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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 09:57

--> Marseille

Communiqué de Jean-Marc Copppola.
"En tant que vice président du Conseil régional PACA, je condamne le recours a la violence des forces dites de l'ordre a l'occasion de la manifestation pacifique organisée le 14 août a Marseille vers la Prefecture pour condamner la récupération par le FN du crime odieux commis contre un jeune etudiant Bd d'Athenes.


J'apporte toute ma solidarité et mon soutien aux manifestants et aux journalistes bousculés et gazés et particulièrement a Robert Terzian journaliste photographe a la Marseillaise.
J'alerte sur les conséquences que peuvent avoir ces actes commis par l'institution policière sur ordre préfectoral au moment ou Marseille a besoin de calme, d'apaisement, de sérénité et d'exemples pacifiques… Violences policières à Marseille

Communiqué de presse de Jean-Marc Coppola.
L'Hôpital européen privé va ouvrir ses portes dans quelques jours, à Marseille, et la vigilance est plus que jamais à l'ordre du jour.
Résultat de la fusion d'Ambroise-Paré et de Paul-Desbief, ce nouvel équipement ne vient pas accroître l'offre de soins puisqu'il remplacera deux hôpitaux existants, reprenant personnels et patients.
Sa situation géographique n'est pas un hasard ni une opportunité foncière mais une volonté de recomposition de la ville. Le choix d'implanter un hôpital de ce type au cœur d'Euroméditerranée répond à celui de faire de ce territoire un quartier aseptisé de bureaux, d'affaires, de tourisme, de résidence de standing, où les habitants les plus modestes n'auront plus les moyens de vivre… Ouverture de l'Hôpital européen à Marseille. Une opération à double tranchant

La vente programmée d'un centre de l'assurance maladie situé dans un quartier populaire de la ville suscite indignation et colère.
« C'est l'abandon d'un quartier. » Depuis quelques jours, les salariés du centre Kléber de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) sont sous le choc. Ils ont appris que les locaux de cette structure, implantée dans un quartier populaire du 3e arrondissement de Marseille, allaient être mis en vente. Elle sera remplacée, d'ici l'année prochaine, par un point d'accueil à l'Euroméditerrannée, un quartier d'affaires situé à plus d'un kilomètre. Chaque jour, le centre Kléber accueille environ 800 personnes et reste l'antenne la plus fréquentée de Marseille. Ouverts dans les années 1970, ces locaux se sont peu a peu dégradés. « Mais au lieu de les réhabiliter la direction se sert de cet argument pour tout fermer », déplore Jean-Marie Angeli, Secrétaire de la CGT Bouches-du-Rhône. Selon lui, les 300 agents qui y travaillent ne pourront pas tous emménager à l'Euroméditerranée, faute de surface suffisante…
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 09:46
 

Paris (AFP) - Le PS a affirmé dimanche que Jean-Luc Mélenchon, qui a attaqué une nouvelle fois François Hollande et le gouvernement, n'avait "d'ennemis qu'à gauche" et a souhaité que le Parti communiste prenne ses distances avec "ces propos et ces outrances".

 

Dans une interview au JDD qui signe sa rentrée, un des " leader" du Front de gauche  s'en prend notamment au ministre de l'Intérieur Manuel Valls, "contaminé" par Marine Le Pen et à François Hollande, accusé d'avoir "plongé notre pays dans la déprime". "Cet homme nous enlève le goût du futur", a déclaré M. Mélenchon, à propos du chef de l'État, pour lequel il avait appelé à voter au second tour de la présidentielle pour battre Nicolas Sarkozy.

 

"Jean-Luc Mélenchon n'a d'ennemis qu'à gauche, et cela commence à plus que se voir. Ses rentrées politiques et ses tentatives de rebond se suivent et se ressemblent: haro sur les socialistes, avec un style et des mots qui ne fracassent rien d'autre que le débat démocratique", a réagi dimanche dans un communiqué le porte-parole du PS, David Assouline.

 

"Cette dérive politique semble ne plus avoir de limite. Peut-être veut-il tenter d'empêcher l'unité de la gauche si nécessaire face à la montée de l'extrême droite, et à celle que nous appelons de nos voeux pour les municipales, mais cette dernière provocation ne nous fera pas changer de ligne ni d'attitude parce que l'intérêt du pays comme celui des progressistes est dans le rassemblement", poursuit le porte-parole.

 

"D'ailleurs", ajoute-t-il, "nous espérons que le Parti communiste", principal allié du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon au sein du Front de gauche, "se dissociera de ces propos et de ces outrances".

 

En vain. Car le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a répondu sur BFM-TV que "l'outrance" était "plutôt du côté du ministre de l'Intérieur, parce que l'été de Manuel Valls est un été funeste, à la fois pour la gauche et pour la République".


M. Dartigolles a fait référence aux propos de M. Valls "sur le voile à l'université, comme si c'était la préoccupation des Français, ou encore la manière dont il tente de dynamiter la loi pénale proposée par Christiane Taubira".

 

"Jean-Luc (Mélenchon) dit aujourd'hui ce que le peuple de gauche ressent, c'est-à-dire une exaspération, une déception immense" par rapport à François Hollande et au gouvernement, a ajouté le porte-parole du PCF.

 

Dans un communiqué publié en soirée, Olivier Dartigolles ajoute que puisque David Assouline "souhaite débattre", il pourrait le faire avec lui, sur le thème "d'une politique de gauche pour le changement" à l'occasion des universités d'été du PS à La Rochelle, le week-end prochain, auxquelles il se rend pour le PCF.

 

Olivier Dartigolles (PCF) répond à David Assouline (PS) et lui propose un débat

 

Le débat politique doit se hisser au niveau des enjeux, traiter des sujets qui préoccupent prioritairement les françaises et les français, qui, dans leur écrasante majorité, appréhendent l'avenir. Les sujets traités par Manuel Valls au cours des dernières semaines ne font pas partie de ces urgences. L'activisme estival du ministre de l'intérieur ne doit pas nous détourner de l'essentiel : l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat, les retraites.

David Assouline, porte-parole du PS, interpelle le PCF. Il souhaite débattre. Depuis la victoire de la gauche, rassemblée au second tour de l'élection présidentielle après 10 années avec la droite aux affaires, nous ne cessons d'appeler à une politique de gauche pour le changement. Dès la rentrée, comme semble le proposer aujourd'hui Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, la majorité de gauche au Parlement peut inscrire à son ordre du jour les propositions de loi pour engager résolument le changement.

Je me rends, pour le PCF, à l’Université d’été du PS qui se tiendra le week-end prochain à La Rochelle. David Assouline accepterait-il d'en débattre à cette occasion ?

 

Il y a actuellement 3 réactions

  • Il faut arrêter de parler de

    Il faut arrêter de parler de gauche lorsqu'il s'agit d'un parti qui applique une politique libérale qui non seulement nous mène droit dans le mur , mais permet de surcroit au FN de mettre dans le même sac le PS et la gauche. Tant que nous ne démarquerons pas clairement de cette politique, nous ne serons pas crédibles pour les électeurs qui après des gouvernements tantôt de droite, tantôt PS (les deux résolument libéraux) vont se tourner vers les promesses "sociales" de l'extrême droite.

    Quelques centimes d'augmentation du SMIC, face aux diverses augmentations de taxes passées et à venir ; l'allongement de la durée de cotisations et/ou leur augmentation ; les augmentations successives de l'énergie ; le vote sur le TSCG et le MES ; la soumission à Bruxelles... la liste est longue les électeurs ne sont pas dupes, voyant le résultat directement dans leur porte-monnaie.

    Les belles paroles ne font que troubler chaque jour un peu plus les esprits . Pourtant, le 21 avril 2002, suite à un gouvernement de "gauche plurielle" aurait du être le coup de semonce définitif.

    Alors, Stop ou encore ??

    Par Hortelano, le 19 août 2013 à 06:04.

     

     

  • Proposition de loi

    Le Front de Gauche a proposé (entre autres choses)une loi interdisant les licenciements boursiers !! Les socialistes nous ont dit "merde" ; alors discuter de quoi?? On pourra discuter le jour où les socialistes appliqueront une politique de gauche. Les socialistes n'ont plus que le nom de leur parti qui est socialiste...

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:27

Delphine Batho parle d'un "énorme malaise" au gouvernement:

DELPHINE BATHO ÉVOQUE UN "ÉNORME MALAISE" AU GOUVERNEMENT

PARIS (Reuters) - L'ex-ministre socialiste de l'Ecologie Delphine Batho a fait état vendredi, quatre jours après son limogeage, d'un "énorme malaise" au gouvernement et d'une "déception" dans le pays vis-à-vis de la politique menée par François Hollande.

Au lendemain d'une conférence de presse où elle avait déjà mis en cause le gouvernement, elle a expliqué que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait tenté mardi de lui faire démentir ses propos dénonçant un "mauvais budget" de l'écologie.

Elle a expliqué sur BFM TV et RMC qu'elle avait refusé d'"abjurer", malgré plusieurs appels du président François Hollande l'invitant à "trouver une solution".

"On m'a demandé soit de dire l'inverse de ce que j'avais dit (...) soit de démissionner et j'ai refusé", a-t-elle ajouté. "Je n'avais pas du tout l'intention de rendre mon tablier."

Elle a jugé être "le bouc émissaire du flottement qu'il y a depuis un certain nombre de mois" au sein du gouvernement et dénoncé une "forme de raidissement" par rapport aux débats entre les ministres et dans la majorité sur la politique conduite.

"Il y a un énorme malaise aujourd'hui dans le gouvernement", a dit Delphine Batho. "Il y a une déception, c'est ce que tout le monde dit sur le terrain (...) J'espère que la réponse qui sera apportée ne sera pas un raidissement."

Elle a estimé avoir été injustement "virée".

"Je ne pense pas que j'ai franchi les bornes de la solidarité gouvernementale", a-t-elle fait valoir. Elle a souligné que d'autres ministres, dont son ex-collègue Verte du Logement Cécile Duflot, étaient allés "beaucoup plus loin".

"C'est moi qui n'aurait pas dû être virée", a-t-elle dit. "C'est disproportionné par rapport au problème que j'ai posé. Aucun ministre de l'Ecologie ne peut dire que ce budget (2014) est un bon budget."

Delphine Batho a également estimé être injustement traitée par rapport à l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, qui avait dû démissionner en mars à la suite de révélations sur son compte bancaire à l'étranger mais avait eu droit à des remerciements officiels pour son action au gouvernement.

"C'est dur et c'est triste", a dit l'ex-ministre de l'Ecologie, qui n'a eu droit à aucun remerciement dans le communiqué annonçant son limogeage.

"C'est troublant (...) Il y a une différence de traitement qui est profondément injuste", a-t-elle souligné. "Je n'ai pas démérité et je n'ai pas déshonoré ni la gauche ni les valeurs pour lesquelles je combat, contrairement à Jérôme Cahuzac."

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a déclaré vendredi sur Radio Classique que l'ancienne conseillère de la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, avait mené "une bonne action" comme ministre de l'Ecologie.

"Mais l'amertume ne justifie pas tout et les propos qu'elle a tenus à l'encontre d'un gouvernement dont elle était membre ne sont pas justifiés", a-t-il ajouté.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 05:14

Les comptes de la campagne de Sarkozy rejetés par le Conseil constitutionnel

Cette décision devrait priver l'UMP de quelque dix millions d'euros de frais de campagne.

Nicolas Sarkozy au meeting de Villepinte, le 11 mars 2012.Nicolas Sarkozy au meeting de Villepinte, le 11 mars 2012. (ERIC FEFERBERG / AFP)
Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 04/07/2013 | 21:38 , publié le 04/07/2013 | 16:06

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Coup dur financier pour Nicolas Sarkozy et l'UMP. Le Conseil constitutionnel a confirmé, jeudi 4 juillet, le rejet du compte de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, une décision qui prive l'ex-candidat UMP du remboursement par l'Etat de quelque dix millions d'euros de frais de campagne. L'ancien président de la République a réagi d'emblée en annonçant qu'il démissionnait "immédiatement" de son siège au Conseil. 

Dans un communiqué, le Conseil constitutionnel juge que "c'est à bon droit que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté le compte de campagne de M. Sarkozy" le 19 décembre 2012. Les sages de la rue de Montpensier font valoir que le montant des dépenses électorales du candidat UMP "excéd(ait) de 466 118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé".

Les comptes de l'UMP déjà dans le rouge

En décembre, la Commission nationale des comptes de campagne avait jugé que des dépenses liées à certains déplacements présidentiels devaient être imputées au candidat. Huit manifestations auxquelles avait participé Nicolas Sarkozy, officiellement en tant que président de la République, auraient dû figurer dans son compte de campagne, selon la CNCCFP. Parmi les autres points litigieux figurait la prise en charge par l'UMP de 50% des quelque 3 millions d'euros d'un grand meeting du candidat, le 11 mars 2012, à Villepinte, où s'était également tenu le même jour un conseil national du parti. De même, auraient dû être réintégrés au compte de campagne les sommes engagées pour la réunion publique de Toulon le 1er décembre 2011, selon le Conseil. 

Cette décision du Conseil constitutionnel ne va pas améliorer les comptes de l'UMP, déjà dans le rouge depuis plusieurs mois. Endetté à plus de trente millions d'euros, "le parti se trouve aujourd'hui dans une situation financière très difficile", expliquait en effet sa trésorière, Catherine Vautrin, interrogée début mai par Le Monde. En raison de sa défaite aux dernières élections législatives, l'UMP touchera environ vingt millions d'euros de subventions en 2013, contre environ trente millions en 2012. Et devra donc se priver d'un peu plus de dix millions d'euros au titre du rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

L'ancien Premier ministre François Fillon a appelé sa "famille politique" à "assumer de manière solidaire les conséquences financières" du rejet du compte de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy. 

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 Que la tolérance Zéro prônée par l'UMP et Nicolas Sarkozy leur soit appliquée dans ce cas là, ce dernier, en furie, veut, alors qu'il ne le peut pas, démissionner du conseil constitutionnel auquel il appartient de droit (selon la loi). Faites ce que je dis mais pas ce que je fais. Telle est la devise de Sarkozy.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 21:19

Delphine Batho : «  une sanction qui frappe une ministre qui a dit la vérité »

 

Alors que le débat sur les orientations budgétaires 2014 ne fait que commencer, ce matin, sur les ondes de RTL la ministre de l’écologie Delphine Batho a fort justement qualifié le budget de son ministère, en baisse de 7%, de mauvais. Elle a été convoquée dans la foulée, puis congédiée du gouvernement manu militari par François Hollande.

 

L’austérité a plongé notre pays dans la récession. Elle provoque chômage de masse et précarité. Elle est vécue comme une véritable trahison par toutes celles et ceux qui, ont voulu au printemps dernier le changement. Aujourd’hui cette mauvaise politique provoque une crise gouvernementale, avec la sanction qui frappe une ministre qui a tout simplement dit la vérité.

 

Après l’échec de Villeneuve sur Lot pour lequel l’exécutif n’a toujours pas engagé une analyse de fond, la décision de François Hollande est une nouvelle illustration d’un déni de la réalité et d'une fuite en avant qui n’ont que trop duré. Il est urgent de changer.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 21:10

Oui ! C’est un mauvais budget, l'éditorial de Patrick Apel-Muller

 

 

François Hollande le redoutait. Lors de sa dernière conférence de presse, il avait brandi la menace de l’éviction contre tout ministre qui mettrait en cause « la politique qu’(il) a décidé pour le pays ». Les gros yeux n’auront pas empêché le gouvernement de se craqueler. Delphine Batho a dit tout haut ce que plus d’un ministre susurre : la rigueur tue les politiques de gauche et, appliquée au budget de l’environnement, elle interdit toute ambition écologique.

En sanctionnant brutalement la jeune femme, le président veut enrayer la contagion et impressionner d’éventuels rebelles. Pourtant, ni ce limogeage ni la campagne de dénigrement répandu par l’Élysée à l’encontre de la ministre et reprise au mot près par des confrères moutonniers n’y changeront rien : « Ce budget, en baisse de 7 %, est mauvais »… Avec 1 093 suppressions d’emplois, s’ajoutant aux milliers supprimés sous Sarkozy, ce ministère est l’un des plus touchés. Rappelons qu’il gère aussi les grandes infrastructures du pays, notamment en matière de transport, la prévention des risques, l’énergie, la sûreté nucléaire, le contrôle des installations classées, l’IGN, les mines, Météo France… Jean Marc Ayrault notait hier à juste titre que « l’environnement n’est pas une variable d’ajustement » ; c’est un objet d’acharnement. Ni les garde-à-vous ni les arrêts de rigueur ne parviendront à étouffer la controverse ou n’assureront une « cohésion » du gouvernement, selon la justification du chef de l’État.

Le diagnostic a valeur générale. L’austérité étouffe toute ambition de progrès et de développement, a fortiori concernant une transition écologique qui implique des investissements massifs et des politiques résolues. Sinon, elle se limitera à quelques sens interdits, sans même les gendarmes pour les faire respecter. L’urgence climatique, l’impératif d’un développement soutenable, une nouvelle ère industrielle assise sur le réemploi des ressources et des pollutions réduites au minimum exigent une nouvelle croissance, fondée sur plus d’égalité et de satisfaction des besoins humains. Il faut pour cela s’émanciper des marchés financiers, de leur vision à court terme, de leur obsession du profit maximum quels que soient les dégâts, humains ou environnementaux. Ce débat secoue la gauche et traverse aussi les écologistes. Comment révolutionner les manières de produire et de consommer si l’horizon est la récession et les coupes claires dans les projets d’innovation, de formation ? L’austérité est un poison 
et la volonté d’une organisation sociale modifiée (OSM) selon les dogmes libéraux, un danger pour le « vivre ensemble ». Bref, il faut mettre l’écommunisme 
à l’ordre du jour.

Les déclarations de Delphine Batho, leur répression par le chef de l’État, les mouvements d’humeur jugulés d’EELV attestent la profondeur 
d’un débat qui traverse toute la gauche mais aussi 
les syndicats ou les associations, créant des possibilités d’un rassemblement large pour changer de cap. 
Le 16 juin, le Front de gauche, lors d’assises à Montreuil, a ouvert ce chantier.

Patrick Apel-Muller

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 20:38

Le PCF proteste contre l'interdiction de survol du territoire fait à Evo Morales

 

Le gouvernement français - avec les gouvernements portugais, italien et espagnol - a refusé cette nuit l'autorisation de survol du territoire français à l'avion transportant le président bolivien Evo Morales qui rentrait dans son pays après le sommet des pays producteurs de gaz réuni à Moscou.

Cette interdiction de survol imposée à l'avion du Président Morales constitue un très grave précédent. C'est un acte d'hostilité délibéré qui comportait un risque manifeste pour la vie du Président bolivien. C'est aussi une consternante manifestation d'obéissance et d'atlantisme empressé vis à vis de l'administration des Etats-Unis qui s'est permis d'intervenir auprès de tous les gouvernements ayant reçu une demande d'asile de la part d'Edward Snowden afin d'empêcher celui-ci d'obtenir un tel asile.

Le Parti communiste français élève la plus vive protestation contre ce comportement politique inacceptable et indigne. Que peuvent valoir les protestations officielles françaises contre l'espionnage américain quand on s'aligne aussi aisément sur les directives de Washington? Un gouvernement de gauche se doit de faire entendre une voix indépendante, progressiste, constructive et respectueuse des pratiques les plus élémentaires de la coopération internationale, et du droit international.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 08:09

"C'est un mauvais budget", affirme Delphine Batho ce mardi matin

POLITIQUE -  le 2 Juillet 2013

 

Delphine Batho démissionnée pour avoir critiqué l'austérité du budget 2014

 

 

La ministre de l'Ecologie a été renvoyée du gouvernement ce mardi soir. Son tort: avoir rompu le silence dans les rangs du gouvernement en critiquant le "mauvais budget" prévu pour 2014, qui prévoit 14 milliards d'économie.

François Hollande a fait un exemple. Une heure après l'explication de Jean-Marc Ayrault avec Delphine Batho, le communiqué de l'Elysée est tombé. "Sur proposition du Premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions de Mme Delphine Batho et a nommé M. Philippe Martin, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie", stipule-t-il.

Pour l'exemple

Début mai, à propos des couacs au sein du gouvernement, François Hollande avait souligné dans un entretien accordé à Paris Match que "personne n'(était) protégé dans le gouvernement". Mais mis à part le cas de la démission de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac en mars, c'est la première fois sous le quinquennat Hollande qu'un membre du gouvernement est démissionné pour avoir tenu des propos critiques vis-à-vis du gouvernement.

La sanction est tombée sur l'une des benjamines du gouvernement. Aucun autre ministre n'a subi la même sanction. Pas même ceux qui avaient, à demi-mots, réclamé un changement d'orientation de la politique suivie, comme Arnaud Montebourg (Redressement productif), Benoît Hamon (Économie solidaire) ou l'écologiste Cécile Duflot (Logement). Vincent Peillon (Éducation) ou Nicole Bricq (Commerce extérieur) ont eu également des paroles jugées trop intempestives par Matignon sans que rien ne se passe, du moins publiquement.

Sanctionnée pour avoir dénoncé l'austérité

La nouvelle de la nomination de Philippe Martin, député du Gers, a été accompagnée d'un tweet en provenance de l'Elysée.

Un tweet aussi sec que celui de Matignon, qui annonçait quelques heures avant la convocation de la désormais ex-ministre de l'Ecologie.

Objet de la remontée de bretelles à venir: le mécontentement public de Delphine Batho à l'encontre du projet de budget 2014.

Avant la convocation de la ministre, à Matignon, on affirmait qu'en prenant tout en compte, "les moyens consacrés à l'action écologique sont en augmentation". Mme Batho "a réagi à l'effet d'affichage", ajoutait-on, tout en assurant que "la transition énergétique rest(ait) une priorité".

"L'écologie, ça ne se résume pas au ministère de l'Écologie. On ne peut pas tout ramener au budget. Chacun a des efforts à faire. Elle aussi", avait commenté un membre du gouvernement dans la journée.

L'ex-ministre de l'Ecologie avait pourtant de quoi être mécontente. Son ministère est la première cible des coupes budgétaires envisagées pour réaliser14 milliards d'économies en 2014. Selon les premières projections, son enveloppe baisserait de 7% et ses effectifs seraient diminués de 522 postes. Une saignée qui ne devrait être compensée que partiellement par la fiscalité écologique et les investissements d'avenir, en plus de la taxe poids lourds.

Promesses de Hollande

"C'est un mauvais budget", a-t-elle lâché sur RTL, quelques heures avant le début du débat d'orientation budgétaire à l'Assemblée nationale. "Il y a un affichage qui n'est pas bon". L'écologie est-elle "bien une priorité"? "Est-ce qu'on a la capacité de passer du discours aux actes ?", se demande-t-elle alors qu'en septembre dernier, lors de la conférence environnementale, François Hollande avait lui-même promis de faire de la France "la nation de l'excellence environnementale", et lancé le débat national en cours sur la transition énergétique qui doit rendre la France moins dépendante des énergies fossiles et du nucléaire.

"Perte de confiance"

Lâchant ses coups, la ministre a fait le portrait d'une France qui "doute", où "il y a une déception à l'égard du gouvernement, il y a un doute sur notre volonté de changement". La "question de l'écologie, de la transformation de notre modèle de développement économique est cruciale", a-t-elle affirmé. "Dans le moment actuel, quand tout va mal, les Français ont besoin d'espoir, de perspectives d'avenir et donc, c'est un chantier très important dans ce quinquennat", a-t-elle martelé.

Tout en reconnaissant que "la situation budgétaire est extrêmement difficile", la ministre a dit souhaiter que "dans les jours qui viennent, nous puissions faire la démonstration que la volonté de faire de la France la nation de l'excellence environnementale, la transition énergétique, ne sont pas des variables d'ajustement".

Echo aux critiques des Verts

Delphine Batho fait écho aux critiques émanant d'Europe écologie Les Verts de ce week-end. Le chef de file des sénateurs EELV, Jean-Vincent Placé, a qualifié de "signal désastreux vis-à-vis de la politique environnementale" le recul des crédits budgétaires pour l'écologie, dans une interview publiée dans le Journal du Dimanche. "Nous sommes extrêmement loin de l'affichage de la campagne présidentielle du Président qui voulait faire de la France le pays de l'excellence environnementale. Cela confirme, s'il en était encore besoin, que des questions comme le dérèglement climatique, la biodiversité ou la politique de l'eau sont très secondaires pour ce gouvernement", déclarait-t-il. Avant de rappeler les "trois lignes rouges" fixées par le parti écologiste pour rester au gouvernement: "les gaz de schiste, la transition énergétique avec en particulier la fermeture de Fessenheim et la fiscalité écologique dès 2014".

Fiscalité écologique

La ministre est soutenue dans ses critiques par les ONG comme France nature environnement (FNE). "Le président de la République et le Premier ministre ne considèrent pas que la transition écologique soit un moyen de sortir de la crise. Ils ne veulent pas faire ce pari, et on a besoin que la ministre augmente la pression pour obtenir des arbitrages plus favorables", a expliqué à l'AFP Benoît Hartmann, porte-parole de l'association.

Le porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, Matthieu Orphelin, s'est aussi félicité du fait que la ministre "aille au combat". "Dans tous les gouvernements", pour faire entendre la voix de l'écologie, "il faut sortir du bois", a-t-il estimé. Et selon lui, "le vrai combat des jours à venir, c'est la fiscalité écologique". Un comité pour la fiscalité écologique mis en place par le gouvernement a proposé de réduire l'avantage fiscal du diesel par rapport à l'essence ou encore de ressusciter la "taxe carbone".

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    3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 07:35

     

     

    TRIBUNES -  le 26 Juin 2013

    économie

    Quand Berlin nous emmène dans le mur

     

     

    Le modèle allemand, une imposture, de Bruno Odent. Éditions Le Temps des cerises, 2013, 208 pages, 15 euros. Bruno Odent, journaliste à l’Humanité et germaniste, réalise là un travail pédagogique utile pour tous ceux qui ne désespèrent pas de la possibilité de réorienter l’Union européenne.

    Qui a oublié l’argument répété ad nauseam sur les plateaux de télévision, lors des débats de la campagne de l’élection présidentielle française de 2012 ? « En Allemagne… » Berlin était devenu la nouvelle Rome de l’empire eurolibéral, avec à sa tête Angela Merkel « über alles ». Nicolas Sarkozy a usé et abusé de sa proximité affichée avec la chancelière, sans pour autant bouder son prédécesseur, le social-démocrate Gerhard Schröder, le père des réformes libérales du début des années 2000. Mais plus récemment, à Leipzig, lors de la cérémonie du 150e anniversaire de la social-démocratie allemande, François Hollande a rendu un hommage appuyé aux réformes « courageuses » de l’ancien chancelier connu sous le sobriquet de « camarade des patrons ».

    Rétablir la vérité sur le « modèle » allemand s’imposait, alors que la prégnance de Berlin pèse sur le cours de la politique de l’Union européenne – le peuple grec en vit l’amère expérience – et que notre voisin oriental est à son tour dans une campagne électorale, avec le renouvellement du Bundestag, le 22 septembre prochain. Le livre de Bruno Odent répond efficacement à cette attente. L’auteur, qui dirige le service international de l’Humanité, par ailleurs germaniste, connaît bien la société allemande. Il réalise là un travail pédagogique utile au débat politique, qui s’adresse à celles et ceux qui ne désespèrent pas de la possibilité de réorienter l’Union européenne.

    On ne peut comprendre les débats qui agitent l’Allemagne d’aujourd’hui sans revenir sur les singularités de son histoire économique et sociale depuis l’avènement du premier Reich allemand, en 1870. Paradoxalement, c’est Bismarck, l’homme fort de la Prusse puis premier chancelier du Reich, qui introduit des lois sociales jusqu’alors inexistantes pour s’opposer à la montée en puissance d’un mouvement ouvrier influencé par les idées de Marx. Cette sorte de compromis visant à garantir la paix sociale en intégrant le mouvement ouvrier se prolongera, après 1945, en Allemagne occidentale, avec la cogestion (Mitbestimmung) et une plus grande indépendance des industries vis-à-vis des marchés boursiers. Le capitalisme rhénan a obtenu d’incontestables succès – chômage faible, salaires les plus élevés d’Europe, ouvriers bien formés…

    Le livre rappelle les conditions de la réunification. « C’est la première fois qu’un pays développé et tout ce qui en constitue les structures sont aussi rapidement détruits pour être remplacés quasiment du jour au lendemain par le système de l’État voisin », résume Bruno Odent. Un chiffre illustre l’ampleur du gâchis provoqué par cette annexion opérée par la force du Deutsche Mark : le nombre d’emplois industriels sur le territoire de l’ex-RDA chute de 2 millions en 1991 à 762 000 en 1993. La réunification va coûter très cher : plus de 2 000 milliards d’euros de transferts sociaux jusqu’à aujourd’hui. Lourde addition pour les salariés et retraités allemands et pour les Européens.

    Le modèle rhénan sera vigoureusement attaqué par le gouvernement de Helmut Kohl puis, plus systématiquement encore, par Gerhard Schröder, chancelier social-démocrate élu en 1998 après avoir fait campagne sur le slogan du « nouveau centre ». L’ère Schröder sera marquée par une série de lois – les lois Hartz –, véritable arsenal destiné aux démontages sociaux. La plus tristement célèbre, dite « Hartz IV », réduit à un an la durée des indemnités de chômage et instaure les « jobs à 1 euro ». L’auteur dresse le bilan de la décennie Schröder-Merkel, marquée par l’extension de la pauvreté, la paupérisation des seniors, un affaiblissement marqué de la cohésion sociale, une crise démographique qui va crescendo.

    L’ouvrage se conclut par une réflexion sur l’avenir d’une construction européenne mise en danger par les pressions exercées par Berlin, rattrapé par la crise, pour imposer son propre modèle. Pourtant, note l’auteur, « le besoin de construction européenne est plus fort encore aujourd’hui qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale », et de citer « les défis sociaux, la protection de l’environnement, le climat, les partages scientifiques et techniques ». Une invitation à débattre et à réfléchir aux moyens d’empêcher les eurolibéraux, et pas seulement à Berlin, de conduire l’Europe dans le mur.

    Jean-Paul Piérot

     

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    Introduction 

    Le modèle allemand, voilà le salut. Une chronique quasi continue nous invite à en imiter les règles. Des « coûts salariaux » en diminution qui favorisent la compétitivité, des finances publiques à l’équilibre, le consensus des partenaires sociaux sur les orientations des directions d’entreprises. Il n’y aurait pas d’autre choix que de se conformer ou de continuer à nous enfoncer dans les difficultés. Et il serait rassurant qu’au niveau européen Angela Merkel impose son « leadership » avec le traité budgétaire, des normes de gouvernance partout « rigoureuses », assorties d’une panoplie de sanctions pour ceux qui ne s’y soumettraient pas et une « aide » aux pays les plus surendettés forcément attribuée avec des contreparties drastiques 
    Ce modèle là est une imposture. Non seulement il ne soigne pas les pays affectés par la crise de l’euro mais il les empoisonne. Un tournant vient d’être atteint. L’Allemagne, le cœur de référence du modèle, est rattrapée elle même par la crise. Une stagnation de son économie est programmée au mieux pour 2013 (+ 0,4% de croissance selon les prévisions de la Bundesbank, la banque fédérale allemande). Les réformes anti-sociales lancées au début de la décennie 2000 par le chancelier Gerhard Schröder, poursuivies par Angela Merkel engendrent une précarité massive qui étouffe la demande intérieure. Et l’austérité budgétaire imposée aux partenaires européens contracte les débouchés des firmes à l’export. 
    Toute une société dangereusement ébranlée par le contrecoup des réformes de structure, orchestrées par le chancelier social-démocrate, Gerhard Schröder au début des années deux mille. Des phénomènes inconnus, il n’y a pas si longtemps encore, prennent une extension considérable. Comme les travailleurs pauvres ou la misère des seniors après le démantèlement partiel du système de retraite par répartition. La discrimination sociale et professionnelle des femmes persiste. La crise démographique s’étend. Les coûts de l’énergie explosent. Et les prix des loyers et de l’immobilier jusqu’alors contenus, commencent eux aussi à s’emballer. 
    Pourtant c’est sur ce modèle là que l’Europe devrait régler son pas. Les normes ordo-libérales de Berlin sont aussi celles de Bruxelles. Un forcing est engagé pour qu’elles s’imposent toujours davantage à tous les pays de la zone euro. Comme cette « règle d’or » budgétaire française, imitation du « frein à dette » (Schuldenbremse) intégré dans la loi fondamentale germanique ou même comme cette loi dite ANI (Accord National Interprofessionnel) de flexibilisation de l’emploi promulguée par Paris au printemps 2013.
    L’Allemagne occidentale avait fondé sa puissance industrielle sur un système rhénan caractérisé par des productions de qualité mises au point et fabriquées par des salariés hautement qualifiés qui étaient les mieux payés de toute la communauté européenne. Sa force de frappe reste à l’origine des performances allemandes actuelles à l’exportation. 
    Très inspirée par le patronat germanique, qui a acquis une place de plus en plus prépondérante dans les processus de décision politique outre-Rhin, la mutation du vieux système a traduit un double objectif stratégique.
    Il s’est agi d’une part de renforcer une position hégémonique sur le reste de l’Europe pour placer les groupes exportateurs en pôle position sur le champ de l’économie mondialisée. Et on a voulu briser d’autre part les vieilles contraintes internes d’une économie allemande, très peu dépendante jusqu’alors de la bourse, afin d’épouser des critères anglo-saxons privilégiant le rendement financier. Car ceux là étaient considérés comme une sorte de visa vers le grand large. 
    C’est précisément autour de ce double objectif stratégique que se nouent les contradictions qui éclatent aujourd’hui. L’Allemagne est dominante grâce à sa puissance industrielle mais en même temps ébranlée par le torpillage que Berlin a, lui même, organisé du système économique et social rhénan à l’origine de… ses performances. Et la volonté d’imposer des mesures de plus en plus sévères et coercitives aux pays de la zone euro accentue la crise de la monnaie unique avec un effet boomerang pour les exportations allemandes. 
    Ces contradictions s’enveniment aujourd’hui. Elles sont à l’origine de la récession de la zone euro. Mais l’obstination à suivre, à la lettre, chez chaque état-membre les dogmes qui ont servi de référence à la mutation du vieux système rhénan, ne porte pas à conséquence seulement sur un plan économique. Elle alimente maintenant une crise qui est aussi sociale, morale et politique. 
    La multiplication des scandales politico-financiers, en Espagne, en Grèce, ou en Italie, jusqu’à l’épisode français de l’affaire Cahuzac, l’écart qui se creuse entre le monde politique et des classes populaires qui ne se sentent plus entendues, la montée de l’abstention, le succès des populismes et autres nationalismes ou régionalismes, sont en fait l’autre versant du modèle. L’Europe est touchée par des secousses multiformes dont l’origine se situe précisément dans sa soumission à des normes ordo-libérales « sans alternative » comme on le martèle de Berlin à Bruxelles. 
    L’Allemagne n’échappe pas au malaise général. Et cela n’a rien d’étonnant puisqu’elle est, en fait, à l’épicentre de ces crises. Comme le révèlent les propos de la chancelière quand elle en vient à formuler la nécessité pour la démocratie d’être « Marktkonform » (conforme au marché (1). Des intellectuels, des syndicalistes, des progressistes se sont aussitôt insurgés outre Rhin, relevant combien ce terme qui visait à justifier la mise sous surveillance des états-membres partenaires, illustrait la marche vers une «postdémocratie» réduisant partout les droits de citoyens à cette conformité marchande. 
    Le modèle, si désiré des messagers de l’orthodoxie économique, est un poison pour l’Europe et pour ... l’Allemagne. Il y a urgence à refonder la construction européenne en y inscrivant en grand les principes de coopération et de solidarité toujours plus malmenés. Des changements radicaux immédiats sont possibles et cruciaux, dans l’intérêt des peuples européens …avec ces allemands, nombreux, qui ont fait le choix de résister et d’exiger des alternatives. 

    (1) Angela Merkel, le 3.09.2011, dans une interview à la radio publique DeutschlandRadio : « Nous vivons bien dans une démocratie et c’est une démocratie parlementaire et c’est pourquoi le droit de décider du budget est un droit nodal du parlement et tenant compte de cela nous trouverons des chemins, pour faire en sorte que la codécision parlementaire soit aussi conforme au marché » (Wir leben ja in einer Demokratie und das ist eine parlamentarische Demokratie und deshalb ist das Budget Recht ein Kernrecht des Parlaments und insofern werden wir Wege finden, wie die parlamentarische Mitbestimmung so gestaltet wird, dass sie trotzdem auch Marktkonform ist».

    --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Compte tenu du sujet, on peut penser que Bruno Odent sera invité sur les chaînes publiques de télévision et autres radios, pour, comeels autres auteurs en pareil cas, puissent promouvoir le contenu de leur ouvrage pour favoriser lecture et débat. Dans le cas, bien sûr, ou la liberté de 'expression et de diffusion st respectée. 

    Ce matin du 3 mai, sur France Inter, Cohn Ben Dit pour "commenter" l'éviction de Delphine Batho du gouvernement., l'Egypte etc...

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    2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 06:23

     

     

    SOCIAL-ECO -  le 1 Juillet 2013

     

    Tarif du gaz, chômage, TVA... Ce qui va changer pour les Français à partir de juillet

     

     

    Entre les hausses des tarifs du gaz, du tabac et de la TVA ou encore la revalorisation de l'allocation chômage, tour d'horizon des principales mesures, bonnes ou mauvaises pour les ménages français.

    • Hausse des tarifs du gaz.

    Après cinq mois de baisse, les tarifs réglementés du gaz vont augmenter de 0,5% pour les 11 millions de foyers français abonnés au gaz. Les tarifs applicables aux professionnels vont en revanche diminuer de 0,7 %.

    >>> Lire : Tarif du gaz : une hausse prévue en juillet

     

    • Smic: pas de coup de pouce.

    Comme l'a annoncé François Hollande lors de son interview sur M6, le 16 juin, le Smic ne bénéficie d'aucun coup de pouce. Il est revalorisé à ce que prévoit strictement la loi, c'est-à-dire une indexation sur l'inflation. 

    >>> Lire : Hollande, pédagogue du renoncement

     

    • Allocation chômage: quelques centimes en plus par jour

    L'allocation est revalorisée de 7 ou de 17 centimes par jour pour 1,5 million de personnes, a annoncé jeudi l'Unedic. L’allocation minimale passe à 28,38 euros par jour, contre 28,21 euros par jour auparavant. La partie fixe de l'allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) passe à 11,64 euros par jour indemnisé (contre 11,57 euros par jour).

    >>> Lire : Revalorisation des allocations de chômage : quelques centimes… (Communiqué de la CGT)

    • Hausse des cotisations patronales pour les CDD courts : merci la flexibilité !

    Conformément à la loi de sécurisation de l'emploi, le taux de la cotisation d'assurance chômage patronale va augmenter en cas de recours à des CDD de courte durée. Pour tous ceux signés à compter du 1er juillet 2013, la cotisation patronale à l'assurance chômage sera portée de 4% à 7% pour les CDD d'une durée inférieure à un mois, à 5,5% pour les CDD de moins de 3 mois, et à 4,5% pour ceux "d'usage" de mois de 3 mois.

    >>> Lire : Négociations emploi: le code du travail chamboulé

     

    • Services à la personne : hausse du taux de TVA

    Le taux de TVA applicable aux entreprises d’aide à la personne passe de 5,5 % ou 7 % (jardinage, assistance informatique ou encore cours à domicile sauf pour le soutien scolaire) à 19,6 %. Petite compensation : le plafond autorisé par an et par foyer fiscal des interventions ouvrant droit au crédit ou à la réduction d'impôt a été relevé.

    >>> Lire : Services à la personne ou service public ?

     

    • Couverture maladie universelle : le plafond de la CMU est relevé

    Le plafond de revenus à ne pas dépasser pour prétendre à la CMU, permettant aux personnes disposant de faibles revenus de se faire soigner gratuitement, est revalorisé de 8,3 % (dont 1,3 % lié à l'inflation), ainsi que le plafond de l'aide à la complémentaire santé (ACS). Cette mesure permettra à 750 000 personnes supplémentaires de bénéficier d'une aide à la complémentaire santé.

    >>> Lire : RSA, hébergement d'urgence, CMU... Les mesures Ayrault contre la pauvreté

       

      • La participation débloquée

      Le déblocage exceptionnel de la participation et l'intéressement pour encourager la consommation peut être demandé par le salarié à partir de ce lundi 1 juillet et jusqu'au 31 décembre et en une seule fois.

       

      • Augmentation du prix du tabac : de 20 à 40 centimes de plus

      Le relèvement du prix du tabac prendra effet au 15 juillet. Il représente une augmentation de 20 centimes par paquet et 40 centimes pour le tabac à rouler. Selon le ministre du Budget, Marisol Touraine, aucune autre hausse n'est prévue cette année.

       

      • Téléphone, SMS et Internet en Europe: tarifs en baisse

      Émettre un appel au sein de l'Union européenne coûtera 24 centimes par minute hors TVA (soit une baisse de 17 % par rapport à 2012), recevoir un appel 7 centimes (-12,5 %), envoyer un texto 8 centimes (-11 %) et télécharger ou naviguer sur Internet 45 centimes par mégaoctet (-36 %).

      • Éclairage nocturne 

      Les publicités et autres enseignes commerciales devront désormais être éteintes entre 1h et 7h du matin. Les bureaux devront être éteints une heure après le départ du dernier salarié. Avec des amendes de 750 euros en cas d'infraction, cette mesure devrait permettre d'économiser l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 750 000 foyers.

       

      • Fourrière

      De nouveaux tarifs entrent en vigueur pour les voitures particulières : 115,10 euros pour un enlèvement, 61 euros pour l'expertise, 15,20 euros pour les opérations préalables à la mise en fourrière, 7,60 euros pour une immobilisation matérielle et 6,10 euros pour la garde journalière.


       

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