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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 23:21

Société - le 5 Septembre 2012

Logement

Duflot veut faire gagner du terrain au logement social

 ,

Ambitieux, le premier projet de loi de la ministre du Logement l’est assurément. Avec ce texte intitulé « Mobilisation générale pour la construction de logements », Cécile Duflot entend bâtir 110 000 logements supplémentaires d’ici à 2016, privés comme publics. Et ce, en agissant sur deux leviers : la cession de terrains publics par l’État et le renforcement de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU).


Le seuil minimal de logements sociaux devrait être porté de 20 à 25 % pour les communes de plus de 3 500 habitants, d’ici à 2025. Cette mesure, limitée uniquement « aux zones tendues », précède une disposition visant à multiplier par cinq « les pénalités dues par les communes qui ne respectent pas leurs objectifs triennaux », précise le ministère. Spectaculaire à première vue, ce durcissement des sanctions ne sera en réalité qu’une simple « possibilité » offerte aux autorités.

 

C’est principalement en agissant sur le foncier que la ministre espère faire avancer la construction de logements, souvent bloqués par le prix des terrains (14 à 24 % du coût des opérations de logement social). Comment ? En permettant à l’État de céder aux collectivités locales, établissements publics de coopération communale ou aux organismes HLM, des terrains publics « avec une décote pouvant atteindre 100 % de la valeur vénale ». Près de 903 sites ont déjà été identifiés par le gouvernement, comme la caserne de Reuilly, à Paris, ou l’école de gendarmerie de Libourne.

 

Impossible néanmoins de dire quels seront les terrains cédés gratuitement, en l’absence de précisions sur les critères visant à fixer le montant de la décote ou sur les contreparties exigées.

 

Cette zone d’ombre fera sans nul doute l’objet d’importants débats parlementaires. Sénatrice PCF de l’Allier, Mireille Schurch « salue les avancées contenues dans ce texte ». Mais déplore néanmoins que ce texte ne cherche pas à « faire baisser le prix des terrains ». Pour lutter contre la spéculation foncière, elle propose, avec les élus communistes, la création d’une agence nationale foncière afin de constituer un domaine public d’État. Il suffirait, pour cela, de reprendre la proposition de loi élaborée en juillet par les sénateurs, qui la mettent à la disposition de la ministre pour un examen commun au Parlement.

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 11:33

CHALONS-EN-CHAMPAGNE, Marne (Reuters) -

 

En chute libre dans les sondages de confiance, François Hollande a tenté vendredi de répondre à l'inquiétude des Français, palpable sur le terrain, en promettant une accélération mais aucune nouveauté dans un programme déjà connu.

"Le changement ce n'est pas une somme d'annonces, c'est une force qui donne une direction", a déclaré le chef de l'Etat à Châlons-en-Champagne (Marne), où il effectuait son premier déplacement de terrain de la rentrée. ( la force ce n'est pas seulement le regard, c'est aussi des décisions concrètes).

 

"Il faudra du temps", a-t-il prévenu. "Non pas sur trois mois, pas davantage sur 12 mois mais sur cinq ans et en même temps, il n'y a pas de jour à perdre". (c'est-à-dire combien de temps ?  5 ans ? Mais ne pourrait-on pas maintenant imposer un moratoire sur les licenciements pour étudier les propositions des syndicats ? et INTERDIRE tout de suite les licenciements boursiers par exemple)


Face aux plans sociaux qui se multiplient, le président a annoncé la création "dans les jours qui viennent" de la Banque publique d'investissement destinée à soutenir les entreprises, alors qu'il en était initialement question en janvier prochain seulement.(c'est souvent comme çà, dans les "jours qui veinnen" c'est vague)


Autres accélérations annoncées ou confirmées dans ce discours poliment applaudi : la remise le 10 septembre aux partenaires sociaux du document de base aux négociations sur la sécurisation de l'emploi pour engager "dès le mois prochain" une négociation, et une réunion des présidents de régions deux jours plus tard sur le financement des collectivités locales.

 

Tout cela se fera dans un environnement économique morose mais avec la volonté réaffirmée d'assainir les finances publiques françaises dans la "justice".

 

L'inauguration de la 66e foire de Châlons, où il était venu pendant sa campagne, a donné l'occasion au président de recueillir les doléances de Français à la patience visiblement émoussée en cette rentrée difficile sur le front de l'économie et de l'emploi, comme le montrent les sondages.

 

"Le changement, c'est pour qui ?", "Le changement, c'est pour quand ?", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des dizaines de manifestants, dont de nombreux militants CGT, massés, sans service d'ordre excessif pour les contenir, à l'arrivée du chef de l'Etat.

 

Lors d'une longue promenade dans les stands, le président a été interpellé par des salariés d'entreprises en difficulté, dont Solimédical, société de fabrication de matériel médical de l'Aube dont les salariés n'ont pas été payés depuis des mois malgré une décision de justice en leur faveur.

 

"ON EST EN TRAIN DE GALÉRER"

 

"Sarkozy nous a tourné le dos, ne faites pas la même chose surtout, ne nous faites pas regretter le 6 mai !", lui a dit une ouvrière de cette entreprise, dont une délégation a été reçue par des membres du cabinet présidentiel.

 

"On est en train de galérer. Il faut faire quelque chose, sinon on est morts", a lancé au président une salariée d'une entreprise de contreplaqué en danger.

 

Attentif à leur égard, François Hollande a tenté de trouver les mots qui rassurent, sans toujours convaincre : "On ne va pas pouvoir régler tout ce qui ne s'est pas fait pendant des années, maintenant on est en responsabilité, donc il faut le faire".

Pas de réponse présidentielle en revanche à la remarque d'un jeune homme : "Eh monsieur, c'est quand le référendum sur le traité européen ?"

 

Peu après, devant la presse, François Hollande a dit entendre, comme il l'avait dit la veille en marge d'un voyage à Madrid, les "doutes" de ses concitoyens.

 

"Ils espèrent beaucoup dans le changement, c'est à moi de leur dire les étapes qui permettront d'y parvenir", a-t-il noté.

François Hollande a répété dans son discours son leitmotiv à l'adresse du gouvernement : agir en "bon ordre, bon rythme et dans la bonne direction". (Mais d'autres, le PCF et le Front de Gauche ont des idées et des propositions. Il serait temps de commencer à les écouter plutôt que prêter une oreille complaisante au MEDEF qui a soutenu son adversaire Sarkozy. Les électeurs pourraient ene^tre troublés)


 

Malgré un début de quinquennat prompt à critiquer et à défaire ce qui avait été mis en oeuvre par la gouvernement précédent, il a estimé qu'il n'était "plus temps de juger le passé mais d'agir dès aujourd'hui, pour préparer l'avenir".

Invitant à "ne pas subir les plans sociaux mais (à) les prévenir", le chef de l'Etat a dit vouloir "accompagner les mutations économiques, développer la formation professionnelle, préférer l'activité partielle au chômage".(En fait il prône le chômage partiel, comme le demande le MEDEF) Le candidat Hollande nous aurait-il trompé ? La suite le montrera,si nous ne sommes pas en mesure de faire modifier une trajectoire inquiétante.

 


Le président a aussi dit compter sur les mesures visant la jeunesse pour redonner "confiance" au pays. Tels les "emplois d'avenir" qui devraient se traduire selon lui en conventions "dès le début du mois d'octobre".

 

Le président a par ailleurs promis d'élargir le crédit impôt recherche à l'innovation dans les PME et à céder "gratuitement" des terrains de l'Etat pour les collectivités locales.

 

Avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

 

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 18:44

Selon "Marianne" Montebourg, lui aussi, drague le patronat...

Vendredi 31 Août 2012 à 15:53 |


 

Le ministre du Redressement productif est allé à la rencontre des chefs d'entreprise réunis à l'université d'été du Medef, vendredi 31 août. A l'instar du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, deux jours auparavant, Arnaud Montebourg a voulu tendre la main à des patrons plus ou moins réceptifs au «message patriotique» qu'il est venu leur délivrer.


(Jacques Brinon/AP/SIPA)
(Jacques Brinon/AP/SIPA)
10 h 30, les participants à l’université d’été du Medef organisée sur le campus d'HEC, à Jouy-en-Josas, arrivent par grappes, se serrent, trépignent. Ils attendent l’allocution du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Une heure auparavant, la tente sous laquelle il s’apprête à prendre la parole, en guise de clôture de la conférence-débat intitulée « l’entrepreneur face aux dérives de l’exception française », était à moitié vide. Ce n’est pas Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Claude Volot, Guillaume Sarkozy ou l'un des sept autres intervenants que le patronat vient écouter mais bien le chantre de la démondialisation désormais en poste à Bercy.

« Qu’est-ce qu’il va encore nous servir ? », pouvait-on entendre quelques minutes avant le début de la conférence...


(Capture d'écran du compte Twitter d'Arnaud Montebourg.)

Comme le Premier ministre deux jours auparavant, Montebourg la joue fine. Avec les grands gestes qu'on lui connait, il appelle le patronat à travailler avec le gouvernement car « le redressement productif ne peut pas se réussir sans une forme d’unité autour d’un objectif national », avance-t-il. « Comme on dit chez moi, faut qu’on se cause ». « Le risque nous allons le prendre ensemble » car « un pays qui a peur est un pays qui se meure ». Dans la salle, les mines sont circonspectes. « J’ai l’impression d’être au théâtre », souffle notre voisine, manifestement excédée par un discours jugé un brin lyrique... 

« Il a juste dit que tout le monde devait se parler, confie, moqueuse, Nathalie Kosciusko-Morizet, quelques minutes après la conférence. Ca n’a pas suscité de réactions particulièrement négatives, du coup, mais aucune réaction positive non plus ». Assise à une poignée de mètres de Montebourg lors du débat, NKM chargeait déjà le ministre :
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 18:35

Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg en difficulté : le couple encore attaqué

News publiée Aujourd'hui, Le Vendredi 31 Août 2012 à 12:21
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Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg en difficulté : le couple encore attaqué

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 21:20

Social-Eco - le 30 Août 2012

Editorial Par Paule Masson

Ce jeudi dans l'Humanité : Au Medef, Ayrault évite de fâcher

Licenciements, désindustrialisation, financiarisation... Le premier ministre est resté très vague lors de son intervention à l'université d'été du Medef. "Le gouvernement va devoir faire des arbitrages", a réagi Bernard Thibault. L'éditorial de Paule Masson : Hara-Kiri.


Jean-Marc Ayrault minimise l’événement, mais un premier ministre de gauche qui ouvre l’université d’été du Medef, c’est 
une première. S’afficher avec le patronat dans une rentrée marquée par une hémorragie 
de licenciements ne passe pas inaperçu. Le premier ministre « (s)’étonne de l’étonnement » de certains, considérant sans doute que dialoguer avec les chefs d’entreprise fait partie des prérogatives « normales » de tout gouvernement. 
Certes. Mais rien n’est jamais totalement anodin 
en politique. Et la portée symbolique de ce choix tient aussi au fait qu’il n’est pas le seul représentant du gouvernement à fouler l’herbe du campus HEC de Jouy-en-Josas : 
une dizaine de ministres font le déplacement.

« Je tiens le même discours pour les chefs d’entreprise que pour les salariés », se défend 
Jean-Marc Ayrault, manière de dire que la gauche 
au pouvoir ne varie pas de ses objectifs, que, dans 
le paquet fiscal 
de la rentrée, continue 
de figurer l’alourdissement de l’ISF, la fiscalisation 
du capital au même 
niveau que le travail 
ou encore la taxation 
des hauts revenus supérieurs à 1 million d’euros à 75 %, mesures combattues par le Medef. Mais le message 
« de confiance » adressé par le premier ministre 
aux patrons est, c’est le moins que l’on puisse dire, 
assez loin de la thématique de campagne si chère 
à François Hollande : « Mon adversaire, c’est la finance. »


La finance… Ces banquiers, actionnaires, barons de l’industrie, qui continuent de s’enrichir pendant la crise et présentent la facture aux peuples 
ne deviendront pas raisonnables avec de vibrants 
appels à la responsabilité et au patriotisme économique. 
Pour montrer aux marchés financiers qu’ils n’ont pas tous les pouvoirs, il y a besoin de poser des actes, des lois, des obligations, des sanctions, qui permettent réellement d’affronter la finance, de lui enlever des parts de marché au profit du droit social, d’un autre partage des richesses, du bien commun, des services publics, de l’humain.

 

Laurence Parisot, elle, est loin, très loin de l’idée 
que le dialogue social pourrait générer des compromis 
qui améliorent le sort et les droits des salariés. La patronne des patrons se pose en championne de la négociation sociale mais menace de boycotter celle sur la sécurisation des parcours professionnels si le gouvernement n’inscrit pas dans sa lettre de cadrage la garantie pour 
les entreprises d’une plus grande flexibilisation du travail.

 

« Le gouvernement va s’apercevoir qu’il ne pourra pas être d’accord avec tout le monde », a rétorqué hier Bernard Thibault. Le secrétaire général de la CGT 
a invité « à prendre la mesure de l’urgence et des attentes ». Le patronat, lui, reste sur le même tempo, obnubilé par la baisse du coût du travail et la saignée dans les dépenses publiques. Ce faisant, Laurence Parisot a appelé hier 
à « signer des deux mains » le traité budgétaire européen. Dans son discours devant les patrons, Jean-Marc Ayrault a promis qu’il n’y aura pas de « hara-kiri » pour 
les entreprises. Pour l’heure, l’austérité adoptée 
en Europe comme « réponse » à la crise, c’est le hara-kiri des peuples. C’est la raison pour laquelle le nouveau traité européen provoque un sérieux débat à gauche, jusque dans les rangs du PS. Comme une invitation 
à prendre le pouls du peuple sur la question…

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 19:05

Je dis la vérité aux Français», a insisté le président Hollande qui a souligné que sa politique visait d’abord à

«redresser» les finances publiques françaises,

ensuite, à engager des discussions pour renforcer la «compétitivité»

et, enfin, à «régler les problèmes de la zone euro».

 

 

Nous voilà prévenus. Le social, les salaires, la protection sociale, l'emploi et la formation, le logement etc... bref, les préoccupations des français, ça c'était pour la campagne électorale.

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 19:28

Pourquoi je rejoins le groupe Communiste au Conseil Régional Nord-Pas de Calais, par Marie-Claude Marchand Conseillère Régionale PS

Comme beaucoup d’élus de gauche, verts et socialistes, je suis pour une renégociation du traité européen Merkel-Sarkozy, comme s’y était engagé le candidat François Hollande, reflétant ainsi la volonté des valenciennois qui avaient affirmés en grande majorité leur opposition à cette règlementation européenne en 2005.

 

Elue du Valenciennois, territoire particulièrement touché par des menaces lourdes de suppressions d’emploi, l’application stricte de ce traité, dans sa rédaction actuelle, amplifierait la concurrence entre tous les salariés d’Europe, comme c’est déjà le cas dans le secteur de l’automobile.

 

Sur le plan budgétaire national et régional, ce traité serait un carcan financier induisant une politique d’austérité généralisée imposée par Bruxelles.

 

Les choix budgétaires et  économiques engageant la Nation doivent demeurer une décision issue du dialogue démocratique. Il appartient aux élus de Gauche d’engager ce dialogue.

 

Aujourd’hui, je ne trouve plus dans le Parti Socialiste cette volonté de permettre à nos concitoyens de débattre et de donner leur avis par référendum sur des sujets aussi cruciaux pour notre démocratie et pour construire notre Europe.

 

C’est pourquoi, forte de mes convictions et toujours fidèle aux valeurs de gauche, j’ai décidé de rejoindre le groupe Communiste, Parti de Gauche Unitaire au Conseil Régional sous l’étiquette Divers Gauche.

Marie-Claude Marchand Conseillère Régionale Nord-Pas de Calais

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 16:54

La cote de popularité de François Hollande a chuté de 11 points en août par rapport à juillet, à 44%, et celle de Jean-Marc Ayrault de 9 points, à 46%, selon le baromètre mensuel Ipsos pour Le Point publié lundi.

Le président François Hollande bénéficie de 38% de jugements "plutôt favorables" (-8) et de 6% de "très favorables" (-3). Il recueille désormais davantage d'avis défavorables (47%, +10, dont 27% "plutôt défavorables" et 20% "très défavorables") que d'opinions favorables. 9% (+1) ne se prononcent pas.

Le Premier ministre bénéficie lui de 40% de jugements "plutôt favorables" (-8) et de 6% de jugements "très favorables (-1). Le camp des mécontents gagne 9 points, à 40% (jugement "très défavorable" pour 13%, "plutôt défavorable" pour 27%). 14% (=) sont sans opinion.

Au palmarès des personnalités politiques, François Fillon conserve la première place (53% d'avis favorables, -2), devant Christine Lagarde (52%, +4), Alain Juppé (51%, -1) et Manuel Valls (49%, -1). Nicolas Sarkozy arrive en 8e position, (43%, -1) et Jean-François Copé à la 19e place (34%, -1).

Sondage réalisé par téléphone les 24 et 25 août auprès d'un échantillon de 965 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 14:49
 
Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a appelé dimanche, sur BFM TV, les syndicats de PSA Peugeot Citroën à la "responsabilité économique" pour ne pas "affaiblir" le constructeur.

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a appelé dimanche, sur BFM TV, les syndicats de PSA Peugeot Citroën à la "responsabilité économique" pour ne pas "affaiblir" le constructeur.

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a appelé dimanche, sur BFM TV, les syndicats de PSA Peugeot Citroën à la "responsabilité économique" pour ne pas "affaiblir" le constructeur.

Alors que le gros des salariés retrouve cette semaine les usines sur fond d'inquiétude après l'annonce de 8.000 suppressions de postes et la fin de la production à Aulnay en 2014, les syndicats doivent avoir en tête de "trouver des solutions" pour "construire l'avenir", a déclaré M. Montebourg.

"Il est important de défendre les salariés qui risquent de perdre leur travail et de reformater, renégocier et diminuer le plan social", a-t-il dit.

En même temps, selon le ministre, les syndicats doivent penser à "tous ceux qui restent", les "100.000 salariés qui restent à Peugeot".

"Affaiblir Peugeot, ne pas l'aider si elle en a besoin, c'est risquer la descente aux enfers pour ceux qui restent", a-t-il déclaré, ajoutant que "+faire la guerre+ ne (lui) paraît pas le bon terme".

"J'appelle à la responsabilité des actionnaires. J'appelle à la responsabilité des syndicats", a-t-il répété.

Le plan de restructuration (plan de sauvegarde de l'emploi à Aulnay et Rennes, plan de départs volontaires pour les effectifs hors production), est momentanément suspendu en attendant les conclusions de l'expertise votée en comité central d'entreprise, qui seront connues, selon PSA, le 15 octobre.

 

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 13:32

Société - le 22 Août 2012

Éditorial par Dany Stive

Dans l'Humanité ce mercredi : Roms, sortons de la politique des bulldozers !

En fait, les Roms survivent dans des bidonvilles qui ressemblent étrangement à ceux des années cinquante.

Depuis un mois, les expulsions de bidonvilles sans relogement se sont multipliées dans le Grand Lyon. Résignées, les familles s'installent sur de nouveaux terrains encore plus excentrés. Leur situation n'a jamais aussi précaire. Retrouvez dans l'Humanité notre reportage à Lyon, les expériences tentées à Montreuil, le dossier politique et au sein de l'UE. Et l'éditorial de Dany Stive, Citoyens européens de seconde zone.

Campements de fortune… Fortune ? Campements illicites… Où se trouvent les licites ? Notre vocabulaire trahit les stéréotypes qui collent à la peau des Roms. Là où se regroupent des migrants économiques venus de Roumanie et Bulgarie, poussés par la misère et la dégradation des économies et des politiques sociales, on s’évertue à nous présenter des populations nomades, se déplaçant de campements en campements.

En fait, les Roms survivent dans des bidonvilles qui ressemblent étrangement à ceux des années cinquante à quatre-vingt où s’entassaient alors les travailleurs immigrés du nord de l’Afrique. On tremble en pensant aux décennies qui ont été nécessaires pour éradiquer cet habitat indigne. Pourtant, c’est à cette tâche que le gouvernement doit absolument s’atteler dès aujourd’hui. La réunion interministérielle provoquée par le premier ministre doit impérativement refermer la sinistre période estivale qui a vu le ministre de l’Intérieur agir (et penser ?) comme n’importe quel thuriféraire sarkozyste.

 

Même Jean-Pierre Raffarin n’a « pas vraiment » vu de différences entre l’action de Manuel Valls 
et celle que menait Claude Guéant, son prédécesseur place Beauvau. Et l’ancien premier ministre s’est payé le luxe de prédire : « Je pense que ça va conduire à un certain nombre de difficultés, car les socialistes ne font pas la politique pour laquelle ils ont été élus. » C’est le moins que l’on puisse dire : qu’un ministre de gauche développe, avec des nuances (quand même !), un discours qui rappelle furieusement l’escroquerie intellectuelle du discours de Grenoble est insupportable et dangereux.

 

Il est plus que temps d’en finir avec cette politique d’expulsion qui jette des familles à la rue dans un dénuement total, les éloignant de l’apport solidaire des associations et du travail social mené par les collectivités territoriales engagées dans ce combat. Il est temps d’en finir avec les reconduites à la frontière, aussi onéreuses (20 970 euros d’après une évaluation du Sénat) qu’inefficaces et humainement insupportables. Il est temps d’en finir avec une politique qui bafoue les droits et la dignité des personnes.

 

Comme tout un chacun, Jean-Marc Ayrault a entendu, pendant la campagne électorale, le futur président de la République déclarer : « Lorsque des campements insalubres sont démantelés, des solutions alternatives doivent être proposées… » Les décisions sur lesquelles la réunion interministérielle va s’engager ne peuvent ignorer ce discours. Mais la déception serait grande si elle se contentait de gérer ce problème sans affirmer la volonté de le régler.

 

Rapidement, un moratoire sur les expulsions doit être décidé. Mettre fin aux mesures transitoires qui restreignent l’accès au travail des Roumains et des Bulgares, donc des Roms, en France jusqu’en janvier 2014, donnerait quelque consistance à un discours appelant ces gens à s’intégrer. En fait, il s’agit de donner accès au droit commun à ces 15 000 citoyens européens qui vivent aujourd’hui dans des conditions indignes.

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Dany Stive

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BRUNO FORNACIARI

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