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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 20:30
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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL espagne
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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 14:38
Les communistes japonais (JCP) continuent leur ascension électorale

Dans la ville de Kitakyushu (983.000 habitants) dans la préfecture de Fukuoka (sud du pays), un siège dans l'Assemblée municipale était à renouveler. Le candidat du Parti communiste japonais (JCP), Yamauchi Ryosei, a remporté l'élection face à un candidat du parti au pouvoir, le Parti libéral-démocrate du Premier ministre Shinzō Abe. La victoire du communiste vient d'un important soutien des agriculteurs locaux et les commerçants, avec 10.142 suffrages remporté, le candidat communiste augmente son score de 90% par rapport à décembre 2014.

Ainsi le JCP disposera de 9 élus municipaux (sur 61) dans l'Assemblée municipale de Kitakyushu.

Dans la ville de Uenohara (26.000 habitants) située sur la Préfecture de Yamanashi, les candidats du JCP sont sortis second des élections municipales, les scores du JCP ont augmenté de 260% par rapport aux élections précédentes. Il y aura désormais un communiste qui siégera dans l'Assemblée municipale de cette ville.

Dans la ville de Shimonoseki (280.000 habitants) situé aussi dans la Préfecture de Yamaguchi, le JCP augmente sa représentation à l'Assemblée municipale, le JCP remporte 3 sièges (et aura un groupe de 4 élus).

Il y avait aussi d'autres élections partielles dans 9 autres villes, le JCP présentait 17 candidats et ces derniers ont tous gagné les élections. Dans la plupart des élections, le Parti communiste japonais connait une augmentation du nombre de ses voix.

Nicolas Maury

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL PCJ
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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 05:33

Loi Macron et actions gratuites : Les communistes ripostent à l'Assemblée mercredi 4 février à 14h15

MARDI, 3 FÉVRIER, 2015

Avec l'article 34, la loi Macron est décidément une compilation des exigences du MEDEF. Cet article, qui allège la fiscalité sur les actions gratuites, est un nouveau cadeau fiscal aux entreprises. Au delà du piège que représente l'actionnariat salarié, nul doute que cette disposition profitera avant tout aux dirigeants des grandes entreprises qui n'hésiteront pas à basculer une partie de leur rémunération vers ce système défiscalisé ! Le résultat ? Une baisse de 200 millions d'euros selon l'aveu même du Ministre, à minima, de recettes fiscales pour l’État !

Les députés du groupe Front de gauche retrouveront les militants et élus communistes d'Ile-de-France, demain mercredi 4 février à 14h15 place Edouard Herriot, pour dévoiler un chèque au format géant (visuel ci-joint) que vient de signer le Ministre Emmanuel Macron au MEDEF et pour interpeller avec André Chassaigne, Président du groupe GDR, l'ensemble des députés de gauche pour qu'ils votent contre cet article !

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Published by bruno fornaciari - dans groupe GDR-CRC PCF
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 18:11
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 09:51
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 09:52

Ban Ki-moon passe aux aveux: «Israël» coopère avec Al-Qaïda

Par Samer R. Zoughaib

Avec plus d’un an et demi de retard, les Nations unies ont finalement évoqué les étroites relations qui existent entre les groupes terroristes actifs dans le sud syrien, plus particulièrement dans les provinces de Quneitra et Deraa, et «Israël».

Dans son rapport trimestriel présenté au Conseil de sécurité, il y a quelques jours, le secrétaire général de l’Onu, le très docile pro-américain Ban Ki-moon, a révélé un secret de polichinelle, qu’il n’était plus en mesure de protéger tant il frôlait le scandale. Le rapport reconnait que les «Israéliens» entretiennent des rapports avec les «rebelles syriens» depuis plus de 18 mois, facilitant le traitement médical des combattants blessés. Le document souligne que l’entité sioniste a soigné plus de 1000 combattants syriens.
Le texte présenté par Ban Ki-moon se base essentiellement sur les rapports fournis par les contingents de l’Undof, déployés sur le terrain dans le Golan occupé. Ces rapports font état d’une «coordination quotidienne entre Israël et les rebelles syriens, y compris les groupes islamistes affiliés à Al-Qaïda», grâce à des «canaux de communication ouverts en permanence».
Les rapports des Casques bleus précisent que «des soldats israéliens ont été observés permettant à des personnes de passer de la ligne ‘Bravo’ -du côté syrien- à la ligne ‘Alpha’ du côté israélien, ainsi que des discussions entre des membres de l’opposition armée et des militaires de Tsahal à travers la ligne de cessez-le à proximité de la position 85 des Nations unies».
Le rapport trimestriel de l’Onu ne nous apprend rien de nouveau. Mais il a l’avantage d’inscrire dans la documentation officielle de l’organisation internationale ce que les analystes savaient depuis longtemps, et que nous avions évoqué à plusieurs reprises sur notre site.

Coopération dans le renseignement

En réalité, la coopération entre «Israël» et les groupes terroristes va bien au-delà des soins médicaux apportés aux blessés, et qui ont déjà coûté au contribuable «israélien» plus de 14 millions de dollars, selon l’édition de dimanche dernier du quotidien Maariv.
L’armée syrienne dispose de preuves irréfutables sur l’assistance militaire directe apportée par les «Israéliens» aux groupes extrémistes lors de leur offensive de l’été dernier à Quneitra. Cette aide a permis aux terroristes de prendre, entre autres, les collines stratégiques appelées al-Touloul al-Homr, où l’armée syrienne disposait de matériel de guerre électronique sophistiqué lui permettant de surveiller les réseaux de télécommunication de l’armée «israélienne». Cette aide s’est manifestée par un bombardement à l’artillerie et des raids aériens contre des positions de l’armée syrienne, afin d’ouvrir la voie aux combattants extrémistes. «Israël» est même allé plus loin en abattant, à l’aide d’un missile Patriot, un chasseur syrien au-dessus du Golan, au plus fort de l’attaque terroriste.

Des sources bien informées en Syrie et à Beyrouth font également état d’une coopération étroite entre les groupes terroristes d’un côté, le Mossad et les autres agences du renseignement «israélien», de l’autre, pour la collecte et le transfert d’informations au sujet des programmes d‘armement et de recherche en Syrie. C’est grâce à cette coopération que l’entité sioniste est parvenue à éliminer plusieurs savants syriens ces trois dernières années. L’opération la plus récente remonte au 10 novembre dernier, lorsque cinq ingénieurs travaillant dans l’énergie nucléaire au Centre de recherches scientifiques à la périphérie de Barzé, dans le nord de Damas, ont été tués dans l’attaque de leur bus par des terroristes.
En juillet 2013, six fonctionnaires de ce même centre avaient trouvé la mort dans une attaque au mortier menée par les «rebelles». Le 24 août 2012, Nabil Zoughaib, considéré comme l’artisan du programme balistique syrien, a été assassiné par des inconnus. Un an plus tôt, Aws Abdel Karim Khalil, physicien nucléaire et professeur à l’Université al-Baas, à Homs, avait subi le même sort. Et la liste est longue.

«Israël» viole la résolution 2178

«Israël» se trouve donc en porte-à-faux avec la fameuse «légalité internationale». En effet, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, le 24 septembre dernier, à l’unanimité de ses 15 membres, la résolution 2178, imposant des sanctions contre Daech et le Front el-Nosra.
Dans cette résolution, les membres du Conseil se disent très préoccupés par le fait qu’une partie du territoire d’Irak et de Syrie est «sous le contrôle de l’Etat islamique et du Front el-Nosra» et que leur présence, leur idéologie extrémiste violente et leurs agissements sont préjudiciables à la stabilité de ces deux pays et de la région.
Le Conseil de sécurité se déclare disposé à inscrire sur la liste de sanctions les individus, groupes, entreprises ou entités qui apportent leur appui à l’un ou à l’autre de ces deux groupes terroristes.
Le Conseil prie instamment tous les Etats de coopérer aux efforts faits pour trouver et traduire en justice les individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaïda, y compris l’EI et le Front el-Nosra, «qui perpètrent, organisent et commanditent des actes terroristes.»
Le Conseil de sécurité demande aussi à tous les Etats membres de prendre des mesures nationales pour endiguer le flux de combattants terroristes étrangers qui rejoignent les rangs de l’EI et du Front el-Nosra.
Le Conseil de sécurité rappelle également, qu’en vertu d’une précédente résolution adoptée cette année, tous les Etats doivent prévenir et réprimer le financement des actes de terrorisme et doivent veiller à ce qu’aucuns fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques ne soient mis directement ou indirectement à la disposition de ces deux groupes extrémistes.
On voit bien qu’en apportant un soutien au Front al-Nosra et en coopérant avec lui -de l’aveu même de Ban Ki-moon-, «Israël» est en train de violer la plupart des dispositions de la résolution 2178. Y aura-t-il quelqu’un qui osera lui demander des comptes?

Source : French.alahednews

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:36

 

 

Pierre Laurent : "​Le parti des Grecs indépendants n’est pas l’allié naturel de Syriza mais..."

Mercredi 28 Janvier 2015 à 5:00

Propos recueillis par

Bruno Rieth

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, revient sur la victoire de Syriza et son alliance avec les Grecs indépendants. Selon lui, il existe "un tronc commun" entre ces deux formations "qui est le refus de l’austérité". Mais le Front de gauche pourrait-il en faire autant en France ? Le responsable communiste ne ferme pas immédiatement la porte et admet qu'il existe "des gens qui ne se reconnaissent pas dans des formations de la gauche actuelle et qui sont sensibles à des thématiques sur la souveraineté nationale". Néanmoins, "il faut d’abord commencer par mettre en mouvement l’ensemble des forces de gauche" s'empresse-t-il d'ajouter...

 

Marianne : Comment avez-vous vécu l’annonce de la victoire de Syriza en Grèce ?
Pierre Laurent : Ça a été un moment de bonheur partagé avec le peuple grec et avec Syriza, formation avec laquelle je travaille dans le Parti de la gauche européenne depuis des années. Le peuple grec a réaffirmé sa dignité dans ce vote après cinq années d’humiliation. Evidemment, cette victoire de Syriza est un immense signal d’encouragement pour toutes les forces qui, en Europe, essayent d’ouvrir des alternatives aux politiques d’austérité. C'est une victoire pour la solidarité, contre les politiques d’austérité et contre les tentations de replis identitaires, racistes et xénophobes. Avec cette victoire, il y a l’affirmation que le débat en Europe doit être réouvert pour creuser le chemin des solutions dans la solidarité. Et ça, c’est un succès pour le travail politique que nous avons mené avec toutes les forces de la gauche européenne ces dernières années, pour imposer dans le paysage une sortie de crise qui ne soit ni celle des marchés financiers ni celle des forces de replis, populistes et nationalistes.

 

Comment définiriez-vous la pensée politique de Syriza et de son chef de file, Alexis Tsipras. Certains n’hésitent pas à dire, comme le secrétaire d’Etat Jean-Marie Le Guen, qu’ils sont de véritables sociaux-démocrates, plus proches de François Hollande que des positions du Front de gauche ?
Il y a beaucoup de soutiens de la dernière heure à Syriza qui se manifestent aujourd’hui et qui veulent récupérer cette victoire politique. La formation d’Alexis Tsipras est une formation clairement inscrite dans le courant de la gauche de transformation sociale, une gauche antilibérale et anticapitaliste. Une gauche qui travaille à l’émergence d’un nouveau modèle social productif et écologique en Europe. C’est un courant de gauche qui allie la tradition communiste, la tradition de gauche radicale et la tradition écologiste et qui a réussi à construire une coalition cohérente. C’est aussi une formation qui s’inscrit dans un mouvement de solidarité européenne et internationaliste progressiste qui la distingue totalement des formations d’extrême droite, et notamment du Front national qui a tenté lui-aussi de récupérer les fruits de la victoire de Syriza. AUJOURD'HUI, IL Y A BEAUCOUP DE SOUTIENS DE LA DERNIÈRE HEURE À SYRIZA...D’ailleurs le parti qui a été à l’origine de Syriza, le parti Synaspismos, qu’a présidé Alexis Tsipras était au côté de Die linke en Allemagne, de Izquierda unida en Espagne ou du Parti communiste français, un des six partis fondateurs de la Gauche européenne en 2004. Syriza s’est toujours inscrite en rupture avec la dérive libérale de nombreux partis sociaux-démocrates en Europe qui ont participé, et qui continuent d’ailleurs à participer, au consensus social-démocrate et conservateur dans la gestion de l’Union européenne libérale. C’est un parti qui a marqué sa rupture avec ces politiques-là et qui, à partir de la crise de 2008 — à la différence du Pasok qui a accompagné les plans d’austérité de la Troïka — a pris la tête du mouvement de résistance du peuple grec. Evidemment, la dynamique politique qu’a su créer Syriza et la victoire politique qu’il a construite au fur et à mesure lui a permis de rassembler en son sein et dans son électorat énormément de déçus du Pasok. La coalition Syriza est devenu au final le grand parti de toute la gauche grecque en résistance aux politiques libérales européennes.

Vous faites de Syriza un compagnon de combat du PCF. Néanmoins, l’annonce d’une alliance avec le parti des Grecs indépendants, formation souverainiste de droite, pour former un gouvernement ne doit pas être pour vous plaire...
C’est un choix contraint par les circonstances. Le parti des Grecs indépendants n’est pas l’allié naturel de Syriza et les différences de programmes entre eux sont très nombreuses. Mais il y a un tronc commun qui est le refus de l’austérité. Je crois qu’Alexis Tsipras a donné des garanties fortes pour que la boussole du nouveau gouvernement grec soit le programme qu’il a défendu devant les électeurs. Donc, le socle de son programme n’est pas remis en cause par le soutien que le parti des Grecs indépendants a décidé d’apporter au gouvernement. Je pense que le souci de Syriza aujourd’hui est d’apporter de la stabilité au gouvernement et de lui permettre d’entrer dans le débat européen avec une situation politique garantie et stable en Grèce, de manière à pouvoir peser avec toute la force nécessaire dans les discussions qui vont être difficiles avec la Commission européenne et les chefs d’Etat européens.

Est-ce l’on peut dire que ce « pragmatisme » dans ses alliances est finalement l’une des clés de la réussite de Syriza, en s’affranchissant d’un certains dogmatisme ?
Je crois effectivement que Syriza a pris les choses dans le bon ordre. C’est le programme, son contenu, ce socle politique qui résulte de ce contrat qu’il a passé avec les électeurs, qui est la boussole de son action. LE DÉBAT A PRIORI SUR LES ALLIANCES EST ÉPUISANT, IL INTÉRESSE DE MOINS EN MOINSAutour de ses engagements-là, Syriza construit un rassemblement dont il cherche en permanence à faire évoluer les frontières en les élargissant. Mais, cet élargissement ne peut se faire que sur un programme qui est clairement mis sur la table. La construction politique et les alliances qui suivent sont au service de ce programme. Trop souvent en France, dans notre débat politique national, les questions sont prises à l’envers. Et je crois que nous devrions, au moins sur ce point, nous inspirer de ce qui a été fait. Construire un socle programmatique fort correspondant aux nécessités de sortie de crise et, sur ce tronc commun, s’employer à élargir sans cesse les contours du rassemblement populaire et politique. Le débat a priori sur les alliances est épuisant. Il intéresse de moins en moins. Nous devrions plutôt nous concentrer sur le débat politique et public avec les citoyens, sur le programme d’urgence dont la France a besoin.

Vous qui faites de Syriza une source d’inspiration, seriez-vous prêt à vous en inspirer jusqu’à vous rapprocher de formations semblables au parti des Grecs indépendants pour former un « front commun » contre les politiques d’austérité ? Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan est peut-être la formation qui s'en approche le plus ?
Il faudrait avant cela s’occuper de construire le rassemblement de toutes les forces de gauche anti-austérité et leur donner l’assise et le poids nécessaire dans le pays. Bien évidemment, il y a des gens en France qui ne se reconnaissent pas dans des formations de la gauche actuelle et qui sont sensibles à des thématiques sur la souveraineté nationale. L’une des dimensions de la crise en Europe, c’est l’habitude qui a été prise par les dirigeants européens de bafouer la souveraineté nationale. En France, nous savons très bien ce que ça veut dire. Le vote sur le Traité constitutionnel européen en 2005 a été méprisé par nos gouvernants, balayé d’un revers de main. Cette fracture démocratique, cette atteinte à l’expression de la souveraineté populaire a laissé une cicatrice qui a marqué en profondeur le peuple français. Et il y a évidemment des forces à rassembler autour de la question de la souveraineté nationale et populaire. Mais pour construire un rassemblement solide sur ces questions, il faut d’abord commencer par mettre en mouvement l’ensemble des forces de gauche, les forces attachées au développement du progrès social. Il faut construire les choses dans l’ordre.

 

L’autre force de la formation de Tsipras a été d’apparaître pour les Grecs comme une force neuve et antisystème en refusant notamment de passer des accords avec le Pasok. Finalement, les accords que le PCF a pu nouer avec le PS dans un passé proche n’empêchent-ils pas le Front de gauche de suivre le chemin de Syriza, en apparaissant comme encore et toujours lié à ceux qui mettent en œuvre les politiques d’austérité ?
L’un des piliers de la politique que nous menons, de la construction de l’alternative que nous souhaitons, doit être la défense permanente des politiques publiques existantes qui sont mises en œuvre aujourd’hui par des majorités de gauche dans des collectivités locales. JE NE COMMENCE PAS PAR DRESSER DES BARRIÈRES MAIS PAR POSER LES BASES DU RASSEMBLEMENTCes politiques sont menacées par les orientations libérales, par la réduction des dépenses publiques et par la remise en cause de certaines politiques institutionnelles comme la surpression des départements. Nous avons à maintenir le cap de la défense de ces politiques publiques et des politiques de services publics en toutes circonstances. A ce niveau, nous nous devons de créer les rassemblements nécessaires pour le faire. Mais, je le rappelle, ce qui nous guide, c’est le fond et le contenu des politiques défendues. Heureusement que nous avons l’ambition de travailler à modifier les frontières possibles du rassemblement. Comment croyez-vous que Syriza est passé de 5% il y a cinq ou six ans à la majorité aujourd’hui, si ce n’est en gardant en permanence l’ambition du rassemblement. Je ne commence pas par dresser des barrières mais par poser les bases politiques du rassemblement sans faire de compromis pour autant avec les politiques d’austérité que je combats. Et sur ces bases-là, je ne demande à personne de passeport politique ou de certificat de virginité. Oui, je pense que des gens qui ont malheureusement soutenu certains choix que je combattais ces dernières années, peuvent se retrouver avec nous pour construire. Du moins, s’ils ont compris que les politiques qu’ils soutenaient mènent à l’impasse. Je ne procède pas par oukase politique. Je préfère favoriser, dans la clarté, une dynamique politique qui fasse constamment bouger les lignes du rassemblement que nous souhaitons.

Mais passer des accords avec la direction du PS ne décrédibilise-t-il pas le combat contre les politiques d’austérité ?
Aujourd’hui, un accord global avec la direction du Parti socialiste n’est effectivement pas possible à cause du soutien affiché de ce parti à la politique gouvernementale. En revanche, il est possible, sur des objectifs particuliers, de construire des rassemblements qui mettent en cause la politique gouvernementale. Regardez comment la victoire de Syriza fait bouger les lignes dans le débat à gauche. Cette victoire va libérer des forces nouvelles, va encourager ceux qui n’osaient pas franchir le pas d’un travail sur l’alternative avec nous. Il faut en permanence que nous nous considérions en charge de ce rassemblement et non pas comme une force qui aurait à le subir. Puisque le PS se montre de plus en plus dans l’incapacité de conduire à la victoire comme on a pu le consater lors des dernières élections, nous nous devons donc de prendre le relai en portant l’ambition d’un rassemblement nécessaire sur d’autres bases.

L’autre démonstration de la victoire de Syriza est que la critique de l’Europe et des politiques d’austérité sans en prôner forcément la sortie est entendue par le peuple. Estimez-vous que cela vient conforter la ligne que vous défendez au sein du Front de gauche contre ceux qui en appellent, en interne, à envisager la sortie de l'Union européenne et de l'euro ?
C’est un débat que nous avons eu de nombreuses fois avec Alexis Tsipras au sein de la gauche européenne. Nous étions convaincus qu’il fallait imposer au sein de l’Europe cette voie-là. Car sinon le risque était évident. Ceux qui dominent l’Europe avaient beau jeu de dire : « Vous êtes contre les orientations actuelles de l’Union européenne ? Eh bien partez ! Allez voir ailleurs ! » Un argument pour organiser le chantage contre les peuples européens et particulièrement contre le peuple grec. La victoire de Syriza, c’est la victoire d’une force qui dit : « Non ! Nous voulons faire respecter la voix du peuple grec, comme une voix souveraine, dans l’Europe parce que nous voulons une solution dans la solidarité ». SI NOUS TROUVONS LES ÉTINCELLES POLITIQUES, LES CHOSES PEUVENT SE RETOURNER ASSEZ VITE DANS NOTRE PAYSLe problème de la dette grecque ne concerne pas que la Grèce. C’est un problème de l’Europe toute entière. C’est le problème de la toute puissance des marchés financiers sur la construction européenne. Pour lever cette chape de plomb, les Grecs ont besoin d’une réponse dans la solidarité. Et la voie qu’ils sont en train d’ouvrir est porteuse de changement pour l’Europe toute entière. Je crois que ce combat a pu paraître tellement difficile que certains ont été tentés par la voie de « la sortie ». Mais l’avenir s’oriente vers un combat qui fédère les forces de résistance pour changer les rapports de force internes. La victoire de Syriza change la donne politique. C’est pour cela que nous avions choisi Alexis Tsipras comme candidat commun à la présidence de la Commission européenne. Il fallait l’imposer comme un acteur majeur du débat politique européen, rendre crédible l’alternative de gauche en Europe que nous portons. Et nous sommes en train de marquer des points dans cette direction. C’est une très bonne nouvelle.

Face aux succès de Syriza, comment expliquez-vous la situation française, avec un FN qui caracole toujours en tête et un Front de gauche qui n’arrive pas à s’imposer ?
Nous avons des efforts à faire dans plusieurs directions. Nous devons mieux crédibiliser notre programme de sortie de crise et être probablement plus lisible et plus simple sur les solutions que nous proposons pour la France. Nous manquons aussi d’ambition unitaire et de rassemblement. Certains débats sur les alliances nous stérilisent alors que nous devrions afficher avec beaucoup de force nos ambitions unitaires. Enfin, je pense que nous avons besoin d’un travail de solidarité concret plus important auprès des populations qui sont victimes de la crise. Le sentiment d’abandon démocratique et politique est extrêmement fort dans les catégories populaires en France. Et nous avons du travail pour réparer cette situation. Quant au progrès du Front national, il est le résultat d’un jeu dangereux joué par les forces politiques dominantes. La responsabilité de la droite et de Nicolas Sarkozy est écrasante dans cette avancée parce qu’en libérant la parole de son électorat et en empruntant certaines thématiques, il a ouvert les vannes de la progression du FN. Du côté du Parti socialiste, ils ont joué avec le feu en croyant utiliser le FN comme un repoussoir. Mais aujourd’hui on s’aperçoit qu'à ce haut niveau, c’est un poison pour la vie politique nationale et nous avons, c'est vrai, un travail considérable pour changer la donne. Néanmoins, avec ce qui vient de se passer en Grèce et ce qui vient de se passer en France en réaction aux attentats contre Charlie Hebdo, cela montre bien ce que j’ai toujours pensé : des forces disponibles immenses existent. Si nous savons trouver les étincelles politiques qui viendront réveiller ce potentiel, les choses peuvent se retourner assez vite dans notre pays.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 10:08

Le Premier Ministre de la France en s’adressant aux investisseurs chinois (fin janvier 2015), explique en substance qu’ils peuvent invertir en France et surtout qu’ils ne s'inquiètent pas car ils auront le droit de licencier (curieuse conception de l’investissement pour une politique de l’emploi qui conduit au droit de licencier) Pour ce qui concerne les droits des salariés il continu de les réduire, avec la poursuite des réformes du “marché du travail” et par la libération plus encore de l’économie. Il libère pour les investisseurs et réduit les droits et les libertés des salariés.
Si la coopération avec des investisseurs étrangers peut créer de nouveaux échanges sur la base d’un intéret commun, c’est a dire pour les peuples, ce ne peut être par la prise en compte des intérets exclusifs de la finances au détriment des peuples. Et pourtant c’est ce discours que tient Manuel Walls. Il s’éloigne de plus en plus d’une politique de gauche, par conséquent, il devient plus qu’urgent de stopper cette politique qui à déjà fait suffisament de dégats. Il faut impérativement imposer d’autres choix et celà passe sans attendre par le rassemblement et la lutte.

Quelques phrases du discours de Manuel Walls en Chine sont significatives de ses objectifs.

" La France est un pays attractif, un pays pro-entreprises, un pays pro-business, qui avance et se réforme".

“Ne craignez ni notre droit, ni notre droit social, ni la réalité française, au contraire, c'est un pays qui vous permettra de faire de très belles affaires.”

“ Mon gouvernement souhaite lever tous les obstacles pour permettre à tous les investisseurs chinois de venir.”

“Les réformes aujourd'hui sont en cours et vont se poursuivre notamment dans le domaine du marché du travail “

“ La mise en place d’un plan de réduction des dépenses publiques sans précédent , avec le choc majeur de compétitivité des entreprises » par « le pacte de responsabilité et le plan de simplification administrative ».

« Nous réformons le marché du travail et mettons plus de liberté dans notre économie “

" L’image selon laquelle nous ne réformons pas notre marché du travail, et qu’il est impossible de licencier en France, est fausse. La protection de l’emploi est plus élevée en Allemagne qu’en France » et les 35 heures ne sont « qu’une durée de référence ».

Jean-Pierre Heinen PCF St Ouen

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:42

Derrière le coût du capital : une Bastille à prendre

 

Le patronat convoque le coût du travail comme cause de la perte de compétitivité des entreprises et justifie ainsi le gel des salaires et la baisse des cotisations sociales patronales.

Pourtant la plus grosse charge subie par les entreprises est le coût du capital. Il est deux fois plus élevé que le coût du travail. Cette ampleur révèle un problème majeur : la domination du capital financier sur toute l’économie et, partant, sur la vie de tous.

Il est indispensable de se libérer de cette domination. C'est un défi de société et même de civilisation : celui de la maîtrise de l'argent et du capital, pour tirer parti de son efficacité afin de développer toutes les capacités humaines.

 

Coût du capital : le double des cotisations sociales employeur des entreprises

Ce que l'on appelle le coût du travail c'est la somme des salaires et des cotisations sociales employeur appelées par le MEDEF « charges sociales ». Il est sans cesse dénoncé comme trop élevé par les patrons qui en font la cause essentielle des pertes réelles ou supposées de compétitivité. Ainsi, en même temps qu'ils s’acharnent à geler les salaires, ils ne cessent d'exiger des baisses de « charges sociales ». Mais les entreprises subissent des coûts du capital considérables qui sont autant de prélèvements sur les richesses nouvelles qu'elles produisent (valeur ajoutée) et dont l’effet est de plus en plus parasitaire. Ce coût du capital c'est la somme des dividendes qu’elles versent aux actionnaires et des charges d'intérêts qu'elles payent aux banques sur leurs crédits. Il représente environ le double de leurs cotisations sociales employeurs effectivement versées (chiffres INSEE de 2013 pour l’année 2012, Comptes de la nation) : 298,9 Md€ contre 157,9 Md€1.

.Quels sont les coûts supportés par les entreprises ?

Les entreprises2 supportent en effet différentes dépenses, qui constituent autant de coûts. De façon schématique on peut distinguer3

  • leurs achats de matières premières, de produits semi-finis et de services

  • les salaires qu’elles paient (y compris cotisations sociales salariales)

  • les cotisations sociales employeur

  • les dividendes qu’elles versent aux actionnaires (parfois entre elles)

  • les intérêts qu’elles paient aux banques

  • les amortissements du capital, comptabilisé comme un coût qui anticipe les dépenses futures d’investissement en capital4

Derrière le coût du capital, la domination du capital financier

Il s’agit d’un prélèvement sur toute la richesse créée, au bénéfice des banques et des actionnaires. Bien supérieur, par exemple à l’investissement matériel des entreprises (197,4 Md€ en 2012).

Cette ampleur révèle un problème majeur : la domination du capital financier sur toute l’économie et, partant, sur la vie de tous, du chômeur au cadre, en passant par les précaires, les ouvriers, les enseignants ou les infirmières, les étudiants ou les retraités.

Cette domination du capital financier s’exerce par ses pouvoirs, permettant ses prélèvements, et par sa logique, la recherche de rentabilité à tout prix et toujours accrue. C’est à dire l’accumulation du capital avant tout, au mépris des êtres humains et de la nature. A travers ses pouvoirs, le capital impose ses propres buts !

Entreprises : Coût (direct) du capital financier et Cotisations sociales employeurs

 

Source : Insee Comptes nationaux, 2012 (publiés en mai 2013)

Champ : sociétés non financières (hors banques, assurances et entreprises individuelles)

Coût du capital = dividendes et frais financiers (bancaires..) payés par les entreprises

Cotisations sociales = cotisations sociales employeurs effectives

Derrière cette domination les exigences de rentabilité et d’accumulation

Il y a en réalité bien d’autres coûts du capital. En particulier, l’obsolescence accélérée des équipements productifs et des produits pousse à renouveler le capital beaucoup plus vite. Par exemple tous les 3 ans au lieu de tous les 5 ans, et donc, pour servir le capital, il pousse à prélever sur la valeur ajoutée produite 33% de sa valeur chaque année (renouvellement à 100 % en 3 ans), au lieu de 20% (renouvellement en 5 ans). Les paradis fiscaux participent, bien évidemment de ce puzzle que de nombreux économistes hétérodoxes de différentes traditions (keynésiens, marxistes, post -keynésiens, institutionnalistes, etc.) commencent à dénoncer.

L'ampleur des prélèvements du capital a de lourdes conséquences pratiques. Elle s’oppose aux dépenses pour l’emploi, les qualifications ou pour la R&D et l’innovation, l’efficacité réelle. Ces pouvoirs exorbitants du capital financier sont une composante majeure de ce que tous perçoivent comme « une impuissance grandissante de la politique ». Il s'agit de reprendre du pouvoir là-dessus.

Au-delà des entreprises, on pourrait aussi parler des banques avec les prélèvements que les actionnaires effectuent sur elles et qu’elles répercutent sur leur clientèle.

On pourrait aussi parler de l’État et de toutes les administrations publiques (locales, de santé ou de sécurité sociale) sur lequel le capital effectue aussi un énorme prélèvement. Un seul chiffre : en 2012 l’État a versé 48,8 Md€ aux marchés financiers en seules charges d’intérêt (source France Trésor). C’est l’équivalent du budget de l’éducation nationale pour nourrir les marchés financiers. Avec un financement à taux zéro, par la BCE, ce poste disparaît.

S'en libérer, un enjeu majeur de notre temps

Il est indispensable de se libérer de cette domination. C'est un défi de société et même de civilisation : celui de la maîtrise de l'argent et du capital, pour tirer parti de son efficacité afin de développer toutes les capacités humaines et non pour qu'il asservisse chaque jour toujours plus salariés et populations.

Pour cela, il faut agir de deux façons : pénaliser et inciter en visant une autre logique de développement. D’une part une action négative (pénalisation) : faire reculer ces prélèvements (taxation, abaissement des intérêts bancaires, etc.) ; d’autre part une action positive (incitation) en favorisant des dépenses de développement du potentiel d’efficacité sociale (développement et sécurisation de l'emploi, qualifications, R&D) et les investissements économes en capital.

C’est à dire en aval sur les résultats de toutes ces prédations, mais aussi en amont en promouvant une tout autre logique d’efficacité. Tout particulièrement :

- Par le biais d’un nouveau crédit bancaire, porteur d’une autre sélectivité5, avec un tout autre rôle de la BPI et, surtout, de la BCE,

- Par un autre comportement des entreprises (notamment les entreprises publiques dont il faut étendre le champ et changer les critères de gestion)

- Par un tout autre rôle de l’État et de ses aides publiques.

- Et, au-delà, avec de nouvelles institutions publiques et sociales, à tous les niveaux, pour examiner et suivre les coûts et l'utilisation des fonds versés aux entreprises, institutions qui seraient appuyées par les services publics. Il s'agit d’amorcer un nouvel âge de la démocratie. Ce qui implique de nouveaux pouvoirs des salariés et des populations.

En matière de retraite, il en est de même. Nous proposons, d'une part, que les revenus financiers des entreprises cotisent au même taux que les salaires (ce qui incitera à rechercher de moins en moins ces revenus) et, d'autre part, de favoriser l'engagement des entreprises dans une dynamique de développement de l'efficacité par l'essor des capacités humaines, de l'emploi et de la formation (ce qui a pour effet de pousser la base salaire de ces cotisations). Il s'agirait, en pratique, de moduler les cotisations sociales de façon à faire payer à un taux plus élevé les entreprises qui suppriment des emplois ou qui baissent la part des salaires et des dépenses de formation dans leur valeur ajoutée produite.

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1 Une étude récente effectuée par des économistes de l’université de Lille (Cordonnier et alii) va dans le même sens

2 On se restreint aux entreprises non bancaires

3 A noter que dans cette décomposition, les dépenses de recherche-développement (R&D) sont réparties dans différents postes, essentiellement les salaires, mais aussi des achats de matières, des consommations d’énergie, ou des investissements matériels.

4 Ce montant n’est pas encore évalué dans les comptes nationaux en nouvelle base. Dans la base 2000, ce montant peut être calculé par différence entre les profits bruts et les profits nets (EBE-ENE). L’Insee le désigne comme la consommation de capital fixe (CCF). Il serait de 156,5 Md€ en 2009.

5 Le taux d'intérêt du crédit pour les investissements matériels et de recherche des entreprises serait d'autant plus abaissé (jusqu'à 0 %, voire moins par non remboursement d'une partie du crédit) qu'ils programmeraient plus de bons emplois et de bonnes formations bien payés.

 

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Published by bruno fornaciari - dans economie finance
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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:19
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Published by bruno fornaciari - dans PCF
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BRUNO FORNACIARI

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