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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 09:04

En 2015, la valse des étiquettes

ALEXANDRA CHAIGNON

VENDREDI, 2 JANVIER, 2015

L'HUMANITÉ

Malgré une quasi-absence d’inflation en 2014, les tarifs de nombreux biens et services ont augmenté au 1er janvier. La palme des hausses revient aux timbres.

Patrick Nussbaum

Qui dit nouvelle année dit nouvelles hausses des prix. Comme chaque 1er janvier en effet, les prix de toute une série de biens et de services seront augmentés. Fait notable, ce sont les prix réglementés qui concentrent les plus fortes hausses tarifaires, avec l’aval de l’État, alors que l’inflation est quasi nulle (0,3 % sur un an). De nombreuses augmentations risquent d’éroder encore un peu plus le pouvoir d’achat des Français. La palme revient au timbre, qui enregistre une hausse aussi spectaculaire qu’historique. Le timbre rouge coûte désormais 0,76 euro, soit 15 % de plus qu’il y a encore quelques jours. Quant au timbre vert, pour distribution à J+2, il passe à 0,68 euro (+ 11,5 %). Une majoration qualifiée d’« indispensable » par l’entreprise publique pour compenser l’effondrement des volumes de courrier. Cependant, La Poste se garde bien de toucher aux tarifs des produits commerciaux et industriels pour préserver la sacro-sainte « compétitivité des entreprises »… Malgré la chute du prix du pétrole et le recul des prix à la pompe depuis quatre mois, le gazole, qui se vend en moyenne à 1,10 euro le litre, soit 17 % de moins qu’en juillet dernier, va voir sa fiscalité alourdie de 4 centimes d’euro par litre. Une moitié est destinée à financer l’abandon de l’écotaxe, et l’autre a été fixée dans le cadre de la « taxe carbone » qui concernera aussi l’essence à hauteur de 1,8 centime par litre. Si l’électricité devrait également augmenter courant 2015, le tarif réglementé du gaz, lui, va grimper de 1,8 % dès ce mois-ci pour les particuliers. Les prix des billets de la SNCF sont eux aussi revus à la hausse : plus 2,6 % pour les TGV et les Intercités. Les transports en Île-de-France augmentent aussi : plus 2,9 %, soit le ticket de métro à 1,80 euro, tarifs censés être contrebalancés par la mise en place de la tarification unique (accès à toutes les zones) à 70 euros mensuels. Dans cette longue litanie inflationniste, il faut aussi noter la redevance audiovisuelle, qui enfle de 3 euros pour atteindre 136 euros en métropole (plus 1 euro en outre-mer, à 86 euros).

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 20:33

Le texte ci-dessous est difficile à trouver sur internet dans une version non tronquée. Il s’agit de l’éditorial de l’Humanité du 3 mai 1968 signé par Georges Marchais, alors secrétaire à l’organisation du PCF. On pouvait encore le trouver début 2014 sur le site de l’Assemblée Nationale. Aujourd’hui l’extrême-droite, qui ne recule devant aucun mensonge pour protéger les intérêts du capital, tente de récupérer Georges Marchais ce qui ajoute à la confusion. En mai 1968, cette confusion-là n’était pas de mise puisque l’extrême-droite – la même qu’aujourd’hui – se définissait d’abord et avant tout par son anticommunisme, qu’elle revendiquait et affichait haut et fort à l’époque. Par contre, l’extrême-gauche émergeait et elle était la face de l’anticommunisme, n’hésitant pas à tronquer les propos du secrétaire général du parti communiste: ainsi l’anarchiste allemand Cohn Bendit fut transformé en juif allemand pour les besoins de l’anticommunisme (une manœuvre qui a cours encore aujourd’hui de la part des mêmes) et on fit défiler quelques groupuscules en leur faisant crier devant le siège du parti communiste « Nous sommes tous des juifs allemands »… En fait on peut s’interroger sur la nature de ces gens : n’étaient-ils pas la première mouture d’un maïdan en France? Quand on sait qui étaient les néoconservateurs américains encore au pouvoir aujourd’hui, on sait leurs origine trotskistes, leur attaque contre l’Etat, leur anarchisme… La CIA dès cette époque met au point des stratégies de déstabilisation, mais elle ne se contente pas comme en Amérique latine où elle mobilise l’armée et l’extrême-droite, y compris d’anciens nazis comme en Bolivie, elle commence comme elle le fera en Europe à utiliser une partie de l’extrême-gauche et son anticommunisme… C’est une stratégie adaptée dans le pays où communistes et gaullistes représentent une résistance à la domination des Etats-Unis et où on ne peut pas faire agir directement les tortionnaires et recruter les anciens nazis comme cela se passe aussi dans le bloc soviétique, en Ukraine par exemple. L’utilisation selon le modèle Soros, d’une jeunesse d’extrême-gauche impatiente et qui se croit révolutionnaire, l’utilisation de la social démocratie atlantiste mais déjà le soutien à l’extrême-droite qui aujourd’hui prend tout son ampleur est une attaque contre la souveraineté française dans un contexte favorisé par l’UE et l’OTAN. Il est clair que mai 68 en France grâce à l’intervention massive de la classe ouvrière n’est pas seulement ce maïdan mais il est aussi par suite d’erreurs stratégique, de crise ouverte dans l’ex-URSS aussi l’ouverture vers la domination nord-américaine du continent européen. Ce texte est donc précieux à relire et il témoigne d’une certaine lucidité. (Danielle Bleitrach)

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DE FAUX RÉVOLUTIONNAIRES À DÉMASQUER

Comme toujours lorsque progresse l’union des forces ouvrières et démocratiques, les groupuscules gauchistes s’agitent dans tous les milieux. Ils sont particulièrement actifs parmi les étudiants. À l’université de Nanterre, par exemple, on trouve : les « maoïstes » ; les « Jeunesses communistes révolutionnaires » qui groupent une partie des trotskystes ; le « Comité de liaison des étudiants révolutionnaires », lui aussi à majorité trotskyste ; les anarchistes ; divers autres groupes plus ou moins folkloriques.

Malgré leurs contradictions, ces groupuscules – quelques centaines d’étudiants – se sont unifiés dans ce qu’ils appellent « Le Mouvement du 22 mars Nanterre » dirigé par l’anarchiste allemand Cohn-Bendit.

Non satisfaits de l’agitation qu’ils mènent dans les milieux étudiants – agitation qui va à l’encontre des intérêts de la masse des étudiants et favorise les provocations fascistes – voilà que ces pseudo-révolutionnaires émettent maintenant la prétention de donner des leçons au mouvement ouvrier. De plus en plus on les trouve aux portes des entreprises ou dans les centres de travailleurs immigrés distribuant tracts et autres matériels de propagande.

Ces faux révolutionnaires doivent être énergiquement démasqués car, objectivement, ils servent les intérêts du pouvoir gaulliste et des grands monopoles capitalistes.

Un des maîtres à penser de ces gauchistes est le philosophe allemand Herbert Marcuse qui vit aux États-Unis. Ses thèses sont connues. Elles peuvent être résumées de la façon suivante : les partis communistes « ont fait faillite », la bourgeoisie a « intégré la classe ouvrière qui n’est plus révolutionnaire », la jeunesse, surtout dans les universités, « est une force neuve, pleine de possibilités révolutionnaires, elle doit s’organiser pour la lutte violente ».

Bien entendu, les adeptes de Marcuse, chez nous, doivent tenir compte de la force, de l’influence du Parti Communiste Français, et de la combativité de la classe ouvrière. Mais tout en y mettant des formes, ils portent leurs coups contre notre Parti – et la CGT – et cherchent à mettre en cause le rôle fondamental de la classe ouvrière dans la lutte pour le progrès, la démocratie, le socialisme.

Les thèses et l’activité de ces « révolutionnaires » pourraient prêter à rire. D’autant qu’il s’agit, en général, de fils de grands bourgeois – méprisants à l’égard des étudiants d’origine ouvrière – qui rapidement mettent en veilleuse leur « flamme révolutionnaire » pour aller diriger l’entreprise de papa et y exploiter les travailleurs dans les meilleurs traditions du capitalisme.

Cependant, on ne saurait sous-estimer leur malfaisante besogne qui tente de jeter le trouble, le doute, le scepticisme parmi les travailleurs et, notamment, les jeunes. D’autant que leurs activités s’inscrivent dans le cadre de la campagne anticommuniste du pouvoir gaulliste et des autres forces réactionnaires. De plus, des journaux, des revues, des hebdomadaires – dont certains se réclamant de la gauche – leur accordent de l’importance et diffusent à longueur de colonnes leurs élucubrations. Enfin et surtout parce que l’aventurisme gauchiste porte le plus grand préjudice au mouvement révolutionnaire.

En développant l’anticommunisme, les groupuscules gauchistes servent les intérêts de la bourgeoisie et du grand capital.

Le Parti Communiste Français est le meilleur défenseur des revendications immédiates des travailleurs manuels et intellectuels. Il représente une force essentielle dans le combat pour éliminer le pouvoir des monopoles et lui substituer un régime démocratique nouveau permettant d’aller de l’avant dans la voie du progrès social, de l’indépendance nationale et de la paix. Il est le meilleur artisan de l’union des forces ouvrières et démocratiques, de l’entente entre tous les partis de gauche, condition décisive pour atteindre ces objectifs. Sans le Parti Communiste, il n’est pas de véritable gouvernement de gauche, il n’est pas de politique de progrès possible.

Mais notre Parti n’a pas comme seul objectif de lutter contre la malfaisance politique du pouvoir des monopoles et de lui substituer un authentique régime démocratique. Effectivement il lutte pour l’abolition du capitalisme et l’instauration d’une société socialiste où sera bannie à tout jamais l’exploitation de l’homme par l’homme. Pour une société qui réalisera l’entière égalité sociale de tous ses membres et où le but de la production ne sera plus le profit d’une petite minorité mais la satisfaction des besoins matériels et culturels de tous.

Pour atteindre ces objectifs, notre Parti Communiste fonde son action avant tout sur la classe ouvrière qui est la force sociale décisive de notre époque.

La grande mission historique de la classe ouvrière est de liquider le capitalisme et d’édifier le socialisme, seule société véritablement humaine.

Il en est ainsi parce que la classe ouvrière ne possède toujours aucun moyen de production, qu’elle est la classe la plus exploitée et, par conséquent, la seule classe véritablement révolutionnaire jusqu’au bout. Il en est ainsi parce que les conditions mêmes de développement de la production font que la classe ouvrière est la mieux organisée, la plus disciplinée et la plus consciente.

Les pseudo-révolutionnaires de Nanterre et d’ailleurs auront beau faire, ils ne changeront rien à cette réalité historique. D’ailleurs c’est bien la classe ouvrière qui a donné naissance au système socialiste qui libère l’homme de toute forme d’exploitation et d’oppression et assure progressivement la satisfaction de ses besoins matériels et culturels. Au système socialiste qui apporte tout son appui à la lutte des peuples pour leur indépendance nationale. Au système socialiste qui, par son exemple, convaincra toujours plus les travailleurs des pays capitalistes qu’il est de leur intérêt de s’engager dans la voie du socialisme.

Ces vérités élémentaires qui prouvent que le Parti Communiste Français est en France le seul parti révolutionnaire, dans le bon sens du terme, nous devons les rappeler énergiquement à ces pseudo-révolutionnaires. Nous devons leur rappeler aussi ces paroles d’Anatole France à l’adresse des intellectuels : « Pour combattre et vaincre nos adversaires, rappelez-vous citoyens que vous devez marcher avec tous les artisans de l’émancipation des travailleurs manuels, avec tous les défenseurs de la justice sociale et que vous n’avez pas d’ennemis à gauche. Rappelez-vous que, sans les prolétaires, vous n’êtes qu’une poignée de dissidents bourgeois et qu’unis, mêlés au prolétariat, vous êtes le nombre au service de la justice. »

Mais il est bien évident que nous ne confondons pas les petits groupuscules gauchistes s’agitant dans les universités avec la masse des étudiants. Au contraire, ceux-ci bénéficient de notre entière solidarité dans la lutte qu’ils mènent pour la défense de leurs légitimes revendications contre la politique désastreuse du pouvoir gaulliste dans le domaine de l’éducation.

Les étudiants ont besoin du soutien actif des travailleurs. C’est pourquoi ils doivent s’appuyer sur eux dans leur combat. Et la classe ouvrière a le plus grand intérêt d’avoir à ses côtés les étudiants en lutte pour leurs propres objectifs et pour ceux qui leur sont communs.

En effet, pour autant qu’elle a un rôle décisif à jouer dans la lutte pour le progrès, la démocratie et le socialisme, la classe ouvrière ne saurait prétendre y parvenir seule. Elle a besoin d’alliés. Les étudiants, la jeunesse en général, sont parmi ces alliés indispensables. C’est pourquoi il faut combattre et isoler complètement tous les groupuscules gauchistes qui cherchent à nuire au mouvement démocratique en se couvrant de la phraséologie révolutionnaire. Nous les combattrons d’autant mieux que nous ferons toujours plus connaître les propositions du Parti et sa politique unitaire pour le progrès social, la démocratie, la paix et le socialisme.

Georges MARCHAIS

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 20:12

Libérons Mumia !

COLLECTIF UNITAIRE NATIONAL DE SOUTIEN À MUMIA ABU-JAMAL

En 2015 le combat pour la libération de Mumia continue !

2 janvier 2015Actualité

RASSEMBLEMENT (18h) PLACE DE LA CONCORDE
Près de l’Ambassade des Etats-Unis / Rendez-vous angle rue de Rivoli – Jardin des Tuileries / Métro : Concorde

En 2015 le combat pour la libération de Mumia continue Comme chaque premier mercredi du mois, nous donnons rendez-vous aux franciliens pour exiger la libération de Mumia Abu-Jamal. Rappelons que le journaliste noir américain a déjà passé plus de 33 ans en prison dont 30 dans l’enfer du couloir de la mort. Il a toujours clamé son innocence sans jamais pouvoir la défendre face à un système judiciaire raciste et inéquitable. Arrêté et incarcéré à l’âge de 28 ans, il a eu 60 ans le 24 avril 2014. Marié, père et grand-père, Mumia veut « rentrer à la maison ». Agissons pour que sa libération et son retour auprès de siens interviennent le plus vite possible.

Ce rassemblement sera aussi l’occasion de protester contre la Loi « anti-Mumia » promulguée par le Gouverneur de Pennsylvanie en octobre 2014. En effet, faute de pouvoir interdire le droit à la parole et à l’écriture au seul citoyen Mumia Abu-Jamal, cette loi, adoptée en procédure d’urgence, prive désormais tous les prisonniers et anciens prisonniers de Pennsylvanie de leur droit d’expression. Il en est de même pour les familles des prisonniers (et leurs soutiens) qui s’exposeront à des poursuites judiciaires dès lors qu’ils s’exprimeront publiquement sur les condamnations de leurs proches ou les conditions de la vie carcérale. Cette législation liberticide et inconstitutionnelle fait l’objet d’un recours en justice déposé par des organisations de défense des droits humains, des journalistes, Mumia et d’autres prisonniers.

Pour exiger l’abrogation de cette Loi : signez et faîtes signer LA PETITION INTERNATIONALE en cliquant sur ce lien

Vous pouvez prendre connaissance de la traduction en français de cette pétition en cliquant ici. Attention, pour valider votre signature vous devez cocher la case « OTHER » en fin de liste des Etats américains (rubrique State/Province).

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117 pays votent en faveur du moratoire universel sur les exécutions !

28 décembre 2014Actualité

Le 18 décembre 2014, l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU) a réaffirmé, pour la cinquième fois depuis 2007, son large soutien à la Résolution « Moratoire sur l’application de la peine de mort », confirmant ainsi la tendance irréversible vers l’abolition. La résolution A/RES/69/186, qui avait déjà bénéficié en novembre dernier d’un soutien croissant lors du vote de la troisième commission de l’ONU, a été adoptée avec un record de 117 votes pour, 38 contre, 34 abstentions et 4 pays absents au moment du vote.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien

La Coalition Mondiale contre la peine de mort (160 ONG) se félicite de l’engagement des Etats, toujours plus nombreux sur le chemin de l’abolition universelle.

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Décès de Samiya(Goldii), la fille de Mumia et de Wadiya

19 décembre 2014Actualité

Âgée seulement de 36 ans, Samiya est décédée avant hier d’un cancer du sein. Elle venait de terminer une maîtrise en travail social à l’Université de Pennsylvanie. Samiya était aussi une rappeuse lyrique connue et reconnue sous le nom de « Goldii ». Ses créations artistiques mettaient en évidence les problèmes de discrimination raciale, sociale et pénale. Elle fut une ardente combattante pour défendre l’innocence de son père et pour dénoncer la politique américaine d’incarcération massive et les conséquences induites pour les enfants et les familles des condamnés.

La Coalition américaine des soutiens à Mumia Abu-Jamal s’est exprimée en ces termes : « C’est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons le décès de Samiya (Goldii). Nous présentons nos sincères condoléances à sa mère Wadiya, son père Mumia, à ses deux filles, à ses soeurs et à tous leurs proches. Goldii a toujours fait preuve d’une énergie et d’une créativité extraordinaires, tant durant ses études de psychologie que dans l’épreuve face à cette terrible maladie qu’elle combattait avec ténacité et courage. Déjà très affaiblie, elle continuait à défendre son père dans sa quête d’un monde meilleur. Tu nous manques déjà Goldii car tu étais exceptionnelle et nous ne t’oublierons jamais ».

Le Collectif français des soutiens à Mumia a également fait part de sa grande tristesse à Mumia et à Wadiya, leur adressant ses plus sincères condoléances et les assurant de ses sentiments d’amitié et de solidarité dans ce moment de terrible douleur familiale.

Si vous souhaitez faire parvenir un message de sympathie à la famille, merci d’adresser quelques mots à Mumia à cette adresse :

Mumia ABU-JAMAL
AM.8335
SCI Mahanoy / 301 Morea Road
Frackville, PA 17932
USA

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 20:07

News

Publié le 31 décembre 2014 par Benoit

RADAR : UN PETIT NOUVEAU ATTENDU À LUZAY EN 2015

75 000 EUR d’investissements pour contrôler la vitesse dans la commune des Deux-Sèvres, sur la 938

Alors que la départementales 938 entre Thouars et Parthenay a été complètement rénovée cette année, le chantier ayant laissé place à une route flambant neuve qui incite à la vitesse, la commune de Luzay a exprimé son souhait d’accueillir un nouveau radar par l’entremise de son maire, Gilles Meunier.

Peu de temps après les travaux d’élargissement de la voie, qui a ensuite bénéficié d’un tout nouveau revêtement, la vitesse est plus que jamais un problème sur cette portion de départementale. Un accident conséquent a d’ailleurs eu lieu peu de temps après la fin des travaux, événement qui a motivé le conseil général à considérer l’implantation du radar, qui devrait avoir lieu juste avant le pont. Le dispositif pourrait flasher dans les 2 sens, ou seulement les véhicules circulant en direction d’Airvault, les modalités précises devant encore être finalisées.

Sur cette portion de route, la vitesse est limitée à 90 km/h, malgré le souhait du conseil départemental de limiter la vitesse à 70 km/h. Les probabilités d’apparition du radar sont grandes, la seule difficulté étant pour le conseil régional de trouver les 75.000 € de financement.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 12:11
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 08:09

LA DERNIERE LETTRE DE PATRICE LUMUMBA A SA FEMME PAULINE

Vendredi, 26 Décembre, 2014 - 22:13

Kongo (Kinshasa), Péyi zanmi-kanmarad

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Destitué puis emprisonné, c’est en novembre 1960 que Patrice Emmery Lumumba écrit cette lettre à son épouse, Pauline. Du fond de sa cellule, il sait que ce sont les derniers mots qu’il pourra lui adresser…

« Ma compagne chérie, Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo ! Vive l’Afrique ! ».

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 12:56

Pour Rappel : la longue liste des 33 résolutions de l'ONU non respectée par l'Etat d'Israel depuis 1947 :

Résolutions prises en assemblée générale

(ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins » ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

Résolutions prise par le conseil de sécurité de l'ONU

Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure suceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 07:16

Le texte sur un Etat palestinien pourrait être voté à l'ONU

FABRICE SAVEL AVEC AGENCES

MARDI, 30 DÉCEMBRE, 2014

L'HUMANITÉ.FR

Le projet de résolution de l'Onu appelant à la signature d'ici un an d'un accord de paix au Proche-Orient et à la fin de l'occupation des territoires palestiniens d'ici 2017 devrait être soumis au Conseil de sécurité dans la journée ou mercredi matin au plus tard.

"Nous avons décidé que nous allions passer au vote au Conseil de sécurité sur la résolution", a déclaré l'ambassadrice de Jordanie à l'ONU, Dina Kawar. Le Conseil doit se réunir à 22H00 GMT (17H00 heure locale). Selon la représentante permanente de la Jordanie à l'Onu, les délégations des pays arabes ont décidé que le texte devait être mis aux voix le plus vite possible, mais tout dépendra du temps nécessaire pour organiser la réunion. La diplomate a dit avoir demandé que le vote ait lieu mardi après-midi. Si ce n'est pas le cas, il pourrait avoir lieu mercredi matin, a quant à lui indiqué l'observateur palestinien Riad Mansour. Les Palestiniens avaient apporté lundi des modifications à leur projet de résolution et demandé que le texte soit soumis au Conseil de sécurité dès cette semaine.

D'après des diplomates occidentaux, il serait possible d'organiser la réunion pour 17h00, heure de New York (22h00 GMT). Si le texte obtient les neuf voix nécessaires à son adoption, les Etats-Unis opposeront sans aucun doute leur veto. "Notre position sur la résolution n'a pas changé. Et je voudrais ajouter qu'il y a de nombreux pays qui ont dit qu'ils ne pourront pas soutenir cette résolution. Et même parmi ces pays, il y en a qui soutiennent les Palestiniens depuis longtemps et qui ont indiqué qu'ils ne voteraient pas en faveur" du texte, a fait valoir Jeffrey Rathke, un porte-parole du département d'Etat américain, lors d'un point de presse.

Lundi, M. Rathke avait expliqué que la résolution posait notamment "des délais arbitraires à un succès des négociations de paix et au retrait d'Israël de Cisjordanie". Selon lui "le risque est plus grand que les négociations soient entravées qu'elles ne soient couronnées de succès". Lors d'une réunion de deux heures lundi, convoquée par la Jordanie, qui siège au Conseil, le groupe arabe à l'ONU avait, lui, apporté son soutien au document modifié. Les amendements prévoient Jérusalem-Est, occupée et annexée, comme capitale d'un Etat palestinien, le règlement de la question des prisonniers palestiniens, l'arrêt de la colonisation israélienne et rappellent le caractère illégal du mur de séparation. Le texte prévoit en outre un accord de paix dans un délai de douze mois, et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 18:03

Grèce : Le tournant anti-austérité ?

Après cinq années des remèdes de cheval austéritaires infligés en pure perte à la Grèce par la coalition PASOK (sociaux démocrates) / Nouvelle Démocratie (droite) sous la direction de la commission européenne et du FMI, le peuple grec pourrait bien dire stop et ouvrir une nouvelle ère. En effet, alors que le Parlement grec vient de confirmer pour la 3e fois son refus d'élire Dimas, le candidat de la coalition gouvernementale à l'élection présidentielle, des élections législatives sont convoquées pour le 25 janvier. Syriza, le Front de gauche grec, donné en tête dans les sondages pourrait conduire le pays sur une nouvelle voix : celle du redressement et de la réponse aux urgences sociales.

Les marchés, l'union européenne et le FMI exercent une pression maximale

Mais rien n'est fait. La Grèce et le désir d'alternative du peuple grec subissent depuis quelque jours un feu nourrit pour l'affaiblir. Celui des marchés (les taux d'intérêts ont bondit de 8,5 % à 9,5 % en quelques jours) et de la bourse. Celui du FMI qui a suspendu son « aide » en attendant le nouveau gouvernement afin de s'assurer que les citoyens grecs votent « comme il faut ». Celui des émissaires politiques de la commission européenne, comme Pierre Moscovici il y a peu, chargé de sermonner les égarés.

Laissons parler les peuples européens

Le peuple grec est adulte. Il doit décider librement de son avenir, comme tous les peuples européens. Nous sommes en effet collectivement à la croisée des chemins. Nous le voyons bien, avec la progression des forces authentiquement de gauche en Espagne, au Portugal, en Irlande et un peu partout en Europe, la perspective d'un changement radical de politique économique mettant fin au règne de la finance et priorisant l'humain, les solidarités et la planète, prend une consistance nouvelle. Les puissances de l'argent l'ont bien compris, redoutant un effet domino à l'échelle européenne.

Un Front européen anti-austérité

A Athènes comme à Paris, ce sont bien ces recettes libérales inutiles et dangereuses qu'il est possible de remettre en question. Ces recettes comme celles contenues dans la triste Loi Macron, inspirées par le MEDEF et qui fait consensus de la direction du PS à nombre d'élus UMP.

Il faut faire du neuf. En France comme en Europe, des forces considérables, politiques, associatives, syndicales et citoyennes se rassemblent pour construire une perspective positive.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 12:30

24

Nov

2014

Un journaliste Allemand dévoile le contrôle de la presse par la CIA

Udo Ulfkotte, un ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung (qui est l’un des plus grands journaux Allemand), a décidé de rendre publique sa participation dans la corruption des «nouvelles» des médias occidentaux, estimant que celles-ci entraînent l’Europe vers une guerre nucléaire contre la Russie, provoquée par l’aristocratie américaine via la CIA.

Il a été un des conseillers du gouvernement Helmut Kohl. Entre 1986 et 1998, Ulfkotte a vécu en : Iraq, Iran, Afghanistan, Arabie saoudite, Oman, Émirats arabes unis, Égypte et en Jordanie. Il est membre du German Marshall Fund et a fait partie de la Fondation Konrad Adenauer de 1999 to 2003. Il a gagné le prix civique de la Fondation Annette Barthelt en 2003.

Il a été cofondateur d’un mouvement de paix contre l’extrémisme islamique naissant en Allemagne.

Et maintenant, il sort un livre qui prétend que les États-Unis sont en réalité la plus grande de toutes les menaces à la paix. Le livre est disponible uniquement en allemand, Gekaufte Journalisten, qui signifie «journalistes achetés.” (en tête des ventes dans sa catégorie sur Amazon.de – si un germanophone se sent de faire une fiche de lecture ce serait génial, contactez moi)

Voici des extraits de son témoignage à la télévision Russe :

Je suis journaliste depuis 25 ans, et j’ai été éduqué à mentir, à trahir, et à ne pas dire la vérité au public. Mais voyant actuellement et durant ces derniers mois, jusqu’à quel point… comment les médias allemands et américains essaient d’apporter la guerre aux Européens, d’apporter la guerre à la Russie. C’est un point de non-retour, et je vais me lever et dire … que ce que j’ai fait dans le passé n’est pas correct, de manipuler les gens, de faire de la propagande contre la Russie et ce que font mes collègues et ont fait dans le passé, parce qu’ils sont soudoyés pour trahir le peuple pas seulement en Allemagne, mais dans toute l’Europe.

La raison de ce livre est que je suis très inquiet d’une nouvelle guerre en Europe, et je ne souhaite pas que la situation se reproduise, parce que la guerre ne vient jamais d’elle-même, il y a toujours des gens derrière qui poussent à la guerre, et ce ne sont pas seulement les politiciens, ce sont les journalistes aussi.

J’ai juste écrit dans le livre comment nous avons trahi dans le passé nos lecteurs juste pour pousser à la guerre, et parce que je ne veux plus de cela, j’en ai marre de cette propagande. Nous vivons dans une république bananière, et pas dans un pays démocratique où nous aurions la liberté de la presse, les droits de l’Homme. [...]

Si vous regardez les médias allemands, et plus spécialement mes collègues qui, jour après jour, écrivent contre les Russes, qui sont dans des organisations transatlantiques, et qui sont soutenus par les États-Unis pour faire cela, des gens comme moi. Je suis devenu citoyen d’honneur de l’État de l’Oklahoma. Pourquoi au juste ? Juste parce que j’écris pro-américain. J’ai écrit pro-américain. J’étais soutenu par la Central Intelligence Agency, la CIA. Pourquoi? Parce que je devais être pro-américain.

J’en ai marre de ça. Je ne veux plus le faire ! Et alors j’ai juste écrit le livre non pour gagner de l’argent, non, ça va me coûter de nombreux problèmes, juste pour donner aux gens dans ce pays, l’Allemagne, en Europe et partout dans le monde, juste pour leur donner un aperçu de ce qui se passe derrière les portes closes.

Oui il y a de nombreux exemples de cela : si vous revenez sur l’histoire, dans l’année 1988, si vous allez dans vos archives, vous trouverez en mars 1988 qu’il y a eu en Irak des Kurdes qui ont été gazés avec des gaz toxiques, ce qui est connu du monde entier. Mais en juillet 1988, ils m’ont envoyé dans une ville appelée Zubadat qui est à la frontière de l’Irak avec l’Iran. C’était la guerre entre les Iraniens et les Irakiens, et j’ai été envoyé là-bas pour photographier comment les Iraniens ont été gazés par du gaz toxique, par du gaz toxique allemand. Vous l’appelez LOST, sarin, gaz moutarde, fabriqué par l’Allemagne. Ils ont été gazés et j’étais là pour prendre des photographies de comment ces gens ont été gazés par du gaz toxique venant d’Allemagne. Lorsque je suis revenu en Allemagne, il n’y avait qu’une seule petite photo dans le journal, le Frankfurter Allgemeine [Zeitung], et il y avait un seul petit article, ne décrivant pas comment c’était impressionnant, brutal, inhumain et terrible, de tuer la moitié… de tuer, des décennies après la seconde guerre mondiale, des gens avec du gaz toxique allemand. Ainsi, ce fut une situation où je me suis senti abusé d’avoir été là-bas et juste pour donner un documentaire sur ce qui s’était passé, mais ne pas avoir été autorisé à dévoiler au monde ce que nous avions fait derrière les portes fermées. Jusqu’à aujourd’hui, ce n’est pas bien connu du public allemand qu’il y a eu des gaz allemands, qu’il y a eu des centaines de milliers de gens gazés dans cette ville de Zubadat.

Maintenant vous m’avez demandé ce que j’ai fait pour les agences de renseignement, alors s’il vous plaît, comprenez que la plupart des journalistes que vous voyez dans les pays étrangers prétendent être journalistes, et ils pourraient être journalistes, des journalistes européens ou américains… Mais nombre d’entre eux, comme moi dans le passé, sont soi-disant appelés : « couverture non officielle ». C’est comme ça que les Américains les appellent. J’ai été une « couverture non officielle ». La couverture non officielle, ça signifie quoi ? Cela signifie que vous travaillez pour une agence de renseignement, vous les aidez s’ils veulent que vous les aidiez, mais jamais, au grand jamais, [...] lorsque vous êtes attrapés, lorsqu’ils découvriront que vous n’êtes pas seulement un journaliste mais également un espion, ils ne diront jamais : « celui-ci était l’un des nôtres ». ils ne vous connaîtront pas. Voilà ce que veut dire une couverture non officielle. Ainsi, je les ai aidés à plusieurs reprises, et je me sens honteux pour cela aussi désormais. De la même manière que je me sens honteux d’avoir travaillé pour des journaux très recommandés comme le Frankfurter Allgemeine, parce que j’ai été soudoyés par des milliardaires, j’ai été soudoyé par les Américains pour ne pas rendre compte exactement la vérité. […] J’imaginais juste lorsque j’étais dans ma voiture pour venir à cet entretien, j’essayais de me demander ce qu’il se serait passé si j’avais écrit un article pro-russe, dans le Frankfurter Algemeine. Et bien je ne sais pas ce qui se serait passé. Mais nous avons tous été éduqués à écrire pro-européen, pro-américain, mais de grâce pas pro-russe. Alors je suis très désolé pour cela…. Mais ce n’est pas la façon dont je comprends la démocratie, la liberté de la presse, et je suis vraiment désolé pour cela.

Et bien oui je comprends très bien la question. L’Allemagne est toujours une sorte de colonie des États-Unis, vous le verrez dans de nombreux points; comme [le fait que] la majorité des Allemands ne veut pas avoir des armes nucléaires dans notre pays, mais nous avons toujours des armes nucléaires américaines. Donc, oui, nous sommes encore une sorte de colonie américaine, et, étant une colonie, il est très facile d’approcher les jeunes journalistes au travers (et ce qui est très important ici est) des organisations transatlantiques. Tous les journalistes appartenant à des journaux allemands très respectés et recommandés, des magazines, des stations de radio, des chaînes de télévision, sont tous membres ou invités de ces grandes organisations transatlantiques. Et dans ces organisations transatlantiques, vous êtes approchés pour être pro-américain. Et il n’y a personne venant à vous et disant : « nous sommes la CIA. Voudriez-vous travailler pour nous ? ». Non ! Ce n’est pas la façon dont ça se passe.Ce que font ces organisations transatlantiques, c’est de vous inviter pour voir les États-Unis, ils paient pour cela, ils paient toutes vos dépenses, tout. Ainsi, vous êtes soudoyés, vous devenez de plus en plus corrompus, parce qu’ils font de vous de bons contacts. Alors, vous ne saurez pas que ces bons contacts sont, disons, non officiels. Des couvertures non officielles ou des personnes officielles travaillant pour la CIA ou pour d’autres agences américaines. Alors vous vous faites des amis, vous pensez que vous êtes ami et vous coopérez avec eux. Et ils vous demandent : « pourriez-vous me faire cette faveur- ci ? Pourriez-vous me faire cette faveur-là ? ». Alors votre cerveau subit de plus en plus un lavage de cerveau par ces types. Et votre question était : est-ce seulement le cas avec les journalistes allemands? Non ! Je pense que c’est plus particulièrement le cas avec les journalistes britanniques, parce qu’ils ont une relation beaucoup plus étroite. C’est aussi particulièrement le cas avec les journalistes israéliens. Bien sûr avec les journalistes français, mais pas autant que pour les journalistes allemands ou britanniques. … C’est le cas pour les Australiens,les journalistes de Nouvelle-Zélande, de Taïwan, et de nombreux pays. Des pays du monde arabe, comme la Jordanie, par exemple, comme Oman, le sultanat d’Oman. Il y a de nombreux pays où ça se passe, où vous trouvez des gens qui déclarent être des journalistes respectables, mais si vous regardez plus derrière eux, vous découvrirez que ce sont des marionnettes manipulées par la CIA.

Excusez-moi de vous interrompre, je vous donne un exemple. Parfois, les agences de renseignement viennent à votre bureau, et veulent que vous écriviez un article. Je vous donne un exemple [ne venant] pas d’un journaliste bizarre, mais de moi même. J’ai juste oublié l’année. Je me rappelle seulement que le service de renseignement allemande pour l’étranger, le Bundesnachrichtendienst (c’est juste une organisation sœur de la Central Intelligence Agency, elle fut fondée par cette agence de renseignement) [...] est venu à mon bureau au Frankfurter Algemeine, à Francfort. Et ils voulaient que j’écrive un article sur la Libye et le colonel Mouammar Kadhafi. Je n’avais absolument aucune information secrète concernant le colonel Kadhafi et la Libye. Mais ils m’ont donné toutes ces informations secrètes, et ils voulaient juste que je signe l’article de mon nom.

Je l’ai fait. Mais c’était un article qui fut publié dans le Frankfurter Algemeine, qui originellement venait duBundesnachrichtendienst, de l’agence de renseignement pour l’étranger. Donc pensez-vous réellement que ceci est du journalisme ? Des agences de renseignement écrivant des articles ?

Oh oui. Cet article que j’ai reproduit partiellement dans mon livre, cet article était : « Comment la Libye et le colonel Mouhamar Kadhafi a secrètement essayé de construire une usine de gaz toxiques à Rabta ». Je crois que c’était Rabta, oui. Et j’ai obtenu toutes ces informations… c’était une histoire qui fut imprimée à travers le monde entier quelques jours plus tard. Mais je n’avais aucune information à ce sujet, c’était l’agence de renseignement qui voulait que j’écrive un article. Donc ce n’est pas la manière dont le journalisme devrait fonctionner, que les agences de renseignement décident de ce qui est imprimé ou pas.

Si je dis non, je vous donne un exemple, un très bon exemple de ce qui se passe si vous dites non. Nous avons secouru des unités en Allemagne avec des hélicoptères dévolus aux accidents de la route. Ils se nomment eux-mêmes les « anges jaunes ». Il y avait un type qui ne voulait pas coopérer, c’était un pilote du service d’hélicoptères des anges jaunes en Allemagne. Ce type a dit non au service de renseignement pour l’étranger, le Bundesnachrichtendienst, lorsqu’ils l’approchèrent et voulurent qu’ils travaillent en tant que couverture non officielle pour l’agence allemande de renseignement pour l’étranger, tout en prétendant être un membre des anges jaunes. Alors ce qui arriva, c’est que cet homme perdit son travail. Et [au] tribunal en Allemagne, le juge décida qu’ils avaient raison parce qu’on ne peut pas faire confiance à un tel type. Il a été viré de son travail parce qu’il n’a pas coopéré avec le service de renseignement pour l’étranger. Ainsi, je savais ce qui arriverait si je ne coopérais pas avec les services de renseignement .

J’ai dû avoir une, deux, trois… six fois ma maison a été perquisitionnée, parce que j’ai été accusé par le procureur général allemand de divulgations de secrets d’État. Six fois ma maison perquisitionnée ! Et bien, ils espéraient que je ne refasse jamais encore cela. Mais je pense que c’est pire, car la vérité sortira un jour. La vérité ne mourra pas. Et je me fiche de ce qui va arriver. J’ai eu trois crises cardiaques, je n’ai pas d’enfants. Donc s’ils veulent me poursuivre ou me jeter en prison… La vérité en vaut la peine…

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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