Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 19:21

PCF - Elections départementales 2015 - Contre la droite, l’extrême droite et l’austérité - L’espoir avec le Front de gauche et le PCF !
Mobilisés contre la droite, l’extrême droite et l’austérité, choix actuel du gouvernement Valls et des institutions européennes, les candidates et candidats présenté-e-s ou soutenu-e-s par le Front de gauche sont présents dans plus de 76% des cantons de France métropolitaine.

Cela fait du Front de Gauche la force de gauche la plus présente sur l’ensemble du territoire national.

En tant que candidate et/ou candidat titulaire, les communistes sont partis prenantes de plus de 80% des binômes présentés par le Front de Gauche. Le PCF contribue à plus de 57% des candidatures féminines de ces binômes.

Plus de 14% des candidatures soutenues ou présentées par le Front de Gauche se fait dans le cadre de binôme avec des titulaires Europe Ecologie Les Verts. 60% de ces binômes Front de Gauche et écologistes inclus une ou un titulaire issu-e- des rangs du PCF.

Un quart des binômes du Front de Gauche compte comme candidate et candidat, des femmes et des hommes issus des mouvements sociaux et de l’action citoyenne et associative.

Le PCF tient à dénoncer les manipulations du ministère de l’intérieur qui sous couvert d’étiquetage administratif des binômes, minore le nombre de candidats du Front de Gauche et du PCF en faisant disparaître les étiquettes politiques des candidats dans des catégories généralistes incertaines comme « divers gauche » ou « union de la gauche .

Tout cela avec l’objectif inavoué de camoufler un possible recul du PS, de minimiser le score du Front de Gauche et de survaloriser celui du FN.
C’est pourquoi le PCF publiera ses propres totalisations nationales des forces politiques au lendemain du 1er tour.

Ainsi dans tous les départements, notre peuple pourra compter des candidates et des candidats du Front de Gauche en faveur d’un département utile à la vie quotidienne des populations, des candidates et des candidats de l’espoir d’ouvrir une perspective de changement à gauche.

Paris le 18 février 2015

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article
19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 18:47

Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Chers collègues,
Le moment est grave,
Grave pour le gouvernement, d’abord et avant tout,
Puisque ce débat porte sur un aveu d’échec, son échec.
Au terme de semaines de débats au sein et en dehors de notre hémicycle sur le désormais célèbre «projet de loi Macron », le gouvernement s’est retrouvé dans une impasse politique. C’est le constat de cet échec qui vous a amené, Monsieur le Premier Ministre, à engager la responsabilité du gouvernement sur la version du projet de loi issue des débats.
Pourtant, le sens des responsabilités et la voix de la raison auraient dû conduire le gouvernement à retirer un texte indigeste sur la forme comme sur le fond. Un texte, qui indubitablement, ne pouvait pas obtenir l’adhésion d’une majorité de députés de gauche et ne pouvait être adopté qu’avec les voix de la droite.
Plutôt que de le reconnaître et d’exprimer ainsi sa responsabilité, l’Exécutif a décidé de passer en force, envers et contre tous, y compris contre une partie des élus de sa propre majorité.
Vous avez voulu ainsi faire une démonstration de force. Elle est au contraire la manifestation d’une profonde faiblesse.
Le choix que vous avez fait est d’abord un déni de démocratie.
Le recours à l’article 49-3 a pour seul but d’empêcher la représentation nationale de se prononcer sur un texte qui a été discuté durant près de 200 heures en commission et en séance publique.
Le recours à cet artifice constitutionnel est l’aveu d’un échec.
Echec car au-delà de ce texte, c’est la politique gouvernementale dans son ensemble qui est contestée. Il est vrai que ce projet de loi symbolise à lui-seul la dérive libérale d’une majorité qui était pourtant censée incarner une alternative à la politique de Sarkozy et mener la guerre à la finance.
Car la voie que vous avez choisie est celle du « reniement permanent ».
Le projet de loi Macron n’en est que la consécration.
Auparavant, vous avez imposé une série de réformes régressives qui ont été autant de coups de butoir contre notre modèle social. Qu’il s’agisse de la ratification du « Traité budgétaire » - véritable pêché originel – de l’ « Accord national interprofessionnel » (ANI), du « Crédit d’impôt compétitivité emploi » (CICE), ou du si mal nommé « Pacte de responsabilité », la ligne a toujours été dictée par les dogmes de l’archéo-libéralisme et de l’austérité budgétaire.
Avec ce nouveau projet de loi, vous avez confirmé votre incapacité à entendre la voix du peuple et de sa représentation pour succomber aux sirènes du MEDEF et aux injonctions de Bruxelles.
Car la réalité est bien là. Contrairement à son intitulé le « projet de loi Macron », ne créera ni activité ni emploi. Il est simplement calibré pour répondre aux exigences de Bruxelles. Son objectif est d’envoyer à nos partenaires européens le signal que notre pays se réforme, c’est-à-dire – selon votre définition : ouvre un peu plus ses portes aux marchés financiers et aux investisseurs avides de profits et de rentes confortables. Cela explique très certainement votre intransigeance et pourquoi vous êtes prêt à tout faire pour que cette loi passe. Sans hésiter à user d’une pirouette constitutionnelle aussi archaïque que les mesures du projet de loi.
L’archaïsme est d’abord dans les mesures de régression qu’accumule ce projet de loi aux apparences de fourre-tout, mais dont l’ultra-libéralisme est le fil conducteur : abandon du ferroviaire au profit de sociétés d’autocars, abandon du service public de la justice au profit de banques, de cabinets anglo-saxons ou tous autres investisseurs qui voudront s’offrir le sceau de la République, abandon des commerces de proximité au profit des grands groupes, risque de marchandisation du corps humain, privatisation de la gestion de nos aéroports pourtant rentables, allègement fiscal des actions gratuites au profit des dirigeant du CAC 40, recul des obligations patronales en matière de licenciements économiques, et j’en passe…
Vous le savez, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, les députés du Front de gauche n’ont jamais fait le choix d’une posture interdisant l’examen objectif des textes qui ont été soumis.
Mais nous avons beau scruter ce texte à la recherche d’une mesure de progrès social, pas une ligne n’est porteuse d’une quelconque avancée. Il ne porte que des reculs pour les droits des salariés, des reculs pour les services publics et les services de proximité. Les dispositions portant sur l’extension et la banalisation du « travail le dimanche » incarnent à elles seules le détricotage de notre modèle social.
A l’opposé, et vous ne vous le cachez pas, le gouvernement assume, quant à lui, pleinement une posture, celle du tournant libéral que la droite appelle de ses vœux. Certaines propositions de ce projet de loi s’inspirent d’ailleurs directement du rapport commandé par le Président Nicolas Sarkozy à la Commission pour la libération de la croissance française, au sein de laquelle Emmanuel Macron siégeait comme rapporteur.
D’autres propositions sont issues des recommandations faites explicitement par la Commission européenne, ce qui est de nature à rendre les Français toujours plus perplexes sur l’identification et la localisation du pouvoir politique en France : qui décide et au nom de quels intérêts ? La question est d’ordre démocratique et idéologique.
A Bruxelles comme à Paris, réformer c’est libéraliser. Un crédo et une équation simple dont les éléments constitutifs s’accompagnent d’une régression sociale indigne d’un Gouvernement de gauche. Un crédo porté par la droite de cet hémicycle qui aujourd’hui, sans craindre le ridicule, vient critiquer la politique qu’elle rêve de mener, puissance 4, à la place du Gouvernement.
Certains socialistes ont dénoncé le projet de loi dès le départ : Martine Aubry a qualifié le texte de « régression » et Pierre Joxe s’est dit « éberlué » et « stupéfait » par un texte « ahurissant ».
Ils savent, comme nous, les résultats auxquels ont abouti les politiques de Thatcher, Blair ou Schröder. Vous n’échapperez pas à la règle : dérèglementation tous azimuts, concurrence sauvage et régression sociale, sont synonymes de hausse inexorable du chômage et de la précarité dans notre pays.
Une tragédie économique et sociale qui a un coût politique non moins dramatique. La hausse continue du chômage s’accompagne, aux diverses élections, d’un renforcement de l’abstention et de l’extrême droite.
Vous portez ici une responsabilité forte, historique de ce double fléau pour la démocratie.
Malgré la force des désaveux infligés par le suffrage universel à l’occasion des élections municipales et européennes, l’obstination et le dogmatisme continuent de prévaloir à l’Elysée comme à Matignon. Dans le même temps, et de façon grandissante, les interrogations et le doute s’emparent des députés de la majorité.
Nombreux sont ceux, bien au-delà des rangs du Front de gauche, qui attendent du Gouvernement un changement de cap en faveur de la relance et de l’emploi. Si nombre de nos concitoyens expriment aujourd’hui leur déception et parfois leur colère, c’est qu’ils attendent du Gouvernement qu’il se donne enfin les moyens du changement, qu’il se dote enfin d’une vraie ambition économique et sociale. Or, de fait, le Gouvernement est loin du compte ! Où sont, depuis des mois, les mesures attendues de revalorisation des salaires et de soutien au pouvoir d’achat des ménages ? Où sont les mesures de lutte contre les licenciements boursiers et l’avidité des actionnaires ? Où sont les mesures sociales ambitieuses en matière de santé, de retraite et d’emploi ? Où est passée la grande réforme fiscale.
Pour les députés du Front de gauche, et je dirai plus largement de la gauche progressiste, il n’y a pas de fatalité en Europe, au triomphe de la logique libérale de mise en concurrence des territoires et des peuples. Il n’y pas de résignation face à la Troïka, celle-là même qui a mis le peuple grec à terre.
Le Président de la République et votre Gouvernement, Monsieur le Premier ministre, ne pourront plus longtemps tourner le dos aux valeurs de la gauche. Du reste, une partie de la majorité parlementaire ne supporte plus ce reniement permanent.
Elle ne supporte plus, non plus, votre mépris pour la représentation nationale.
Non contents d’utiliser la procédure du temps législatif programmé qui – je le rappelle – a limité drastiquement le temps de parole des députés.
Non contents d’abuser du recours aux ordonnances qui confine, lui aussi, au déni de démocratie ;
Vous imposez aujourd’hui le 49-3 qui bâillonne les députés qui voulaient voter contre ce texte.
Vous avez voulu tendre un piège institutionnel pour faire entrer tout le monde dans le rang. Nous refusons ce chantage politique tant notre parole est libre.
Votre calcul politicien est court termiste.
Vous ne pourrez, en permanence, empêcher les convergences de s’exprimer et de se renforcer en faveur d’une alternative à gauche.
Vous ne pourrez, non plus, ad vitam, masquer votre rapprochement avec la droite par des envolées verbales aussi artificielles que trompeuses.
Mais ce qui est plus grave aujourd’hui dans la comédie politique à laquelle vous vous livrez, c’est qu’elle aggrave le fossé qui se creuse entre nos concitoyens et les élus.
La crise à laquelle vous êtes confrontés aujourd’hui est aussi morale.
La dimension parfois technique des débats ne saurait masquer l’enjeu de l’offre politique alternative et du choix de société. En cela, « la crise » n’est pas technique. Elle est foncièrement existentielle. Elle interroge notre rapport à nous-mêmes, au monde et à l’Autre, au capital et au travail.
Résignés et tétanisés face à la puissante vague néolibérale et réactionnaire, certains de ceux qui se disent « progressistes » ont déserté le combat des idées et des valeurs pour se laisser guider par un « gestionnisme réaliste ». Comme si un destin commun s’appréciait à l’aune des seuls taux directeurs de la BCE, de la croissance, de la dette publique, des sondages… à défaut de tout socle moral, prenant en compte, avant tout, l’humain. L’humain d’abord. La fracture entre les élites (politique, financière, médiatique, bureaucratique, intellectuelle) et le peuple se nourrit d’un profond sentiment d’injustice, qui cultive lui-même les divisions et les antagonismes dans une société sclérosée en son sommet, profondément inégalitaire, sous tension identitaire, et incertaine de ses valeurs communes.
Soyons clairs.
Pour des députés de la gauche progressiste, une censure du Gouvernement et de la loi Macron n’a donc rien à voir avec la motion présentée par la droite. Chacun sait bien ici que la droite manœuvre, sans craindre de mettre à jour ses incohérences et contradictions, puisqu’elle vote contre la politique qu’elle préconise elle-même.
Chacun sait bien ici que votre censure est l’expression d’une simple hypocrisie politicienne pour occulter le bilan désastreux de vos années de pouvoir.
Personne n’est dupe du programme destructeur qui est le vôtre et qui enfoncerait encore un peu plus notre pays dans la crise. Le seul reproche que vous avez à faire au Gouvernement c’est d’avoir adhéré à votre propre programme économique, et de l’appliquer sans vous reconnaître les droits d’auteur. Vous souhaitez censurer le gouvernement pour exercer directement le pouvoir. Votre démarche ne s’explique donc que par des considérations de pouvoir personnel, et nullement d’intérêt général, c’est-à-dire l’intérêt du peuple.
Pour notre part, c’est précisément au nom du respect du peuple et par souci de cohérence entre nos idées et nos actes, que nous assumons le fait de condamner la politique menée par le Gouvernement.
Nous avons tenté de déposer, avec des collègues d’autres bancs, notre propre motion de censure, avec notre propre argumentaire. D’une part, parce que nous combattons le texte sur lequel vous avez engagé votre responsabilité. Mais aussi parce que nous sommes convaincus de l’urgence et de la nécessité de la nomination d’un nouveau Gouvernement qui puisse réunir l’ensemble des forces de gauche pour conduire une politique de progrès social et de refondation démocratique.
Monsieur le Premier ministre,
Nous n’avons cessé de vous mettre en garde contre la dérive de votre politique économique toujours plus pro-libérale,
Aujourd’hui, il est temps d’en tirer les conséquences,
A travers notre censure, nous adressons un message clair pour que la majorité élue par la gauche cesse de se fourvoyer dans les méandres du libéralisme économique prônée par la droite.
Parfois, le retour à la raison doit être provoqué par un geste fort.
Nous assumons ce geste, au nom du peuple de gauche et dans l’intérêt de la gauche.
C’est dans cet esprit, celui de la conviction et de la détermination, qu’en son âme et conscience, une majorité de députés du Front de gauche se positionne sur la censure de ce Gouvernement.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE ACTUALITES
commenter cet article
19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 18:05

Déclaration du Groupe communiste, républicain et citoyen au Sénat.

Loi Macron : la bataille continue au Sénat

Le Gouvernement a franchi aux forceps la première étape de l’examen par l’Assemblée Nationale de la loi Macron.

L’utilisation du 49-3 par le gouvernement sur ce texte est un aveu de faiblesse et d’échec. Il n’y a pas eu de majorité et de surcroît de majorité de gauche pour voter un projet de loi profondément libéral inspiré, chapitre après chapitre, par les recommandations de Bruxelles. Ce texte a perdu toute sa légitimité. Il doit être retiré !

Extension du travail du dimanche, restriction des droits des salariés en particulier en matière de licenciement, développement anti-écologique des transports par autocar au détriment d’un transport ferroviaire étendu et plus accessible, privatisation d’aéroports de premier plan et de l’industrie d’armement, mesures fiscales et financières en faveur des plus riches, mesures de libéralisation du secteur du logement, ces quelques exemples puisés parmi les 310 articles du projet de loi soulignent son objet unique : déréguler, libéraliser, privatiser, en un mot accélérer la casse des derniers restes du modèle social français.

Ce texte, véritable monstre juridique, va loin très loin, il va trop loin. Il est à contresens des engagements de campagne de François Hollande. C’est la raison de son échec à l’Assemblée Nationale.

Le passage en force de MM. Valls et Macron a au moins un mérite : il met en lumière les dangers de leur ambition, dangers que les députés Front de Gauche ont démontrés point par point.

Le texte est maintenant transmis au Sénat. Il doit être inscrit dans les premiers jours d’avril en séance publique.

Plusieurs semaines de débats seront nécessaires de toute évidence pour examiner sérieusement, de manière approfondie, cette profusion de dispositions plus libérales les unes que les autres sans efficacité aucune en matière de création d’emplois.

Ces semaines vont permettre à la population, aux salariés de se saisir d’un débat que le pouvoir voulait leur confisquer.

Les sénatrices et sénateurs du Groupe Communiste Républicain et Citoyen seront fortement présents dans ce débat parlementaire.

Ils tenteront de porter au sein de l’hémicycle la voix de tous ceux qui ne veulent pas subir le joug de l’austérité imposée par les marchés financiers que la Loi Macron symbolise si parfaitement.
Paris le 19 février 2015

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans groupe GDR-CRC ACTUALITES
commenter cet article
19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 15:52

FN et UMP : cette fois, toutes les digues sont rompues

Les enquêtes montrent que l’électorat de la droite classique a de moins en moins de réserves à l’encontre du Front national et des alliances électorales avec lui. Confirmation de cette transformation de l’espace politique lors des scrutins du printemps ?

TNS Sofres réalise chaque mois un baromètre de l’image du Front national au sein de la société française pour France Info, Le Monde et Canal+ (disponible ici). L’étude de janvier 2015 marque tout à la fois l’enracinement du parti d’extrême droite et de ses idées dans la société française, et la très forte porosité de l’électorat UMP à l’égard du FN. De quoi s’inquiéter de la situation politique de ce pays.

Lors de la législative partielle dans le Doubs, le Front national a obtenu 48,53% des voix, gagnant plus de 6.000 voix entre les deux tours. Cette très forte augmentation, alors même que la participation était en nette progression de près de 10%, ne peut s’expliquer sans un fort report des voix de l’électorat de droite au bénéfice de la candidate frontiste.

Bon nombre de commentateurs ont alors constaté l’échec du Ni-Ni de la direction de l’UMP ainsi que la mort du front républicain. Il restait à apprécier ce qui relève de coordonnées locales propres à la quatrième circonscription du Doubs et ce qui correspond à un mouvement de fond de l’électorat du parti de Nicolas Sarkozy. C’est ce que permet l’étude TNS Sofres et on n’est pas déçu.

UMP, à droite toute !

À la question « Quelle doit-être, selon vous, l’attitude de l’UMP à l’égard du Front national ? », 45% des sympathisants de l’UMP souhaitent des alliances électorales selon les circonstances et il s’en trouve même 8% pour vouloir le « traiter comme un allié en passant avec lui une alliance électorale globale ». Au total, plus d’un sympathisant sur deux (53%) de l’UMP souhaite donc un accord avec le Front national. La base du Ni-Ni, celle qui entend « refuser tout accord avec lui sans le combattre », représente un petit tiers avec 30% et il n’y a que 8% des sympathisants de l’UMP pour déclarer qu’il faut « combattre » le Front national.

Cette banalisation et cette proximité idéologique trouvent immédiatement leur traduction électorale. À la question sur leur souhait, à titre personnel, pour les élections départementales et régionales de 2015, 50% des sympathisants UMP aspirent à des alliances au plan local et ils sont 43% à désirer un accord national entre l’UMP et le FN.

L’étude ne fournit pas de ventilation régionale de ses travaux, mais il est probable qu’il existe une différentiation géographique de l’électorat UMP entre, par exemple, celui sans doute plus modéré à l’Ouest et celui plus radicalisé à droite sur le pourtour méditerranéen. Si tel est bien le cas, l’hypothèse de départements ou de régions basculant dans l’escarcelle de l’extrême droite devient tristement réelle.

FN, de la protestation à l’adhésion

L’électorat FN est souvent appréhendé comme essentiellement protestataire et dans sa dualité géographique : une composante populaire issue des bassins industriels en crise dans le quart Nord-Est, un électorat plus poujadiste et orphelin de la guerre d’Algérie dans le Sud-Est. Cette réalité initiale garde une partie de sa pertinence, mais d’autres mouvements très profonds sont à l’œuvre depuis l’élection présidentielle de 2012.

Le premier est une nationalisation du score du Front national. Des régions qui maintenaient autrefois le parti d’extrême droite sous la barre des 10% comme le Limousin ou la Bretagne, lui accordent désormais autour de 20%. Cela fait maintenant plus de trente ans que le Front national est au cœur de la vie politique française. Petit à petit, il a su étendre son emprise sur l’ensemble du territoire national au fur et à mesure que les différents partis tentaient de surfer sur ses thématiques.

Quelle que soit l’origine de l’actuel électorat FN, la cristallisation de celui-ci sur les positions racistes, réactionnaires de la droite extrême est désormais très avancée. Le sondage de la Sofres montre ainsi que 81% de l’électorat frontiste souhaite désormais une alliance sous une forme ou une autre (conjoncturelle ou permanente) avec l’UMP. Pour les échéances de 2015, ce sont 77% des sympathisants FN qui envisagent un accord national avec l’UMP. On n’est très loin du ni gauche, ni droite.

Vers une multiplication des alliances UMP-FN ?

Les prochaines échéances vont être décisives pour une réorganisation d’ensemble du champ politique français. L’aspiration d’une fraction majoritaire de l’électorat UMP en faveur de solutions xénophobes et autoritaires est désormais un fait. Nombre de ses élus envisagent d’autant moins de perdre leur poste qu’ils sont idéologiquement très proches de l’extrême droite.

Il faudra donc observer attentivement les futures départementales et régionales pour apprécier si le nombre d’alliances entre droite et extrême droite est contenu ou au contraire généralisé. L’UMP est dans une position extrêmement délicate. Électoralement devancée par le Front national, d’éventuels accords se feraient sous l’égide du parti de Marine Le Pen. Celle-ci est, désormais, en capacité d’absorber une partie de la droite traditionnelle et d’être le seul adversaire du Parti socialiste.

Au vu de l’entêtement de celui-ci dans sa politique d’ajustements structurels, il est temps de construire une autre perspective.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 19:46

IL EST TEMPS DE PORTER UN COÜT D’ARRËT A LA MISE EN ŒUVRE D’UNE

POLITIQUE DE DROITE

La loi Macron sera appliquée par la force au moyen du 49 3. Le monde du travail et de la création, s’apercevront vite que si cette loi satisfait le Medef et la Finance, pour le Peuple l’application de la loi Macron se traduit par un nouveau recul de civilisation ( parmi ses84 articles de nombreux reculs sur les droits sociaux, le travail le dimanche, les prud’hommes) Une fois de plus le président Hollande, et le PS n’ont pas respecté leurs engagements électoraux de 2012. De tels actes concrets permettent de vérifier ce qu’ils sont vraiment devenus aujourd’hui, Il y a urgence à cesser d’entretenir la confusion en continuant de parler d’un gouvernement de gauche. Toutes complaisances à son égard est à rejeter. Pour le monde du travail, et le peuple français l’heure de l’affrontement dans les luttes sociales et dans les urnes est venue. Depuis longtemps nous ne sommes plus dans la situation ou la gauche qui luttait contre les injustices causées par le capitalisme a pu être assimilée au progrès social et politique. Aujourd’hui la politique mise en œuvre par le pouvoir Hollande Valls ne cesse d’enfoncer le peuple dans la misère. D’ailleurs quelque soit la couleur politique du président, avec l’austérité à tout prix, la France va droit dans le mur. Les richesses crées par le monde du travail et de la création sont maintenant accaparées par une poignée de milliardaires. Ils ont soumis le pouvoir politique et économique à leur volonté, celle de la grande finance.

L’avenir politique n’est pas à rechercher du coté des combinaisons politiciennes en vue de préparer la prochaine élection présidentielle de 2017. Les institutions de la Ve République étant à bout de souffle il faudra bien un jour consulter le peuple afin d’établir de nouvelles institutions. Dans l’immédiat des mobilisations se multiplient contre les profits démentiels du grand patronat et pour exiger une augmentation des salaires et du pouvoir d’achat. A partir des revendications définies par les salariés eux-mêmes. Travailler à l’union, et à la convergence des luttes pour le TOUS ENSEMBLE , Voilà aujourd’hui le chemin à suivre pour porter un coup d’arrêt à l’application de la politique du pouvoir socialiste servant les intérêts du MEDEF, et pour faire bouger le paysage social et politique.

Guy Poussy Le 18 février 2015

Repost 0
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 09:50

Pierre Laurent : « Après ce coup de force, la mobilisation doit s’amplifier »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JULIA HAMLAOUI

MERCREDI, 18 FÉVRIER, 2015

L'HUMANITÉ

Pour le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, l’utilisation du 49-3 atteste que « le gouvernement est minoritaire à gauche ». Il invite les forces progressistes à « se réunir en urgence ».

Le gouvernement a engagé hier sa responsabilité sur la loi Macron faute de majorité, privant l’Assemblée nationale de vote. Est-ce un tournant du quinquennat ?

Pierre Laurent. Oui, parce que le gouvernement a choisi le coup de force de manière totalement inédite contre la majorité de gauche et même contre une partie des députés socialistes avec lesquels il a refusé tout compromis. Manifestement Manuel Valls a définitivement choisi son camp, celui du patronat et du libéralisme. Ce n’est définitivement plus celui de la gauche. L’utilisation du 49-3, c’est l’aveu que sa politique y est définitivement minoritaire. C’est donc une période nouvelle qui s’ouvre.

Le rassemblement à gauche pour une politique alternative peut-il en sortir renforcé ?

Pierre Laurent. Incontestablement. Le débat a été marqué par une forte convergence de critiques et de propositions réunissant tous les députés du Front de gauche, des socialistes en grand nombre, des écologistes, des députés du MRC et de Nouvelle Donne. Ce rassemblement s’est fait contre l’acharnement du gouvernement à imposer le travail du dimanche sans compensation salariale, la libéralisation anti-écologique du transport, la privatisation d’aéroports, les facilités nouvelles données aux licenciements… Cela confirme que, sur de nombreux sujets, des forces de toute la gauche convergent pour demander l’arrêt des politiques d’austérité et un tournant dans la politique nationale. Après le coup de force gouvernemental, il nous faut d’abord construire une riposte commune forte. Car l’utilisation du 49-3 à l’Assemblée nationale ne met pas un terme au débat parlementaire sur la loi Macron qui doit revenir devant le Sénat. La mobilisation sociale et le travail de convergence parlementaire doivent donc s’amplifier pour exiger son abandon. Au-delà, ces forces favorables à une autre politique doivent travailler ensemble sur des objectifs qui redonnent à la gauche son vrai visage. Je les invite tous et toutes à se réunir en urgence.

Emmanuel Macron a reproché aux parlementaires qui refusaient de voter sa loi de « ne plus rien faire » contre le chômage. Souscrire à la logique de ce texte est-il le seul moyen d’agir ?

Pierre Laurent. Macron se moque du monde. Sa loi ne créera aucun emploi mais va uniquement faciliter le travail subi, déréglementé et précarisé. Ces recettes libérales sont celles qui ont lamentablement échoué. La lutte contre le chômage a besoin d’un cap radicalement différent qui soutienne l’investissement public pour des grands programmes de créations d’emplois et qui mette l’argent des banques au service de ce développement social.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF
commenter cet article
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 09:49

Valls sacrifie sa majorité pour sauver son cap libéral

SÉBASTIEN CRÉPEL ET ADRIEN ROUCHALEOU

MERCREDI, 18 FÉVRIER, 2015

L'HUMANITÉ

Le baptême du feu du ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a tourné au fiasco, avec le coup de force du gouvernement pour faire adopter sa loi, faute de députés de gauche en nombre suffisant pour la voter. Une première et un tournant dans le quinquennat.

C’est officiel : depuis ce mardi 17 février, 16 h 30, François Hollande et Manuel Valls n’ont plus de majorité à l’Assemblée nationale. « Je ne prendrai pas le risque du rejet » par les députés, a déclaré hier le premier ministre en engageant sa responsabilité sur le projet de loi Macron. Le pouvoir acte ainsi sa défaite face à la légitimité démocratique du Parlement par un coup de force constitutionnel. Ce faisant, s’opère une clarifi cation attendue depuis longtemps par tous ceux qui, à gauche, exhortaient les frondeurs du PS à sortir des rangs plutôt qu’à renier les engagements pris devant les électeurs en 2012.

C’est aussi un terrible camoufl et pour François Hollande et Manuel Valls, convaincus jusqu’alors que la logique implacable du présidentialisme de la Ve République obligerait le Parlement à les suivre dans leur jusqu’au-boutisme libéral, dont le projet de loi Macron a constitué le point de trop. Le point de non-retour aussi, car nul doute que s’ouvre désormais une nouvelle phase de ce qui reste du quinquennat. En imposant son projet par le 49-3, le gouvernement a signifi é son intention de poursuivre coûte que coûte sur le cap qui est le sien jusqu’en 2017. De leur côté, les députés frondeurs ont hier acté leur divorce avec cette orientation, élargissant les possibilités d’un rassemblement pour une alternative majoritaire à gauche.

Trois cent quinze jours. C’est la durée de vie de la majorité obtenue lors du vote de confiance des députés, le 8 avril 2014, par Manuel Valls, après sa nomination à Matignon au sortir des dernières élections municipales et confirmée le 16 septembre. Hier, cette majorité a explosé, déchirée par le projet de loi Macron auquel une part des députés PS étaient résolus à s’opposer, aux côtés de leurs collègues du Front de gauche, d’une majorité des écologistes et de plusieurs élus radicaux de gauche. L’épilogue d’une bataille parlementaire longue de plus d’une centaine d’heures, mais qui remonte en fait à bien plus loin, au moment des élections municipales et du lancement de l’Appel des cent, un collectif de députés PS bientôt appelés « frondeurs » et rebaptisés Vive la gauche, cet été.

Montée en pression sur le PS

« Le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques adopté par l’Assemblée nationale ! » se réjouissait pourtant, hier, le ministère de l’Économie dans un communiqué envoyé aux rédactions. Seul problème : on était encore le matin et le vote des députés ne devait avoir lieu qu’à 17 heures, après la séance de questions au gouvernement. Cette faute de Bercy a donné le ton de la journée, marquée par une fébrilité de plus en plus forte du côté gouvernemental, jusqu’à lâcher cette « bombe atomique » constitutionnelle du recours à l’article 49.3 (lire page 5), qui permet l’adoption d’un texte sans débat ni vote, sauf si une motion de censure déposée dans les vingt-quatre heures est votée qui destitue le gouvernement. Un coup de force qui est avant tout un aveu de faiblesse de la part de l’exécutif, impuissant à contraindre sa majorité. Selon le communiste Nicolas Sansu, c’est dans l’ordre des choses : « Le 49.3, c’est le dernier étage de l’échec de ce projet de loi. Ça a commencé avec le temps programmé, continué avec une seule lecture et on finit comme ça. Les droits des parlementaires auront été bafoués pendant tout le débat, ce qui est tout de même invraisemblable pour un projet de loi que l’on disait emblématique. » Pour le socialiste Christian Paul, opposé à la ligne Macron, Valls a ressorti « les vieux outils pourris de la Ve République qui permettent de passer des textes au forceps. Aujourd’hui, il est clair qu’il n’y a pas de majorité de gauche pour voter un texte comme celui-là, qui est d’inspiration libérale ».

Lundi soir, pourtant, l’exécutif avait assuré qu’il n’aurait pas recours au 49.3. Il savait néanmoins que sa majorité pouvait lui faire défaut. D’où une grande campagne de montée en pression : les appels « à la responsabilité » du premier ministre Manuel Valls à Benoît Hamon, qui avait annoncé son vote négatif, la convocation de l’esprit du « 11 janvier » pour appeler à l’unité. Manuel Valls, toujours : « L’exigence, c’est que nous nous comportions autrement. Pas comme avant avec nos petites divisions, nos petites querelles, nos préparations de congrès. Tout cela est balayé par les événements que nous connaissons. » Ou encore Bruno Le Roux, chef de file des députés socialistes, revêtant son costume favori de garde-chiourme pour déclarer que « voter contre serait rejoindre ceux qui veulent faire chuter la gauche ». Las, les réprimandes et rappels à l’ordre ne fonctionnent plus, pas plus que le chantage à la dissolution du Parlement en cas de désaveu du gouvernement, d’autant qu’à ce stade, sur un texte qui n’est pas budgétaire, son sort n’est pas engagé.

C’est au moment du déjeuner que la rumeur a commencé à monter : un Conseil des ministres a été convoqué d’urgence à l’Élysée pour 14 heures- 30, soit une demi-heure seulement avant le début de la séance de questions au gouvernement. Seule explication possible : le gouvernement doit autoriser Manuel Valls à utiliser le 49.3. Ultime coup de pression ? « Je ne dramatise pas, au moment où je parle, le texte ne passe pas », avait annoncé Manuel Valls, hier matin, devant les députés de son parti. Les journalistes avaient refait leurs comptes. Certes, il n’y avait pas de majorité de gauche, mais les déclarations de plusieurs députés de droite affirmant leur intention de soutenir le projet de loi laissaient penser qu’il pourrait être adopté à une petite dizaine de voix près…

Travail collectif à gauche

La séance de questions au gouvernement s’est ouverte à l’horaire prévu, 15 heures, dans une ambiance électrique. Visiblement à fleur de peau, Emmanuel Macron s’emporte dans sa réponse à une question de la députée du Front de gauche Jacqueline Fraysse. « Peut-être que le débat parlementaire ne vous suffit pas ! » lance à l’élue celui qui s’apprête à museler la représentation nationale… Manuel Valls assume, lui, et lâche le morceau : « Le gouvernement fera tout pour que la loi passe. » Pendant ce temps, des élus, dans l’Hémicycle, continuent à recevoir des textos pour les inciter très fortement à soutenir le projet de loi. Après la suspension de séance, Manuel Valls monte à la tribune et annonce engager la responsabilité du gouvernement, conformément à l’article 49.3 de la Constitution. C’est la première fois du quinquennat. « Je ne prendrai pas le risque du rejet d’un tel projet », déclare le premier ministre. Combien de députés PS avaient l’intention de rejeter le projet de loi Macron ? Fort de trente à quarante députés, selon les votes, ce collectif n’avait pas réussi à adopter une position commune sur le projet de loi Macron. Mais, selon un décompte du député socialiste « frondeur » Pascal Cherki, une trentaine de députés PS s’apprêtaient à voter contre, une vingtaine à s’abstenir. Jusqu’alors réfugiés pour la plupart dans l’abstention pour exprimer leur désaccord sur les orientations du gouvernement, les frondeurs n’ont donc même pas eu l’occasion de voter contre le projet de loi Macron. L’intention de le faire manifestée par certains d’entre eux, à l’instar de Benoît Hamon au micro de France Inter hier matin, aura suffi à convaincre le président de la République, François Hollande, de sortir la grosse artillerie constitutionnelle.

Nouvelle épreuve de force

Mais ce premier camouflet d’ampleur infligé au cap libéral du gouvernement depuis 2012 est surtout une œuvre collective, celle de l’ensemble des forces à gauche déterminées à s’opposer à la régression de société contenue dans la loi Macron sur le travail du dimanche et de nuit, le droit du licenciement, etc. C’est en effet l’addition des votes contre attendus du Front de gauche, d’une majorité des écologistes, de plusieurs députés PRG et d’une part des députés PS frondeurs qui a conduit le gouvernement à renoncer à obtenir la légitimité démocratique du Parlement. Que l’une de ces composantes flanche et décide de voter pour ou de s’abstenir, et François Hollande et ses ministres auraient sauvé la mise.

Reste qu’il ne faudrait pas confondre le désaveu du gouvernement, dont témoigne son coup de force d’hier, avec une victoire emportée contre le projet Macron. La détermination du gouvernement d’imposer son cap libéral coûte que coûte est intacte, et son projet de loi est en passe d’être adopté en passant outre le Parlement. Une nouvelle épreuve de force va désormais s’ouvrir, Manuel Valls comptant sur la discussion de la motion de censure déposée par la droite hier pour mettre un marché impossible entre les mains des députés PS : soit rejeter le texte Macron en votant la motion avec la droite pour faire tomber le gouvernement, soit se taire et laisser passer la loi Macron. Les députés Front de gauche, qui ne sont pas en nombre suffisant pour en déposer une motion de leur côté, ont annoncé quant à eux qu’ils voteront la censure, mais pour des raisons diamétralement opposées à celles de la droite. Quel que soit le résultat du vote, pour André Chassaigne, chef de file des députés du Front de gauche, « un vent nouveau » souffle en tout cas dans les couloirs du Palais Bourbon. Jusqu’où portera-t-il ?

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 09:46
Repost 0
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 22:48

49-3 : Valls exprime son mépris pour la souveraineté de l'Assemblée nationale et des parlementaires

Le Premier ministre vient d'annoncer qu'il engage la responsabilité du gouvernement en utilisant la procédure du 49-3 sur la loi Macron. Intimidations et menaces étaient déjà la marque de fabrique du Premier Ministre pour arracher de courtes majorités sur sa politique. Cette fois ci ses coups de bottes habituels n'auront pas suffit à faire rentrer dans le rang des députés de gauche qui ne se reconnaissent pas dans la très libérale loi Macron. Le Premier Ministre, en échec, brandit le 49-3, et exprime ainsi tout son mépris pour la souveraineté de l'Assemblée nationale et des parlementaires.

Manuel Valls n'a pas de majorité sur sa politique dont la loi Macron est un symbole et un axe majeur. Le Premier Ministre n'a pas réussi à convaincre des députés de gauche que le travail du dimanche, les attaques contre les prud'hommes, la défiscalisation des dividendes, la privatisation d'aéroports, la suppression des délits de prisons pour les employeurs ayant porté atteinte au droit syndical...étaient constitutifs d'une politique de gauche en accord avec les engagements de 2012. C'est ce renoncement et cette dérive politique qui s'exprime au travers du 49-3.

L'ensemble des forces de gauche qui se sont exprimées et mobilisés contre la loi Macron doivent maintenant se retrouver pour construire la nécessaire alternative à gauche. Je les invite tous et toutes à se réunir en urgence.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF ACTUALITES
commenter cet article
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 22:43
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans groupe GDR-CRC PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre