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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 04:55
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 07:15
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 06:25

POLITIQUE

MADELEINE RIFFAUD

RÉSISTANCE

LIBÉRATION DE PARIS

Tous les combats de Madeleine Riffaud

Histoire

ALAIN RUSCIO, HISTORIEN.

VENDREDI, 22 AOÛT, 2014

L'HUMANITÉ

madeleineriffaud.jpg

Madeleine Riffaud

Archives de l'Humanité

Résistante, militante anticolonialiste, puis journaliste dans nos colonnes, repoussant toujours plus loin les limites de l’investigation, Madeleine Riffaud fête ses 90 ans, ce 23 août. L’occasion de revenir sur un parcours exceptionnel.

Ce 23 août, Madeleine Riffaud – mais elle est, elle reste, pour des milliers de ses amis, Madeleine, tout simplement – a 90 ans. La connaissant, nous savons déjà que nous allons subir ses foudres, pour ne pas dire plus, de rappeler ce simple fait. « Je n‘ai jamais fêté mes anniversaires, ce n’est pas maintenant que je vais commencer ! » Et pourtant, Madeleine doit l’accepter : son destin appartient un peu à la grande communauté de ses amis, de ses camarades. Et nous avons bien le droit, nous, de saisir chaque occasion pour lui dire combien nous l’aimons, nous l’admirons. Un jeune cinéaste franco-vietnamien, Philippe Rostan, avait réalisé, il y a quelques années, un film remarqué, les Trois Guerres de Madeleine Riffaud (Résistance, Algérie, Vietnam). Nous pourrions ajouter : … et tout le reste, alors ? Elle a 18 ans lorsqu’elle établit le contact avec la Résistance à la faculté de médecine de Paris. Elle y adopte le nom de guerre de Rainer (clin d’œil internationaliste au grand poète allemand Rainer Maria Rilke). Et son courage amène ses camarades de lutte à lui confier des missions de plus en plus périlleuses. En 1944, alors que la Wehrmacht est partout en recul, la Résistance décide de franchir un cran dans la lutte armée dans la capitale, avant l’arrivée des troupes alliées. « Nous voulions que Paris se libère elle-même », rappelle-t-elle (Madeleine Riffaud toujours en Résistance, film de Jorge Amat). Elle est volontaire pour une mission périlleuse : abattre un officier allemand. Elle passe à l’acte sur le pont de Solferino. « Neuf balles dans mon chargeur / Pour venger tous mes frères / Ça fait mal de tuer / C’est la première fois / Sept balles dans mon chargeur / C’était si simple / L’homme qui tirait l’autre nuit / C’était moi. » Arrêtée par un milicien, livrée à la Gestapo, torturée, condamnée à mort, elle échappe in extremis au peloton d’exécution grâce à un échange de prisonniers. Cela se passe le 19 août, au moment précis où commence l’ultime combat pour la libération de Paris. Madeleine, rejoint son groupe, Saint-Just (quel plus beau nom trouver ?), commandé par le capitaine Fénestrelle, dont elle prend le commandement d'un détachement et sera élevée au grade de lieutenant FFI. Le 23 août, ce groupe prend d’assaut et bloque un train blindé allemand au tunnel des Buttes-Chaumont. 23 août 1944 ? Le jour de ses 20 ans. Mais pour elle, pas de trêve : le 25, elle est, toujours à la tête de sa compagnie, à l’assaut du tout dernier bastion allemand, la caserne de la place de la République. C’est ce jour-là que de Gaulle prononce sa célèbre phrase : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !... » Libéré par son peuple, oui. Mais à ce moment, Michel Tagrine, jeune héros FTP de 22 ans, compagnon d’armes de Madeleine, vient d’être fauché, l’un des derniers martyrs de la Libération. Ce soir-là, raconte Madeleine, alors que tout Paris riait, nous, ses compagnons d’armes, pleurions comme des gosses… Cette première expérience exceptionnelle, cette Résistance d’une très jeune femme, sera plus tard contée par elle sous le titre « On l’appelait Rainer ».

« Ta place est en France, pour y éclairer ton peuple, pour y participer aux luttes »

C’est ensuite, après la Libération, une nouvelle vie, le tourbillon un peu fou de la victoire, d’un début de célébrité. « Je suis tombée dans la légalité comme on plonge les fesses dans un seau d’eau froide », dit-elle (film Jorge Amat). Elle rencontre les dirigeants du PCF, fait la connaissance d’Éluard, de Picasso (qui fera plus tard son portrait), d’Aragon, de Vercors, à qui elle voue depuis une grande admiration. Elle devient l’épouse de Pierre Daix, un autre héros de la Résistance, dont elle se séparera dès 1947. Madeleine dit : « À cette époque, je ne savais que manipuler les armes. » Trop de modestie ! Il n’y a pas que cela : elle écrit. Des poèmes. Et magnifiquement. Son premier ouvrage, le Poing fermé, est préfacé par Paul Éluard. Simultanément, elle choisit la carrière journalistique. Elle entre à Ce soir, alors l’un des grands quotidiens progressistes français, dirigé par Aragon. Elle y croise une grande, grande dame, qui sera d’une influence déterminante sur le cours de sa vie : Andrée Viollis, naguère auteure de SOS Indochine (1935). Andrée Viollis lui présente alors Hô Chi Minh, en visite officielle en France pour tenter d’éviter le déclenchement de la guerre d’Indochine – ce qu’il ne parviendra pas à faire. Madeleine a gardé un souvenir ému de cette première rencontre (il y en eut tant d’autres !). L’oncle Hô lui dit : « Ma fille, le journalisme est un métier. Apprends, apprends, puis ensuite viens me voir dans mon pays. » Ce qu’elle fit dix ans plus tard. Entre-temps, de Ce soir, elle est passée à la Vie ouvrière, où elle participe, par la plume, aux campagnes de la CGT (appel de Stockholm, luttes contre la guerre d’Indochine, notamment lors de l’affaire Henri Martin). Elle trouve pourtant, toujours, le temps de poursuivre une carrière littéraire (le Courage d’aimer, recueil de poésies, les Baguettes de jade, récit romancé des rencontres faites avec la délégation vietnamienne, notamment du poète Nguyen Dinh Thi, lors du festival de Berlin, en 1951). La guerre « française » d’Indochine, justement, s’achève. Madeleine avait été de ceux qui, depuis le début, avaient soutenu l’indépendance du Vietnam, avaient prédit les impasses tragiques de la politique française. Diên Biên Phu leur donna raison. Madeleine est volontaire pour partir, toujours pour la VO, couvrir les tout premiers temps de l’existence du nouvel État indépendant vietnamien, installé à Hanoi. Mais aussi, pourquoi le masquer, pour retrouver Nguyen Dinh Thi. Elle passera là, sans doute, les plus belles années de sa vie, au milieu de ce peuple qui alors commence la reconstruction, croyant éviter une seconde guerre, contre les États-Unis cette fois. Sa proximité avec Hô Chi Minh est une chose connue de tous. Pour beaucoup, Madeleine est un peu « la fille française de l’oncle ». Épisode heureux, épisode trop court. « Ta place est en France, pour y éclairer ton peuple, pour y participer aux luttes », lui dit alors Hô. Grandeurs et douleurs de l’engagement…

Elle échappe miraculeusement à un attentat de l’OAS mais est gravement blessée

Nous sommes alors en 1956. Depuis deux ans, une nouvelle épreuve vient de commencer. L’aveuglement colonialiste, qui n’a aucune limite, amène les dirigeants français à engager le pays dans une nouvelle guerre, en Algérie. C’est pour l’Humanité, cette fois, que Madeleine va reprendre le combat. Elle intègre l’équipe prestigieuse de la rubrique internationale, dirigée par Pierre Courtade, où elle se fera des amitiés définitives, les si regrettés Yves Moreau, Robert Lambotte, Jean-Émile Vidal, François Lescure… Madeleine va partager tous les combats de ce journal. De Paris, elle écrit des pages émouvantes (qui a pu oublier son « Adieu aux martyrs de Charonne » ? ses polémiques, elle, l’ancienne résistante, avec l’ex-collabo Papon devenu préfet de police ?). Mais ce diable de femme n’aime que le terrain. Avec l’accord de son journal, elle part, clandestinement, en Algérie, avec les dangers encourus que l’on imagine, en cette période où les « ultras » de l’Algérie française haïssent les journalistes de métropole et tout ce qui ressemble à la gauche. Alors, une journaliste communiste… Elle échappe d’ailleurs miraculeusement à un attentat de l’OAS mais est gravement blessée. La guerre d’Algérie se terminant comme la précédente, en Indochine, par l’accès à l’indépendance du peuple colonisé, Madeleine est de retour à Paris. Pas pour longtemps. Le cycle infernal des guerres menées par l’Occident contre la liberté des peuples ne cessant pas, c’est de nouveau sur le Vietnam que l’actualité braque ses projecteurs. Là, les États-Unis, prenant le relais de la France coloniale – c’est l’époque où le monde ne voit que le beau sourire de Kennedy, oubliant un peu vite l’impérialisme américain –, ont décidé d’ériger une barrière « contre le communisme », en fait d’interdire au peuple vietnamien de s’unir et de choisir son destin. Madeleine, qui a évidemment gardé le Vietnam au cœur, y repart, toujours pour l’Humanité. Ce journal aura alors sur place un tandem d’exception : Charles Fourniau, historien devenu un temps journaliste, pour les analyses de fond, les éclairages indispensables ; Madeleine Riffaud, pour le vécu, la sensibilité. Madeleine l’intrépide est sur le terrain, parmi ses sœurs et ses frères vietnamiens, au sud, Dans les maquis viêt-cong (titre d’un ouvrage paru en 1965 reprenant ses reportages) ou Au Nord-Vietnam : écrit sous les bombes (autre ouvrage, 1967). Ses reportages d’ailleurs dépassent largement le lectorat habituel de l’Huma. Ses textes sont traduits dans plusieurs langues, les micros se tendent vers elle à chaque nouvelle étape de la lutte du peuple vietnamien. Enfin, Madeleine ne sait pas seulement écrire : elle parle. Tous ceux (une génération entière !) qui sont venus l’écouter à la Mutualité raconter, toujours avec des détails choisis, significatifs, teintés souvent d’humour, le quotidien de la résistance du Vietnam, n’ont pu oublier la sensation de cette femme, apparemment frêle, à l’héroïsme (elle n’aime pas, mais pas du tout, le mot) tranquille, parlant simplement des dangers encourus.

« Trois guerres de Madeleine Riffaud », « trois victoires partagées »

Cette phase américaine de la guerre du Vietnam s’achève en 1975. Madeleine, à sa place, celle d’une journaliste-écrivain-témoin d’exception, y a contribué. Les « trois guerres de Madeleine Riffaud » s’achèvent. On pourrait plus précisément dire les « trois victoires partagées »… Madeleine continue ensuite ses combats humanistes de mille manières. L’une d’entre elles est de se couler incognito, durant plusieurs mois, dans la peau d’une aide-soignante, de connaître là encore de l’intérieur le travail, les luttes, les espoirs et parfois les désespoirs du personnel hospitalier. Au terme de cette expérience naîtra un livre choc, lu encore aujourd’hui, sur la vie quotidienne de ces autres héroïnes, les Linges de la nuit. Même si les années ont passé, elle est encore et toujours active. L’un des derniers témoins de la Libération de Paris, elle est très sollicitée, en ce 70e anniversaire de ce grand événement. Et le Vietnam, toujours, la taraude… On l’a vue, il y a quelque temps, sur le parvis des Droits-de-l’Homme, aux côtés d’Henri Martin, dénoncer les effets terribles de l’agent orange, aujourd’hui encore, sur les enfants de ce pays. Elle était présente, parlant debout, droite, une heure durant, lors de la soirée d’hommages qui fut rendue récemment au Centre culturel vietnamien, à elle-même, à Raymonde Dien, elle aussi présente, et à Henri Martin. Alors, oui, nous savons que nous allons nous faire houspiller. Mais nous prenons le risque de dire, avec tant d’autres : « Bon anniversaire, Madeleine. »

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 10:10

Les dirigeants de la Société Générale étaient au courant des agissements de Jérôme Kerviel.

C’est une policière chargée de l’enquête depuis le début qui l’affirme, et dont les propos sont rapportés par Mediapart, qui demande une révision du procès Kerviel.

« À l’occasion des différentes auditions et des différents documents que j’ai pu avoir entre les mains, j’ai eu le sentiment puis la certitude que la hiérarchie de Jérôme Kerviel ne pouvait ignorer les positions prises par ce dernier », a affirmé la commandante de police Nathalie Le Roy devant le juge.

Elle cite notamment en exemple le témoignage accablant d’un ancien salarié de la banque, opérant au sein de l’entité « risques opérationnels ». Celui-ci a assuré à l’enquêtrice que « l’activité de Jérôme Kerviel était connue » et affirmé avoir lui-même alerté, en avril 2007, soit 9 mois avant le scandale, Claire Dumas, adjointe au directeur des risques opérationnels, et d’autres par le biais d’un message électronique « avec une tête de mort pour attirer leur attention ». L’enquêtrice a demandé, par la voie d’une réquisition judiciaire, à recevoir les échanges entre Mme Dumas et le salarié par messagerie électronique, requête qui serait restée lettre morte.

La commandante de police ne s’était jusqu’ici pas exprimée de peur d’interférer avec la justice. C’est à la demande du juge d’instruction Roger Le Loire qu’elle a accepté de briser le silence, « à son grand soulagement ».

La banque affirmait depuis maintenant plus de 7 ans avoir été victime d’un trader fou, Jérôme Kerviel, qui lui a coûté 4,9 milliards d’euros. La cour d’appel a confirmé la version de la banque, comme l’avait fait le tribunal correctionnel de Paris avant lui : Jérôme Kerviel fut « l’unique concepteur, initiateur et réalisateur » d’un « système de fraude » qui l’a conduit à exposer la banque pour des montants colossaux. « J’ai eu le sentiment d’avoir été instrumentalisée par la Société générale » reconnait la commandante de police Nathalie Le Roy. « C’est la Société générale qui m’a dirigé tous les témoins ».

Un témoignage accablant qui pourrait retourner le procès Kerviel en procès de la Société générale. Un nouveau procès civil doit justement se tenir du 20 au 22 janvier 2016 pour établir la répartition des responsabilités dans cette perte.

Il fait suite aux deux plaintes déposées par Jérôme Kerviel contre la banque pour « escroquerie au jugement », « faux » et « usage de faux » 

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 10:05

Lettre de Marie-George Buffet à Michel Boyon, Président du CSA

le 05 June 2008

Monsieur le Président,

L'univers des médias a connu ces dernières années des bouleversements majeurs : multiplication des canaux de diffusion, irruption et massification des nouvelles technologies de communication, évolution des usages...

Ces bouleversements ont été porteurs d'avancées concrètes. Mais ils ont aussi fragilisé un secteur d'activité déjà lourdement malmené par les logiques de concentration capitalistique et de financiarisation de leur gestion. La course aux recettes publicitaires a ainsi eu tendance à unifier les programmations et à envisager information et divertissement en fonction de seuls critères de recherche d'audience, sans pour autant empêcher une répartition inégale de ces recettes.

Entre révolutions technologiques, attentes des citoyen-ne-s et assimilation des médias à une activité économique comme les autres, l'avenir de ce secteur reste incertain, alors qu'il est naturellement au coeur de la vie culturelle et démocratique de la Nation.

Depuis quelques mois, la confusion se trouve accélérée. L'omniprésence médiatique du chef de l'Etat et les pressions politiques inadmissibles à l'encontre des journalistes, et notamment de l'AFP, posent de nouveaux problèmes de garantie du pluralisme de l'information dans notre pays.

Et ce déséquilibre dans l'information s'aggrave donc dans le rapport gauche/droite mais aussi de façon caricaturale à l'intérieur de la gauche. Les derniers chiffres que vous avez publiés sur les temps d'intervention font apparaître une véritable disparition du courant d'opinion représenté par le Parti communiste. L'exemple nous concerne. Mais il pose avant tout la question de la représentation légitime dans les médias d'un parti dont les résultats lors des dernières élections cantonales et municipales ont montré qu'il se positionnait à la troisième place dans notre pays.

La bipolarisation de la vie politique française, que certains appellent de leur voeux, se trouve ainsi confirmée voire anticipée par des pratiques éditoriales qu'il vous revient de qualifier et de corriger. Il en va du respect du pluralisme politique et de l'information auquel je le sais un grand nombre de journalistes est attaché.

Il va sans dire que notre conception du pluralisme ne se résume pas, comme nous vous l'avons déjà signifié, au seul décompte des temps de parole des partis politiques ; l'absence de pluralisme dans le choix des éditorialistes, l'absence répétée de « paroles » citoyennes et syndicales à hauteur de leur place dans la société ne font que confirmer et aggraver « l'excommunication » dont notre peuple est victime.

Cette situation me semble être symptomatique d'un malaise plus profond, touchant directement à l'honnêteté de l'information.

Qu'il s'agisse des lourdes incertitudes financières qui pèsent sur l'avenir du service public audiovisuel et des rédactions régionales, ou des pressions exercées sur l'Agence France Presse, tout indique que la situation actuelle ne peut perdurer. Les pressions, ou les restructurations contre nature portent atteinte au travail mené par les journalistes, et mettent en danger l'information et l'impartialité de son traitement.

Je me félicite du rendez vous que vous m'avez accordé pour mardi prochain, mais je tenais par la présente à vous indiquer quelques aspects de notre réflexion et qui seront, je l'espère, au coeur de notre échange.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments respectueux.

Marie-George Buffet Députée - Ancienne ministre Secrétaire nationale du PCF

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 10:02

Mediatisation/Audiovisuel : Pierre Laurent interpelle le Président du CSA

Vous trouverez ci-dessous un courrier de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne, adressé à Olivier Schrameck, Président du CSA.

"Monsieur le Président,

Ce week-end à Paris, place de la République, le PCF, le Front de gauche et le Parti de la gauche européenne ont organisé un événement politique d'une très grande portée pour la vie politique française et pour l'avenir de l'Europe, aujourd'hui à la croisée des chemins.

Cinq mille personnes, dont 200 invités venus de 20 pays, 42 organisations politiques, 18 organisations syndicales et 80 associations ont débattu pendant 2 jours, dans 3 plénières et 30 ateliers, des alternatives à l'austérité. Toutes les forces de la gauche française était présentes dans une ambiance de travail et d'écoute. Le samedi soir, un concert a donné un caractère populaire et festif à cette initiative et a rassemblé beaucoup de jeunes et de parisiens en solidarité avec les migrants.

Nous avons accueilli Giorgos Katrougalos, Ministre grec de la fonction publique et de la réforme de l’État, Zoe Konstantopoulou, Présidente du Parlement grec, ainsi que plusieurs membres de la direction de Syriza et des personnalités emblématiques de la lutte du peuple grec. Tous étaient à la disposition des citoyens pour expliquer la politique du gouvernement d'Alexis Tsipras, et débattre d'une alternative européenne commune.

Je ne peux m'expliquer l'absence totale des grands médias de l'audiovisuel de notre pays. Comment un tel événement a-t-il pu être passé sous silence ? Et je me permets la remarque suivante issue de mon expérience de Président du Parti de la gauche européenne : cette situation de blackout médiatique n'existe dans aucune autre démocratie européenne.

Un traitement, fut-il critique de l’événement, aurait été normal. Compte tenu de l'actualité européenne, de l'enjeu des négociations en cours entre la Grèce et ses partenaires, le Forum européen des alternatives et ses participants étaient un espace d'explications et de décryptages indispensables à l'information de nos concitoyens. Quel manque à gagner pour le pluralisme, la démocratie et le droit à l'information de nos concitoyens. Il y avait samedi deux actualités politiques. La première porte de Villette avec le congrès d'une UMP relookée; la seconde, place de la République, avec un rassemblement très large des forces progressistes françaises et européennes. Médiatiquement, il ne fut question que de la première alors qu'il y avait la possibilité de faire vivre le pluralisme. 10 ans près la victoire du "Non" au référendum sur le Traité constitutionnel européen, et alors que les grands médias avaient tous fait leur mea culpa, les leçons ne sont toujours pas tirées.

Monsieur le Président, je souhaite vous rencontrer pour échanger avec vous et réfléchir aux moyens d'empêcher qu'une telle situation ne se reproduise."

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 09:41

RÉSOLUTION DU COMITÉ CENTRAL DE SYRIZA : POUR LA VICTOIRE DE L’ESPOIR EN GRÈCE ET EN EUROPE

Publié le mai 27, 2015 par VangelisGoulas

24/05/2015
Résolution du Comité Central de SYRIZA

Depuis le 25 Janvier, le gouvernement mène avec constance et ténacité un combat politique singulier. Un combat pour la sortie définitive du pays du bourbier mémorandaire ; pour réconforter ceux qui ont du mal à survivre à cause des politiques menées pendant les cinq dernières années; pour relancer l’économie sur la voie d’un développement durable et socialement équitable; pour mettre fin au cercle vicieux de la dette et l’austérité.

Une combat pour faire naître l’espoir non seulement en Grèce mais partout en Europe. Parce que la confrontation avec les forces conservatrices qui insistent sur les politiques d’austérité en faillite, est un combat pan-européen. De son aboutissement ne dépend pas seulement l’avenir de la Grèce. C’est pour cela que tout est mis en œuvre pour faire avorter l’espoir représenté par SYRIZA et le gouvernement du salut social. C’est pour cela que nous sommes la cible des attaques de l’ Alliance sacrée – internationale et nationale – de l’austérité. Voilà pourquoi le combat que nous livrons est d’une importance historique pour l’avenir de l’Europe.

Tout au long de son parcours SYRIZA soulignait que la lutte contre la Sainte-Alliance de l’austérité ne sera pas sans embûches. Nous avions prévu qu’il serait long et rude notre combat. Malheureusement, les faits ont vérifié nos prévisions. Mais la gauche est résistante et promise aux victoires difficiles.

SYRIZA a par ailleurs toujours insisté sur sa singularité par rapport aux autres partis. Nous avons dit que nous sommes le parti qui défend les intérêts populaires d’aujourd’hui et les valeurs intemporelles de la Gauche. Et depuis quatre mois, nous prouvons chaque jour notre lien indissoluble avec le désir populaire pour la justice et la dignité. Depuis quatre mois, nous refusons les ultimatums insolents. Nous résistons à la tentative d’étranglement de l’économie et de la société. Nous bravons délibérément la campagne internationale de calomnie contre nous. Nous fermons les oreilles aux sirènes du ralliement et de la subordination.

Depuis quatre mois, jour après jour, nous défendons avec insistance les lignes rouges définies par le peuple lui-même le 25 Janvier. Le gouvernement ne signera aucun accord mémorandaire.

Le fait que nous rejetons les ultimatums ne signifie pas pour autant que nous ne cherchons pas une solution mutuellement bénéfique. Pendant tout ce temps, nous avons fait tous les efforts possibles pour sortir de l’impasse. La patience et l’ouverture d’esprit que nous avons démontrées ne doivent pas être interprétées comme une expression de faiblesse ou d’assimilation des conceptions prévalentes. Il s’agit plutôt d’ un acte de responsabilité envers la société grecque et les autres peuples de l’Europe.

Nous avons cherché et continuons de chercher un accord qui permettra la sortie du cercle vicieux de : « dette -austérité – augmentation de la dette ». Nous avons cherché et nous continuons de chercher un accord qui permettra de renforcer la cohésion des peuples européens. Et nous dénonçons tous ces défenseurs zélés de l’austérité qui minent le processus de négociation qui par leurs attitudes intransigeantes et par leurs tentatives d’ étranglement de l’économie grecque détruisent aussi la cohésion des peuples européens. Ceux qui croient qu’ils pourront ainsi humilier la Grèce jouent avec le feu.

Le difficile compromis du 20 Février a enregistré une partie importante de nos positions et a permis au gouvernement d’éviter le piège mortel tendu par des cercles internationaux et nationaux. Ainsi les actions sournoises mises en place par certains pour miner cet accord sont facilement compréhensibles. Dès le lendemain du 20 Février tous les moyens ont été mis en œuvre pour annuler insidieusement les points clés de l’accord du 20 Février et réintroduire progressivement la condition de la cinquième évaluation – prévue par le deuxième mémorandum – comme point de référence pour l’avancement de la négociation. Ce glissement vers la réhabilitation de la 5ème évaluation n’a pas été et ne peut pas être accepté par la partie grecque.

Malgré les tentatives de certains cercles de créanciers de miner l’accord du 20 Février, le gouvernement grec a agi en conformité de ses règles. En outre, alors que le gouvernement a activement démontré son engagement politique pour honorer les obligations internationales et internes du pays, l’économie grecque a été mise en épreuve et le pays subit un étranglement financier sans précédent dicté par des intentions politiques manifestes. Si l’asphyxie économique imposée se poursuit et nous sommes confrontés à une situation limite, il est évident que la priorité sera mise sur le paiement des salaires et des retraites et non pas sur les remboursements des prêts. Les gens sont au dessus de la dette.

Cependant, l’adversaire ne se trouve pas seulement à l’extérieur mais il se trouve aussi entre les murs. C’est cette oligarchie qui a été favorisée et renforcée les 25 dernières années, et elle a vu sa puissance s’envoler avec les politiques mémorandaires de l’extrême austérité et de déréglementation du marché du travail. C’est sur le résultat de ce duel par ailleurs que seront jugés à la fois le nouveau gouvernement et SYRIZA. Notre combat vise à promouvoir un modèle social et économique radicalement différent, fondé sur la redistribution des richesses, sur la promotion de l’égalité, sur la solidarité, sur le respect de la propriété publique, sur le soutien des biens publics, du travail salarié, du respect de l’environnement. C’est pour cela que certains s’y opposent farouchement.

Le réseau des oligarques a depuis quelque temps quitté le masque d’ impartialité et il a opté pour une confrontation directe avec le gouvernement sans intermédiaires politiques cette fois et sans faux semblants. Ce n’est pas un hasard si nous sommes la cible des attaques quotidiennes des médias impliqués depuis toujours dans le système de la collusion d’intérêts privés et politiques.

Cependant, SYRIZA a déjà démontré dans le passé et le démontre encore aujourd’hui dans la pratique qu’il ne se laisse pas intimider par la propagande grise. Parce qu’il a confiance au jugement du peuple grec. E les oligarques doivent enfin comprendre: Il est temps de mettre la main dans la poche. Il est temps de payer des impôts, de rembourser leurs prêts aux banques, de payer les fréquences de télévision, de remplir leurs obligations financières selon la loi et comme le reste de la population. Il est temps de payer ce qui n’a pas été payé depuis bien longtemps. Malgré la propagande grise qui se déchaîne contre nous, nous imposerons la justice quoi qu’il en soit. Nous avons devant nous quatre ans moins quatre mois pour le faire.

Et alors que nous abordons la dernière ligne droite des négociations, nous soulignons nos exigences spécifiques pour un compromis acceptable par nous :

A) des excédents primaires faibles,
B) aucune nouvelle baisse des salaires et des pensions,
C) restructuration de la dette,
D) paquet soutenu pour des investissements publics, notamment dans les infrastructures et les nouvelles technologies.

En outre, la restauration des conventions collectives et l’augmentation progressive de salaire à 751 euros constituent une condition sine qua non. L’exigence que tout changement de la politique fiscale doit contribuer au progrès de la justice sociale en réduisant les charges pour les revenus faibles et en enrayant la fraude fiscale des hauts revenus et des grosses fortunes est tout aussi nécessaire.

Le Comité central estime que l’adoption des initiatives législatives telles que l’adoption immédiate des projets de loi pour le rétablissement des négociations collectives et l’abolition de la clause du déficit zéro enverra un signal politique fort dans toutes les directions et renforcera la position du gouvernement.

Le travail législatif du gouvernement accompli jusqu’ici constitue la meilleure preuve de ses objectifs pour la négociation. Et même entravé par l’asphyxie financière qui a été imposée le gouvernement avance fermement dans la mise en œuvre du Programme de Thessalonique.

Nous rappelons :

  1. Le programme adopté pour faire face à la crise humanitaire et couvre les besoins d’alimentation-du logement-de l’accès à l’électricité, de la couverture sociale, et la suppression du « ticket d’entrée » de 5 euros pour les hôpitaux

  2. La première étape de relance de l’économie par la régularisation – très réussie – des dettes envers l’État et les Caisses d’assurance en 100 versements .

  3. La réintégration de 4500 fonctionnaires (femmes de ménage, gardiens scolaires, enseignants, etc.) qui avaient été illégalement licenciés par les gouvernements mémorandaires.

  4. La suspension de la clause du déficit zéro dont l’ application se traduirait par une réduction de 15% des pensions complémentaires en 2015, et aussi la suspension des réformes mémorandaires qui prévoyaient de nouvelles réductions des retraites et la limitation des bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux retraités.

  5. Le recrutement des personnels hospitaliers qui donnera un nouveau souffle au Système national de santé.
  6. Le début du rétablissement des libertés démocratiques avec la reconstitution de l’ERT [audiovisuel public], la réforme humanitaire du système pénitentiaire, l’attribution de la nationalité grecque aux enfants d’origine immigrée nés sur le sol grec, le rétablissement de l’heure du premier ministre au Parlement et de l’information régulière des journalistes par le porte-parole du gouvernement.

  7. Redressement des torts causés à l’État par l’ancien système de collusion des intérêts privés et politiques et par la cupidité de quelques oligarques avec la taxation des transactions triangulaires, la vérification de toutes les listes des fraudes fiscales, l’imposition des chaînes de télévision, la réglementation du paysage audiovisuel.

  8. La réintroduction des normes de légalité dans le football professionnel.

  9. Les premiers changements progressifs dans le système éducatif.

  10. Le choix d’une politique étrangère multidimensionnelle en faveur de la paix et de la stimulation de l’économie.

Nous devons également mentionner la mise en place par le Parlement des Commissions :pour les réparations allemandes, sur les conditions d’introduction des mémorandums, d’audit de la dette publique, des institutions et de la transparence.

En quatre mois beaucoup de choses ont été faites et nous pouvons faire encore plus si nous gagnons la bataille de la négociation. Mais malgré le travail important accompli par le gouvernement, nous ne devons pas passer sous silence que des erreurs importantes d’appréciation ont été commises concernant certains choix politiques, des personnes et des arguments rhétoriques qui ont créé des interrogations tant au niveau du parti qu’au niveau des groupes sociaux qui nous soutiennent.

Le gouvernement doit procéder à la démocratisation de l’appareil étatique en abordant avec détermination les problèmes liés aux structures et aux enclaves du système mémorandaire précédent, donnant un autre exemple de gouvernance par la gauche. Les options du gouvernement doivent inspirer la société et les mouvements. Compte tenu des grandes difficultés qui nous attendent, il est nécessaire de renforcer les liens entre le gouvernement avec le parti et le groupe parlementaire.

Le gouvernement qui mène actuellement un combat historique a trois principaux alliés:

Le premier est notre parti. SYRIZA n’est pas seulement la synthèse de l’expression politique des travailleurs, des jeunes et des mouvements. Dans ce contexte particulier, il est à la fois le dépositaire du programme et des valeurs de la gauche, le bouclier du gouvernement contre les attaques abjectes dont il fait l’objet, et le veilleur prompt qui signale rapidement les excès et les dérives pour redresser immédiatement les torts.

Le rôle du parti est en effet plus important que jamais. Il est donc nécessaire d’accélérer les procédures de réorganisation qui ont déjà commencé. Les jours suivants les organisations des membres doivent discuter de la décision du Comité Central et du cours de la négociation. En même temps, les membres du parti doivent travailler intensivement pour organiser la mobilisation populaire contre le chantage exercé au gouvernement.

Le second allié du gouvernement est la solidarité internationale. Des mouvements, des syndicats, des partis progressistes, des intellectuels et des citoyens ordinaires d’Europe et du monde entier ont exprimé leur soutien sans réserve à notre juste lutte. Ils comprennent que la bataille que nous donnons ne concerne pas seulement la défense du droit inaliénable de notre peuple à déterminer lui-même son avenir, mais aussi la perspective d’une autre Europe sans mémorandums, sans la Troïka et l’austérité. Le Comité Central de SYRIZA salue la solidarité internationale et demande à tous les amis du peuple grec de renforcer leur mobilisation. Nous avons besoin que leurs voix se fassent entendre plus fort que jamais.

La troisième et plus décisif allié du gouvernement est le peuple lui-même. Face aux intérêts organisés, à la Sainte-Alliance de l’austérité, au pouvoir de la richesse, à la corruption et aux oligarques, le gouvernement compte sur le soutien actif de la grande majorité des citoyens. De la majorité citoyenne qui reconnaît dans ce gouvernement du salut social un gouvernement par le peuple, avec le peuple et pour le peuple. De la grande majorité qui réclame la fin de l’austérité et une nouvelle voie pour le pays. De la grande majorité qui rejette les ultimatums arrogants et demande au gouvernement de ne pas reculer et de défendre ses lignes rouges. De la grande majorité qui malgré les difficultés garde un esprit combatif. De la majorité qui est prête à descendre dans la rue pour réclamer le droit inaliénable à la dignité et à la justice.

Pour la victoire de l’espoir en Grèce et en Europe !

Αthènes (24/5/2015)

Traduction:Vassiliki Papadaki

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL grece EUROPE
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 17:20
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:46

La vérité sur le Front National !

MARDI, 6 MARS, 2012

A l'heure où on apprend que plus en plus de français adhèrent aux idées de Le Pen, je pense qu'un petit rappel est nécessaire. Bonne lecture citoyens.

{{ Jean-Marie Le Pen}}

• 27 avril 1964 : condamné pour coups et blessures volontaires.

• 16 janvier 1969 : condamné pour coups et blessures volontaires par le Tribunal de grande instance de Paris.

• 14 janvier 1971 : reconnu coupable par la Cour de cassation d'« apologie de crime de guerre ».

• 11 mars 1986 : condamné pour « antisémitisme insidieux ».

• 27 mars 1986 : reconnu coupable d'apologie de crime de guerre dont la déportation pour l'édition d'un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ».

• 16 novembre 1987 : condamné pour « provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale » par le Tribunal de Paris à la suite de la distribution d'un tract lors des élections municipales de 1983.

• 29 mars 1989 : condamné par la Cour d'appel de Paris pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale » pour ses propos lors d'une l'émission du 14 février 1984, selon lesquels « le monde islamo-arabe » constituerait un « danger mortel ».

• 23 mai 1991 : condamné par la Cour d'appel de Lyon pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l'immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ».

• 18 décembre 1991 : condamné par la Cour d'appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible » pour avoir dit à propos des chambres à gaz des camps d'extermination nazis : « Je n'ai pas étudié la question mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. »

• 3 juin 1993 : condamnation à 10.000 francs (1524 euros) de dommages et intérêts par la Cour d'appel de Paris pour son « Durafour-crématoire » prononcé après l'appel de Michel Durafour à « exterminer le Front national », « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l'époque, Michel Durafour.

• 8 novembre 1995 : condamné à un redressement de 1,4 millions de francs (213428 euros) pour « oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer ».

• 15 novembre 1996 : condamné pour « atteinte gravement portée à un magistrat ».

• 6 janvier 1997 : condamné par le Tribunal de Strasbourg pour avoir qualifié une association de « mouvement de tueurs de flics ».

• 4 juillet 1997 : condamné par le Tribunal de Paris pour propos racistes.

• 26 décembre 1997 : condamné par le Tribunal de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible », pour avoir dit que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s'appelle un détail ».

• 2 avril 1998 : condamné à deux ans d'inéligibilité (réduits à un an par la Cour de Cassation) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » pour avoir agressé la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal lors des législatives de 1997.

• 9 septembre 1998 : condamné pour avoir présenté une tête en carton à l'effigie de Catherine Trautmann lors d'un meeting du Front national.

• 25/11/1998 reconnu coupable d'avoir tenu des propos sur l'inégalité des races avec B.Megret . Condamné à verser 10 000F a L'UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et à publier a ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30 000F par publication)..

• 10 septembre 1999 : La Cour d'appel de Versailles considère que la réitération des propos pour lesquels il a déjà été condamné, ("le point de détail") sur le fondement de l'article 1382 du Code civil (responsabilité délictuelle), caractérise le trouble illicite et confirme le jugement de première instance.

• 03 mai 2002 : Le Front National, le Comité Le Pen Président et M. Le Pen lui-même ont été condamnés, en référé, à retirer immédiatement de leurs sites les clichés protégés de l'Agence France Presse (AFP) et de verser à celle-ci, à titre de provision, une somme de 10 000 Euros.

• 2 avril 2004 : Le parquet du tribunal correctionnel de Paris a requis contre Jean-Marie Le Pen deux mois de prison avec sursis, 8 000 euros d'amende et un an d'inéligibilité suite à une plainte pour provocation à la haine raciale déposée par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et la Licra. Les deux organisations avaient saisi la justice après une interview dans le Monde du 19 avril 2003. Il y déclarait notamment : «Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. [...] Et vous n'avez plus qu'à filer sinon vous prenez une trempe.»

{{ Bruno Mégret (ancien délégué général du FN)}}

• Reconnu coupable d'avoir tenu des propos sur l'inégalité des races avec J.M. Le Pen (25/11/1998). Condamné à verser 10 000F a L'UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et à publier a ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30 000F par publication).



{{Catherine Mégret (Maire de Vitrolles)}}

• Reconnue coupable de provocation publique à la discrimination raciale pour des propos sur l'inégalité des races et sur des mesures municipales discriminatoires (3 mois de prison avec sursis et 50 000 francs d'amende). Catherine Mégret avait notamment déclaré à un quotidien allemand que "les immigrés (...) font des gamins pour toucher les allocations, ils ne les élèvent même pas".

• Reconnue coupable d'injures envers un ancien employé de Vitrolles (16/02/1998). Renversé par une voiture le jour du second tour des municipales, cet homme a été traité de "délinquant" par C. Mégret sur Canal+. C'est tout ce que le maire a trouvé à dire sur les circonstances de cet accident. 2 mois avec sursis, 20 000F d'amende.

• Reconnu coupable par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence de « provocation à la discrimination raciale ». Elle a été condamnée à cinq ans d'inéligibilité et 50 000 F d'amende. Elle avait dans un tract électoral intitulé "Bien chez nous" présenté l'immigration des cinq millions de musulmans résidants en France comme une "véritable colonisation à rebours".

• Reconnu coupable de discrimination et de provocation à la discrimination, la haine ou la violence et a été condamnée par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, à 3 mois de prison avec sursis, 100 000 francs d'amende, 2 ans d'inéligibilité, 50 000 francs de dommages et intérêt pour l'Unaf (Union nationale des associations familiales), 1 franc symbolique pour le Mrap, la Licra, Sos Racisme, la Ligue des droits de l'homme. Elle avait en effet créé à la mairie de Vitrolles une prime de naissance de 5 000 francs réservée aux familles de la commune dont un parent au moins est français ou ressortissant européen.

{{ Guillaume d'Herbais (beau-frère de Jean-Marie Le Chevallier)}}

• Reconnu coupable d'abus de biens sociaux condamné à 2 ans de prison.

{{ Eric Delcroix (candidat FN)}}

• Reconnu coupable de "contestation de crimes contre l'humanité" en 1996. Auteur de la Police de la pensée contre le révisionnisme, un ouvrage revisionniste et antisémite.

{{ Marc Lyoen (responsable FN)}}

• Reconnu coupable d'emploi de clandestins.



{{Xavier Voute (conseiller municipal à Paris)}}

• Reconnu coupable d'avoir aspergé de gaz lacrymogène des militants de Ras l'Front (3000 F d'amende).



{{Antoinette Martinet (conseillère municipal à Maisons-Laffite)}}

• Reconnue coupable de provocation à la haine, la violence et la discrimination (1 mois de prison avec sursis, 30 000 francs de dommages et intérêts, et 5 ans d'interdictions de droits civiques)

{{Claude Jaffres (conseiller régional FN)}}

• Reconnu coupable d'abus d'autorité et usurpation de fonction (1 an d'emprisonnement avec sursis, 2 ans de privation de ses droits civiques, civils et familiaux). Il s'est fait passer pour un policier avec 3 membre du DSP et a contrôlé des jeunes gens lors du congrès du FN à Strasbourg.

{{ Marc Georges (ex-député FN)}}

• Reconnu coupable de blessure par balle d'un jeune homme (18 mois de prison ferme)

{{ Jean Holtzer (ex-candidat FN aux cantonales)}}

• Reconnu coupable de vol à main armé pour avoir braqué une banque (8 ans fermes). Cet ancien avocat général avait un jour réclamé la peine de mort pour une histoire identique.



{{Pascal-Bernard de Leersnyder (conseiller régional FN)}}

• Reconnu coupable de violence sur mineur pour avoir appris l'allemand au fils de sa compagne à coup de poing (jusqu'au sang) et pour lui avoir plongé la tête dans les WC ("Il n'était pas digne de la salle de bains"). 13 mois de prison dont 10 fermes.



{{Emilien Bonnal (ex-candidat FN aux cantonales et municipales)}}

• Reconnu coupable de meurtre, alors qu'il collait des affiches pour le FN, pour avoir tué Abdallah Moktari, 23 ans; qui l'avait insulté. 8 ans de prison.



{{Jean-Claude Poulet (ex-Candidat FN aux cantonales et regionales)}}

• Reconnu coupable d'avoir battu sa femme pour "la stimuler au travail. Il fallait que je la stimule assez fréquemment".

{{ Francis Watez (avocat et conseiller municipal FN)}}

• Reconnu coupable d'incitation à la discrimination raciale pour avoir collé des affiches proclamant : "Musulmans, Barbaresques, Algériens, terroristes ou non, tous dehors" et "Refuser l'intégration de ces sauvages est un devoir national". (2 ans d'inéligibilité et 50 000F d'amende).

{{ Jacky Codvelle (tête de liste FN aux municipales de 1989)}}

• Reconnu coupable d'avoir mis le feu à la voiture d'un député maire PS pour féter le 14 Juillet...

{{ Pierre Van Dorpe (conseiller municipal FN)}}

• Reconnu coupable d'avoir tiré au fusil à pompe sur un groupe de jeune gens d'origine maghrébine en blessant au dos l'un d'eux parce qu'il faisait trop de bruit. Le FN lui paye ses 15 000F de caution. 15 mois avec sursis.

{{ Sylvain Ferrua (conseiller municipal FN )}}

• Reconnu coupable de proxénétisme (08/01/1996). 1 ans avec sursis et 50 000F d'amende.

{{ Roger Fabrègues (candidat municipal FN)}}

• Reconnu coupable de trafic de drogue (23/07/1999). Il avait profité d'un voyage au Maroc pour importer du haschisch(2 ans de prison). Il a fait appel.

{{ Louis de Noëll (Secrétaire départemental du FN)}}

• Reconnu coupable de détournement de fond (?/10/1997). Il avait utilisé de l'argent de la société dont il est le gérant pour s'acheter un appartement à Paris, un autre à Perpignan et une villa sur la mer. 1 an avec sursis et 50 000F d'amende.

{{ Marie Thérèse Philippe (élue FN de Pontoise)}}

• Reconnu coupable en novembre 1997 de posséder dans sa voiture, entre les deux tours d'élections municipales partielles avec ses quatre colleurs d'affiches, un pistolet à grenailles.

{{ Katherine d'Herblais (conseillière régionale en picardie du FN)}}

• Doit 400 000 F de préjudice a un garde chasse devant se réfugier dans une voiture pour protéger sa carotide après que ses deux dogues allemands égorgèrent 48 brebis et en blessèrent une centaine d'autres.

{{ Marcel Mazières (candidat FN aux élections municipales de 1995 à Aix)}}

• Reconnu coupable de 5 000 F d'amende, 5 000 F de dommages et intérêts et affichage du jugement pendant un mois à la porte du lycée. Il a en effet envoyé au professeur de philosophie de son fils une lettre anonyme. Extrait : " vous transformez nos classes en goulag politique, votre aspect physique est disgracieux et, apprenant que vous êtes homo, cela est risible. "

{{ Denis Monteillet (candidat FN aux municipales)}}

• Reconnu coupable d'avoir inscrit plusieurs personnes de son voisinage sur la liste pressentie par son parti aux municipales. Sans les avoir prévenues. Le Conseil d'Etat a annulé les élections des conseiller municipaux FN pour " liste irrégulière " en juin 1995.

{{ Raynald Liekens}}

• Reconnu coupable d'avoir assassiné sa logeuse, Henriette Barsky, ancienne déportée. Commentaire du meurtrier : " Elle était plus gentille avec moi que personne ne l'avait été jusque-là, mais, quand j'ai appris qu'elle était juive, j'ai décidé de la tuer car les juifs sont les ennemis de la race blanche. " Condamné à perpétuité.

{{ Jean-Yves Le Gallou (président du groupe FN au conseil régional d'Ile-de-France)}}

• Reconnu coupable de "provocation à la haine raciale" et est condamné à 6.000 francs d'amende. Lors d'un municipale partielle à Colombes, le FN avait diffusé un tract affirmant que les logements HLM de la ville étaient réservés aux Africains et musulmans, et accusant le maire communiste de la ville de faire de Colombes "une république musulmane soviétique".

{{ Trois colleurs d'affiches du FN}}

• sont reconnus coupables du meurtre d'un jeune homme d'origine comorienne, Ali-Abdallah. Ils sont condamnés a 15 ans de prison ferme.

{{ Georges Theil, ancien conseillé régional FN}}

• a été condamné par le tribunal correctionnel de Lyon à six mois de prison ferme et 10.000 euros d'amendes pour contestation de crimes contre l'humanité, conformément au réquisitoire du procureur. Le 14 octobre 2004, lors d'une interview à TV8 Mont-Blanc enregistrée dans les couloirs du conseil régional de Rhône-Alpes, Georges Theil avait dénoncé "le fantasme" des chambres à gaz.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 08:38
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BRUNO FORNACIARI

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