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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 23:18

Le gaz augmentera de 2,4% au 1er janvier 2013

lundi 10 décembre 2012

 

Au moment où se tient la conférence sur la pauvreté, comme un pied de nez à toutes ces associations qui luttent contre elle, Delphine Batho ministre de l’Écologie et de l’Énergie, a annoncé le 10 décembre sur France Inter que les tarifs réglementés du gaz augmenteraient de 2,4% au 1er janvier. LA 4e DEPUIS LE DEBUT DE 'ANNEE, ce qui monte l'augmentation à près de 12%

 

Cette hausse intervient après la décision du Conseil d’Etat qui avait jugé insuffisante l’autorisation d’une hausse de 2% accordée au groupe en octobre.

 

"On aurait dû appliquer au 1er janvier prochain une hausse de 4%", mais "nous avons demandé à GDF Suez de renégocier ses contrats d’approvisionnement, c’est ce qui permet de limiter ce mouvement à 2,4%, et nous allons dans le même temps étendre à 830.000 personnes supplémentaires" les tarifs sociaux du gaz et de l’électricité ", a indiqué la ministre.

 

De plus, le mécanisme de révision des tarifs du gaz va être changé. La formule de calcul sera désormais revue chaque année, et les tarifs seront modifiés tous les mois et non plus tous les trimestres, "avec la possibilité d’une clause de sauvegarde", qui permettra à l’état de "reprendre la main" en cas de hausse excessive, a-t-elle indiqué.

 

Des mesures pourtant contre l'austérité énergétique et la pauvreté pourrait être prises. Parmi celles-ci, le relèvement des bas salaires et des minimas sociaux, la suppression de la TVA sur les produits de premières necessité, l'encadrement des loyers avec un financement de 500 000 logements par an, la suppression des dépassements d'honoraires des médecins et le retour à des remboursements à 100 % de la sécurité sociale entre autres mesures.

En faisant cela, un grand pas aurait été fait pour diminuer la pauvreté dans notre pays.

 

C'est cans doute ce qu'attendent les électeurs de gauche, dont certains ont boudé les urnes ce dimanche, comme un avertissement.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 19:58

A la une

ELECTIONS POUR LES SALARIES DES TPE

Par le vote Cgt, gagnons les mêmes droits pour tous !

 

 

Scrutin TPE : des difficultés majeures surgissent ! 

  • Plusieurs centaines de milliers de salariés n’ont pas reçu le matériel,
  • Difficultés sur le vote par internet. 

Après l’intervention de la CGT, par la voix de Bernard Thibault auprès du ministère du Travail, la période de vote par correspondance est prolongée jusqu’au 17 décembre 2012, 14 heures … »

 

Elections TPE : Dernière ligne droite ! Voir la vidéo

Toutes les raisons de voter CGT 

 

 

Attention au piège !!

Des organisations méconnues et qui ne sont pas représentatives dans les négociations, se présentent à ces élections !

Leur but : profiter de l’envoi gratuit du matériel électoral (c’est le Ministère du Travail qui l’assure) pour se faire connaître des 4,6 millions de salariés électeurs.

La Cgt vous met en garde sur les conséquences de cette opération : les voix qu’elles obtiendront ne serviront à rien puisque ces petites organisations ne sont pas et ne seront pas présentes dans les négociations !

Ces élections vont contribuer à mesurer le poids des organisations de salariés déjà représentatives : leurs résultats seront auditionnés avec ceux déjà obtenus aux élections professionnellles dans les établissements de plus de 11 salariés et dans la fonction publique.

Plus une organisation syndicale aura de voix, plus elle pourra peser dans les négociations, au niveau national ou territorial. C‘est ce qui doit vous inciter à voter pour des organisations syndicales de salariés déjà représentatives.

Donner votre voix à la Cgt, c’est renforcer notre organisation dont vous connaissez l’engagement pour la défense des intérêts des salariés !

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 11:14

Décembre 2012

Législative partielle

Béziers élit à nouveau son député

Paul Barbazange (PCF-Front de gauche) est candidat à la législative partielle de dimanche.

 

Béziers,  Dimanche prochain, les électeurs de la 6e circonscription de l’Hérault sont appelés aux urnes pour élire leur député parmi les sept candidats en présence. Le Conseil constitutionnel a imposé cette législative partielle suite au recours déposé par l’UMP Élie Aboud, battu de dix voix en juin par la candidate du PS, Dolorès Roqué. De leur côté, Paul Barbazange, candidat PCF-Front de gauche, et sa suppléante Françoise Péralta ont organisé leur dernier meeting, mardi, au Palais des congrès de Béziers. Une centaine de personnes est venue écouter les candidats et leur soutien Michel Passet, secrétaire départemental du PCF, parlant au nom du Front de gauche. « Le 9 décembre, il s’agit d’imposer une véritable gifle aux droites. Il faut dire stop face à une candidate démagogique, menteuse et tricheuse », a-t-il déclaré, dénonçant la campagne de la représentante du FN. Puis de pointer les méfaits de la ligne d’austérité de la majorité socialiste : « La rigueur, c’est 20 % des habitants de l’Hérault qui vivent avec moins de neuf cents euros par mois. Avec l’austérité, ils seront encore plus en 2013. » Autre soutien, François Liberti, conseiller général PCF de Sète, dont un message est lu à l’assistance. « S’abstenir, c’est laisser les mains libres aux tenants de l’austérité. Il faut donner du sens à la gauche », par exemple, en ne cédant pas à « la capitulation face à Mittal ». Après avoir dénoncé cinq années de droite et six mois de gouvernement PS, dont le vote du traité européen marque la continuité idéologique, Paul Barbazange rappelle l’urgence. « Ici, le chômage des moins de vingt-cinq ans est à plus de 25 % », alerte le candidat. Avant d’inviter : « Résistons et proposons un autre avenir possible. » Car dimanche, deux dangers se profilent : une large abstention et un FN profitant du désordre à droite.

 

pour "l'humanite" Nicolas Séné

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PARTIELLE DU 9 DECEMBRE 2012  : RESULTATS DU 1ER TOUR LES DROITES PROFITENT, LES GAUCHES PATISSENT

 

Ce lundi matin 10 décembre 2012 à 11 h il est impossible de trouver le résultats de tous les candidats dans la presse. Le candidat du Front de gauche  à Béziers Paul Barbazange progessera-t-il sur juin 2012 ? pas sûr !

 

Les résultats de la Préfecture de l'Hérault lui  donnent 1580 voix et 4,48 %.tandis que l'ext gauche et les écolos font 0,22 et 0,68 %. la gauche radicale ne semble pas s'être mobilisée à cette occasion.

 

Au premier tour, Elie Aboud et Patrick Devedjian sont en tête. Les résultats dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne ne sont pas encore connus.


L'UMP a profité de l'impopularité des socialistes et réussi à éviter que la guerre des chefs profite au Front national, lors du premier tour dimanche d'élections partielles, premier test national depuis l'alternance. Le candidat de l'UMP Elie Aboud est arrivé largement en tête au premier tour dans la 6e circonscription de l'Hérault, devant la députée sortante, la socialiste Dolorès Roqué qu'il affrontera en duel au second tour dans une semaine. La candidate du Front national France Jamet, arrivée en troisième position, a été éliminée, faute d'avoir obtenu 12,5 % des inscrits.

Elie Aboud avait été battu de 10 voix au second tour des élections législatives de juin par Dolorès Roqué, invalidée par le Conseil constitutionnel en raison de 23 procurations irrégulières. Il a obtenu 42,61 % des suffrages, contre 27,73 % à la candidate socialiste et 23,37 % à France Jamet. Elie Aboud, qui profite aussi d'un moindre éparpillement des candidatures qu'en juin, progresse de neuf points, tandis que son adversaire socialiste régresse d'un peu plus d'un point et que le FN progresse d'à peine un point. Le scrutin a été marqué par un taux d'abstention de 58,46 %, supérieur de près de 20 points à celui du premier tour en juin.

Dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine (Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et Sceaux), Patrick Devedjian, président du conseil général et ancien ministre UMP, arriverait en tête du premier tour avec plus de 49 % des voix, devant le candidat MRC Julien Landfried, qui aurait enregistré environ 32 % des suffrages, selon des résultats non officiels annoncés à la mairie d'Antony. Patrick Devedjian ne l'avait emporté qu'avec 200 voix d'avance sur Julien Landfried, soutenu par le PS.

 

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Résultats législative partielle Val de Marne : Henri Plagnol et Sylvain Berrios au second tour

Résultats détaillés et analyses. Double coup de théâtre dans la première circonscription du Val de Marne où se jouait ce dimanche 9 décembre le 1er tour d’une législative partielle. Alors qu’en juin, Henri Plagnol, député UDI-UMP sortant et maire de Saint Maur des Fossés, avait affronté le socialiste Akli Mellouli au second tour, et était arrivé largement en tête au premier tour (avec 4737 voix d’avance sur son opposant de gauche), il se retrouve cette fois en ballottage avec l’un de ses adjoints, l’UMP dissident Sylvain Berrios, avec seulement  671 voix d’avance. Dans la ville de Saint Maur, c’est même le dissident qui est en tête ! 

Le PS éliminé
Le second coup de théâtre est l’élimination du candidat socialiste, Akli Mellouli, qui avait fortement progressé entre juin 2007 et juin 2012.
Le Front National progresse de 4% dans les cantons de gauche
La troisième surprise de la soirée est le score en progression du Front National : +2 % sur l’ensemble de la circonscription et +4 % dans les cantons de gauche : Bonneuil, Champigny Ouest et Créteil Nord.
Parti Pirate et Parti Blanc additionnés dépassent les 5%!
Quatrième surprise : un très beau score pour les deux partis outsiders, le Parti pirate et le Parti du vote blanc, qui réalisent ensemble plus de 5% des suffrages. Un score à méditer…
Sans surprise en revanche, le grand gagnant de l’élection est l’abstention : 70,6% !!!

Le second tour se tiendra dimanche 16 décembre.

Résultats et analyses du 1er tour dans la 1ere circonscription:

Inscrits : 82492
Votants : 24 251
Abstention : 70,6%
En juin, 48 653 citoyens de la 1ere circonscription du Val de Marne s’étaient déplacés pour voter, soit près de 60 % des électeurs. Ce chiffre a chuté de moitié et recouvre des disparités entre les cantons. A Saint Maur, où la campagne des municipales a commencé avant l’heure, Le taux de participation était ainsi de 34% contre seulement 23,6% à Créteil Nord, 22,6% à Bonneuil et 20,46% à Champigny Ouest. Les cantons de gauche ne se sont pas sentis concernés par cette élection.
Blancs et nuls : 384 voix
Suffrages exprimés : 23 867 voix
Henri Plagnol (UDI, inestiture UMP et UDI): 6254 voix/ 26,20 %
Le député-maire de St Maur perd 11883 électeurs et 11,10% des suffrages entre juin et décembre, victime de l’annulation de son élection (en raison de la nomination comme suppléant de Jacques Leroy, déjà suppléant de sénateur), de la crise politique st maurienne (il s’est retrouvé en minorité de son propre conseil municipal) et de son positionnement à l’Assemblée nationale (il siège désormais dans le groupe UDI et non UMP).
Sylvain Berrios (Dissident UMP) : 5583 voix / 23,39 %
Sylvain Berrios soutenait Henri Plagnol en juin. A la tête d’une fronde au sein du conseil municipal depuis octobre, ce délégué UMP de la 1ere circonscription s’est présenté contre son député-maire dans le cadre de ce bras de fer municipal, revendiquant la légitimité UMP. Ce partisan de Jean-François Copé n’a pas obtenu l’investiture UMP officielle mais a largement bénéficié des voix de son parti à St Maur où il dépasse le maire de la ville. Il n’en est pas de même des autres cantons où il réalise moins de la moitié du score d’Henri Plagnol.
Akli Mellouli (PS): 4772 voix / 19,99 %
Le candidat socialiste perd 8 628 voix et 7,87% entre les 1er tours de juin et décembre. Alors qu’il avait été porté par la vague rose de juin , le candidat encaisse cet hiver la déception des électeurs socialistes du printemps. Il souffre aussi d’une mobilisation nettement moins importante dans les bastions de gauche que de droite (34% de participation à St Maur contre 20% à Champigny). Voir reportage sur ce sujet.
Anne-Laure Maleyre (FN) : 2698 voix /11,30 %
Le Front National perd 1812 voix mais gagne 1,92%. La candidate frontiste gagne même 4% dans les 3 cantons de gauche : Bonneuil, Créteil Nord et Champigny. Le parti de Marine Le Pen bénéficie davantage du désarroi des quartiers populaire que de la guerre de la droite locale à St Maur.
Micheline Gervelas (Front de Gauche) : 2097 voix / 8,79%
La candidate Front de gauche perd 1925 voix mais gagne 0,43%. Outre la campagne du Front de Gauche, cette progression peut aussi bien s’être nourrie de déçus du PS que d’électeurs de la gauche radicale qui avaient voté pour des partis comme le NPA ou Lutte Ouvrière en juin, partis non représentés lors de cette partielle.
Pascale Luciani (Div droite, UDI) : 904 voix / 3,79%
La candidate UDI dissidente (l’investiture UDI a été donnée à Henri Plagnol), par ailleurs maire adjoinet, comme Sylvain Berrios, dans la majorité d’Henri Plagnol, s’était déjà présentée contre son maire en juin dernier. Elle était à l’époque la seule à faire dissidence, au nom du non cumul des mandats. Cette fois, elle s’est retrouvée en concurrence avec Sylvain Berrios et une certaine forme de « vote utile anti-Plagnol » a nui  à son score. Elle passe ainsi de 5,27 % des suffrages (2534 voix) à seulement 3,79%, perdant 1,48%.

Dès le lendemain du premier tour, lundi 10 décembre, elle a annoncé son ralliement à Henri Plagnol


Kevin Cornet (Parti Pirate) : 694 voix / 2,91 %
Le Parti Pirate, qui avait obtenu 396 voix et 0,82% des voix en juin, multiplie son score par 3,5 en gagnant 2% ! Le parti qui avait pour slogan : un godillot de gauche ou de droite de plus n’y changera rien, mutinez vous! a été entendu, profitant du ras le bol des deux camps et de sa campagne humoristique.

Stéphane Guyot (Parti blanc) : 539 voix / 2,26%
Le parti du vote blanc n’était pas présent lors du scrutin de juin. Et pour ce tour de chauffe, il enregistre également un joli premier score de plus de 2%, qui rend compte également du désarroi des électeurs.
François de Grailly (DLR) : 326 voix /1,37%
Debout La République, qui avait réalisé 0,82% avec 395 voix en juin, progresse légèrement en pourcentage (+0,55%) mais ne profite pas vraiment de la crise UMP ni de la crise de droite locale, le duel Plagnol-Berrios ayant concentré les votes entre les deux protagonistes.

Les absents : Pour rappel, le MoDem ne s’est pas présenté à cette élection et n’avait pas donné de consignes de vote. EELV ne s’était pas présenté non plus et avait appelé à voter pour Akli Mellouli (PS).

Résultats détaillés par ville ou canton

Ville Saint-Maur Champigny Creteil Bonneuil Total circo %
Exprimés
Votants 16815 2111 3281 2044 24251
Blancs
Et Nuls
235 40 59 50 384
Exprimés 16580 2071 3222 1994 23867
Maleyre 1619 306 461 312 2698 11,30%
Mellouli 2677 493 1044 558 4772 19,99%
Luciani 748 55 88 13 904 3,79%
Cornet 476 82 96 40 694 2,91%
de Grailly 253 27 36 10 326 1,37%
Gervelas 553 578 269 697 2097 8,79%
Berrios 4998 152 348 85 5583 23,39%
Guyot 356 59 94 30 539 2,26%
Plagnol 4900 319 786 249 6254 26,20%

Voir les réactions de chaque parti

Rappels concernant la première circonscription du Val de Marne

La 1ère circonscription en bref :

La 1ère circonscription du Val de Marne comprend les cantons de Bonneuil-sur-Marne (commune de Bonneuil), Champigny-sur-Marne Ouest, Créteil Nord, Saint-Maur-des-Fossés Centre, Saint-Maur-des-Fossés Ouest et Saint-Maur-la-Varenne (soit toute la ville de Saint Maur). Avant le redécoupage électoral, cette circonscription ne comprenait pas Champigny Ouest ni Saint Maur Ouest.
Population légale 2009 : 133 621
Nombre d’électeurs (au 29/02/2012) : 84475
Député sortant : Henri Plagnol (UMP), maire de St Maur

Les résultats de l’élection en juin 2012

1er tour

Henri Plagnol, député sortant (UMP) 18.137 37,70%
Akli Mellouli (PS) 13.400 27,86%
Anne-Laure Maleyre (FN) 4.510 9,38%
Micheline Gervelas (FG) 4.022 8,36%
Pascale Luciani (DVD) 2.534 5,27%
Marie-Anne Kraft (MoDem) 1.667 3,47%
Michel Gineste (EELV) 2.132 4,43%
Bertrand Séné (DVE) 457 0,95%
Kevin Cornet (DIV) 396 0,82%
Christian Lasnier (DLR) 395 0,82%
Morgane Moalic (NPA) 162 0,34%
Anne-Marie Bertrand (EXG) 146 0,30%
Alain Stephan (LO) 145 0,30%
Nombre de votants
Population légale 2009 : 133 621
Electeurs : 82.695
Votants : 48.653
Suffrages exprimés : 48.103
Taux d’abstention : 41,17%

2e tour

Henri Plagnol, député sortant (UMP), réélu avec 25 800 voix, 56,96 %
Akli Mellouli (PS), battu avec 19 494 voix, 43,04 %
Inscrits : 82 696
Votants 46 851
Participation : 56,65
Blancs ou nuls : 1 557
Exprimés : 45 294

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 16:41

 

Passation de pouvoirs entre François Baroin et Pierre Moscovici à Bercy en juin 2012

  - le 8 Décembre 2012

Florange: Baroin et Sarkozy avaient pensé à la nationalisation

"Quelques mois avant les présidentielles, François Baroin, à la demande de Nicolas Sarkozy, a clairement fait réfléchir sa direction du Trésor à une nationalisation partielle du site élargi de Florange", a déclaré l'ancien ministre des Finances Thierry Breton ce samedi.


L'actuel patron de la société française Atos, qui se trouvait à Bercy quand Mittal a lancé son OPA hostile sur Arcelor en 2006, a précisé que François Baroin l'avait "autorisé" à parler de cette réflexion lancée par le gouvernement précédent. Selon Thierry Breton, interrogé par Europe 1, lorsque l'Etat "voit une entreprise sur son territoire, qui emploie 20.000 personnes (...) et qui est reléguée en catégorie hautement spéculative, il est fondé, en dernier recours et sur un périmètre viable (...) à se donner du temps et à nationaliser de façon partielle".

 

Discussion Breton-Montebourg


Thierry Breton lance ainsi une pierre dans le jardin du gouvernement Ayrault. Le premier ministre s'est refusé à procéder à la nationalisation temporaire de Florange, comme le préconisait son ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui avait rencontré auparavant M. Breton pour parler de cette possibilité.

 

"Dans les propos que nous avons échangés, j'ai rappelé tout simplement que la nationalisation fait partie de notre arsenal juridique et que, finalement, d'autres pays l'utilisent", a déclaré l'ancien ministre des Finances, en allusion à l'intervention des Etats-Unis pour empêcher la faillite de General Motors en 2009. "Il ne faut pas nous désarmer. Nous ne devons pas être des naïfs. La mondialisation, c'est aussi se donner des moyens de pouvoir faire respecter la parole publique", a ajouté Thierry Breton, qui omet de souligner que le gouvernement Fillon n'a pas non plus franchi le pas de la nationalisation. Cette "confidence" permet à la droite de fragiliser un peu plus Jean-Marc Ayrault sur ce dossier.

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 16:37

Politique - le 8 Décembre 2012

l'Humanité des débats Face à face

Débat: faut-il un aéroport à Notre-Dame-des-Landes ?

Face-à-face avec Aymeric Seassau, conseiller régional, secrétaire de la fédération du pcf de loire-atlantique. et François de Rugy, président du groupe europe écologie-les verts (EELV) à l’Assemblée nationale.


La controverse autour de la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes a pris une dimension nationale. Qu’en est-il de l’utilité ou non d’un tel équipement pour le développement de la région ?


Aymeric Seassau. Au début des années 2000, la solution d’un aéroport pour le Grand Ouest est préférée à un troisième aéroport parisien. Dans l’opposition ou dans les majorités, les communistes ont construit un positionnement constant en faveur de ce nouvel équipement utile au désenclavement de l’Ouest et à son développement économique. Il permettra d’améliorer la qualité de vie dans une agglomération dynamique aujourd’hui survolée par les avions, puisque l’aéroport de Nantes, arrivant à saturation, sera transféré à Notre-Dame-des-Landes, au nord de la Loire, d’où proviennent trois usagers sur quatre. Avec deux ans d’avance sur les prévisions de trafic de la déclaration d’utilité publique, tout confirme la pertinence du dossier entré dans sa phase de réalisation.

 

François de Rugy. Des liaisons aériennes sont-elles utiles pour l’économie de l’Ouest ? Oui ! Un nouvel aéroport est-il indispensable pour développer ces liaisons ? Non : il existe, en plus de Nantes-Atlantique, des plates-formes aéroportuaires qui sont sous-utilisées, à Rennes, Angers, Saint-Nazaire… Nantes est le deuxième aéroport français pour les vols charters : de nombreux voyageurs viennent de tout l’Ouest y prendre leur avion pour leurs vacances. Cette spécialisation se fait au détriment des vols réguliers. En répartissant plus volontairement le trafic, c’est-à-dire en ne s’en remettant pas à la concurrence entre aéroports et aux seules règles du marché dictées par les compagnies, on pourrait optimiser l’existant et accompagner le développement du territoire. En période de difficultés économiques, ce devrait être la priorité. J’ajoute que les promoteurs du projet, en envisageant la fermeture de la piste actuelle de l’usine Airbus, jouent avec le feu et fragilisent ce site. Faire de ce débat une opposition caricaturale entre décroissance et développement, c’est mentir aux citoyens.

 

L’impact environnemental du projet polarise le débat. Ce chantier présente-t-il des atouts dans ce domaine ou, au contraire, constitue-
t-il une menace comme l’avancent ses détracteurs ?


François de Rugy. On tente de nous vendre l’idée d’un aéroport « écologique »: Vinci a même mis en ligne des images de synthèse du projet où tout est en vert ! C’est ridicule : la piste actuelle sera très probablement conservée pour Airbus. L’emprise de l’aéroport actuel ne serait donc ni rendue à la nature ni urbanisable ! Et on veut construire un autre aéroport – avec deux pistes ! – en zone humide, au prix d’un nouvel appauvrissement de la biodiversité. On nous dit que l’on va préserver 19 000 hectares d’espaces naturels en compensation. Où va-t-on trouver ces espaces ? Au détriment de l’agriculture ?

Aymeric Seassau. Le transport aérien ne compte que pour 3 % des émissions de gaz à effet de serre. Il ne s’agit pas de le développer à outrance mais de le déconcentrer et de construire la multimodalité avec les transports ferroviaires, fluviaux et maritimes. D’autre part, 2 000 hectares de terre sont consommés chaque année en Loire-Atlantique. Il y a urgence à libérer l’agglomération nantaise de l’emprise aéroportuaire actuelle pour accueillir du logement et de l’activité économique en lien avec la filière aéronautique. Tout en gardant une piste de fret pour Airbus, loger 15 000 personnes de plus dans l’agglomération, c’est économiser deux fois la surface de l’aéroport ! Il consommera certes 1 300 hectares mais, en marge du transfert, 19 000 hectares sont préservés entre Notre-Dame-des-Landes et l’agglomération… quinze fois plus.

 

Le mode de financement et de gestion de ce nouvel équipement est aussi controversé. La concession aéroportuaire pose-t-elle un problème à la collectivité ?


François de Rugy. En échange d’une concession exceptionnellement longue – 55 ans –, les collectivités prétendent ne verser à Vinci que des « avances remboursables ». Comme si Vinci, qui a fait près de 2 milliards de résultat net et distribué 280 millions à ses actionnaires en 2012, n’était pas capable de se financer auprès des banques ! En réalité, comme d’habitude, les risques sont pour le public, et le privé se réserve les bénéfices – garantis !

 

Aymeric Seassau. Il s’agit d’une délégation de service public d’État renouvelant la concession aéroportuaire, détenue auparavant par la chambre de commerce et d’industrie, et soumise par la loi à un appel d’offres remporté par Vinci. Le pays a besoin de constituer un grand groupe public de construction utile pour ce type d’équipement dont la réalisation et la gestion devraient être sous maîtrise publique à 100 %. Mais cela nécessiterait de sortir du carcan austéritaire de l’Union européenne que le gouvernement PS-EELV accompagne actuellement. Dans ce cadre, les communistes ont obtenu que l’engagement des collectivités se fasse sous forme d’avances remboursables, non révisables même en cas de surcoût, avec un retour sur investissement et un contrôle des comptes d’exploitation. Avec cet engagement responsable – 1 % de la capacité d’investissement des collectivités finançantes –, pas un euro d’argent public ne restera dans la poche de Vinci !

 

La commission du dialogue mise en place par le premier ministre peut-elle permettre de sortir du blocage actuel ?


Aymeric Seassau. La violence est insupportable et les populations de Loire-Atlantique ne veulent pas vivre en état de siège. Il faut retrouver le sens d’un dialogue libre, serein et responsable. Les mobilisations pacifiques sont légitimes, tout comme le sont les choix émis par les vingt-cinq collectivités partenaires où des majorités ont été élues en transparence quant à leur soutien au dossier. Parlons du fond et occupons-nous, par exemple, des 41 millions d’euros (10 % du coût de la plate-forme aéroportuaire) affectés aux mesures conservatoires et compensatoires environnementales.

 

François de Rugy. Il faut l’espérer, mais cela suppose à mon sens qu’elle travaille en toute transparence, dans le cadre d’une démarche contradictoire, sans tabou : qu’elle rencontre toutes les parties prenantes, quelles qu’elles soient. Que toutes les données de l’enquête d’utilité publique soient revisitées, à la lumière de la réalité d’aujourd’hui. Et, surtout, qu’aucune pression d’aucune sorte ne soit exercée sur la commission. Il faut notamment que les promoteurs du projet – qu’ils exercent des responsabilités locales ou nationales – prennent le recul nécessaire à une expertise menée en toute liberté par la commission.

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 11:16

L’architecte brésilien Oscar Niemeyer s'est éteint mercredi aux portes de ses 105 ans. Il restera comme l'un des monstres sacrés de l'architecture moderne du XXème siècle: son peuvre est marquée par le béton, les lignes fluides, les courbes, et son refus de l’angle droit. il a "ébloui" et fait rêver des générations d'architectes

Niemeyer : "un homme extraordinaire qui a su allier le geste créatif et son engagement communiste"
L'un des génies de l'architecture du XXe siècle vient de s'éteindre. Le Brésil et le monde sont en deuil. Oscar Niemeyer n'est plus. Le Parti communiste français perd l'un de ses camarades les plus fidèles ; un de ses camarades les plus créatifs, celui qui a donné aux communistes de France leur siège, place du Colonel-Fabien à Paris.

Oscar Niemeyer, militant communiste brésilien menacé par la dictature dans son pays, avait trouvé asile en France en 1966. C'est dès cette année-là que naquit l'idée d'élever la maison des communistes, à l'emplacement de ce qu'avait été le point de ralliement, d’accueil et de transit des volontaires de toutes nationalités qui constituèrent les Brigades internationales de solidarité avec la République espagnole attaquée par le général fasciste Franco. Cette œuvre, l'Espace Oscar-Niemeyer, qui fut conçue par lui pour « représenter la lutte commune contre la misère, la discrimination, l'injustice » est à présent classée au titre des monuments historiques.

Travailleur acharné, Oscar Niemeyer a mené une existence de bâtisseur et de novateur, mettant au monde des œuvres imaginées pour que « les hommes et femmes heureux sentent la vie dans toute sa plénitude et sa fragilité ». S'entourant de multiples talents, Oscar Niemeyer prit soin de former de nouvelles générations d'architectes, de techniciens et d'ingénieurs. A son retour au Brésil, il a pensé et créé Brasília, la nouvelle capitale, comme « un acte démocratique » pour sa nation.

Oscar Niemeyer portait en lui la jeunesse du communisme, il l'a portée jusqu'à son dernier souffle. Son œuvre est révolutionnaire parce qu'il aimait l'humanité et la vie qui n'a de sens que dans la solidarité et la fraternité du genre humain.

Le Parti communiste français partage la profonde peine de sa famille en se joignant à l'hommage national et international qui lui est rendu en ce 6 décembre, et convie les amis et admirateurs d'Oscar Niemeyer à venir témoigner leur affection au siège du PCF à Paris où un cahier de condoléances est ouvert. Le PCF organisera prochainement un hommage public et deux journées portes ouvertes permettant aux Parisiens de visiter l'œuvre du créateur extraordinaire que fut Oscar Niemeyer.
Nicolas Maury
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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 10:31

(Diaporama) Oscar Niemeyer, créateur de Brasilia, disparaît à 104 ans

06 décembre 2012

(Diaporama) Oscar Niemeyer, créateur de Brasilia, disparaît à 104 ans
L'architecte brésilien Oscar Niemeyer qui a révolutionné l'architecture moderne et l'un des concepteurs de Brasilia est mort à l'âge de 104 ans à Rio de Janeiro. Ses plus belles réalisations en images.
 
  « Oscar Niemeyer était le dernier monstre sacré des architectes de la modernité du XXème siècle, le Matisse de l'architecture », avec Frank Lloyd Wright, Mies van der Rohe et Le Corbusier, a déclaré le célèbre architecte Français Jean Nouvel, Prix Pritzker 2008. Oscar Niemeyer, architecte brésilien, est disparu mercredi à l'âge de 104 ans. Oscar Niemeyer, qui a conçu les bâtiments phare de Brasilia, la capitale du Brésil, inaugurée en 1960 (un travail pour lequel il a été récompensé par le prix Pritzker, le Nobel de l'architecture, en 1988), avait déjà été hospitalisé pendant trois semaines en mai, en raison d'une pneumonie et de déshydratation.

Un « sculpteur de monuments »

Niemeyer est surtout connu pour sa conception de bâtiments civiques de Brasilia, une ville planifiée, qui est devenue la capitale du Brésil en 1960, ainsi que sa collaboration avec d'autres architectes sur le siège des Nations Unies à New York City. Son exploration des possibilités esthétiques du béton armé a été très influente sur l'architecture de la fin du 20e et au début du 21e siècles. Tant loué et critiqué pour être un « sculpteur de monuments », Niemeyer a été loué pour être un grand artiste et l'un des plus grands architectes de sa génération. Il a affirmé que son architecture a été fortement influencé par Le Corbusier. Très touché par la disparition de l'architecte brésilien, Jean Nouvel, né en 1945, a souligné que lorsqu'il était étudiant, « Niemeyer était l'un des maîtres absolus du moment. Toute le monde parlait de sa relation avec LeCorbusier », ajoute-t-il.

Une relation très forte avec la France

« Poète du béton, apôtre lyrique des lignes fluides, maître de la courbe, il a ébloui et fait rêver des générations d'architectes », souligne la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti. « Sa signature reconnaissable entre toutes est gravée dans le paysage institutionnel des grandes capitales et particulièrement en France, où il avait choisi de vivre dans les années 1970 », dit-elle. « En France, nous lui devons les sièges du Parti communiste et de l'Humanité à Paris, la Bourse du Travail de Bobigny, la Maison de la Culture du Havre... », rappelle-t-elle. Francis Rambert, directeur de l'Institut Français de l'Architecture (IFA) souligne que « l'architecte avait une relation très forte avec notre pays où il s'était exilé pendant plusieurs années sous la dictature brésilienne. Il parlait très bien le français et en appréciait notre culture ».

Hommage du Parti communiste français

Le PCF organisera prochainement un hommage public et deux journées portes ouvertes permettant aux Parisiens de visiter l'œuvre du créateur extraordinaire que fut Oscar Niemeyer. En 70 ans de carrière, il avait participé à la réalisation de plus de 600 ouvrages dans le monde. Une vingtaine sont encore en cours de réalisation dans divers pays. Preuve qu'Oscar Niemeyer restera encore longtemps dans les mémoires.

B.P

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:19

Sa la gestion du dossier Florange par l'exécutif français a provoqué déceptions et malentendus, et l'ire des syndicats

le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a évoqué dans un entretien à Reuters les failles de la communication gouvernementale.et le "ratage" de l'exécutif.

 

Montebourg 'ministre de la parole" et du "flop"  Ayrault l'enfumeur", Hollande "menteur", tesl étaient les qualificatifs les plus usités pour exprimer le dépit et la colère sur le dossier Florange.


François Hollande a tenté jeudi soir de rassurer en se portant garant des engagements pris pour maintenir l'emploi par le géant de l'acier ArcelorMittal, objet de toute la méfiance des sidérurgistes,"Je veux ici dire que ces engagements seront tenus et que j'en serai, avec le gouvernement, le garant", a dit le chef de l'Etat. "Je sais les inquiétudes, les doutes compte tenu du passé, des manquements. J'ai vu la détresse et la colère".

Mais ce que ne semble pas avoir compris mle Président et ses ministres c'est que les syndixcats, le Front de gauche et l'aile gauche du PS sont préoccupés de la filière française de l'acier.

 

François Hollande a été directement mis en cause par les salariés  de Florange, qui ne sont pas satisfaits des explications du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, Ils revendiquent la nationalisation comme une bonne réponse au maintien de Florange et au développement de la production industrielle d'acier.

 

 

Le Président des députés socialistes a évoqué vendredi une "erreur de communication" du gouvernement qui a laissé penser qu'une nationalisation pouvait être la solution, alors que l'accord préservant l'emploi constitue selon lui un succès.(et le seul objectif) "L'erreur, ça a pu être à un moment donné de faire que ce qui nous apparaissait comme un moyen de pression soit vécu comme l'unique solution", a déclaré Bruno Le Roux.

 

"C'est pour ça que Jean-Marc Ayrault a repris vendredi soir...), Et jean-Marc AYRAULT redoute lui aussi la nationalisation, car, comme el souligne Bruno LEROUX, "Son souci (à JM Ayrault) est qu'il voyait bien les salariés en train de basculer dans cette solution, qui n'était pas viable et impossible à mettre en oeuvre."

Arnaud Montebourg avait évoqué une nationalisation temporaire, le temps de trouver un repreneur pour l'ensemble du site de Florange.a mis un temps sa démission dans la balance. Etait-ce de la communication, toujours est-il, qu'il rest ministre et que le désaccord ne semble pas être suffisant pour parler de rupture.

La nationalisation téait présentée comme une menace, éphémère, ce qu'à bien compris le MEDEF qui est sortit vent debout contre cette "idée' archaîque et d'un autre tempsn ce qu'à confirmé Michel Sapin en échos.

"La leçon, c'est que la nationalisation est un outil dédiabolisé", déclarait-on ainsi dans l'entourage de François Hollande au soir de l'annonce de l'accord, vendredi 30 novembre, semblant ainsi prendre le parti d'Arnaud Montebourg.

Une semaine plus tard, le discours élyséen était sensiblement différent et "collait" à celui de Jean-Marc Ayrault, qui a estimé que cette option n'était pas viable et aurait coûté "au moins un milliard d'euros" à l'Etat chiffre repris par Mme Parisot la Présidente des grands  patrons.

 

"La nationalisation n'aurait pas permis de sauver les hauts-fourneaux parce qu'il faut un repreneur et on sait très bien qu'un appel d'offres après une nationalisation ça aurait été très long" entonnait le 1er ministre.

 

"Donc la solution qui est apparue la meilleure c'est de faire le plus vite possible avec Mittal, ne serait-ce que pour sauver le site", expliquait-on dans l'entourage du président.


La perspective d'une  "nationalisation" avait suscité de vifs espoirs en Moselle. D'où une "déception terrible" pour les salariés de Florange mais aussi pour une partie des députés socialistes (qui s'étaient rangés à la solution défendues par les communistes et les syndicats), a expliqué Bruno Le Roux.

 

Des ambiguïtés ont aussi entouré l'avenir des hauts-fourneaux, lié au projet européen Ulcos de captage et de stockage de CO2 sur le site de Florange.

 

Les syndicalistes se sont sentis trahis et ont fait éclater leur colère après avoir appris jeudi qu'ArcelorMittal retirait la candidature du site pour le premier appel d'offres du projet européen.

 

Peu après, le géant de l'acier et le gouvernement assuraient que le projet Ulcos n'était pas abandonné à long terme malgré le retrait de cette candidature. "La filière chaude n'a d'avenir que s'il y a Ulcos, s'il n'y pas Ulcos il n'y a pas d'avenir pour les hauts-fourneaux, chacun le sait, il faut faire des millions d'euros d'investissement", expliquait-on jeudi soir à l'Elysée.

"Il y a deux hauts-fourneaux, il y en a un qui est condamné et un autre où il doit y avoir des investissements importants. Mittal refuse de les faire dans l'état actuel, il ne peut le faire que s'il y aucun projet comme Ulcos", ajoutait-on.

 

A Matignon on se déclarait vendredi "déçu" par la réaction des syndicats, expliquant que Jean-Marc Ayrault avait prévenu lui-même mercredi soir les syndicalistes que le projet Ulcos serait retiré par ArcelorMittal, mais que ce dernier s'était engagé à en financer en partenariat avec l'Etat un "Ulcos 2".

 

"Il faudrait plutôt qu'ils nous soutiennent" sur ce dernier projet, a ajouté un conseiller, insistant sur la détermination de l'Etat à faire de Florange "un site d'avenir" pour la sidérurgie lorraine.

 

Malgré le lâchage du gouvernement , les salariés et les syndicats par la voix de Edouard Martin ont dit : "ce n'est pas fini"

Et ebn effet, la lutte syndicale et politique continue.

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 14:41

 

  - le 7 Décembre 2012

Florange: le gouvernement n'a jamais misé sur la nationalisation ni sur Ulcos

Un simple moyen de pression mais jamais une solution. C'est ce qu'affirme ce vendredi matin Bruno Le Roux à propos de la nationalisation de Florange. Le patron des députés explique aussi que le gouvernement ne croyait pas non plus dans le projet Ulcos de production d'acier à faible émission de CO2, dont Mittal s'est retiré jeudi.


Pour Bruno Le Roux, le gouvernement a fait là deux erreurs de communication en laissant croire qu'il y avait d'auters solutions que l'accord signé vendredi denrier avec Mittal, qui évite les suppressions d'emploi mais n'offre aucun avenir industriel au site d'ArcelorMittal.

 

Dommages collatéraux

Une nationalisation temporaire aurait nécessité l'accord de Mittal, faute de quoi "on entrait dans une procédure longue, contentieuse, avec des dommages collatéraux possibles sur d'autres sites", explique Bruno Le Roux à Reuters.

"L'erreur, ça a pu être à un moment donné de faire que ce qui nous apparaissait comme un moyen de pression soit vécu comme l'unique solution. C'est pour ça que (le Premier ministre) Jean-Marc Ayrault a repris vendredi soir, de façon peut-être même un peu brutale, la main sur ce dossier. Son souci est qu'il voyait bien les salariés en train de basculer dans cette solution, qui n'était pas viable et impossible à mettre en oeuvre."

 

 

Besoin de pédagogie

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait évoqué une nationalisation temporaire, le temps de trouver un repreneur pour l'ensemble du site de Florange. La présidence de la République avait fait savoir que c'était effectivement sur la table des négociations avec ArcelorMittal.

 

"On a besoin de pédagogie sur ce dossier", a poursuivi Bruno Le Roux, pour qui le gouvernement n'a pas non plus été assez loin dans l'explication concernant le projet Ulcos. Il y a eu là aussi une communication insuffisante. "Nous étions nous-même sceptique sur Ulcos 1 et nous savions qu'il fallait passer à un nouveau projet Ulcos", explique-t-il. "On a peut-être manqué d'anticipation."

 

De façon plus générale, Bruno Le Roux estime que le gouvernement doit encore préciser sa doctrine sur la façon dont l'Etat peut retrouver une capacité d'intervention dans les domaines industriel et économique.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 09:34

 

  - le 5 Décembre 2012

Le Front de gauche dénonce un marché de dupes avec Mittal et réaffirme la nécessité d’une nationalisation

Jean Marc Ayrault et son gouvernement ont renoncé à la nationalisation et préféré le scénario d'un mauvais film dont la fin est déjà connue. Les salariés sont déçus et en colère : ce n'est pas un sursis ou une mort lente qu'ils revendiquaient mais un vrai engagement de l'Etat dans le capital de Florange, garantissant une intervention publique forte et créant les conditions d'une démocratie salariale pour un projet industriel d'avenir.

 

Au lieu de cela, le Premier Ministre leur a tourné le dos en pactisant avec "le diable de l'acier" sur de vagues promesses.

 

Un vrai tour de passe-passe où le loup reste dans la bergerie et promet de ne plus attaquer !

 

Comment le gouvernement peut il nous faire croire aux promesses du milliardaire L. Mittal quand celui ci dans tous les sites belges, luxembourgeois et français privilégie une stratégie financière contre l'investissement productif ?

 

Comment peut il défendre le chiffre de 180 millions d'euros d'investissements sur le site (moins qu'à Gandrange) quand le rapport ministériel Faure préconisait plus de 600 millions d'euros nécessaires pour relancer un projet industriel ambitieux avec Ulcos en ligne de mire ?La presse annonce que seuls 53 millions d'euros, sur 180 millions d'investissements promis sur 5 ans, seront consacrés à des "investissements stratégiques".

 

Enfin, comment a-t il pu renoncer à la perspective du redémarrage des hauts fourneaux dans l'accord avec Mittal, en acceptant simplement un entretien qui couterait 8 millions d'euros par mois, 96 millions par an ?

 

Une nouvelle fois, les décisions prise au plus haut niveau de l'Etat sont une reculade devant les marchés financiers et devant le MEDEF qui ne veut pas entendre parler de nationalisation.

 

Pour le Front de gauche, la partie n'est pas terminée !

 

Nous avons besoin de production d'acier en France et cela doit passer par l'amélioration des conditions de production en intégrant les contraintes d'économie d'énergie et de moindre émission de gaz à effets de serre. C'est pourquoi la volonté de mettre en œuvre le projet Ulcos doit être confirmé.

 

Le Premier Ministre doit s'expliquer. Le contenu de l’accord entre le gouvernement et Mittal doit être entièrement rendu public. Le gouvernement ne doit pas se cacher derrière cet accord de dupes où le seul vainqueur est Mittal. Comme à Liège, c'est la fermeture annoncée. Il faut en finir avec les tractations opaques, les mensonges : les négociations doivent être transparentes.

 

Pour le Front de gauche une solution durable passe par la mise sous contrôle public et sous celui des salariés du site de Florange

 

Le Front de gauche est solidaire du combat des travailleurs d’Arcelor Mittal : avec eux nous disons "on ne lâche rien" et exigeons la nationalisation immédiate. Nous appelons d'ailleurs à signer la pétition des sidérurgistes qui porte cette exigence.

 

Pour le Front de gauche, Parti communiste français

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BRUNO FORNACIARI

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