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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:07

 

SOCIAL-ECO -  le 28 Février 2014

 

"Pacte de responsabilité": les contre-propositions de la CGT

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La "négociation" entre syndicats et patronat sur le pacte de responsabilité débute ce vendredi. Un dialogue biaisé puisque le Medef a déjà obtenu son cadeau de plus de 30 milliards, avant les discussions sur les éventuelles contreparties. La CGT arrive à la table pour affirmer son désaccord sur ce pacte et proposer un tout autre projet. Documents.

"Nous tenons tout d’abord à réaffirmer notre désaccord sur la façon dont le «pacte de responsabilité» a été mis sur la table sans aucune concertation ni avis des organisations syndicales de salariés" débute la CGT dans sa déclaration du jour. "En clair, le président de la République annonce à la télévision qu’il donne un chèque supplémentaire de 30 milliards d’euros aux employeurs et il nous demande aujourd’hui de négocier d’éventuelles contreparties" résume le syndicat, particulièrement remonté. "La CGT n’a pas vocation à gérer le service après-vente du gouvernement."

La CGT se réaffirme en opposition au «pacte», à la suppression des cotisations familiales comme à la logique de fond, la réduction d’un «coût du travail» qui, ne profite pas à l’emploi, mais aux actionnaires. En plus des cadeaux au Medef, la CGT dénonce la logique de réduction des dépenses publiques qui est non seulement mauvais pour l’économie, mais en plus remet en cause notre modèle social. Avec FO, la FSU et Solidaires, ils manifesteront d’ailleurs le 18 mars pour le dire à nouveau.

Des propositions en nombre

La CGT propose une véritable évaluation des aides publiques, fiscales et sociales aux entreprises. "Quel contrôle public et social ? Quelle conditionnalité d’attribution ? Quelles sanctions en cas de non-respect des conditions d’attribution ?". La CGT propose également d’examiner "l’emploi public à l’aune du gain social qu’il représente et non comme une source potentielle d’économies."

La CGT estime que la définition du volume d’emplois publics doit correspondre à l’identification des besoins sociaux et de la réponse à y apporter. "Ainsi, nous considérons que 100 000 agents supplémentaires seraient nécessaires pour remplir correctement les missions de santé publique." Autre exemple: "aux finances publiques, 10 % des postes ont été supprimés. Dans le même temps, on estime à 25 % (10 milliards d’euros) l’augmentation de la fraude fiscale… cherchez l’erreur!"

Sur le front de l’emploi toujours, la CGT propose entre autre de faciliter l’accès au financement pour les PME/PMI, une vraie politique de recherche et d’innovation et la création d’un "livret d’épargne développement emploi et industrie".
Une véritable revalorisation des salaires est également proposée par le syndicat "pour reconnaître à leurs justes valeurs les qualifications et construire de vrais déroulements de carrière." La CGT réaffirme également que les revenus du travail doivent continuer à financer la protection sociale. "Nous proposons de moduler les cotisations sociales en fonction de la part de la valeur ajoutée sur la  masse salariale et en prenant en compte la politique d’emploi et de salaire menée dans les entreprises. Nous proposons également de mettre à contribution les revenus financiers des entreprises."

Les prochains rendez-vous. Mobilisation du 18 mars, à l’appel de la CGT mais aussi de FO, de la FSU et de Solidaire. « Face à la situation sociale vécue par les salariés du privé et du public, les privés d’emploi et les retraités de notre pays » les syndicats ont décidé de faire du 18 mars une journée interprofessionnelle de mobilisation massive. Et le 4 avril à l’appel de la CGT, de la CFDT, de la FSU et de l’Unsa pour décliner dans notre pays le plan d’investissement proposé par la Confédération européenne des syndicats.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 17:45

Le chômage atteint un nouveau record historique en France. Depuis l’élection de François Hollande, la hausseest continue : on compte 1000 chômeurs de plus par jour dans notre pays depuis mai 2012.
La moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés. La misère s’accroît.

Mais depuis son élection, Hollande multiplie les milliards de cadeaux aux actionnaires. Le CAC 40 s’est engraissé de 34,62% depuis mai 2012.

La seule courbe que François Hollande a réussi à améliorer c’est celle des profits. Hollande est l’ami de la finance et le président du chômage.

Trop c’est trop ! Nous ne sommes pas condamnés à subir. Avec la politique proposée par le Front de Gauche, le chômage baisserait. C’est ce que nous dirons dans les urnes le 23 mars et dans la rue le 12 avril prochain.

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 17:14

 

POLITIQUE -  le 25 Février 2014

Gauche

La brouille calculée des Verts

 

 

Les tensions s’apaisent entre le premier ministre et Europe Écologie-les Verts (EELV), tandis que le gouvernement a besoin d’EELV pour faire adopter son pacte de responsabilité.

Le petit jeu devient rodé, entre Jean-Marc Ayrault et sa minorité écologiste au gouvernement. Un jour après avoir appelé Europe Écologie-les Verts (EELV) à « sortir de l’ambiguïté », à la suite de son soutien à la manifestation des opposants à l’aéroport du Grand Ouest, à Nantes, le premier ministre a estimé avoir « besoin de tout le monde ». La ministre du Logement, Cécile Duflot, avait affirmé samedi au Monde qu’elle soutiendrait « plutôt deux fois qu’une » les opposants si elle n’était pas au gouvernement, avant les violences qui ont dévasté le centre de Nantes.

Après les critiques du premier ministre, la secrétaire nationale d’EELV, Emmanuelle Cosse, a rappelé avoir immédiatement condamné les violences. « Les ambiguïtés, s’il devait y en avoir, sont levées, maintenant essayons de travailler », a estimé Barbara Pompili, coprésidente du groupe EELV à l’Assemblée, déplorant toutefois que Jean-Marc Ayrault n’ait pas passé un « petit coup de fil » avant de s’en prendre à son parti.

 

Depuis, Emmanuelle Cosse a eu au téléphone le premier ministre. Bref, le passé c’est le passé sur un dossier, Notre-Dame-des-Landes, dans lequel il s’est fortement impliqué. Surtout que ces désaccords sont actés de longue date et évacués de l’accord de gouvernement. C’est que Jean-Marc Ayrault s’est souvenu entre-temps que « le grand rendez-vous, ce sera au moment où le Parlement se prononcera pour la réussite du pacte de responsabilité », à travers un vote de confiance auquel EELV ne pourra se dérober. « C’est ça l’essentiel », a-t-il lâché dans les allées du Salon de l’agriculture, rappelant à son allié ses devoirs plutôt que ses droits. Et marquant au passage combien le gouvernement n’a pas de majorité alternative aujourd’hui.

Noël Mamère, qui a quitté EELV en septembre, a jugé lundi son ancien parti « déconsidéré » et « dans l’impasse », qu’il choisisse de rester ou non au gouvernement. Sans majorité de rechange ni avec le Front de gauche, ni avec les centristes, voilà le gouvernement « obligé de garder encore quelque temps ces écologistes qui l’embêtent et qui peuvent dire tout et n’importe quoi, pratiquer le grand écart sans se faire mal aux muscles ». Et contribuer à faire adopter un pacte dont Emmanuelle Cosse dit désormais « attendre beaucoup ». « C’est intéressant, complète-t-elle, et on n’a pas de jugement d’opposition à ce pacte », sur lequel Hollande dit jouer son quinquennat.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 12:17
Aymeric Seassau, secrétaire départemental du Parti communiste
Aymeric Seassau, secrétaire départemental du Parti communiste
Archives PO

Violences à Nantes. Aymeric Seassau (PC) : "Intolérables".

Aymeric Seassau, chef de file des communistes à l'élection municipale de Nantes juge "intolérables" les violences et dégradations nombreuses qui ont accompagné la manifestation des opposants à l’aéroport du Grand Ouest. 

'Les communistes français ont de tout temps défendu les libertés démocratiques et combattu pour que le droit à la grève et à l’action syndicale soit inscrit au préambule de la constitution de 1946 issue du conseil national de la résistance. 'Les communistes français ont de tout temps défendu les libertés démocratiques et combattu pour que le droit à la grève et à l’action syndicale soit inscrit au préambule de la constitution de 1946 issue du conseil national de la résistance.   Aussi, nous n’acceptons pas que les monuments et symboles de la résistance à Nantes puissent être foulés du pied comme nous avons pu le constater hier. De la même manière que nous n’acceptons pas qu’une manifestation, quelle qu’elle soit, puisse servir de cadre à des dégradations ou destructions de locaux et d’infrastructures de services et entreprises publiques.Nous ne nous livrons à aucun amalgame entre les personnes venues manifester librement leur opinion et les groupes d’opposants violents à l’aéroport du Grand-Ouest dont les exactions sont nombreuses depuis plusieurs années", ajoute le responsable communiste . 

 

Il fustige également l'Acipa. "La gravité des événements interdit de se contenter d’évoquer une «minorité de casseurs » venus de l’extérieur ou encore de dénoncer comme Manuel Valls une hypothétique « ultra gauche ». Quant on est de gauche, on ne s’attaque pas aux entreprises et services publics, on les protège, on les défend ! Les événements d’hier étaient attendus, ils étaient prévisibles, ils auraient pu, ils auraient du être évitésOrganiser une manifestation est une responsabilité. En indiquant après la manifestation « Il existe différentes manières de s'exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n'est pas étonnant qu'une certaine colère s'exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la zad ? » l’ACIPA, principale organisation d’opposants se refuse à condamner les violences, tend à les justifier et les instrumentalise même en menaçant quant à toute avancée du projet. C’est inacceptable !"

En conclusion, Aymeric Seassau demande "à toutes les organisations parties prenantes de la manifestation de condamner avec la plus grande fermeté les violences et de faire connaître les dispositions qu’elles comptent prendre pour garantir que de tels événements ne puissent pas se reproduire. Dans l’attente, nous voulons exprimer toute notre solidarité avec les personnels des entreprises et services publics victimes des dégradations comme avec les personnels à l’ouvre depuis hier soir pour rendre le plus rapidement leur centre ville aux nantaise et aux nantais et leurs transports publics aux usagers de l’agglomération"..


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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 12:51

Une manifestation de chômeurs et précaire en juin 2013 à Montpellier.

SOCIAL-ECO -  le 13 Février 2014

Unedic

Assurance chômage : le Medef met sur la table son texte boulet de canon

 

 

Alors que le patronat et les syndicats se retrouvent aujourd’hui pour la suite des négociations Unedic, le projet patronal s’avère ultrarégressif pour les chômeurs.

Le patronat a précisé sa thérapie de choc pour les comptes de l’assurance chômage. Révélé sur le site Internet des Échos, le texte qui a été communiqué, hier, aux syndicats propose comme remède au déficit de 4 milliards de l’Unedic de réduire massivement les droits des demandeurs d’emploi. Comme le Medef le laissait déjà pressentir il y a quinze jours, il s’attaque aux régimes des intermittents et aux intérimaires, prétendument trop généreux. Il envisage de les aligner sur le régime général d’indemnisation et « demande à l’État de prendre en charge, s’il considère qu’il relève de l’intérêt général de mieux indemniser les demandeurs d’emploi de l’annexe 8 et 10 (...), le surcoût ».

Respecter les engagements pris au festival d'Avignon

Les intermittents, par la voix de la CGT spectacle, n’ont pas tardé à réagir, estimant « qu’une riposte rapide est indispensable. Il est urgent de rappeler les engagements pris par Michel Sapin et Aurélie Filippetti devant les députés lors du Festival d’Avignon ». Ensuite, l’activité réduite, cumul d’un emploi précaire et d’une allocation, génératrice de trop-perçus pour les chômeurs, est aussi dans la ligne de mire du patronat. Soi-disant pour inciter la reprise d’un emploi, le Medef propose de réduire l’indemnisation, en supprimant le seuil de travail de 110 heures et le plafond de 70 % du salaire antérieur pour en bénéficier, tout comme le plafond de 15 mois pour la durée d’indemnisation. Et envisage aussi que le cumul entre revenu d’activité et allocations soit limité à 80 % de l’ancienne rémunération.

Les demandeurs d'emplois ne sont pas responsables de la conjoncture économque

Pour Éric Aubin, chef de file de la CGT dans les négociations, c’est une provocation. « Alors que 51 % des contrats sont précaires, les patrons refusent d’assumer leur propre politique de l’emploi. » Pour faire entrer de l’argent dans les caisses de l’assurance chômage, le patronat propose aussi de faire cotiser les contractuels de la fonction publique et les opérateurs publics à l’Unedic ! Enfin, le Medef va encore plus loin, si le mot de dégressivité n’est pas écrit, il propose « de faire varier les droits et la durée d’indemnisation en fonction du niveau de chômage ». Plus le taux serait haut, plus les droits suivraient. Revers de la médaille, en période de chômage faible, les personnes percevraient une indemnisation moindre. De l’ordre de 0,8 jour indemnisé pour un jour cotisé, au lieu d’un jour cotisé un jour indemnisé aujourd’hui. La durée d’indemnisation serait aussi modulable, avec un chômage en dessous de la barre des 10 %, 6 mois de travail seraient nécessaires pour prétendre à 18 mois d’indemnisation, contre 4 mois travaillés pour 24 mois indemnisés aujourd’hui. Une idée absurde pour Éric Aubin, « comme si les demandeurs d’emploi étaient responsables de la conjoncture économique ! Un tel texte nous incite à mettre fortement nos propositions sur la table ». Si le gouvernement avait assuré, qu’en pleine période de crise, les droits des chômeurs seraient maintenus, le patronat ne l’entend pas de cette oreille. Les syndicats mettront aujourd’hui leurs propositions au menu. Les discussions promettent d’être musclées.

Le représentant de la CGT aux négociations, Eric Aubin, a déchiré ce jeudi devant les caméras le projet de réforme du patronat, qu'il a jugé "inacceptable", à son arrivée au siège du Medef pour une troisième séance de négociation. "La CGT appelle les salariés, les précaires, les demandeurs d'emploi, les intérimaires, les intermittents à se préparer à un rapport de force", a lancé, Eric Aubin.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 10:14

 


« Il faut baisser le SMIC de 300 euros ! »

Portrait de Renaud Schira
 
Date: 
06/12/2012

La semaine dernière, The Economist a consacré un papier au salaire minimum, se demandant s’il en fallait un et si oui, à quel niveau il fallait le mettre. Une plongée glaçante dans la pensée néolibérale.

Les penseurs néolibéraux ont au moins un mérite. Ils osent tout. L’économie n’est qu’une science abstraite faite de chiffres, totalement désincarnée et déshumanisée. C’est bien ce qui ressort de ce papier de la bible des élites mondialisées sur le salaire minimal The Economist cite Milton Friedman, pour qui il est « une forme de discrimination contre les travailleurs sans qualification ». Qualifier de « discrimination » le fait d’empêcher de payer un salaire de misère en dit déjà long…

 
Mais l’hebdomadaire souligne  que d’autres économistes affirment que quand les employeurs ont un fort pouvoir, ils peuvent fixer les salaires à un niveau trop faible, ce qui a poussé les gouvernements à instaurer un salaire minimal dans un nombre grandissant de pays. La Nouvelle-Zélande a été la première en 1894, suivie par les Etats-Unis de Roosevelt en 1938, la Grande-Bretagne patientant jusqu’en 1999. Le SMIC étasunien, très bas, a été relevé de 40% depuis 2007.
 
 
Les économistes ont mené des études divergentes sur le niveau du salaire minimum aux Etats-Unis , du fait des différences entre Etats. Deux économistes ont démontré que les différences de niveau du salaire minimum n’ont pas d’impact sur le niveau de l’emploi dans la restauration entre 1990 et 2006 mais deux autres ont démontré l’inverse. En Grande-Bretagne, les études sont plutôt positives et soulignent un effet d’entraînement pour les salaires supérieurs au SMIC.
 

L’oubli de l’homme

 

Ce qu’il y a de terrifiant dans ce papier, c’est son aspect clinique, froid et finalement inhumain. Aucune question n’est posée sur le niveau du seuil de pauvreté, ou même de l’évolution du salaire médian (qui baisse), base contre laquelle il faudrait fixer le SMIC. Réfléchir à l’impact que tout cela a sur les travailleurs pauvres ne semble pas effleurer une seconde l’auteur du papier. La conclusion est glaçante : « Quels que soient leurs défauts, les salaires minimums vont persister ».
 
 
Il est difficile de ne pas y voir un regret de la part de The Economist, comme s’il indiquait qu’il n’était malheureusement pas possible politiquement de les supprimer…
Mais le pire est à venir au sujet du niveau souhaitable du SMIC. L’hebdomadaire néolibéral indique que pour l’OCDE et le FMI, « un salaire minimum modéré fait probablement plus de bien que de mal », avant de préciser que la définition d’un salaire minimum modéré signifie entre 30 et 40% du salaire médian.
 
 
The Economist reconnaît que le cas britannique (à 46% du salaire médian) démontre que l’on peut aller un peu plus haut. Les Etats-Unis et le Japon restent sous le cap des 40% alors que la France se distingue avec le niveau le plus élevé de la sélection avec un SMIC à 60% du salaire médian. Bizaremment, pas d’information sur les pays scandinaves. En clair, pour The Economist, en France notre SMIC est trop élevé de 25 à 30% ! Cela veut dire qu’avec un SMIC à 1118 euros nets par mois, ils recommandent une baisse d’environ 300 euros. Voilà le fond de la pensée néolibérale…
 
 
Voilà sans doute pourquoi Pierre Moscovici valorise la miniscule hausse du SMIC de juin, pourtant trois fois moins importante que celle de Jacques Chirac en 1995. On aimerait que les donneurs de leçon néolibéraux essaient de vivre ne serait-ce que quelques semaines avec le SMIC qu’ils recommandent…

 

 

Source: 
Marianne.net
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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 16:21

Appel de la gauche du PS: "Non à la politique de l’offre !"

 

 

27 membres du bureau national du PS sur 72 ont signé un appel pour une autre politique. Non à la politique de l’offre ! Non à la baisse du «coût du travail» disent-ils. "Si 35 % de la direction du parti signe, cela, on peut penser que, à la base, c’est bien plus que la majorité des adhérents tellement le mécontentement est grand" écrit Gérard Filoche, également signataire.

  • Texte de l’appel :

La période est instable. De l’extrême droite qui se rassemble derrière des slogans racistes et antisémites à la droite radicalisée qui remet en cause la légitimité du Président de la République à gouverner, un front des conservatismes se constitue. Cette situation appelle une réaction forte. Une réaction essentielle pour reprendre la main, faire reculer le chômage et engager pleinement la transition écologique. Et ne pas donner l’impression que, malgré́ l’arrivée de la gauche au pouvoir, les droites et leurs « valeurs » sont en dynamique.

De toutes nos forces nous voulons que la gauche réussisse. Dix ans de politique de droite ont profondément abimé notre pays. La crise a dévasté nombre de territoires, plongé des millions de familles dans l’angoisse de la précarité ou du chômage.

A l’occasion de la campagne présidentielle, François Hollande a, à juste titre, pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Il avait porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité. Pour sortir le pays du chômage de masse, il avait proposé une feuille de route qui n’oppose pas la production à la redistribution, l’offre à la demande, l’efficacité́ économique à la justice sociale.

Cette feuille de route, c’est toujours la nôtre.

Cinq ans après la chute de Lehman Brothers, l’Union européenne subit toujours la crise et ses conséquences. Trois pays se trouvent encore sous assistance financière, le chômage atteint 12% dans la zone euro et la croissance est en berne.

C’est pourquoi nous continuons de penser qu’il est nécessaire de faire vivre la promesse de réorientation de la politique Européenne. Plus que jamais, la France doit créer les conditions d’un rapport de force favorable aux politiques de sortie de crise. La situation impose de nous dégager de la logique trop restrictive liée aux normes budgétaires et monétaires européennes.

La réduction des déficits préconisée par la Commission européenne a provoqué des coupes sombres dans des dépenses publiques et sociales essentielles. Surtout, ces «efforts» imposés aux populations n’ont pas permis de réduction de la dette publique. Elle est passée pour l’Union européenne à 27 de 62% du PIB en 2008 à 85% quatre ans plus tard. Loin de réduire la dette, l’austérité contribue à l’augmenter davantage.

Aujourd’hui, les critiques convergent pour remettre en cause des politiques socialement dangereuses et économiquement inefficaces. Les citoyens, mais aussi de grandes institutions comme le FMI, l’OCDE, le BIT, pointent l’urgence d’une relance coordonnée en Europe.

Dans ce contexte, les élections européennes revêtent une importance particulière. Refonte de la politique commerciale, instauration d’une taxe sur les transactions financières, lutte contre les paradis fiscaux, politique monétaire au service de l’économie réelle, harmonisation sociale et fiscale, relance de l’investissement par la transition énergétique notamment, meilleure répartition du travail, smic européen : les socialistes porteront ces exigences en mai prochain.

Mais nous serons d’autant plus crédibles pour le faire si nous avons administré la preuve, en France, qu’il n’y a pas qu’une seule politique possible.

Or en dépit de la salutaire rupture avec l’ère Sarkozy, l’orientation en matière de politique économique suscite des désaccords et des inquiétudes dans nos rangs.

Nous ne nous reconnaissons pas dans le discours qui tend à faire de la baisse des « charges » et du « coût du travail » la condition d’un retour de la croissance. Il n’y a pas de « charges » mais des cotisations sociales qui sont en réalité du salaire différé.

Et nous sommes inquiets quand nous découvrons que la baisse des cotisations promise aux entreprises s’accompagne d’une réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques en trois ans, sans même savoir quels sont ceux qui en supporteront les conséquences. Ce qui risque de rogner sur le modèle social français dont les grands principes ont été établis à la Libération.

La focalisation exclusive sur la baisse du « coût du travail » ne constitue pas une réponse adaptée

Comme l’ensemble de l’Union européenne, la France souffre de la crise. Les libéraux, dont le patronat se fait le porte-­‐parole, associent cette crise à un problème global de compétitivité engendré par une explosion du « coût du travail ». Cette lecture nous semble contestable.

Depuis le début des années 90, des centaines de milliards d’aides, d’exonérations, de subventions ont été́ distribuées sans aucun effet sur l’emploi et la compétitivité de nos entreprises. Pire, elles ont alimenté la rente au détriment des salaires et de l’investissement. Entre 1999 et 2008, alors que les firmes allemandes ont réduit leur taux de dividendes versées de 10%, leurs homologues françaises l’ont augmenté de près de 50%. Le « coût du capital » n’a jamais été aussi élevé.

L’industrie française se délite et les politiques libérales de ces 20 dernières années n’ont fait qu’en précipiter la chute, croyant pouvoir créer une « France sans usine », renonçant à toute politique industrielle ambitieuse. Le renouveau industriel nécessite un renforcement de notre « compétitivité hors-coût » qui ne sera rendue possible que par des aides ciblées et d’une réorientation des bénéfices de la rente vers l’investissement productif.

Or, on ne peut que constater la victoire de la finance sur la production. C’est la conséquence de la concentration de la richesse entre les mains d’un nombre de plus en plus petit. Aujourd’hui, alors que 10 % de la population concentre 60 % du patrimoine, les banques imposent aux entreprises des règles qui donnent la priorité́ à l’accroissement systématique des marges. Dès lors, il ne faut pas s’étonner du mouvement de concentration du capital (les quatre premières banques françaises ont un bilan équivalent à 400 % du PIB) et de financiarisation de l’économie.

Enfin, ne nous voilons pas la face. La finitude des ressources naturelles, la hausse inéluctable du prix des énergies fossiles dont notre modèle de production et de consommation est dépendant, la stagnation de nos taux de croissance déconnectés du bien-être humain, nous obligent à imaginer un nouveau modèle de développement. De même, l’évolution des gains de productivité́ rend indispensable de réfléchir à une nouvelle répartition du travail. Mais ce nouveau modèle de développement est par définition antagoniste des logiques libérales, court-termistes, à l’œuvre de nos jours.

Pour nous, la priorité doit donc être la suivante: favoriser l’emploi et l’investissement productif aux dépens de la rente.

Les préconisations avancées jusqu’à présent sont déséquilibrées.

Les socialistes se sont toujours refusés à opposer offre et demande, production et redistribution, bonne gestion des comptes publics et relance de l’économie. Les propositions contenues dans le « pacte de responsabilité́ » semblent s’écarter de cette position d’équilibre.

  • 1) L’objectif de baisse accélérée des dépenses publiques comporte des risques majeurs.

Le Président de la République s’est engagé à ne pas toucher au modèle social français. Néanmoins, la priorité́ accordée aux 50 milliards d’euros d’économies en trois ans, nous fait craindre une réduction du périmètre d’intervention de l’Etat, nuisible aux politiques sociales existantes et au fonctionnement des services publics.

  • 2) le redressement n’est pas possible sans la justice

A trop se focaliser sur « l’offre » et la « baisse des charges », le « pacte de responsabilité́ » risque de comprimer l’activité́ économique.

Par ailleurs, elle réduit considérablement nos marges de manœuvres pour mener à bien des politiques ambitieuses dans le domaine de l’éducation, du logement ou de la culture. Comment continuer à soutenir l’effort de réinvestissement de l’Etat dans le domaine éducatif mené́ depuis le 6 mai, si les baisses de crédits y sont massives ? Comment soutenir l’exception culturelle si, pour la troisième année consécutive nous baissons le budget du ministère de la culture. Enfin, comment les collectivités territoriales pourront-elles continuer à être le premier investisseur public de notre pays, si elles doivent réaliser des coupes budgétaires massives ?

Notre pays doit partir de ses atouts : qualité de la main d’œuvre, de ses services et infrastructures publics. Agir pour notre compétitivité, c’est penser dès maintenant le monde de demain et notre modèle de développement.

C’est donc d’abord agir sur nos capacités productives (montée en gamme, sobriété énergétique de notre appareil productif, investissement dans les énergies renouvelables, utilité́ sociale) et sur nos infrastructures. Ainsi en 2011, les importations énergétiques pesaient 88% du déficit de notre balance commerciale, entamant d’autant la création d’emplois et les capacités d’investissement de nos entreprises.

L’investissement dans l’éducation, la formation, la recherche, la transition énergétique, sont autant de leviers pour une stratégie de développement durable à moyen et long terme. L’enchainement des crises ces vingt dernières années témoigne d’un système court-termiste à bout de souffle, qui ne répond plus au double impératif d’efficacité́ économique et de justice sociale. Cette option volontariste d’investissement que nous proposons est un moyen d’en sortir.

Mais cet effort serait vain si, faute de consommation, bon nombre d’entreprises n’avaient pas de carnets de commande remplis, si faute de « planification » les industriels n’avaient aucune vision de l’avenir, et si faute d’anticipation ils n’étaient pas au rendez-­‐vous d’une reprise française et internationale.

Dès lors, nous pensons que, dans la mobilisation générale pour l’emploi décrétée par l’exécutif, la consommation populaire doit prendre toute sa place. Elle passe notamment par une réforme fiscale de grande ampleur, comme l’a d’ailleurs proposé le Premier ministre. Loin de s’opposer, redressement et justice vont de pair.

Obtenir un compromis social favorable au monde du travail

La social-démocratie suppose que le parti majoritaire à gauche soutienne les syndicats de salariés pour arracher un compromis au patronat.

Si le Président a été́ très clair sur les avantages accordés aux entreprises, les contreparties demandées restent floues. Il faudra plus qu’un « observatoire » pour imposer amélioration des conditions de travail, discussion sur les salaires, partage du travail ou multiplication des embauches. D’autant que le MEDEF, par la voix de son président, refuse de rentrer dans une logique de « donnant-­‐donnant » qui serait pourtant la moindre des choses. En lien avec les déclarations présidentielles, nous insistons sur la double nécessité́ de ne pas alimenter la rente pour servir l’investissement productif et de faire bénéficier les salariés, par le biais de la rémunération notamment, d’une part de cette aide.

Il n’y aura pas de « compromis social » favorable aux salariés sans mobilisation du parti, des parlementaires, du mouvement social. Salaires, embauches, réduction et partage du temps de travail, droits des salariés, contrôle des licenciements abusifs, modalités de remboursement des aides en cas de non-respect des engagements, politique de redistribution des dividendes : dans tous ces domaines nous devons porter des exigences fortes.

Oui, nous devons les porter, et en toute liberté́. Sachons-nous désintoxiquer des institutions de la Vème République. Tout ne peut procéder d’un seul homme. Les débats politiques ne se règlent pas en brandissant la menace de mesures disciplinaires ou en mettant les parlementaires au pied du mur.

Le PS doit jouer pleinement son rôle. Pour la réussite de la gauche au pouvoir, il faut un Parti autonome, force de propositions, relais des aspirations mais aussi des mécontentements. C’est une des conditions de la réussite commune.

Cette réussite passe aussi par l’implication de la gauche dans toute sa diversité́. Il n’y a aujourd’hui de salut pour la gauche française que dans la construction de convergences entre les forces politiques et sociales qui la composent. Au moment où une partie de la droite radicalisée fait jonction avec une extrême droite plus menaçante que jamais, le rassemblement de la gauche est une ardente obligation.

Signataires
27 membres du Bureau National du Parti socialiste (sur 72)  :  Pouria Amirshahi, Tania Assouline, Guillaume Balas, Marie Bidaud, Sandrine Charnoz, Pascal Cherki, Laurianne Deniaud, Stéphane Delpeyrat, Antoine Détourné, Julien Dray, Henri Emmanuelli, Anne Ferreira, Gérard Filoche, Olivier Girardin, Jérôme Guedj, Liêm Hoang-­‐Ngoc, Frédéric Hocquard, Régis Juanico, Marie Noelle Lienemann, Marianne Louis, Fréderic Lutaud, Delphine Mayrargue, Emmanuel Maurel, Jonathan Munoz, Nadia Pellefigue, Paul Quiles Roberto Romero, Jean-­‐François Thomas, Isabelle Thomas

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Que penser de cet appel qui vient contredire les votes de ceux qui signent l'appel. Tous ont voté le CICE, le budget et les prinicpaux textes régressifs du gouvernement. Faut-il qu'il y ait le feu dans la maison pour que les socialistes dits de gauche lancent cette alerte ? Il est fort à parier qu'ils seront entendus sur certains points marginaux qui leur permettra de faire bloc derrière Bruno Leroux. Ce qui laisse augurer d'autres déception et pertes de crédibilité. Tentative sincère ou écran de fumée pour freiner le rtecul municipal ? C'est aux actes qu'ils seront jugés...définitivement


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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 19:52

Serge Dassault demande la levée de son immunité parlementaire

Le sénateur UMP l'a annoncé à l'AFP, lundi 10 février.

Le sénateur de l'Essonne, Serge Dassault, à Paris, le 17 octobre 2013.Le sénateur de l'Essonne, Serge Dassault, à Paris, le 17 octobre 2013. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

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Mis à jour le 10/02/2014 | 19:32 , publié le 10/02/2014 | 19:04

"Je demande la levée de mon immunité parlementaire." C'est ce qu'a annoncéSerge Dassault à l'AFP, lundi 10 février, expliquant vouloir démontrer qu'il n'avait "rien à [se] reprocher". L'industriel et patron de presse a déjà échappé, de justesse, à la levée de son immunité car le bureau du Sénat avait rejeté deux demandes de la justice en ce sens. L'élu est soupçonné d'achat de votes à Corbeil-Essonnes (Essonne).

Dans une tribune publiée  le 12 janvier sur le site du Figaro, il assurait se tenir "à la disposition immédiate de la justice", en réponse "aux déferlements de haine" à son égard après le refus du bureau du Sénat de lever son immunité parlementaire. "Plus tôt je serai interrogé par la justice, mieux ce sera", assurait le sénateur. Et de poursuivre : "Je pourrai enfin prouver que je suis totalement innocent, victime d'une tentative de déstabilisation et de faux témoignages."


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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 19:52

Serge Dassault demande la levée de son immunité parlementaire

Le sénateur UMP l'a annoncé à l'AFP, lundi 10 février.

Le sénateur de l'Essonne, Serge Dassault, à Paris, le 17 octobre 2013.Le sénateur de l'Essonne, Serge Dassault, à Paris, le 17 octobre 2013. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

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Mis à jour le 10/02/2014 | 19:32 , publié le 10/02/2014 | 19:04

"Je demande la levée de mon immunité parlementaire." C'est ce qu'a annoncéSerge Dassault à l'AFP, lundi 10 février, expliquant vouloir démontrer qu'il n'avait "rien à [se] reprocher". L'industriel et patron de presse a déjà échappé, de justesse, à la levée de son immunité car le bureau du Sénat avait rejeté deux demandes de la justice en ce sens. L'élu est soupçonné d'achat de votes à Corbeil-Essonnes (Essonne).

Dans une tribune publiée  le 12 janvier sur le site du Figaro, il assurait se tenir "à la disposition immédiate de la justice", en réponse "aux déferlements de haine" à son égard après le refus du bureau du Sénat de lever son immunité parlementaire. "Plus tôt je serai interrogé par la justice, mieux ce sera", assurait le sénateur. Et de poursuivre : "Je pourrai enfin prouver que je suis totalement innocent, victime d'une tentative de déstabilisation et de faux témoignages."


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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 11:57

 

SOCIAL-ECO -  le 10 Février 2014

 

Pétoche, l'éditorial de Paule Masson

 

 

Cela va finir par ressembler à une photo de famille. Une famille recomposée, iconoclaste mais qui ne cesse d’afficher sa complicité depuis l’université d’été du Medef de 2012, offrant en spectacle un défilé de ministres socialistes.

Le président de la République s’envole aujourd’hui vers les États-Unis, sans sa compagne, mais avec le président du Medef, Pierre Gattaz, à ses côtés. Les deux hommes, accompagnés de nombreux chefs d’entreprise, vont faire la tournée des marchés, en bon VRP d’un monde économique où la loi de la concurrence et la course 
aux profits s’imposent contre le plus grand nombre. 
Malgré la crise, grands groupes industriels et géants de 
la finance se comportent plus que jamais en prédateurs.

« Un financier, ça n’a jamais de remords. 
Même pas de regrets. Tout simplement la pétoche, grinçait Michel Audiard. Le crash financier de 2008 n’aura effectivement pas servi de leçon à Sanofi, qui vient de publier ses résultats. Le groupe pharmaceutique est en pleine restructuration, a supprimé 4 000 CDI ces cinq dernières années, fermé huit sites, réduit ses moyens de recherche, propose 0 % d’augmentation de salaire pour les employés, mais choisit de consacrer 50 % de ses profits à la rémunération de ses actionnaires. 
La CGT chiffre 
à 5,3 milliards d’euros 
la somme dilapidée 
en dividendes 
et rachats d’actions, 
un jackpot, dénonce 
le syndicat, qui s’avère supérieure à la somme totale des salaires de Sanofi dans le monde. Le PDG est vivement remercié pour appliquer avec zèle ce vol de richesses. En 2010, Chris Viehbacher touchait un revenu équivalant à 16 700 euros par jour. Après dégraissage, 
il en empoche aujourd’hui 20 500. À elle seule, 
la multinationale démontre l’erreur dans laquelle 
se fourvoie le gouvernement.

Pour relancer l’économie, c’est au coût exorbitant du capital qu’il faut s’attaquer. 
Loin de provoquer un réflexe de modestie, la crise 
a nourri les appétits des riches et du patronat. Pierre Gattaz ne se vante-t-il pas d’être à l’origine du pacte de responsabilité ? À en croire les derniers sondages, l’annonce de ce super-bonus pour les entreprises est 
à l’origine d’un nouveau décrochage de François Hollande dans l’électorat. Depuis qu’il assume son virage libéral, le chef de l’État est passé, selon TNS Sofres, 
sous la barre des 20 % de confiance. C’est à gauche 
qu’il recule, de 7 points, sans progresser à droite. L’électorat populaire, qui a grandement contribué 
à son élection, fait maintenant défection alors que 
se profilent d’importantes échéances électorales.

Un vent de panique est en train de gagner 
les rangs du PS, mais plutôt que de renouer avec 
une ambition émancipatrice, les voix qui appellent à serrer les rangs se font chaque jour un peu plus autoritaires. « Alors, à partir de maintenant et jusqu’en juin, c’est silence dans les rangs, on fera les comptes après », s’est autorisé Jean-Christophe Cambadélis. Cet état d’apparente résignation ne devrait pas durer. 
Chez les socialistes, chez Europe Écologie-les Verts aussi, il est des couleuvres trop grosses à avaler. L’esprit de parti a ses limites dès lors que l’accumulation de renoncements touche des valeurs fondatrices. Laisser la gauche mener une politique de droite, la droite flirter avec les idées extrêmes et les réactionnaires manifester dans la rue 
est une situation lourde de dangers pour la démocratie 
et l’esprit républicain. Il faut qu’arrive un sursaut. 
Les financiers se croient les plus forts. Gageons, 
avec Audiart, qu’un jour ils aient la pétoche.

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BRUNO FORNACIARI

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