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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 07:54

SNCF

Avec iDBus, la SNCF lance son low cost sur pneus

Lille (Nord), envoyée spéciale. La compagnie ferroviaire lançait hier sur la route ses premiers iDBus reliant Paris à Bruxelles, Londres et Amsterdam via Lille. Une diversification dénoncée par les syndicats, qui y voient une offre de transport au rabais. 


«C’est le grand jour », s’exclame Louis Vieillard, directeur commercial d’iDBus. Hier matin, sur les quelques places de parking le long de la gare Lille-Europe, où débarquent habituellement les autocars de la compagnie Eurolines, l’homme est venu tenter de transmettre son enthousiasme à l’occasion du lancement des premiers autocars estampillés SNCF, qui, partis de Paris le matin, rouleront ensuite vers Bruxelles, Amsterdam ou Londres. Au pied des véhicules bleu et rose flambant neufs, il souligne que « c’est ce qui se fait de mieux aujourd’hui », listant l’espacement des sièges, la climatisation, la prise électrique individuelle, le Wi-Fi, l’écran de géolocalisation, sans oublier la présence d’un chauffeur bilingue français-anglais chargé non seulement de conduire, mais d’assurer la « relation client », et rebaptisé pour la peine « capitaine ».

 

9 heures pour Londres !


Depuis hier, la SNCF fait son entrée sur le marché du transport par autocar, via sa filiale privée SNCF-C6 qui propose huit allers-retours par jour entre Paris et les capitales belge, néerlandaise et britannique, dont quatre passant par Lille, à des prix allant de 19 euros à une soixantaine d’euros, qui devraient attirer une clientèle aux revenus modestes et peu pressée puisqu’il faudra 5 heures pour rallier Paris à Bruxelles, 6 h 50 pour Amsterdam et 9 heures pour Londres ! Assez habilement, la compagnie axe toute sa communication sur les mérites de l’iDBus comparé à la voiture, allant même jusqu’à se parer de louables intentions écologistes.

 

« Notre première cible, c’est la voiture », déclarait ainsi début juillet la directrice générale de SNCF Voyages, qui veut « convaincre les automobilistes européens d’abandonner leur voiture ». « La moitié des déplacements sur longues distances se font en voiture avec 1,8 passager en moyenne, c’est un non-sens économique et écologique », renchérit sur le terrain Louis Vieillard d’iDBus, qui rappelle qu’un bus équivaut à vingt voitures, offre « plus de confort et plus de sécurité » pour un coût moindre, et permet d’éviter les embouteillages et les parkings payants à l’arrivée. Or, la comparaison avec le train serait nettement moins convaincante, comme l’ont souligné hier la trentaine de militants lillois de la CGT cheminots, de SUD rail et de Convergence nationale rail – association de défense du service public ferroviaire –, venus protester contre l’initiative iDBus. " La SNCF crée une sorte de troisième classe pour les usagers", déplore Dominique Sens, responsable régional de la CGT cheminots. "D’accord il y a la clim et le Wi-Fi, mais le confort est moins bon que dans un train, on n’a droit qu’à un bagage, il n’y a qu’une place pour personne à mobilité réduite. Les temps de trajet sont longs, sans aucune garantie sur les horaires du fait des embouteillages. " Pour Pierre Hameaux, de la CGT, également, « s’il y a un besoin pour ce genre de produit, c’est que les TGV et Eurostar deviennent inaccessibles au plus grand nombre, à l’opposé d’un service public ouvert à tous ».


Les syndicalistes voient aussi dans iDBus la volonté de la SNCF d’agiter la concurrence, et même de l’organiser en son sein entre ses diverses activités et ses centaines de filiales, pour « abaisser le coût du travail et remettre en cause le statut de cheminot », estime Eric Santinelli, représentant régional de SUD rail, qui cite l’exemple des TGV low cost qui doivent être lancés début 2013, et où le personnel, certes cheminot, devra travailler 9 h 30 par jour au lieu de 8 heures et accepter une plus grande polyvalence. Les militants ignorent les conditions dans lesquelles ont été recrutés la cinquantaine de « capitaines » iDBus.

 

Sardines ou pas ? La campagne publicitaire pour l’iDbus montre une boîte de sardines en forme de bus et invite à « changer d’idée sur les voyages en bus », qui entreraient donc dans l’ère du confort avec l’arrivée de la SNCF dans le secteur. En revanche, début juin, c’est bien le retour de la boîte de sardines qu’annonçait la compagnie en présentant son offre TGV low cost, qui sera lancée début 2013. Le concept de billets à 25 euros au maximum pour relier Paris (mais de la gare de Marne-la-Vallée) à Marseille et Montpellier, en passant par Lyon (mais en gare de Saint-Exupéry), passe aussi par une « densification » des rames, où les sièges seront resserrés pour accueillir 20 % de voyageurs supplémentaires.

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 22:08

Le DAL s'inquiète des "renoncements" du gouvernement sur le logement

Publié le 22.07.2012, 16h10

La fédération Droit au logement (DAL) a dénoncé dimanche les

La fédération Droit au logement (DAL) a dénoncé dimanche les "reculs" du gouvernement sur le projet de réalisation de 150.000 logements sociaux promis par François Hollande et remis en cause, selon elle, "au nom de la rigueur budgétaire". | Jacques Demarthon

 

La fédération Droit au logement (DAL) a dénoncé dimanche les "reculs" du gouvernement sur le projet de réalisation de 150.000 logements sociaux promis par François Hollande et remis en cause, selon elle, "au nom de la rigueur budgétaire".
Le DAL a réagi dans un communiqué à la présentation, mercredi, de la "feuille de route" de la ministre du Logement Cécile Duflot qu'il qualifie de "renoncements" par rapport aux engagements du candidat socialiste.

Si le gouvernement affiche toujours l'objectif de construire 500.000 logements neufs par an, dont 150.000 sociaux, ce programme est "menacé", estime le DAL, par les incertitudes qui pèsent sur le doublement du plafond du Livret A, des aides à la pierre, la mise à disposition gratuite de terrains aux communes pour faire des logements sociaux, autant de promesses de François Hollande.

Or, souligne le DAL, la perspective de doubler le plafond du Livret A, de 15.300 à 30.600 euros, suscite une forte réserve des banques et le DAL craint que le gouvernement y renonce pour satisfaire "l"appétit spéculatif" de ces dernières.
Le DAL affirme également que, dans la feuille de route de la ministre, le doublement des aides à la pierre est devenue "augmentation" et craint que la mise à disposition gratuite de terrains soit "soumise à conditions".
Enfin, la fédération critique le projet de l'Etat de solliciter plus que par le passé l'Action logement (ex-1% logement), en ponctionnant en 2013 1,8 milliard d'euros, et la hausse des tarifs de l'énergie qui "achèvent de détruire", à ses yeux, les promesses du gouvernement.

D'autant, souligne le communiqué, que la feuille de route de Mme Duflot n'évoque pas "la mise en oeuvre du Droit à l'hébergement, du Droit au logement opposable (DALO), de la lutte contre l'habitat indigne, contre le saturnisme infantile, contre les marchands de sommeil, et contre les expulsions locatives"
"Avant que la France de gauche n'enterre les droits des personnes vulnérables", Droit au Logement demande "la mise en place d'un plan d'urgence de 120 000 logements temporaires pour les sans logis (français, et étrangers avec ou sans papier) et les DALO, dont 60.000 en Ile-de-France".

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 03:37

Politique - le 16 Juillet 2012

Loi de finances rectificative : le PS veut prendre aux riches

À partir de 16 heures ce lundi et jusqu’à jeudi, les députés examinent à l’Assemblée le projet de loi de finances rectificative pour 2012 présenté par le gouvernement. Les propositions socialistes visent à accroitre les recettes en faisant « contribuer davantage les contribuables les plus fortunés ». La question de la réduction des dépenses, elle, ne sera pas à l’ordre du jour avant le mois d’octobre.


La Cour des Comptes a prévenu : le gouvernement va devoir trouver une dizaine de milliards d’euros afin de boucler son budget pour l’année 2012. Les socialistes présentent donc aujourd’hui leur projet de loi de finances rectificatives pour l’année en cours, et les principales mesures semblent aller dans le bon sens. En effet, elles visent à accroitre les recettes en prenant l’argent là où il est : chez les contribuables les plus fortunés, dans certaines niches fiscales, sur les transactions financières ou encore les produits pétroliers. Voici un tour d’horizon des mesures phares qui seront au cœur du débat parlementaire.

 

 

L’abrogation de la TVA sociale


Le précédant gouvernement l’avait adoptée dans les tous derniers mois de son exercice et son entrée en vigueur était prévue pour le mois d’octobre, mais la TVA sociale ne devrait pas voir le jour. Les socialistes ont décidé de l’abroger, pour éviter une hausse de 1,6 point du taux normal de la TVA – ce qui aurait été préjudiciable pour le pouvoir d’achat. Ils ont toutefois décidé, par mesure de justice fiscale, de maintenir la hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital, une mesure incluse dans le dispositif initial et qui doit rapporter un peu plus de 2,5 milliards d’euros. Ces recettes iront financer la hausse de l’allocation de rentrée scolaire, ainsi que la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse, dont la situation financière inquiète la Cour des Comptes.

 

 

Suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires


C’était le fameux « travailler plus pour gagner plus » promis par Nicolas Sarkozy : la loi TEPA était entrée en vigueur en août 2007, et offrait des allègements sociaux sur les heures supplémentaires aux entreprises de plus de 20 salariés. Le nouveau gouvernement note qu’ « En dépit de son coût important pour les finances publiques [4,9 milliards d’euros], ce dispositif n’a eu qu’un impact limité sur le nombre d’heures travaillées ». Les exonérations de cotisations sociales seront donc abrogées, et limitées aux seules entreprises de moins de 20 salariés, ce qui devrait permettre de réduire le 3 milliards d’euros le coût du dispositif.

 

Le projet de loi du gouvernement prévoit de n’appliquer cette évolution qu’aux heures de travail effectuées à partir du 1er septembre prochain afin de ne pas revenir sur le traitement des heures déjà travaillées, mais un amendement déposé par le député socialiste Christian Eckert demande à ce que la loi soit rétroactive, et revienne ainsi sur les heures supplémentaires travaillées depuis le 1er janvier 2012. « Ce n’était pas la proposition d’origine du gouvernement », tient à rappeler le ministre chargé des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, alors que l’initiative a « surpris » le Secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly.

 

Ce dernier estime que si les socialistes « pouvaient éviter » de taxer rétroactivement les heures supplémentaires, « ce ne serait pas plus mal », tout en comprenant « qu’ils veulent récupérer le plus d’argent possible ». Le gouvernement espère de cette mesure telle qu’il l’a présentée un gain de 2,4 milliards d’euros.

 

 

Contribution exceptionnelle sur la fortune pour l’année 2012


Afin de contribuer au redressement des finances publiques, « tout en cherchant à faire contribuer davantage les contribuables les plus fortunés de façon à assurer une répartition équitable » de l’effort supposé, le Parti Socialiste propose d’instituer une « Contribution exceptionnelle sur la fortune » calculée à partir d’un barème progressif basé sur le patrimoine. À partir de 800 000€, la contribution s’élève à 0,55% du montant de l’ISF payé, allant jusqu’à 1,80% pour les personnes détentrices de biens à hauteur de plus de 16 790 000€.

 

 

Hausse des prélèvements sur les transactions financières et les stock-options


Son taux passe de 0.1% à 0.2%, au motif que « le secteur financier a bénéficié à la suite de la crise de 2008 d’un important soutien des États » Il est donc « légitime », selon le gouvernement, que « le secteur financier apporte sa contribution à l’effort collectif de redressement des finances publiques, d’autant que la crise est en partie le fruit de dysfonctionnement des marchés ». Dans la même veine, le niveau des prélèvements sociaux sur les stocks options, actuellement fixé à 8 % pour la contribution salariale et 14 % pour la contribution patronale, passera à respectivement 10% et 30 %.

 

Diminution du traitement du Président de la République


Lors de la formation du gouvernement au mois de mai dernier, la rémunération des ministres avait déjà été abaissée de 30%. Ce sont à présent celles du président de la République et de son Premier ministre qui diminuent, dans les mêmes proportions : François Hollande touchera désormais 21 300 euros par mois, et Jean-Marc Ayrault 14 910.

 

 

Une taxe pour les fabricants de tabac ?


Dans le but de « mettre un terme aux superprofits dont bénéficient actuellement les cigarettiers », le député socialiste Jean-Marie Le Guen déposera aujourd’hui un amendement visant à taxer les bénéfices des industriels du tabac. Une taxe sans effet sur le prix du paquet, estime-t-il, soulignant que le chiffre d'affaires des cigarettiers a augmenté « de plus de 26% » en quatre ans. Le produit de cette taxe, plus de 200 millions d’euros, pourrait financer les programmes de prévention et de lutte contre les addictions.

 

 

Et la réduction des dépenses ?


Le projet présenté par les socialistes ne concerne pour l’heure que l’augmentation des recettes de l’Etat, mais celle-ci ne peut pas suffire seule à rétablir les finances publiques. La question de la réduction des dépenses est donc cruciale, or elle ne sera pas examinée avant le mois d’octobre. « Le fond du problème, il est là » s’inquiète le président de la Commission des Finances de l’Assemblée, l’UMP Gilles Carrez. « On ne peut pas petit à petit maîtriser nos déficits uniquement par des augmentations d'impôts », a-t-il souligné.

 

Il est fort dommage, selon moi, que "lHumanité" ajoute un couplet à la litanie de la réduction des dépenses sans en déciner le sens... dans cet article.

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 12:43
Lionel Jospin à sa sortie de l'Elysée, lundi 16 juillet 2012, alors qu'il a été nommé président de la commission chargée de la rénovation et de la déontologie de la vie publique par François Hollande.

Lionel Jospin à sa sortie de l'Elysée, lundi 16 juillet 2012, alors qu'il a été nommé président de la commission chargée de la rénovation et de la déontologie de la vie publique par François Hollande.

(PATRICK KOVARIK / AFP)

Annoncée samedi 14 juillet par François Hollande, la commission sur la moralisation de la vie publique prend forme. L'ancien Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, qui la préside, a annoncé lundi 16 juillet que cette commission serait essentiellement composée "d'universitaires (...) de magistrats et de hauts-fonctionnaires".


(Evidemment, seuls les "élites" sont de nature à débattre de la moralisation de la vie politique.

Et pourquoi pas un  ouvrier de PSA, qui demanderait des comptes aux pouvoirs publics et à leur engagement auprès de l'entreprise par un financement public à coup de milliards, ou bien au SMICARD, à qui l'on promet une revalorisation et un coup de pouce du salaire minimum, pour aboutir à une augmentation minimum ?, ou le jeune qui cherche formation et emploi, après maintes et maintes promesses de tous ordres et de toutes origines? La déontologie et la moralisation de la vie publique ont un sens pour ceux-là. Pas sûr que les élites intellectuelles y voient la même chose. Qui vivra verra!  NDLR)

 

 

Après un entretien avec le chef de l'Etat, puis une conférence de presse, il a affirmé à l'AFP que Roselyne Bachelot, ancienne ministre UMP, en ferait partie.

 

 

L'ancienne ministre de la Santé du gouvernement Fillon s'est montrée très critique, ces dernières semaines, envers son propre camp. Dans un essai paru en juin, elle n'hésitait pas à dire que les ministres de Nicolas Sarkozy étaient "malades de la peste que Sarkozy avait inoculée". Elle écrivait aussi : "Tout au long du quinquennat, j'ai pu mesurer l'influence néfaste des communicants qui, dans leur souci obsessionnel de tout maîtriser, ont transformé les visites prétendument de terrain en des simulacres de rencontres aseptisées".




Bachelot au cœur d'une controverse


Roselyne Bachelot avait pourtant été au centre d'une polémique en 2010. Son fils, Pierre Bachelot, avait été nommé à la direction générale de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES), un organisme qui dépend du ministère de la Santé, dirigé alors par... Roselyne Bachelot selon Le Point. Il y était "chargé de développer une stratégie d'influence ou de lobbying, notamment auprès du Parlement, et de veiller à ce que la santé soit intégrée dans toutes les politiques publiques", explique l'hebdomadaire.


Lionel Jospin a par ailleurs indiqué que cette commission, chargée de la rénovation et de la déontologie de la vie publique, qui se réunira pour la première fois mercredi 25 juillet, remettrait ses conclusions "tout début novembre".

L'Elysée indique dans un communiqué que la commission "aura notamment pour mission de définir les conditions d’un meilleur déroulement de l’élection présidentielle et s’interrogera sur le statut juridictionnel du président élu. Elle examinera également les voies d’une réforme des scrutins applicables aux élections législatives et sénatoriales, et formulera des propositions permettant d’assurer le non cumul des mandats. Elle définira des règles déontologiques de nature à garantir la transparence de la vie publique".


Voici la liste complète des membres de cette commission, transmise par l'Elysée :


- Olivier Schrameck, président de section au Conseil d’Etat et ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin
- Chantal Arens, présidente du Tribunal de grande instance de Paris
- Roselyne Bachelot-Narquin, ancienne ministre
- Julie Benetti, professeure à l’université de Reims
- Jean-Claude Casanova, membre de l’Institut, président de la Fondation nationale des sciences politiques
- Jean-Pierre Duport, préfet de région honoraire
- Jean-Louis Gallet, conseiller à la Cour de cassation, vice-président du Tribunal des conflits
- Marie-Christine Lepetit, chef du service de l’Inspection générale des finances
- Wanda Mastor, professeure à l’université de Toulouse I
- Ferdinand Melin-Soucramanien, professeur à l'université de Bordeaux IV
- Agnès Roblot-Troizier, professeure à l’université d’Evry
- Dominique Rousseau, professeur à l’université Paris I
- Hélène Ruiz-Fabri, Professeure à l’université Paris I

 

FTVi avec AFP

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 01:46

Malgré l'affaire du Médiator, Jacques Servier et sa famille grimpe de la 17e à la 15e place du classement des plus riches

 

  - le 11 Juillet 2012

Les 500 plus grandes fortunes de France ont toujours les poches bien pleines

Le classement 2012 de Challenges montre que les 500 plus riches français ont cumulé 267 milliards d'euros de gain. Soit autant que les recettes de l'Etat. Voilà une bonne source de taxation à étudier pour réduire les déficits et la dette publique.

Moins d'une semaine avant l'étude par l'Assemblée nationale du collectif budgétaire 2012, Challenges relance sans le vouloir le débat sur la taxation des plus riches et sur une autre répartition des richesses en France. Citant Jean-Philippe Delsol, auteur de A quoi servent les riches (Editions JC Lattès), le magazine a fait le calcul: "S’il fallait les redistribuer aux 8,1 millions de pauvres (en France) recensés par l’Insee, cela représenterait 33.000 euros pour chacun d’eux".

Quant à résorber le déficit public de la France avec les sous des plus riches, c'est tout à fait possible. Si l'on prenait à ces 500 plus grandes fortunes les 69,6 milliards d'euros nécessaires pour combler le déficit public actuel, cela leur laisserait tout de même aux alentours de 200 milliards pour subvenir à leurs besoins cette année.

 

Les autres scandales mis en lumière par ce classement:

 

  • Des riches un peu moins riches mais toujours très riches. Les 500 plus grandes fortunes françaises souffrent de la crise, mais elles sont tellement riches qu'elles ne s'en sont sans doute pas rendu compte. Leur revenus ont baissé de 3% par rapport au classement précédent. La faute, selon le magazine, aux "difficultés de l’économie française", à "la chute des cours de bourse et l’assèchement du marché des fusions acquisitions, dont l’activité poussait jusqu’alors la valeur des entreprises à la hausse".
  • Les plus fortunés sont toujours les mêmes. Neuf des dix plus grandes fortunes 2011 restent dans le Top 10 2012. Bernard Arnault demeure le plus riche de tous. Les 21 milliards d'euros en poche du patron de LVMH représentent à eux seuls 8% du total du classement. La famille Mulliez et ses Auchans demeurent deuxièmes et ne connaissent pas la crise.
  • Les Servier plus riches, malgré le Médiator. Jacques Servier se bat comme un beau diable dans les prétoires pour ne pas indemniser les victimes de son Médiator. Sa famille lui en sait gré en remontant de la 17e à la 15e place.

  • Bettencourt rétrogradée. Liliane Bettencourt et sa famille sont poussés hors du podium par Bertrand Puech et les familles actionnaires de Hermès.Lactalis dans le gotha. Lactalis n'est pas Doux et la hausse des produits alimentaires va bien quelque part. La famille Besnier, fondatrice du premier laitier mondial, grimpe à la dixième place du classement
  • Niel a Free, il a tout compris. A l'heure où les opérateurs mobiles prennent prétexte de l'arrivée de Free pour dégraisser en France et délocaliser à tout va, le propriétaire du groupe télécom Iliad, Xavier Niel, arrive à la douzième place du classement.

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 11:42

Un restaurateur maghrébin lyonnais agressé par l’extrême-droite locale

Le propriétaire maghrébin de deux petits restaurants quitte le Vieux-Lyon à la suite d’une agression et d’insultes racistes.


C'est le quotidien local, le Progrès, qui rapporte l'histoire. La nuit du 8 au 9 juin semble paisible à Saint-Jean, dans le Ve arrondissement de Lyon. Mais Mohamed n’est pas serein, assis à la terrasse de l’un de ses deux restaurants, « La Grange » et « Chez Louise ». Il scrute souvent les environs de l’établissement. Il est minuit, c’est l’heure de la fermeture.


Soudain deux hommes se mettent à uriner sur ses plantes, le sourire aux lèvres. « La France aux Français » crient-ils en réponse à l’énervement du terrassier. Après un vif échange, le duo disparaît. Pour mieux revenir. Dix minutes plus tard, une quinzaine d’hommes saccagent les restaurants, armés de bars de fer et de poings américains. Employé dans le restaurant, Hamid tente de venir à la rescousse de son frère. Il s’en sortira avec dix points de suture sur le crâne : « ils nous ont frappé avec des ceintures, j’ai reçu un violent coup sur la tête et le genou ». Un témoin reste bouche bée. «  J’ai aperçu une dizaine d’hommes prenant la fuite. Les gens étaient médusés d’avoir entendu des slogans à connotation nationaliste ».


Violence et racisme : un cocktail brûlant associé au développement accéléré de mouvements d’extrême-droite et néonazis dans certains quartiers lyonnais. Suite à cet incident, le restaurateur a décidé de vendre ses deux bouchons.

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 09:59

A peine plus de trois ans après sa fondation, le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot voit partir ce week-end des ex-dirigeants et militants vers le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, nouvel épisode d'une crise apparue aux européennes de juin 2009.

 

C'est pourtant dans l'euphorie que le NPA avait été créé en février 2009, avec plus de 9.000 militants revendiqués autour du populaire facteur (3.000 à la LCR). Mais dès les européennes puis aux régionales de 2010 (avec la polémique autour de la candidate voilée), le FG supplante le NPA jusqu'aux 11,1% de M. Mélenchon à la présidentielle, dix fois plus que Philippe Poutou.

 

Aujourd'hui, le parti d'extrême gauche ne compte plus que 3 à 4.000 militants, selon la direction. Ses mauvais résultats aux législatives (0,98%, Lutte ouvrière inclus) lui ont aussi fait perdre son financement public (900.000 euros par an depuis 2007), d'où une nouvelle souscription et une hausse des cotisations.

 

Minimisant la débâcle, Alain Krivine, figure historique du parti, analyse : le NPA (seulement 80 élus municipaux) "a été mis en avant de façon outrancière" par les médias à sa création, les scores de M. Besancenot en 2002 et 2007 (plus de 4%) n'avaient "pas de sens réel", "ça nous a déformés".

 

L'hémorragie en tout cas se poursuit. Après des mois d'hésitations, c'est l'ex-bras droit d'Olivier Besancenot, Pierre-François Grond, l'ex-porte-parole Myriam Martin et leurs amis du courant "Gauche anticapitaliste" (GA) qui quittent un parti ayant échoué dans son pari initial de fédérer autour de lui.

 

Une troisième vague de départs vers le FG après "Gauche unitaire" de Christian Picquet en 2009 et "Convergences et alternative" en 2010.

 

L'objectif pour GA, satisfait de voir le PCF renoncer à entrer au gouvernement, est de "rassembler une gauche anti-austéritaire indépendante du PS" face à la crise et la menace du FN, comme le mouvement de gauche radicale Syriza en Grèce, expliquait M. Grond à l'AFP mi-juin.

 

Le départ de ceux qui ont déjà soutenu M. Mélenchon à la présidentielle, sera officialisé ce week-end en conférence nationale du NPA à Nanterre.

 

"Tout a explosé quand Besancenot, élément unificateur, a décidé de ne pas être candidat", "le désaccord était caché mais ancien", reconnaît M. Krivine qui tente de dédramatiser : s'il est "gênant" qu'une partie de la relève dirigeante (beaucoup de quadragénaires) s'en aille, ils ne seront au total "que 150 militants" à partir.

 

Mais à GA qui représentait 40% au congrès de juin 2011 et a récemment récupéré 550.000 euros après répartition des dotations publiques et du patrimoine de la LCR, on parle plutôt de "plusieurs centaines" de départs, beaucoup ayant déjà franchi le pas.

 

Le Parti de gauche se réjouit de ces arrivées au FG, Eric Coquerel jugeant que le NPA a été "éradiqué par son erreur stratégique" : "attirer sur l'unité avant de la refuser".

 

Le parti de M. Mélenchon aimerait que GA le rejoigne, mais l'idée n'emballe pas le courant du NPA qui se voit plutôt, selon Ingrid Hayes, en "troisième pôle" du FG avec "la Fédération" de Clémentine Autain ou les Alternatifs, pour un meilleur équilibre entre PCF et PG.

 

Au FG, "nos copains vont être bouffés", pense M. Krivine qui veut croire en une "nouvelle dynamique" du NPA dans la rue. "On va aider à organiser la défiance vis-à-vis de François Hollande", dit-il, soulignant que MM. Besancenot et Poutou "continuent, eux, à faire le tour des entreprises en lutte".

 

Et alors que les députés FG se sont abstenus de voter la confiance au Premier ministre, le NPA attaque : "comment peut-on s'abstenir face à l'austérité? On ne peut que la refuser!"

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 23:48

La présidente du groupe CRC (communistes) du Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat, a écrit lundi soir au patron de l'UMP, Jean-François Copé, pour dénoncer son "scandaleux amalgame" entre le Front de Gauche et le Front national lundi matin sur France Inter.


"Cet amalgame est évidemment bien commode, en termes de propagande, pour justifier le rapprochement assumé entre la droite et l'extrême droite", écrit la sénatrice dans ce courrier transmis à l'AFP. Les communistes ont apporté une contribution décisive à la victoire sur l'occupant nazi à laquelle une certaine droite française à l'époque s'était alliée au nom de la formule (...) "plutôt Hitler que le Front populaire"", poursuit Nicole Borvo Cohen-Seat.

 

Conseil national de la Résistance et guerre d'Algérie


Elle évoque le souvenir "des dizaines de milliers de résistants communistes déportés ou fusillés", "par la droite extrême au pouvoir entre 1940 et 1944, dont les membres fondateurs et dirigeants actuels du Front national n'ont jamais démenti être les héritiers. Je vous rappelle que les communistes participaient au Conseil national de la Résistance, puis au gouvernement du général de Gaulle en 1944 et 1945", souligne-t-elle.

 

L'élue de Paris "rappelle encore que des militants communistes comme Henri Alleg, auteur de La question, et Maurice Audin, dont l'assassinat n'a pas encore été officiellement reconnu, ont été torturés en Algérie par les amis des dirigeants actuels du Front national". Elle indique également que "les communistes ont voté Jacques Chirac en 2002" contre Jean-Marie Le Pen.

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 09:01

Le maire de Brignoles (Var), Claude Gilardo (PCF), est arrivé dimanche soir en tête du premier tour de l'élection cantonale partielle, devant le candidat du Front national, Jean-Paul Dispard, qui avait été élu en mars 2011 avant de voir son élection invalidée.

 

Seul candidat à gauche, ayant reçu le soutien du PS, du Front de gauche et des écologistes d'EELV, M. Gilardo a obtenu 39,6% des suffrages, contre 34,9% pour M. Dispard.

Avec 25,4% des voix et moins de 12,5% des inscrits, la candidate UMP, Annie Giusti, n'est pas en position de se maintenir au second tour.

L'abstention a atteint le taux record de 61,89% (56,86% au premier tour en mars 2011).

 

Le canton de Brignoles faisait partie des deux seuls remportés nationalement par le FN lors du dernier scrutin cantonal avec celui de Cavaillon, dans le Vaucluse.

 

M. Dispard l'avait emporté au second tour de cinq petites voix sur Claude Gilardo, conseiller général sortant. Il était déjà arrivé en tête au premier tour avec 32,97% des suffrages, devançant son adversaire communiste (31,53%), et des candidats UMP (23,69%) et EELV (11,80%).

 

A la suite d'un recours de M. Gilardo, le tribunal administratif de Toulon avait annulé en octobre 2011 l'élection de M. Dispard, relevant notamment "des discordances dans les listes d'émargement", qui auraient pu fausser le résultat du scrutin compte tenu du faible écart entre les deux candidats.

 

Le 19 mars dernier, le Conseil d'Etat avait confirmé ce jugement, rejetant l'argumentation de M. Dispard qui avançait qu'il "n'avait assigné ni assesseurs ni délégués dans les bureaux de vote" où ces discordances avaient été constatées.

I: 20.881

V: 7.958

E: 7.825

Abs: 61,89%

Claude Gilardo (PCF) 3.100 voix (39,6%)

Annie Giusti (UMP) 1.991 voix (25,4%)

Jean-Paul Dispard (FN) 2.734 voix (34,9%)

 

Rappel du scrutin de mars 2011

1er tour :

I: 19.805

V: 8.544

E: 8.361

Abs: 56,86%

Claude Gilardo (PCF) 2.636 voix (31,53%) Magda Igyarto-Arnoult (EELV) 987 voix (11,80%)

Jean-Michel Rousseaux (UMP) 1.981 voix (23,69%)

Jean-Paul Dispard (FN) 2.757 voix (32,97%)

2e tour :

I: 19.805

V: 9.557

E: 8.809

Abs: 51,74%

Claude Gilardo (PCF) 4.402 voix (49,97%) Jean-Paul Dispard (FN) 4.407 voix (50,03%) ELU
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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:48

  - le 23 Mai 2012

L’UMP s’en donne à cœur joie et attaque la nouvelle garde des Sceaux. Christiane Taubira cristallise sur elle les rancœurs de la défaite et les débordements de l’extrême-droitisation d’une partie de l’UMP avant les législatives. Les attaques se succèdent ad nauseam. 


À peine était-elle nommée ministre, le 16 mai, que le député Jean-Paul Garraud, membre de la Droite populaire, déclarait que la composition du gouvernement lui donnait "mal à la France", en ciblant l'élue guyanaise. Se défendant de toute attaque "par rapport à la couleur de peau", il avait dénoncé sa position sur "l'esclavagisme", l'accusant de "faire à chaque fois le procès de la France" et d'avoir une "vision très communautariste de l'Histoire de France".

Le patron de l’UMP a validé le lynchage mardi en faisant une pirouette réthorique qui a fait rire jusqu’aux élus FN : "Je dis aux Français qui ont envie de voter Front national qu'en votant Front national, on a la gauche qui passe. Donc, quand on vote Front national, on a Taubira et l'annulation des tribunaux correctionnels pour mineurs." Des députés UMP ont, du coup, repris à leur compte des rumeurs glanées sur Internet, sans rien vérifier. Ce que résume un élu de droite à l’AFP : "C'est comme Eva Joly, qui était un punching-ball idéal pour la droite. Taubira est une cible parfaite. On va bien se marrer..."

 

Après les juges pour enfants, c’est le syndicat de la Magistrature qui soutient Taubira

La ministre reçoit néanmoins quelques soutiens. Ce mercredi, c’est le Syndicat de la magistrature qui déplore la violence de ces attaques, et notamment les "sous-entendus racistes et sexistes", lancées contre la ministre de la Justice depuis qu'elle a confirmé son intention de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs.


L'offensive en dit long sur le niveau d'automatisme affligeant atteint par les maîtres autoproclamés du "réalisme", qui crient au "retour de l'angélisme", au "laxisme", à l'"irresponsabilité". Et le Syndicat de la magistrature décerne une "palme" à l'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati et rappelle quelle "ministre catastrophique elle fut".

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