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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 13:32

Société - le 22 Août 2012

Éditorial par Dany Stive

Dans l'Humanité ce mercredi : Roms, sortons de la politique des bulldozers !

En fait, les Roms survivent dans des bidonvilles qui ressemblent étrangement à ceux des années cinquante.

Depuis un mois, les expulsions de bidonvilles sans relogement se sont multipliées dans le Grand Lyon. Résignées, les familles s'installent sur de nouveaux terrains encore plus excentrés. Leur situation n'a jamais aussi précaire. Retrouvez dans l'Humanité notre reportage à Lyon, les expériences tentées à Montreuil, le dossier politique et au sein de l'UE. Et l'éditorial de Dany Stive, Citoyens européens de seconde zone.

Campements de fortune… Fortune ? Campements illicites… Où se trouvent les licites ? Notre vocabulaire trahit les stéréotypes qui collent à la peau des Roms. Là où se regroupent des migrants économiques venus de Roumanie et Bulgarie, poussés par la misère et la dégradation des économies et des politiques sociales, on s’évertue à nous présenter des populations nomades, se déplaçant de campements en campements.

En fait, les Roms survivent dans des bidonvilles qui ressemblent étrangement à ceux des années cinquante à quatre-vingt où s’entassaient alors les travailleurs immigrés du nord de l’Afrique. On tremble en pensant aux décennies qui ont été nécessaires pour éradiquer cet habitat indigne. Pourtant, c’est à cette tâche que le gouvernement doit absolument s’atteler dès aujourd’hui. La réunion interministérielle provoquée par le premier ministre doit impérativement refermer la sinistre période estivale qui a vu le ministre de l’Intérieur agir (et penser ?) comme n’importe quel thuriféraire sarkozyste.

 

Même Jean-Pierre Raffarin n’a « pas vraiment » vu de différences entre l’action de Manuel Valls 
et celle que menait Claude Guéant, son prédécesseur place Beauvau. Et l’ancien premier ministre s’est payé le luxe de prédire : « Je pense que ça va conduire à un certain nombre de difficultés, car les socialistes ne font pas la politique pour laquelle ils ont été élus. » C’est le moins que l’on puisse dire : qu’un ministre de gauche développe, avec des nuances (quand même !), un discours qui rappelle furieusement l’escroquerie intellectuelle du discours de Grenoble est insupportable et dangereux.

 

Il est plus que temps d’en finir avec cette politique d’expulsion qui jette des familles à la rue dans un dénuement total, les éloignant de l’apport solidaire des associations et du travail social mené par les collectivités territoriales engagées dans ce combat. Il est temps d’en finir avec les reconduites à la frontière, aussi onéreuses (20 970 euros d’après une évaluation du Sénat) qu’inefficaces et humainement insupportables. Il est temps d’en finir avec une politique qui bafoue les droits et la dignité des personnes.

 

Comme tout un chacun, Jean-Marc Ayrault a entendu, pendant la campagne électorale, le futur président de la République déclarer : « Lorsque des campements insalubres sont démantelés, des solutions alternatives doivent être proposées… » Les décisions sur lesquelles la réunion interministérielle va s’engager ne peuvent ignorer ce discours. Mais la déception serait grande si elle se contentait de gérer ce problème sans affirmer la volonté de le régler.

 

Rapidement, un moratoire sur les expulsions doit être décidé. Mettre fin aux mesures transitoires qui restreignent l’accès au travail des Roumains et des Bulgares, donc des Roms, en France jusqu’en janvier 2014, donnerait quelque consistance à un discours appelant ces gens à s’intégrer. En fait, il s’agit de donner accès au droit commun à ces 15 000 citoyens européens qui vivent aujourd’hui dans des conditions indignes.

  •  

Dany Stive

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 05:35
 

PARIS (Reuters) - Le Parti communiste français durcit le ton contre le gouvernement cent jours après l'élection de François Hollande, critiquant sa mollesse devant l'accumulation de plans sociaux, sa politique européenne et les expulsions de Roms.

Dans une interview dans le Journal du dimanche, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, estime que les débuts du gouvernement sont marqués par des contradictions.

 

"Nous avons voté les premières mesures fiscales positives, mais le gouvernement a mangé son pain blanc", déclare-t-il.

"Il est resté les bras croisés devant l'annonce des plans de licenciements, nous avons vu son impuissance face à PSA. Pour la rentrée, j'ai les plus grandes inquiétudes", ajoute-t-il. "Nous ne sortirons pas de la crise si nous n'y répondons que par l'austérité. Les grandes difficultés sont devant nous et, face à elles, le gouvernement manque de l'ambition nécessaire."


Pour lui, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg "fait de l'agitation stérile" au lieu d'interdire les licenciements boursiers, comme le souhaite le PCF.

 

Pierre Laurent annonce que le Front de gauche, dont le PCF fait partie, votera en septembre contre le traité budgétaire européen qui, a décidé jeudi le conseil constitutionnel, ne nécessite pas de révision de la Constitution.

 

Cette décision "accroît dangereusement le risque d'une ratification dans le dos des Français", estime-t-il en réaffirmant son opposition à un texte qui "prévoit une austérité drastique avec des sanctions automatiques pour les pays qui ne respecteraient pas la réduction du déficit public".


François Hollande n'a selon lui pas tenu son engagement de renégocier ce traité, même s'il a obtenu l'adoption d'un pacte de croissance européen, et les Français doivent selon lui trancher par référendum, ce que le président a toujours exclu.

 

Il estime que la bataille n'est pas perdue d'avance, plusieurs personnalités écologistes et du Parti socialistes ayant déjà annoncé leur refus de ratifier le texte.

 

Les expulsions de Roms de Bulgarie et de Roumanie ne trouvent pas non plus grâce aux yeux du secrétaire national du PCF, qui s'en prend au ministre de l'Intérieur.

 

"Je note qu'il y a d'autres déclarations inquiétantes du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui semble enclin à repousser aux calendes grecques le droit de vote des étrangers. Ce serait indigne de la gauche!", dit-il.

 

Pour autant, Pierre Laurent ne ferme pas la porte à une entrée de ministres communistes dans le gouvernement.

 

"Il faudrait pour que cette entrée soit possible que des inflexions très importantes aient lieu. Les choix actuels ne sortiront pas le pays de la crise", conclut-il.

 

Yves Clarisse

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 15:38
03 août

voici ce que me dit ma fille adoptive Djaouida qui est non seulement algérienne (double nationalité) mais diplômée animatrice de colonies de vacances et a travaillé comme telle pendant des années en Algérie avant de venir en France. je prends sous sa dictée:

en Algérie, pendant le mois de carême, il n’y a pas de colonies de vacances puisque dans une colonie on doit nager, courir, chanter toute la journée avec les petits,faire des activités, comment pourrait-on expliquer aux enfants qu’on est trop fatigué pour s’amuser avec eux ? Donc on respecte le mois et il n’y a pas de colonies.

 

- Est-ce que le ramadam vous fatigue ? -

- Oui surtout quand c’est l’été, on prive notre corps de manger, de boire, est-ce que quelqu’un résiste quand il fait aussi chaud ? On le fait par respect et pour notre religion, on a grandi comme ça et c’est nous.

- Donc qu’est ce que tu penses de cette histoire dans la colonie de vacances en France.

- je pense que l’on fait soit le ramadam soit la colonie , il faut être vigilant, les yeux ouverts, partout, c’est pas nos enfants il faut faire encore plus attention que quand c’est les notre, et moi quand je fais le ramadam je prive mes enfants de toute activité, Maya (6 ans) pleure pour aller à la plage, je ne peux pas l’y emmener je n’ai pas la force pour la surveiller réellement en plus subir le soleil sans boire toute la journée…

En conclusion, respect pour tout le monde, pour l’opinion de chacun, que celui qui veut faire le ramadam le fasse mais pas en responsabilité surtout des petits.

 

danielle Bleitrach

 

comme Djaouida est une mère je crois qu’elle dit ce qu’elle pense et que partage sans doute une majorité de mères dont les enfants sont en colonie de vacances… Donc loin d’être une manifestation spontanée de la population, ce truc est opération téléguidée politicienne… Djaouida qui lit par dessus mon épaule ajoute “Ils veulent faire la zizanie comme si cela ne suffisait pas ce qui se passe au monde”…

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 12:58

 

La laïcité dans les centres de vacances


"L'affaire "de Gennevilliers devrait nous inviter à réfléchir sérieusement à la question laïque et à ne pas s'enfermer dans des amalgames ou des faux procès....


Voici ce que le lecteur peut lire dans le Parisien

 

"Marche arrière toute à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). La ville n’obligera plus ses animateurs à déjeuner pendant le ramadan. Exit donc l’article 6 qui imposait de se nourrir et de s’hydrater « convenablement en particulier durant les repas », et d’être « en pleine possession de ses moyens physiques ». Cette clause du contrat de travail de tous les moniteurs de la ville avait été à l’origine de la suspension de quatre animateurs, l’un domicilié dans la commune, les trois autres à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), d’une colonie de vacances de Port-d’Albret (Landes) qui jeûnaient pour le ramadan (voir notre édition d’hier), et qui envisagent aujourd’hui de porter plainte"


Les esprits s'échauffent , les noms d'oiseaux fusent :

 

d'un côté, il y a les "islamophobes" patentés, nouveaux "racistes" qui s'ignorent et de l'autre des islamistes....

 

Gardons la raison et essayons d'aborder la question sérieusement.

Les animateurs employés par une association laïque ou une municipalité sont tenus d'avoir une attitude laïque, c'est à dire de ne porter pas de signes religieux ou politiques visibles et de ne pas faire directement ou indirectement du prosélytisme.

Le problème qui se pose à Gennevilliers comme ailleurs c'est l'absence de réflexion ou de formation sur ces questions essentielles et principielles.

J'ai très souvent encadré des stages BAFA en période de Ramadan et je me rappelle très bien ce qu'avait expliqué un formateur avec qui j'intervenais et avec qui nous avions préparé le stage :

"Certains vont jeûner, vous êtes des adultes et c'est votre choix mais attention, vous devez participer à tous les temps de formation et être disponibles physiquement et psychologiquement. Dans les critères de validation du stage il y a comme indicateur : la disponibilité"

Nous n'avons jamais eu de problème.

Comme directeur de centre de vacances j'aurais tenu le même discours.

La clause du contrat de travail des animateurs de Gennevilliers était à mon avis mal libellé, les animateurs sont des adultes qui sont responsables, leur obligation c'est de garder une attitude laïque et d'être en pleine possession de leurs capacités

 

...C'est ainsi que j'aurais formulé la question....Il est important que chaque animateur ait les capacités d'animer un groupe d'enfants et d'ailleurs, en centre de vacances, les plus grandes difficultés résultent d'un manque de sommeil des encadrants.

 

Voici donc mon avis sur la question. Je suis intervenu souvent sur la laïcité et sur la nécessité d'être fermes sur les principes :

  • les enfants ne doivent pas être séparés lors de la restauration collective en fonction des choix alimentaires

  • aucune pression ne doit être exercée sur un enfant pour qu'il mange ou ne mange pas tel plat

  • aucun signe religieux visible ne doit être porté par un encadrant....

 

Jean-François Chalot
 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 05:51

Sports - le 2 Août 2012

Jeux olympiques 2012 : les dessous de Londres

JO de Londres : Les déplorables conditions de vie des agents d’entretien

Envoyé spécial. Les nettoyeurs et les femmes de ménage du site olympique, le plus souvent venus de l’étranger, ont été installés sur un terrain vague, dans des baraquements que leurs occupants comparent à 
des taudis. 


Les athlètes du monde entier ont maintenant pris possession du village olympique. Malgré les petits désagréments quotidiens de la circulation à Londres, voire la nourriture ou des lits trop petits, ils bénéficient du confort et de toutes sortes de facilités pour concourir au plus haut niveau. Cependant, les jeux Olympiques ont leur part d’ombre crasse. Un événement d’une telle dimension mobilise en effet des milliers de travailleurs temporaires et, parmi eux, les agents d’entretien, le plus souvent des femmes, les « cleaners ». Leur camp a été posé sur un terrain laissé à l’abandon de l’est de Londres à proximité du village olympique. Entre canal et rocades, il est difficile d’accès, soigneusement gardé, à l’abri du regard du public. Une brève 
incursion y est carrément impossible. Pourtant, on peut voir une centaine de préfabriqués alignés et serrés les uns contre les autres. Ils accueillent une dizaine de personnes chacun.

Les conditions de vie imposées aux nettoyeurs et aux femmes d’entretien y sont déplorables. Telle est la bombe lâchée par le Daily Mail quelques jours avant l’ouverture des JO, suscitant indignation et vague mea culpa. Jugez plutôt. Il y a une cabine de toilette pour 25 personnes et une douche pour 75 ! La pluie qui ne manque pas de tomber sur Londres provoque des inondations dans une partie des baraquements et rend le terrain boueux. Les occupants de ces cabines métalliques, ils sont des centaines la plupart venus de l’étranger pour travailler, doivent acquitter à la société de nettoyage qui les a embauchés 18 livres par jour à titre de loyer, soit 550 livres par mois (700 euros). Un vrai racket.

« Je ne pouvais pas le croire quand j’ai vu l’endroit où les gens dormaient, explique ainsi Andrea Munoz, un étudiant venu de 
Madrid. Quand j’ai vu aussi les portes en métal et la grande tour au milieu, ça m’a fait penser à une prison. C’est horrible. » Il estimait pouvoir obtenir là un petit job, mais aussitôt, il a préféré faire demi-tour. Ses deux copains sont restés, mais il se dit persuadé qu’ils vont le regretter. Un jeune Hongrois de vingt-quatre ans a également témoigné des « très mauvaises conditions » régnant dans ce camp, le comparant à un taudis, sale et avec peu d’espace. Plusieurs jeunes femmes auraient déjà quitté les lieux, parce qu’elles ne supportaient pas l’idée de devoir dormir dans une chambre avec des hommes.

Le Locog, le Comité d’organisation des Jeux, avait obtenu l’agrément du conseil de Newham, quartier où est situé le campement, malgré les réticences des autorités sanitaires. Toutefois, leurs mises en garde n’ont pas été jugées suffisantes pour empêcher l’occupation du site parce qu’elle était temporaire, et l’accord a été finalement donné.

Dans le collimateur également, Spotless International Services. Cette société en charge du camp a prétendu que le nombre de toilettes et de douches dépassait les exigences légales, et comble du bien-être, qu’une connexion à Internet avait été prévue. « Ce n’est pas une prison. On ne force personne à rester. Beaucoup de nos employés viennent de régions où le chômage est très élevé et sont très contents de travailler lors des jeux Olympiques. Il y aura toujours des mécontents sur le site, mais c’est une honte qu’ils ne soient pas venus en discuter avec nous parce qu’il y a des procédures en place pour résoudre ces problèmes », a déclaré furieux le patron, Craig Lovett. L’un de ces protocoles consiste à enfermer les secrets à double tour. Les travailleurs ont dû signer un contrat comportant une clause de confidentialité et de silence avec la société afin de ne pas parler à la presse, et ils sont interdits de visites familiales pour des « raisons de sécurité ». Mais trop tard, Andrea Munoz et quelques autres ont déjà parlé.

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 07:17

le 29 Juillet 2012

Les JO de Londres enchaînent les bourdes diplomatiques

La délégation indienne a adressé une plainte samedi au comité d'organisation des jeux Olympiques de Londres.

 

En cause, la présence d'une parfaite inconnue en tête du défilé des athlètes lors de la cérémonie d'ouverture vendredi soir. Pour Londres 2012, il s'agit de la troisième bourde diplomatique en quatre jours.


Mais qui est cette dame en haut rouge et pantalon turquoise qui défile au côté de Sushil Kumar, le porteur du drapeau de la délégation indienne? Les officiels du comité olympique d'Inde ont demandé la veille des éclaircissements aux organisateurs anglais. Le chef de mission aux Jeux Muralidharan Raja a expliqué: "Elle n'avait rien à faire là. C'est une intrusion pure et simple. On a soulevé la question auprès des organisateurs. On ne sait pas qui elle est ni comment elle est parvenue là. C'est une honte. On demande des excuses."

 

Une volontaire "trop enthousiaste"


Enquête réalisée, Sebastian Coe, président du LOCOG (comité d'organisation) a expliqué ce dimanche que l'intruse faisait partie des 7.500 volontaires qui ont participé à la cérémonie d'ouverture dans le Stade olympique. "Il est clair qu'elle était trop enthousiaste. Elle n'aurait pas du (entrer sur la piste où défilaient les athlètes), elle n'aurait pas être là", a-t-il ajouté, soulignant qu'il allait parler de cet incident avec le chef de la délégation indienne.

 

Devant un milliard de téléspectateurs


Le mal est fait pour les athlètes indiens: cette intrue a pris toute la lumière médiatique. Elle était en tête du cortège lorsque les sportifs du sous-continent ont fait leur entrée dans le stade olympique, juste au moment où les caméras (et les yeux d'un milliard de téléspectateurs estimés) étaient pointés du eux. Il s'agissait pourtant d'un moment historique pour le sport indien, qui présente à Londres son plus grand contingent d'athlètes (81).

 

 

Les Indiens sont d'autant plus choqués qu'ils continuent par ailleurs de protester contre la présence parmi les parraineurs des JO de Londres du géant de l'industrie chimique, Dow Chemical, propriétaire de l'usine du groupe Union Carbide qui a causé le pire accident industriel de l'histoire à Bhopal en 1984. Des enfants handicapés vivant près de l'usine indienne de Bhopal, d'où s'était échappé un nuage de gaz toxique en 1984, ont manifesté jeudi dernier contre le sponsor des JO.

 

Gallois et Nord-Coréens fâchés

Les Indiens rejoignent les Gallois et les Nord-Coréens au rang des nations fâchées par le comité d'organisation. Après avoir provoqué un mini incident diplomatique mercredi en affichant le drapeau sud-coréen avant un match de football féminin de la Corée du Nord, les organisateurs des Jeux olympiques ont dû s'infliger jeudi une deuxième séance de contrition publique en moins de 24 heures.

 

Cette fois, comble du sacrilège sur les terres de sa Gracieuse majesté, ils ont dû s'excuser d'avoir attribué la nationalité anglaise à un joueur gallois de l'équipe de Grande-Bretagne dans le programme officiel du match du tournoi de football masculin contre le Sénégal à Manchester. Les Jeux olympiques, auxquels la sélection britannique de football n'avait plus participé depuis ceux de Rome en 1960, est la seule grande compétition internationale où la Grande-Bretagne aligne une équipe composée de joueurs anglais et gallois, les fédérations écossaise et nord-irlandaise ayant repoussé l'invitation.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 18:46

 

Nette hausse du chômage en juin, la 14e consécutive

PARIS (Reuters) - Le chômage a fortement augmenté en juin en France, poursuivant sa hausse pour le quatorzième mois consécutif, ont annoncé mercredi le ministère du Travail et Pôle emploi. La dégradation a de nouveau particulièrement touché les personnes les plus jeunes et les plus âgées, mais moins les chômeurs de longue durée que ceux inscrits depuis moins d'un an. Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (ceux n'ayant exercé aucune activité) a augmenté de 23.700 (+0,8%) le mois dernier en France métropolitaine par rapport à mai pour s'établir à 2.945.800. ...

 

Bientôt 100 jours. Jusqu'à quand devrons-nous attendre pour voir la courbe du chômage s'inverser et notre outil industriel reprendre des couleurs ?

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 07:54

SNCF

Avec iDBus, la SNCF lance son low cost sur pneus

Lille (Nord), envoyée spéciale. La compagnie ferroviaire lançait hier sur la route ses premiers iDBus reliant Paris à Bruxelles, Londres et Amsterdam via Lille. Une diversification dénoncée par les syndicats, qui y voient une offre de transport au rabais. 


«C’est le grand jour », s’exclame Louis Vieillard, directeur commercial d’iDBus. Hier matin, sur les quelques places de parking le long de la gare Lille-Europe, où débarquent habituellement les autocars de la compagnie Eurolines, l’homme est venu tenter de transmettre son enthousiasme à l’occasion du lancement des premiers autocars estampillés SNCF, qui, partis de Paris le matin, rouleront ensuite vers Bruxelles, Amsterdam ou Londres. Au pied des véhicules bleu et rose flambant neufs, il souligne que « c’est ce qui se fait de mieux aujourd’hui », listant l’espacement des sièges, la climatisation, la prise électrique individuelle, le Wi-Fi, l’écran de géolocalisation, sans oublier la présence d’un chauffeur bilingue français-anglais chargé non seulement de conduire, mais d’assurer la « relation client », et rebaptisé pour la peine « capitaine ».

 

9 heures pour Londres !


Depuis hier, la SNCF fait son entrée sur le marché du transport par autocar, via sa filiale privée SNCF-C6 qui propose huit allers-retours par jour entre Paris et les capitales belge, néerlandaise et britannique, dont quatre passant par Lille, à des prix allant de 19 euros à une soixantaine d’euros, qui devraient attirer une clientèle aux revenus modestes et peu pressée puisqu’il faudra 5 heures pour rallier Paris à Bruxelles, 6 h 50 pour Amsterdam et 9 heures pour Londres ! Assez habilement, la compagnie axe toute sa communication sur les mérites de l’iDBus comparé à la voiture, allant même jusqu’à se parer de louables intentions écologistes.

 

« Notre première cible, c’est la voiture », déclarait ainsi début juillet la directrice générale de SNCF Voyages, qui veut « convaincre les automobilistes européens d’abandonner leur voiture ». « La moitié des déplacements sur longues distances se font en voiture avec 1,8 passager en moyenne, c’est un non-sens économique et écologique », renchérit sur le terrain Louis Vieillard d’iDBus, qui rappelle qu’un bus équivaut à vingt voitures, offre « plus de confort et plus de sécurité » pour un coût moindre, et permet d’éviter les embouteillages et les parkings payants à l’arrivée. Or, la comparaison avec le train serait nettement moins convaincante, comme l’ont souligné hier la trentaine de militants lillois de la CGT cheminots, de SUD rail et de Convergence nationale rail – association de défense du service public ferroviaire –, venus protester contre l’initiative iDBus. " La SNCF crée une sorte de troisième classe pour les usagers", déplore Dominique Sens, responsable régional de la CGT cheminots. "D’accord il y a la clim et le Wi-Fi, mais le confort est moins bon que dans un train, on n’a droit qu’à un bagage, il n’y a qu’une place pour personne à mobilité réduite. Les temps de trajet sont longs, sans aucune garantie sur les horaires du fait des embouteillages. " Pour Pierre Hameaux, de la CGT, également, « s’il y a un besoin pour ce genre de produit, c’est que les TGV et Eurostar deviennent inaccessibles au plus grand nombre, à l’opposé d’un service public ouvert à tous ».


Les syndicalistes voient aussi dans iDBus la volonté de la SNCF d’agiter la concurrence, et même de l’organiser en son sein entre ses diverses activités et ses centaines de filiales, pour « abaisser le coût du travail et remettre en cause le statut de cheminot », estime Eric Santinelli, représentant régional de SUD rail, qui cite l’exemple des TGV low cost qui doivent être lancés début 2013, et où le personnel, certes cheminot, devra travailler 9 h 30 par jour au lieu de 8 heures et accepter une plus grande polyvalence. Les militants ignorent les conditions dans lesquelles ont été recrutés la cinquantaine de « capitaines » iDBus.

 

Sardines ou pas ? La campagne publicitaire pour l’iDbus montre une boîte de sardines en forme de bus et invite à « changer d’idée sur les voyages en bus », qui entreraient donc dans l’ère du confort avec l’arrivée de la SNCF dans le secteur. En revanche, début juin, c’est bien le retour de la boîte de sardines qu’annonçait la compagnie en présentant son offre TGV low cost, qui sera lancée début 2013. Le concept de billets à 25 euros au maximum pour relier Paris (mais de la gare de Marne-la-Vallée) à Marseille et Montpellier, en passant par Lyon (mais en gare de Saint-Exupéry), passe aussi par une « densification » des rames, où les sièges seront resserrés pour accueillir 20 % de voyageurs supplémentaires.

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 22:08

Le DAL s'inquiète des "renoncements" du gouvernement sur le logement

Publié le 22.07.2012, 16h10

La fédération Droit au logement (DAL) a dénoncé dimanche les

La fédération Droit au logement (DAL) a dénoncé dimanche les "reculs" du gouvernement sur le projet de réalisation de 150.000 logements sociaux promis par François Hollande et remis en cause, selon elle, "au nom de la rigueur budgétaire". | Jacques Demarthon

 

La fédération Droit au logement (DAL) a dénoncé dimanche les "reculs" du gouvernement sur le projet de réalisation de 150.000 logements sociaux promis par François Hollande et remis en cause, selon elle, "au nom de la rigueur budgétaire".
Le DAL a réagi dans un communiqué à la présentation, mercredi, de la "feuille de route" de la ministre du Logement Cécile Duflot qu'il qualifie de "renoncements" par rapport aux engagements du candidat socialiste.

Si le gouvernement affiche toujours l'objectif de construire 500.000 logements neufs par an, dont 150.000 sociaux, ce programme est "menacé", estime le DAL, par les incertitudes qui pèsent sur le doublement du plafond du Livret A, des aides à la pierre, la mise à disposition gratuite de terrains aux communes pour faire des logements sociaux, autant de promesses de François Hollande.

Or, souligne le DAL, la perspective de doubler le plafond du Livret A, de 15.300 à 30.600 euros, suscite une forte réserve des banques et le DAL craint que le gouvernement y renonce pour satisfaire "l"appétit spéculatif" de ces dernières.
Le DAL affirme également que, dans la feuille de route de la ministre, le doublement des aides à la pierre est devenue "augmentation" et craint que la mise à disposition gratuite de terrains soit "soumise à conditions".
Enfin, la fédération critique le projet de l'Etat de solliciter plus que par le passé l'Action logement (ex-1% logement), en ponctionnant en 2013 1,8 milliard d'euros, et la hausse des tarifs de l'énergie qui "achèvent de détruire", à ses yeux, les promesses du gouvernement.

D'autant, souligne le communiqué, que la feuille de route de Mme Duflot n'évoque pas "la mise en oeuvre du Droit à l'hébergement, du Droit au logement opposable (DALO), de la lutte contre l'habitat indigne, contre le saturnisme infantile, contre les marchands de sommeil, et contre les expulsions locatives"
"Avant que la France de gauche n'enterre les droits des personnes vulnérables", Droit au Logement demande "la mise en place d'un plan d'urgence de 120 000 logements temporaires pour les sans logis (français, et étrangers avec ou sans papier) et les DALO, dont 60.000 en Ile-de-France".

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 03:37

Politique - le 16 Juillet 2012

Loi de finances rectificative : le PS veut prendre aux riches

À partir de 16 heures ce lundi et jusqu’à jeudi, les députés examinent à l’Assemblée le projet de loi de finances rectificative pour 2012 présenté par le gouvernement. Les propositions socialistes visent à accroitre les recettes en faisant « contribuer davantage les contribuables les plus fortunés ». La question de la réduction des dépenses, elle, ne sera pas à l’ordre du jour avant le mois d’octobre.


La Cour des Comptes a prévenu : le gouvernement va devoir trouver une dizaine de milliards d’euros afin de boucler son budget pour l’année 2012. Les socialistes présentent donc aujourd’hui leur projet de loi de finances rectificatives pour l’année en cours, et les principales mesures semblent aller dans le bon sens. En effet, elles visent à accroitre les recettes en prenant l’argent là où il est : chez les contribuables les plus fortunés, dans certaines niches fiscales, sur les transactions financières ou encore les produits pétroliers. Voici un tour d’horizon des mesures phares qui seront au cœur du débat parlementaire.

 

 

L’abrogation de la TVA sociale


Le précédant gouvernement l’avait adoptée dans les tous derniers mois de son exercice et son entrée en vigueur était prévue pour le mois d’octobre, mais la TVA sociale ne devrait pas voir le jour. Les socialistes ont décidé de l’abroger, pour éviter une hausse de 1,6 point du taux normal de la TVA – ce qui aurait été préjudiciable pour le pouvoir d’achat. Ils ont toutefois décidé, par mesure de justice fiscale, de maintenir la hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital, une mesure incluse dans le dispositif initial et qui doit rapporter un peu plus de 2,5 milliards d’euros. Ces recettes iront financer la hausse de l’allocation de rentrée scolaire, ainsi que la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse, dont la situation financière inquiète la Cour des Comptes.

 

 

Suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires


C’était le fameux « travailler plus pour gagner plus » promis par Nicolas Sarkozy : la loi TEPA était entrée en vigueur en août 2007, et offrait des allègements sociaux sur les heures supplémentaires aux entreprises de plus de 20 salariés. Le nouveau gouvernement note qu’ « En dépit de son coût important pour les finances publiques [4,9 milliards d’euros], ce dispositif n’a eu qu’un impact limité sur le nombre d’heures travaillées ». Les exonérations de cotisations sociales seront donc abrogées, et limitées aux seules entreprises de moins de 20 salariés, ce qui devrait permettre de réduire le 3 milliards d’euros le coût du dispositif.

 

Le projet de loi du gouvernement prévoit de n’appliquer cette évolution qu’aux heures de travail effectuées à partir du 1er septembre prochain afin de ne pas revenir sur le traitement des heures déjà travaillées, mais un amendement déposé par le député socialiste Christian Eckert demande à ce que la loi soit rétroactive, et revienne ainsi sur les heures supplémentaires travaillées depuis le 1er janvier 2012. « Ce n’était pas la proposition d’origine du gouvernement », tient à rappeler le ministre chargé des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, alors que l’initiative a « surpris » le Secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly.

 

Ce dernier estime que si les socialistes « pouvaient éviter » de taxer rétroactivement les heures supplémentaires, « ce ne serait pas plus mal », tout en comprenant « qu’ils veulent récupérer le plus d’argent possible ». Le gouvernement espère de cette mesure telle qu’il l’a présentée un gain de 2,4 milliards d’euros.

 

 

Contribution exceptionnelle sur la fortune pour l’année 2012


Afin de contribuer au redressement des finances publiques, « tout en cherchant à faire contribuer davantage les contribuables les plus fortunés de façon à assurer une répartition équitable » de l’effort supposé, le Parti Socialiste propose d’instituer une « Contribution exceptionnelle sur la fortune » calculée à partir d’un barème progressif basé sur le patrimoine. À partir de 800 000€, la contribution s’élève à 0,55% du montant de l’ISF payé, allant jusqu’à 1,80% pour les personnes détentrices de biens à hauteur de plus de 16 790 000€.

 

 

Hausse des prélèvements sur les transactions financières et les stock-options


Son taux passe de 0.1% à 0.2%, au motif que « le secteur financier a bénéficié à la suite de la crise de 2008 d’un important soutien des États » Il est donc « légitime », selon le gouvernement, que « le secteur financier apporte sa contribution à l’effort collectif de redressement des finances publiques, d’autant que la crise est en partie le fruit de dysfonctionnement des marchés ». Dans la même veine, le niveau des prélèvements sociaux sur les stocks options, actuellement fixé à 8 % pour la contribution salariale et 14 % pour la contribution patronale, passera à respectivement 10% et 30 %.

 

Diminution du traitement du Président de la République


Lors de la formation du gouvernement au mois de mai dernier, la rémunération des ministres avait déjà été abaissée de 30%. Ce sont à présent celles du président de la République et de son Premier ministre qui diminuent, dans les mêmes proportions : François Hollande touchera désormais 21 300 euros par mois, et Jean-Marc Ayrault 14 910.

 

 

Une taxe pour les fabricants de tabac ?


Dans le but de « mettre un terme aux superprofits dont bénéficient actuellement les cigarettiers », le député socialiste Jean-Marie Le Guen déposera aujourd’hui un amendement visant à taxer les bénéfices des industriels du tabac. Une taxe sans effet sur le prix du paquet, estime-t-il, soulignant que le chiffre d'affaires des cigarettiers a augmenté « de plus de 26% » en quatre ans. Le produit de cette taxe, plus de 200 millions d’euros, pourrait financer les programmes de prévention et de lutte contre les addictions.

 

 

Et la réduction des dépenses ?


Le projet présenté par les socialistes ne concerne pour l’heure que l’augmentation des recettes de l’Etat, mais celle-ci ne peut pas suffire seule à rétablir les finances publiques. La question de la réduction des dépenses est donc cruciale, or elle ne sera pas examinée avant le mois d’octobre. « Le fond du problème, il est là » s’inquiète le président de la Commission des Finances de l’Assemblée, l’UMP Gilles Carrez. « On ne peut pas petit à petit maîtriser nos déficits uniquement par des augmentations d'impôts », a-t-il souligné.

 

Il est fort dommage, selon moi, que "lHumanité" ajoute un couplet à la litanie de la réduction des dépenses sans en déciner le sens... dans cet article.

 

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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