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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 10:58

Le Sénat rejette une proposition de loi du PCF sur les "licenciements boursiers"

  • FTV (avec agences)
  • Publié le 16/02/2012 à 18H03, mis à jour le 16/02/2012 à 20H06
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Le Sénat, vu du jardin du Luxembourg (14-9-2011)

Le Sénat, vu du jardin du Luxembourg (14-9-2011)

 

Le Sénat a rejeté jeudi une proposition de loi communiste visant à interdire les "licenciements boursiers". Un texte qui n'a pas été adopté à la suite de l'abstention des radicaux de gauche, cela témoigne de l'étroitesse de la majorité de gauche.

L'abstention des radicaux de gauche a abouti au rejet par le Sénat d'une proposition de loi communiste visant à interdire les "licenciements boursiers".

Les 7 voix de différence entre les pour et les contre prouvent l'étroitesse de la majorité de gauche.

Le texte porté par le groupe CRC (communiste) a été rejeté par 169 voix contre 163. Les groupes PS, CRC et Ecologiste ont voté pour et la droite UMP et centriste (UCR) contre tandis que le RDSE (à majorité PRG) s'est abstenu.

"La notion de 'licenciement boursier' est très difficile à définir et nous craignons qu'elle ne soit contournée" avec des entreprises qui risquent "d'afficher des résultats comptables négatifs pour pouvoir licencier", a justifié Jean-Claude Requier (RDSE).

Le vote a eu lieu au terme d'une discussion particulièrement animée avec des passes d'armes entre droite et gauche où la campagne présidentielle s'est invitée.

"Parlez des devoirs des employeurs !"

"J'ai entendu le candidat-président évoquer un référendum sur les droits et devoirs des chômeurs. Parlez plutôt des devoirs des employeurs et soumettez au vote des Français notre interdiction de licenciements boursiers! " a lancé l'auteure du texte, Annie David, présidente communiste de la commission des lois.

"Juridiquement le texte est faible. C'est pourquoi vous vous êtes placé sur le plan politique. Je ferai de même", a rétorqué le ministre du travail Xavier Bertrand.

"La gauche est divisée. On croyait le Parti socialiste converti au réalisme, mais le parti de gauche de M. Mélenchon est sur une autre planète" a-t-il poursuivi.

_______________________________________________________________________________

On devrait se rappeler que grâce aux radicaux de gauche, qui n'ont plus de gauche que le nom, le Sénat ne s'opposera pas aux licenciements boursiers, laissant le champ libre à la droite. C'est un revers pour la bataille contre la droite, laquelle doit être combattue avec vigueur.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:37

Social-Eco - le 15 Février 2012

Le grand bond en avant des salaires des patrons

Alors que le pouvoir d’achat des Français a reculé de 0,2%, en 2010, la rémunération moyenne des dirigeants des entreprises du CAC 40 a fait un bond de 34% pour cette même année. Onze dirigeants français dépassent le plafond de 240 Smic annuels. Visiblement, les patrons ne connaissent pas la crise…


Après trois années de baisse (les pauvres), les rémunérations des dirigeants des 250 premières sociétés cotées à Paris ont augmenté en moyenne de 34 %, selon le rapport annuel du cabinet Proxinvest qui porte sur les salaires de 2010 publiés en 2011. Chaque patron du CAC 40 touche en moyenne 4,1 millions d’euros par an.

Le palmarès des dirigeants français les mieux payés

Ils sont onze patrons a dépassé en 2010 le plafond de Proxinvest de 240 Smic annuels, soit actuellement 4,6 millions d'euros, avec en tête Jean-Paul Agon de L’Oréal (10,7 millions d'euros), le patron de LVMH Bernard Arnault (9,7 millions d'euros) et Carlos Ghosn (Renault: 9,7 millions d'euros). Les suivants sont Bernard Charlès (Dassault Systèmes: 9,5 millions), Franck Riboud (Danone: 7,7 millions), Maurice Levy (Publicis: 6,2 millions), Christopher Viehbacher (Sanofi-Aventis: 6,1 millions). Arnaud Lagardère de Lagardère SCA a une rémunération totale de 4,9 millions d'euros tout comme Henri de Castries d'AXA. Lars Olofsson, patron de Carrefour, affiche 4,8 millions d'euros.

Le grand bond en avant des rémunérations des patrons est sensible aussi chez les présidents exécutifs des 80 autres sociétés de l’indice SBF 120 de la Bourse de Paris qui voient leurs gains dépasser les 2 millions d’euros, soit 31 % d’augmentation.

Si la rémunération de ces présidents exécutifs n’atteint que 50% de la rémunération de leurs collègues britanniques, 70% de leurs homologues italiens, 80% de leurs voisins espagnols, suisses ou allemands, elle est 16% plus élevée qu’en Hollande, en Belgique ou en Irlande et même 150% supérieure à la Scandinavie.

 

Selon une enquête de l’Ifop parue dans l’Humanité le 11 janvier dernier, 75 % des personnes interrogées se disent plutôt favorables à la fixation par la loi d’un salaire maximal pour les dirigeants d'entreprise "car la rémunération de certains dirigeants de grandes entreprises atteint aujourd’hui des niveaux déraisonnables".

"C'est de l'indécence", a estimé mercredi sur Canal + le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault, interrogé sur ces chiffres publiés mardi par le cabinet Proxinvest. "Quand vous voyez que certaines entreprises suppriment des milliers d'emplois... Les banques vont donner des chiffres qui ne seront pas positifs et pendant ce temps-là, les patronss'augmentent de 34%. Il y a un minimum de décence. Il faut de l'exemplarité, il faut un peu de courage", a-t-il ajouté.

 


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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 21:07

le 14 Février 2012

"Il n'y a plus de communistes en France", selon François Hollande

L'entretien de François Hollande donné aux correspondants de la presse britannique ne passe pas inaperçu de ce côté-ci de la Manche. Désireux de rassurer les financiers de la City, le candidat socialiste à la présidentielle affirme que la France de Mitterrand de 1981 et celle d'aujourd'hui n'a plus rien à voir. En exemple, il soutient: "Aujourd'hui, il n'y a plus de communistes en France."


Selon ses propos rapportés par le quotidien britannique The Guardian, le vainqueur des primaires socialistes tente de rassurer la patrie du London stock exchange après son discours du meeting du Bourget, au cours duquel il affirmait qu'il n'avait qu'"un ennemi, la finance". Aussi, il explique: "Les années 1980, c'est une autre époque. Les gens disaient qu'il y aurait des chars soviétiques sur la place de la Concorde. Cette époque est révolue, c'est de l'histoire ancienne. Ces peurs étaient légitimes alors. On avait connu 23 années de pouvoir de droite, c'était la Guerre froide et Mitterrand venait de nommer des ministres communistes dans son gouvernement. Aujourd'hui, il n'y a plus de communistes en France... La gauche a été au gouvernement quinze années durant lesquelle nous avons libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n'y a plus de crainte à avoir".

 

"Les 132 000 adhérents du PCF seront contents de le savoir"


François Hollande "est mal informé, ça lui promet quelques déboires", a réagi ce mardi Jean-Luc Mélenchon à l'issue d'une conférence de presse devant la presse étrangère. "Je suis le candidat des communistes", "il est mauvais observateur", a-t-il ajouté, affirmant que c'est "une parole qui ne lui portera pas chance". Le candidat du Front de gauche a déploré une "attitude hautaine insupportable" chez François Hollande.

Même incompréhension de la part d'Olivier Dartigolles.

 

Dans un communiqué, le porte-parole du Parti communiste français (PCF) pense que "les 132.000 adhérents du PCF et ses 10.000 élus seront contents" d'apprendre qu'il n'y a "plus de communistes en France". Il estime aussi que "les génuflexions de François Hollande devant la City font du mal à la gauche", jugeant que ses propos sur les marchés financiers "ont le mérite d'être clairs, les électeurs de gauche apprécieront".

 

Dans un autre communiqué, Eric Coquerel, conseiller de M. Mélenchon, complète les réactions en attaquant l'appel du pied de François Hollande aux marchés. "Avec de telles ambitions, c'est sûr que la finance peut être rassurée. On peut se demander s'il y a bien encore un candidat socialiste dans cette campagne. On aura en tous les cas compris qu'il n'est qu'une assurance pour une politique de gauche: le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon."

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:57
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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:43

François Hollande : « Il n'y a plus de communistes en France » !

 

Les années 80 sont révolues... et les communistes avec ! C'est du moins ce qu'a affirmé François Hollande dans une interview accordée au Guardian. Toute une histoire...



(Fête de l'humanité - Flickr - Idf-fotos - cc)
(Fête de l'humanité - Flickr - Idf-fotos - cc)
« François Hollande cherche à rassurer le Royaume-Uni et la ville de Londres. ». Voilà comment  le quotidien britannique The Guardian a titré l'interview du candidat PS dans ses colonnes. On peut se demander s'il s'agit de rassurer Londres ou, plus prosaïquement, la City.

En tout cas, pour « rassurer » nos amis d'outre Manche, François Hollande n'a pas lésiné sur les moyens, n'hésitant pas à affirmer : « Aujourd'hui, il n'y a plus de communistes en France... » !

Car oui, la guerre froide est bien terminée. Et non, aucun risque de retrouver des « chars soviétiques sur la place de la Concorde » si la gauche venait à gagner les élections !

Bien sûr, si l'on entend le terme de « communiste » dans le contexte de la guerre froide, François Hollande n'a pas complètement tort. Même  Pierre Laurent,secrétaire national du PCF (Parti communiste français), met en avant le rassemblement avec le Parti de gauche, plutôt que le PCF, lors de l'émission Mots croisés du 13 février : « Chez nous, au Front de gauche... »

Même si François Hollande reconnaît que oui, « Mitterrand avait nommé des ministres communistes au gouvernement », il s'empresse d'ajouter pour éviter toute confusion : «Aujourd’hui, il n’y a plus de communistes en France… la gauche a été au gouvernement pendant 15 ans au cours desquels nous avons libéralisé l’économie, et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a rien à craindre. »

Donc, si l'on lit François Hollande en anglais, il n'y aura pas de ministres communistes dans le gouvernement s'il est élu en mai prochain. Sauf qu'au même moment à Paris, il se dit que certains émissaires hollandistes négocient avec les communistes des circonscriptions ... et aussi, éventuellement un ou des ministères. On espère que lesdits négociateurs ne sont pas abonnés au Guardian. A moins que, d'ici à deux mois, Ies impétrants candidats à des postes de ministres n'aient renoncé à leur idéaux...


Retrouvez l'intégralité de l'interview sur le site du Guardian.

Olivier Datignolles, porte-parole du PCF et co-directeur de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, a réagi aux déclarations de François Hollande sur le site du PCF.
Les génuflexions de François Hollande devant la City font du mal à la gauche

A la lecture du Guardian, on apprend beaucoup de choses de la part de François Hollande. Selon le candidat socialiste à la présidentielle, « aujourd'hui, il n'y a plus de communistes en France ». Les 132 000 adhérents du PCF et ses 10 000 élus seront contents de l'apprendre. Ses propos sur les marchés financiers méritent aussi le détour : « La gauche a été au pouvoir pendant 15 ans, au cours desquels nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a rien à craindre ». Cela a le mérite d'être clair, les électeurs de gauche apprécieront. François Hollande dénonce comme son principal adversaire le monde de la finance mais ses génuflexions devant la City font du mal à la gauche.

 

Olivier Dartigolles porte parole du PCF et co-directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon

 

Hollande annonce au Guardian l'extinction des communistes en France...

Dans une interview au Guardian, voici ce que Hollande, qui se dit, lui, socialiste, a raconté outre manche.

Décrivant Tony Blair comme quelqu'un de "tellement intelligent qu'il n'avait pas besoin d'être arrogant", M. Hollande refuse par ailleurs la comparaison avec François Mitterrand, selon les propos rapportés par la journaliste du Guardian. "Les années 80 étaient différentes d'aujourd'hui. Les gens disaient qu'il y auraient des chars soviétiques sur la place de La Concorde. Cette époque est terminée. Cela appartient désormais à l'Histoire. C'est normal qu'il y ait eu des craintes à l'époque. La droite était au pouvoir depuis 23 ans, c'était la Guerre froide et Mitterrand avait nommé des ministres communistes au gouvernement. Aujourd'hui, il n'y a plus de communistes en France... La gauche a été au gouvernement pendant quinze ans, nous avons libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n'y a donc pas de craintes à avoir"...



 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 11:09

Monde - le 24 Août 2011

S’il y en a un qui doit se réjouir de l’issue de la guerre, c’est bien le géant pétrolier français qui est bien placé pour faire main basse sur une belle part de l’or noir libyen.


Qui était parmi les tous premiers Français à venir début mars à Benghazi encourager les insurgés libyens ? Un représentant de Total. Et l’entreprise peut aujourd’hui se frotter les mains : l’empressement de l’Elysée à reconnaître le CNT, comme à défendre l’intervention militaire a fait rentrer le groupe dans les bonnes grâces du futur régime.


Car si les insurgés libyens sont sur un champ de ruines politique, ils ont déjà réorganisé une filière du pétrole avec l’entreprise AGOCO. Celle-ci vient d’annoncer que les pays qui n’ont pas activement soutenu la rébellion se verraient certainement privés du marché pétrolier libyen. A savoir la Russie, qui se dit résignée à y perdre ses intérêts, la Chine, qui proteste déjà vigoureusement pour tenter de sauver ses 50 projets et 36000 emplois, et le Brésil. A l’inverse, AGOCO aurait promis une part conséquente du gâteau à Total.

 

Avant la guerre, la compagnie pétrolière française n’exploitait qu’une part marginale de la production libyenne : 3 % des 1,6 millions de barils par jour extraits dans le pays. C’est une victoire très importante pour Total, d’autant plus que la Libye dispose de réserves très importantes. Ce que les marchés financiers ont très bien compris puisque avec l’entrée des insurgés à Tripoli, l’action du groupe a bondit de plus de 4 % dès lundi. Autre signe des négociations en cours, l’inquiétude d’Eni, qui a préféré ne pas attendre la fin de la guerre pour revenir en Libye et tenter de préserver ses intérêts qui y sont très importants.

 

Autre acteur français qui pourrait bien bénéficier de l’engagement militaire français en Libye : GDF-Suez. Le pays contient d’importantes ressources en gaz également, et le groupe français y est totalement absent. Pour l’instant, puisque des négociations seraient en cours. Ce que GDF refuse de commenter, mais signe qui ne trompe pas, l’action du groupe a elle aussi bénéficié grandement de la victoire de Tripoli (+ 5%).


Cette guerre du pétrole reste risquée. Le CNT est profondément divisé et il est fort probable qu’il peine à maintenir la paix, une fois la guerre terminée, ce qui n’est pas encore fait. On peut en ce cas parier que la France devrait trouver un prétexte pour maintenir des troupes dans la région, même si c’est contraire à la résolution de l’ONU.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 23:52

 

Politique - le 8 Février 2012

Letchimy contre Guéant : un député qui a une plume

Non, Serge Letchimy, député de Martinique apparenté PS, n’a pas exagéré ses propos.

 

Il a en revanche posé une question vibrante, pleine d’humanité et de verve littéraire.


La droite et beaucoup trop d’articles de presse crient à l’injure, au Point Godwin. Du nom de ce sociologue qui a démontré que plus un débat s’éternise (sur Internet), plus la probabilité qu’un argument citant Hitler ou le nazisme s’approche de 1. Il suffisait pourtant de relire la question au Premier ministre posée par le député Letchimy pour se rendre compte que l’évocation du nazisme n’est pas ici un manque d’argument.

 

La meilleure façon de rendre justice à ce député est de reproduire sa question ici, texte autrement disponible sur son blog. Un discours indigné, mais marqué du sceau de l’humaniste, pour lequel la droite réclame pourtant des excuses.

"Monsieur le Premier ministre,

 

Nous savions que pour M. Guéant, la distance entre « immigration » et « invasion » est totalement inexistante, et qu’il peut savamment entretenir la confusion entre civilisation et régime politique.


Ce n’est pas un dérapage !


C’est une constante parfaitement volontaire !


En clair : c’est un état d’esprit  et c’est presque une croisade!


Mr guéant, vous déclarez, du fond de votre abîme, sans remords ni regrets, que «toutes les civilisations ne se valent pas ». Que certaines seraient plus « avancées » ou « supérieures » à d’autres.

 

Non, monsieur Guéant, ce n est pas du bon sens» !


C’est simplement une injure faite à l’homme !


C’est une négation de la richesse des aventures humaines !


Et c’est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations !

 

Aucune civilisation ne détient l’apanage des ténèbres ou de l’auguste éclat !


Aucun peuple n’a le monopole de la beauté, de la science, du progrès, et de l’intelligence !

 

Montaigne disait que « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ».
J’y souscris.


Mais vous Mr Guéant, vous privilégiez l’ombre !


Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial.


Monsieur Guéant le régime nazi, si soucieux de purification, si hostile à toutes les différences, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ?


Il existe, M. le Premier Ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque que vous tentez de récupérer sur les terrains du front national.

 

C’est un jeu dangereux et une démagogie inacceptable.


Mais, il en existe une autre vision : celle de Montaigne, de Montesquieu, de Condorcet, de Voltaire, de Schœlcher, de Hugo, de Césaire, de Fanon, et de bien d’autres encore !


Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme, dans son identité et dans sa différence, porte l’humaine condition, et que c’est dans la différence que nous devons chercher le grand moteur de nos alliances !

 

Alors monsieur le premier ministre : Quand, mais quand donc votre ministre de l’intérieur cessera t-il de porter outrageusement atteinte à l’image de votre gouvernement et à l’honneur de la France ?

 

Serge LETCHIMY
Député de la Martinique."

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 23:35

Eric Woerth, ex-trésorier de l'UMP

Politique - le 8 Février 2012

Mis en examen pour trafic d'influence, Eric Woerth embarrasse Nicolas Sarkozy

Eric Woerth a vécu sa journée la plus longue ce mercredi. L'ancien trésorier de l'UMP a passé toute la journée au tribunal de Bordeaux pour y être entendu sur de possibles faits de financement illégal de parti politique dénoncés par l'ancienne comptable des Bettencourt. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy en est ressorti peu avant 22 heures mis en examen pour trafic d'influence passif.


L'ancien ministre du Budget est suspecté d'avoir perçu de la part de la milliardaire héritière de L'Oréal des sommes excédant le plafond légal pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Rappel des faits troublants dans cette affaire qui touche au plus haut sommet de l'Etat, à deux mois du premier tour des présidentielles.

 

50000 euros pour la campagne de Nicolas Sarkozy?


Eric Woerth doit répondre des accusations formulées contre lui par l'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, qui a affirmé avoir remis en janvier 2007 à l'ancien homme de confiance de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, et à la demande de celui-ci, 50.000 euros en liquide dont elle a dit avoir compris qu'ils étaient destinés à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Mme Thibout avait également avancé qu'elle pensait que 100.000 autres euros, également destinés à Eric Woerth pour cette campagne, avaient été retirés par Patrice de Maistre sur des comptes des Bettencourt en Suisse.

 

Recel d'abus de faiblesse?


M. Woerth pourrait, selon une source proche du dossier, être mis en examen aussi pour recel d'abus de faiblesse aux dépens de Liliane Bettencourt. En effet, une expertise médicale réalisée en juin sur l'héritière de l'Oréal, âgée de 89 ans, montre qu'elle souffre de problèmes cérébraux depuis septembre 2006.

 

Trafic d'influence?


Une information judiciaire est également ouverte à Bordeaux pour trafic d'influence actif commis par un particulier, trafic d'influence passif commis par une personne investie d'un mandat électif public. Elle vise les relations entre de Maistre et Woerth, qui se sont connus en 2006, alors, comme l'a expliqué lui-même à la police en juillet 2010 M. Woerth, que M. de Maistre se demandait comment lui et les Bettencourt pouvaient aider l'UMP. Eric Woerth a affirmé lui avoir simplement communiqué le montant légal des dons, 7.500 euros par personne.

 

Légion d'Honneur contre emploi?


Par la suite, alors qu'Eric Woerth était ministre du Budget, les deux hommes avaient poursuivi leurs relations, le premier permettant au second d'obtenir la Légion d'Honneur en 2008, tandis que l'épouse du premier était embauchée chez Clymène, société chargée d'administrer la fortune de Mme Bettencourt, et dirigée par le second.

Patrice de Maistre a été mis en examen le 15 décembre à Bordeaux pour abus de faiblesse, complicité d'abus de confiance et escroquerie aggravés, ainsi que pour blanchiment, des faits distincts du financement politique.

 

Prise illégale d'intérêt?


Une enquête visant M. Woerth, député-maire de Chantilly (Oise), est par ailleurs ouverte devant la Cour de Justice de la République pour prise illégale d'intérêt. Elle vise les conditions dans lesquelles il a autorisé en mars 2010 la vente, à un prix jugé beaucoup trop bas par certains experts, d'une parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne à la Société des courses de Compiègne.

 

  - le 8 Février 2012

Dossier d'actu: comprendre l'affaire Woerth-Bettencourt

La mise en examen d'Eric Woerth de ce mercredi soir pour trafic d'influence passif est le dernier épisode de cette affaire Woerth-Bettencourt au parfum de scandale politique.

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:12

 

Rapatriement de Pierre Sarkozy : facture salée, selon le Canard enchaîné

Publié le 01.02.2012, 07h35 | Mise à jour : 08h02

Selon le Canard enchaîné, le rapatriement d'Ukraine du fils aîné de Nicolas Sarkozy aurait coûté 32 000 euros à l'Etat.

Selon le Canard enchaîné, le rapatriement d'Ukraine du fils aîné de Nicolas Sarkozy aurait coûté 32 000 euros à l'Etat. | (ap/lionel cironneau.)

 

On en sait un peu plus sur le rapatriement de Pierre Sarkozy d'Ukraine, la semaine dernière. Le fils du président de la République, parti à Odessa pour donner un concert lors d'une soirée privée, avait été rapatrié mercredi 25 janvier après une hospitalisation suite à une intoxication alimentaire.

Selon le Canard enchaîné de ce mercredi, le fils du président de la République aurait été ramené en France à bord d'un Falcon 50 de l'Etec (Escadron de transport, d'entraînement et de calibration), une unité de l'Armée de l'Air chargée du transport des ministres et du Président, mais aussi de certains évacuations sanitaires. Parti de Villacoublay à 10h04, le Falcon 50 se serait posé trois heures trente plus tard à Odessa, avant de revenir avec le fils du président.

Interrogée par Le Canard, la présidence de la République a assuré que Nicolas Sarkozy avait «payé par chèque sur ses deniers personnels la somme de 7 632 euros».

Mais selon les calculs de l'hebdomadaire basés sur «les chiffres officiels du ministère de la Défense», l'heure de vol en Falcon coûte 5 600 euros. Un vol de sept heures aller-retour revient donc à 39 200 euros. Entre le coût réel de cette opération et la facture rêglée par le président de la République, il resterait donc 32 000 euros à la charge de l'Etat.

LeParisien.fr

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:02

Société - le 31 Janvier 2012

Nucléaire : une facture de 228 milliards d’euros et des incertitudes sur l'avenir

La Cour des comptes a publié ce mardi un rapport imposant sur l'ensemble des coûts liés à la production d'électricité nucléaire en France. Le document souligne des incertitudes sur les charges futures et une addition "toutes dépenses confondues" évaluée jusqu’ici à 228 milliards.

Le gouvernement avait commandé ce rapport en 2011, suite à la catastrophe de Fukushima. Les investissements publics et privés réalisés depuis le début dans la filière française d'électricité nucléaire, d'un montant colossal, sont néanmoins bien "identifiés", avec une addition "toutes dépenses confondues" évaluée à 228 milliards.

 

Cette addition comprend le montant total de la construction des installations nécessaires à la production d'électricité nucléaire, chiffré à 121 milliards d'euros (hors coût de Superphénix), et le parc actuel, composé de 58 réacteurs dont les plus anciens (Fessenheim 1 et 2) qui sont entrés en service en 1978, a coûté à lui seul 96 milliards. Les dépenses de recherche publiques et privées depuis les années 1950 sont de leur côté évaluées à 55 milliards, soit environ un milliard par an.

La Cour des comptes a prévenu que les charges futures assumées par les opérateurs sont très incertaines "par nature", du fait de multiples inconnues liées au démantèlement des installations nucléaires et à la gestion à long terme des déchets radioactifs, par manque d'expérience et parce que certains choix ne sont pas encore arrêtés. D'où des risques d'augmentation "probables" de la facture.

 

Ce document ne met en tout cas pas tout le monde d’accord sur ses enseignements. Si Eva Joly a jugé que ce "document vérité" allait "bouleverser l'idée que l'énergie nucléaire est une énergie pas chère", la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a affirmé que malgré les incertitudes relevées par la Cour, le nucléaire restait une énergie "peu chère".
Le Commissariat à l'énergie atomique a publié ce mardi une étude qui montre qu'une sortie complète du nucléaire coûterait entre 530 et 772 milliards d'euros, soit environ le triple d'un maintien du nucléaire à son niveau actuel.

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BRUNO FORNACIARI

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