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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 08:18

 



L'affaire Tapie

POLITIQUE -  le 20 Juin 2013

Cactus Les dessous chics

Affaire Tapie: vous avez dit escroquerie en bande organisée?

 

 

Les dessous chics,  la chronique de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, chaque jeudi dans l'Humanité. En apprenant le 12 juin 2013 ce chef de mise en examen de Stéphane Richard, PDG de France Télécom-Orange, on se dit qu’il doit y avoir une erreur, car les bandes organisées évoquent plus les cités défavorisées que les cabinets ministériels. Or, il s’agit de l’ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’Économie sous Nicolas Sarkozy. Ancien de l’ENA et d’HEC, inspecteur des finances, Stéphane Richard a participé à la mise en place du tribunal arbitral qui a accordé 400 millions d’euros à Bernard Tapie en 2008. Stéphane Richard avait déjà connu la garde à vue en 2006, en qualité d’ancien directeur des affaires immobilières de Vivendi. Il a également dû faire face à un redressement fiscal portant sur 660 000 euros, dont il finira de s’acquitter alors qu’il était devenu, en 2007, directeur de cabinet à Bercy.

Accepter la nomination à un poste de responsabilité d’un personnage en bisbille avec l’administration dans laquelle il va jouer un rôle de premier plan est un pari pour le moins hardi. Mais c’est un ami, un frère, un camarade en recherche de la fortune que l’on investit. Un membre du clan, pour ne pas dire de la bande. Stéphane Richard a été conseiller, en 1991, de Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Industrie. Ce dernier a assisté le 14 juillet 2006, comme deux autres socialistes, Claude Bartolone et Manuel Valls, à la cérémonie au cours de laquelle Nicolas Sarkozy a remis la Légion d’honneur à 
Stéphane Richard en l’honorant d’une déclaration laudative. « Stéphane, t’es riche, t’as une belle maison, t’as fait fortune… Peut-être plus tard y parviendrai-je moi-même… C’est la France que j’aime ! »

La réaction de Stéphane Richard à sa récente mise en examen a été vive: «On ne déstabilise pas une entreprise de 170 000 personnes et cela ne se passera pas comme ça!» Il a annoncé qu’il allait déposer un recours. À la différence du délinquant appartenant aux classes populaires, un inspecteur des finances vivant au cœur du système oligarchique n’aura jamais le sentiment d’avoir commis une escroquerie en bande organisée, puisque l’entre-soi des beaux quartiers lui renverra toujours une image de respectabilité. La richesse et le pouvoir donnent un sentiment d’impunité, d’ailleurs largement conforté par la dépénalisation du droit des affaires.

La délinquance des riches, dans la phase actuelle du capitalisme financiarisé et mondialisé, exerce une violence sans précédent sur les membres des classes moyennes et populaires. Elle s’est banalisée. Les exilés fiscaux font régulièrement la une des journaux. On découvre que le ministre qui a en charge la fraude fiscale possède un compte dans un paradis pour contribuables fortunés. Les rémunérations des PDG en millions d’euros sont justifiées au nom de la même compétitivité qui va bientôt mettre à mal le Smic. Cette banalisation n’est rendue possible que par la mutation de l’État en société de services pour les dominants, ce qui est attesté par les allées et venues entre le secteur public et le secteur privé. Stéphane Richard est emblématique de cette oligarchie de droite et de gauche qui s’investit dans des responsabilités au sommet de l’État et dans des entreprises privatisées. Cette banalisation de la délinquance en col blanc peut paradoxalement entraîner un sentiment de fatalisme devant tant de cynisme et la violence de la charge.

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    18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 11:40

    VIDEO. Villeneuve-sur-Lot : "Nous socialistes, nous sommes le problème", pour Filoche


    le 17 juin 2013 à 16h11 , mis à jour le 17 juin 2013 à 16h16.
    TEMPS DE LECTURE
     3min
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    POLITIQUE villeneuve-sur-lot , jérôme cahuzacL'ancien inspecteur du travail, membre du bureau national du PS, Gérard Filoche, qui s'est fait connaître avec son coup de gueule contre Jérôme Cahuzac, a commenté lundi sur LCI les résultats de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot.

    Gérard Filoche, membre du bureau national du parti socialiste, a commenté lundi sur LCI, les résultats de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot. Pour lui, il n'y a pas à chercher de boucs-émissaires. "Il faut s'en prendre à nous. C'est nous socialistes qui sommes le problème et c'est nous socialistes qui vont donner la réponse et donner la réponse ça veut dire changer de cap". 

    Le Parti socialiste a reproché lundi à ses alliés écologistes d'avoir contribué à l'élimination de son candidat à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) en se présentant dans la circonscription au lieu de jouer le rassemblement. 
     
    "Quand on flatte le MEDEF, quand on flatte le patronat, quand on n'attaque pas assez la finance et bien les salariés, les électeurs sont méfiants, défiants et le manifestent donc il faut donner raison à ceux qui nous ont lu. On ira d'échecs en échecs électoral sinon », a-t-il déclaré sur le plateau de LCI.

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    18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 03:23

    Affaire Tapie : l'implication de Nicolas Sarkozy est désormais au cœur de l'enquête

    LE MONDE | 17.06.2013 à 09h46 • Mis à jour le 17.06.2013 à 14h15 |Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme


    Nicolas Sarkozy, le 3 juin à Londres.

     

    Le nom de Nicolas Sarkozy revient de manière récurrente dans les enquêtes judiciaires ouvertes sur l'arbitrage qui permit à Bernard Tapie, en juillet 2008, d'engranger 403 millions d'euros. Protégé par l'immunité qui couvre les actes liés à sa fonction présidentielle, M. Sarkozy pourrait toutefois avoir à répondre de son "activisme" dans le dossier lorsqu'il fut ministre de l'économie puis de l'intérieur, de 2004 à 2007.

    Ex-administrateur du CDR, l'organisme chargé de gérer le passif de la banque, Patrick Peugeot l'a résumé devant la brigade financière, le 22 décembre 2011 :"Les affaires Tapie sont remontées en direction de la médiation puis de l'arbitrage chaque fois que M. Sarkozy en a eu le pouvoir, soit en sa qualité de ministre des finances, soit de président de la République."

    En perquisitionnant au domicile de l'homme d'affaires, le 24 janvier, les enquêteurs ont eu confirmation des liens unissant les deux hommes. Outre la mention"déjeuner Sarkozy" trouvée dans l'agenda de M. Tapie à la date du 4 février, ils ont découvert deux courriers de condoléances à en-tête de la présidence de la République, datés des 1er et 2 mars 2010, signés du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, et de M. Sarkozy lui-même. A l'adresse de M. Tapie, qui venait de perdre son père, outre les formules d'usage, M. Sarkozy avait pris la peine d'ajouter à la main sous sa signature : "Ton ami. Je partage ta peine et celle de ta famille." ...


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    18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 03:23

    Affaire Tapie : l'implication de Nicolas Sarkozy est désormais au cœur de l'enquête

    LE MONDE | 17.06.2013 à 09h46 • Mis à jour le 17.06.2013 à 14h15 |Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme


    Nicolas Sarkozy, le 3 juin à Londres.

     

    Le nom de Nicolas Sarkozy revient de manière récurrente dans les enquêtes judiciaires ouvertes sur l'arbitrage qui permit à Bernard Tapie, en juillet 2008, d'engranger 403 millions d'euros. Protégé par l'immunité qui couvre les actes liés à sa fonction présidentielle, M. Sarkozy pourrait toutefois avoir à répondre de son "activisme" dans le dossier lorsqu'il fut ministre de l'économie puis de l'intérieur, de 2004 à 2007.

    Ex-administrateur du CDR, l'organisme chargé de gérer le passif de la banque, Patrick Peugeot l'a résumé devant la brigade financière, le 22 décembre 2011 :"Les affaires Tapie sont remontées en direction de la médiation puis de l'arbitrage chaque fois que M. Sarkozy en a eu le pouvoir, soit en sa qualité de ministre des finances, soit de président de la République."

    En perquisitionnant au domicile de l'homme d'affaires, le 24 janvier, les enquêteurs ont eu confirmation des liens unissant les deux hommes. Outre la mention"déjeuner Sarkozy" trouvée dans l'agenda de M. Tapie à la date du 4 février, ils ont découvert deux courriers de condoléances à en-tête de la présidence de la République, datés des 1er et 2 mars 2010, signés du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, et de M. Sarkozy lui-même. A l'adresse de M. Tapie, qui venait de perdre son père, outre les formules d'usage, M. Sarkozy avait pris la peine d'ajouter à la main sous sa signature : "Ton ami. Je partage ta peine et celle de ta famille." ...


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    18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 03:23

    Affaire Tapie : l'implication de Nicolas Sarkozy est désormais au cœur de l'enquête

    LE MONDE | 17.06.2013 à 09h46 • Mis à jour le 17.06.2013 à 14h15 |Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme


    Nicolas Sarkozy, le 3 juin à Londres.

     

    Le nom de Nicolas Sarkozy revient de manière récurrente dans les enquêtes judiciaires ouvertes sur l'arbitrage qui permit à Bernard Tapie, en juillet 2008, d'engranger 403 millions d'euros. Protégé par l'immunité qui couvre les actes liés à sa fonction présidentielle, M. Sarkozy pourrait toutefois avoir à répondre de son "activisme" dans le dossier lorsqu'il fut ministre de l'économie puis de l'intérieur, de 2004 à 2007.

    Ex-administrateur du CDR, l'organisme chargé de gérer le passif de la banque, Patrick Peugeot l'a résumé devant la brigade financière, le 22 décembre 2011 :"Les affaires Tapie sont remontées en direction de la médiation puis de l'arbitrage chaque fois que M. Sarkozy en a eu le pouvoir, soit en sa qualité de ministre des finances, soit de président de la République."

    En perquisitionnant au domicile de l'homme d'affaires, le 24 janvier, les enquêteurs ont eu confirmation des liens unissant les deux hommes. Outre la mention"déjeuner Sarkozy" trouvée dans l'agenda de M. Tapie à la date du 4 février, ils ont découvert deux courriers de condoléances à en-tête de la présidence de la République, datés des 1er et 2 mars 2010, signés du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, et de M. Sarkozy lui-même. A l'adresse de M. Tapie, qui venait de perdre son père, outre les formules d'usage, M. Sarkozy avait pris la peine d'ajouter à la main sous sa signature : "Ton ami. Je partage ta peine et celle de ta famille." ...


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    17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:54

    Affaire Tapie : comment l'arbitrage a été verrouillé

    LE MONDE | 17.06.2013 à 10h42 • Mis à jour le 17.06.2013 à 16h50 |Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme


    Bernard Tapie, en décembre 2012.
     

     

     

    L'arbitrage Tapie a bien été faussé. C'est la conviction des enquêteurs, qui disposent de suffisamment d'éléments pour établir qu'une "escroquerie en bande organisée" a permis à l'homme d'affaires, le 7 juillet 2008, d'obtenir 403 millions d'euros à l'issue de l'arbitrage soldant son litige avec le Crédit lyonnais.

    Le Monde a eu accès au dossier judiciaire de ce qui apparaît de plus en plus comme une affaire d'Etat. Les documents et témoignages recueillis par les juges semblent étayer l'existence d'une entente préalable à l'arbitrage. Comme l'a résumé, le 12 juillet 2012, l'ex-président du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade, devant la Cour de justice de la République (CJR) : "J'ai une conviction : le succès de M.Tapie est le résultat d'une véritable conspiration."

    L'Etat, qui s'apprête à déposer un recours en révision, après s'être constitué partie civile, va pouvoir s'appuyer sur la procédure établissant qu'il y a eu fraude. Pour cela, il fallait établir un lien entre l'arbitre Pierre Estoup et Me Maurice Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie.

    C'est chose faite. L'enquête met en exergue le rôle moteur de ce tandem, aidé par le pouvoir sarkozyste. L'ex-patronne de Bercy, Christine Lagarde, entendue comme témoin assisté, a ainsi affirmé à la CJR, le 23 mai : "Au moment où j'ai pris mes décisions dans l'affaire Tapie, j'ai déjà indiqué que je n'avais aucune raison de douter de l'impartialité de M. Estoup. Aujourd'hui, avec le recul et au vu des éléments que vous me communiquez, il est évident que mon sentiment est différent..." 

    Lire (abonnés) : Arbitrage : Lagarde se défausse sur Richard, son ex-collaborateur et La lettre d'allégeance de Christine Lagarde à Nicolas Sarkozy

    Bernard Tapie a l'affection démonstrative. En témoigne cette dédicace du 10 juin 1998, figurant en pages intérieures d'un exemplaire de son livre Librement adressé au magistrat Pierre Estoup : "Pour le président Pierre Estoup, en témoignage de mon infinie reconnaissance. Votre soutien a changé le cours de mon destin. Je vous remercie d'avoir eu l'intelligence et le cœur de chercher la vérité cachée derrière les clichés et les apparences. Avec toute mon affection."

    Quel est donc ce mystérieux "soutien" qui a " changé le cours de on destin" ? Se peut-il que ce "soutien" se soit à nouveau manifesté dix ans plus tard, le 7 juillet 2008, sous la forme de la sentence arbitrale rédigée par ce même M. Estoup ? Lapolice a identifié trois niveaux d'intervention : la décision est politique, initiée à l'Elysée par Claude Guéant et Nicolas Sarkozy. Deux architectes sont désignés, Stéphane Richard, directeur du cabinet de Mme Lagarde, et Jean-François Rocchi, patron du CDR, l'organisme chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais, tous deux mis en examen. Et deux maîtres d'oeuvre gèrent l'arbitrage : Me Maurice Lantourne, le conseil de M. Tapie, et M. Estoup.

    "ME LANTOURNE A SUGGÉRÉ M. ESTOUP"

    Les policiers ont trouvé dans l'agenda de M. Tapie les numéros de téléphone de l'arbitre. Dans celui de M. Estoup, il y a la trace, en sus des coordonnées de l'homme d'affaires, d'un rendez-vous avec un certain... "Tapie ", le 30 août 2006. Les deux hommes assuraient ne pas se connaître.

    Reste à imposer M. Estoup dans la procédure. Me Lantourne s'en charge : "J'ai effectivement proposé le nom du président Estoup", admet-il en garde à vue, le 28 mai, confirmant les déclarations de l'avocat du CDR, Me Gilles August, qui avait assuré aux enquêteurs, le 2 mai 2012 : "Me Lantourne a suggéré Pierre Estoup..."

    Les deux hommes se connaissent. Et c'est un souci : les règles de l'arbitrage contraignent M. Estoup à déclarer son indépendance. Il aurait donc dû signaler à toutes les parties ses relations avec le camp Tapie, mais s'en est bien gardé. Il prend même soin de déchirer, au cas où, les pages de son agenda personnel, entre janvier et octobre 2008, période-clé de l'arbitrage.

    Les policiers ont aussi découvert que, depuis 1997, M. Estoup facture des honoraires, en tant que consultant, à l'ex-avocat de M. Tapie, Me Francis Chouraqui. Les juges ont surtout la preuve, après avoir saisi deux courriers adressés en mars 2000 par Me Lantourne à M. Estoup, que l'arbitre est déjà intervenu, comme consultant, aux côtés de M. Tapie, dans le conflit qui l'oppose au Crédit lyonnais. Dans l'ordinateur de Me Lantourne figure aussi une note du 20 septembre 2008, relative à l'arbitrage, et destinée à Christine Lagarde. Aurait-il fourni des arguments à la ministre de l'économie ? L'avocat dit avoir écrit ce document pour sa propre gouverne. Mais la note est rédigée... au féminin.

    Mais Me Lantourne ne fréquente pas que M. Estoup. Il s'est adressé, avant l'arbitrage, à Me Jean-Denis Bredin, le futur deuxième arbitre, dans des conditions troublantes. Cela se passe le 29 septembre 2006. A la demande de son client Bernard Tapie, Me Lantourne envoie ce jour-là un courrier lié au conflit avec le Crédit lyonnais à Me Bredin.

    Le véritable axe reste l'axe Lantourne-Estoup. Les deux hommes se sont croisés, décomptent les enquêteurs, dans au moins dix procédures, depuis 2001, dont l'une en juin 2008, soit un mois avant la sentence finale. Les policiers trouvent même la trace d'un rendez-vous entre M. Estoup et M. Lantourne, le 9 octobre 2007. "Je ne pense pas que cela pose un problème...", répond aux policiers M. Estoup. Il a, tout comme Me Lantourne, ses entrées à l'Elysée – où il rencontre le secrétaire général Claude Guéant – ou à Bercy, et il donne, dans ses différentes missives, du "cher ami" à l'avocat de Bernard Tapie.

    Encore faut-il mettre cela à profit. D'après les documents saisis, M. Estoup s'y active. D'abord, éviter tout recours de l'Etat. Dans un courrier adressé à MeLantourne, et pas aux autres parties, l'arbitre écrit, le 14 novembre 2007 : "Je me suis attaché à assurer la sécurité juridique de ce document en supprimant tout ce qui pouvait dans le compromis ouvrir la voie à d'éventuels recours."

    NEUTRALISER LES ARBITRES

    Ensuite, dans ce scénario bien huilé, il faut neutraliser les deux autres arbitres, MeJean-Denis Bredin et Pierre Mazeaud. Les honoraires sont confortables. MeBredin touchera, au final, 398 000 euros. Pour une somme de travail réduite. Les échanges de courriers en attestent, c'est Me Estoup qui se charge de tout. Comme pour le " préjudice moral", cette somme de 45 millions d'euros allouée au couple Tapie. Le 23 juin 2008, Me Bredin écrit à ce sujet à M. Estoup : "Je vous adresse mon modeste brouillon, qui reprend pour l'essentiel vos excellentes observations..."

    Le 30 juin 2008, nouveau courrier, cette fois rédigé par M. Estoup et adressé à ses collègues : "J'ai pratiquement terminé, non sans mal, la rédaction de la sentence..." C'est bien lui qui est à l'œuvre, ce que reconnaît Pierre Mazeaud, dans une missive : "Je tiens donc à vous remercier pour tout ce que vous faites, d'autant plus que j'en serais totalement incapable." M. Mazeaud n'est pas un expert en arbitrage, et paraît se désintéresser du dossier, au point qu'il a confié le soin aux collaborateurs de M. Estoup de rédiger ses propres courriers, avec son en-tête. Il s'agace quand les policiers le titillent : M. Tapie "est un voyou", lâche-t-il,

    "mais comme tout voyou, il a droit à la justice".

     

     

    "J'ÉTAIS LE MÉCANICIEN"

    Quant à Me Bredin, sa santé et sa mémoire sont chancelantes. Aux enquêteurs, il indique ne pas avoir connu M. Estoup avant l'arbitrage. C'est faux. M. Estoup possède deux de ses ouvrages, chaleureusement dédicacés. Dont l'un, dès 1991.Les deux hommes s'apprécient depuis longtemps : "Il a préfacé, confie M. Estoup aux policiers, un livre que j'ai écrit sur la justice française..." Me Bredin, de toute façon, a une conviction, exposée aux policiers : " M. Tapie a été déshonoré".Victime d'un AVC, il n'est pas en pleine possession de ses facultés. Le 4 mars 2009, il écrit à M. Estoup : "Pardonnez-moi, cher ami, de ne pouvoir vous écrire une lettre manuscrite mais mon état de santé m'en empêche complètement".


    M. Estoup a donc le champ libre. "J'étais le mécanicien", admet-il. Le 15 juillet 2008, huit jours après la sentence, alors qu'un recours pourrait être envisagé, il a cette phrase, à l'intention des deux autres arbitres : "Selon les informations qui me sont parvenues, notre sentence est parue inattaquable." M. Estoup a des sources à Bercy. Le 28 novembre 2008, alors qu'il n'est plus question d'un recours, dernier courrier : "La tempête s'éloigne et les vents sont calmés."

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    17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 16:48

    Villeneuve-sur-Lot : le PS fuit ses responsabilités

     

     

    La direction du parti socialiste accuse « l’éclatement des forces de gauche » et plus particulièrement ses alliés d’EELV d’être responsables de la débâcle de Villeneuve-sur-Lot. Pourtant le score du candidat du parti a été divisé par deux depuis la dernière élection, il y a un an. Un constat encore plus amer si on compte le nombre de suffrages exprimés.

    "C'est une faute politique de ne pas se rassembler au premier tour quand on est ensemble et qu'on doit assumer ensemble le bilan de la majorité", a accusé ce lundi matin le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Bruno Le Roux sur Canal +. Les partenaires d'EELV sont particulièrement visés : "sur une élection partielle, quand nous sommes ensemble aux responsabilités, au gouvernement, on sait qu'il faut y aller réuni". "A quoi cela sert de faire deux pour cent pour éliminer le candidat de gauche au deuxième tour et pleurer en disant: +on est obligé de choisir+ ?". Des propos virulents qui font échos à ceux d’Harlem Désir, premier secrétaire du PS, qui dès l’annonce des résultats accusait la division de la gauche. Ce qu’il a répété ce matin sur RTL : "Dans cette circonscription du Lot-et-Garonne s'il y avait eu un rassemblement de la gauche, nous serions aujourd'hui au second tour".

    Pourtant il y a un an, Jérôme Cahuzac faisait plus de 40 % au premier tour dans cette circonscription, malgré la présence de candidats des Verts et du Front de gauche. Hier, le candidat socialiste a obtenu 23,69%. Jean Vincent Placé répond sèchement pour expliquer cette baisse de plus de 20 % des suffrages exprimés en faveur des socialistes : -10 % à cause de la politique du gouvernement, -10 % pour l’effet Cahuzac. François de Rugy, coprésident du groupe EELV à l'Assemblée, a lui rétorqué: "On prépare l'élection tout seul, on choisit son candidat (+ son suppléant) tout seul. Puis on regrette qu'il n'y ait pas de rassemblement". David Cormand, chargé des élections à la direction d'EELV, est encore plus sec: "le PS perd 14.790 voix en un an et les responsables sont vos partenaires ? C'est cette analyse qui est inexcusable".

    L’aile gauche du PS reste plus réaliste. Marie-Noëlle Lienemann, invitée ce matin sur RFI, a jugé que "l'effet répétitif des partielles où systématiquement nous ne sommes pas au deuxième tour (...) pose un problème politique majeur". Elle répond elle aussi à son propre camp : "Comment rassembler la gauche si elle ne participe pas des choix de la politique qui sont menés? Notre responsabilité, c'est de montrer qu'il y a une sortie de crise et pas simplement un accompagnement, un peu moins injuste, d'une dérive assez grave du système". "Ce sont les couches populaires qu'il faut convaincre aujourd'hui", a martelé la sénatrice, jugeant que François Hollande n'était pas à sa "place" dans l'émission Capital dimanche soir sur M6. Outre "la pédagogie, il faut des actes", face à la "dépression profonde dans laquelle est notre peuple". Et de constater avec tristesse : "Il y a, en plus du phénomène Cahuzac, un réel problème de mobilisation de l'électorat de gauche et par ailleurs un basculement d'une partie de notre électorat vers le Front national". 
    Et ce n’est pas les explications surréalistes du candidat PS de Villeneuve sut Lot qui rassurera l’aile gauche du parti, puisqu’outre la division de la gauche, Bernard Barral accuse le « beau temps » de sa défaite, et ses électeurs qui auraient « oublié d’aller voté ».

    • )
    nouveau
     

    Une des leçons de cette

    Une des leçons de cette législative est le faible score du FDG associé au faible score du PS dans une circonscription traditionnellement à gauche. Le faible score du PS s'explique aisément. Le faible score du FDG s'explique à mon sens par l'attitude de son leader JL Mélenchon, très populaire au sein de son parti mais de plus en plus rejeté par les autres électeurs. On ne traite pas impunément de salopard un ministre, même peu populaire, et on n'insulte pas non plus les journalistes qui posent des questions qui déplaisent. Le soufflé Mélenchon né il y a un an est retombé et le responsable est JLM lui-même.

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    14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 15:30

    Affaire Tapie : «Les responsabilités politiques doivent être établies »

     

    Après la mise en examen d'un des trois juges dans l'affaire de l'arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais, Stéphane Richard, l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, vient à son tour d'être mis en examen pour « escroquerie en bande organisée », avec jean-François Rocchi, ancien président du consortium de réalisation, chargé de la gestion du passif de la banque.

    Le travail de la police et de la justice doit aller à son terme. A ce stade de l'enquête sur l'attribution de 403 millions d'euros à Bernard Tapie dans l'affaire Crédit Lyonnais / Adidas et des récentes mises en examen, comment imaginer que l'arbitrage en faveur de l'homme d'affaire n'est pas le fruit d'une décision politique en 2008 ? Au sommet de l'État ? Au sein du gouvernement ? Il faut donc remonter jusqu'à la source de cette affaire, celle d'une oligarchie politico-financière qui pensait pouvoir agir en toute impunité. Bernard Tapie en apprenant la nouvelle de l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 se serait écrié : « J'ai les sous !». Et nous, la nausée.

    Les responsabilités politiques doivent être établies.

     

    communiqué PCF

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    14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 13:33

     pourquoi les taux sont-ils si bas ?

    C’est historique, les taux de crédit immobilier ont atteint un nouveau record. « En mai 2013, les taux des prêts du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) se sont établis à 2,97 % en moyenne”, a ainsi annoncé début juin l’Observatoire Crédit Logement/CSA, précisant que « jamais par le passé, les taux des crédits immobiliers n’étaient descendus aussi bas ». Au point d’être tombé largement en dessous du précédent historiquement bas de novembre 2010, lorsqu’ils étaient descendus à 3,25 %.

    Alors, comment expliquer ce niveau ? Va-t-il relancer un marché immobilier quelque peu ralenti ? Et cette tendance est-elle durable ?

    Maison sud ouest

    Pourquoi un taux aussi bas ?

    Tout d’abord, il faut envisager que le contexte économique général est plutôt à la morosité et sur le modèle de la Banque centrale européenne (BCE), tous les taux d’intérêt sont largement à la baisse. Le taux directeur de la BCE est ainsi descendu à 0,50 % le 2 mai dernier, là encore du jamais vu, et les obligations assimilables du Trésor (OAT) sont sur la même tendance, l’OAT 10 ans passant sous les 1,70 % en avril.

    D’un point de vue beaucoup plus pragmatique, les établissements bancaires perpétuellement en concurrence ont suivi le mouvement et pris la décision de baisser leurs taux d’intérêt. Car comme vous le savez sûrement, les prêts bancaires – et plus précisément les crédits immobiliers – sont un moyen de fidéliser de manière pérenne de nouveaux clients et ainsi de consolider la vitalité des banques. Et ce d’autant plus facilement que le niveau actuel du taux directeur de la BCE, qui détermine le coût de leur refinancement sur les principales opérations de crédit, et celui de l’OAT 10 ans, leur référence pour établir le niveau de leurs prêts à taux fixe, les placent dans une position très favorable.

    Une tendance pas prête de changer

    Si l’on en croit les économistes et les professionnels du secteur, les taux ne devraient pas remonter sur le moyen terme, toujours au vu d’un contexte économique et financier faisant grise mine.

    La bonne nouvelle pour les consommateurs, c’est que cette situation leur est particulièrement favorable et que, de fait, les futurs acquéreurs ont d’autant plus la main pour négocier des taux de crédits avantageux. Ce contexte profite également aux emprunteurs qui ont contracté un crédit il y a quelques années et qui n’hésitent plus à renégocier de meilleurs taux.

    Et pour les prix ?

    Néanmoins, si l’on estime qu’un couple au dossier solide peut actuellement obtenir un emprunt sur quinze ans avec un taux pouvant « descendre » jusqu’à 2,6 %, il faut prendre en compte que le marché immobilier, même si les prix diminuent dans certaines régions, reste somme toute stable et qu’aucune baisse de prix spectaculaire n’est à attendre. A noter également que certaines facilités, tel le prêt à taux zéro dorénavant dirigé exclusivement sur le neuf, ont été largement rabotées.

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    14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 08:36

    POLITIQUE -  le 13 Juin 2013

     

    Affaire Tapie: soupçons de "système" de financement politique derrière l'affaire Tapie

     

     

    La ministre de l'Economie numérique Fleur Pellerin a estimé ce jeudi que l'affaire Tapie mettait en lumière un "système d'enrichissement personnel" et un "système organisé de financement illicite de campagne" politique mis en place au cours des dix dernières années. Le PCF appelle à établir toutes les responsabilités politiques.

    Alors que les services de Jean-Marc Ayrault annonce que l'Etat entend déposer un recours en révision contre l'arbitrage suspect qui a accordé en 2008 403 millions d'euros à l'hommes d'affaires Bernard Tapie, Fleur Pellerin, ministre de l'Economie numérique, a évoqué un système mis en place au plus haut sommet  du pouvoir avant 2012. "Cela met en lumière un système qui a été mis en place au cours de ces dix dernières années et je crois que ce n'est pas la seule illustration. Vous avez l'histoire des prélèvements en espèces sur les frais d'enquête de (Claude) Guéant, le financement libyen de la campagne (politique de Nicolas Sarkozy) de 2007. Vous avez l'affaire Bettencourt", a-t-elle énuméré sur RTL.

    3 ou 4 affaires

    "Il y a quand même une série d'événements récents qui mettent en lumière l'action d'un homme ou d'une personne (...), un système organisé par le précédent pouvoir, je crois qu'on peut le dire (...), je le dis clairement en tous cas", a-t-elle encore fustigé. "Il y a quand même trois ou quatre affaires en ce moment qui montrent bien qu'on est en présence d'un système organisé de financement illicite de campagne, d'enrichissement personnel".

    Elle s'est dite particulièrement choquée par "Claude Guéant (et) les 10.000 euros par mois qui venaient s'ajouter à son salaire alors même que les primes en liquide (destinées aux collaborateurs des cabinets ministériels) avaient été supprimées à la demande de Jacques Chirac et de Lionel Jospin en 2002". "C'est quand même assez extraordinaire!", s'est-elle exclamée. Elle s'est toutefois refusée à donner le nom du "chef de la bande": "C'est à un juge de le déterminer", a-t-elle avancé prudemment.

    Bande organisée

    Le Parti communiste français appelle lui aussi à établir toutes les responsabilités politiques derrière cette affaire, après la mise en examen pour "escroquerie en bande organisée", de Stéphane Richard, le patron d'Orange, directeur de cabinet de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, au moment de l'arbitrage. "A ce stade de l'enquête sur l'attribution de 403 millions d'euros à Bernard Tapie dans l'affaire Crédit Lyonnais/Adidas et des récentes mises en examen, comment imaginer que l'arbitrage en faveur de l'homme d'affaire n'est pas le fruit d'une décision politique en 2008? Au sommet de l'État? Au sein du gouvernement? Il faut donc remonter jusqu'à la source de cette affaire, celle d'une oligarchie politico-financière qui pensait pouvoir agir en toute impunité. Bernard Tapie en apprenant la nouvelle de l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 se serait écrié: «J'ai les sous!». Et nous, la nausée.", note Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, dans un communiqué.

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