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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 12:04

Manu Dos Reis

Voilà te texte que j'ai adressé à la NR après t'avoir informé de l'initiative de rassemblement que je proposais à la CGT, aux autres syndicats et aux partis de gauche pour "Charlie"

Je te joins le mail de ta réponse

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Bruno

Ton communiqué me va parfaitement.

A demain 11h00 à l'union locale.

Manu

Le 07/01/2015 20:53, Bruno Fornaciari a écrit :

Nous sommes déterminés à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité

Appel à l'unité nationale de toutes les forces républicaines face au crime abject qui vient de frapper l'équipe de Charlie-Hebdo et la défense de la liberté d'expression.

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l'horreur et la peine et appelle une réponse nationale et populaire de grande ampleur.

Les communistes appellent à ce que s'exprime l'unité de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression, c'est bel et bien chacun de nous qui est visé, c'est la République qui est frappée en son cœur.

Il faudra tout faire pour que les auteurs de ce crime effroyable soient arrêtés et jugés.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches, aux collaborateurs du journal et à toutes ces professionnels qui chaque jour informent nos concitoyens. Avec cet attentat criminel, c'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Notre peine est immense.

Nous appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.

L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Exprimons partout dans le pays et notamment à Thouars, comme à Niort hier notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité. Les libertés démocratiques et la liberté d'expression vont de paire. Le débat plutôt que la censure.

Les militants communistes appellent tous et chacun toutes les organisations, élu(e)s et personnalités, citoyennes et citoyens, sans distinction de leurs pensées philosophiques et politiques ou convictions religieuses, a manifester leur soutien et leur solidarité a l'équipe de "Charlie Hebdo"dès vendredi 9 janvier place du Théâtre à 17 h

Pour le PCF

Bruno Fornaciari
bciari@orange.fr

http://bruno-fornaciari.over-blog.com/

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C'est pour te faire part que je considère regrettable l'incident qui s'est produit lors du rassemblement organisé à Thouars ce vendredi en hommage aux victimes du carnage criminel perpétré par des fanatiques lors de l'attentat au siège de la rédaction de "Charlie Hebdo" faisant 12 victimes, que je t'adresses ces quelques lignes.
Remettons d'abord les choses dans l'ordre. Je révèle le "verbatim" de l'après-midi du 7 janvier, jour du drame à Paris.
Ce mercredi 7 janvier vers midi, j'entends à la radio qu'un attentat vient d'être commis au siège de Charlie Hebdo. Incrédule, i l faut attendre près d'heure pour apprendre que 4 journalistes ont été tués. Cabu, Wolinski, Charb, Tignous. Puis quelques temps plus tard, s'ajoute d'autres victimes au nombre de 12 au total. Il est environ 14 h. L'émotion est à son comble. J'appelle un camarade du PCF membre de la CGT à Niort. Je m'émeus auprès de lui de la gravité de la situation créée par ce crime contre la liberté d'expression. Une réunion de la direction de la FD du PCF étant prévue de longue date à Niort le lendemain jeudi soir, je lui propose d'aborder d'urgence cette question et de réfléchir à l'organisation, très vite d'un rassemblement de soutien et de protestation à l'appel du PCF en y associant le plus d'organisations démocratiques possible.
Vers 16 h je me rends à l'UL CGT de Thouars où je trouve Michel Ferey occupé à préparer une réunion syndicale. Je lui fais part de l'objet de ma visite. "Tu as entendu ce qui s'est passé à Paris ?" "à Charly hedo? " "On ne peut pas rester sans rien faire" lui dis-je. Serais-tu d'accord pour organiser un rassemblement de soutien ? Oui me dit-il mais je ne suis pas seul à décider, je dois partir à Niort, vois Manu me dit-il. A ma requête il me communique son numéro de téléphone. Je lui demande s'il serait d'accord d'y associer les autres centrales syndicales, la CFDT et FO. Il me répond qu'il n'y a personne à la CFDT. Devant moi il décroche sont téléphone et laisse un message à FO. Je propose que nous organisions une réunion demain jeudi. Il me dit qu'il sera à Niort dans le cadre d'une action pour la défense des prud'hommes. En rentrant, je m'arrête, il est 17h environ, à la NR. Pour une double raison. Puisque nous allons organiser à l'appel de plusieurs organisations que je cite Le PCF, la CGT avec vraisemblablement FO .et d'autres, que je dois prendre contact avec la section du PS et Ensemble pour leur demander leur avis, je leur demande, c'est la deuxième raison de ma visite, s'il accepteraient de participer personnellement à cet évènement qui consacre la liberté d'expression fondement de leur activité professionnelle. Il m' a été répondu que bien sûr ils couvriraient l'évènement mais que leur agenda était chargé en raison des voeux des villes. Une fois rentré chez moi je rédige un texte au nom des communistes que je soumets à Ernest Levindré qui après quelques remarques et corrections me donne son accord. J'adresse aussi le communiqué par mail à Michel Ferey pour info. Sans réaction j'adresse ce communiqué à la NR vers 19 h. J'appelle Manu Dos Reis. La ligne est occupée, je laisse un message. A la même heure, après m'être procuré son téléphone , j'appelle Pierrette Tellier secrétaire de la section du PS de Thouars. Elle me dit qu'elle ne sera pas présente demain pour raison personnelle, mais qu'elle consulte son remplaçant Georges Tignon. Elle pense qu'il faut que le PS y participe. Vers 19 h 30 Michel Ferey m'appelle et me confirme l'accord e FO et la participation de Solidaire. Je m'en réjouis. Je lui demande de prévenir JP Gay. Il me donne son accord. Manu m'appelle à mon domicile vers 21 h . Lui ayant laissé le message précédemment nous entrons dans le vif du sujet. Tu es OK, donc on se voit demain matin pour préparer ?. A quelle heure me demande-t-il. 11h ça te vas ? OK pour 11 h à demain. Je lui propose de lui adresser le communiqué que j'ai adressé à la NR pour info. Il accepte. Il me répond en me disant "ça me va très bien"J'informe Nénesse par téléphone du développement du projet. Je reçois un mail de JPGay qui demande que le communiqué de presse stipule la participation du "Front de Gauche Nord-Deux Sèvres" sous cette seule appellation. Je m'interroge en raison de l'existence fictive d'un front dans le Nord-Deux Sèvres et singulièrement à Thouars. Le lendemain, à 11 h précise je suis à notre rendez-vous à l'UL pour mettre au point avec d'autres, l'appel au rassemblement. Mais 5 ou 6 personnes sont déjà là depuis un certain temps et l'affaire semblait déjà réglée. Toujours est-il qu'aucune discussion n'a lieu en ma présence"acta est fabula". Manu a prit les choses en main pour écrire un appel sibyllin "je suis Charlie " appelant au rassemblement place Lavaud. Sa rédaction émanant vaguement de "forces démocratiques de tout poil et de toute plume" laisse craindre la mise à l'écart des forces démocratiques organisées, comme les syndicats ou les partis politiques et laisse place à la confusion. J'y vois le danger de stigmatisation des partis politiques et l'alimentation ce faisant du "tous pourris" ou "la politique c'est mal". Au cours de cette réunion sont évoquées vaguement des interventions publiques de citoyens. L'ancien responsable local de la NR, présent propose même de rédiger l'intervention préliminaire qui serait lue, par qui ? comme si, d'ailleurs, nous étions incapables de le faire nous-mêmes. Après avoir suggérer d'ajouter l'objet fondamental du rassemblement dans l'appel à savoir la solidarité avec les victimes et la réaffirmation de la défense de la liberté d'expression, je prends congé, il est midi.
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Vendredi 17 h 15

Jusque-là, je ne m'étais aperçu de rien. Mais c'est lorsque je suis arrivé place Lavaud le vendredi à 17 10 que j'ai ressenti une certaine "réserve" de Michel Ferey d'une part et une certaine "distance "de Manu Dos Reis de l'autre. Alors qu'il m'évitait soigneusement, je réussis à faire part à ce dernier, de mon intention de dire les quelques mots que j'avais préparés l'après-midi. C'est alors que, contre toute attente, le responsable de la CGT que j'avais convié à participer à l'organisation du rassemblement l'avant-veille, a revêtu une attitude hostile, à mon égard. Doigt pointé sur mon visage il ne "m'accorde qu'une minute de parole " et m'intime l'injonction de "ne pas faire de politique". Il m'explique que si je ne me conforme pas à cet oukase, telle l'épée de damoclès "ce sera la première et la dernière fois"... que je profiterai de "son micro". Devant mon étonnement et celui de mon épouse qui m'accompagnait et qui exprimait sa réprobation en argumentant de la liberté d'expression que nous étions censés défendre, Manu Dos Reis, perdant son sang froid déclare hors de lui le "micro est à moi et si tu veux parler tu vas parler ailleurs" avant de s'éloigner en furie. La métamorphose du secrétaire de l'UD en Général 3 étoiles était saisissante. Un nouveau paradigme autoritaire se substituant à la démocratie.

Des propos qui ont choqué mon épouse, elle-même jadis responsable de la CGT à la BP, membre du comité d'entreprise d'Etablissement de Gennevilliers et du comité central d'entreprise au siège du pétrolier à La Défense, déléguée au Congrès de Martigues. Elle était, on peut le comprendre en tant que syndicaliste, tout comme moi, offusquée d'un comportement opposé aux valeurs de la CGT. Ainsi "Manu" se montre comme l'auteur d'une petite fripouillerie politicienne. virtuose du parjure, rompu à tous les stratagèmes, aux expédients sournois et aux viles perfidies en guise de respect des différences, de la conscience de classe et de défense de la liberté d'expression.

Nous protestation immédiate fut à la hauteur de notre indignation contre cette tentative de nous imposer la censure ou l'autocensure.

En prenant la parole le premier, il s'est fendu d'un commentaire pernicieux, selon lequel, l'information de la Nouvelle République qui relatait qu'un militant communiste était à l'initiative de ce rassemblement était fausse. En fait il a prétendu que la Nouvelle République s'était trompée et qu'elle avait fait une "coquille". il démentait ainsi, toute honte bue, les journalistes de "la Nouvelle République" en leur décernant au passage, un accessit pour une faute professionnelle. Compte tenu des libertés que le secrétaire de l'UD prend avec la réalité, je suis tenté d'y voir une méprisable petite opération anti-communiste qui n'est peut-être pas de sa seule initiative. On est loin du "TOUS ENSEMBLE" des cheminots de 1995. En essayant censurer un militant du parti communiste qui agit pour les libertés, Manuel Dos Reis, secrétaire local de l'UL n'est sûrement pas dans son rôle. L'homélie qu'il a prononcée sur le soutien à "Charlie" et à la "liberté" fut fort peu convaincante à mes yeux au vu de ce qui la précédée.

Car cette manifestation avait justement pour but de manifester notre indignation contre tout tentative d'empêcher, de restreindre ou de limiter la liberté d'expression. Ainsi Dos Reis représentant la CGT (mais quelle mouche l'a piqué?) se comporte à contre-sens, comme ceux que la manifestation était censée condamner. De simples citoyens, et c'est fort bien, se sont exprimé sans craintes, sans limites. Il en est même un qui s'exprimait comme "franc-maçon" en faveur de "Charlie", et pourquoi pas,? Et cela n'aurait pas été possible pour un militant communiste?

Mais Manu, ne sais-tu pas que Charb ne cachait pas ses engagements? "militant communiste scrupuleux et dessinateur sans bride" comme le rappelle "l'Humanité". Et tu prétendais interdire à un de ses camarades de parler de son camarade à ses camarades ? Toujours le poing levé, on le voit avec André Chassaigne ou Pierre Laurent, qu'il considérait avec amusement comme "son patron" ? Même si cela "défrise" certains, je me permets de rappeler ce que disait Charb. A une question : "le communisme est-il encore une idée neuve ?" Charb répondait : "Oui, bien sûr, je rêve de l'Union Soviétique de l'Union Européenne. Pas sur le modèle qui a fait faillite à l'Est évidemment. Mais je crois que le communisme est une solution à la crise. J'en vois pas d'autres. Je manque peut-être d'imagination, mais j'ai quasiment toujours voté communiste. J'ai juste failli prendre ma carte au Parti Socialiste quand j'étais au lycée. Il faut dire que dans ma famille, on était plutôt PS."

Et puis, ou est d'après toi, ma propre liberté d'expression lorsque tu me menaces "d'une dernière fois au micro si..." je ne reste pas dans le cadre que tu as fixé toi ? mais ou est d'après toi est ma propre liberté de parole lorsque tu trépignes à côté de moi quand je lis le texte que j'avais rédigé, et que penser de ta tentative misérable de me retirer le micro, empêchée in-extremis par l'appel à la liberté d'expression que je crie dans le micro au moment où tu t'apprêtais à le faire, ce qui t'as fait reculer? mais ou est donc d'après toi, ma propre liberté de penser et d 'opinion lorsque, suite à mon discours, t'emparant du micro tu émets, publiquement cette fulgurance pernicieuse et cette fanfaronnade ridicule '? "c'est dommage...mais on te pardonne"? de quel droit t'autorises-tu un commentaire ? Au nom de quelle autorité morale que tu détiendrais ? La CGT ce syndicat, qui fût aussi le mien lorsque j'étais à l'atelier jadis, appelle lui aussi à défendre la liberté d'expression ? En lisant ces lignes de vérité, ne sens-tu pas l'érubescence monter en toi et la honte te chauffer les oreilles? De quel côté es-tu ?

Malgré tout, malgré toi, le message de mon discours en hommage aux victimes de l'attentat criminel au siège de la rédaction de "Charlie Hebdo" et mon appel au respect des libertés, ce 9 janvier devant mille personnes rassemblées à Thouars, a été entendu et applaudit.

Quatre millions de personnes défilaient en France le dimanche suivant en réponse aux crimes barbares perpétrés contre "Charlie Hebdo" et le magasin "hypercacher" pour exprimer leur solidarité, leur fraternité et exiger le respect de la liberté d'expression.

"Je suis Charlie" "nous sommes tous Charlie" pouvait-on lire sue les pancartes.

Continuons l'esprit de "Charlie"

Et toi Dos Reis, es-tu Charlie, aussi ?

Bruno Fornaciari
bciari@orange.fr

http://bruno-fornaciari.over-blog.com/

PS : Tu pourras lire sur mon blog le prononcé de mon discours ce 9 janvier Place Lavaud à Thouars en hommage à "Charlie"

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 07:52

Honte au maire des Lilas

Alors que la France s’apprête à célébrer le 70ème anniversaire de la libération des déporté-e-s des camps nazis, le maire des Lilas décide d'une cérémonie en catimini devant le fort de Romainville-Les Lilas.

Pour les 70 ans, le maire refuse qu'une cérémonie puisse avoir lieu à l’intérieur de l'enceinte comme l'ont proposé les élus communistes de Seine Saint Denis. Réaction incompréhensible quand des millions de personnes, il y a moins de quinze jours ont manifesté pour les Valeurs de la République. C'est un déni grave de l'Histoire, et de la mémoire collective.

Pourtant le fort fut dès 1940 un camp d'internement allemand. Au total, près de 7000 personnes sont détenues au fort de Romainville durant l’Occupation, dont 3800 femmes. Plus des trois-quarts de ces prisonniers sont ensuite déportés, directement de Romainville ou après un transfert à Compiègne, 209 furent fusillé-e-s notamment au Mont Valérien. Le fort de Romainville est le seul camp où plus d’un détenu sur deux est une femme : plus de 90 % sont ensuite déportées, principalement vers Ravensbrück. Plus de 40 % des déportées de France par mesure de répression sont passées par Romainville. Résistantes ou femmes victimes de rafles aveugles, elles ont marqué par leur passage l’image qui nous est parvenue de ce camp.

Réunie à l'invitation de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, de Marie Georges Buffet, députée de Seine Saint Denis, Henriette Zoughebi, vice présidente en charge des lycées, mercredi 21 janvier au sénat, de nombreuses associations, historiens, syndicat enseignant, anciens résistants et déportés ont été choqués par la décision du maire des Lilas.

Le PCF, les élus communistes- front de gauche, invitent les militant-e-s, les citoyennes, les citoyens à se rendresamedi 23 janvier à 11h au fort de Romainville pour rendre hommage aux victimes à l’intérieur du fort comme cela se fait sans discontinuité depuis 70 ans.

Le PCF avec ses élus prend l'initiative de demander à la Région et à l'Etat, d'inscrire dans le futur contrat plan état/ région un chapitre pour protéger les lieux de mémoires et de créer au fort de Romainville un mémorial pédagogique sur la déportation des femmes résistantes, dont Marie Claude Vaillant Couturier, Danielle Casanova, et tant d'autres y ont fait « un arrêt dans l’horreur », selon l’expression d’Elisabeth Sequestra, qui y est internée en juillet 1944.

Plus que jamais, le Parti Communiste Français reste fidèle aux serments prononcés par les survivants des camps nazi à leurs libérations. Nous serons avec les enseignants, les jeunes eux mêmes, les passeurs de notre histoire que nous devons transmettre à chaque génération, pour que plus jamais cela ne se reproduise.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 22:44
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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 22:22
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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 15:26
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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 13:55

Georges Hage est décédé

Nous avons appris ce soir la disparition de George Hage. Nos pensées vont à sa femme, Odile et à son fils Julien qui ont été à ses côtés jusqu’au bout.

Georges Hage, un bel homme vient de nous quitter, un « honnête homme » au sens entier du terme ; intelligent, pétillant, subtil, éloquent, un homme fait de droiture et d’intégrité , d’engagement sincère et de fidélité à un idéal révolutionnaire qu’il a défendu bec et ongle, tout au long de sa vie, aux côtés des salariés, des ouvriers, des habitants du Douaisis et de notre belle région du Nord Pas de Calais qu’il affectionnait tant et qu’il a représentés jusqu’aux plus hautes marches de la République, sur le perchoir de l’Assemblée Nationale lorsqu’il était député et même doyen de cette noble institution.

« Jo », ses nombreux amis et camarades l’appelaient ainsi avec un mélange de familiarité et de respect ; Jo était un homme simple viscéralement attaché à son Douaisis qui l’a vu naître le 11 septembre 1921. Fils de coiffeur de la rue Fortier à Douai, il a fait ses études à l’Ecole Normale de garçons avant de devenir professeur d’éducation physique et sportive de cette même Ecole. Professeur des professeurs en quelque sorte, un métier qu’il a beaucoup aimé, passionné de sport qu’il était et de handball en particulier. Tout au long de l’exercice de son métier il a exercé une forte influence sur nombre de normaliens ; nombreux sont ceux qui s’en souviennent.
Pédagogue, il avait un art très personnel de transmettre ses convictions et ses connaissances partout où il se trouvait et à destination de tous.

Conseiller général puis Conseiller régional, il était le porte-drapeau du combat des communistes et des républicains du Nord avant de devenir le député qu’il a été pendant 34 ans. 34 années au service de la République et surtout des ouvriers, des salariés, des familles dont il a toujours été si proche et ceux-ci le lui rendaient bien. C’est en 2009, tardivement, qu’il a été élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur, une distinction qui l’a questionné.

Ceux qui l’ont côtoyé sont unanimes à dire que Georges Hage était d’abord un orateur de grand talent, plein d’esprit, un défenseur acharné de la langue française qu’il pratiquait avec une verve exceptionnelle. Il cherchait toujours le bon mot, le mot juste et, en fin politique qu’il était, savait à la perfection transmettre son message par l’humour qu’il maniait subtilement.

Georges courait après le temps pour accomplir sa lourde charge de responsable politique et de parlementaire exigeant avec lui-même et aussi avec ceux qui l’accompagnaient. C’était un perfectionniste, humaniste, anticolonialiste, progressiste. Il savait mener et gagner de grands combats. Renault Douai, l’Imprimerie Nationale, Wagon-Arbel, le Régiment d’Artillerie, la réindustrialisation de la région… Et combien d’interventions de haut niveau à l’Assemblée Nationale !

Les communistes du Nord saluent avec beaucoup d’émotion ce dirigeant si singulier, cet élu du peuple, cet amoureux des belles lettres qui a beaucoup donné pour la région et pour l’idée qu’il se faisait de la société des hommes libres, égaux et fraternels dont l’écho résonne si fortement aujourd’hui.

Nous voulons assurer à Odile, son épouse et à Julien, son fils, tout notre soutien et leur exprimons nos plus sincères et fraternelles condoléances.

Fabien Roussel Secrétaire de la fédération du Nord du PCF.

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je me joins à l'hommage à l'homme, au militant, au parlementaire dont je suivais l'activité à travers celle du grouoe communiste à l'assemblée nationale. Un député communiste tout entier attaché et disponible pour l'intérêt général et parmi eux les plus pauvres, les plus exposés aux politiques anti-sociales ces dernières années. Ses camarades, les communistes et le populations qu'il a représentées sauront lui rendre hommage. C'est avec tristesse que nous voyons partir l'un de ceux qui a fait de sa vie un combat pour la justice sociale, la solidarité et la paix

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:43
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:41
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 05:32
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 05:18

George Katrougalos, eurodéputé de Syriza : "Nos positions sont à l'opposé de celles du Front national"

La présidente du Front national a appelé de ses vœux une victoire du parti de gauche anti-austérité grec lors des législatives de dimanche.

Mis à jour le 20/01/2015 | 17:25 , publié le 20/01/2015 | 17:25

Le parti grec anti-austérité Syriza suscite de l'espérance, et pas seulement dans les rangs de la gauche de la gauche française. Dans les colonnes du Monde daté du mercredi 21 janvier, Marine Le Pen déclare "espérer" la victoire du parti de gauche radicale mené par Aléxis Tsípras lors des élections législatives grecques organisées dimanche. Un succès qui, selon elle, marquerait "la reprise en main des peuples contre le totalitarisme de l’Union européenne et de ses complices, les marchés financiers".

Interrogé par francetv info, George Katrougalos, eurodéputé membre de Syriza, réagit à ce soutien dont il se serait bien passé.

Francetv info : Marine Le Pen a indiqué aujourd'hui qu'elle "espérait" la victoire de votre parti lors des élections législatives grecques. Quelle est votre réaction ?

George Katrougalos : Nos positions sont diamétralement opposées. Il est vrai que Marine Le Pen critique, comme Syriza, les politiques d'austérité menées en Europe. Mais les solutions que nous proposons sont tout à fait opposées aux siennes ! Nous militons pour une Europe sociale, des libertés et des droits sociaux garantis, quand la vision du Front national est xénophobe et réactionnaire.

Quels sont vos principaux points de désaccord ?

Sur les questions migratoires, bien sûr, mais aussi sur les questions économiques. Nous proposons par exemple une législation européenne plus efficace pour lutter contre les paradis fiscaux, quand Marine Le Pen et le Front national militent pour un retour à un nationalisme économique. Nous ne croyons pas qu'il soit possible de combattre les dangers de la mondialisation par le repli sur soi.

Il faut également se souvenir qu'en 2011, le Front national soutenait le parti grec d'extrême droite Laos, dont certains membres ont intégré le gouvernement qui a continué les politiques d'austérité. Marine Le Pen et Syriza incarnent donc deux options différentes pour l’avenir de l'Europe. Et je crois que les élections de dimanche seront une preuve que les sociétés européennes préfèrent choisir une option progressiste plutôt qu'une option réactionnaire.

Quel message souhaitez-vous adresser à l'opinion publique européenne, avec le scrutin de dimanche ?

Nous sommes à un moment historique, à la fois pour la Grèce et pour l'Europe. Les politiques d'austérité qui ont dévasté mon pays sont les mêmes qui conduisent l'Union européenne à la stagnation et à la déflation. J’espère que la Grèce deviendra le miroir de l'Europe en choisissant une option qui marque un retour à des racines sociales et démocratiques.

C'est exactement le contraire de ce que Marine Le Pen propose. Quoi de commun entre elle et Jaurès, entre le Front national et les fondateurs d'une Europe et d'une France sociales ?

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BRUNO FORNACIARI

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