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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 09:12

Loi Macron : l'Assemblée vote l'extension du travail dominical

SAMEDI, 14 FÉVRIER, 2015

HUMANITE.FR

Les députés français ont voté ce samedi l'extension du travail du dimanche et en soirée pour les commerces, deux volets parmi les plus contestés de la "loi Macron". Le Front de gauche et plusieurs députés frondeurs socialistes ont voté contre.

Cette partie du texte présenté par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macon, a été adoptée à l'issue d'un long débat dans lequel l'aile gauche du groupe socialiste a été en pointe contre cet assouplissement du travail dominical. Le nombre de dimanches d'ouvertures des commerces, actuellement de cinq par an, pourra désormais varier "entre 0 à 12".
Des amendements visant à supprimer l'article proposant douze dimanches d'ouverture ont été rejetés par 34 voix contre 21. Le groupe Front de gauche notamment a voté pour ces amendements rejetés massivement par le groupe PS.
Des "frondeurs", soutenus par des élus municipaux PS de Paris, ont défendu en vain d'autres amendements visant à rendre aux élus locaux l'initiative de demander la délimitation d'une zone. La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a qualifié samedi, dans un communiqué, de "recul démocratique" le fait que sa demande d'un avis conforme du maire pour la création de ZTI n'ait pas été retenue.
Les autorisations d'ouverture dominicale seront prises après avis du conseil municipal jusqu'à cinq, puis, à partir de ce nombre, après avis de l'intercommunalité. Les salariés devront alors être volontaires et payés double.
Le texte crée des "zones touristiques", "zones commerciales" et "zones touristiques internationales" (ZTI) à délimiter par décret, où les commerces pourront être ouverts le dimanche. Les zones commerciales remplacent les actuels périmètres d'usage de consommation exceptionnelle (PUCE) mis en place par la loi de 2009 sur le travail dominical.

Travail du nuit

Dans les ZTI, le travail le soir, jusqu'à minuit, sera également autorisé. Il sera payé double et les frais de retour et de garde des enfants seront pris en charge par l'employeur. Les commerces de gares connaissant une grande affluence pourront également ouvrir le dimanche. Des compensations sont prévues qui seront arrêtées par accord de branche, d'entreprise ou territorial. De plus, les employeurs devront aménager le temps de travail des salariés travaillant le dimanche pour leur permettre d'exercer leur droit de vote lors des élections.
Le groupe PS a majoritairement adopté les articles composant ce volet, sauf, là encore, plusieurs députés de l'aile gauche et le Front de gauche. "C'est une marchandisation des relations sociales", a dit le député socialiste "frondeur" Pascal Cherki. "C'est un recul de société", a renchéri Jacqueline Fraysse, du Front de gauche.
Un autre "frondeur", Laurent Baumel, a proposé au ministre de revenir sur les douze dimanches. Emmanuel Macron lui a opposé une fin de non-recevoir. "C'est l'expression d'une forme de technocratie éclairée face à des parlementaires", a dit à Reuters Laurent Baumel.
Le ministre a défendu sa réforme en soulignant qu'elle "systématisait et harmonisait les règles de compensation de manière très protectrice pour les salariés". "La règle du volontariat est formalisé", a fait valoir Emmanuel Macron. "C'est une approche pleinement, socialement, démocrate. Ce texte, ce n'est pas l'abolition des règles." L'examen en première lecture par les députés de son projet de loi devrait se terminer dimanche pour permettre à l'Assemblée de se prononcer mardi par un vote solennel sur tout le texte. "Si rien ne bouge politiquement d'ici mardi, un certain nombre d'entre nous votera contre" l'ensemble du texte, a menacé Laurent Baumel.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 22:55

Ukraine, le coup d’état...

Dix-huit des meilleurs analystes nord-américains montrent ici que le 22 février 2014, place Maïdan à Kiev, après des mois de déstabilisation politique financée par les États-Unis et l’Union européenne, des groupes soutenus par l’Occident ont confisqué par un coup d’état flagrant le pouvoir d’un président démocratiquement élu. Des extrémistes néo-nazis, à l’avant-garde des manifestations, ont obtenu des ministères et d’autres postes importants dans le nouveau gouvernement non-élu. à cause de la couverture médiatique pro-Maïdan fortement influencée, sinon contrôlée, par les gouvernements occidentaux, les Européens ont généralement vécu ce changement de régime avec apathie. Ils semblent ne pas comprendre qu’il y a eu un coup d’état fasciste au coeur de l’Europe... et un coup d’état soutenu par leurs propres dirigeants. Comme en Libye, Syrie, Yougoslavie, Irak, etc., on a assisté en Ukraine au plus cruel sadisme masqué par une gigantesque puissance de feu médiatique occidentale : assassinats à Maïdan par des snipers d’élite néo-nazis maquillés en police d’État ; immolations vivantes au lance-flammes de fédéralistes pacifiques par des groupes néo-nazis téléguidés par la junte et maquillées en incendie à Odessa devant la police passive et complice ; officines déstabilisatrices de la CIA financées à hauteur de 5 milliards de dollars depuis 1991 et camouflées en ONG humanitaires « pro-démocratie », etc.

Cependant, du développement même de cet affrontement mûrit une « vision politique » : dans le Donbass, le peuple qui pour survivre secoue le joug du libéral-fascisme, prend conscience du fait que l’alternative « ou bien mourir pour un oligarque russe ou bien mourir pour un oligarque ukrainien » n’est pas pertinente et se dépasse nécessairement en : s’approprier collectivement les biens productifs usurpés par les oligarques de toute obédience. Puisse alors ce « retour du réel et du rationnel » refluer comme un boomerang de Donetsk vers l’ouest et montrer aux pyromanes US/UE que désormais le roi est nu.

Ukraine, le coup d’Etat

STEPHEN LENDMAN (dir)

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 18:45

Jean Ortiz

Samedi, 14 Février, 2015 - 13:55

Venezuela: démantèlement d’une tentative de coup d’Etat

Des jeunes officiers des Forces armées nationales bolivariennes ont permis qu’avorte, en la dénonçant, une tentative de putsch impliquant de hauts gradés de l’aviation militaire, et des civils liés surtout à l’organisation d’extrême droite « Primero justicia ».

Le Venezuela est confronté depuis le coup d’Etat d’avril 2002 à ce que l’on pourrait appeler, pour reprendre la célèbre formule : un « coup d’Etat permanent » ; une « guerre de basse intensité », implacable, menée sous la supervision et la planification nord-américaine, par une opposition haineuse, revancharde, putschiste.

Il s’agit, pour cette coalition qui va de l’ultra-droite aux ex-sociaux-démocrates, de parvenir à battre le chavisme par la conjugaison déstabilisatrice de tous les moyens possibles :

  • 1/ guerre économique

Accaparement et stockage illégal à des fins spéculatives d’aliments, de médicaments, de produits sanitaires... Spéculation tous azimuts, hausse des prix, contrebande. Tout cela afin de fatiguer la population par des pénuries organisées, de provoquer la colère, d’inciter aux pillages.

Un embargo financier international se met également peu à peu en place...

  • 2/ guerre idéologique de tous les instants

Désinformation, mensonges, manipulations, faux sondages, afin de créer un climat défaitiste à l’intérieur et de brouiller l’image internationale du pays, de l’isoler, en créant un effet-repoussoir (les « experts » en intox ont attribué au Venezuela le plus important « risque pays » !! Il faut oser !)

  • 3/ stratégie de la violence

Sabotages, conspirations, infiltrations massives de groupes paramilitaires par la frontière colombienne (ils sont aujourd’hui disséminés partout dans le pays), assassinat de dirigeants chavistes, ingérences des diplomates nord-américains en poste à Caracas, de la CIA, des « fondations » made in USA ou Aznariennes, pour tenter de diviser le chavisme et l’armée. Et, au final, réussir la deuxième phase de l’opération « Salida (« sortie » du président légitime Nicolas Maduro)» par des « guarimbas » sanglantes, un soulèvement cette fois-ci réussi... Les Etats-Unis y « mettent le paquet » et sont décidés à aller jusqu’au bout afin d’abattre cette révolution populaire qui se prononce pour une « voie socialiste » et qui dispose de deux siècles de réserves pétrolières... au service du progrès social.

Le plan putschiste « Jericho », révélé le 12 février 2015, prévoyait notamment le bombardement de centres stratégiques de la capitale par un avion étranger « Tucano », repeint aux couleurs du Venezuela. Le plan impliquait des conspirateurs qui avaient tenté déjà l’opération en mars 2014 ; trois généraux furent arrêtés à l’époque. Les conjurés ont été arrêtés et emprisonnés le 11 et le 12 février . Les officiers impliqués étaient en contact avec l’ambassade nord-américaine qui leur avait octroyé un visa de sortie, au cas où, et une quantité importante de dollars. Le général de brigade de l’aviation, Oswaldo Hernández Sánchez, et le député Julio Borges, du parti « Primero justicia » apparaissent comme les principaux instigateurs, soutenus par un réseau de militaires qui avaient été mis à l’écart, et des civils de l’opposition, dont le maire (Antonio Ledezma) de la capitale métropolitaine. Sont impliqués également le lieutenant Henry Javier Salazar Moncada, le capitaine Héctor José Noguera Figueroa (en fuite), et le lieutenant écarté Peter Alexander Moreno Guevara, ainsi que le lieutenant Ricardo José Antich Zapata.

Le « golpe » devait avoir lieu, précisément ce 12 février, après publication d’un manifeste appelant à la constitution d’un gouvernement provisoire.

Dans les dernières semaines de 2014, le gouvernement nord-américain avait fait adopter une provocatrice loi d’ingérence, dite « loi de sanctions » contre un groupe de dirigeants et d’officiers chavistes, leur refusant entre autres l’obtention d’un visa s’ils souhaitaient se rendre aux Etats-Unis. Il s’agit, pour les instigateurs, les marionnettes et leurs marionnettistes, de saper le moral des Forces armées et de la population, d’attiser la déstabilisation d’un pays cauchemar de l’ordre (le chaos) néolibéral. Avec tous les fers au feu. Au prix du sang.

Rappelons-nous le Chili d’Allende et de Neruda. Ne laissons pas faire !

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 21:29

Photos truquées de militaires russes en Ukraine: un sénateur US furieux

© AP Photo/ Sue Ogrocki

14:31 13.02.2015(mis à jour 20:05 13.02.2015)

Le sénateur républicain de l'Oklahoma James Inhofe a laissé éclater sa colère en apprenant que les photos "attestant" l'implication de troupes russes dans le conflit ukrainien, qu'il avait reçues puis fait publier dans les médias, étaient des faux.

© SPUTNIK. VALERY MELNIKOV

Donbass: aucune preuve de la présence militaire russe (diplomate)

Le sénateur a affirmé s’être vu remettre les photos en question par des députés ukrainiens en décembre. Après une vérification plutôt sommaire, ces "preuves à charge" ont été publiées par le journal en ligne conservateur Washington Free Beacon. Peu après, les lecteurs ont prouvé que ces photos avaient été faites dans d'autres "points chauds" plusieurs années auparavant.

Tout en reconnaissant son erreur, reprise par les médias, le sénateur Inhofe, ferme partisan des livraisons d'armes létales à l'Ukraine, prétend toutefois qu'il y a une "multitude d'autres preuves attestant que la Russie a fait des irruptions sur le territoire ukrainien à bord de chars T-72".



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150213/1014667494.html#ixzz3RevCseAa

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL UKRAINE RUSSIE
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 22:01

Moscou entre jeux d’influence et démonstration de force

Le retour de la Russie sur la scène diplomatique ne va pas sans grands écarts. Pressée par le basculement de l’Ukraine vers l’orbite occidentale, elle improvise une brusque reconquête de la Crimée. L’affirmation balourde d’intérêts légitimes révèle les limites de son pouvoir d’attraction, pourtant soigneusement entretenu depuis la chute de l’URSS au travers de coopérations à géométrie variable.

par Jean Radvanyi, mai 2014

En matière de politique étrangère russe, ce début d’année 2014 aura été marqué par deux événements capitaux. D’abord, les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, dont l’organisation a donné lieu dans les médias occidentaux à une vaste campagne critique du régime de M. Vladimir Poutine ; puis, alors que les Jeux s’achevaient, la crise ukrainienne. D’une certaine façon, ces deux moments forts représentent les deux facettes de la nouvelle politique étrangère du Kremlin : d’une part sa tentative de s’initier au soft power, la « puissance douce », et d’autre part le recours brutal et plus traditionnel aux rapports de forces.

Les Jeux de Sotchi visaient à montrer au monde que la Russie était capable d’organiser un événement planétaire majeur en utilisant les moyens les plus modernes, que ce soit pour la tenue des épreuves ou pour assurer la sécurité des participants dans une région — le Caucase — particulièrement sensible. Ils devaient permettre d’améliorer son image dans l’opinion publique internationale, élément essentiel du rétablissement de Moscou comme acteur majeur d’un monde multipolaire (1). Leur parfaite réussite, en dépit des échos déformés qui en sont parvenus au public occidental, n’a cependant pas entraîné les effets escomptés. Les grands médias n’ont eu aucun mal à susciter l’hostilité de l’opinion en mettant l’accent sur les incertitudes liées à la préparation des Jeux, et surtout en détaillant les lois répressives votées depuis le retour au pouvoir de M. Poutine : sur le contrôle des organisations non gouvernementales (ONG), sur le contrôle d’Internet, sur la « propagande homosexuelle »… Quelques concessions tardives — libération des membres du groupe des Pussy Riot et de l’oligarque Mikhaïl Khodorkovsky, promesse de ne pas harceler les homosexuels durant Sotchi… — n’y ont rien changé.

Tentatives de séduction ratées

Mais les Jeux resteront surtout marqués par leur coïncidence avec les événements sanglants de Maïdan, la place de l’Indépendance de Kiev, bientôt suivis par l’annexion militaire de la Crimée et par son intégration à la Fédération russe. La réaction totalement inadaptée du président ukrainien Viktor Ianoukovitch puis la série de décisions prises tant à Moscou qu’à Kiev et à Bruxelles ont fait basculer le monde dans une épreuve de force majeure, et déclenché une campagne russophobe sans précédent depuis des décennies (2). Avant même l’application de sanctions pour l’annexion de la Crimée, l’image du pays avait subi une détérioration que ne viendra compenser aucune mobilisation patriotique intérieure.

L’organisation des Jeux olympiques relevait de la mise en œuvre tardive, dans la panoplie des outils de la politique étrangère russe, de ce qu’on appelle communément le soft power — le pouvoir d’influence non coercitif, à la fois idéologique, culturel, scientifique. Dans une revue, en 2012, M. Poutine s’était lui-même exprimé sur ces techniques de « puissance douce », pour déplorer un retard dans ce domaine où excellent les grands pays occidentaux. La maîtrise du discours sur les événements, de leur interprétation, est en effet devenue aussi importante, dans l’arène internationale, que les faits eux-mêmes. Au passage, le président russe critiquait vivement la façon dont plusieurs pays, et en particulier les Etats-Unis, usaient de ces moyens pour faire pression sur d’autres Etats et pour leur dicter leurs choix. Il estimait que « l’activité de pseudo-ONG et d’autres structures cherchant, avec des aides extérieures, à déstabiliser tel ou tel Etat » était« inadmissible » (3).

En 2003 et 2004, les « révolutions colorées » en Géorgie et en Ukraine ont suscité un tournant dans la politique russe, tant sur le plan extérieur qu’intérieur, avec le vote de lois de plus en plus restrictives sur la liberté d’organisation et d’expression. C’est à cette période que la Russie commence à se préoccuper d’améliorer son image. Elle relance son réseau culturel et linguistique, avec le développement des Fondations Russkiy Mir (« Monde russe »), et tente de se gagner l’appui de la diaspora (4). Sa maîtrise de ces outils demeure cependant très imparfaite, et ses dirigeants continuent de recourir à des moyens plus traditionnels, en particulier les pressions économiques et militaires. Bien plus qu’un savoir-faire balbutiant en matière de communication, Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de la revue Russia in Global Affairs, pointe du doigt la principale faiblesse de son pays : « Pour l’heure, la “puissance douce” manque de cette substance qui rendrait attractif le modèle de développement prôné par Moscou. » Alors que l’URSS pouvait s’appuyer sur un ferment idéologique et sur une offre stratégique alternative, « la Russie ne parvient pas à produire autre chose qu’un discours traditionaliste et conservateur, clairement opposé au progrès (5) ». D’ailleurs, précise Loukianov, « la Russie n’est pas l’Union soviétique. Elle ne prétend plus à une domination mondiale. Moscou définit seulement l’espace qu’il considère comme étant pour lui d’un intérêt vital, et dont l’Ukraine fait partie. Là, il entend agir sans faire de compromis (6). »

Dans ses rapports avec les ex-républiques soviétiques tentées de se rapprocher de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), la Russie n’a cessé de recourir à des sanctions économiques et douanières, comme lors des divers épisodes de la « guerre du gaz » avec l’Ukraine. Le site ukrainien Newsplot a publié en 2013 une carte détaillant quinze mesures de « guerre alimentaire » prises par Moscou contre ses voisins occidentaux entre 2005 et 2013 (7) : blocus des vins géorgiens et moldaves, des produits laitiers biélorusses, de la viande polonaise, du chocolat ukrainien, etc.

Et, depuis quelques années, la Russie n’hésite plus à résoudre certains conflits par les armes. En août 2008, c’est le président géorgien lui-même qui lui en a fourni l’occasion en bombardant la ville de Tskhinvali, en Ossétie du Sud, et la caserne de militaires russes qui s’y trouvait. La riposte a été vive. Les forces russes ont momentanément pris le contrôle de tout l’ouest de la Géorgie, et Moscou a reconnu l’indépendance des deux régions sécessionnistes de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, rompant ainsi l’engagement pris en 1991 de respecter l’intégrité territoriale de la Communauté des Etats indépendants (CEI), qui regroupe d’anciennes républiques soviétiques. En mars 2014, à la suite des événements de Kiev, la Russie a pris l’initiative de placer la Crimée sous son contrôle militaire, avant de procéder à son annexion au terme d’un référendum organisé à la hâte.

Dédain de l’Union européenne

Le Kremlin ne cache nullement les raisons de ce nouveau recours à la force. Et le défi qu’il lance ainsi au monde dépasse de loin le problème ukrainien. De fait, il réclame une remise à plat de l’ensemble des règles régissant la sécurité internationale. Sa position, exprimée clairement par M. Poutine lors de la quarante-troisième conférence sur la sécurité à Munich, le 10 février 2007, tient en quelques points. Moscou n’accepte plus le double langage de certains Etats occidentaux, qui présentent des règles internationales comme immuables tout en les enfreignant chaque fois que cela les arrange.

Profitant de l’affaiblissement de la Russie après l’éclatement de l’URSS et la dissolution du pacte de Varsovie, certains dirigeants américains ont pensé pouvoir établir la domination d’une superpuissance unique : la leur. Mais, depuis, le monde a évolué. Il convient donc de renégocier les bases de la sécurité en y associant pleinement les nouveaux pôles de puissance, en particulier les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Enfin, il faut admettre que la Russie a elle-même des intérêts stratégiques légitimes et qu’elle peut les défendre, comme l’ont toujours fait les Etats-Unis et les principaux Etats occidentaux dans leurs diverses zones d’influence.

En proposant en 2008 à l’Ukraine et à la Géorgie d’entrer dans l’OTAN, ou en négociant avec Kiev, fin 2013, un accord d’association avec l’Union européenne, les dirigeants américains ou européens contribuaient au refoulement des intérêts de la Russie sur ses propres frontières, et ils en étaient parfaitement conscients. Une partie des dirigeants américains, rejoints par ceux d’Etats européens comme la Pologne ou la Suède, n’ont jamais abandonné la stratégie énoncée en son temps par Zbigniew Brzezinski (8).

Pour M. Sergueï Karaganov, l’un des conseillers de politique extérieure du président Poutine, face au risque de voir l’Ukraine entrer dans l’OTAN, avec la perspective que l’Alliance atlantique récupère le port de Sébastopol, « la Russie devait défendre ses intérêts d’une main de fer (9) ». En annexant la Crimée et en massant des troupes près des frontières orientales de l’Ukraine, elle signifie aux dirigeants occidentaux qu’elle est sortie de sa période d’affaiblissement et qu’elle défendra ses intérêts stratégiques, quoi qu’il lui en coûte en termes de relations diplomatiques ou commerciales. Mais en a-t-elle réellement les moyens ?

Jusqu’à une période récente, elle était surtout tournée vers l’Europe, partenaire traditionnel majeur tant de ses échanges culturels et humains que de ses relations économiques. En 2013, l’Union européenne était encore le premier client et fournisseur de son commerce extérieur. Toutefois, partageant avec la Turquie le privilège d’être un Etat à cheval sur les continents européen et asiatique, elle montre depuis longtemps son intérêt pour une complémentarité entre ses deux façades, l’une continentale, à l’ouest, et l’autre maritime, dans la zone Pacifique.

Ce dessein n’est pas nouveau : il avait percé dès avant la fin de l’URSS, en 1986, dans le discours de M. Mikhaïl Gorbatchev à Vladivostok. Boris Eltsine puis M. Poutine ont poursuivi les efforts pour dynamiser cette relation asiatique. Et plusieurs facteurs concourent aujourd’hui à une relance de cette stratégie de rééquilibrage.

Le plus évident est l’impressionnant dynamisme de la zone Pacifique. La Russie espère voir cet essor favoriser, grâce à des coopérations et à des investissements, le redémarrage de son économie. C’est pour cette raison que M. Poutine a organisé en 2012 à Vladivostok le forum de la Coopération économique Asie-Pacifique (Asia-Pacific Economic Cooperation, APEC), dont son pays est membre depuis 1998. Ce regain d’intérêt traduit aussi une prise de conscience de la crise aiguë que traverse l’Extrême-Orient russe : sa population ne cesse de diminuer depuis la fin des années 1980 (l’ensemble de cette vaste région a perdu plus de 20 % de ses habitants), au risque de laisser cette façade stratégique démunie face à des régions chinoises très dynamiques.

Autre élément déterminant de la rhétorique du grand rééquilibrage : la détérioration des relations avec les institutions européennes, qui, tout en s’élargissant à l’est, imposent leurs propres règles comme cadre obligé des relations avec les Russes, en particulier dans le domaine-clé de l’énergie. En plus des programmes successifs proposés à certains membres de la CEI dans le cadre de la politique européenne de voisinage, dès 2004, puis du partenariat oriental, lancé en 2009, l’Union s’est efforcée de diminuer sa dépendance pétrolière et gazière envers la Russie en diversifiant ses approvisionnements. Moscou s’est adapté à ces évolutions en réorganisant ses circuits d’exportation vers l’ouest (construction des gazoducs North Stream et Blue Stream, projet South Stream sous la mer Noire), mais a aussi transféré vers l’Asie une partie de ses échanges. La Chine est ainsi devenue en 2011 son premier partenaire commercial.

C’est là un élément essentiel de la crise actuelle : profondément divisée quant à la conduite à tenir face à son grand voisin oriental, l’Union européenne n’a jamais accepté de discuter réellement de cette relation pourtant fondamentale. Elle n’a pas envisagé une stratégie globale de développement et de sécurité pour une « grande Europe » incluant la Russie. Critiquant certaines formules proposées par Moscou, Bruxelles a préféré s’en tenir à une politique de mise à distance. Parallèlement, l’attribution d’un rôle nouveau à l’OTAN, de plus en plus intégrée à la stratégie américaine, a renforcé la méfiance du Kremlin. Cette attitude, manifestée par l’Europe au moment où ses institutions et son économie entraient dans une crise profonde, a conforté la position de ceux qui prônent un rapprochement accéléré avec les nouvelles puissances asiatiques et la mise en veilleuse des relations avec une Union affaiblie, incapable de tracer une voie distincte de celle de Washington.

Nationalisme à double tranchant

Toutefois, ce basculement, souvent brandi comme un épouvantail et présenté comme un moyen de faire pression sur les Européens, pose quelques difficultés, tant techniques qu’organisationnelles. Il faut d’abord surmonter un grave déficit d’infrastructures en matière d’énergie, de transports ou de logement dans ses régions orientales. Moscou semble en avoir enfin pris la mesure, puisque a été créé un ministère du développement de l’Extrême-Orient ; mais beaucoup d’experts doutent de l’efficacité de cette mesure : les besoins financiers sont énormes, et les dépenses extravagantes du sommet de Vladivostok, en 2012, ne laissent pas présager un usage efficace des investissements. Certes, on voit surgir le début d’un réseau de transport d’énergie vers le Pacifique (projet d’oléoduc Sibérie orientale - océan Pacifique, en anglais Eastern Siberia - Pacific Ocean Oil Pipeline, ESPO), mais la Russie accuse un certain retard dans les techniques de gaz liquéfié. Elle ne pourra pas avant longtemps songer à reporter vers l’Asie le volume d’hydrocarbures qu’elle livre à l’Europe.

Si la Chine se dit prête à fournir une partie des capitaux pour réduire ces retards, ses achats de matières premières ne peuvent qu’enfoncer davantage la Russie dans son rôle de simple fournisseur de produits primaires, et différer encore sa modernisation. Par ailleurs, l’extrême centralisation des pratiques fédérales tend à bloquer les initiatives locales. Nombre de régions revendiquent de plus en plus ouvertement une autonomie de décision, seule à même, selon eux, d’assurer un vrai redémarrage économique. Or, de toute évidence, le système poutinien ne s’engage pas dans cette voie (10).

Autre difficulté : l’incapacité de Moscou à impulser des relations positives entre les Etats de l’espace postsoviétique. Alors que la CEI n’est jamais devenue ce marché commun oriental sous domination russe dont rêvait Eltsine en 1991, les tentatives du Kremlin pour consolider un noyau d’Etats qui lui soient fidèles ne peuvent que surprendre par leur caractère hésitant.

Ont été créés, dans la plus grande des confusions terminologiques et organisationnelles, pas moins de quatre ensembles économiques emboîtés : Union douanière, Espace économique unique, Communauté économique eurasiatique (en anglais Eurasec) et zone de libre-échange au sein de la CEI, sans compter l’Union économique eurasiatique, proposée dès 1994 par le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, qui devrait être établie en 2015. Toutes ces organisations s’articulent autour d’un noyau commun constitué de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan. S’y adjoignent, selon les cas, trois ou quatre Etats d’Asie centrale (l’Ouzbékistan n’est au mieux qu’observateur), et parfois, par exemple dans la zone de libre-échange, la Moldavie et l’Ukraine.

Mais aucune de ces structures ne fonctionne réellement, en grande partie à cause des exigences contradictoires de Moscou, qui tient surtout à préserver sa liberté d’action et son contrôle sur des Etats qu’il considère comme relevant de sa sphère d’influence. Cette attitude a pour principal effet que chacun de ces pays, afin de desserrer l’étau des pressions russes, multiplie les relations avec des acteurs tiers influents : Etats-Unis, Europe, Chine, Iran... Les Etats d’Asie centrale semblent recourir de plus en plus aux partenariats avec la Chine comme moyen de diversifier leurs échanges, bien au-delà de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), où ils se retrouvent avec leurs deux puissants voisins. Une chose paraît claire : ce millefeuille organisationnel traduit la difficulté de la Russie à définir un nouvel équilibre dans ses relations avec ses voisins désormais indépendants. Et la crise ukrainienne pourrait bien lui compliquer encore la tâche.

M. Poutine a cru bon d’accompagner l’annexion de la Crimée d’une mobilisation sans précédent autour de la défense des compatriotes russes séparés de la mère patrie lors de l’éclatement de l’URSS. Avec ses attaques contre quelques opposants, qualifiés, comme aux pires moments de l’époque soviétique, d’« agents de l’étranger », la campagne médiatique organisée dans tout le pays rappelle de bien mauvais souvenirs. Sur le moment, elle a permis de réunir l’immense majorité de la population autour de son président, qui semble ainsi prendre sa revanche sur le mouvement de l’hiver 2011-2012 (11). Mais les effets à plus long terme pourraient être redoutables, tant à l’intérieur du pays que sur ses marges.

Plusieurs régions de la Russie (le Caucase, la Volga, mais aussi la Sibérie) sont peuplées de minorités actives et traversées par des mouvements antagonistes, de l’islamisme radical à l’autonomisme régional, très critique de la dérive centralisatrice du régime. Nul ne peut prédire comment s’y traduira ce sursaut de nationalisme. Le pouvoir autoritaire actuel semble à l’abri de ces forces centrifuges ; mais qu’en sera-t-il en cas d’affaiblissement ultérieur, que celui-ci provienne d’une simple transition politique ou d’une nouvelle crise économique ?

Même les alliés s’inquiètent

Cependant, c’est sans doute à l’extérieur que l’annexion de la Crimée pourrait avoir les conséquences les plus déstabilisatrices. L’Estonie et la Lettonie comptent encore dans leur population près de 25 % de Russes (souvent apatrides). Le référendum organisé en Crimée y a été perçu comme une menace, de même qu’en Moldavie — où sévit le conflit de la Transnistrie — et au Kazakhstan, dont tout le nord demeure largement russophone. Depuis 1991, M. Nazarbaïev, le président kazakh, s’est toujours comporté comme un allié indéfectible de Moscou. Ses successeurs se montreront-ils aussi dociles ? Après la sortie de la Géorgie de la CEI, en 2008, puis celle de l’Ukraine, annoncée dès le 19 mars 2014, un simple écart critique d’Astana marquerait la faillite de plus de vingt années de tentatives des Russes pour réaménager à leur guise ce qu’ils appelaient au début des années 1990 leur « étranger proche ». Certes, l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) se maintient (12) ; mais cette structure militaire, aujourd’hui réduite, poursuit des objectifs limités.

On a pu voir le premier signe d’un isolement diplomatique de Moscou le 27 mars dernier, lors du vote à l’Organisation des Nations unies de la résolution condamnant l’annexion de la Crimée : parmi les Etats « amis », seules l’Arménie et la Biélorussie ont voté contre. La Chine s’est abstenue, de même que le Kazakhstan. Le Kirghizstan et le Tadjikistan n’ont même pas pris part au vote (13).

Au-delà des cris de victoire des manifestants russes saluant le retour de la Crimée au sein de la mère patrie, l’annexion pourrait bien se révéler une victoire à la Pyrrhus.

Jean Radvanyi

Professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), codirecteur du Centre de recherches Europe-Eurasie (CREE). Auteur de Retour d’une autre Russie, Le Bord de l’eau, Lormont, 2013.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 10:22
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 09:37

solidarité des communistes français avec les communistes ukrainiens

11FÉV

Le Parti Communiste d’Ukraine (KPU) vient de transmettre une liste de militants communistes arrêtés par le SBU (service secret ukrainien – ex KGB) et actuellement inculpés pour « haute trahison, violation de la constitution et sépératisme ». La junte fasciste de Kiev veut faire taire l’opposition communiste dans le pays, il n’y a plus de place pour la paix, la justice sociale, la liberté dans ce pays gangrené depuis le coup d’État de février 2014 (EuroMaïdan) – traduction Nico Maury

Au vu de la liste, il s’agit essentiellement des communistes de Lougansk et de Donetsk, mais la répression a toute chance de s’étendre, même si le parti communiste refuse de se mettre lui-même en clandestinité.

Que compte faire le PCF pour enfin manifester sa solidarité aux communistes ukrainiens ? se contentera-t-il d’un communiqué ou rassemblera-t-il les communistes dans des initiatives de soutien partout en France? Cela est possible, nous l’avons prouvé avec la tournée des communistes et des antifascistes d’Odessa… Quelles interventions à l’assemblée nationale ? Déjà je propose des télégrammes voire des délégations dans les ambassades d’Ukraine mais aussi aux élus de l’UE réclamant la condamnation de cette répression. Comme d’ailleurs celle du journaliste ukrainien Roustan Kostaba, accusé de « séparatisme » et conduit en prison (1) où il a toutes chances d’être désigné à la vindicte des tortionnaires fascistes.

(1) voir http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/08/97001-20150208FILWWW00152-ukraine-un-journaliste-pacifiste-arrete.php

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 04:41

Eurogroup : Quand elle va parler de la dette grecque, la France doit avoir à l'esprit le crédit politique de Syriza

Alexis Tsipras dit " je crois au compromis avec l'Europe car je ne peux pas croire que les leaders européens voudront de nouveau punir le peuple grec", tout en avançant des propositions dans le cadre d 'un processus de négociation permettant d'aboutir à "un avenir commun de l’Europe qui ne peut pas être celui de l'austérité". Alexis Tsipras a remporté les élections haut la main et 72% des grecs soutiennent sa démarche européenne. La souveraineté populaire, ça se respecte.

Lors de la réunion de l'Eurogroup aujourd'hui, la France quand elle parlera de la dette grecque doit bien avoir à l'esprit le crédit politique de Syriza et du nouveau gouvernement grec. Elle doit porter une parole forte et agir dans le sens de la responsabilité et non celui de la surenchère, celui du dialogue et non de l'ultimatum, celui du respect de la démocratie et non celui de l'humiliation.

Ces négociations s'engagent alors que, de nouveau, des milliards tournent au dessus de nos têtes. A commencer par les 1140 milliards délivrés par la BCE aux banques européennes. Avec quelle utilisation ? Quel contrôle démocratique ? Les 180 milliards de l'évasion fiscale révélés par l'affaire Swissleaks et HSBC peuvent donner le tournis. Les spécialistes - il y a toujours des spécialistes dans ce genre de dossier - se relayent dans les médias pour faire croire que tout cela n'est plus possible aujourd’hui. Tout cela au contraire prospère. Les milliards coulent à flot. Mais cette valse s'interrompt, l'orchestre ne joue plus et la salle se vide, quand il s'agit d'accompagner la décision souveraine et démocratique d'une peuple pour en finir avec l'austérité. La France doit agir.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 21:08
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:00

#Swissleaks : Pierre Laurent écrit aux personnalités françaises mentionnées sur la liste HSBC

Vous trouverez ci-dessous la lettre envoyée par Pierre Laurent aux personnalités françaises mentionnées sur la liste HSBC suite à l'éclatement du scandale Swissleaks. Cette lettre est accompagnée de deux cadeaux : un ouvrage intitulé « comment bien remplir sa feuille d'impôt sans rien oublier » (dont vous trouverez le visuel ci-joint) et la copie du rapport de la commission d'enquête sur la fraude fiscale du sénateur PCF Eric Bocquet (http://www.senat.fr/notice-rapport/2011/r11-673-1-notice.html)

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Pierre Laurent
Secrétaire national
Sénateur de Paris

Paris, le 9 février 2015

Chère Madame, cher Monsieur,

Si je prends aujourd'hui l'initiative de vous écrire c'est pour m'entretenir avec vous d'un sujet qui vous est cher : la fraude fiscale. Votre nom ayant été mentionné dans l'affaire dite du « SwissLeaks » comme figurant sur la liste HSBC des détenteurs d'un compte en Suisse, je tenais à vous faire parvenir les présents ci-joints.

C'est, en effet, avec beaucoup de plaisir que je vous offre un manuel édité par nos soins intitulé : Comment bien remplir sa feuille d'impôt sans rien oublier . Vous y trouverez tous les conseils et astuces utiles et nécessaires à votre prochaine déclaration de revenu afin qu'à l'instar des millions de nos concitoyens, vous payiez des impôts à la hauteur de votre patrimoine. A la lecture de cet ouvrage, vous découvrirez que la force de la morale et de l'intérêt général sont des ressorts bien plus utiles à l'épanouissement individuel et collectif que l'égoïsme et la cupidité.

Je joins aussi à ce courrier un exemplaire du rapport parlementaire du sénateur communiste Eric Bocquet sur la fraude fiscale. Ce dernier détaille toute une série de mesures pour lutter efficacement contre la fraude fiscale dont le montant est évalué à 60 milliards d'euros dans notre pays et 1000 milliards d'euros à l'échelle européenne, soit un manque à gagner considérable pour les peuples et les finances publiques. Connaissant votre goût pour la littérature fiscale, je suis convaincu que cette attention vous ira droit au coeur.

Assuré de votre attention, veuillez Madame, Monsieur, agréer mes salutations républicaines.

Pierre Laurent

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