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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:28

Pierre Laurent entame son tour de France à Marseille

CHRISTOPHE DEROUBAIX AVEC JULIA HAMLAOUI (À PARIS)

MERCREDI, 28 JANVIER, 2015

L'HUMANITÉ

Pierre Laurent : « Nous ne pouvons pas laisser passer des départements qui occupent une part importante des politiques publiques dans les mains de la droite et de l’extrême droite. »

Photo : Boris Horvat/AFP

Le secrétaire national du PCF a débuté son tour des régions prévu jusqu’en juin par un meeting dans les Bouches-du-Rhône, lundi soir. Après la victoire en Grèce de Syriza, l’objectif est plus que jamais pour le dirigeant communiste de rassembler les forces de gauche pour l’alternative à l’austérité.

Marseille, correspondant régional. Des vœux vraiment pas comme les autres. La fédération communiste des Bouches-du-Rhône a transporté sa traditionnelle soirée du dernier lundi de janvier de ses locaux marseillais de la rue de Lyon au Palais des événements du parc Chanot afin de pouvoir y accueillir le premier meeting du tour de France que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, engage jusqu’en juin. Vingt-quatre heures après la victoire de Syriza aux élections législatives en Grèce. Grâce à celle-ci, les vœux d’espoir de changement ne sont plus pieux. « Aujourd’hui, je ne vous dis pas bonsoir, je vous dis “kalispera”. Je ne vous dis pas espoir, je vous dis “elpida”. Je crois que nous parlons toutes et tous grec depuis hier soir », a lancé Pierre Laurent à la tribune. Pour celui qui préside aux destinées du Parti de la gauche européenne (PGE), ce qui s’est passé à Athènes aura forcément des répercussions : « Cette victoire va libérer des forces qui existent mais qui avaient perdu confiance. L’arc de forces présent la semaine dernière à Paris en soutien à Syriza était inédit (un meeting a notamment réuni des personnalités du Front de gauche, du PS, d’Europe Écologie-les Verts, du monde syndical et associatif — NDLR). Nous avons la capacité de lever des forces nouvelles. » Peu avant, répondant à la presse, il avait évoqué une « obligation, pour se montrer à la hauteur de ce qui est en train de se passer en Grèce, de construire ensemble ».

« Nous avons quelque chose à fêter », a lancé Pierre Dharréville, secrétaire de la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône, quelques minutes avant que Pierre Laurent ne prenne la parole, soulevant des murmures d’approbation parmi la foule venue assister au meeting marseillais. Évidemment, la victoire de Syriza en Grèce a alimenté les discussions entre les 700 à 800 participants, tandis que Pierre Laurent, de retour d’une rencontre dans un quartier populaire de Vitrolles, répondait en direct aux questions de France 3. « On ne pourra plus nous dire que nous prenons nos rêves pour la réalité, se réjouit Michel, un militant communiste marseillais. C’est vraiment une bonne nouvelle même si on sait, malgré tout, que le plus dur commence pour le nouveau gouvernement. » À la tribune, Pierre Laurent a également prévenu : « C’est maintenant que la bataille commence. Notre travail premier est d’organiser la solidarité avec la Grèce. » Lors de sa visite à Athènes, la semaine dernière à l’occasion du dernier meeting de campagne de Syriza, le responsable communiste a rencontré Alexis Tsipras, qui lui a confié : « Nous avons besoin de vous pour la victoire et surtout après. » « Nous exigeons le respect du vote des Grecs, a affirmé en retour Pierre Laurent, lundi soir, à Marseille. La dette n’est pas un problème grec, c’est un problème européen. »

« Donner un tour extraordinaire » au Forum européen des alternatives

Chacun avait en tête, également, l’écho et les répercussions que peut avoir cet événement sur la situation en France. Dans l’après-midi, le Front de gauche du centre-ville de Marseille, où il a récolté ses meilleurs scores lors de la présidentielle, a résumé, dans un communiqué, un état d’esprit partagé par le public du soir : « Toutes les forces anti-austérité de gauche et écologistes doivent se rassembler pour construire une alternative politique, sociale et écologique pour notre pays. » Dans ce contexte, le secrétaire national du PCF a appelé à « donner un tour extraordinaire » au grand Forum européen des alternatives, organisé à Paris les 30 et 31 mai prochain, dix ans après la victoire du « non » français au référendum sur le traité constitutionnel européen. « Chaque occasion doit être saisie pour faire grandir le rassemblement », a-t-il ajouté. D’ici là, auront lieu les élections départementales pour lesquelles Pierre Dharréville a donné « le coup d’envoi officiel » de la campagne lundi soir. « Nous ne pouvons pas laisser passer des départements qui occupent une part importante des politiques sociales et des politiques publiques dans les mains de la droite et de l’extrême droite. Mais il ne suffira pas demain de disposer de majorités de gauche, étant donné les ambiguïtés du gouvernement sur les politiques d’austérité », a prévenu Pierre Laurent.

Après cette première étape en PACA, le secrétaire national du Parti communiste doit poursuivre son « tour de France pour aider le peuple français à s’emparer de la politique ». « Il faut que nous soyons en dynamique pour que s’enclenche enfin la convergence à laquelle nous appelons depuis des mois », explique Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF.

La victoire de Syriza en Grèce a modifié la donne

L’objectif est ainsi de multiplier les rencontres avec les personnalités politiques, mais aussi des acteurs des mouvements sociaux et associatifs à l’échelle des territoires. « Je veux aider à des rencontres, contribuer à mettre du monde autour de tables rondes, à bâtir des ruches où l’on se parle, où l’on travaille, où l’on élabore, où l’on se confronte pour anticiper ce que sera le monde », avait prévenu Pierre Laurent, annonçant cette initiative à l’occasion de la conférence nationale du PCF en novembre. Depuis, les attentats à Charlie Hebdo et de la porte de Vincennes à Paris, et la victoire de Syriza en Grèce ont modifié la donne et rendent d’autant plus urgent de renouer avec l’espoir. « Pour l’instant, ce sont l’extrême droite et la droite qui tirent leurs marrons du feu, reprend Olivier Dartigolles. Pour lever l’espoir, il faut à la fois un travail concret sur les solutions anti-austérité et sur le rassemblement pour permettre leur mise en œuvre. » Ce tour de France, qui se poursuivra dès le 4 février dans les Yvelines puis le 12 en Normandie, se veut un point d’appui aux côtés d’autres initiatives comme les Chantiers d’espoir, qui devraient prochainement réunir en région également de nombreux acteurs de cette gauche.

Suite et Fin du tour en Paca. Pour finir la première étape de son tour de France, débuté lundi à Marseille, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, se rendra cematin à Manosque pour y rencontrer le collectif Réa et les syndicalistes de l’hôpital sur le thème de la santé. Quelques jours après les manifestations du 11 janvier, l’après-midi sera consacré à un débat sur le racisme et le vivre-ensemble à Orange, une ville dirigée par l’extrême droite.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 05:51

SYNDICALISME

Dialogue social : ce que le projet du Medef impliquerait en terme de régression sociale

28 JANVIER 2015 CRCGTPC

Il y a quelques jours seulement, la dernière séance de négociation sur la modernisation du dialogue social s’est soldée par un échec. Pour la CGT, la responsabilité en incombe entièrement au patronat qui voulait profiter de cette négociation pour faire une grande braderie des droits des salariés et de leurs représentants. Alors que le dossier est désormais entre les mains du gouvernement (une réunion entre toutes les parties aura lieu le 19 février), il nous semble important de revenir sur les différentes propositions inclues dans le projet patronal et les mettre en perspective. Car cet échec des négociations ne met pas les salariés à l’abri d’un possible démantèlement du système actuel de représentation des salariés au sein des entreprises. D’une part, parce que la politique économique et sociale du gouvernement par bien des aspects est plus à droite encore que celle de Nicolas Sarkozy (à tel point que nous assistons à une véritable convergence de vue entre le Medef et le gouvernement), et d’autre part parce que ce démantèlement suggéré dès 2008 dans le rapport Attali-Macron est largement repris par le projet Macron examiné depuis le 26 janvier devant le Parlement.

> Le ministre du Travail a entamé, le 27 janvier, des consultations bilatérales avec les organisations syndicales de salariés et les organisation patronales.

Durant 3 mois, le patronat a défendu un projet visant à démanteler le système actuel de représentation des salariés, lequel repose sur les délégués du personnel (DP), les comités d’entreprise (CE) et les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). L’objectif patronal : y substituer une instance unique de conseil :le conseil d’entreprise. Transposé dans la loi, ce projet serait une régression sociale dont l’impact sur la démocratie sociale au sein des entreprises serait catastrophique. Le droit des salariés et de leurs représentants, mais aussi certains des principes fondateurs de la République seraient tout bonnement mis à bas. Un véritable démantèlement de pans entiers du Code du travail.

La première proposition défendue par le Medef est donc la création d’une « instance unique de représentation du personnel« , le conseil d’entreprise. Cette proposition majeure du Medef remet purement et simplement en cause le principe démocratique selon lequel les salariés peuvent disposer d’institutions qui les représentent au sein des entreprises, pour reléguer ces institutions à une simple fonction de « conseil« . Les comités d’entreprise seraient supprimés et avec eux les fonctions qu’ils doivent assumer. Le Code du travail (article L2323, alinéas 1 à 5) stipule que le Comité d’entreprise a non pas une fonction de conseil, mais, qu’il a au contraire : « pour objet d’assurer une expression collective des salariés permettant la prise en compte permanente de leurs intérêts dans les décisions relatives à la gestion et à l’évolution économique et financière de l’entreprise, à l’organisation du travail, à la formation professionnelle et aux techniques de production« . Le Code du travail souligne donc le fait qu’employeurs et salariés n’ont pas forcément des intérêts communs et que les salariés, ont en tout cas des intérêts spécifiques, sinon même opposés, et qu’à ce titre ils peuvent donc avoir des institutions propres qui les représentent. Voilà la raison pour laquelle le Code du travail confèrent de nombreux pouvoirs aux CE. Au delà du coup qui serait asséné au Code du travail, ce seraient aussi les valeurs de la République qui seraient remises en cause, les articles du Code du travail menacés par le projet patronal n’étant que la retranscription de l’article 9 du préambule de la Constitution du 27 septembre 1946, lequel édicte ce principe qui a valeur constitutionnelle : « tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail, ainsi qu’à la gestion des entreprises« . Il remet aussi en cause l’article 22 de la Charte sociale européenne qui garantit « l’exercice effectif du droit des travailleurs de prendre part à la détermination et à l’amélioration des conditions de travail et du milieu du travail dans l’entreprise« , ainsi que la directive européenne du 11 mars 2002.

En dehors de la disposition majeure que contient le projet du Medef autour de la création d’une instance unique de conseil, le Medef propose une autre régression sociale majeure pour les salariés : la disparition quasi complète des CHSCT. Actuellement, la création d’un CHSCT est obligatoire dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés. Or, dans le projet du Medef, la création des CHSCT ne reposerait plus sur une obligation légale dans les entreprises de plus de 50 salariés. Ces derniers seraient seulement facultatifs et ne disposeraient pas de leurs prérogatives actuelles. L’article 2.1.4.1 du projet du Medef est très clair : « (…) Dans les établissements entre 50 et 500 salariés, cette commission (ndlr: le CHSCT) est mise en place par accord d’établissement ou d’entreprise« . La création d’une telle commission reposerait donc sur l’approbation d’un accord par l’employeur. Les cartes seraient donc bien entre les mains de l’employeur et de lui seul. Pourtant, les CHSCT ont un rôle social majeur et leur disparition aurait des répercussions très graves.

> Dans une interview au Journal du Dimanche datée du 21 janvier, en réaction à l’échec des négociations, le ministre du Travail exclut implicitement toute suppression des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Au fil des ans, les CHSCT sont devenus au sein des entreprises, l’acteur majeur de prévention des risques professionnels et doivent être obligatoirement consultés, notamment, comme le rappelle le site du ministre du Travail « avant toute décision transformation importante des postes de travail découlant de la modification de l’outillage (…) avant toute modification de cadence (Lire la suite ici). » Faut-il rappeler l’explosion des cas de harcèlement, d’épuisement professionnel, les problématiques récurrentes de TMS, de risques liés aux produits cancérigènes, d’agressions physiques, etc. ? La disparition des CHSCT serait socialement extrêmement préoccupante. Dans un même temps, un grand nombre de spécialistes en droit estiment (tout comme la CGT) qu’il faut au contraire renforcer leurs prérogatives et moyens.

Mais pourquoi le Medef souhaite-t-il tant voir disparaître les CHSCT ? La réponse est à chercher du côté de l’arrêt Snecma du 5 mars 2008. Par cet arrêt, la Cour de cassation a posé le principe selon lequel le juge pouvait suspendre la mise en oeuvre d’une réorganisation lorsqu’elle était de nature à compromettre la sécurité des travailleurs concernés. Avec une telle jurispridence – laquelle pose le principe selon lequel le pouvoir de direction de l’employeur est désormais subordonné au principe d’ordre public de la santé et de la sécurité des salariés -, les CHSCT disposent d’un autre réel pouvoir de contrainte vis à vis des employeurs. Pour couronner le tout, le patronat ajoute une dernière proposition qui remet en cause la possibilité ouverte actuellement aux CE et CHSCT : recourir à des expertises indépendantes, financières ou sociales (article 4.3.5.2 du projet du Medef).

Même si aucun terrain d’entente n’a été trouvé par les différentes parties ayant pris part à la négociation sur la modernisation du dialogue social, le Medef sait qu’il peut compter sur le gouvernement pour nombre de ses propositions. En effet, cela fait maintenant de nombreux mois que l’exécutif fait valoir que les droits sociaux des salariés sont un frein à la compétitivité des entreprises. Si Manuel Valls a expliqué que son gouvernement était « pro business », le ministre du Travail, a quant à lui indiqué en mai 2014 que la remise en cause, au moins provisoire, des obligations sociales liées au franchissement des seuils légaux n’était plus pour lui un tabou. François Hollande avait alors ajouté : « Chacun doit admettre la nécessité de lever un certain nombre de verrous et de réduire les effets de seuil« . À y regarder de plus près, le projet du Medef était l’une des mesures phare du rapport rédigé en janvier 2008 pour Nicolas Sarkozy par Jacques Attali et son rapporteur de l’époque… Emmanuel Macron. Or, des signes montrent que le gouvernement travaille dans la même direction.

Premièrement, dès 2013, le gouvernement a beaucoup insisté pour que les partenaires sociaux entérinent le fameux accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013. Cet accord avait déjà porté de très violents coups de boutoirs contre le Code du travail, en facilitant notamment les procédures de licenciement, en échange de contreparties dérisoires. Or, le projet Macron qui se profile serait beaucoup plus grave, car il accélère brutalement la dérèglementation sociale engagée en 2013. Le 19 octobre 2014, François Hollande a donné son accord pour la suppression de la peine de prison en cas de délit d’entrave. Actuellement, le Code du travail stipule : « Toute entrave apportée, soit à la constitution d’un comité d’entreprise, d’un comité d’établissement, ou d’un comité central d’entreprise, soit à la libre désignation de leurs membres, soit à leur fonctionnement prévoit une peine de prison pouvant aller jusqu’à 2 ans ». Une disposition remplaçant les peines d’emprisonnement par des sanctions financières a donc été ajoutée dans le projet de loi Macron, en examen au Parlement depuis le 26 janvier. Dans ce même projet a aussi été prévue une disposition visant à faciliter encore un peu plus les licenciements collectifs (prolongement de l’ANI du 11 janvier 2013). Il y a donc une grande cohérence entre les plans du Medef et ceux du gouvernement. Nous avons donc toutes les raisons de redouter le pire.

Tout au long de ces trois mois de négociation, la CGT a mis sur la table de nombreuses propositions visant à améliorer le dialogue social dans le pays, rappelant que l’urgence était à la représentation collective étendue à l’ensemble des salariés, quelle que soit leur situation. Pour Agnès Le Bot, négociatrice CGT, « il y a une anomalie démocratique majeure dans ce pays : chaque salarié, quelle que soit la taille de son entreprise, doit avoir le droit à être défendu, à se syndiquer, à la négociation collective, à pouvoir agir sur ses conditions de travail, sa santé au travail… Mais aussi agir sur le développement de l’entreprise, même quand celle-ci est petite. Or, à ce jour ce n’est pas le cas. »

C’est ce sur quoi la CGT a souhaité travailler durant les 3 mois de négociation qui ont eu lieu. Car modernisation signifie amélioration de la qualité du dialogue social et non dégradation. La partie patronale n’a pas été disposée à parler d’améliorations du dialogue social. Retrouvez les propositions défendues par la CGT présentées lors du point presse du 13 novembre 2014 :

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 20:37

Raul Castro demande la fin de l'embargo américain pour renouer les relations

AFP le 28/01/2015 à 20:28

Photo fournie par les services de la présidence du Costa Rica montrant le président cubain Raul Castro lors de l'inauguration du sommet de la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac)le 28 janvier 2015 au Costa Rica ( Présidence du Costa Rica / Roberto Sanchez )

Le président cubain, Raul Castro, a exigé mercredi des Etats-Unis qu'ils mettent fin à l'embargo contre Cuba afin de progresser dans le rétablissement de leurs relations, sa première déclaration depuis la réunion bilatérale de haut niveau organisée à La Havane.

"Le problème principal n'a pas été résolu. L'embargo économique, commercial et financier, qui provoque d'énormes dégâts humains et économiques et qui constitue une violation du droit international, doit cesser", a-t-il déclaré dans un discours prononcé au sommet de la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac), au Costa Rica.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 20:35

 

L'ancien président du Conseil constitutionnel et ex-ministre socialiste Roland Dumas se dit "convaincu d'avoir sauvé la République" en ayant validé en 1995 les comptes de campagne présidentielle "manifestement irréguliers" de Jacques Chirac, mais aussi d'Edouard Balladur.

"C'était mon premier dossier, je venais d'entrer en fonction", a déclaré au Figaro l'ancien avocat puis ministre des Affaires Etrangères de François Mitterrand, nommé à la présidence du conseil constitutionnel par ce dernier peu avant son départ de l'Elysée en 1995.

"Je peux le dire aujourd'hui, les comptes de campagne d'Edouard Balladur et ceux de Jacques Chirac étaient manifestement irréguliers", poursuit M. Dumas. "Que faire? C'était un grave cas de conscience. J'ai beaucoup réfléchi. Annuler l'élection de Chirac aurait eu des conséquences terribles. J'ai pensé à mon pays. Je suis un homme de devoir. Nous avons finalement décidé, par esprit républicain, de confirmer, à l'unanimité au deuxième tour, son élection présidentielle. je suis convaincu que j'ai sauvé la République en 1995".

Selon la constitution, le rôle du Conseil constitutionnel est de veiller à la régularité de l'élection du Président de la République, examiner les réclamations et proclamer les résultats du scrutin. Le président du Conseil est nommé par le Président de la République. Il a voix prépondérante en cas de partage.

En 2011, Jacques Robert, un juriste qui siégea de 1989 à 1998 rue de Montpensier, avait affirmé au Parisien-Aujourd'hui en France avoir servi "de caution à une belle entourloupe" lors de l'examen de ces comptes. Ceux de M. Balladur "accusaient 10 millions de francs de recettes d'origine inconnue". Ceux de Jacques Chirac l'étaient également "mais les irrégularités n'avaient pas une telle ampleur", selon lui.

Edouard Balladur et son ancien ministre de la Défense François Léotard devront s'expliquer devant la Cour de justice de la République (CJR) sur le financement de la campagne présidentielle de l'ex-Premier ministre en 1995, dans le volet financier de l'affaire dite de Karachi. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont acquis la conviction que la campagne d'Edouard Balladur, qui s'était soldée par sa défaite au premier tour, a été en partie financée par des rétrocommissions sur d'importants contrats d'armement conclus en 1994.

Par ailleurs, en janvier 1999, le Conseil constitutionnel présidé par Roland Dumas avait, de façon incidente, en statuant sur la création de la Cour pénale internationale, renforcé l'immunité du président de la République pendant la durée de ses fonctions, alors que plusieurs affaires judiciaires défrayaient la chronique autour de M. Chirac.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 11:04

 

 

Mardi 27 janvier 2015

Au Sénat, le vernis social du FN craque...

Le Front National, qui ne manque pas un artifice pour se donner un vernis social, jette le voile. Les 7,5 milliards de coupes budgétaires imposées à l'Assurance Maladie et aux Hôpitaux - rien à dire ; les 25 milliards d'exonérations de cotisations sociales accordées essentiellement aux grandes entreprises - rien à dire ; la remise en cause de l'universalité des prestations familiales - rien à dire ; l'amendement voté par l'UMP et l'UDI - UC reportant à 69 ans l'âge de le retraite à taux plein - rien à dire ; les difficultés rencontrées par les salarié(e)s et les associations d'aide à domicile - rien à dire ; l'augmentation du taux de CSG pour 460.000 retraités - rien à dire...

En fait, les deux sénateurs FN pourtant surmédiatisés à leur arrivée à la Haute Assemblée n'ont même pas fait le déplacement ! 0 minute de présence, 0 intervention pendant les 40 heures de débats ! Présent tout au long des débats, je remercie pour ma part les salarié(e)s, retraités, jeunes qui m'ont félicité pour le contenu de mes 21 interventions. Autant d'encouragements pour continuer à faire entendre une voix au Sénat.


Dominique WATRIN
Sénateur du Pas-de-Calais
Conseiller général de Rouvroy

 

 

 

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 09:42

Auschwitz : L'ignoble affront fait à la mémoire

26 JANVIER 2015 | PAR DJORDJE KUZMANOVIC

Mardi 27 janvier sera commémoré le 70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.

C'est toujours une immense émotion de voir ces quelques vieillards, encore vaillants qui, vaille que vaille, fièrement, parfois les yeux humides, évoquent l'horreur absolue de la mort industrielle et le difficile retour à la vie.

Ce retour s'est fait dans la douleur des êtres chers perdus et aussi des fois avec la "culpabilité" de ceux qui ne comprennent pas pourquoi eux ont survécu et pas les autres.

Ce sera l’occasion de penser au massacre de ces millions de Juifs, de Tziganes, de Slaves, d'homosexuels et de prisonniers politiques, généralement communistes.

Plusieurs chefs d'Etat seront invités dans le cadre des commémorations officielles à Auschwitz, mais... pas Vladimir Poutine. La Russie n'est pas conviée.

Pourtant, le camp d'Auschwitz a été libéré par l'Armée Soviétique.
Mais cet aspect de l'Histoire semble avoir été oublié par certains. C'est une honte qui retombe sur les organisateurs, la Pologne et l'Union Européenne en particulier, et illustre la tragique dérive morale dans laquelle est plongée l'Europe officielle.
L'argument avancé pour ne pas inviter la Russie, mais inviter par contre l'Ukraine (sic!) est que le camp d'Auschwitz n'a pas été libéré par les Russes mais par... "Le Front Ukrainien". Soit ces organisateurs sont d'une bêtise crasse, soit ils sont d'une mauvaise fois sans égal. "Le Front Ukrainien" est le nom porté par une des lignes d'offensive de l'Armée Soviétique (comme il y avait "Le Front Biélorusse", "Le Front de la Baltique", "Le Front Volkov", "Le Front de la Vistule" etc.).
Le "Premier Front Ukrainien" était commandé par le général Ivan Koniev et composé de soldats soviétiques, donc de beaucoup de Russes, mais aussi d'Ukrainiens, de Kazakhs, de Géorgiens, d'Arméniens, etc., peuples composant l'URSS.

L'autre argument avancé par la fondation mémorielle d'Auschwit est qu'aune invitation formelle n'a été envoyée. On peut en douter compte tenu de la présence annoncée de plusieurs chefs d'Etat - or, on a rarement vu un chef d'Etat, ne parlons pas de plusieurs en même temps, se rendre à une commémoration sans y avoir été conviés ; l'invitation est un élément basique du protocole dans ce genre de situation. L'argument avancé est d'autant plus honteux que le gouvernement russe a financé la fondation à hauteur d'un million de dollars afin de réaliser les investissements nécessaires à la préservation de ce lieu de mémoire.

La décision de ne pas inviter la Russie est politique. Elle s'inscrit dans le travail de révision historique sur la seconde guerre mondiale engagé depuis quelques années en Occident et initié aux Etats-Unis. Il s'agit d'un oeuvre de récriture de l'Histoire dont l'objectif est d'atténuer, sinon d'éffacer le rôle joué par l'Union Soviétique, par les Russe dans l'anéantissement du régime Troisième Reich. Déjà, bien des jeunes en France n'ont aucune idée du rôle qu'a pu joué l'Armée Soviétique ni les pertes et destructions endurées par les citoyens d'URSS. Or comment pourrait se faire un travail mémoriel sérieux, comment peut-il être transmis aux générations futures si on efface des tables de l'Histoire le pays qui a payé le plus lourd tribu dans la lutte contre les nazis ?

Alors que les Russes ont libéré la plus grandes parti des camps d'exterminiation et de concentration et aidé à préserver la mémoire de l'Holocauste et du génocide des Tziganes, comment pourraient-ils être jugés indignes d'être invités pour le 70ème anniversaire de la libération d'Auschwitz, symbole s'il en est de l'horreur nazie ?

Cet affront symbolique fort fait à la Russie n'a pour objectif que d'envenimer une situation géopolitique très tendue et dangereuse pour la paix en Europe.
La commémoration officielle sera d'autant plus tragiquement surprenante que l'Union Européenne, avec les Etats-Unis, se sont choisis en Ukraine des alliés se revendiquant ouvertement du nazisme, prônant, entre autres, le massacre des juifs et combattant en ce moment même des populations civiles d'Ukraine de l'est - le tout en arborant toute la panoplie de la symbolique nazie.

L'Union Européenne s'enfonce dans le sordide.

Heureusement, un souffle frais de liberté et de démocratie nous vient de Grèce.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 09:33

Aléxis Tsípras a composé un gouvernement resserré et offensif autour des priorités économiques.Son ministre des Transports a annoncé hier soir la suspension de la privatisation du port du Pirée.

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Deux heures à peine après avoir prêté serment, la première annonce officielle du gouvernement Tsípras est venue du nouveau ministre adjoint, chargé du Transporta maritime : « Nous ne vendrons pas de part majoritaire dans le port du Pirée », a déclaré Thodoris Dritsas. Le plus grand port de Grèce était en cours de cession dans le cadre du programme de privatisation et le groupe chinois Cosco avait été retenu pour acheter 67 % du site.

Tout aussi symbolique que les premières déclarations anti-austérité du Premier ministre Aléxis Tsípras, cette annonce donne le ton du changement annoncé. Et de la célérité avec laquelle il a l’intention d’agir. L’annonce de la composition du nouveau gouvernement grec n'a pas traîné. Hier à la mi-journée, le grand vainqueur des élections législatives a dévoilé l'organisation de l’équipe resserrée qu’il a construite autour de ses plus fidèles conseillers. Un quasi-commando conçu à la fois pour mener les négociations qui s’annoncent très difficiles avec l’Union européenne et pour modifier en profondeur la politique économique du pays. « Nous avons une route abrupte à gravir », avait lancé la veille le nouveau Premier ministre, après avoir prêté serment.

Une dizaine de portefeuilles

En première ligne, le nouveau ministre des Finances qui a lui-même annoncé sa nomination avant la formation du gouvernement. Yanis Varoufakis est un économiste – forcément – atypique, Théoricien de la « dette odieuse » qui étouffe l’économie grecque mais aussi détenteur d'idées pour sortir de cette crise par le haut (lire ci-contre). Le gouvernement Tsípras compte au total une dizaine de portefeuilles dont quatre constituent des super-ministères, confiés chacun à des représentants des différents courants du Parti Syriza. Clin d’œil sans doute involontaire au génie politique français, le grand ministère grec de la « reconstruction de la production » (assez proche du redressement productif) et de l’énergie est placé sous la houlette de Panayotis Lafanazis, porte-parole de l’aile gauche de Syriza... L’économiste George Stathakis se voit confier l’économie, les infrastructures et la marine marchande tandis que le ministère de l’intérieur et de la reconstruction administrative revient à Nikos Voutsis. Enfin un gros calibre de Syriza, le rédacteur de son programme , Yannis Dragasakis, devient vice Premier ministre chargé de superviser l'ensemble de l’action économique du gouvernement et les négociations avec les créanciers du pays . C’est un ancien communiste, aujourd’hui élu d’une circonscription d’Athènes aux couleurs de Syriza.

A la hâte du leader du parti anti-austérité de se mettre rapidement au travail répond la grande curiosité des Européens à savoir enfin ce que leur réserve le gouvernement Tsípras. Dès vendredi, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem sera à Athènes pour prendre le pouls du nouveau pouvoir.

@chatignou

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 09:02
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 02:29

27 Janvier 2015 - 16:37 par

Nous saluons le choix du peuple grec qui a accordé la victoire à un parti dont l'engagement est de sortir le pays de l'austérité et de changer les orientations européennes. Ces engagements entrent en résonance avec les chantiers que nous développons dans notre Nouveau Manifeste. Une transformation de l'Europe s’impose pour redonner aux États membres la possibilité de décider de leurs politiques économiques et sociales, c’est une exigence démocratique autant qu’un prérequis pour sortir de la crise économique, sociale et politique dans laquelle les politiques d'austérité nous enferment. Nous appelons les institutions européennes à coopérer avec le gouvernement grec, et les gouvernements de gauche à lui apporter leur soutien. Nous soutenons la proposition de Syriza d’une conférence européenne de la dette. La mise en place des politiques que le peuple grec a démocratiquement choisies implique que les institutions européennes acceptent de négocier la restructuration d'une dette insoutenable, en annulant une partie de celle-ci et en rendant le reste soutenable. Elle implique aussi de protéger la Grèce des attaques spéculatives et de laisser à son nouveau gouvernement une latitude suffisante pour conduire son programme économique et social.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 09:02
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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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