La défense et le développement des Services Publics par une Fonction Publique rénovée, le renouveau de l'éducation et de la formation, la relocalisation de l'activité économique condition de la relance de l'emploi, le rehaussement d'un Enseignement Supérieur et de la Recherche au service de la culture et de l'innovation, répondant aux besoins des populations font partie des axes forts et fondateurs d'une Région alternative, anticapitaliste et donc écologiste, car il ne peut y avoir dissociation de l'un et de l'autre.

Le Parti communiste, fidèle à l’esprit du Front de Gauche, continuera durant tout l’été ses « Mille rencontres », avec les forces vives de la société, afin d’élaborer avec toutes celles et ceux qui le veulent, une véritable alternative aux politiques libérales, pour une Région au service de l’égalité des citoyens et des territoires, qui promeuve les services publics, les coopérations, et la solidarité.

D’ores et déjà de nombreuses mobilisations ont eu lieu dans les villes d’Auvergne et Rhône Alpes, d’autres sont prévues ce soir et ce week-end, pour exprimer notre solidarité au gouvernement grec qui fait la démonstration qu’une voie alternative au libéralisme est possible.

Saint Etienne, vendredi 3 juillet 2015
Cécile Cukierman
Cheffe de file des Communistes Auvergne Rhône Alpes

Cécile Cukierman 2015

2 h ·

Nous voulons construire une alternative moderne et progressiste pour le renouveau de la gauche !

Hier, EELV a présenté sa liste pour les élections régionales de décembre 2015, liste à laquelle s’est rallié le PG. Etait également présent Nouvelle Donne ainsi qu’Ensemble.

Avec un angélisme qui ne trompera personne, nous entendons certains qui « ne comprendraient pas la [notre] position des communistes », estimant que « Le PCF a choisi d’attendre »…

Je m’en étonne. Loin d’attendre, les communistes se mobilisent. Ils sont dans l'action (pour la Grèce, contre le coût du Capital, contre la loi liberticide sur le Renseignement, contre la loi Macron, contre la loi NOTRE ou encore la loi Rebsamen, contre la Métropole Lyonnaise), aux cotés des salariés mobilisés pour défendre l’emploi dans toute la région, pour un rassemblement démocratiquement élaboré avec les acteurs du mouvement social. Ils considèrent, à ce jour, que rien n'est définitivement arrêté.
Ils demandent avec insistance, depuis plusieurs jours, une rencontre collective, dont la date n’est toujours pas arrêtée. Ils souhaitent que celle-ci puisse se ternir rapidement, dans un calendrier qui permette à toutes et tous d’y participer pleinement.

L'enjeu est de construire, tous ensemble, un programme alternatif avec ceux qui sont dans l'action (sociale, écologique, démocratique et anti autoritaire, de développement du droit des femmes et des minorités et bien d'autres). La défense et le développement des Services Publics par une Fonction Publique rénovée, le renouveau de l'éducation et de la formation, la relocalisation de l'activité économique condition de la relance de l'emploi, le rehaussement d'un Enseignement Supérieur et de la Recherche au service de la culture et de l'innovation, répondant aux besoins des populations font partie des axes forts et fondateurs d'une Région alternative, anticapitaliste et donc écologiste, car il ne peut y avoir dissociation de l'un et de l'autre.

Le Parti communiste, fidèle à l’esprit du Front de Gauche, continuera durant tout l’été ses « Mille rencontres », avec les forces vives de la société, afin d’élaborer avec toutes celles et ceux qui le veulent, une véritable alternative aux politiques libérales, pour une Région au service de l’égalité des citoyens et des territoires, qui promeuve les services publics, les coopérations, et la solidarité.

D’ores et déjà de nombreuses mobilisations ont eu lieu dans les villes d’Auvergne et Rhône Alpes, d’autres sont prévues ce soir et ce week-end, pour exprimer notre solidarité au gouvernement grec qui fait la démonstration qu’une voie alternative au libéralisme est possible.

Saint Etienne, vendredi 3 juillet 2015
Cécile Cukierman
Cheffe de file des Communistes Auvergne Rhône Alpes

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans REGIONS PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 11:50

Nicolas Maur... Régionales 2015/ARA : Le PG et Ensemble font voler le Front de gauche en éclat ... pour 13 places Nicolas Maury Le Parti de gauche et Ensemble ont décidé de rejoindre Europe Ecologie Les Verts (EELV) pour les élections régionales. Le prix de ce grand marchandage 13 places sur (230) offert à nos chers camarades du PG et d'Ensemble et 1 tête de liste départementale (pour le PG) "Une alternative moderne et progressiste (sans le PCF) pour Rhône-Alpes-Auvergne"… clament les écologistes de Die sur leur site. Les écolos de Die (vous savez, ceux qui ont fait passer la mairie à droite en refusant de fusionner avec la liste communiste au 2nd tour) se vantent de refuser les propositions du PCF pour les régionales, au nom du "Rassemblement citoyen"... et publient au passage un accord d'appareils, base de leur futur liste, garantissant plus des 3/4 des places aux partis engagés dans ce cartel, là où le PCF propose une liste à parité "militants politiques / citoyens engagés". Dans cette histoire purement technique, on apprend que le PG, englué dans ses illusions grenobloises, à vendu son âme pour une dizaine de places et une tête de liste départementale, j’imagine pour Corinne Morel-Darleux. Régionales 2015/ARA : Le PG et Ensemble font voler le Front de gauche en éclat ... pour 13 places Dans un courrier du 2 juin, EELV annonçait rompre les négociations avec le PCF pour constituer une liste commune EELV-Front de gauche pour les élections régionales de décembre 2015 dans la "grande" région Auvergne-Rhône-Alpes (ARA). Pourtant les très nombreux points de divergences entre écologistes et communistes avaient été aplanis. Un accord devait être annoncé le 5 juin. Il est très clair que le "modèle grenoblois" l'a emporté, mais l'opportunisme aussi, pour 13 places. PG et Ensemble rejoignent un parti qui vote l'austérité en France Les anciens ministres EELV (Cécile Duflot et Pascal Canfin) et les députés d'Europe écologie les verts (EELV) ont été de loyaux agents du gouvernement et du capitalisme. Ils ont voté TOUS les textes de loi portant la régression sociale, ils ont voté POUR le TSCG, ils ont voté POUR le soi-disant ANI, ils ont voté POUR la retraite à 67 ans. Faisons le bilan de ces bons et loyaux services : - EELV a voté POUR la hausse de la TVA qui sanctionne les plus faibles - EELV a voté POUR l'austérité budgétaire qu'ils nomment faussement "rigueur" qui tue les services publics - EELV a voté POUR la loi Fioraso sur les universités laissant celles ci mourir a petit feu - EELV a voté POUR le plan de finance de la sécurité sociale (PLFSS) qui prévoit de moins rembourser les malades - EELV a voté POUR les cadeaux fiscaux au patronat et les 30 milliards du CICE - EELV a voté POUR la loi "Duflot" qui renforce les droits des propriétaires contre les locataires - EELV a voté POUR le TSCG qui impose l'austérité budgétaire aux pays membres de l'UE - EELV a voté POUR l'ANI qui tue les politiques salariales et les droits des travailleurs - EELV a voté POUR la retraite à 67 ans - EELV a voté POUR la réforme territoriale - EELV a voté POUR les baisses des dotations aux communes On peut rajouter que EELV a voté les confiances aux gouvernements de Manuel Valls. Au final chacun prendra ses responsabilités, mais nous ne lâcherons pas notre objectif, malgré les embûches : œuvrer au rassemblement de toutes les forces qui se battent contre l'austérité. Parce-que pour les communistes, il ne s'agit pas d'un enjeu d'appareil, mais bien d'une nécessité politique pour notre Pays et notre Peuple. Régionales 2015/ARA : Le PG et Ensemble font voler le Front de gauche en éclat ... pour 13 places "Construisons Auvergne-Rhône-Alpes en commun !" l'Appel des communistes pour les régionales Les communistes de la région Auvergne-Rhône-Alpes soulignent que cette région dispose de grands atouts, il s'agit d'une des régions les plus riche d'Europe. Chaque année le PIB de cette région est de 230 milliards d'euros, les banques disposent de 200 milliards d'euros en stock, que de l'argent il y en a. Pourtant c'est une région de fortes inégalités. Les communistes estiment que le Front de gauche porte un projet capable de renverser la logique libérale de la réforme territoriale. L'urgence est d'inventer des réponses innovantes et concrètes. Il faut d'importantes transformations sociales, écologiques, démocratiques, il faut des moyens pour financer des politiques de proximités et de coopérations. Les communistes veulent une région qui affronte les intérêts égoïstes des puissants, qui affronte les politiques d'austérités gouvernementales et européennes. Les communistes estiment que les habitants de Auvergne-Rhône-Alpes ont droit à une égale dignité, au respect, à un emploi dans une région où le développement profiterait à tous. Une région centrée sur l'écologie, la culture, la démocratie et le travail. Mais cette ambition n'est possible que par la défaite de la droite réactionnaire, portant une vision ultralibérale et de mise en concurrence des régions entres-elles, incarnée par Laurent Wauquiez, et la mise en échec du Front national. Construisons Auvergne-Rhône-Alpes en commun ! Athènes (Grèce), Barcelone (Catalogne), Madrid (Espagne) montrent la nécessité d'exprimer des alternatives citoyennes. Une rassemblement largement ouverts aux forces citoyennes (syndicats, associatives...) doit permettre l'implication des habitants de la région. Il faut donner les moyens d'écouter, d'associer, de mettre toutes ces énergies au service d'un projet d'égalité et de développement social et écologique. Il faut construire une région Auvergne-Rhône-Alpes en commun ! Les communistes veulent construire une majorité régionale populaire, de gauche, avec toutes les forces qui luttent contre l'austérité, qui affrontent la règle d'or de la finance. C'est autour du Front de gauche que les communistes estiment ce rassemblement possible. Les délégués représentant les 11.000 communistes de la région Auvergne-Rhône-Alpes estiment qu'il faut continuer l'aventure du Front de gauche et élargir son implication aux militants syndicaux, associatifs, écologistes, progressistes et socialistes (et non au PS). Cécile Cukierman et André Chassaigne pour porter cette volonté commune Cécile Cukierman (39 ans), sénatrice PCF, a été élue, à l'unanimité des délégués, cheffe de file des communistes. Elle a la lourde tache de constituer la liste du Front de gauche, et c'est autour de 1000 rencontres qu'émergera une alternative citoyenne. André Chassaigne sera le porte parole des communistes régionaux.

Nicolas Maur...

Régionales 2015/ARA : Le PG et Ensemble font voler le Front de gauche en éclat ... pour 13 places

Nicolas Maury

Le Parti de gauche et Ensemble ont décidé de rejoindre Europe Ecologie Les Verts (EELV) pour les élections régionales. Le prix de ce grand marchandage 13 places sur (230) offert à nos chers camarades du PG et d'Ensemble et 1 tête de liste départementale (pour le PG)

"Une alternative moderne et progressiste (sans le PCF) pour Rhône-Alpes-Auvergne"… clament les écologistes de Die sur leur site.

Les écolos de Die (vous savez, ceux qui ont fait passer la mairie à droite en refusant de fusionner avec la liste communiste au 2nd tour) se vantent de refuser les propositions du PCF pour les régionales, au nom du "Rassemblement citoyen"... et publient au passage un accord d'appareils, base de leur futur liste, garantissant plus des 3/4 des places aux partis engagés dans ce cartel, là où le PCF propose une liste à parité "militants politiques / citoyens engagés".

Dans cette histoire purement technique, on apprend que le PG, englué dans ses illusions grenobloises, à vendu son âme pour une dizaine de places et une tête de liste départementale, j’imagine pour Corinne Morel-Darleux.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans REGIONS PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 13:17

La “lettre ouverte » d’Alexis Tsipras aux citoyens Allemands sur ce qu’on ne leur a jamais dit sur la dette Grecque

Par Alexis Tsipras le 1 février 2015

Alexis Tsipras, le nouveau premier ministre de la Grèce, a envoyé ce courrier le 13 janvier au journal Allemand Handelsblatt.

« Chers lecteurs de Handelsblatt,

Je sais d’avance que la plupart d’entre vous ont probablement une opinion déjà formée sur le contenu de cette lettre. Je vous invite, cependant, à la lire sans préjugés. Les préjugés n’ont jamais été un bon conseiller, et encore moins à un moment où la crise économique les renforce, en entretenant l’intolérance, le nationalisme, l’obscurantisme, et même la violence.

Avec cette lettre ouverte, je souhaite vous exposer un récit différent de celui qui vous a été fait au sujet de la Grèce depuis 2010. Et je tiens aussi et surtout à exposer avec franchise les projets et les objectifs de SYRIZA, si le 26 Janvier par le choix des électeurs devient le nouveau gouvernement grec.

En 2010, l’État grec a cessé d’être en mesure de servir sa dette. Malheureusement, les dirigeants européens ont décidé de faire croire que ce problème pourrait être surmonté par l’octroi du plus grand prêt jamais consenti à un état, sous condition que certaines mesures budgétaires seraient appliquées, alors que celles ci, manifestement, ne pouvaient que diminuer le revenu national destiné au remboursement des nouveaux et anciens prêts. Un problème de faillite a été donc traité comme s’ il s’ agissait d’un problème de liquidité. En d’autres termes, l’attitude adoptée, était celle du mauvais banquier qui, au lieu d’admettre que le prêt accordé à la société en faillite a « sauté », il lui accorde des prêts supplémentaires, prétextant que les anciennes dettes restent servies et prolonge ainsi la faillite à perpétuité.

Il s’agissait pourtant d’ une question de bon sens de voir que l’application de la doctrine «extend and pretend» [étendre les maturités de la dette et prétendre que payer les intérêts ne pose aucun problème] dans le cas de mon pays aboutirait à une tragédie. Qu’au lieu de stabiliser la Grèce, l’application de ce dogme installerait une crise auto-alimentée qui sape les fondations de l’UE.

Notre parti, et moi-même, nous nous sommes opposés à l’accord de prêt de mai 2010, non pas parce que l’Allemagne et nos autres partenaires ne nous ont pas donné assez d’argent, mais parce que vous nous avez donné beaucoup plus d’argent que ce qu’il fallait et que nous pouvions accepter. De l’argent qui par ailleurs ne pouvait ni aider le peuple grec puisqu’il disparaissait aussitôt dans le trou noir du service de la dette ni arrêter l’alourdissement continu de celle-ci, obligeant de la sorte nos partenaires prolonger ce fardeau à perpétuité aux frais des citoyens.

Et cette vérité était bien connue par les gouvernants allemands, mais ils n’ont jamais voulu vous la dévoiler.

Et en effet, et avant même que la première année ne se soit écoulée et depuis 2011, nos prévisions ont été vérifiées. L’enchaînement des nouveaux prêts aux réductions drastiques des dépenses a non seulement échoué à dompter la dette, mais il a par surcroît puni les citoyens les plus faibles, en transformant les citoyens ordinaires qui avaient un emploi et un toit à des chômeurs sans-abri qui ont tout perdu, de plus, leur dignité.

L’effondrement des revenus a conduit à la faillite de milliers d’entreprises, augmentant ainsi le pouvoir oligopolistique des entreprises qui ont survécu. De ce fait, les prix diminuaient moins que les revenus tandis que les dettes, publiques et privées, ne cessaient de s’alourdir. Dans ce contexte, où le déficit d’espoir a dépassé tous les autres déficits «l’œuf du serpent » n’a pas mis longtemps pour éclore – et les néo-nazis ont commencé à patrouiller les quartiers en semant la haine.

Malgré son échec manifeste, la logique de «extend and pretend» continue à s’appliquer systématiquement encore aujourd’hui. Le deuxième accord de prêt de 2012, a ajouté une charge supplémentaire sur les épaules affaiblies de l’état grec, en réduisant les fonds de pension, en donnant un nouvel élan à la récession, en finançant aussi une nouvelle kleptocratie avec l’argent de nos partenaires.

Des commentateurs sérieux ont parlé récemment de stabilité et même de croissance à propos de mon pays pour « prouver » que les politiques appliquées ont été efficaces. Aucune analyse sérieuse ne soutient cette «réalité» virtuelle. L’ augmentation récente de 0,7% du revenu national réel ne marque pas la fin de la récession mais sa poursuite, puisqu’elle a été réalisée dans une période d’inflation de 1,8%, ce qui signifie que (en euros) le revenu national a continué de baisser. Simplement, il diminue moins que la moyenne des prix – tandis que les dettes augmentent.

Cet effort de mobilisation des «statistiques grecques», pour démontrer que l’application de la politique de la troïka est efficace en Grèce, est outrageant pour tous les européens qui ont enfin le droit de connaître la vérité.

Et la vérité est que la dette publique grecque ne peut pas être honorée tant que l’économie sociale grecque se trouve en situation de simulation de noyade budgétaire (fiscal waterboarding).

En outre, persévérer dans ces politiques misanthropes et sans issue, dans le refus de reconnaître une simple question d’arithmétique, coûte au contribuable allemand et condamne en même temps un peuple fier à l’indignité. Et le pire: de cet fait, les Grecs se retournent contre les Allemands, les Allemands contre les Grecs, et l’idée d’une Europe Unie Démocratique est offensée cruellement.

L’Allemagne, et plus particulièrement le contribuable allemand qui travaille dur n’a rien à craindre d’un gouvernement SYRIZA. Au contraire. Notre objectif n’est pas d’entrer en conflit avec nos partenaires. Notre objectif n’est pas d’obtenir des prêts supplémentaires ou un blanc-seing pour de nouveaux déficits. Notre objectif est la stabilité économique, des budgets primaires équilibrés et, bien sûr, la cessation des saignées fiscales opérées sur les contribuables depuis quatre ans par un accord de prêt inadéquat aussi bien pour la Grèce que pour l’Allemagne. Nous exigerons la fin de l’application du dogme «extend and pretend» non pas contre le peuple allemand, mais pour le bénéfice de nous tous.

Je sais, chers lecteurs, que derrière les demandes d’une «stricte application des accords» se cache la peur que « si nous laissons les Grecs faire ce qu’ils veulent, ils vont refaire le même coup». Je comprends cette inquiétude. Mais ce n’était pas SYRIZA qui a érigé en institutions dans mon pays la collusion des intérêts privés et la kleptocratie qui feignent de se soucier de l’observation «des accords» et des réformes puisque celles ci ne les affectent pas, comme le démontrent les quatre dernières années des réformes engagées par le gouvernement Samaras sous la direction de la troïka. Nous, nous sommes prêts à entrer en conflit avec ce système afin de promouvoir des réformes radicales au niveau du fonctionnement de l’état, en établissant la transparence de l’administration publique, la méritocratie, la justice fiscale, la lutte contre le blanchissement d’argent. Ce sont ces réformes que nous soumettons à l’appréciation des nos citoyens aux prochaines élections.

Notre objectif est la mise en place d’ un New Deal pour l’ensemble de la zone euro qui permettra aux grecs comme à l’ensemble des peuples européens de respirer, de créer, de vivre avec dignité. Avec une dette publique socialement viable. Avec une croissance qui est stimulée par des investissements publics financés – seul moyen de sortir de la crise – et non pas par la recette échouée de l’austérité qui ne fait que recycler la récession. En renforçant la cohésion sociale, la Solidarité et la Démocratie.

Le 25 Janvier en Grèce, une nouvelle opportunité surgit pour l’Europe. Ne ratons pas cette chance ».

Alexis Tsipras | 13 janvier 2015

Article original : Open letter to the German readers: That which you were never told about Greece (Traduction: Vassiliki Papadaki)

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans grece INTERNATIONAL
commenter cet article
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 12:07

DÉCLARATIONS DE LA PRÉSIDENTE DU PARLEMENT GREC ,ZOE KOSTANTOPOULOU

Publié le juillet 2, 2015 par VangelisGoulas

Déclarations de la Présidente du Parlement au sujet des ingérences grossières dans le processus du référendum et la tentative d’en changer la question.

« Ces derniers jours et ces dernières heures on a enregistré un déluge d’ingérences grossières dans le processus démocratique du référendum, proclamé pour la première fois en 41 ans depuis la fin de la dictature des colonels, à l’instigation du Premier ministre, puis sur proposition du gouvernement et décision du Parlement.

Les représentants d’hier, les co-responsables de la destruction du pays et du peuple, et leurs partenaires nationaux et étrangers, ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour empêcher l’expression de la volonté populaire.

Pour empêcher ou annuler le référendum.

Et maintenant, puisqu’ils ont échoué dans cette tentative,

ils font tout ce qu’ils peuvent pour en modifier le résultat, rendre floue et dénaturer la question très claire, en adressant au peuple un nouveau chantage:

Que soi-disant, si les citoyens disent « non », nous devrons quitter l’Union Européenne ou la zone euro

Que si’ls disent « non », il n’y aura aucune nouvelle négociation

Que si ils disent « non », cela signifiera qu’ils « ne veulent pas d’aide ».

Certains, chefs d’État mais aussi représentants de la Commission et d’autres institutions et organismes, n’hésitent pas à interférer grossièrement dans les affaires internes du pays et à suggérer au peuple ce qu’il doit voter au référendum, en modifiant la vraie question.

Ce qui est important c’est non seulement ce qu’ils disent, mais qui le dit.

Le disent les représentants des gouvernements qui se sont alliés aux gouvernements qui ont détruit le pays et ont fait des échanges avec eux.

Le disent les représentants d’organisations internationales qui ont participé à des programmes catastrophiques qui ont décomposé la société et causé d’ indicibles malheurs.

Le disent des dignitaires, qui ont admis s’être trompés dans le cas de la Grèce, encore et encore.

Mais le disent aussi les représentants du système politique corrompu des anciens partis, de la corruption et des combines, ceux qui ont créé une dette illégale, honteuse et insoutenable et qui veulent la mettre sur le dos du peuple, de la jeunesse et des générations futures, sans rendre de comptes.

Le oui ne signifie pas oui à l’Europe.

Il signifie oui à l’ultimatum adressé par la Troïka au gouvernement grec.

Le oui signifie oui aux mémorandums, à la soumission et à la servitude.

Oui à des diminitutions suplémentaires des salaires et des retraites,

Oui au chômage et à la précarité de l’emploi,

Il signifie oui à l’abandon de la souveraineté et de la démocratie,

au bradage des biens publics,

à de lourds impôts sans fin.

Il signifie aussi oui à la dégradation de la Grèce de pays membre à part égale de l’UE en pays paria et en colonie de la dette.

Le non signifie non aux tactiques et pratiques antidémocratiques

Non aux chantages anti-européens et aux ultimatums

Non aux blocages artificiels

Non à l’asphyxie du peuple, avec les banques fermées

Non à l’asservissement d’États-membres par d’autres États-membres

Non à la soumission économique et politique.

Le Gouvernement s’est redressé.

Il n’a pas cédé, il n’a pas capitulé en trahissant la confiance des citoyens.

Le Parlement en 2015 a été à sa hauteur.

Il n’a pas fait loi d’État les mesures qui ont condamné de nombreuses générations à un esclavage mémorandaire.

Pour la première fois le peuple peut réellement décider de son avenir.

Pour la première fois il peut repousser lui-même, par son vote, le dernier chantage.

Pour la première fois, le peuple peut lever la tête et avec son vote, avec le non, secouer le joug des mémorandums.

Qu’il vote et se batte pour sa dignité et son avenir.

Et qu’il défende le seul gouvernement qui lui a fait confiance et lui a rendu le pouvoir qui lui appartient et qu’il défende le Parlement qu’il a lui-même élu et qui lui a rendu le pouvoir qu’il en tire et exerce en sa faveur.


Qu’il ne permette pas le renversement du gouvernement par ceux qui, depuis des mois élaborent des scénarios de déstabilisation et de détournement, pour remettre le pays et le peuple aux forces de la corruption, des combines et de la tromperie, qui ont tirer profit des mémorandums sur le dos de la société.


Et qu’il envoie le message retentissant et optimiste aussi aux autres peuples d’Europe, que la démocratie est l’affaire des hommes et des peuples, non des banques, des banquiers et des marchés.


Les « non » du peuple grec ont, dans l’Histoire, rendus fiers non seulement les Grecs, mais l’humanité toute entière.

Un tel « non » rendra fières les générations futures et défendra la véritable âme de l’Europe, qui ne se base pas sur des ultimatums et des chantages, mais sur une coexistence égalitaire, la démocratie et la solidarité. «

traduction Frédérique Bouvier

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans grece EUROPE
commenter cet article
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 23:29

Communique de SYRIZA PARIS : Nous disons NON au chantage et aux ultimatums

MARDI, 30 JUIN, 2015

drapeau.jpg

DR

Un beau jour s’est levé dans le ciel de la Grèce et de toute l’ Europe

Le Premier Ministre grec, Alexis Tsipras, a invité le peuple à décider souverainement de son avenir, par un référendum organisé le 5 juillet.

Il ne s’agit pas d’une histoire entre la Grèce et l’Europe, mais de deux visions de l’Europe.

La notre : celle de la démocratie et de la solidarité,

La leur : celle du refus de la justice sociale et du développement, qui piétine la démocratie, qui s’attaque à la protection des plus vulnérables, qui s’oppose à la taxation des riches et ignore les besoins écologiques

Le gouvernement grec a livré un rude combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes avec comme intention d’aboutir à un accord viable et mutuellement bénéfique avec ses partenaires.

Après cinq mois de négociations, les institutions en sont venues à poser un ultimatum qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de l’économie grecque et la protection des conditions sociales.

La troika a bien décidée : le model unique néolibéral doit continuer en Grèce, comme dans tous les pays europeens. Tolérance zéro à la Démocratie.

Cinq mois de chantages de la part de la Troika , cinq ans de crise humanitaire, économique et financière, cinq ans de soumission aux diktats des créanciers, ça SUFFIT.

La dernière proposition des créanciers du 25 Juin était un ultimatum. Son contenu était inacceptable et pratiquement non-négociable. Il constituait une proposition désastreuse pour l’économie et humiliante pour le peuple grec. Une proposition accompagnée du chantage « The Game is Over » lancé par Donald Tusk à Alexis Tsipras. Le premier ministre grec lui avait répondu : «5 millions de personnes au chômage, 3 millions de pauvres et des milliers de familles sans revenus, vivotant grâce aux retraites des grands-parents, ne sont pas un jeu».

Les 18 ministres de l’Eurogroupe, ont piétiné une fois de plus la démocratie en Europe.

Hier le ministre grec des Finances Yannis Varoufakis a été exclu de l’Eurogroupe,

Hier, même, ont décidé de ne pas reconduire le programme de financement après le 30 juin. Ils ont refuse la proposition grecque de donner la possibilité au peuple de se prononcer au referendum sans menaces de banqueroute. Le Eurogroupe n’a pas eu aucune considération aux probabilités d’éventuelles conséquences pour la zone Euro.

Les élites politiques des 18 pays membres, Wolfgang Schaüble en tête, ne se sont même pas souciés des apparences democratiques.

Ce serait vraiment un probleme si les ministres des Finances étendaient le programme de l’ELA pour quelques jours de plus ? Ils seront confrontes et juges par l’histoire et par leurs propres peuples.

Il est envident qu’ils s’efforcent de faire échouer l’unique gouvernement de gauche de l’UE.

Le moment est critique. La décision unanime du gouvernement grec est arrivée, décision de confier au peuple grec le choix entre soumission et souveraineté populaire, entre poursuite de la crise et effort de redressement économique et social.

Le peuple grec est appelé a dire :

NON aux dicktats néolibéraux.

OUI au droit des peuples à décider de leur avenir.

NON à l’émigration de nos jeunes.

OUI aux efforts pour un avenir d’emploi, d’éducation et de perspectives ouvertes devant eux.

NON à une Union Européenne soumise aux appétits des créanciers.

OUI à la refondation de l’UE sur des bases de démocratie, de dignité, de droit du travail, de solidarité sociale et internationale.

Pour fonder une telle perspective le peuple grec se lèvera a la hauteur de son glorieux héritage historique, à la hauteur de ses sacrifices récents.

Nous sommes décidés à ne pas nous coucher

Nous invitons le peuple français, les partis de la gauche et tous les mouvements et associations à manifester leur solidarité avec le peuple grec et leur rejet des diktats de l’austérité.

NON aux chantages et aux ultimatums NON à la faillite sociale
NON aux mémoranda et à l’austérité
Pour la dignité et le bien-être des peuples européens
Pour une Europe démocratique , sociale et solidaire

Le Jeudi 2 juillet 18h30 à la Bastille nous disons #NON à l’ultimatum des créanciers, oui à la démocratie.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans grece INTERNATIONAL
commenter cet article
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 14:09

LA PROPOSITION DE LA TROÏKA ET LA RÉPONSE DU GOUVERNEMENT GREC

Publié le juin 29, 2015 par VangelisGoulas

La Commission européenne a rendue publique la proposition des institutions, dans l’optique du référendum du dimanche 5 juillet.

En effet, son président Jean-Claude Juncker, renvoie,via Twitter, au communiqué de la Commission, afin que le peuple grec soit informé avec « une plus grande transparence ».

Détail du communiqué de la Commission européenne au sujet de la Grèce:

« Information de la Commission européenne relative aux dernières propositions dans le cadre des négociations avec la Grèce

Bruxelles, le 28 Juin 2015
Pour l’information du peuple grec et dans un esprit de transparence, la Commission européenne publie ses dernières propositions en accord avec les institutions (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), lesquelles prennent en compte les propositions des autorités grecques des 8, 14, 22 et 25 Juin 2015 ,mais aussi les négociations au niveau politique et technique tout au long de la semaine.

Les discussions sur ces propositions ont continué avec les autorités grecques dans la soirée de vendredi soir en vue de l’Eurogroupe du 27 Juin 2015. Il y a eu une compréhension commune, de la part de toutes les parties concernées, que cette réunion de l’Eurogroupe pouvait permettre d’atteindre un accord global pour la Grèce, qui aurait contenu non seulement des mesures en vue d’un commun accord, mais aurait couvert les besoins futurs de financement ainsi que la viabilité de la dette grecque. Elle comprenait également le soutien d’un paquet pour un nouveau départ pour la croissance et l’emploi à l’initiative de la Commission soutenant la reconstruction et l’investissement dans l’économie réelle, comme cela a été discuté et adopté lors de la réunion du Collège des commissaires le mercredi 24 Juin 2015.
Malgré cela, il n’a pas été possible de finaliser formellement et de présenter à l’Eurogroupe la version finale de ce document, ni le résumé d’un accord global, en raison de la décision unilatérale des autorités grecques d’abandonner la procédure le soir du 26 Juin, 2015″.

La proposition publiée par la Commission européenne (PDF)

De la part du bureau du Premier ministre grec: La proposition de la Commission européenne met fin aux arguments des partisans du « oui à tout »

Le texte rendu public par la Commission européenne met fin à la para-littérature, comme il met fin aussi aux arguments des partisans du « oui à tout », lesquels affirmaient jusqu’ici qu’il n’y avait pas de texte des institutions, selon des sources gouvernementales.

Comme il est mentionné, dans le texte d’aujourd’hui et celui du 25 juin, posé comme un ultimatum, les institutions exigent, entre autres:

  • l’imposition d’une TVA à 23% sur la restauration collective
  • l’abolition de la baisse de la TVA dans les îles

  • l’application d’une avance d’impôt de 100% sur les sociétés et les travailleurs indépendants

  • l’abolition des réductions pour les agriculteurs (pétrole, impôt sur le revenu)

  • que soient baissées de 900 millions € (0,5% du PIB) les dépenses de l’aide sociale (subventions, etc.).

  • la limitation immédiate des pré-retraites

  • l’abolition progressive de la retraite complémentaire.

  • l’application complète de la loi de mémorandum 3863/2010 sur la sécurité sociale

  • l’application de la clause de déficit zéro et que le financement des caisses complémentaires soit réalisé uniquement par des fonds particuliers

  • l’abolition de toutes les participations en faveur de tiers qui financent les caisses de sécurité sociale, qui a pour conséquence une baisse de leurs recettes de plus de 700 millions €

  • l’augmentation des prélèvements pour soins de santé sur les pensions de 4% à 6%

  • le gel des retraites jusqu’en 2021

  • une législation sur les licenciements collectifs et la non-réintroduction des conventions collectives, si les institutions ne le permettent pas

-la diminution à 1500€ du montant des dépôts non saisissable

  • l’augmentation du taux en vigueur pour le règlement des dettes
  • la réduction des salaires dans le secteur public

  • la mise en oeuvre complète des boîtes à outils de l’OCDE (lait, pain, pâtisseries, dimanches, …)

  • un coup important contre les médicaments grecs

  • la poursuite de la privatisation du secteur de l’éléctricité.

-la vente des actions de l’OTE(Compagnie du téléphone) détenues par l’État

  • la non-application d’une taxe spéciale de 12% sur les bénéfices supérieurs à 500.000 pour l’exercice 2014
  • le non-retour des cotisations sociales patronales au niveau de l’année 2014

Tout ceci constitue un ensemble de propositions qui s’inscrivent dans la conception du Fonds monétaire international, qui ont été posées comme ultimatum à la Grèce, ce qui ressort aussi de l’Eurogroupe, rapporte le bureau du Premier ministre grec qui ajoute: la seule différence concerne la TVA sur les hôtels dont le taux, dans le texte actuel posté sur le site Web de la Commission européenne, est passé de 13% à 23% pour le 25 Juin.

Partager :
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans EUROPE grece
commenter cet article
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 13:53

- Christine Lagarde est mise en examen dans l'affaire de l'arbitrage favorable rendu à Bernard Tapie (403 millions d'€) : elle était alors ministre de l'économie.
> http://www.liberation.fr/…/la-mise-en-examen-une-bonne-et-u…

- Jean-Claude Junker a été premier ministre du Luxembourg, favorisant l'évasion fiscale massive vers son pays au détriment de ses partenaires européens.
> http://www.lemonde.fr/…/evasion-fiscale-tout-sur-les-secret…

- Mario Draghi était vice-président Europe de Goldman Sachs lorsque la banque privé a aidé le gouvernement grec de l'époque a maquiller son déficit avec des produits dérivés.
> http://www.humanite.fr/goldman-sachs-et-la-grece-une-histoi…

Voici les visages de la Troïka qui donne des leçons à Alexis Tsipras et qui appelle à voter Oui-Oui et à accélérer l'austérité en Grèce !

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre