Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 08:13

Les 1 % les plus fortunés posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale

Le Monde.fr avec AFP | 19.01.2015 à 05h15 • Mis à jour le 19.01.2015 à 20h07

un-bidonville-de-new-delhi_

L'ONG Oxfam publie, lundi 19 janvier, une nouvelle étude, consultable en ligne, révélant l'ampleur des inégalités dans le partage des richesses sur la planète. Selon ses calculs, réalisés à partir de données fournies par le Crédit Suisse, la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera bientôt celle détenue par les 99 % restants.

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/01/19/534x0/4558896_6_1699_ill-4558896-7fd9-oxfam-riches_65fcf54300d68a67d3949f92cf2b710f.png

Selon Oxfam, « la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches était passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 ». Cela signifie que s'ils continuent à s'enrichir, ils posséderont plus que l'ensemble des autres habitants de la planète réunis. La quasi-totalité des 52 % de patrimoine restant sont aux mains des 20 % les plus riches. « Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses », estime le rapport.

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/01/19/534x0/4558910_6_04e8_ill-4558910-7806-oxfam-pauvres_dbac4069885ea031615bc5894f272078.png

ACCÉLÉRATION DES ÉCARTS

La publication de cette étude intervient à quelques jours de l'ouverture, mercredi, du forum économique mondial de Davos (Suisse), coprésidé par la directrice générale d'Oxfam, Winnie Byanyima. Selon elle, « l'ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse ».

« Le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement », poursuit-elle. Selon l'étude de l'ONG, entre 2010 et 2014, la fortune des 80 personnes les plus riches a augmenté de 600 milliards de dollars tandis qu'elle a diminué pour la moitié la plus pauvre de la population. Aujourd'hui, ces 80 personnes se partagent le même montant de richesses que 3,5 milliards autres.

Ces inégalités devront, selon Oxfam, pousser les dirigeants internationaux à s'attaquer « aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère ».

Lire aussi : Les revenus des plus riches sont dix fois plus élevés que ceux des plus pauvres

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/19/les-1-les-plus-riches-possederont-bientot-la-moitie-de-la-richesse-mondiale

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES economie finance
commenter cet article
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:56

Prouvez-le !

EDITORIAL PAR PATRICK APEL-MULLER

LUNDI, 19 JANVIER, 2015

L'HUMANITÉ

Nos lecteurs par centaines sont ulcérés par le comportement des chaînes publiques de télévision et de radio qui, durant des centaines d’heures sur le sujet, pas une fois, n’ont donné la parole à un journaliste de l’Humanité, pour laquelle pourtant dessinait Charb chaque lundi. Le drame n’a, pour l’heure, rien apporté au pluralisme, réduit à une fleur de rhétorique. Prouvez-le ? Mais aussi prouvons-le, chacun de nous, en construisant un monde à tous commun.

« Si vous êtes Charlie, prouvez-le ! » a lancé le dessinateur Luz, vendredi, lors de l’hommage rendu à son ami Charb. Le refus des déviations politiciennes, la fi délité à l’élan populaire du 11 janvier, la construction d’un monde de fraternité l’exigent. Dès les heures qui ont suivi le carnage, le Front national a confi rmé qu’il n’en était pas et a rabougri sa présence à un maigre rassemblement à Beaucaire, où la haine avait droit de cité.

Mais les grands de ce monde, les dirigeants du pays, les responsables politiques ne peuvent échapper à l’interpellation. Choisir la guerre sans fi n, ronger les libertés individuelles dans une course à l’échalote sécuritaire, montrer du doigt une catégorie de la population – « l’immigration », pour Nicolas Sarkozy –, c’est à l’opposé de ce qu’a signifi é le pays. Prouvez-le ! En voulant imposer une loi de régression sociale et consacrer les retraites chapeaux, Emmanuel Macron et nos gouvernants tournent le dos à la revendication d’égalité, indispensable pour que chacun se reconnaisse dans la République, pour que les esprits faibles ne soient plus la proie des fanatiques sectaires qui prennent en otage l’islam, pour qu’il n’y ait plus les élites et des citoyens de seconde zone confi nés dans toutes les précarités.

Prouvez-le ! En respectant la souveraineté populaire et, ces jours-ci, celle du peuple grec écorché par le traitement de fer que lui ont imposé la Commission de Bruxelles, la Banque mondiale et le FMI. Elle avait bonne mine, Christine Lagarde, avec son panneau « Je suis Charlie » dans le dos ! La démocratie ne doit plus être réduite à la loi des marchés fi nanciers. Prouvez-le, votre amour de la liberté d’expression !

Nos lecteurs par centaines sont ulcérés par le comportement des chaînes publiques de télévision et de radio qui, durant des centaines d’heures sur le sujet, pas une fois, n’ont donné la parole à un journaliste de l’Humanité, pour laquelle pourtant dessinait Charb chaque lundi. Le drame n’a, pour l’heure, rien apporté au pluralisme, réduit à une fleur de rhétorique. Prouvez-le ? Mais aussi prouvons-le, chacun de nous, en construisant un monde à tous commun.

Repost 0
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:31
Repost 0
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 13:48

19 janvier 2015

Leur « vivre ensemble » n’est qu’un attrape-couillons.

On nous aurait trompés ?

Jean ORTIZ

Ils nous ont trompés (ou essayé) en pleurant avec le peuple sur les terribles conséquences de la fracture de notre « contrat » social, républicain, laïque, international ... Monstruosité il y a eu, et une émotion, un élan populaire, comme rarement, et réconfortants. Ce jaillissement, même s’il n’a pas charrié que de bons sentiments, devrait marquer un avant et un après « Charlie », une meilleure compréhension du monde impitoyable dans lequel nous vivons.

Les « monstres » poussent sur cet ordre mondial cannibale comme les champignons sur le fumier.
« Ils n’ont rien compris, en haut » me dit-on. Bien au contraire ! Ils ont parfaitement compris qu’ils pouvaient profiter du traumatisme national pour accélérer leur politique « de classe », reléguer la question des questions : la « question sociale », les réponses progressistes à la crise du système ; profiter du climat fallacieux « d’unité nationale » pour nous faire avaler l’une des plus importantes régressions sociales : le plan du multimillionnaire Macron ; une machine de guerre contre le droit du travail, la protection des salariés... une arme mortelle pour réduire jusqu’à l’insupportable le « coût du travail », marchandiser tout ce qui peut l’être.

Ceux-là même qui versent des larmes de crocodile, enfoncent chaque jour davantage notre pays dans une terrible loi de la jungle, celle-là même qui produit des « monstres ». Les millions de « perdants »,les jeunes, n’ont qu’à « devenir milliardaires », éructe de Las Vegas le ministre de l’économie. S’il était de gauche, il devrait encourager les jeunes à devenir solidaires, partageux, humanistes, altruistes... Et ils osent se lamenter sur « la crise des valeurs », le « choc des civilisations », eux qui sont les fossoyeurs des valeurs de la République, les saigneurs de peuples, enFrance, en Lybie, en Syrie, en Irak, au Mali... partout où les bombardements des « Rafales » sentent le pétrole et le vieil ordre néocolonial. Alors, qu’ils remballent leur trompeuse « unité nationale » prétendument « apolitique » ! Comment peut-il y avoir égalité, liberté et fraternité sans justice sociale ? Leur « vivre ensemble » n’est qu’un attrape-couillons.
Ne nous taisons donc pas. Politisons les enjeux, les débats, les alternatives, les causes profondes du terrorisme. Revenons aux fondamentaux. Sociaux et néolibéraux instrumentalisent une « guerre contre le terrorisme global », le désarroi populaire, la désespérance, le climat d’insécurité, surtout sociale. Ils brisent ainsi les derniers liens de solidarité et d’entraide. Ils tentent de marginaliser définitivement leur véritable cible : la gauche de transformation sociale. Au passage, ils assoient l’école, qu’ils ont méthodiquement déstructurée et vidée de sa véritable fonction, au banc des accusés. Cela revient à alimenter le terreau de la haine. A force de mettre l’Education Nationale au pain sec et d’y instiller des concepts délétères, de faire la guerre aux pauvres, ils ont détruit le « socle commun » et « l’ascenseur social », multiplié l’échec des enfants des familles les plus défavorisées, décuplé l’exclusion. Ils ne s’intéressent qu’au tri et à la promotion d’une élite « de classe », qui s’auto-reproduit.

Quant à la liberté d’information, TF1, BFMTV, et tutti quanti continuent à mentir, à désinformer de plus belle, à censurer les communistes, les révolutionnaires, à conditionner, à lobotomiser... Un minimum de décence imposerait aux pleureuses d’aider notamment les derniers survivants de la presse d’opinion à continuer à paraître tous les matins. Que nenni ! Si « L’Humanité » disparaissait, ils n’en pleureraient pas. Alors, assez de travestissements ! Que vive la lutte ! La gauche a l’obligation de mener la lutte des classes pour affronter des sociaux néo libéraux, qui eux, n’ont jamais perdu leurs fondamentaux.

Jean Ortiz,
universitaire.

URL de cet article 27832
http://www.legrandsoir.info/on-nous-aurait-trompes.html

Repost 0
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 12:57

Contre la haine, unité populaire pour les libertés

« Contre la haine, nous visons l’unité populaire pour les libertés ». Le PCF a décidé de faire de ses traditionnels vœux une soirée d’hommage à Charlie hebdo et à son esprit avec les familles de certains de ses caricaturistes. Pierre Laurent devait y prononcer un discours invitant à « rester Charlie » en refusant l’union sacrée comme la guerre. Au siège du PCF, les traditionnels vœux de début d’année devaient ainsi se transformer en « une soirée placée sous le signe de la paix et de la fraternité », en un moment d’hommage aux victimes des attentats. Parmi eux, certains étaient des amis, des compagnons de route de longue date. C’est en présence des familles de Charb, Wolinski et Tignous, mais aussi de membres de l’équipe de Charlie Hebdo comme Patrick Pelloux, que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, devait prononcer son discours. « Ce soir, nous les communistes, nous pleurons des amis proches, des camarades de combat, qui donnaient souvent par leurs dessins bien plus de force que n’en sont capables nos discours », devait-il saluer alors que les murs du conseil national du PCF avaient été couverts des toiles que Charb, Tignous, Coco avaient réalisées en direct au stand national des communistes de la Fête de l’Humanité 2013 avec Lardon, Louison, Lulu Inthesky et Duchemin.

« Et maintenant ? Si nous sommes Charlie, il faut que nous poursuivions l’esprit de Charlie hebdo », prévenait l’invitation à cette soirée qui mêlait hommage et vœux d’avenir commun. Recueillement donc. Mais aussi détermination. Détermination à « nourrir l’émotion de la réflexion ». « Ce n’est pas Charlie qui sentait le soufre, c’est notre monde. Ne regardons pas ce qui s’est passé comme un événement isolé », a invité Pierre Laurent, citant quelques-uns des événements des « quinze derniers jours » : « un grillage qui cerne un banc public », les « bateaux de migrants » laissés à l’abandon, « le refus d’inhumer un bébé rom », la « médiatisation à outrance du livre de Houellebecq »… Autant d’éléments de ce « climat nauséabond » duquel il faudrait se « désintoxiquer » en conjuguant dans « la République la liberté avec plus de fraternité et de justice sociale ». « Ce que nous visons, c’est une “unité nationale des citoyens” ». Au lendemain de « l’extraordinaire riposte du peuple français », il s’agit pour le sénateur de Paris de « conforter cet élan, car l’attaque contre les libertés va reprendre très vite ».

C’est cet élan populaire, entre « hommage », « attachement à la liberté de la presse » et « volonté de vivre ensemble », que le dirigeant communiste a tenu à saluer car cette mobilisation « n’allait pas de soi » dans un contexte où « les déclarations racistes de responsables politiques se banalisent ». Loin des tentatives « d’instrumentalisation déjà à l’œuvre », le message de Pierre Laurent devait être clair : « Ce que nous visons, c’est une “unité nationale des citoyens”, une affirmation populaire commune pour les libertés, contre la haine, la violence, les racismes et les discriminations, et non “une union sacrée des partis”, qui n’existe d’ailleurs pas. Entre citoyens comme entre partis, nous voulons le libre débat démocratique, republicain. Ni l’union sacrée, ni la guerre. » D’ailleurs, « l’attitude déshonorante qui a été celle du Front national » devait être fustigée par le secrétaire national du PCF. À l’heure où l’ancien président UMP Nicolas Sarkozy entonne le refrain de la « guerre de civilisations » et où le Premier ministre actuel, Manuel Valls, évoque de plateau télé en studio de radio un « ennemi de l’intérieur », c’est à « rester Charlie » aujourd’hui et demain qu’a invité Pierre Laurent.

Et « rester Charlie », devait détailler le sénateur PCF, c’est refuser « un Patriot Act dans lequel la République perdrait son âme », c’est apporter « les moyens (à la presse) de résister à cette dictature financière qui a démoli en quelques décennies nombre de titres de la presse française », c’est « défendre (la culture) contre les politiques d’austérité et contre le Medef » et « des services publics qui font eux aussi le ciment de notre République », « c’est accueillir les étrangers menacés dans leurs pays en accordant le droit d’asile »… 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans hommage - souvenir PCF
commenter cet article
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 09:31
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans economie finance PCF
commenter cet article
18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 19:26
Repost 0
18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 19:11

Nicolas Sarkozy : les privilèges accordés par l'État, dévoilés par "Mediapart"

"Mediapart" publie les moyens que l'État a mis à disposition de Nicolas Sarkozy, en tant qu'ancien chef de l'État. Entre le loyer, la voiture et aussi le mobilier, la facture s'élève à plus de 570.000 euros.

PAR MARIE-PIERRE HADDAD PUBLIÉ LE 17/01/2015 À 20:06

Nicolas Sarkozy bénéficie encore des avantages liés à son ancien poste de président de la République. Mediapart révèle tous les moyens que l'État met à la disposition du chef de l'UMP, du coffre-fort, au mobilier, en passant par le loyer et aussi le matériel informatique.

570.000 euros déboursés depuis 2012

Ainsi Nicolas Sarkozy s'est fait payer un "coffre de sécurité" pour le montant de 1.074 euros, ainsi qu'une "armoire forte" pour 2.073 euros. "Le contribuable a aussi payé le déménagement (8.513 euros), de même que l'équipement de son repaire en lampadaires, canapés, fauteuils avec'accoudoirs fixes et réglables', portemanteaux, 'imprimante jet couleur',ordinateur de bureau, portable, 'smartphone', 'GSM', bureau en verre transparent'", détaille le site.

La liste continue pour atteindre le montant de 570.000 euros d'achats, depuis 2012. Mediapart précise aussi que l'État règle le loyer de l'ancien Président à hauteur de 16.341 euros par mois, soit 196.092 euros par an, "en toute légalité", précise le site.

215.392 euros dépensés pour la location et l'entretien des bureaux

À cela s'ajoute les salaires de ses collaborateurs, dont cinq fonctionnaires d'État et cinq conseillers contractuels rémunérés "entre 5.247 euros et 7.020 euros nets par mois, recrutés au bon vouloir de Nicolas Sarkozy, note le site qui ajoute, "il est bien possible que le plus gros salaire revienne à la demi-sœur de Carla Bruni, Consuelo Remmert, 'conseillère diplomatique' chargée de vendre les conférences du patron aux banquiers et dirigeants du monde". Le total s'élève ainsi à 660.000 euros nets par an.

Les moyens mis à disposition de Nicolas Sarkozy ne s'arrêtent pas là. L'État a ainsi déboursé 215.392 euros en 2014 pour la location de ces bureaux et leur entretien qui comprend les frais de nettoyage, d'électricité, des timbres, du papier et aussi des machines à affranchir. Mediapart a aussi relevé une "note de blanchissage de 284 euros", prise en charge.

Une Citroën de collection à 44.141 euros

Autre avantage : la Citroën de collection. En 2012, Nicolas Sarkozy avait annoncé son retrait de la vie politique et s'était lancé dans une nouvelle carrière, celle de conférencier. À ce titre, il roule dans "la dernière limousine française haut de gamme". La voiture a été achetée pour la somme de44.141 euros, à un vendeur de Citroën de Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine.

Cet achat a été réalisé seulement "cinq jours après la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle". Le carburant n'est pas non plus pris en charge dans les dépenses du chef de l'UMP. Cela représente la somme de 4.046 euros par an et 5.301 euros pour l'entretien.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
commenter cet article
18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 14:47

Nous sommes déterminés à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité

Appel à l'unité nationale de toutes les forces républicaines face au crime abject qui vient de frapper l'équipe de Charlie-Hebdo et la défense de la liberté d'expression.

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l'horreur et la peine et appelle une réponse nationale et populaire de grande ampleur.

Les communistes  appellent à ce que  s'exprime l'unité  de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression, c'est bel et bien chacun de nous qui est visé, c'est la République qui est frappée en son cœur. 

Il faudra tout faire pour que les auteurs de ce crime effroyable soient arrêtés et jugés.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches, aux collaborateurs du journal et à toutes ces professionnels qui chaque jour informent nos concitoyens. Avec cet attentat criminel, c'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Notre peine est immense.

Nous appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.

L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Exprimons partout dans le pays et notamment à Thouars, comme à Niort hier notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité.  Les libertés démocratiques et la liberté d'expression vont de paire. Le débat plutôt que la censure. 

Les militants communistes appellent tous et chacun toutes les organisations, élu(e)s et personnalités, citoyennes et citoyens, sans distinction de leurs pensées philosophiques et politiques ou convictions religieuses, a manifester leur soutien et leur solidarité a l'équipe de "Charlie Hebdo"dès vendredi 9 janvier place du Théâtre  à 17 h
 BRUNO FORNACIARI
PCF

 

 

Repost 0
18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 14:23

 

 

Les Charlies et les Charlots

 

Qu’on veuille bien me pardonner de faire entendre une voix discordante dans l’harmonieux concert des louanges que l’on a entendu s’élever depuis l’attentat contre Charlie-Hebdo. Ces louanges sont à vrai dire de différentes sortes : les premières – et les seules que je consente à approuver – sont celles qui concernent le talent hors du commun dont faisaient preuve les victimes dans leur domaine et qui, pour certaines d’entre elles, touchait au génie. Sur ce point, je rejoins sans réticence leurs admirateurs.

Je n’évoquerai que pour mémoire la deuxième sorte de louange, parce que c’est la moins digne d’attention. Sous couvert de témoignage vécu ou d’hommage ému, elle sert à la glorification du louangeur lui-même, d’une façon qui associe plus ou moins subtilement le dithyrambe à l’auto-célébration narcissique – « C’était un être merveilleux. Un soir que nous étions ensemble. Etc. » Passons.

La troisième sorte de louange, qui pourrait servir d’illustration au paralogisme de « La partie pour le tout », consiste à s’autoriser de ce que Charlie-Hebdo est un organe de presse faisant preuve d’une grande liberté de ton pour en conclure, d’une part, que c’est toute la presse qui est attaquée et, d’autre part et implicitement, que toute cette presse fait preuve de la même liberté de ton envers et contre tous les pouvoirs établis. Ce que traduit éloquemment le slogan incroyablement prétentieux « Nous sommes Charlie ».

Non, Mesdames et Messieurs les journalistes de cour, vous n’êtes pas Charlie. Loin s’en faut. Seule une toute petite partie de votre corporation, que d’ailleurs vous détestez cordialement et que vous ostracisez, peut se réclamer de cette « liberté de la presse » dont vous vous gargarisez. Dans votre très grande majorité, loin d’être des héros de la liberté, vous êtes de simples commis au service des employeurs capitalistes qui vous tiennent en laisse. Alors de grâce, trêve de tartuferie.

Cela me conduit à mentionner la quatrième sorte de louange entonnée par la chorale « républicaine ». Celle qui célèbre l’excellence du système social dans lequel nous vivons, et dont la presse des grands prédateurs de la finance et de l’industrie est évidemment le plus beau fleuron.

De fait, si la gent journalistique était moins domestiquée intellectuellement et moralement, elle pourrait s’ériger légitimement en force de critique sociale capable de prendre en toutes circonstances des risques pour la défense des valeurs démocratiques. Mais le combat démocratique tel qu’elle l’entend, c’est celui de la défense prioritaire de l’ordre établi et des médiocres intérêts des « élites » auxquelles elle se pique d’appartenir.

Ce combat à courte vue aveugle la plupart des journalistes et les empêche de comprendre ce qu’une poignée de bons esprits parmi eux a compris depuis longtemps : que ce qui vient de se passer à Charlie-Hebdo n’est qu’un épisode dans une longue série d’horreurs et de crimes dont la racine principale doit être cherchée, à travers de nombreuses médiations, dans l’inextinguible soif de profits et la frénésie de domination qui ont animé pendant des siècles les politiques des puissances capitalistes occidentales envers le reste du monde… y compris envers leurs propres concitoyens.

La même logique meurtrière, celle de la rentabilisation à outrance du Capital, qui a conduit à exterminer des peuples entiers dans des colonies lointaines, conduit aujourd’hui encore à laisser crever à petit feu, dans le chaudron des ghettos urbains de nos métropoles, des populations déshéritées dont l’immense majorité fait ce que les prolétaires de nos Républiques successives n’ont cessé de faire depuis des générations : saliver devant la vitrine clinquante que nos médias exposent en permanence à leur convoitise, et se demander pourquoi, dans une République soi-disant Une et Indivisible, ladite vitrine divise si radicalement, si inflexiblement, si injustement, le monde en maîtres et en serviteurs, et de combien de souffrances et d’humiliations encore ils devront expier la faute d’être nés pauvres et différents, du mauvais côté de la vitrine, de la rocade, de l’histoire, de la vie.

Comment l’oppression sociale, la violence sourde et broyeuse des rapports sociaux, qui laminent jour après jour des vies entières, n’auraient-elles pas aussi des effets pervers chez les plus désespérés en en faisant les instruments du fanatisme que toutes les doctrines, spécialement les religieuses, ont alimenté à un moment ou à un autre ? On devrait être davantage attentif à ce mécanisme psychosociologique qui fait que la même dynamique sociale peut se structurer selon les circonstances, dans le meilleur des cas en combat politique libérateur et dans le pire en violence criminelle délirante.

Voilà, me semble-t-il, ce que les gens de Charlie-Hebdo exprimaient à leur façon, mais voilà aussi ce que sont incapables de comprendre les charlots qui se sont mis à larmoyer d’un œil en cherchant la caméra de l’autre. Les épisodes de la lutte des classes que nous livre l’actualité quotidienne, partout et à tout moment, ne se présentent presque jamais à l’état « pur », sous des formes immédiatement reconnaissables et univoques, mais sous des formes altérées et ultra-compliquées du fait de la surdétermination généralisée de tous les facteurs les uns par les autres.

Cette causalité multiple, embrouillée, équivoque, qui est celle de tous les faits sociaux, ne peut qu’échapper à la lecture rapide, superficielle, paresseusement simplificatrice et idéologiquement orientée, pompeusement baptisée « décryptage » par les médias.

Il est plus facile et plus rentable, à tous égards, pour eux et leurs commanditaires, d’orchestrer de grandes émotions collectives qui expriment tout et le contraire, qui drainent le meilleur et le pire et où la pensée rationnelle et critique sombre dans la propagande, et la vérité avec elle. En attendant la prochaine flambée de haine aveugle et d’œcuménisme larmoyant.

Alain Accardo

Repost 0

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre