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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 13:32

La CFDT se prononce pour le travail dominical

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Le syndicat aime tellement les travailleurs qu'il veut les voir aussi le dimanche

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"Si la loi permet des compensations pour les salariés, nous disons banco" au travail dominical, a déclaré aujourd'hui le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, mais sans aller jusqu'à 12 dimanches autorisés pour l'ouverture des magasins."Il n'est pas question d'aller jusqu'à 12 dimanches", sachant que les cinq dimanches autorisés aujourd'hui "ne sont pas la plupart du temps utilisés", a-t-il avancé.

"Pour l'instant, il n'y a pas de compensation pour des salariés d'une entreprise de moins de 20 salariés, ce qui pour nous n'est pas acceptable parce qu'on sait que ce sont les principaux concernés", a déclaré Laurent Berger sur RTL.

L'extension du travail dominical est l'une des mesures prévues dans le projet de loi présenté aujourd'hui par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, à l'Assemblée Nationale pour "déverrouiller l'économie". Six Français sur dix (62%) sont favorables à l'ouverture des magasins le dimanche mais dans le même temps, ils sont tout autant à être opposés à l'idée de travailler eux-mêmes ce jour-là, selon un récent sondage BVA.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 12:58

Reconnaissance de l’État palestinien : "À François Hollande d'agir" (PCF)

Aujourd'hui 11 décembre, les sénateurs français viennent à leur tour d'adopter une résolution invitant le gouvernement français à reconnaître l'État de Palestine. Ce vote historique positif est une victoire de tous les partisans d'une paix juste et durable en Palestine, en Israël, en France et dans le monde. Il est conforme à la responsabilité de la France, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, d'agir pour le respect du droit international et la dignité des peuples.

Au lendemain de l'assassinat du ministre palestinien Abou Ziad tué lors d'une manifestation pacifiste contre la colonisation, ce scrutin envoie le signal d'espoir attendu de la France : un avenir de paix et de développement au Proche-Orient ne pourra s'écrire que par la reconnaissance, aux côtés d'Israël, d'un État palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
Nous voulons saluer les sénateurs qui n'ont pas failli à leur mandat, en particulier les sénateurs du groupe CRC pour leur action déterminée et leur esprit de rassemblement.

La mobilisation doit s'amplifier et s'élargir. Elle pourra continuer de compter sur l'engagement du Parti communiste et de tous ses élus porteurs du respect des résolutions de l'ONU et du droit international, de la solution à deux États, de l'exigence de libération des prisonniers politiques et de la levée du blocus de Gaza.

La reconnaissance de l’État palestinien n'attend plus. À François Hollande d'agir. Et le président et l'exécutif français ne peuvent plus se dérober : ils doivent incarner la voix du peuple français qui est favorable à la reconnaissance immédiate – en première instance et sans condition – de l’État palestinien et à la fin de la colonisation israélienne.

Notre mobilisation générale et la solidarité internationale peuvent obliger les dirigeants, en particulier de la France, à appuyer à l'ONU l'initiative du président de l'Autorité palestinienne pour obtenir la fin de l'occupation et de la colonisation au plus tard dans un délai de deux ans. Les parlementaires européens auront à se prononcer en décembre, à l'initiative notamment de la Gauche unitaire européenne (GUE-NGL).

Le Parti communiste français appelle à ce que « l'Europe » manifeste par ce vote sa détermination à agir pour la paix et le droit international, la fin de la colonisation et l'avènement d'une nouvelle ère de démocratie, de paix et de développement au Proche-Orient.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 11:43

ANGELA MERKEL ENCAISSE SANS BRONCHER UN DISCOURS CINGLANT AU BUNDESTAG CONTRE SA POLITIQUE QUI ACCEPTE
LA VASSALISATION DE L’EUROPE PAR LES ÉTATS-UNIS.
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Cette vidéo est assurément à voir . Il s'agit du discours, prononcé le 26 novembre dernier, par le Dr Sahra Wagenknecht, députée allemande du parti "Die Linke" ( traduction : "La Gauche"). Ce parti est un peu l'équivalent français du Parti de Gauche, mais avec une position plus oppositionnelle au SPD que celle de M. Mélenchon en France, lequel a contribué à faire élire François Hollande en 2012 sans rien exiger en échange.

Pendant près de 7 minutes,la députée dresse, devant la Chancelière d'Allemagne, un véritable réquisitoire de la politique, guerrière et contraire aux intérêts du peuples et des entreprises allemands, conduite par l'actuel gouvernement de Berlin.

On notera en particulier qu'elle développe exactement certaines des mêmes analyses que celles que je présente, depuis plusieurs années, dans ma conférence "Qui gouverne la France et l'Europe ?".

C'est ce dont témoigne l'extrait ci-après :

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Dr Sahra Wagenknecht, députée allemande s'adressant à Angela Merkel :

« Je peux vous recommander de lire le livre de Zbigniew Brzezinski qui a longtemps été un pionnier de la politique étrangère américaine. Le beau titre de ce livre, écrit en 1997, se présente ainsi : « LE GRAND ÉCHIQUIER, La primauté de l’Amérique et ses impératifs géostratégiques ».

« En ce qui concerne l’Europe, Brzezinski plaide pour un élargissement décisif de l’OTAN vers l’est : d'abord en Europe centrale, puis dans le sud, puis dans les pays baltes et enfin en Ukraine. Parce que, comme l’auteur le justifie de façon convaincante, « chaque étape de l’expansion étend automatiquement la sphère immédiate d’influence des États-Unis ».
[...]

« Au lieu de travailler avec ces voyous [nazis du gouvernement ukrainien], nous avons à nouveau besoin d’une politique étrangère allemande dans laquelle la sécurité et la paix en Europe est plus importante que les instructions de Washington. »
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C'est un discours courageux ; et l'attitude silencieuse et presque penaude avec laquelle la Chancelière d'Allemagne est constitutionnellement obligée de l'écouter fait plaisir à voir.

Pour voir la vidéo avec les sous-titres en français :
https://www.youtube.com/watch?v=UpR_AOYBHu0&app=deskto

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 09:24

Avec sa loi, le libéral Macron braque la gauche

MERCREDI, 10 DÉCEMBRE, 2014

jour après jour, le ministre de l’économie rassemble de plus en plus... contre lui. Hier, c’était au tour des professions réglementées (avocats, notaires...) de manifester.

Photos : Charles Platiau/Reuters

Le gouvernement, Manuel Valls en tête, a présenté, hier, le projet de loi controversé du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. À gauche et jusque dans les rangs du PS, les oppositions se sont confirmées à mesure que le projet était officiellement présenté.

En rangs serrés. À la sortie du Conseil des ministres, hier matin, Manuel Valls est monté au créneau pour défendre le désormais fameux projet de loi Macron, du nom du ministre de l’Économie, très contesté sur plusieurs fronts, en particulier sur sa gauche. Le ministre en question a eu droit à un discours de soutien total de la part du premier ministre qui a engagé tout l’exécutif, Élysée compris : « C’est une loi de progrès et de liberté et là je reprends les mots prononcés par le président de la République », a-t-il déclaré. « Libérer », « investir » et « travailler ». À défaut d’avoir encore été consacrés devise du gouvernement « pro-business » (Manuel Valls à la City de Londres le 6 octobre dernier), ces trois mots ouvrent chacun l’un des chapitres du projet de loi « pour libérer le potentiel inexploité de croissance et d’activité ». 106 articles liés à des sujets très divers, sous un même emballage. Il y a l’élargissement du travail dominical, principal sujet de discorde. Mais aussi l’ouverture des lignes d’autocar sur le territoire national concurrençant les liaisons ferroviaires de la SNCF, la libéralisation des professionnels réglementées du droit tels les notaires ou les huissiers, le retour de la possibilité de ventes immobilières à la découpe, ou encore des attaques contre les prud’hommes. Autant de thèmes abordés, de catégories touchées, que de résistances possibles. « Je vois bien le risque de différents fronts, reconnaît le très libéral député socialiste Christophe Caresche.

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 20:12

A.Tsipras: Et maintenant un mandat fort pour un gouvernement SYRIZA.

A l’occasion de la présentation à la Chambre de Commerce et d’Industrie des propositions programmatiques de SYRIZA pour le tourisme, Alexis Tsipras s’est félicité de l’avancement de la date de l’élection présidentielle en qualifiant l’accélération actuelle de l’évolution politique en Grèce de «grande victoire du peuple et de la démocratie» puisque «ce sont le peuple et les citoyens qui obligent la coalition gouvernementale à ce repli et à la fuite vers l’avant».

Mesdames et Messieurs,

chers invités

Je remercie de la part de SYRIZA les représentants des institutions productives, des organismes professionnels et syndicaux, les représentants des partis et aussi les ambassades pour leur participation à cette manifestation.

Une manifestation qui loin d’être de nature introvertie, elle est ouverte à tous car elle a pour objet la présentation des propositions programmatiques de notre parti pour le tourisme, – qui est une des industries les plus fructueuses pour la reconstruction de l’économie grecque – l’échange des idées et l’enrichissement du débat.

Mais cette rencontre est marquée par sa date. Elle a lieu un jour après l’acte suicidaire du gouvernement d’avancer les dates de l’élection présidentielle.

Un jour donc après la reconnaissance par toutes les parties qu’il y a une impasse politique.
L’accélération de la procédure de l’élection présidentielle par un Parlement délégitimé et incapable d’assurer le large consensus exigé par le législateur pour l’élection du Président de la Démocratie, équivaut de fait à l’accélération de la mise en œuvre du recours au.

Et enfin, nous savons maintenant que le 29 Décembre termine l’action destructrice du gouvernement bipartite des mémorandums.
Et la nouvelle année apportera la souveraineté populaire et un mandat fort pour un gouvernement de salut social autour de SYRIZA.

L’accélération de la procédure électorale qui était depuis longtemps réclamée par l’opposition et refusée par le gouvernement comme facteur supposé d’instabilité politique et d’incertitude, elle est devenue hier initiative du gouvernement par nécessité et non pas par choix.

Car sa politique est arrivée à des impasses destructeurs.
Car l’opposition de la société à cette politique s’est genéralisée.
Ce sont le peuple et les citoyens qui obligent la coalition gouvernementale à ce repli et à la fuite vers l’avant.

Et de ce point de vue, l’accélération de l’évolution politique est une grande victoire du peuple et de la démocratie.
Lors des élections qui sont à venir s’opposeront donc, distinctement, deux projets politiques alternatifs pour notre pays:
D’un côté il y aura le projet de M. Samaras, qui veut statufier le Mémorandum, comme le laissent apparaître son courrier électronique à l’adresse de la troïka, et les révélations sur ses intentions concernant les caisses d’assurance, les coupes budgétaires et les nouvelles taxes.

Et de l’autre côté il y aura le projet politique de SYRIZA, qui a été déjà exposé à Thessalonique et qui sera appliqué sereinement et méthodiquement dès le premier jour de la nouvelle gouvernance.

Le mensonge était le fondement et l’outil de la politique intérieure et extérieure de M. Samaras.
Mais le mensonge a les jambes courtes.

Il mentait à ses partenaires en les laissant croire qu’il disposait de 180 voix au Parlement qui lui permettraient de continuer sa descente infernale.

Il mentait aussi au peuple en déclarant qu’il avait obtenu un accord sur le règlement de la dette.

Et maintenant il est obligé d’admettre qu’il n’a ni l’un ni l’autre.

Et naturellement il n’a pas osé de présenter les mesures qu’il a promis de faire voter par le Parlement.

Mais ses courriers électroniques [adressés à la Troïka] ne sont pas restés cachés et les engagements de M. Samaras à la Troïka ont vu la lumière du soleil.
Et c’est ainsi que nous sommes passés de la fameuse «sortie du tunnel mémorandaire » aux « ténèbres profondes ».

Et maintenant, M. Samaras est contraint de trouver pour le vote des mesures préalables [réclamées par la Troïka] 180 et non plus 151 voix au Parlement.

Car cest bien cela l’objectif des trois votes successifs au Parlement.

L’élection d’un nouveau Président n’est pas le seul enjeu du vote parlementaire. M. Samaras demande aussi le vote combiné des mesures préalables réclamées par la Troïka et des nouvelles qui accompagnent la poursuite du Mémorandum et qui vont de pair avec la perspective de la continuité du mandat du gouvernement actuel.

Mais à ce propos je veux adresser un message bien clair.

L’année 2014 est différente de 2012.

Le terrorisme ne passe plus et tourne en ridicule les apeurés qui tentent à leur tour d’apeurer le peuple.

Le droit d’un peuple à sa dignité est inaliénable et il ne peut pas être laissé à la discrétion des marhés.

Et surtout pas à la discrétion des marchés qui de toute façon tournent leur dos à la Grèce.

Certains doivent enfin le comprendre.

Notre peuple qui subi depuis quatre ans vainement des sacrifices injustes, il ne redoute et n’est effrayé que d’ une chose:
De la poursuite du martyre des nouvelles mesures, des coupes supplémentaires dans les retraites, des taxes aberrantes comme l’ ENFIA, du chômage, de la désintégration sociale.
Et il a raison d’avoir cette crainte parce que les mesures préalables exigées et acceptées par M. Samaras ne se cachent plus.
M. Samaras ne peut pas bluffer les électeurs une deuxième fois avec un agenda caché.
Il n’ a plus de contes de fées à raconter. Qui a pu oublier ses vantardises de 2012 et de son illustre « renégociation »?
Ainsi donc, l’enjeu principal de cet affrontement électoral est le vote des mesures préalables exigées par la Troïka et les dilemmes sont les suivants:

– Pour ou contre la hausse de la TVA sur les médicaments?

  • Pour ou contre un mécanisme de réduction automatique des pensions de retraite?

  • Pour ou contre la libération des licenciements?

  • Pour ou conte le retour de lock-out?
  • Pour ou contre la suppression de la Prestation de la Solidarité Sociale pour les Retraités (EKAS)?

Le vote des parlementaires le 17, 23 et 29 décembre portera en premier lieu sur ces questions.

Amies et amis,

Je profite de l’occasion de cette assemblée d’appeler à la vigilance démocratique tous les Grecs qui ont supporté et continuent de supporter le lourd coût de la politique actuelle .
Pour inviter tous les citoyens à transformer leur opposition aux mémorandums, et aux accords impudents du gouvernement actuel par courrier électronique en force subversive et solidaire.
Le peuple grec devra choisir prochainement celui qui mènera les négociations cruc
iales.

Qui protégera mieux ses intérêts, qui libérera le pays de la tutelle étouffante et destructrice des créanciers?
Ceux qui nous ont amené à la situation actuelle?
Ou SYRIZA qui se bat pour le changement démocratique, pour la justice sociale, et pour la résistance nationale à la transformation de la Grèce à une filiale de l’entreprise des grands intérêts?
Notre peuple a fait un grand pas avec ses combats.
Dans les prochaines semaines il sera appelé à compléter son action en bouleversant les dessins gouvernementaux et mémorandaires.
En donnant à SYRIZA une grande et incontestable majorité combative qui lui permettra de mettre en œuvre son programme et de franchir tous les grands obstacles que nous connai
ssons d’avance.

Je suis convaincu que la nouvelle année sera une période de changement, d’espoir et d’optimisme en Grèce et en Europe.

Je suis convaincu que la nouvelle année sera celle du changement, de l’espoir et de l’optimisme en Grèce et en Europe.

Traduction:Vassiliki Papadaki

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 09:47
Pierre LAURENT à Marseille pour l’avenir à Gauche…

Paru sur le site « Le Raco » Hier.

http://lerouetacoeurouvert.blogspot.fr/2014/12/pierre-laurent-marseille-pour-lavenir.html

Quelle alternative à gauche et avec quel rassemblement pour l'incarner ? Pierre LAURENT, à Marseille hier soir, était l'invité de l'aile gauche du Parti socialiste, Gauche Avenir. Pour Pierre LAURENT, l'alternative c'est maintenant, c'est pour cela qui ne se ménage pour travailler au rassemblement pour sortir de l'ornière en inventant un nouveau mode de développement pour la France. Un Pierre LAURENT qui martèle qu’aucune réunion ou colloque, n’est de trop mais, le fond de l’affaire reste la lutte, que le travail permanent de mobilisation sur le terrain est maintenant une dimension essentielle de la construction d’une alternative. Pierre LAURENT estime que ce qu’engage le Front de Gauche qui cherche des convergences avec d’autres forces politiques, syndicales et associatives, doit amener le Front de Gauche à faire sur le terrain électoral ce que le Front de Gauche essaye de faire sur celui des luttes, une construction citoyenne.

C’est dans un contexte nouveau et singulier que s’est déroulée la rencontre d’hier à Marseille, où Pierre LAURENT, secrétaire national du PCF, pour le Front de Gauche, Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d’Europe écologie-Les Verts et Marie-Noëlle Lienemann, membre du bureau national du PS, étaient d’accord pour dire qu’il y a urgence à faire émerger une alternative politique face à la politique gouvernementale, face à ce qu’elle génère de régressions, de découragement du monde du travail, des classes populaires et de la jeunesse et au risque du retour d’une droite radicalisée et de l’extrême droite. L’initiative fera certainement date, ce lundi, ce fut l’occasion à trois personnalités nationales représentant les trois courants de la gauche française pour débattre des contours d’un « nouveau pacte majoritaire ».

Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d’Europe écologie-Les Verts (EELV), déclarait : « Aujourd’hui, les Français ne comprennent pas dans quel sens va l’action du gouvernement. Nous, écologistes, sommes disponibles pour redonner un sens à la majorité, sur la base du programme de 2012. Il ne faut pas abandonner. Nous sommes disponibles pour recréer de l’espérance. ». Quant à Marie-Noëlle Lienemann, ancienne Ministre de Lionel Jospin et membre du bureau national du PS, elle ne cache pas ses divergences avec le gouvernement qui se revendique de son propre parti. « Je ne suis pas une frondeuse, je suis une résistante. Dans la Résistance, il y a eu le refus mais aussi la proposition. Moi, je résiste à la dérive libérale du gouvernement », déclarait-elle. Jugeant sévèrement le parti-pris libéral assumé par Manuel Valls, elle estimait que « ce n’est jamais en abandonnant les principes de son camp qu’on rassemble car on finit toujours par le perdre »

Une rencontre qui se situait au moment où l'aile gauche du Parti socialiste lance une campagne pour appeler les parlementaires à voter contre le projet de loi « pour la croissance et l'activité »défendue par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. Ainsi, Marie-Noëlle Lienemann clarifie la position des frondeurs en s’exprimant contre le projet de loi « MACRON », car il constitue à ses yeux « la remise en cause de tous les combats historiques de la gauche ».

Semaine après semaine, Pierre Laurent se fait plus ferme vis-à-vis de la politique gouvernementale actuelle. Avec toutes et tous les communistes, il élève le ton au niveau qu’il faut.

Aujourd'hui, il est plus que jamais important d'être sur le terrain, car la gauche a perdu des positions importantes au plan des idées. De manière générale, Pierre Laurent ne considère pas cette situation comme inéluctable. Avec ce Front de Gauche élargi, Pierre LAURENT veut réveiller les forces de gauche et cela ne peut pas se faire avec les politiques d'austérité actuelle.

Ses critiques concernant la politique gouvernementale ne datent pas d'aujourd'hui. Mais l'évolution de la situation l'amène à élever le ton car les résultats sont décidément très mauvais. On l'observe avec l'explosion du chômage. Mais aussi par des choix qui n'ont fait qu'encourager la surenchère du Medef.

Pierre Laurent dit que c'est de son devoir d'appeler la gauche à relever la tête. Avec les élections départementales de mars prochain dans le viseur.

Le Parti Communiste, avec cet esprit de rassemblement, va tout faire pour conserver les positions électorales. Ce sera difficile car le mode de scrutin et le redécoupage des cantons ont été faits en sa défaveur. Mais, Pierre Laurent pense que les forces qui peuvent être tentées par le découragement et le repli, peuvent être mobilisées.

Pour ce qui est des alliances avec le PS, elles sont inimaginables sauf avec les socialistes critiques envers le gouvernement. Mais, il y a des situations qu'il faut regarder. Soit parce que la gauche serait trop en danger, soit parce ce qu'il y a des situations où le débat entre les forces de gauche sur le terrain dans un canton est possible sur le contenu des objectifs à porter. Donc le travail de rassemblement que le PCF mène sur d'autres choix que les choix gouvernementaux, n'exclut en rien le travail dans les cantons pour construire des candidatures les plus larges possibles.

Enfin, sur la question des frondeurs, Pierre Laurent précise qu’il partage des critiques fortes sur le chemin pris par le gouvernement. Il faut que le dialogue porte à présent sur les solutions. Mais, il ne suffit plus que se juxtaposent des constats, et des critiques. Il faut faire émerger ensemble, si possible, des propositions communes.

L'heure est donc au rassemblement ! C'est une période de rassemblement, mais aussi de dialogue et de construction politique. Si rien n'est fait, la droite et l'extrême droite vont continuer tranquillement à prospérer sur les échecs de la politique gouvernementale actuelle.

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 06:21

Pourquoi la gauche a-t-elle besoin d’un projet de transformation sociale ?

Face à l’hégémonie néolibérale et aux attentes populaires

MARDI, 25 NOVEMBRE, 2014

Marie-Pierre Vieu, membre du comité national du PCF

Par Marie-Pierre Vieu, membre du comité national du PCF, Pierre Zarka, président de l’Observatoire des mouvements de la société et Christian Picquet, porte-parole de Gauche unitaire.

C’est la refondation de la gauche qui est posée ! par Marie-Pierre Vieu Membre du comité national du PCF

C’est Philippe Marlière, politologue et « socialiste affligé » qui écrit, dans Gauche, ne plus tarder, que les mesures phares de « l’Humain d’abord » sont globalement moins anticapitalistes que celles du programme commun de 1972. Pas un jugement de valeur, cette incise dans notre débat ne vise qu’à démontrer une chose : tout projet transformateur est intimement lié au moment présent et aux rapports des forces en vigueur. Il s’inscrit bien sûr dans le mouvement général pour l’émancipation et dans le combat séculaire de la gauche. Mais nous ne sommes ni en 1945, ni en 1981, ni même en 1997, mais sous le coup de l’offensive libérale d’un capitalisme mondial financiarisé, au cœur d’un remodelage global de notre société tendant à détruire, pour les recomposer, les cadres et institutions qui l’ont nourrie et structurée. Répondre aux besoins fondamentaux nous amène aujourd’hui à peser sur les terrains structurants de cet affrontement : celui du dépassement de l’austérité par la sécurisation de l’emploi et des parcours de vie face à la précarisation généralisée en France comme en Europe ; celui du partage des richesses et de l’égalité par la redistribution fiscale et sociale, les services publics ; celui de placer notre planète au-dessus du productiviste et intégrer le paradigme écologique dans la notion de développement ; celui des droits et d’une VIe République citoyenne qui nous libèrent au lieu de nous encadrer et de nous soumettre ! Depuis le 6 mai 2012 et l’élection de François Hollande, il n’en va pas seulement d’un renoncement de plus d’un gouvernement socialiste après dix années de droite dure. Face à la « France entravée », il s’agit de nous délester de tous ces acquis et repères qui ont scellé le pacte social et républicain, le bien commun de notre nation, et nous ont soumis à la seule loi de la compétition : choc de compétitivité, réforme des collectivités, réduction drastique du périmètre public, politiques ouvertement sécuritaires, soumission totale aux marchés et à la BCE, tandis que le Medef est ouvertement institutionnalisé comme partenaire privilégié. Et pour user des termes de Jean-Christophe Cambadélis, il s’agit encore de créer le « nouveau pôle réformiste » en capacité d’imposer cette feuille de route. L’urgence démocratique révélée encore lors des scrutins des municipales et européennes atteste de la violence des maux créés par cette politique, affectant en profondeur la personne, paralysant l’électorat de gauche. Et, sauf à lier la question du projet transformateur à celle de l’alternative à gauche et du rassemblement majoritaire pour la gagner, grandit le risque de marginaliser tout combat progressiste. L’urgence n’est pas à faire le dos rond face à l’adversité d’un Medef dopé, une droite extrémisée, un FN publiquement banalisé, mais à ouvrir un espace neuf pour faire converger et cheminer ensemble les forces et personnes disponibles pour l’alternative. Conscientes que c’est la refondation de la gauche qui est posée ! Ce combat, nous le gagnerons dans le rassemblement politique incluant les forces discordantes du PS ; dans une construction partagée avec le mouvement social, d’où l’importance de poursuivre et structurer le mouvement contre l’austérité. Mais il est plus global. « Cela commence par recréer une conscience de gauche, une conscience collective », souligne la féministe Caroline De Haas. Ce combat est aussi celui pour la bataille de perspective et l’hégémonie culturelle, il est celui d’une action de proximité sur le terrain du travail, dans les quartiers populaires, la jeunesse, les intellectuels. La construction d’« assises de la transformation sociale et écologique » proposées par le Front de gauche, et dont le premier comité d’initiative a lieu cette semaine, vise à l’émergence de cette unité nouvelle, sans raccourci aucun, dans une démarche démocratique et populaire à la hauteur de l’espoir que nous voulons générer à gauche.

Le processus a besoin d’un horizon par Pierre Zarka Président de l’Observatoire des mouvements de la société

L’époque où le rendement du capital s’indexait essentiellement sur la production industrielle est close. De ce fait, est close l’époque de compromis « fordien » entre capitalistes et revendications populaires. La société ne restera pas ce qu’elle est. Elle ne peut que basculer soit davantage dans la sauvagerie capitaliste soit vers une société de mise en commun. L’espace de compromis qu’occupait le Parti socialiste n’existant plus, Valls et Hollande annoncent qu’ils ne changeront pas de cap. Ils accentuent même la brutalité de leur politique. La situation est délétère, la société s’effrite, les tensions montent. Cela situe l’urgence. Or, après avoir vérifié que faire pression sur le PS ne déboucherait pas, un grand nombre de personnes deviennent disponibles pour une autre voie. Il y a comme une attente non formulée d’autre chose. On y répondra que par de l’inédit, en redéfinissant un processus révolutionnaire. Le Front de gauche évoque le rôle du peuple. Mais encore faut-il préciser comment le peuple exerce réellement un rôle directement transformateur. Le rapport à l’acte institutionnel a besoin d’être revu. Réservé aux seuls élus, il est par essence délégataire et nous ne sortons pas de cette espèce de division des tâches désastreuse entre politique et revendicatif. Division qui éparpille les forces et enferme ceux qui luttent dans le rôle de demandeurs. Nous devons surmonter la dissociation séculaire entre luttes sociales, élaboration d’axes transformateurs et construction politique pour en faire un mouvement d’ensemble. Là et seulement là est l’ancrage d’un nouveau type de construction politique. Il n’y a de mouvement d’ensemble que dans la mesure où on conçoit ses propres revendications comme facteur d’un autre fonctionnement de la société. La Sécu est née quand des salariés ont pensé que les solutions à leurs propres revendications pouvaient dessiner un ensemble cohérent. La conscience de classe est un pour-soi que l’on sait rendre valable comme fonctionnement de la société. Cela interroge la prégnance de l’État sur nos esprits. Traditionnellement, partis, syndicats, citoyens font découler les transformations du pouvoir d’État, sans penser les actions populaires comme des forces instituantes, c’est-à-dire productrices de règles de portée générale. Faut-il avoir le dos au mur pour penser mettre son entreprise en coopérative ? Ne peut-on pas envisager cette démarche à l’échelle de la société tout entière ? Rares sont les luttes qui ne se heurtent pas à la logique du capitalisme, même si elle ne le savent pas toujours. Or l’attente de dépasser la protestation et de rendre immédiats les effets de l’action peut rendre sensible à des démarches et solutions fédératrices. Le processus de transformation ne se limite pas à une addition de mesures, mais suppose des actes qui s’en prennent d’emblée aux outils d’exploitation et de domination. Ce qui implique un horizon. Non pas un programme détaillé, mais un ailleurs vers lequel aller. Chaque acquis structurel a été lié à la vision d’une autre organisation sociale. La création de la Sécu ne doit-elle rien à l’idée qu’on se faisait alors du communisme ? Qu’y a-t-il de commun entre un enseignant et un ouvrier spécialisé ? Ni leurs revendications ni leur mode de vie mais peuvent être l’organisation de la société dont ils ont besoin. Encore faut-il qu’ils puissent s’y projeter. La conception trop courante du processus est celle d’une alternative qui se révélerait comme une heureuse surprise au bout d’une succession de transformations. Mais ces transformations ne pourront se faire que si nous concevons que la chronologie de la pensée capable de les produire n’est pas la chronologie des événements. Certes, dans les faits, l’avenir vient après le présent. Mais pas dans le domaine des idées qui influent sur les actes. Sans vision du but, le présent devient aléatoire. L’agir a besoin d’inclure la conceptualisation d’un autre système. Tâche urgente pour le Front de gauche, en en faisant l’affaire du plus grand nombre. C’est à mesure que se dégageront idées et comportements nouveaux que le rapport de forces bougera.

Oser gouverner à gauche par Christian Picquet Porte-parole de Gauche unitaire

En septembre, Gauche unitaire éditait un manifeste qu’elle intitulait : « Valls, ça suffit ! Vite, une nouvelle majorité rose-verte-rouge ! » Depuis, qui ne constate que l’urgence se fait plus pressante ? L’échec de la politique de l’offre et de l’austérité budgétaire ne fait plus de doute. L’investissement recule, la récession et la déflation guettent l’Europe, le chômage et la précarité progressent sans cesse, la désertification industrielle dévaste nos territoires. Pire, dans le chaudron de la souffrance sociale, de la destruction des protections collectives, de l’affaissement de la République, d’une crise politique et démocratique majeure, d’un désarroi massif, c’est une catastrophe qui se prépare. Qui verrait une droite ultraradicalisée, une extrême droite dopée par ses succès et un patronat de combat ne plus avoir d’adversaire, la gauche tout entière se trouvant marginalisée pour longtemps. L’heure est moins que jamais à la facilité des discours de dénonciation ou à la résignation devant des divisions génératrices d’impuissance. Alors que le mouvement populaire se retrouve sur la défensive, n’attendons pas des lendemains qui verraient la gauche anti-austérité enfin créditée de sa lucidité. Si un espoir politique ne renaît pas vite, la France risque de connaître des heures sombres. C’est la raison pour laquelle il importe de mettre sans délai, dans le débat public, les quelques objectifs d’intérêt général permettant de convaincre qu’une autre politique est possible. Et de porter, sur cette base, l’offre de nature à rassembler de nouveau les forces vives de la gauche. De la faillite des orientations conduites au sommet de l’État, découle de facto la politique alternative. Il est grand temps d’oser gouverner à gauche. D’user d’une dépense publique réorientée vers les besoins populaires, la création d’emplois et la transition écologique, pour initier une relance fondée sur un autre modèle de développement. D’affronter les logiques financières de court terme qui sont responsables des difficultés du pays. De promouvoir la justice fiscale, en commençant déjà par la mise à contribution des dividendes versés aux actionnaires des grands groupes, des revenus financiers des entreprises, des placements spéculatifs. De stimuler la demande intérieure grâce à l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et des retraites. De s’atteler à la refondation républicaine de la France, seule à même de restaurer l’égalité et d’interrompre le processus éloignant les citoyens de la politique. De rompre avec cette mise sous tutelle de la souveraineté populaire par la Commission de Bruxelles et la droite conservatrice allemande, véritable humiliation nationale nourrissant au quotidien les saillies de Mme Le Pen, en décidant de suspendre immédiatement le pacte budgétaire européen. À en juger par les critiques de la politique de François Hollande et Manuel Valls qui gagnent en intensité jusqu’au cœur du Parti socialiste, la plus grande partie de la gauche peut se retrouver sur de telles propositions. Ce qui rend impératif de la rassembler, à partir d’un pacte anti-austérité, pour installer la perspective d’une autre majorité et d’un gouvernement refusant la soumission à la loi d’airain des marchés. Rien, cependant, ne se fera sans l’intervention active des forces transformatrices. À commencer par celles du Front de gauche. Comme à d’autres périodes, celle de la genèse du Front populaire par exemple, il leur faut savoir faire preuve de courage, briser les routines, faire reculer le fatalisme dans les consciences, retrouver l’esprit de rassemblement qui a toujours été la condition de la remobilisation du peuple, prendre les initiatives de nature à faire basculer le destin du pays. Dit autrement, la refondation d’un projet régénérateur pour la gauche, c’est maintenant…

« il faut en finir avec la gauche passéiste » Dans l’Obs du 23 octobre, le premier ministre a indiqué : « Il faut être pragmatique et (...) en finir avec la gauche passéiste (...), hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. L’idéologie a conduit à des désastres mais la gauche que je porte garde un idéal : l’émancipation de chacun. Elle est pragmatique, réformiste et républicaine. »

Face à l’hégémonie néolibérale et aux attentes populaires

MARDI, 25 NOVEMBRE, 2014

Marie-Pierre Vieu, membre du comité national du PCF

Photo : Patrick Nussbaum

Par Marie-Pierre Vieu, membre du comité national du PCF, Pierre Zarka, président de l’Observatoire des mouvements de la société et Christian Picquet, porte-parole de Gauche unitaire.

C’est la refondation de la gauche qui est posée ! par Marie-Pierre Vieu Membre du comité national du PCF

C’est Philippe Marlière, politologue et « socialiste affligé » qui écrit, dans Gauche, ne plus tarder, que les mesures phares de « l’Humain d’abord » sont globalement moins anticapitalistes que celles du programme commun de 1972. Pas un jugement de valeur, cette incise dans notre débat ne vise qu’à démontrer une chose : tout projet transformateur est intimement lié au moment présent et aux rapports des forces en vigueur. Il s’inscrit bien sûr dans le mouvement général pour l’émancipation et dans le combat séculaire de la gauche. Mais nous ne sommes ni en 1945, ni en 1981, ni même en 1997, mais sous le coup de l’offensive libérale d’un capitalisme mondial financiarisé, au cœur d’un remodelage global de notre société tendant à détruire, pour les recomposer, les cadres et institutions qui l’ont nourrie et structurée. Répondre aux besoins fondamentaux nous amène aujourd’hui à peser sur les terrains structurants de cet affrontement : celui du dépassement de l’austérité par la sécurisation de l’emploi et des parcours de vie face à la précarisation généralisée en France comme en Europe ; celui du partage des richesses et de l’égalité par la redistribution fiscale et sociale, les services publics ; celui de placer notre planète au-dessus du productiviste et intégrer le paradigme écologique dans la notion de développement ; celui des droits et d’une VIe République citoyenne qui nous libèrent au lieu de nous encadrer et de nous soumettre ! Depuis le 6 mai 2012 et l’élection de François Hollande, il n’en va pas seulement d’un renoncement de plus d’un gouvernement socialiste après dix années de droite dure. Face à la « France entravée », il s’agit de nous délester de tous ces acquis et repères qui ont scellé le pacte social et républicain, le bien commun de notre nation, et nous ont soumis à la seule loi de la compétition : choc de compétitivité, réforme des collectivités, réduction drastique du périmètre public, politiques ouvertement sécuritaires, soumission totale aux marchés et à la BCE, tandis que le Medef est ouvertement institutionnalisé comme partenaire privilégié. Et pour user des termes de Jean-Christophe Cambadélis, il s’agit encore de créer le « nouveau pôle réformiste » en capacité d’imposer cette feuille de route. L’urgence démocratique révélée encore lors des scrutins des municipales et européennes atteste de la violence des maux créés par cette politique, affectant en profondeur la personne, paralysant l’électorat de gauche. Et, sauf à lier la question du projet transformateur à celle de l’alternative à gauche et du rassemblement majoritaire pour la gagner, grandit le risque de marginaliser tout combat progressiste. L’urgence n’est pas à faire le dos rond face à l’adversité d’un Medef dopé, une droite extrémisée, un FN publiquement banalisé, mais à ouvrir un espace neuf pour faire converger et cheminer ensemble les forces et personnes disponibles pour l’alternative. Conscientes que c’est la refondation de la gauche qui est posée ! Ce combat, nous le gagnerons dans le rassemblement politique incluant les forces discordantes du PS ; dans une construction partagée avec le mouvement social, d’où l’importance de poursuivre et structurer le mouvement contre l’austérité. Mais il est plus global. « Cela commence par recréer une conscience de gauche, une conscience collective », souligne la féministe Caroline De Haas. Ce combat est aussi celui pour la bataille de perspective et l’hégémonie culturelle, il est celui d’une action de proximité sur le terrain du travail, dans les quartiers populaires, la jeunesse, les intellectuels. La construction d’« assises de la transformation sociale et écologique » proposées par le Front de gauche, et dont le premier comité d’initiative a lieu cette semaine, vise à l’émergence de cette unité nouvelle, sans raccourci aucun, dans une démarche démocratique et populaire à la hauteur de l’espoir que nous voulons générer à gauche.

Le processus a besoin d’un horizon par Pierre Zarka Président de l’Observatoire des mouvements de la société

L’époque où le rendement du capital s’indexait essentiellement sur la production industrielle est close. De ce fait, est close l’époque de compromis « fordien » entre capitalistes et revendications populaires. La société ne restera pas ce qu’elle est. Elle ne peut que basculer soit davantage dans la sauvagerie capitaliste soit vers une société de mise en commun. L’espace de compromis qu’occupait le Parti socialiste n’existant plus, Valls et Hollande annoncent qu’ils ne changeront pas de cap. Ils accentuent même la brutalité de leur politique. La situation est délétère, la société s’effrite, les tensions montent. Cela situe l’urgence. Or, après avoir vérifié que faire pression sur le PS ne déboucherait pas, un grand nombre de personnes deviennent disponibles pour une autre voie. Il y a comme une attente non formulée d’autre chose. On y répondra que par de l’inédit, en redéfinissant un processus révolutionnaire. Le Front de gauche évoque le rôle du peuple. Mais encore faut-il préciser comment le peuple exerce réellement un rôle directement transformateur. Le rapport à l’acte institutionnel a besoin d’être revu. Réservé aux seuls élus, il est par essence délégataire et nous ne sortons pas de cette espèce de division des tâches désastreuse entre politique et revendicatif. Division qui éparpille les forces et enferme ceux qui luttent dans le rôle de demandeurs. Nous devons surmonter la dissociation séculaire entre luttes sociales, élaboration d’axes transformateurs et construction politique pour en faire un mouvement d’ensemble. Là et seulement là est l’ancrage d’un nouveau type de construction politique. Il n’y a de mouvement d’ensemble que dans la mesure où on conçoit ses propres revendications comme facteur d’un autre fonctionnement de la société. La Sécu est née quand des salariés ont pensé que les solutions à leurs propres revendications pouvaient dessiner un ensemble cohérent. La conscience de classe est un pour-soi que l’on sait rendre valable comme fonctionnement de la société. Cela interroge la prégnance de l’État sur nos esprits. Traditionnellement, partis, syndicats, citoyens font découler les transformations du pouvoir d’État, sans penser les actions populaires comme des forces instituantes, c’est-à-dire productrices de règles de portée générale. Faut-il avoir le dos au mur pour penser mettre son entreprise en coopérative ? Ne peut-on pas envisager cette démarche à l’échelle de la société tout entière ? Rares sont les luttes qui ne se heurtent pas à la logique du capitalisme, même si elle ne le savent pas toujours. Or l’attente de dépasser la protestation et de rendre immédiats les effets de l’action peut rendre sensible à des démarches et solutions fédératrices. Le processus de transformation ne se limite pas à une addition de mesures, mais suppose des actes qui s’en prennent d’emblée aux outils d’exploitation et de domination. Ce qui implique un horizon. Non pas un programme détaillé, mais un ailleurs vers lequel aller. Chaque acquis structurel a été lié à la vision d’une autre organisation sociale. La création de la Sécu ne doit-elle rien à l’idée qu’on se faisait alors du communisme ? Qu’y a-t-il de commun entre un enseignant et un ouvrier spécialisé ? Ni leurs revendications ni leur mode de vie mais peuvent être l’organisation de la société dont ils ont besoin. Encore faut-il qu’ils puissent s’y projeter. La conception trop courante du processus est celle d’une alternative qui se révélerait comme une heureuse surprise au bout d’une succession de transformations. Mais ces transformations ne pourront se faire que si nous concevons que la chronologie de la pensée capable de les produire n’est pas la chronologie des événements. Certes, dans les faits, l’avenir vient après le présent. Mais pas dans le domaine des idées qui influent sur les actes. Sans vision du but, le présent devient aléatoire. L’agir a besoin d’inclure la conceptualisation d’un autre système. Tâche urgente pour le Front de gauche, en en faisant l’affaire du plus grand nombre. C’est à mesure que se dégageront idées et comportements nouveaux que le rapport de forces bougera.

Oser gouverner à gauche par Christian Picquet Porte-parole de Gauche unitaire

En septembre, Gauche unitaire éditait un manifeste qu’elle intitulait : « Valls, ça suffit ! Vite, une nouvelle majorité rose-verte-rouge ! » Depuis, qui ne constate que l’urgence se fait plus pressante ? L’échec de la politique de l’offre et de l’austérité budgétaire ne fait plus de doute. L’investissement recule, la récession et la déflation guettent l’Europe, le chômage et la précarité progressent sans cesse, la désertification industrielle dévaste nos territoires. Pire, dans le chaudron de la souffrance sociale, de la destruction des protections collectives, de l’affaissement de la République, d’une crise politique et démocratique majeure, d’un désarroi massif, c’est une catastrophe qui se prépare. Qui verrait une droite ultraradicalisée, une extrême droite dopée par ses succès et un patronat de combat ne plus avoir d’adversaire, la gauche tout entière se trouvant marginalisée pour longtemps. L’heure est moins que jamais à la facilité des discours de dénonciation ou à la résignation devant des divisions génératrices d’impuissance. Alors que le mouvement populaire se retrouve sur la défensive, n’attendons pas des lendemains qui verraient la gauche anti-austérité enfin créditée de sa lucidité. Si un espoir politique ne renaît pas vite, la France risque de connaître des heures sombres. C’est la raison pour laquelle il importe de mettre sans délai, dans le débat public, les quelques objectifs d’intérêt général permettant de convaincre qu’une autre politique est possible. Et de porter, sur cette base, l’offre de nature à rassembler de nouveau les forces vives de la gauche. De la faillite des orientations conduites au sommet de l’État, découle de facto la politique alternative. Il est grand temps d’oser gouverner à gauche. D’user d’une dépense publique réorientée vers les besoins populaires, la création d’emplois et la transition écologique, pour initier une relance fondée sur un autre modèle de développement. D’affronter les logiques financières de court terme qui sont responsables des difficultés du pays. De promouvoir la justice fiscale, en commençant déjà par la mise à contribution des dividendes versés aux actionnaires des grands groupes, des revenus financiers des entreprises, des placements spéculatifs. De stimuler la demande intérieure grâce à l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et des retraites. De s’atteler à la refondation républicaine de la France, seule à même de restaurer l’égalité et d’interrompre le processus éloignant les citoyens de la politique. De rompre avec cette mise sous tutelle de la souveraineté populaire par la Commission de Bruxelles et la droite conservatrice allemande, véritable humiliation nationale nourrissant au quotidien les saillies de Mme Le Pen, en décidant de suspendre immédiatement le pacte budgétaire européen. À en juger par les critiques de la politique de François Hollande et Manuel Valls qui gagnent en intensité jusqu’au cœur du Parti socialiste, la plus grande partie de la gauche peut se retrouver sur de telles propositions. Ce qui rend impératif de la rassembler, à partir d’un pacte anti-austérité, pour installer la perspective d’une autre majorité et d’un gouvernement refusant la soumission à la loi d’airain des marchés. Rien, cependant, ne se fera sans l’intervention active des forces transformatrices. À commencer par celles du Front de gauche. Comme à d’autres périodes, celle de la genèse du Front populaire par exemple, il leur faut savoir faire preuve de courage, briser les routines, faire reculer le fatalisme dans les consciences, retrouver l’esprit de rassemblement qui a toujours été la condition de la remobilisation du peuple, prendre les initiatives de nature à faire basculer le destin du pays. Dit autrement, la refondation d’un projet régénérateur pour la gauche, c’est maintenant…

« il faut en finir avec la gauche passéiste » Dans l’Obs du 23 octobre, le premier ministre a indiqué : « Il faut être pragmatique et (...) en finir avec la gauche passéiste (...), hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. L’idéologie a conduit à des désastres mais la gauche que je porte garde un idéal : l’émancipation de chacun. Elle est pragmatique, réformiste et républicaine. »

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 06:16

Le Bureau confédéral s’est réuni ce matin

Préparation de la Commission executive du 9 décembre

Le Bureau confédéral de la CGT, comme prévu, s’est réuni ce matin.

En toutes responsabilités, il a débattu de toutes les questions soulevées par la situation vécue par la CGT et a préparé la réunion de la Commission exécutive confédérale du 9 décembre.

Comme nous l’avons annoncé aux organisations, la transparence complète sera donnée sur l’ensemble des sujets. La CE confédérale entendra le rapport d’étape de la Commission financière de contrôle et le Bureau confédéral fera des propositions pour améliorer les procédures financières dans la CGT.

Il proposera la tenue, avant le 16 décembre, d’une réunion des secrétaires généraux des organisations pour permettre le débat le plus large dans la CGT.

Contrairement à ce qui circule dans certains médias, aucun membre du Bureau confédéral n’a demandé la démission de Thierry LEPAON.

La CGT est une organisation avec des règles de vie et de fonctionnement démocratiques. Elle décide de ses choix dans le respect de ses statuts et non pas sous les pressions médiatiques.

La CGT, première organisation syndicale du pays, forte de ses centaines de milliers d’adhérents, reste mobilisée au service du progrès social et du rassemblement large des salariés.

Montreuil, le 5 décembre 2014

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Published by bruno fornaciari - dans SYNDICATS - JUSTICE SOCIALE cgt
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 05:34
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Published by bruno fornaciari - dans PS gouvernement economie finance
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 05:28

Journée de la laïcité : "les défis laïques sont aujourd'hui majeurs" (PCF)

Demain, mardi 9 décembre, est la journée de la laïcité. Elle doit être l’occasion de rappeler que la laïcité est un principe politique actif de la République. Pourtant, elle est aujourd’hui bien malmenée, faisant souvent l’objet, dans le débat public, de polémiques et de crispations. Elle est convoquée pour stigmatiser ou pour exclure, alors qu’elle appelle à établir la liberté de conscience, l’égalité des droits et le vivre ensemble fraternel. Si sa perception est à ce point brouillée, les détournements de la droite et du Front national n’y sont pas étrangers. Mais c’est aussi l’état de la République qui doit être interrogé, tant elle a peu à peu perdu du crédit, en se contentant trop souvent de proclamer ses principes sans les mettre réellement en œuvre.

Les défis laïques sont aujourd’hui majeurs. Celui de la lutte contre l’intégrisme, celui du respect de la souveraineté populaire, celui de la lutte contre toutes les discriminations, celui de la justice sociale...

La laïcité gagne à être connue pour ce qu’elle est vraiment, un principe révolutionnaire et émancipateur. A l’occasion de cette journée, le Parti communiste Français entend faire résonner un message de fraternité et appelle à sortir de l’affrontement identitaire qui fractionne notre peuple et fracture la société, auquel la laïcité est parfois mêlée contre nature.

Dans le respect du pluralisme et de la liberté de conscience, chacune et chacun doit pouvoir trouver sa place et participer à la construction d’une société commune et d’une République renouvelée.

Fabienne Haloui, responsable de la Commission Lutte contre le racisme et les discriminations au PCF,

Pierre Dhareville, responsable de la Commission Laïcité et relations avec les croyants au PCF, Le 8 décembre 2014.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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