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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:28

«Les entreprises ne paient pas 30 milliards de cotisations familiales», assure le président de la Cnaf

 

Jean-Louis Deroussen (CFTC) lance une« ultime alarme » au gouvernement.

Jean-Louis Deroussen (CFTC) lance une« ultime alarme » au gouvernement. MEIGNEUX / SIPA

INTERVIEW - Rencontre avec Jean-Louis Deroussen, président de la Caisse nationale des allocations familiales...

François Hollande l’a annoncé la semaine dernière : à partir de 2017, les entreprises ne payeront plus de cotisations familiales. Ce qui représente pour elles, affirmait le président lors de sa conférence de presse, 30 milliards de charges. Faux, rétorque Jean-Louis Deroussen, président de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).

 

Vous remettez en question le chiffre de 30 milliards annoncé par François Hollande. Pourquoi ? 


Les cotisations familiales représentent 35 milliards d’euros, dont 5 milliards proviennent de l’Etat en tant qu’employeur et des entreprises publiques (SNCF, EDF…). Le reste est donc censé être financé par les entreprises privées, mais c’est faux : elles ne paient pas 30 milliards de cotisations familiales, seulement 10 milliards.

 

Tout simplement parce que les employeurs paient ces cotisations sur les salaires versés aux employés. Or, ils n’en paient pas pour les salaires au Smic et seulement en partie pour ceux qui représentent jusqu’à 1,6 fois le Smic. Ces exonérations représentent 20 milliards d’euros de cadeau pour les entreprises, que l’Etat paie donc déjà à leur place.

Evidemment, les entreprises et le Medef se sont bien gardés de communiquer clairement sur ce point.

 

Mais la «bonne» nouvelle, c’est que l’Etat n’a donc «que» 10 milliards à trouver ? 


Effectivement. Mais nous nous interrogeons tout de même sur la pertinence de cette décision. La suppression des cotisations familiales sur les petits salaires n’a pas entraîné la création de milliers d’emplois. De même, la baisse de TVA dans la restauration ne s’est pas accompagnée de massifs recrutements… 

 

La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine assure que les allocations familiales ne pâtiront pas de cette décision. Mais elle n’évoque pas les crèches ou encore l’allocation de logement (ALF ou ALS), également financées grâce aux cotisations des entreprises. Doit-on s’en inquiéter ? 


J’ose espérer que la ministre a évoqué les seules allocations familialespour simplifier son propos, et non pas parce que le gouvernement envisage des coupes dans nos autres missions.

 

Ce serait d’autant plus dommage que nous venons de signer une convention d’objectif avec l’Etat pour la période 2013-2017 dans laquelle la création de 200.000 nouvelles places en crèche est contractualisée. Mais nous devons bien sûr rester très vigilants. 

 

Propos recueillis par Céline Boff
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:20

Suppression des départements : le petit bobard de Claude Bartolone

Le président de l’Assemblée nationale, interrogé par Le Monde sur l’intention de Jean-Marc Ayrault de supprimer les départements de la petite couronne parisienne, se déclare favorable à cette évolution institutionnelle « depuis de nombreuses années » :

« Depuis de nombreuses années, je suis favorable à la suppression des quatre départements de la petite couronne parisienne. Autant le niveau départemental est pertinent en milieu rural (...), autant je crois que le périmètre départemental au sein d’une métropole perd de son sens. J’ai été président du département de la Seine-Saint-Denis. Quel que soit l’investissement des élus et des agents publics, quelle que soit aussi la qualité des politiques menées, j’ai vu combien l’échelon départemental est devenu inadapté aux enjeux de ce que l’on appelle la “zone dense” : éducation, transports, services publics. »

Depuis de nombreuses années, vraiment ? Claude Bartolone a la mémoire courte. Le 4 mars 2009, alors qu’Edouard Balladur venait de remettre un rapport qui préconisait un regroupement des régions, projet repris par François Hollande lors de sa conférence de presse, et la réunion de la capitale et de sa petite couronne, il estimait qu’on n’avait « pas besoin » d’une telle réforme « pour donner aux collectivités locales les moyens qui leur reviennent et d’assurer plus d’égalité entre collectivités riches et pauvres ». « Dans le cadre d’une loi de finances ou d’un collectif budgétaire, on peut le faire », assurait-il lors de l’émission Questions d’info (LCP/France Info/AFP).

« Si c’est sur la question des transports, il n’y a pas besoin d’un Grand Paris, ajoutait-il, périmètre que de Gaulle trouvait dépassé il y a 40 ans. Et si c’est sur le logement, il suffit de dire aux maires : ou vous appliquez l’article 55 de la loi SRU (ndlr : imposant 20% de logements sociaux) ou vous êtes inéligible, et croyez-moi, ça simplifiera beaucoup les choses. Je ne vois aucun élément qui, dans le rapport Balladur, permettrait de donner l’impression d’un renforcement de la démocratie et d’une amélioration de la structuration et du fonctionnement de l’Etat. Alors pour moi, oui, tout est à jeter. »

Quatre ans plus tard, ce qui était « bon à jeter » et « dépassé », ce qui ne permettait pas « un renforcement de la démocratie » et « une amélioration de la structuration et du fonctionnement de l’Etat » serait subitement devenu « avant-gardiste »  ? Ce miracle a une explication : Claude Bartolone, c’est un secret de polichinelle, rêve de présider ce Paris Métropole. Un poste moins précaire qu’un bail à Matignon.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 07:46

Mélenchon et Laurent tentent de résoudre leurs conflits

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent (au second plan) lors de leur rencontre, vendredi à Paris.

 

Les deux dirigeants du Front de gauche se sont retrouvés vendredi après  des mois de relations glaciales. Avec, en arrière-plan, les rapports avec le PS.

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, lui, n'était pas là. Il était dans un restaurant des Buttes-Chaumont à quelques centaines de mètres de là.

Pierre Laurent y retrouvait, en fin de matinée, son alter egoJean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche. Des semaines, des mois qu'ils ne s'étaient plus parlé, au point que le Front de gauche apparaissait sur le point d'exploser. L'ancien candidat de la Gauche radicale à la présidentielle ne digère pas la décision du PCF prise cet été, de figurer avec le PS sur certaines listes aux municipales. Le sujet est particulièrement sensible dans des villes comme Paris, Nantes, ville du premier ministre Jean-Marc Ayrault, ou Alfortville dans le Val-de-Marne, dirigée par le sénateur PS Luc Carvounas, proche de Manuel Valls. Dans ces trois villes, le PCF est allié au PS. Et dans ces trois villes, le PCF utilise le logoFront de gauche. Mélenchon ne le supporte pas, accusant les communistes de «brouiller» le message du mouvement qui associe neuf formations, dont le PCF et le PG.

PG et PCF se sont accordés sur l'essentiel : l'opposition à la politique de Hollande, qualifiée de libérale. Cette dénonciation fait le ciment de leur couple. Mais en dessous, les fêlures s'élargissent.

C'est sur cette question apparemment anodine du logo que la réunion bilatérale de vendredi a coincé. Du moins côté Parti de gauche. Car côté PCF, la délégation constituée de six personnes est sortie volontairement optimiste des deux heures d'échanges. Selon Pierre Laurent, tout s'est déroulé «dans un esprit très constructif», ce qui est «extrêmement rassurant pour ceux qui s'inquiétaient» de l'avenir du Front de gauche. PG et PCF se sont accordés sur l'essentiel, a-t-il soutenu: l'opposition à la politique de François Hollande, désormais qualifiée de libérale. Cette dénonciation fait le ciment de leur couple. Mais en dessous, les fêlures s'élargissent.

Sous la question du logo Front de gauche, dont la propriété juridique appartient au PG, se cache celle des relations avec le PS «à un moment, indique Éric Coquerel, secrétaire national du PG, où il fait la politique la plus droitière qu'ait jamais faite un Parti socialiste». Mélenchon, ces derniers jours, a insisté pour que le Front de gauche soit «un opposant de gauche» alors que Laurent soutient qu'il s'agit d'une «alternative».

La nuance est de poids. Elle dit, selon certains à la direction du PCF, «la dérive gauchiste» de l'eurodéputé, dont les proches seraient divisés entre deux lignes plus ou moins dures. Mélenchon, lui, est parti un peu avant la fin de la réunion, prétextant un déjeuner. «Avec un éminent socialiste pour construire l'opposition», glissait un proche à moitié sérieux. À Nantes, le chef de file PCF, associé au PS, Aymeric Seassau s'est agacé: «Chez nous, il n'y a pas de politique d'austérité. Jean-Luc Mélenchon n'a qu'à venir vérifier. Nantes mérite mieux que des postures nationales ou des règlements de comptes entre socialistes et anciens socialistes…»

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:59

 

POLITIQUE -  le 17 Janvier 2014

 

L’oseille. L'éditorial de Claude Cabanes

 

 

Le président de la République a donc déclaré : «Les possédants sont possédés par ce qu’ils possèdent.» Non, non, vous n’y êtes pas, ce n’est pas François Hollande qui a livré cette saisissante formule, mardi dernier à l’Élysée. C’était le général de Gaulle, il y a bien longtemps… Un ange passe…

Et ce n’est pas non plus dans cet état d’esprit – cruel à l’égard des maîtres de la fortune – que le premier ministre était, hier matin, devant les micros de France Inter. Au contraire même, puisqu’à l’occasion de la revue de presse, il s’en est pris à une analyse de notre journal, qui s’inquiétait vivement de « la fin des cotisations familiales », à hauteur de plus de 30 milliards d’euros. Nous répondons au fond dans les colonnes voisines à sa remarque, peu fondée. Mais c’est le moment, précisément, d’indiquer à Jean-Marc Ayrault que l’exercice de son esprit critique à notre égard est, certes, parfaitement légitime et sans limites, mais l’est beaucoup moins l’ostracisme dont est victime l’Humanité, qui n’a jamais été autorisée à interroger le chef de l’État au cours de ses conférences de presse. Les micros sont verrouillés. C’est dommage. Car cela donne du grain à moudre à ceux qui estiment qu’en très haut lieu, on s’efforce d’effacer du « paysage » général les communistes et leur journal… On ne peut pas le croire, n’est-ce pas ?

Parce que, de l’autre côté, les encouragements ardents ne manquent pas à la ligne libérale tous azimuts. À droite, les petits capitaines de l’UMP se congratulent en douce ; certes, ils se chamaillent, mais ce n’est pas nouveau, ils se chamaillaient aussi avant, mais pour l’essentiel, c’est leur victoire : le « pacte Hollande » (autrement dit libérer le capital de toutes les entraves), c’est aussi leur « pacte », leur dogme et leur politique, leur dogme et leur politique de fond. Au point qu’un quotidien confidentiel affirme : « Il n’y a plus de gauche en Europe » (ce qui est aller un peu vite en besogne, nous sommes là, Mesdames, Messieurs…). À Bruxelles, on sable le champagne à la Commission européenne après la prestation de mardi. Berlin exulte. Les fantômes de Tony Blair et de Gerhard Schröder reprennent du service. Chez nous, les éditorialistes, chroniqueurs, professeurs et experts en tout genre exultent de cet orage « moderne et postmoderne » qui fait trembler l’Élysée… Évidemment, chacun en vient à admettre une donnée fâcheuse : François Hollande n’aurait pas pu se faire élire sur son programme du 14 janvier. Il s’est fait élire sur une autre ligne, dite désormais « socialiste »… Cette sorte de hiatus porte en lui de nouveaux désastres politiques et électoraux.

Les grands patrons, eux, ne boudent pas leur plaisir et ils s’avancent en rangs serrés pour mettre leurs pas dans les pas de François Hollande. Hier, la fournée a été dense : Henri de Castries, d’Axa ; Serge Papin, de Système U ; François Davy, de Foncia ; Jean-Laurent Bonnafé, de BNP Paribas ; Jean-Paul Agon, de L’Oréal, etc.,ont fait savoir leur enthousiasme. Comme on dit dans les bureaux du Medef : « Une telle baisse des charges, on n’avait jamais vu ça… » Et tout ce joli monde est unanime pour estimer, comme le premier ministre, qu’il ne peut pas y avoir de « machin » bureaucratique pour vérifier les « contreparties » : par exemple, que le nouveau pactole ne servira pas à arroser les actionnaires… L’observatoire des garanties amusera la galerie. Bref, ce ne sera pas « prends l’oseille et tire-toi », comme on disait autrefois au cinéma ? Qui sait ?

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A la liste des soutiens de sa politique et de son "pacte de responsabilité" il faut ajouter nombre d'élus et de dirigeants de droite, et pas des seconds couteaux, des grands patrons et du MEDEF, au grand dam de JF Coppé, mais aussi de Cécile Duflot et de Jean-Vincent Pacé de EELV et le nouveau secrataire général de la CFDT. La confusion n'est pas ue socialiste. Elle devient générale à l'exeption de la gauche alternative.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 08:40

Airbus Group : la France a vendu 1% du capital pour 451 millions d'eurosIl y a 1 heure

(Boursier.com) -- L'Etat français a bouclé ce matin la vente de 8 millions d'actions Airbus Group, représentant quelque 1% du capital de la société. L'Etat récupèrera 451 millions d'euros bruts, annonce Bercy, soit un cours moyen de l'ordre de 56,37 euros, légèrement inférieur au cours de clôture de la veille (56,64 euros). "Comme les récentes cessions de titres détenus par l'Etat dans Safran, Aéroports de Paris et EADS réalisées ces derniers mois, cette opération s'inscrit dans le cadre d'une politique de gestion active des participations de l'Etat conforme à la nouvelle doctrine de l'Etat actionnaire, dont les lignes directrices ont été annoncées par le Ministre de l'Economie et des Finances et le Ministre du Redressement Productif lors du Conseil des Ministres du 15 janvier 2014", fait savoir le Ministère.

Hier soir, la Sogepa, qui détient les parts de l'Etat français dans la société, avait engagé la vente de 1% du capital, soit environ 8 millions d'actions via un placement institutionnel accéléré. Cette opération fait suite à un accord bilatéral entre les Etats allemand et français qui prévoit que l'Etat allemand porte sa participation à 11% des droits de vote d'Airbus Group et que l'Etat français réduise la sienne au même niveau de 11% des droits de vote. Au terme de ce placement, l'Etat français via Sogepa, l'Etat allemand via GZBV et l'Etat espagnol via SEPI resteront conjointement et durablement les actionnaires de référence d'Airbus Group, avec au minimum 26% des droits de vote.

A.B. - ©2014 www.boursier.com

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:47

Deux ans après, le « Moi président » fait un flop

Documents à télécharger : Le rapport du Cevipof -

 

 

Le Cevipof a rendu public son cinquième baromètre de la confiance politique, lundi. Il porte un regard sévère sur le début du quinquennat de François Hollande et sur le monde politique. Le tournant libéral pris par le président ne risque pas de freiner les désillusions…

C’est un rapport qui arrive à point nommé. À l’aube de la conférence de presse et en plein débat sur le pacte de responsabilité du gouvernement, le Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof), en partenariat avec l’institut de sondage OpinionWay, a rendu public lundi son cinquième baromètre de la confiance politique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’augure rien de bon pour le chef de l’État… comme pour la vie politique française.

« Il y a un phénomène d’usure, de dépression collective et de blues chez les citoyens », observe en préambule Pascal Perrineau, ancien directeur du Cevipof. La morosité arrive en tête des qualificatifs qui correspondent le mieux à l’état d’esprit des sondés : 34 %, plus 9 points depuis 2009. Le plus frappant est sans aucun doute la dégringolade de tous les indicateurs positifs depuis l’élection de François Hollande. 20 % sont satisfaits des actions du président. Les déçus, pour ceux qui lui faisaient confiance comme candidat, ont augmenté de 19 points depuis octobre 2011. Un record. La confiance, « c’était l’un des mots clés de sa campagne, dans le double sens du “faites-moi confiance” et celui de “retrouvez confiance”. Sur ces deux points, c’est l’échec », affirme Pascal Perrineau. La part des Français se disant inquiétés par François Hollande est passée de 60 % quelques mois après son élection à 67 % aujourd’hui. Mais sur la défiance générale envers la politique – 69% des sondés pensent que la démocratie fonctionne mal –, « on paie la conséquence brutale du cocktail explosif de l’affaire Cahuzac ou de la non-levée de l’immunité de Serge Dassault, explique Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. En toile de fond, c’est bien le manque d’amélioration des conditions de vie et les renoncements du chef de l’État qui jouent sur ce sentiment. »

L’étude n’est pas dénuée de contradictions. Au-delà d’une crise évidente de la représentativité (87 % de Français qui estiment que les responsables politiques ne se préoccupent pas d’eux), on observe que beaucoup (76 %) estiment que leurs actions et leurs choix peuvent changer la société. Notamment par la voie politique. Leur intérêt dans ce domaine se maintient (57 %). Voter aux élections reste pour une grande majorité (63 %) le meilleur moyen d’influencer les décisions prises d’en haut. Autre voix, celle de la manifestation. Pour une grande majorité (61 %), ils sont prêts à battre le pavé pour défendre leurs idées. Un désir de changement évident. Qui va jusqu’à, sur le long terme, celui de réformer en profondeur le système capitaliste pour 46 % des Français. Le chiffre est en augmentation depuis un an.

Autre lueur d’espoir, à trois mois des municipales, la constante progression depuis 2010 du taux de confiance envers leur maire. Il atteint le mois dernier 61 %. Une politique de proximité qui reste « un lieu de réalisation des possibles » dans la tête des citoyens, pour le responsable PCF. Cela démontre qu’il reste un espace de dialogue malgré la crise politique. » Idem pour la confiance envers les députés, qui monte de 8 points depuis l’année dernière.

Cependant, « le fossé entre politiques et citoyens ne cesse de se creuser », souligne Pascal Perrineau. D’autant plus que le brouillage idéologique est réel. Ainsi, pour 73 % des personnes sollicitées, les notions de droite et de gauche ne veulent plus dire grand-chose. Ils étaient 63 % quand François Hollande était candidat. Les deux ne sont plus crédibles pour gouverner le pays pour 60 % d’entre eux. Soulignons que le pourcentage était en chute jusqu’à l’arrivée du nouveau locataire de l’Élysée. L’effet du rouleau compresseur libéral dans lequel se jette progressivement le président ?

Pour 59 % d’entre eux, l’État devrait donner plus de liberté aux entreprises. La manière dont progresse cette idée incite à « décrypter encore et toujours le pacte de responsabilité », selon Olivier Dartigolles. Droite ou gauche, les politiques d’austérité, comme leurs conséquences, restent les mêmes pour beaucoup. Et l’UMP n’est pas épargnée par l’étude. Seulement 21 % des sondés font confiance à la droite pour gouverner le pays. Par ailleurs, 36 % mettent sur le même plan l’UMP et le FN pour incarner l’opposition de droite. La faute à certaines idées qui font régulièrement la navette entre les deux partis. Ce qui n’est pas sans lien avec le « durcissement des valeurs » qu’observe Pascal Perrineau. Ainsi, depuis 2009, la part des personnes pensant qu’il y a trop d’immigrés en France a augmenté de 18 points. Ils sont un sur deux dans l’électorat de Hollande. Pis, 55 % des personnes interrogées pensent que, pour rétablir la justice sociale, il faut prendre aux riches pour donner aux pauvres. Ils étaient 73 % en 2011.

« Quand il y a une forte baisse de la confiance, ce sont toujours les boucs émissaires qui sont ciblés et le repli sur soi qui se développe. Mais il faut montrer qu’il n’y a pas de fatalité à la politique d’austérité », estime Olivier Dartigolles.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 08:30

MONDE -  le 11 Janvier 2014

 

Ariel Sharon, le plus vieil ennemi des Palestiniens, est mort

 

 

Par Françoise Germain Robin. 

Il aura survécu pendant près de dix ans –dont huit passé dans un coma profond– à celui qu'il considérait comme son ennemi le plus dangereux, le plus irréductible, et qu'il avait tenté maintes fois d'abattre: Yasser Arafat. 

Ariel Sharon a fini par mourir samedi, alors qu'il végétait depuis 8 ans dans un hopital de Jérusalem. En Israël, on parle de lui comme d' un héros, « un guerrier qui sacrifié sa vie à la patrie ». François Hollande ne s'avance pas en parlant d'un « acteur majeur dans l'histoire de son pays », ce qui est incontestable. Mais dans quel sens a-t-il agi? Certainement pas dans celui de la paix.

La force de l'épée

Les Palestiniens en savent quelque chose. Ils ne le pleureront pas. Il leur a fait tant de mal, tout au long de sa vie. Il n'a même fait que cela. Nourri de l'idéologie du «Grand Israël» qui voulait conquérir la Palestine du Litani au Nil et de la Mediterranée au Jourdain pour en faire un état juif, il croyait avant tout à ce qu'il appelait «la force de l'épée» pour assurer l'avenir d'Israël. Aussi a-t-il tout de suite choisi la carrière militaire: engagé dans la Hagannah à 20 ans, pour la première guerre israélo-arabe, il commet son premier massacre en 1953 à la tête d'une unité des Forces spéciales en rasant le village de Kibya en Jordanie: 69 civils sont alors tués dans le dynamitage des maisons. Il deviendra un héros lors de la guerre des Six Jours en participant à la prise du Sinai et augmentera encore son prestige en 1973 en franchissant le canal de Suez, à la tête de ses parachutistes.

Un prestique qui lui ouvre aussitôt les portes de la Knesset pour le parti de droite nationaliste Likoud, puis celles du gouvernement en 1977. Comme ministe de l'agriculture, il lance une politique d'extension massive des colonies juives en Cisjordanie et dans la bande de Gaza occupées. Colonisation active et chasse aux Palestiniens seront, jusqu'à sa mort cérébrale en 2006, les deux piliers de son action politique. C'est lui qui inventa dès 1974 l'installation « coup de poing » de ce qu'il appelait des « avant postes » de colons dans les territoires palestiniens occupés. 

Même après les accords d'Oslo en 1993, alors qu'Israël est sensé négocier une solution définitive basée sur le concept de «la paix contre les territoires», il lance ce mot d'ordre aux jeunes du Likoud: «Occupez les collines, installez des avant-postes partout!», continuant la politique du fait accompli.

Sabra et Chatila

Son pire forfait aura été, en 1982, alors qu'il était ministre de la Défense de Menahem Begin, l'invasion du Liban, le siège de Beyrouth où il tente plusieurs fois de tuer Yasser Arafat en bombardant les immeubles où il est supposé être, et surtout, horreur parmi les horreurs: les massacres de Sabra et Chatila. Dans ces deux camps de réfugiés palestiniens de la banlieue sud de Beyrouth, il laisse ses alliés phalangistes libanais massacrer du 16 au 18 septembre plus de 3000 civils –les combattants palestiniens ayant été évacués par la France et l'Italie quelques jours plus tôt.

A lire: Massacres de Sabra et Chatila, 30 ans d'impunité

Ce crime, dont il est tenu pour responsable par l'ONU et par la Commission d'enquête israélienne ne l'empêchera pas de poursuivre une brillante carrière politique jusqu'au poste de Premier ministre qu'il occupe de 2002 jusqu'à sa mort cérébrale en 2006.

Entre temps il aura eu la satisfaction de contribuer à la mort de son ennemi de toujours, le président de l'OLP et de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, qu'il avait enfermé dans sa résidence de la Moukata à Rammallah, encerclée par l'armée israélienne et régulièrement bombardée.  

Sans pitié et pragmatique

Ariel Sharon n'était pas seulement un guerrier sans pitié. Il était aussi un fin politique et un pragmatique. Ainsi réussit-il à faire passer pour un geste de paix le désengagement des colons de la bande de Gaza, opéré en 2005 de façon unilatérale, sans concertation avec l'OLP. Résultat: ce territoire - «64 ans de problèmes pour Israël» disait-il – est passé sous contrôle du parti islamique Hamas, consacrant une dangereuse division territoriale et politique de la Palestine et un affaiblissement de l'OLP.

Ce geste, alors salué comme courageux, en accompagnait un autre: la construction d'un immense mur de béton et de barbelés enserrant les territoires palestiniens, les grignotant, les disséquant, séparant hommes et terres et mettant gravement en question la viabilité d'un Etat palestinien.

Quant à savoir si Sharon aurait, comme il le promettait alors, poursuivi le démantèlement des colonies en Cisjordanie même, on ne le saura jamais. Une chose est certaine: il a, par son action, considérablement aggravé la situation. Cela d'autant plus qu'il laisse Israël aux mains de politiciens plus extrémistes encore puisque son successeur, Benjamin Netanyahu, n'a rien trouvé de mieux que de s'allier aux ultra-nationalistes de Lieberman et aux colons. C'est avec eux, aujourd'hui, que Mahmoud Abbas est sommé de faire la paix...

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 07:37

Après huit ans de coma et «  une vie tout entière consacrée au combat contre les Arabes  », Ariel Sharon est mort. Le général israélien s’était-il«  soudainement converti au pacifisme, avec le retrait unilatéral de Gaza, à la fin de l’été 2005  »  ? Dominique Vidal réfutait cette thèse en février 2008.

Saint Sharon

par Dominique Vidal, février 2006

« Deux poids, deux mesures » : cette expression caractérise à merveille la couverture médiatique comparée de l’attaque cérébrale du premier ministre Ariel Sharon et de la maladie, puis de la mort, de l’ancien président Yasser Arafat, en novembre 2004. La disparition du premier représenterait une « menace pour la paix », quand celle du second éliminait un « obstacle à la paix ».

Paradoxal échange de rôles. Abou Ammar a conduit l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) de la lutte armée, parfois terroriste, pour la disparition d’Israël au combat politique et diplomatique afin de créer à ses côtés un Etat palestinien indépendant. Le vieux général, lui, a pris part à toutes les guerres d’Israël, y compris cette guerre que représenta la colonisation dont il fut l’architecte. Et il a attaché son nom à une série de massacres (1) : les médias mentionnent souvent ceux de Sabra et Chatila, perpétrés par les Forces libanaises avec la complicité de ses hommes, plus rarement les autres commis par eux seuls : Kibya (1953), la passe de Mitla (1956), la bande de Gaza (1971), sans oublier la reconquête sanglante de la Cisjordanie (2002).

Certes, mais le « bulldozer » se serait soudainement converti au pacifisme, avec le retrait unilatéral de Gaza, à la fin de l’été 2005.« Erreur d’optique, répond l’historien israélien Tom Segev : il n’y avait pas de “nouveau Sharon” se révélant, au soir de sa vie, (...) épris de paix. Ariel Sharon est demeuré identique à lui-même : un général qui regarde les Palestiniens à travers le viseur de son fusil et qui les considère comme des ennemis et non des partenaires (2). » Pour l’ex-ambassadeur à Paris Elie Barnavi, « le revirement assez spectaculaire (...) dans les commentaires est plus éloquent sur le sérieux d’un certain journalisme que sur l’évolution objective de l’ancien premier ministre (3) ».

La guerre, dixit Clausewitz, est « la continuation de la politique par d’autres moyens ». Digne héritier et de David Ben Gourion et de Zeev Jabotinsky, le premier ministre a inversé la maxime. Elu début 2001, il croyait encore que « la guerre d’indépendance de 1948 n’est pas achevée (4) ». Après avoir, deux ans durant, appliqué ce programme au premier degré en reprenant le contrôle total de la Cisjordanie, il a dû le mettre en œuvre au second : pour tenir compte de deux défis, l’un structurel et l’autre conjoncturel.

Les démographes le prédisaient : le « Grand Israël » comptera sous peu une majorité arabe. Terrible dilemme pour Israël, que sa Loi fondamentale définit comme « juif et démocratique » : ou bien il privilégiera le second terme et perdra son caractère juif, ou bien il entendra conserver celui-ci et ne pourra être démocratique. Pour échapper à ce piège, il lui faut soit admettre à ses côtés un véritable Etat pour les Palestiniens, soit expulser massivement ces derniers. M. Sharon écarte la première solution et sait la deuxième actuellement impraticable. Il en a donc imaginé, dès 1998, une troisième : la formation, sur la bande de Gaza et sur la moitié de la Cisjordanie comprise à l’intérieur du mur, de quatre enclaves palestiniennes, Israël annexant le reste, notamment les blocs d’implantations qui rassemblent 80 % des colons.

D’où l’idée du retrait unilatéral de Gaza, geste sans précédent mais surtout étape vers cette nouvelle forme de l’hégémonie israélienne sur la Palestine. Stratégique, la manœuvre comporte une dimension tactique. M. Sharon l’amorce en 2004 parce qu’il mesure son isolement. En Israël d’abord, dont l’opinion se lasse du conflit. A l’étranger, ensuite. Le 9 juillet, la Cour internationale de justice (CIJ) décrète le mur illégal et en ordonne la destruction ; le 20, l’Assemblée générale des Nations unies approuve cette décision par 150 voix pour, 6 contre et 10 abstentions. Si tous les membres de l’Union européenne votent la résolution, c’est que 59 % de leurs citoyens placent Israël en tête des Etats qui « menacent la paix dans le monde (5) ». Tel-Aviv redoute des pressions de Washington. Et le Quartet (Nations unies, Etats-Unis, Union européenne et Russie) appelle Israël à se plier aux exigences de sa « feuille de route », le gel de la colonisation devant récompenser la trêve obtenue par M. Mahmoud Abbas.

« Le sens du plan de désengagement [de Gaza] est le gel du processus de paix, confiera M. Dov Weissglas, le plus proche conseiller du premier ministre israélien. Quand vous gelez ce processus de paix, vous empêchez la création d’un Etat palestinien et vous empêchez une discussion sur les réfugiés, sur les frontières et sur Jérusalem. (...) Le désengagement, (...) c’est la dose de formol nécessaire pour qu’il n’y ait pas de processus politique avec les Palestiniens (6). » Seize mois plus tard, cette analyse apparaît prémonitoire : le Quartet se tait, et l’Union européenne va jusqu’à dissimuler son propre rapport sur l’annexion israélienne de Jérusalem-Est. Bref, nul n’importune plus Israël avec la « feuille de route »...

Le prestidigitateur a réussi. Spectaculairement mis en scène, le départ des 8 000 colons de la bande de Gaza a hypnotisé la planète, désormais aveugle, sourde et muette face au sort des Palestiniens. Pourtant La Paix maintenant estime que le nombre de colons a augmenté de 6 100 par rapport à l’an dernier, avec un total de 250 000 en Cisjordanie (7). Cette dernière sera littéralement coupée en deux par l’élargissement de Maale Adoumim. La construction du mur s’accélère, près de la moitié étant achevée ou en voie de l’être, complétant l’encerclement de Jérusalem-Est (8). L’armée multiplie bombardements et assassinats, sans oublier bouclages et humiliations aux 750 barrages. Mais silence : qu’importent le droit international, les résolutions des Nations unies, l’établissement d’un Etat palestinien sur l’ensemble de la Cisjordanie et de la bande de Gaza avec Jérusalem-Est pour capitale puisque... la paix est en marche.

Longtemps, la politique proche-orientale de la France s’aligna sur celle d’Israël : au souvenir culpabilisant du rôle de Vichy dans le génocide nazi s’ajouta bientôt le combat contre le nationalisme arabe à Alger, donc au Caire. De Gaulle opéra un tournant lors de la guerre de juin 1967, sûr qu’Israël allait « organiser, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions ; et il s’y manifeste contre lui une résistance qu’à son tour il qualifie de terrorisme ». Ses successeurs Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing et, pour l’essentiel, François Mitterrand s’en tinrent à cette « politique arabe », convaincus que seule l’autodétermination des Palestiniens trancherait le nœud gordien de la région.

D’abord fidèle à cette orientation, le président Jacques Chirac en suit-il soudain une autre, et pourquoi ? D’évidence, le tapis rouge déroulé, en juillet dernier, sous les pieds du premier ministre Ariel Sharon, jusque-là persona non grata, matérialisa un virage. L’hôte de l’Elysée n’a pas, en effet, attendu l’hospitalisation de M. Sharon pour chanter les louanges de cet « homme de paix », avec il est vrai quelque retard sur M. George W. Bush.

Au-delà des hypocrisies, frappe surtout le contraste entre le bruyant silence de Paris sur la répression en Palestine et sa coopération de plus en plus étroite avec Tel-Aviv, rythmée par des échanges ministériels incessants. La participation de deux grandes entreprises françaises, Alstom et Connex, à la construction du tramway reliant Jérusalem aux colonies – que la France a toujours considérées comme illégales – de Pisgat Zeev et de French Hill relève de la schizophrénie. Et que dire du séjour à Paris, en décembre dernier, à l’invitation de M. Nicolas Sarkozy, du ministre israélien de la sécurité publique Gideon Ezra et du chef de la police israélienne Moshe Karadi afin, selon Haaretz,d’exposer « à leurs homologues français la leçon qu’ils tirent de la répression des émeutes dans leur propre pays (9) » ? Les Français, ajoutait malicieusement le quotidien, sont « vivement intéressés par le savoir-faire israélien en la matière »...

L’enjeu dépasse évidemment le Proche-Orient : champion, en 2003, des opposants à l’aventurisme du président Bush, M. Chirac, dès 2005, compose avec lui. De l’Afghanistan à l’Iran, il suit les Etats-Unis, voire les précède – comme sur le dossier libano-syrien. Et sur la question palestinienne ? Gageons qu’au renoncement géopolitique se mêlent des préoccupations plus politiciennes. Sans doute les dirigeants français, obsédés par les échéances électorales, cèdent-ils peu ou prou au chantage qui, depuis cinq ans, présente quiconque critique la politique d’Israël comme antisémite (10). Si ces campagnes n’ont guère eu de prise sur l’opinion, la classe politique et médiatique s’y révèle plus sensible. De là à transformer un criminel de guerre en saint...

Dominique Vidal

Journaliste et historien, coauteur avec Alain Gresh de l’ouvrage Les 100 Clés du Proche-Orient, Fayard, Paris, 2011.
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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 21:44

Ce militaire réctionnaire passé à la politique aura été l'artisan de la colonisation israëlienne et de l'implantation des colonies dans les terrotoires palestiniens. Il aura été aussi l'assassin en chef, par procuration, de centaines de réfugiés palestiniens dont des femmes des enfants et des vileillards au camp de Chabra et de Chatilla,  On retiendra de cet être sanguinaire, qu'il aura passé sa vie à supprimer celle des autres.

Les démocrates ne verseront pas une larme. Si certains lui rendront hommage, d'autres iront cracher sur sa tombe.

 

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 09:31

LES VOEUX DU PRESIDENT


EN OR POUR LES ACTIONNAIRES

PEAU DE CHAGRIN POUR LES SALARIE-ES

 

 

En guise de vœux, François Hollande a choisi son camp. Les salarié-es, les précaires, la jeunesse ne seront pas « servis ». Il confirme qu'il persévère et ne changera rien de cette politique qui échoue depuis plus de vingt ans : moins de charges pour les entreprises pour soit disant plus d'emplois. On connaît le résultat : toujours plus de bas salaires, de précarité et de chômage. Toute la presse souligne le tournant à droite. Jean-Pierre Raffarin et Valérie Pécresse, tous deux à l'UMP, se réjouissent. Pierre Gattaz, le patron des patrons, s'est déclaré « satisfait » et a « applaudi » ; il a même des idées pour aller plus loin ! . La majorité des Français et des Françaises voient par contre se profiler une année 2014 inquiétante.

 

Un marché de dupes : le pacte de responsabilité


François Hollande n 'a pas pu annoncer la réalisation de sa promesse 2013 : l'inversion de la courbe du chômage. Et pour cause, celui-ci augmente. Il a, par contre, proposé un pacte de responsabilité aux entreprises : l’État baisse encore ce qu'ils continuent d'appeler le « coût du travail » en échange d'hypothétiques embauches, sans contraintes pour les entreprises. Après les 20 milliards de cadeaux en 2013 (le crédit compétitivité emploi), nous payerions de nos poches 50 nouveaux milliards. Et Pierre Gattaz (MEDEF) ,demande encore un effort pour arriver à 100 milliards !

 

Augmenter la TVA pour payer les cadeaux des patrons.


Depuis ce 1er janvier, avec l'augmentation de la TVA, le plus injuste des impôts, c'est une nouvelle ponction de 6 milliards qui est opérée sur le pays. La charge fiscale s'est accrue de 60 milliards en trois ans. Comme toujours, ce sont les familles les plus simples, les plus modestes qui supportent l'essentiel de l'effort exigé. Tout ça pour rembourser les banques, tout ça pour financer de nouvelles exonérations aux fortunés au nom de la « compétitivité ».

10 centimes pour le SMIC, merci l’aumône


Le gouvernement a osé le faire. Il n'y aura pas de coup de pouce pour les Smicards cet hiver, jugeant la hausse légale du SMIC suffisante. Cela fera 10 centimes de plus l'heure ! C'est d'autant plus scandaleux que les arguments avancés par le gouvernement reprennent directement le refrain patronal. Alors que les 500 plus grandes fortunes de France ont prospéré au rythme annuel de + 25% en 2012 ! Gagnant ainsi en valeur quelque 66 milliards d’euros en un an, pour atteindre 330 milliards d’euros au total, principalement en « biens professionnels » (39%) et en « actifs financiers » (28%), ceux là même que le travail des smicards notamment, leur permet d’accumuler.

 

Tout cela est désolant. Et il n'est pas question de s'y résigner. L'année 2014 sera pour nous une année de luttes et de mobilisations pour reconstruire les solutions de justice et de solidarité qu'attend le pays et que manifestement la politique présidentielle ne lui apportera plus.

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BRUNO FORNACIARI

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