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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 15:42

LES COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Institutions : le projet inavouable d’Emmanuel Macron

Renforcement de la monarchie présidentielle -

 Par / 11 mai 2017

Occulté par une campagne présidentielle massivement impactée par les affaires et la scénarisation de la confrontation entre le président d’En Marche ! et Marine Le Pen, le projet institutionnel du nouveau président de la République est pourtant lourd de dangers pour la démocratie.

Emmanuel Macron souhaite un régime pleinement présidentiel. 
Est mise en avant, dans le projet de loi de modernisation de la République bientôt présenté, la diminution du nombre de parlementaires et des mesures comme l’interdiction des emplois familiaux auprès des députés et sénateurs.

Si nous avions exigé depuis longtemps le second point, nous alertons solennellement sur le véritable objectif de la réduction des effectifs du parlement. Il est bien curieux, en effet, de commencer une revitalisation de la démocratie qui en a bien besoin en restreignant la représentation politique.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC prônent depuis longtemps une réforme profonde du Sénat pour mettre en place une assemblée démocratisée, caisse de résonance de la société. Ils proposent parallèlement la restauration de la prééminence de l’Assemblée nationale, élue au suffrage universel. Mais tout cela doit s’inscrire dans une nouvelle République en particulier avec la suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel et l’instauration de la proportionnelle intégrale.

Un projet démocratique ne peut donc avoir pour objectif et seul objectif la 
réduction du nombre de parlementaires.

Certains veulent même aller vite en reportant d’un an les élections 
sénatoriales prévues le 24 septembre 2017 pour pouvoir appliquer le plus vite possible cette restriction démocratique.

Cette mesure aurait de plus l’avantage d’une part, de libérer le mois de septembre pour multiplier les mauvais coups, comme la nouvelle attaque contre le code du travail par ordonnances, en prenant de vitesse la mobilisation sociale et, d’autre part, de donner du temps à la recomposition en cours chez les LR et au PS.

M. Macron use de démagogie car il veut en fait un pouvoir présidentiel fort et un parlement diminué avec d’ailleurs une compétence législative restreinte et une lourde atteinte contre le droit d’amendement.

La manipulation de l’agacement et de la colère, justifiés de nos concitoyens à l’égard d’un système politique en faillite, est là.

Il faut en prendre connaissance et la combattre avec détermination.

 
 
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 09:32

RECIDIVE

Alors qu’il est candidat à Marseille et que les communistes des Bouches du Rhône ont décidé de ne pas présenter de candidat sur la circonscription en question, Jean-Luc Mélenchon trouve le moyen devant des millions de téléspectatrices et téléspectateurs de mentir deux fois.

 

                                                                                     RECIDIVE

 

 

 

Alors qu’il est candidat à Marseille et que les communistes des Bouches du Rhône ont décidé de ne pas présenter de candidat sur la circonscription en question, Jean-Luc Mélenchon trouve le moyen devant des millions de téléspectatrices et téléspectateurs de mentir deux fois.

 

En prétendant que le SMS publié par moi et qu’il a envoyé à Pierre Laurent avant le 4 Mai, a été transmis à la presse par Pierre Laurent, il ment. Il ment sciemment.

 

Pour deux raisons ;

 

Premièrement Pierre Laurent ne peut tout simplement pas avoir transmis à la presse un SMS adressé à lui ; ceci est contraire à toute éthique politique et en particulier à l’éthique communiste.

 

Deuxièmement, Pierre Laurent est un homme courageux et s’il a quelque chose à transmettre à la presse il le fait sous son nom, pas au travers d’un « écho de la savane ».

 

Les raisons pour lesquelles  j’ai pris seul la responsabilité de publier le texte de ce SMS seront explicitées plus bas. 

 

Ensuite Jean-Luc Mélenchon se retranche derrière un soi-disant « extrait » d’une Publication certes officielle mais confidentielle par son public, à savoir « Communistes » , encart périodique du PCF  accepté par le quotidien l’Humanité ( Janvier 2017)  . 

 

C’est la fable dont s’affuble M Bompard directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon ;  je ne vais pas chercher à savoir qui influence l’autre mais je leur indique et pour M. Bompard c’est la seconde fois , que cet extrait est correct mais sorti néanmoins de tout contexte, ce qui en fait une falsification pure et simple ; les actes officiels du PCF se trouvent sur son site ; si M Bompard et/ou Jean-Luc Mélenchon ne veulent pas se donner la peine de les consulter , c’est infiniment regrettable et ne peut manquer d’interroger sur leur sérieux politique .

 

En janvier 2017, un Conseil National du PCF fait suite au vote des communistes relatif à son positionnement pour l’élection présidentielle ; le Conseil National y débat de deux questions que le PCF considère liées en effet ; la Présidentielle et les Législatives.

 

C’est dans le cadre de la discussion relative à l’élection présidentielle et face à des interrogations persistantes au sein de cette instance , que Pierre Laurent rappelle, ce qui n’est en rien une nouveauté , « qu’il n’y a pas d’accord avec France Insoumise et qu’il n’y en aura pas » ; le vote des communistes , même si c’est à une faible majorité, est sans équivoque ; ils et elles ont voté pour « soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon  dans une campagne autonome , constructive et critique » .

 

La direction du PCF a eu des contacts avec des représentants de France Insoumise avant la réunion du Conseil National ; elle en a eu avant le Conférence Nationale de Novembre ; France Insoumise a constamment fait de sa Charte une condition préalable à tout accord ; et je le répète à ce moment, entre les deux formations seule la question de la Présidentielle est abordée et pour cause. La condition préalable mise par France Insoumise est inacceptable pour le PCF. Un billet de ce blog explique longuement pourquoi.

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/210117/la-charte-de-france-insoumise-et-le-pcf

 

( J’ajoute que France Insoumise aussi lie à sa façon Présidentielle et Législatives et justement sa Charte rend tout accord impossible y compris là-dessus , mais chaque chose en son temps )

 

Au Conseil National de Janvier 2017 les Législatives ne sont abordées que sur des aspects de principe : d’abord, il faut mettre le PCF en ordre de bataille très tôt, ce qui suppose la recherche du maximum de candidatures possibles dans les circonscriptions en cherchant partout les possibilités d’accord avec toutes les forces disponibles. Il n’a jamais été question de présenter partout des candidatures PCF -FDG mais le PCF doit y être prêt.

 

Recourir à cette phrase « Il n’y a pas d’accord avec France Insoumise et il n’y en aura pas » qui date de Janvier 2017 dans les circonstances indiquées pour prétendre légitimer le SMS qui annonce une rupture politique avec un parti qui a mené campagne pour Jean-Luc Mélenchon est une malhonnêteté absolue. Indépendamment du verbatim lequel est suffisamment connu pour que je n’y revienne pas.

 

A l’émission d’hier, jean-Luc Mélenchon – lequel n’a pas démenti son SMS, et pour cause-, a donc menti à nos compatriotes par deux fois .

 

J’explique brièvement la genèse de mon acte ; j’ai voté et fait voter pour le candidat soutenu par le PCF et on ne trouvera pas un seul billet de Blog qui ne le rappelle pas.

 

Mais il se trouve qu’après des tentatives répétées d’avoir un accord dans une circonscription, accord sans enjeu électif je le précise, mais pour faire face à la droite et à l’extrême droite   la réponse nous fut donnée – nous, c’est-à-dire la Section du PCF concernée- , sous la forme d’un échange entre membres de France Insoumise avec le SMS en préambule ; ceci nous fut communiqué le 4 mai ; il en résultait que les dirigeants de France Insoumise connaissaient la teneur de ce SMS alors qu’ils « négociaient » à Paris sur un accord législatif .

 

Pour moi c’était trop ; trop de duplicité, trop d’insultes déversées au plus haut niveau politique vis-à-vis de la direction du PCF.

 

J’attendis. On ne pouvait pas savoir si finalement on aboutirait à un accord fût-il minimal ou non ; je ne voulais pas risquer de faire avorter une chance fût -elle infime. Puis je découvris que sur tous les médias c’était Pierre Laurent qui était désigné comme le grand coupable    d’une rupture dont j’avais la preuve qu’elle avait été organisée de haute main par …Jean-Luc Mélenchon. 

 

Je pris alors la décision de publier le texte intégral du SMS sur ma page Facebook. Mon avenir est derrière moi ; je ne cherche pas une notoriété inepte d’autant que j’eusse aimé des millions de fois l’obtenir autrement ; si l’on veut vraiment comprendre ma démarche je ne peux que référer à deux billets de Blog certes un peu allusifs mais qui dans mon esprit devaient constituer les cailloux du Petit Poucet.

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/280317/ellipse-de-la-vertu

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/100517/la-nuit-tombe

 

 

 

On ne construira aucune alternative politique dans ce pays en insultant le PCF, en « faisant sans lui » et a fortiori contre lui ; on ne construira rien de grand par le mensonge ; avec le mensonge les idées les plus grandes ont été ruinées  dans le monde entier pour des décennies ; le PCF est le parti qui tient et tiendra la gauche debout. 

 
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 08:47
Ceux des candidats présentés par le parti communiste qui ont accepté de signer la charte des "insoumis" pour en obtenir le soutien afin d'éviter une concurrence mortifère, vont-ils, en cas d'élections, se rattacher au groupe des "insoumis" et non au groupe GDR, au sein duquel les députés communistes mènent leur activité parlementaire ?
 
Extraits de la charte des "insoumis"
 
“Ceux qui accepteront cette investiture s'engagent à soutenir Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, faire campagne sur le même programme national, se rattacher à l’association de financement 'La France insoumise', siéger au sein du groupe, respecter la discipline de vote du groupe lorsqu’une décision collective a été prise.”
 
 
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 05:00

Un gouvernement libéral de combat

 

L'ensemble des affaires économiques de la France est confié aux hommes de droite, confirmant le virage austéritaire et  libéral de Macron. La nomination d’un Premier ministre de droite avait annoncé la couleur, le tableau se complète avec Bruno Le Maire et Gérard Darmanin, qui prennent directement en main le budget et l’économie.
La nomination de l'ancien ministre de la Défense Jean Yves le Drian aux affaires étrangères en duo avec Marielle De Sarnez aux affaires européennes et surtout avec Sylvie Goulard, ministre des Armées, laisse présager l'accentuation de la dérive militaire de notre politique
internationale et la perte accrue de notre indépendance militaire au profit de la Défense européenne. Les nominations sans surprise de Gérard Collomb et François Bayrou confirment qu'on est à des années lumière du  renouvellement de la politique.
Dans ces conditions, nous pouvons nous demander dans quelle galère s'est embarqué Nicolas Hulot, nommé ministre d’État à la Transition écologique et solidaire?

Les Français sont prévenus, ils auront face à eux un gouvernement libéral de combat. Les 11 et 18 juin, ils peuvent empêcher qu'il ait les mains libres en votant pour une autre majorité, et les candidat-es présentés et soutenus par le PCF- Front de Gauche.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF-FRONT DE GAUCHE
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 03:29

Nous avons épluché la liste des 424 candidats aux législatives d’En Marche!, en particulier ceux issus de la « société civile ». Ces novices en politique affichent des profils très éclectiques.

Emmanuel Macron l’avait promis : il veut faire entrer la "société civile" à l’Assemblée nationale. Sur la liste, paritaire, des 424 candidats publiés à ce jour, 214 n’ont jamais exercé de mandat, et sont donc novices en politique. Quelles professions exercent-ils ? Nous avons examiné leurs profils Linkedin et autres articles de presse locale pour établir ce palmarès des métiers les plus représentés dans la liste de la République en marche.

Les professions les plus fréquentes sont celles de gérant ou chef d’entreprise. Nous en avons dénombrés 58 au total, qu’ils soient P-DG, fondateurs de grands groupes, gérants de leur commerce (agence immobilière, centre esthétique, pâtisserie) ou bien créateurs de start-up. Sans qu’ils soient patrons, les salariés ou cadres en entreprise sont par ailleurs très nombreux dans la liste. On trouve ainsi 7 chargés de communication, ou bien, par exemple, une responsable des ressources humaines chez Elior, un directeur des opérations en compagnie aérienne, la directrice commerciale du Port de Marseille…

>> Lire aussi - Les députés sortants choisis par Macron ne sont pas tous très bosseurs

26 candidats exercent dans le domaine de la santé. Nous avons dénombré 13 médecins dont 3 généralistes, 3 infirmières et infirmiers, la rhumatologue du CHR d'Orléans, le responsable du département Immunologie du CHU de Montpellier, un pharmacien, un dermatologue, une sexologue, un prothésiste dentaire, deux cadres hospitaliers et deux kinés !

Les professions juridiques sont également légion : nous avons ainsi dénombré 17 avocats, 6 juristes, 3 ex juges, un assistant de justice.

Vingt postulants travaillent dans l’éducation : 9 enseignants, 14 professeurs de collège, lycée ou en école (sport, maths, histoire-géo…), 3 maîtres de conférence, 3 directeurs d’école, et la proviseure du Lycée français de Palma de Majorque.

Nous avons dénombré douze candidats travaillant dans la finance ou la banque, et onze ingénieurs, comme Huguette Tiegna, dans le Lot, docteure en génie électrique.

Six candidats travaillent dans l’audiovisuel, de la production au journalisme, dont Willy Colin, un journaliste à France 3, dans la Sarthe.

On trouve dans la liste sept agriculteurs, dont un viticulteur, un éleveur de limousines, et une agricultrice bio, Sandrine Le Feur, candidate dans la Finistère. Enfin, notons la présence de deux sapeurs-pompiers professionnels, une gardienne de la paix, un ancien commissaire de police.

Cet inventaire à la Prévert semble bien montrer que En Marche!, en proposant à tous ses partisans volontaires de postuler en ligne, a choisi ses candidats dans une certaine France ( aucun ouvrier d'usine ou employé, syndicaliste...). Une question se pose désormais : ces novices en politique, souvent peu connus localement, pourront-ils mener une campagne victorieuse en seulement un mois ?

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES ELECTIONS
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 19:44

Pierre Laurent

4 h

Aux adhérent-es du Parti communiste français

Cher-e-s camarades,

Dans un communiqué publié mardi 9 mai au soir et dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV ce mercredi 9 mai, Jean-Luc Mélenchon et son directeur de campagne, Manuel Bompard, ont pris la responsabilité d'annoncer la rupture de toute discussion avec notre parti pour les élections législatives. Je sais que cette situation vous inquiète tous. Je le comprends.

Je veux vous le dire clairement : cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l'avons décidée, encore moins souhaitée, et nous ne nous y résolvons pas. Toute autre affirmation est simplement mensongère.

Tous les actes que nous avons produits, que j'ai personnellement produits depuis des mois pour notre engagement dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon et pour un accord national entre nos formations pour les élections législatives attestent du contraire. J'invite chacun à relire l'intégralité de mes prises de position et celles de la direction du Parti et les trois appels lancés depuis le premier tour de l'élection présidentielle.

Tout est dit, tout est clair et basé sur un principe simple : union et rassemblement dans le respect de tous. Je réfute donc les allégations entendues ces dernières heures. Je le dis avec fermeté et colère, même si je n'ai nullement l'intention de verser dans la polémique stérile à laquelle certains nous appellent. Des élections législatives cruciales nous attendent. Le peuple peut, à nouveau, reprendre la main. Être utile à cela est la seule chose qui m'importe, qui doit nous mobiliser.

Je tiens tout de même à apporter à chacun d'entre vous les éléments d'information et d'appréciation nécessaires.

1) D'abord, et c'est l'essentiel, sur le sens de nos efforts pour les élections législatives
Après l'élection présidentielle, cette nouvelle bataille est décisive. Elle va à nouveau redistribuer les cartes et peut donner une nouvelle chance aux électeurs, aux sept millions et demi qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, de reprendre du pouvoir sur l'avenir.

Nous sommes dans une situation inédite, instable et mouvante. Les électeurs n'ont pas dit leur dernier mot. Ces élections vont décider deux choses : qui aura la majorité ? Aujourd'hui, la réponse n'est acquise pour personne. Et quelles formations seront demain présentes dans le nouveau paysage politique ?

Notre objectif est donc clair : disputer la majorité parlementaire à Emmanuel Macron, aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite et permettre à toutes les forces engagées dans la bataille, dont le Parti communiste français, d'être représentées pour être utiles demain aux forces populaires. Forts des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, et rassemblés, nous pouvons (FI, le PCF, Ensemble !, etc) empêcher le Président de la République d’avoir les mains libres pour casser le Code du Travail.

Nous pouvons battre ses candidats et ceux de la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement, après avoir barré la route de l’Élysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale de ces forces, en les unissant tout en respectant leurs différences.

C’est cette méthode que nous ne cessons de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Nous allons entrer en campagne en tendant nationalement et localement la main à de telles ententes. Nous agirons dans les heures qui viennent à nouveau en ce sens.

Pourquoi cette proposition de bon sens est-elle à ce jour refusée par les dirigeants de la France insoumise, même quand elle est localement acceptée ?

Je crains malheureusement que les dirigeants de la France insoumise misent sur un choix dangereux et périlleux pour la défense des intérêts populaires. Préférer l'intérêt d'une recomposition politique partisane autour de la seule France insoumise à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Mais je tiens à réaffirmer que rien, pour notre part, ne doit nous détourner du cap choisi. L’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale, c’est un choix de fond et durable.

Et je demande aux candidats que nous avons investis d’entrer en campagne en portant cette ambition de rassemblement auprès de tous les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, auprès de tous les électeurs aujourd'hui à la recherche d'une voie nouvelle pour l'avenir, auprès de toutes les forces socialistes et écologistes qui refuseront de cautionner la politique de Macron.

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, et conscients des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche et en faisant élire le maximum de députés communistes et d'autres forces qui porteront les combats à venir.

Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, doivent travailler à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale.

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h, au gymnase Japy à Paris, la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives. J'invite toutes celles et ceux qui le peuvent à y participer ou à en relayer la parole.

Dans cette bataille, nous défendons la liberté d'initiative du Parti communiste. Nous avons raison pour maintenant et pour l'avenir. Pour notre part, nous n'opposons pas ce choix à celui que d'autres font dans la France insoumise. Mais nous ne voulons pas de tutelle. Et la position claire que nous avons adoptée entre les deux tours est un bel exemple de l'utilité qu'il y a à maintenir la parole singulière du PCF.

Union et respect sont nos deux boussoles

2) Sur les négociations de ces dernières heures

Je veux là aussi donner quelques précisions. Car des camarades nous posent légitimement la question : avons-nous tout fait pour éviter l'échec actuel des discussions ?
Oui, nous avons tout tenté. Et nous allons continuer.

Hier après-midi, mardi 9 mai, j'ai lancé un nouvel appel public, le troisième en deux semaines, car nous sentions grandir le risque d'une annonce de rupture unilatérale. J 'ai redit notre volonté d'aboutir sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Le risque grandissait puisque nos interlocuteurs écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril.

Depuis, nous en étions réduits à des discussions sur des listes qui diminuaient comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif.

Dans la dernière liste discutée, 13 retraits réciproques étaient envisagés pour chaque force, autant dire que nous étions loin de toute ambition majoritaire. Dans ces listes figuraient les 7 députés communistes sortants, comme si cela relevait d'un exploit que de soutenir des députés irréprochables dans leur combat tout au long du quinquennat, et seulement 6 circonscriptions dans lesquelles nous sommes au combat pour la reconquête.

Mais la France insoumise a continué de nous demander de nous retirer à Ivry et à Créteil sans contrepartie, ainsi qu'à Montreuil, à Grigny, tandis qu'elle refusait d'envisager tout retrait réciproque à Paris, où 4 circonscriptions sont pourtant jouables ; que jamais le Gard, la Dordogne ou les Bouches du Rhône n'ont été envisagés à un seul moment, pour ne prendre que trois exemples de très bons résultats départementaux de Jean-Luc Mélenchon. Où était la volonté de gagner ensemble ?

Malgré cela, et après avoir accepté d'intégrer dans les circonscriptions compensables par un retrait de notre part les 7 députés sortants, nous sommes allés jusqu'à accepter des retraits non compensés à Toulouse, à Montpellier, à Grenoble, à Marseille... Nous avons dit notre accord pour trouver des circonscriptions d'atterrissage gagnables et acceptables par nos deux formations pour les porte-paroles de France insoumise, puisque cela semblait être la priorité numéro un de la France insoumise, en démontrant que l'élargissement du périmètre des discussions permettrait de trouver aisément une solution. J'ajoute que jamais dans la discussion la moindre information ne nous a été donnée sur le choix de Jean-Luc Mélenchon, alors que s'il s'agissait de Marseille, cela aurait pu ouvrir la voie à une discussion fructueuse sur l'ensemble de la ville et du département. J'arrête là, mais je pourrais donner d'autres exemples que les responsables de notre secteur Élections, qui siégeaient à mes côtés dans ces discussions, pourraient aisément détailler.

Je tiens seulement à redire avec ces éléments que notre disponibilité à un accord même étriqué était total et qu'elle le reste. Évidemment, si je porte ces éléments à votre connaissance, ce n'est aucunement à l'usage d'une bataille publique mais afin que tous ceux qui nous demandent des éclaircissements puissent en disposer en toute transparence.

En conclusion,

Je veux le redire à chacune et chacun. Ne perdons pas de vue l'essentiel : l'intérêt de notre peuple et l'enjeu législatif face à Macron, la droite et le FN.

Travaillons inlassablement pour aujourd'hui et pour l'avenir, au rassemblement. Nous avons dans toute la France de belles et beaux candidats représentatifs du monde salarié, impliqués dans la vie du quotidien des Français, pétris de principes éthiques qui font tant défaut dans la politique. Le score qu'ils réaliseront, les députés que leur travail permettra d'élire, le groupe qu'ils permettront de constituer seront des points d'appui indispensables pour les batailles qui s'annoncent.

Ainsi, et nous en ferons un enjeu majeur de l'élection, nous pouvons priver le Président de la République de la possibilité de recourir aux ordonnances. Car il n'en a pas seul le pouvoir. Une loi d'habilitation de ces ordonnances doit être votée par le Parlement.

Alors, chers camarades, je vous appelle au combat et à la confiance, dans cette période aussi rude que pleine de promesses.

Courage à vous toutes et vous tous.

Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 08:12
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 13:02
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 10:59

Il ne faudrait pas que Mélenchon; Garrido, Corbière et les "insoumis" refusent la main tendue par les communistes, les verts, les Ensemble, les Hamonistes, et soient accueillies par une gifle et des insultes en retour. au risque de paraitre pour des diviseurs. Il serait dommageable de persister dans la seule offre de ralliement ou de soumission, qui pourrait être considérée comme du sectarisme et une volonté hégémonique à l'esprit totalitaire. Il serait dommageable que la déception et la visée dominatrice accélère les comportements politiciens éloignés de l'attente des forces populaires progressistes. Il serait dommageable que les ambitions électorales à tout pris contredisent l'insoumission supposée et fasse passer "la France en Commun" pour une imposture.

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Published by actbruno fornaciari - dans ACTUALITES ELECTIONS
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 22:37

Sondage : 43% des électeurs de Macron ont voté en opposition à Le Pen

D’après l’étude réalisée par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde pour comprendre le vote des Français, le choix d’Emmanuel Macron serait principalement un vote contre Marine Le Pen et la forte abstention serait, elle, plutôt motivée par le rejet des candidats, qu’il s’agisse de leur programme ou de leur personnalité.

Par Alice Bardo
3mn

D’après l’étude réalisée par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde pour comprendre le vote des Français, le choix d’Emmanuel Macron serait principalement un vote contre Marine Le Pen et la forte abstention serait, elle, plutôt motivée par le rejet des candidats, qu’il s’agisse de leur programme ou de leur personnalité.

43% des Français interrogés par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde ont confié vouloir voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage à Marine Le Pen.  La grande majorité des électeurs du leader d’En Marche (84%) ont confié ne pas être convaincus par son programme, et encore moins par sa personnalité, qui a motivé le vote de seulement 8% d’entre eux.  

Marine Le Pen a plus rassemblé sur son programme que son rival puisqu’elle a convaincu 30% de ses électeurs. Mais à l’image de celle du leader d’En Marche, sa personnalité a motivé le vote de seulement 7% d’entre eux. 41% de ses électeurs ont fait le choix de la candidate FN pour le renouvellement politique qu’elle représente, contre 33% de ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron. Enfin, 22% des électeurs frontistes ont glissé un bulletin « Marine Le Pen » dans l’urne par opposition à Emmanuel Macron.

L’abstention et le vote blanc, résultats d’un rejet des candidats

L’autre grand enseignement de cette étude est que l’abstention, particulièrement élevée cette année (25,3%), est le résultat d’un rejet des candidats, aussi bien de Marine Le Pen que d’Emmanuel Macron. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont ceux qui représentent le plus cette tendance car la moitié d’entre eux ont refusé de voter pour cette raison. Ceux qui avaient choisi Benoît Hamon au premier  tour et qui se sont abstenus au second ont quant à eux justifié leur vote blanc aussi bien par la distorsion qui existe entre leurs convictions et les idées portées par les candidats (39%) que par le rejet de ceux-ci (37%).

Le vote blanc ou nul est lui aussi le fruit d’un rejet des deux candidats, et même encore plus que l’abstention (51%). Là encore, ce sont les électeurs du leader de La France insoumise qui ont le plus exprimé ce rejet (68% d’entre eux), suivi des électeurs de François Fillon (52%) et de ceux du candidat socialiste déchu (49%).

L’étude s’est aussi attachée à savoir comment les Français avaient perçu les candidats pendant la campagne d’entre-deux-tours, notamment marquée par les visites d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool d’Amiens, mais aussi par un face-à-face particulièrement offensif lors du débat de mercredi dernier.

Marine Le Pen a inquiété les électeurs pendant la campagne d’entre-deux-tours

Concernant la campagne dans son ensemble, 58% des électeurs sondés disent ne pas avoir été surpris par l’attitude du leader d’En Marche. Les électeurs de Marine Le Pen sont, sans surprise, les plus nombreux à avoir été « surpris en mal » par le candidat (47%), suivi par ceux de Nicolas-Dupont-Aignan (27%) et ceux de Jean-Luc Mélenchon (23%).  Les électeurs de Benoît Hamon sont, à l’inverse, ceux qui ont été les plus « surpris en bien » par la campagne d’Emmanuel Macron » (27% d’entre eux). C’est évidemment moins que ceux qui avaient voté pour le candidat d’En Marche dès le premier tour (56%), mais bien plus que ceux qui avaient glissé leur bulletin dans l’urne pour François Fillon, Jean-Luc Mélenchon ou encore Nicolas Dupont-Aignan au premier tour.

Si Emmanuel Macron a « surpris en mal » 21% des sondés, ils sont 35% à l’avoir été par sa rivale. La plupart est issue de l’électorat d’Emmanuel Macron, mais ils sont également nombreux à avoir voté Benoît Hamon au premier tour.

Le comportement de Marine le Pen pendant le débat d’entre-deux-tours a inquiété une majorité d’électeurs (56% d’entre eux). La candidate du Front national s’était montrée particulièrement offensive à l’égard de son adversaire, multipliant les invectives à son encontre. Emmanuel Macron avait gardé son calme mais cela ne lui a pas permis de rassurer une majorité d’électeurs puisque seulement 28% d’entre eux l’ont été, contre 33% qui ont dit, au contraire, que son attitude les avait inquiétés.

Les électeurs veulent un Premier ministre issu de la société civile

Il y a deux jours, Emmanuel Macron avait annoncé avoir choisi son Premier ministre mais n’a pas souhaité divulguer son nom. Si on s’en tient à l’étude réalisée par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde, les électeurs sont favorables à la nomination d’un chef de gouvernement issu de la société civile (43%), à commencer par les électeurs d’Emmanuel Macron (55% d’entre eux contre 34% des électeurs de Marine Le Pen), qui a fait du renouveau politique un argument phare de sa campagne. Les opinions favorables (24%) à la nomination d’un Premier ministre issu de la droite modérée sont quasiment aussi nombreuses que celles favorables à la nomination d’un chef de gouvernement d’une gauche modérée (20%).

Pas de majorité à l'Assemblée nationale souhaitée

Les 11 et 18 juin prochains se tiendront les élections législatives. Emmanuel Macron saura s’il devra composer avec une majorité absolue ou hétéroclite à l’Assemblée nationale. Mais d’après l’étude, 61% des électeurs sondés ne souhaitent pas qu’il dispose d’une majorité absolue.

Sondage réalisé par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde entre les 4 et 6 mai derniers auprès 4838 personnes inscrites sur les listes électorales.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES ELECTIONS
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