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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:19

Sa la gestion du dossier Florange par l'exécutif français a provoqué déceptions et malentendus, et l'ire des syndicats

le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a évoqué dans un entretien à Reuters les failles de la communication gouvernementale.et le "ratage" de l'exécutif.

 

Montebourg 'ministre de la parole" et du "flop"  Ayrault l'enfumeur", Hollande "menteur", tesl étaient les qualificatifs les plus usités pour exprimer le dépit et la colère sur le dossier Florange.


François Hollande a tenté jeudi soir de rassurer en se portant garant des engagements pris pour maintenir l'emploi par le géant de l'acier ArcelorMittal, objet de toute la méfiance des sidérurgistes,"Je veux ici dire que ces engagements seront tenus et que j'en serai, avec le gouvernement, le garant", a dit le chef de l'Etat. "Je sais les inquiétudes, les doutes compte tenu du passé, des manquements. J'ai vu la détresse et la colère".

Mais ce que ne semble pas avoir compris mle Président et ses ministres c'est que les syndixcats, le Front de gauche et l'aile gauche du PS sont préoccupés de la filière française de l'acier.

 

François Hollande a été directement mis en cause par les salariés  de Florange, qui ne sont pas satisfaits des explications du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, Ils revendiquent la nationalisation comme une bonne réponse au maintien de Florange et au développement de la production industrielle d'acier.

 

 

Le Président des députés socialistes a évoqué vendredi une "erreur de communication" du gouvernement qui a laissé penser qu'une nationalisation pouvait être la solution, alors que l'accord préservant l'emploi constitue selon lui un succès.(et le seul objectif) "L'erreur, ça a pu être à un moment donné de faire que ce qui nous apparaissait comme un moyen de pression soit vécu comme l'unique solution", a déclaré Bruno Le Roux.

 

"C'est pour ça que Jean-Marc Ayrault a repris vendredi soir...), Et jean-Marc AYRAULT redoute lui aussi la nationalisation, car, comme el souligne Bruno LEROUX, "Son souci (à JM Ayrault) est qu'il voyait bien les salariés en train de basculer dans cette solution, qui n'était pas viable et impossible à mettre en oeuvre."

Arnaud Montebourg avait évoqué une nationalisation temporaire, le temps de trouver un repreneur pour l'ensemble du site de Florange.a mis un temps sa démission dans la balance. Etait-ce de la communication, toujours est-il, qu'il rest ministre et que le désaccord ne semble pas être suffisant pour parler de rupture.

La nationalisation téait présentée comme une menace, éphémère, ce qu'à bien compris le MEDEF qui est sortit vent debout contre cette "idée' archaîque et d'un autre tempsn ce qu'à confirmé Michel Sapin en échos.

"La leçon, c'est que la nationalisation est un outil dédiabolisé", déclarait-on ainsi dans l'entourage de François Hollande au soir de l'annonce de l'accord, vendredi 30 novembre, semblant ainsi prendre le parti d'Arnaud Montebourg.

Une semaine plus tard, le discours élyséen était sensiblement différent et "collait" à celui de Jean-Marc Ayrault, qui a estimé que cette option n'était pas viable et aurait coûté "au moins un milliard d'euros" à l'Etat chiffre repris par Mme Parisot la Présidente des grands  patrons.

 

"La nationalisation n'aurait pas permis de sauver les hauts-fourneaux parce qu'il faut un repreneur et on sait très bien qu'un appel d'offres après une nationalisation ça aurait été très long" entonnait le 1er ministre.

 

"Donc la solution qui est apparue la meilleure c'est de faire le plus vite possible avec Mittal, ne serait-ce que pour sauver le site", expliquait-on dans l'entourage du président.


La perspective d'une  "nationalisation" avait suscité de vifs espoirs en Moselle. D'où une "déception terrible" pour les salariés de Florange mais aussi pour une partie des députés socialistes (qui s'étaient rangés à la solution défendues par les communistes et les syndicats), a expliqué Bruno Le Roux.

 

Des ambiguïtés ont aussi entouré l'avenir des hauts-fourneaux, lié au projet européen Ulcos de captage et de stockage de CO2 sur le site de Florange.

 

Les syndicalistes se sont sentis trahis et ont fait éclater leur colère après avoir appris jeudi qu'ArcelorMittal retirait la candidature du site pour le premier appel d'offres du projet européen.

 

Peu après, le géant de l'acier et le gouvernement assuraient que le projet Ulcos n'était pas abandonné à long terme malgré le retrait de cette candidature. "La filière chaude n'a d'avenir que s'il y a Ulcos, s'il n'y pas Ulcos il n'y a pas d'avenir pour les hauts-fourneaux, chacun le sait, il faut faire des millions d'euros d'investissement", expliquait-on jeudi soir à l'Elysée.

"Il y a deux hauts-fourneaux, il y en a un qui est condamné et un autre où il doit y avoir des investissements importants. Mittal refuse de les faire dans l'état actuel, il ne peut le faire que s'il y aucun projet comme Ulcos", ajoutait-on.

 

A Matignon on se déclarait vendredi "déçu" par la réaction des syndicats, expliquant que Jean-Marc Ayrault avait prévenu lui-même mercredi soir les syndicalistes que le projet Ulcos serait retiré par ArcelorMittal, mais que ce dernier s'était engagé à en financer en partenariat avec l'Etat un "Ulcos 2".

 

"Il faudrait plutôt qu'ils nous soutiennent" sur ce dernier projet, a ajouté un conseiller, insistant sur la détermination de l'Etat à faire de Florange "un site d'avenir" pour la sidérurgie lorraine.

 

Malgré le lâchage du gouvernement , les salariés et les syndicats par la voix de Edouard Martin ont dit : "ce n'est pas fini"

Et ebn effet, la lutte syndicale et politique continue.

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 14:41

 

  - le 7 Décembre 2012

Florange: le gouvernement n'a jamais misé sur la nationalisation ni sur Ulcos

Un simple moyen de pression mais jamais une solution. C'est ce qu'affirme ce vendredi matin Bruno Le Roux à propos de la nationalisation de Florange. Le patron des députés explique aussi que le gouvernement ne croyait pas non plus dans le projet Ulcos de production d'acier à faible émission de CO2, dont Mittal s'est retiré jeudi.


Pour Bruno Le Roux, le gouvernement a fait là deux erreurs de communication en laissant croire qu'il y avait d'auters solutions que l'accord signé vendredi denrier avec Mittal, qui évite les suppressions d'emploi mais n'offre aucun avenir industriel au site d'ArcelorMittal.

 

Dommages collatéraux

Une nationalisation temporaire aurait nécessité l'accord de Mittal, faute de quoi "on entrait dans une procédure longue, contentieuse, avec des dommages collatéraux possibles sur d'autres sites", explique Bruno Le Roux à Reuters.

"L'erreur, ça a pu être à un moment donné de faire que ce qui nous apparaissait comme un moyen de pression soit vécu comme l'unique solution. C'est pour ça que (le Premier ministre) Jean-Marc Ayrault a repris vendredi soir, de façon peut-être même un peu brutale, la main sur ce dossier. Son souci est qu'il voyait bien les salariés en train de basculer dans cette solution, qui n'était pas viable et impossible à mettre en oeuvre."

 

 

Besoin de pédagogie

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait évoqué une nationalisation temporaire, le temps de trouver un repreneur pour l'ensemble du site de Florange. La présidence de la République avait fait savoir que c'était effectivement sur la table des négociations avec ArcelorMittal.

 

"On a besoin de pédagogie sur ce dossier", a poursuivi Bruno Le Roux, pour qui le gouvernement n'a pas non plus été assez loin dans l'explication concernant le projet Ulcos. Il y a eu là aussi une communication insuffisante. "Nous étions nous-même sceptique sur Ulcos 1 et nous savions qu'il fallait passer à un nouveau projet Ulcos", explique-t-il. "On a peut-être manqué d'anticipation."

 

De façon plus générale, Bruno Le Roux estime que le gouvernement doit encore préciser sa doctrine sur la façon dont l'Etat peut retrouver une capacité d'intervention dans les domaines industriel et économique.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 09:34

 

  - le 5 Décembre 2012

Le Front de gauche dénonce un marché de dupes avec Mittal et réaffirme la nécessité d’une nationalisation

Jean Marc Ayrault et son gouvernement ont renoncé à la nationalisation et préféré le scénario d'un mauvais film dont la fin est déjà connue. Les salariés sont déçus et en colère : ce n'est pas un sursis ou une mort lente qu'ils revendiquaient mais un vrai engagement de l'Etat dans le capital de Florange, garantissant une intervention publique forte et créant les conditions d'une démocratie salariale pour un projet industriel d'avenir.

 

Au lieu de cela, le Premier Ministre leur a tourné le dos en pactisant avec "le diable de l'acier" sur de vagues promesses.

 

Un vrai tour de passe-passe où le loup reste dans la bergerie et promet de ne plus attaquer !

 

Comment le gouvernement peut il nous faire croire aux promesses du milliardaire L. Mittal quand celui ci dans tous les sites belges, luxembourgeois et français privilégie une stratégie financière contre l'investissement productif ?

 

Comment peut il défendre le chiffre de 180 millions d'euros d'investissements sur le site (moins qu'à Gandrange) quand le rapport ministériel Faure préconisait plus de 600 millions d'euros nécessaires pour relancer un projet industriel ambitieux avec Ulcos en ligne de mire ?La presse annonce que seuls 53 millions d'euros, sur 180 millions d'investissements promis sur 5 ans, seront consacrés à des "investissements stratégiques".

 

Enfin, comment a-t il pu renoncer à la perspective du redémarrage des hauts fourneaux dans l'accord avec Mittal, en acceptant simplement un entretien qui couterait 8 millions d'euros par mois, 96 millions par an ?

 

Une nouvelle fois, les décisions prise au plus haut niveau de l'Etat sont une reculade devant les marchés financiers et devant le MEDEF qui ne veut pas entendre parler de nationalisation.

 

Pour le Front de gauche, la partie n'est pas terminée !

 

Nous avons besoin de production d'acier en France et cela doit passer par l'amélioration des conditions de production en intégrant les contraintes d'économie d'énergie et de moindre émission de gaz à effets de serre. C'est pourquoi la volonté de mettre en œuvre le projet Ulcos doit être confirmé.

 

Le Premier Ministre doit s'expliquer. Le contenu de l’accord entre le gouvernement et Mittal doit être entièrement rendu public. Le gouvernement ne doit pas se cacher derrière cet accord de dupes où le seul vainqueur est Mittal. Comme à Liège, c'est la fermeture annoncée. Il faut en finir avec les tractations opaques, les mensonges : les négociations doivent être transparentes.

 

Pour le Front de gauche une solution durable passe par la mise sous contrôle public et sous celui des salariés du site de Florange

 

Le Front de gauche est solidaire du combat des travailleurs d’Arcelor Mittal : avec eux nous disons "on ne lâche rien" et exigeons la nationalisation immédiate. Nous appelons d'ailleurs à signer la pétition des sidérurgistes qui porte cette exigence.

 

Pour le Front de gauche, Parti communiste français

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 09:09

 

  - le 5 Décembre 2012

 

Les syndicats du site d'ArcelorMittal de Florange ont dénoncé l'accord gouvernement-Mittal et fustigé un Premier ministre qui "nous a écoutés mais pas entendus", lors de leur entrevue avec Jean-Marc Ayrault ce mercredi soir à Matignon.


Si le chef du gouvernement, entouré de plusieurs ministres dont celui des Finances et du Redressement productif, a justifié l'accord grâce auquel "il n'y aura aucun licenciement", les représentants de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO de Florange ont eux estimé, après deux heures d'entretien, que "le compte n'y est toujours pas". Edouard Martin (CFDT) a dit être sorti de la rencontre "avec les mêmes doutes". Pour lui, "la question de la viabilité du site intégré" de Florange reste entière malgré les 180 millions d'investissement promis par le géant de l'acier.

 

La résistance continue

"On lui a dit (à M. Ayrault) que la tente du village gaulois reste plantée en Lorraine. La résistance continue, le combat continue, c'est pas terminé", a-t-il prévenu, après avoir souligné que "madame Parisot (patronne du Medef) avait gagné".

Même inquiétude chez Walter Broccoli (FO) qui a exprimé son "opposition" au compromis trouvé avec ArcelorMittal, un accord qui est "du vent".

Le ton était tout aussi véhément à la CGT. Le Premier ministre "nous a écoutés mais pas entendus" et "il a refusé de revenir sur l'accord", a déclaré Yves Fabbri (CGT Florange), fustigeant "la logique du gouvernement qui rejoint celle de Mittal".

 

Zones d'ombre

"On n'a toujours aucune garantie que le projet (de captage de CO2 Ulcos, ndlr) se fera chez nous, même si on sent une volonté (du gouvernement)", a commenté Edouard Martin. Quant au repreneur, objet de polémiques, "la négociation n'est pas terminée", a prévenu le syndicaliste.

 

 

Le texte signé par le gouvernement et Mittal laisse des zones d'ombre autour du projet Ulcos. "L'état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange", dit l'accord et les installations de la phase liquide (dont les hauts fourneaux) seront arrêtées "à l'issue de la procédure légale" au printemps 2013.

 

Par ailleurs, le groupe s'engage à maintenir le niveau de production du train à chaud (qui transforme l'acier en bobines de tôle) de Florange. Mais sur les 180 millions d'investissements envisagés sur cinq ans, seuls 53 millions concernent des investissements stratégiques pour ArcelorMittal, confronté à un marché européen de l'acier en difficulté avec une baisse de la demande comprise entre 2 à 4% en 2013 selon Moody's.

 

Ayrault satisfait

"Le gouvernement a eu raison de prendre la solution la plus favorable pour l'emploi", a avancé Jean-Marc Ayrault sur France 2 après la rencontre avec les syndicats, car selon l'accord signé avec ArcelorMittal les salariés occupant les 629 postes dévolus à la phase liquide, qui vont disparaître, devraient être reclassés "sur des bases exclusivement volontaires". "Il n'y aura pas de licenciement à Florange", a-t-il répété, estimant que "beaucoup de Français aimeraient avoir un tel résultat", alors qu'il est sous le feu des critiques depuis plusieurs jours, comme l'ensemble du gouvernement, pour sa gestion du dossier.

 

Comité de suivi

Matignon propose de revoir les syndicats "d'ici quelques semaines, quelques jours pour éventuellement apporter des éclairages aux questions qui restent toujours sans réponse", a-t-il ajouté.

 

Echaudés notamment par le précédent de Gandrange, salariés et syndicats n'accordent aucune confiance au magnat de l'acier. "Maintenant on va le marquer à la culotte", affirme Edouard Martin, de la CFDT Florange. Le gouvernement affirme qu'il restera vigilant à ce que les engagements d'ArcelorMittal soit tenus et va créer des garde-fou.

 

M. Ayrault a ainsi annoncé la mise en place d'un "comité de suivi", dirigé par "François Marzorati, sous-préfet de Thionville (Moselle), qui aura pour mission de vérifier que l'accord sur Florange "soit respecté".

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:54

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:09

Florange : Ayrault doit tenir un langage de verité et de transparence ce soir

Au vu du texte de l'accord publié par Le Monde entre Mittal et le gouvernement français, un constat s'impose et il est tragique. Le gouvernement a bel et bien accepté de passer avec le financier de l'acier un accord qui n'en est pas un. Les promesses que Mittal a notoirement l'habitude de ne jamais respecter ne permettent même pas de relancer le site de Florange : les investissements stratégiques sont réduits à la portion congru et le projet ULCOS pour le moins mis de côté. Et je ne parle même pas des autres sites Mittal en France mentionnés par l'accord. Manifestement tous les actifs de la multinationale indienne sont menacés sur le territoire national à plus ou moins brève échéance.

 

Les salariés du site de Florange, les élus locaux sont déçus et en colère. Comment ne pas l'être ? Ce soir, ils seront reçus par le Premier ministre. Celui-ci doit leur tenir un discours clair et net : le gouvernement s'engage-t-il, par la nationalisation ou tout autre contrôle public, à assurer l'avenir industriel de Florange et d'Arcelor en France ? Oui ou non ? De cette réponse dépend l'avenir de gens qui se battent courageusement pour la survie de leur emploi, pour l'indépendance sidérurgique de la France. Ce langage de la vérité et de la transparence, Jean-Marc Ayrault doit le tenir. Dés ce soir.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:42

 

 

 

  le 4 Décembre 2012

ArcelorMittal

La sidérurgie a encore un avenir (document)

 

 

Le Gramef, un groupe d’experts issus d’Arcelor, confirme que la stratégie du groupe ArcelorMittal a défavorisé le site de Florange, et souhaite l’intervention de l’État.

Pas moins de quatre expertises ont démontré que le site de Florange était viable et rentable. Le Gramef, groupe de réflexion sur l’avenir de la métallurgie en France, qui réunit des experts, dont d’anciens responsables d’Arcelor, apporte sa pierre à l’édifice. Comme le démontre Jean-Louis Montagut, un des experts, Florange a été défavorisé par la politique d’ArcelorMittal. « Ils ont investi dans l’achat de mines à des prix élevés et ont préféré sacrifier l’outil industriel. » Ce revirement stratégique a également plombé le groupe, avec un endettement record, de 23,2 milliards de dollars.

Les 180 millions d’euros promis par la direction du groupe au gouvernement ne permettront pas de rattraper le sous-investissement chronique à Florange. « C’est un investissement minimaliste », note l’expert. Le rapport Faure préconisait d’injecter de 400 à 500 millions d’euros pour moderniser le site. En plus d’avoir laissé à l’abandon les installations, ArcelorMittal a déséquilibré les productions entre les deux sites de Florange et de Dunkerque, en ne s’intéressant qu’aux sites côtiers qui reçoivent ses minerais.

Sites viables

Pourtant, les sites continentaux comme Florange sont viables. « En Allemagne, Ecostal fonctionne très bien ! Et Florange est située à proximité de ses clients, notamment allemands, ce qui constitue un autre atout », note l’expert.

L’État doit garder la main sur un secteur industriel à la santé fragile. La France n’a produit que 15,7 millions de tonnes d’acier en 2011, 22 % en deçà de la production annuelle moyenne en France entre 2003 et 2007. Près de 900 000 emplois ont disparu dans l’industrie depuis 2000. Pour Jean-Louis Montagut, « on risque de progresser vers cette désindustrialisation que nous fait subir Mittal. Avoir cédé plus de 80 % de notre sidérurgie nationale à un seul homme, c’est une erreur ! La moitié de notre production d’aluminium doit déjà être importée, on ne doit pas sacrifier notre sidérurgie. Quand Arnaud Montebourg a proposé la nationalisation temporaire, c’était une bonne idée, il fallait assurer un revirement stratégique digne de ce nom et en profiter pour exproprier Mittal sur la partie froide de l’usine. Nous savions que deux repreneurs étaient intéressés par l’intégralité du site ».

Vendredi, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, était fier d’annoncer qu’il n’y aurait pas de plan social sur le site de Florange. Le groupe d’experts regrette que le gouvernement fasse encore confiance à Mittal, « alors qu’il a rarement tenu ses engagements, y compris vis-à-vis des États ».

  • A lire aussi:

L'acier, un haut fournisseur de richesses durables

André Chassaigne: "Cet abandon est grave pour notre avenir industriel"

  • A consulter aussi:

DocumentLa sidérurgie, une filière essentielle pour le développement industriel et économique (CGT)

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:35

Mediapart affirme que Jérôme Cahuzac possédait un compte en Suisse, le ministre dément

LE MARDI 4 DÉCEMBRE 2012 À 19:56

Selon le site d'information Mediapart, le ministre délégué au budget aurait longtemps détenu un "compte bancaire non déclaré en Suisse". Le ministre a immédiatement démenti dénonçant des propos diffamatoires.

Jérôme Cahuzac dément les informations de Mediapart © Reuters Charles Platiau

Le site Mediapart affirme que le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a longtemps détenu un compte en Suisse à l'Union des banques suisses (UBS). Selon le site d'information, il aurait été clos début 2010 quelques jours avant qu'il ne devienne président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Dans un communiqué, Jérôme Cahuzac a apporté "un démenti formel : je n'ai jamais disposé d'un compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger. Jamais". Le ministre du Budget a annoncé avoir donné mandat à ses avocats de porter "plainte au pénal dans les plus brefs délais pour diffamation".

 Sur Twitter, le ministre a également réagi quelques heures après. 

   

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 06:00

Communiqué du SNJ-CGT (Acrimed)  

 

On n’entendra plus la voix teintée d’accent de son Ariège natale ; on ne verra plus la moustache indignée de ses accès de fureur contre les adeptes du consensus mou dans la profession ou fustigeant les dérives de la gauche néo-libérale.

Notre camarade, notre ami, Michel Naudy a mis fin à ses jours d’une balle dans la tête.

Michel faisait honneur au journalisme d’investigation, au journalisme d’analyses et d’éditos, enfonçant les clous là où ça faisait mal.

Le lutteur a décidé d’en finir.

Sa dernière apparition publique aura été pour dénoncer les « nouveaux chiens de garde  » dans le film éponyme.

Les luttes, il les menait depuis sa jeunesse à l’Union des étudiants communistes.

Il les a poursuivies durant sa carrière de journaliste, troquant les assemblées générales pour la plume, comme d’autres [1] avant lui avaient « remplacé la mitraillette de la Résistance par le stylo ».

D’abord à L’Humanité dont il eut la responsabilité du service politique, fondant parallèlement Politis, puis après 1981 à France 3, où il gravira les échelons pour devenir rédacteur en chef de la rédaction nationale et éditorialiste.

Durant toutes ces années, malgré sa grande honnêteté intellectuelle, sa rigueur, quelques-uns en interne et en externe, ne lui pardonneront jamais ses engagements de journaliste-citoyen.

Il sera débarqué de son poste, trouvera refuge à France 3 Île-de-France avant qu’une nouvelle fois son magazine « Droit de regard » ne soit censuré en mai 1995, pour avoir exprimé une critique sur la couverture par France 2 du second tour de l’élection présidentielle. C’en était trop, Michel démissionnait de ses responsabilités.

Depuis, voilà plus de quinze ans, il attendait que la direction de France 3, puis de France Télévisions, honore son contrat de travail.

Il avait postulé à différents postes de moindre responsabilité en commission paritaire. La dernière fois pour occuper le poste vacant de chef du service politique, qu’il devait une nouvelle fois se voir refuser au prétexte, selon un cadre de la rédaction nationale, qu’il « n’y avait pas besoin d’un Brétécher à la rédaction  » !

Hommage du vice à la vertu.

Les nombreuses interpellations de notre syndicat pour que les directions successives lui donnent du travail s’étaient toutes avérées infructueuses. Aujourd’hui certains devraient avoir honte de se regarder dans une glace….

Adieu Michel le monde du journalisme est en deuil.

Paris, le 3 décembre 2012

Les Cabannes. Affaire CRP consulting : Michel Naudy persiste et signe

AFFAIRE CRP CONSULTING

Michel Naudy maintient ses accusations. /Photo DDM, Stéphanie Leborne - Tous droits réservés. Copie interdite.
Michel Naudy maintient ses accusations. /Photo DDM, Stéphanie Leborne () 

Michel Naudy maintient ses accusations. /Photo DDM, Stéphanie Leborne 

Michel Naudy, en tant que citoyen, revient sur l'affaire CRP consulting, dont le dossier est désormais confié à un juge d'instruction toulousain qui poursuit son enquête. Il maintient ses accusations de «prise illégale d'intérêt».

C'est à la fois en tant que « citoyen libre » et au nom de son association « Le cercle Lakanal » que le journaliste Michel Naudy a pris la parole hier, après un silence estival pour revenir sur l'« affaire » de la maison d'accueil Santoulis dans le canton des Cabannes et de CRP consulting.

L'homme persiste dans ses accusations qui avaient été lancées à la fin de l'année dernière. Pour lui, en effet, « La délibération de la communauté de communes des vallées d'Ax de juillet 2008 est entachée d'irrégularités, puisque Pierre Peyrone, élu de cette communauté, a voté pour un marché public (une étude sur la faisabilité de cet établissement) dévolu à un prestataire, CRP consulting, dont il est un des dirigeants. Et même si le marché a été rectifié par la suite, j'affirme que la procédure des marchés publics a été truquée puisque les deux autres entreprises qui étaient censées être consultées ne l'ont pas été ».

"Pas les moyens du Conseil d'Etat pour un particulier"

Saisi de l'affaire, le tribunal administratif a donné, toujours selon Michel Naudy, une « réponse formelle qui ne prend pas le fond de l'affaire en considération ». Ce dernier ne poursuit pas sa requête en Conseil d'État pour une simple raison : « Un avocat pour ce faire coûte 6 500 €, ce qui est dans les moyens d'une collectivité mais pas d'un particulier ».

En revanche, ce qui est nouveau, selon ses propos est que le dossier évolue : « Le procureur de Foix a été dessaisi de l'affaire . Aujourd'hui, c'est un juge d'instruction toulousain , spécialiste des questions financières et expert en la matière, qui analyse l'aspect financier de cette affaire. Un ancien fonctionnaire territorial de l'Ariège est d'ailleurs entendu aujourd'hui dans ce cadre au SRPJ à Toulouse ».

Michel Naudy entend, par son action, mettre en lumière ce qu'il nomme un « système » de financement et de formation qu'il entend dénoncer. Et n'hésite pas à évoquer des répercussions régionales sur ce dossier.

Nous avons tenté de joindre le président Bonrepaux, mis en cause par Michel Naudy. En réunion à Paris, il n'a pu nous répondre.


Un signalement à la gendarmerie

Michel Naudy a effectué un signalement à la gendarmerie d'Ax (d'où dépend son logement). Il affirme, en effet, depuis le début de cette affaire être l'objet d'« injures, calomnies et menaces à mon égard ». Ajoutant : « A deux reprises dans des établissements publics et devant des témoins j'ai été physiquement menacé. Instruit par ce qui est arrivé récemment à Michel Teychenné à Pamiers et à Arno Coustié à Tarascon, j'ai préféré déposer une main courante à Pamiers et un signalement à Ax ».

Jean-Christophe Thomas

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 18:22
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BRUNO FORNACIARI

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