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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 23:58

Mélenchon pour "l'insurrection civique"

AFP Mis à jour le 06/03/2012 à 20:01 | publié le 06/03/2012 à 18:24

 

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a appelé aujourd'hui  à "l'insurrection civique", voyant dans sa progression dans les sondages la preuve que son mouvement "a gagné ses galons". Alors que frémissent les 10% d'intentions de vote en sa faveur, celui qui a longtemps pesté contre les sondages, a parlé dans le train l'emmenant à Rouen, de "seuil de crédibilité franchi".

Pierre Laurent, numéro un du PCF, a aussi estimé que le FG avait "marqué des points", ce qui "ouvre des possibilités de progrès extrêmement importants". Pour Jean-Luc Mélenchon, la campagne "a franchi un cap" avec un "petit temps de retard" puisqu'il comptait sur un dépassement des 10% "fin février", mais le Front de gauche a "désormais gagné ses galons". Et d'égréner les étapes jusqu'ici, depuis sa désignation comme candidat en juin et le meeting en plein air place Stalingrad à Paris, jusqu'à la marche pour la VIe République prévue le 18 mars prochain de Nation à Bastille. Là, il n'a "pas l'intention d'y faire un cours de droit constitutionnel!" mais de "poser la question centrale de la démocratie en France, en Europe et dans les entreprises", explique-t-il.

Cette étape à la Bastille, vue comme une "démonstration de force" avec des dizaines de milliers de sympathisants prévus, marquera le début de "l'insurrection civique", veut croire l'ex-sénateur PS. Pour lui, ce moment est d'ailleurs "la continuation politique de la bataille de 2005" avec le non au référendum européen. Jean-Luc  Mélenchon qui veut d'abord "chasser la droite" et Nicolas Sarkozy, s'est aussi félicité de la "belle mécanique grippée" de Marine Le Pen. Lors d'un point presse au Parc des expositions de Rouen, il a d'ailleurs souligné qu'il allait continuer sa "bonne cognée" face à la candidate du FN.

Quant au PS, "on n'est pas là pour détricoter le pull-over des socialistes mais les faire penser, donner des arguments, éduquer", a-t-il dit. Et "si on veut les faveurs du Front de gauche, il va falloir partager davantage les richesses!", a-t-il lancé, jugeant l'idée de François Hollande de taxer à 75% les plus riches "pas assez travaillée" mais "très bonne". A une heure et demie du meeting (début 19H00), plusieurs centaines de militants étaient déjà massés au premier rang pour venir écouter leur champion.

 


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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 23:52

François Fillon

  - le 6 Mars 2012

Fillon et l'UMP s'embourbent dans le thème de la viande halal et casher

Eteindre la polémique qu'il a lui-même suscitée lundi sur la viande halal et casher pour ne pas que le feu se propage au sein de l'UMP, à moins de deux mois de la présidentielle. C'est ce que François Fillon va tenter de faire demain, mercredi. Les services de communication du Premier ministre ont annoncé que ce dernier, "qui a toujours entretenu un dialogue régulier avec les autorités religieuses", recevra le grand rabbin de France et M. Mergui pour "parler directement avec eux" de ces propos.


Lundi, en pleine polémique sur la viande halal, le Premier ministre, s'exprimant à titre personnel, avait estimé sur Europe 1 que "les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé". Le Crif a immédiatement fait part de sa stupéfaction. Le grand rabbin Gilles Bernheim s'est dit lui "très gêné" par ces propos. Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, a lui jugé cette idée "stigmatisante" pour les musulmans et les juifs.

 

Tensions exacerbées à l'UMP


Plus globalement, cette prise de position a exacerbé des tensions bien réelles au sein de l'UMP sur le positionnement très droitier de la campagne de son candidat Nicolas Sarkozy et de son feu-follet de ministre de l'Intérieur Claude Guéant.

 

Le président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée, Yvan Lachaud, a ainsi pour une fois pris la parole  pour affirmer qu'il y avait "d'autres sujets à aborder" que la viande hallal ou casher. "Je pense que ce n'est pas à l'Etat à décider", a ajouté le député du Gard qui trouve en revanche que  "Nicolas Sarkozy ne fait pas assez état de son bilan", citant des "avancées sur les retraites, l'autonomie des universités...".

 

Dati: "Fillon mélange tout"


L'ancienne ministre UMP Rachida Dati, en conflit avec François Fillon pour les législatives à Paris, a déploré que le Premier ministre "mélange tout". "Moi je suis d'accord, les Français doivent connaître les modes d'abattage des animaux (...) c'est la transparence pour les consommateurs", explique-t-elle sur LCI. "Ensuite, il s'immisce dans les pratiques religieuses, il sort de son rôle (...). Je peux vous dire qu'il y a de nombreux religieux qui ont été vexés", a ajouté l'ex-garde des Sceaux (2007-2009), pour qui le locataire de Matignon "a une drôle de conception de la laïcité qui n'est pas celle du président de la République".

 

Comme à son habitude pompier de service de la majorité, le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a tenté ce mardi de circonscrire le débat à "la démarche d'un étiquetage précis pour la traçabilité et la bonne information des consommateurs", pour étouffer le brulant thème religieux.

 

"Même Fillon s'y met"


"C'est panique à bord à l'UMP", a ironisé ce mardi midi le sénateur PS François Rebsamen. Le chargé de la sécurité dans l'équipe de François Hollande voit en François Fillon "Gaston Lagaffe", qui "là, lui aussi s'y met ! Il a des propos en général plutôt mesurés, il n'en rajoute pas. Guéant, Fillon, même Juppé qui se met à dire des foutaises: on a l'impression que c'est panique à bord à l'UMP".

 

En déplacement dans les Hauts-de-Seine, François Hollande "appelle -est-ce pourtant mon rôle?- le président de la République, pour le temps où il est encore dans cette fonction-là, et le Premier ministre à avoir de la retenue et à ne pas froisser un certain nombre de consciences."

 

"On va rester combien de temps à discuter de ces bêtises", s'est demandé lundi soir Jean-Luc Mélenchon à Parole de candidat sur TF1. "Nicolas Sarkozy et Monsieur Guéant ajoutent des bêtises aux bêtises" à propos de la polémique sur le halal. Le candidat du Front de gauche a par ailleurs accuser Marine Le Pen de chercher à "faire croire que l'on tombe malade ou que l'on attrape l'Islam en mangeant de la viande". Jean-Luc Mélenchon s'est aussi étonné de voir la candidate du FN s'émouvoir de l'abattage des animaux alors qu'elle elle dans le même temps pour la peine de mort et qu'elle n'a "pas de problème pour emmener un humain à l'échafaud".

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 23:26

Les féministes manifestent pour «balayer les idées reçues»

Rassemblement pour le retour de la règle de proximité devant la Comédie Française, place Colette à Paris, le 6 mars 2012.

Rassemblement pour le retour de la règle de proximité devant la Comédie Française, place Colette à Paris, le 6 mars 2012. B.DUBUC / 20 Minutes

REPORTAGE - Le collectif «L'égalité, c'est pas sorcier!», l'association «Femmes solidaires» et la «Ligue de l'enseignement» ont manifesté devant la Comédie française pour le retour de la règle de proximité dans la langue française...

«Un moment festif autour de la règle de proximité, mais aussi autour de l’égalité, en cette semaine du 8 mars.» C’est sous ces hospices que le collectif «L’égalité, c’est pas sorcier!», l’association «Femmes solidaires» et la «Ligue de l’enseignement» ont souhaité placer le rassemblement pour le retour de la règle de proximité qui a eu lieu ce mardi en fin de journée devant la Comédie française, place Colette, à Paris.

Aux cris de «L’égalité c’est pas sorcier!», «Balayons les idées reçues!», les membres des associations ont donc, après quelques petits problèmes de sono, entamé un flashmob, arborant un gant rose pour «balayer les idées reçues», avant d’inviter le public à les rejoindre pour faire la même chose. Dans un coin de la place, trois CRS regardent la scène, impassibles.

>> Regardez une vidéo du flashmob:

Quelques hommes présents

Une centaine de personnes sont présentes, parmi laquelle quelques hommes. Christian Lapeyroux, 63 ans, est l’un d’eux. «C’est essentiel que les hommes soient mêlés aux desiderata des femmes, c’est une évidence», indique-t-il pour expliquer sa présence ce soir. «Il faudrait qu’il n’y ait pas une journée de la femme mais que ce soit les 365 jours de la femme!», s’exclame-t-il.

L’emblème du mouvement, une sorcière, ainsi que le slogan «L’égalité c’est pas sorcier» sont ensuite projetés sur la façade - en travaux - de la Comédie française, alors que des écrivaines - Marie Desplechin, Isabelle Alonso ou encore la Belge Gwenaëlle Stubb - montent sur une petite scène improvisée pour prendre la parole ou lire un texte, expliquant que «le monde bouge et que la langue, qui fabrique mais aussi décrit la réalité, doit bouger avec lui, sinon elle risque de mourir».

«Que le masculin l’emporte toujours sur le féminin, ca va cinq minutes!»

«Je trouve que la cause le mérite», explique Isabelle Alonso. «La règle qui veut que dès l’âge de 8 ans on bombarde les petites filles avec une idée que le masculin l’emporte toujours sur le féminin même si il y a un homme et 50 femmes, ça va cinq minutes!» Les associations présentes militent en effet pour le retour à la règle de proximité, qui veut que l’accord de l’adjectif ou du participe passé peut se faire avec le nom le plus proche, au féminin ou au masculin. Une règle employée par Proust ou Racine, et qui a été remplacée au 17e siècle par le désormais bien connu «le masculin l’emporte sur le féminin».

Leur objectif? Que les gens «s’emparent» de la règle de proximité, que les écrivains l’utilisent, que les instituteurs l’enseignent, pour qu’elle devienne usuelle et que la langue soit amenée à bouger par la force des choses. Pour aller dans ce sens, elle remettront également à l’Académie française une pétition, déjà signée par 5.000 personnes, dont des enseignants, des écrivains, des sociologues mais aussi plusieurs élus de gauche dont Marie-George Buffet.


Bérénice Dubuc
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 08:15

ROFIL

  • Le blog d'André Chassaigne
  • LUNDI 5 MARS 2012

    TVA sociale… « TVA anti-rurale »   La même semaine que le Présidentde la République faisait officiellement son entrée en campagne, pour selon ses mots, « s’adresser directement au peuple », il imposait à l’Assemblée nationale une hausse de la TVA de 1,6 point. Ce premier message de campagne ne sera pas indolore, en particulier pour les plus modestes. Car cette taxe nouvelle, enrobée sous le joli nom de « TVA sociale », est en réalité une arnaque de grande ampleur visant à faire financer la protection sociale non plus par les entreprises, mais par les consommateurs. C’est surtout un nouveau coup de massue pour tous les foyers aux faibles revenus, si nombreux dans notre milieu rural.

     

     Je pense plus particulièrement à tous ceux qui effectuent des trajets importants pour se rendre sur leur lieu de travai : ces 1,6 point de TVA supplémentaires viendront s’ajouter à la hausse scandaleuse des prix du carburant. Et ils sont de plus en plus nombreux à vivre cet exode quotidien vers la ville voisine, voire une grande agglomération. Pour eux, c’est l’avalanche des peines : pas de travail à proximité de son lieu de vie et des déplacements toujours plus chers, des salaires qui ne bougent pas et l’obligation de se loger moins cher. Quant aux transports collectifs, ils sont quasiment inexistants ou non adaptés.

     La perversité de cette « TVA anti-sociale » va même encore plus loin à l’encontre des femmes et des hommes qui font vivre nos campagnes. Ainsi, la multinationale Total, qui vient de réaliser 13 milliards de profits en 2011, profitera des nouvelles exonérations de cotisations patronales… désormais payées en partie par les travailleurs ruraux contraints de lui acheter sa production au prix fort. Quelle indécence !

     

      De la même façon, cette hausse touchera de plein fouet le pouvoir d’achat, notamment celui des retraités, déjà bien maigrelet, en imposant une nouvelle hausse des dépenses indispensables, comme les charges de chauffage.

     Il est vrai que ce Gouvernement n’en est pas à son coup d’essai contre le monde rural. Il a déjà relevé de 5,5 % à 7 % le taux de TVA en novembre dernier, lors du second plan d’austérité, sur des produits comme le bois, les déchets de bois destinés au chauffage, certains produits destinés à l’alimentation animale, les transports de voyageurs et les services à domicile. Voilà une liste de produits qui, nous le savons tous, concernent beaucoup de familles rurales ou d’agriculteurs.

     

     Certes, le pouvoir en place n’est pas avare de belles paroles pour expliquer « au peuple » que cette TVA permettra de créer de l’emploi en allégeant le « coût du travail ». Il ment effrontément : cette mesure ne vise qu’à faire de nouveaux cadeaux aux actionnaires et aux dirigeants des grands groupes. Au contraire, elle va pénaliser une nouvelle fois une consommation déjà en berne faute de salaires suffisants, en impactant directement l’activité des petites entreprises et d’un artisanat à bout de souffle.

     Nous avons une certitude : jamais un gouvernement n’aura autant fait de mal aux plus fragiles… et au monde rural. La France compte désormais 8,2 millions de pauvres en 2011, triste record. Ils sont des millions à vivre aujourd’hui en milieu rural. Nos territoires ont besoin de justice et de considération, pas d’une « TVA anti-rurale » !

     


     

    Chronique publiée dans le Journal La Terre du 22 au 27 février 2012.


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REJOINDRE LA CAMPAGNE DU FRONT DE GAUCHE

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 17:41
Agenda de Jean-Luc MELENCHON :

dimanche 04 mars 2012 à 10 H 07 Invité du "Grand rendez-vous" sur I-Télé et Europe 1


lundi 05 mars 2012 à 22 H 20 Invité de "Parole de candidat" sur TF1
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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 02:25

 

Ce mercredi 29 février, de nombreuses manifestations ont eu lieu à travers l’Europe, à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES) afin de dénoncer les politiques d’austérité mises en place sur le Vieux Continent. A Paris, la marche entre la place de la Bastille et  à celle de la Nation a réuni des milliers de personnes déterminées à mettre au ban ces politiques injustes.

 

Du rouge partout. Pas « du gros qui tâche », comme l’ont annoncé et savent si bien le faire les tenants de la droite. Non,  sur la place de la Bastille, c’est du rouge de colère et de courage qui s’affichent. A l’instar de leurs concitoyens européens, (que ce soit à Bruxelles, Athènes ou encore à Barcelone ou Madrid) quelques milliers de manifestants sont sortis dans la rue contre l’austérité et pour plus de justice sociale, à la veille de la discussion au Conseil européen qui doit avoir lieu jeudi 1er Mars.

 

C’est à l’intersection de la rue du faubourg Saint-Antoine et de la rue Faidherbe, à mi-parcours de la manifestation, que le Front de Gauche avait installé ses stands. Les militants des différentes composantes du mouvement étaient ainsi réunis : la dynamique souhaitée depuis plusieurs mois apparaissait sous son plus bel apparat. Tracts, informations sur le programme « l’Humain d’abord », affiches, le quartier était devenu, durant un après-midi, le fief du Front de Gauche, soulignant le travail de fourmi effectué par les divers militants présents.

 

Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, secrétaire du PCF, Marie-George Buffet ainsi que d’autres parlementaires ou élus locaux étaient également présents pour réaffirmer leur opposition à des politiques néfastes pour le bien-être des peuples d’Europe.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:46
il y a 3 heures

Le Front de gauche voudrait saisir le Conseil constitutionnel sur le mécanisme européen de stabilité

 

Les sénateurs du Front de gauche en ont appelé mercredi à leurs collègues des autres formations de gauche pour saisir le Conseil Constitutionnel de la conformité du traité instituant le mécanisme européen de stabilité (MES).

La présidente du groupe CRC, Nicole Borvo Cohen-Seat, a écrit à ces sénateurs pour leur demander de signer ensemble un courrier de saisine du Conseil afin de "vérifier la conformité de ce traité instituant un mécanisme européen de stabilité avec les principes républicains en vigueur" en France.
Soixante sénateurs ou soixante députés sont nécessaires pour saisir le Conseil Constitutionnel.

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 05:37

 

Nicolas Sarkozy en Henri Proglio

  le 20 Février 2012

 

Borloo à Veolia: Proglio et Sarkozy main dans la main

 

 

"C'est absurde". C'est par ces quelques mots que Nicolas Sarkozy a répondu ce lundi midi à BFM TV à l'hypothèse d'une intervention de l'Élysée pour installer l'ancien ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo à la tête de Veolia, comme évoquée par la presse ce matin. L'hypothèse prend pourtant corps avec de nouvelles révélations qui accréditent l'idée d'une intervention au plus haut sommet de l'Etat. Le point de l'actu:

  • Henri Proglio à la manoeuvre...

L'hypothèse énoncée par Libération et Les Echos ce lundi matin prend pourtant corps: celle d'un putsch de l'ancien président de Veolia et actuel administrateur du groupe, Henri Proglio, avec l'assentiment de l'Élysée, visant à remplacer l'actuel PDG de Veolia, Antoine Frérot, par Jean-Louis Borloo. Henri Proglio, actuel PDG d'EDF, obtiendrait la tête de son successeur qui a pris depuis un an le contre-pied de sa stratégie.De son côté, l'Élysée offrirait une porte de sortie dorée à l'ancien ministre de l'Ecologie et ex-numéro deux du gouvernement, qui a rallié la candidature de Nicolas Sarkozy après avoir pensé se présenter.

Officiellement, tout le monde reste muet. Ni Veolia Environnement, ni EDF, ni l'entourage de Jean-Louis Borloo n'ont fait de commentaires.

  • Embarras dans le clan Sarkozy

Le président sortant n'en a pas dit davantage que son "c'est absurde". Trois jours après avoir affirmé que son bureau était ouvert à tous dans son nouveau siège de campagne, Nicolas Sarkozy se mure déjà dans le silence. Un peu plus tôt ce lundi matin, sa porte-parole de campagne, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait botté en touche. "Je ne peux pas vous confirmer ou vous infirmer", a-t-elle déclaré sur iTélé, qualifiant ces éléments de "rumeurs de presse".. "Veolia, c'est une entreprise privée avec des administrateurs qui prendront leur décision j'en suis sûre pour le plus grand bien de l'entreprise."

  • Alain Minc en messager du président?

De nouveaux éléments viennent pourtant plaider pour une intervention de l'Elysée. Selon l'AFP, Henri Proglio aurait déjà commencé la tournée des autres administrateurs de Veolia. De source proche du conseil, sept d'entre eux soutiennent son projet, sept sont contre et trois encore indécis, que cherche à convaincre Alain Minc, autre proche de Nicolas Sarkozy.

Le nom de Jean-Louis Borloo n'est pas seul à circuler. Ceux du patron de la Caisse des dépôts, Augustin de Romanet, qui "n'a été ni contacté ni ne s'est porté candidat" selon son porte-parole, de Jacques Veyrat (ex-Louis Dreyfus) et de Daniel Bouton (ex-Société Générale) sont également cités. Mais l'ancien ministre de l'Ecologie et ex-numéro deux du gouvernement Fillon tient la corde. "J'ai déjà vu Borloo dans les locaux de Veolia il y a quelques mois", a indiqué à l'AFP un salarié du groupe sous couvert d'anonymat.

  • Sarkozy-Proglio, les deux font la paire

Nicolas Sarkozy et Henri Proglio ont un long compagnonnage derrière eux. Le premier a installé le second l'an dernier à la tête du premier électricien français, lui donnant aussi gain de cause sur Areva. Le second a récemment rendu la pareille au premier pour faire un coup dans la campagne, en le laissant annoncer qu'EDF se portait acquéreur de Photowatt, fabricant de panneaux solaires en dépôt de bilan,

  • Une affaire dans la campagne

Les réactions n'ont pas tardé de lundi matin. "Dans quelle République est-on ?", se demande François Hollande, le candidat socialiste, brocardant en Nicolas Sarkozy "le candidat des confusions, des arrangements".

"Farce", a dénoncé l'écologiste Eva Joly, évoquant une "confusion d'intérêts rarement vue" et "un mépris de la République". "Avant de partir, Sarkozy place ses potes", a renchéri le Front national, tandis que le Modem appelait à "tourner la page sur ces pratiques".

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 16:51
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 10:58

Le Sénat rejette une proposition de loi du PCF sur les "licenciements boursiers"

  • FTV (avec agences)
  • Publié le 16/02/2012 à 18H03, mis à jour le 16/02/2012 à 20H06
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Le Sénat, vu du jardin du Luxembourg (14-9-2011)

Le Sénat, vu du jardin du Luxembourg (14-9-2011)

 

Le Sénat a rejeté jeudi une proposition de loi communiste visant à interdire les "licenciements boursiers". Un texte qui n'a pas été adopté à la suite de l'abstention des radicaux de gauche, cela témoigne de l'étroitesse de la majorité de gauche.

L'abstention des radicaux de gauche a abouti au rejet par le Sénat d'une proposition de loi communiste visant à interdire les "licenciements boursiers".

Les 7 voix de différence entre les pour et les contre prouvent l'étroitesse de la majorité de gauche.

Le texte porté par le groupe CRC (communiste) a été rejeté par 169 voix contre 163. Les groupes PS, CRC et Ecologiste ont voté pour et la droite UMP et centriste (UCR) contre tandis que le RDSE (à majorité PRG) s'est abstenu.

"La notion de 'licenciement boursier' est très difficile à définir et nous craignons qu'elle ne soit contournée" avec des entreprises qui risquent "d'afficher des résultats comptables négatifs pour pouvoir licencier", a justifié Jean-Claude Requier (RDSE).

Le vote a eu lieu au terme d'une discussion particulièrement animée avec des passes d'armes entre droite et gauche où la campagne présidentielle s'est invitée.

"Parlez des devoirs des employeurs !"

"J'ai entendu le candidat-président évoquer un référendum sur les droits et devoirs des chômeurs. Parlez plutôt des devoirs des employeurs et soumettez au vote des Français notre interdiction de licenciements boursiers! " a lancé l'auteure du texte, Annie David, présidente communiste de la commission des lois.

"Juridiquement le texte est faible. C'est pourquoi vous vous êtes placé sur le plan politique. Je ferai de même", a rétorqué le ministre du travail Xavier Bertrand.

"La gauche est divisée. On croyait le Parti socialiste converti au réalisme, mais le parti de gauche de M. Mélenchon est sur une autre planète" a-t-il poursuivi.

_______________________________________________________________________________

On devrait se rappeler que grâce aux radicaux de gauche, qui n'ont plus de gauche que le nom, le Sénat ne s'opposera pas aux licenciements boursiers, laissant le champ libre à la droite. C'est un revers pour la bataille contre la droite, laquelle doit être combattue avec vigueur.

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BRUNO FORNACIARI

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