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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 13:28

Ce matin à 11h11

 

PARIS (Reuters) - L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine était à nouveau interrogé mardi dans l'enquête sur une possible corruption en marge de la présidentielle de 1995, où sont mis en examen plusieurs proches de Nicolas Sarkozy.

A son arrivée au pôle financier du tribunal de Paris, il s'en est pris à Nicolas Sarkozy, n'hésitant pas à s'adresser aux électeurs pour leur demander de le chasser de l'Elysée.

 

"Je m'adresserai aux Français pour leur dire à qui ils vont avoir affaire s'ils ne font pas les choses qu'on leur offre de faire, (...) éradiquer ce système de corruption qui vous mène depuis quelques années, depuis 1995, et en tous cas fortifié aujourd'hui", a-t-il dit aux journalistes.

 

Il a mis en cause "un système qui gère la France et qui a la tête quelqu'un qui s'appelle peut-être le président de la République". Il propose aux électeurs de voter pour quelqu'un de "propre".

 

Mis en examen pour "complicité et recel d'abus de biens sociaux" depuis fin 2011, Ziad Takieddine devait être mis en examen à nouveau pour "blanchiment" d'argent, le parquet ayant donné son feu vert à des poursuites sur ce chef après de nouvelles découvertes à l'étranger.

 

Les juges sont sur la piste d'un possible détournement de commissions légales convenues en marge de la vente de sous-marins au Pakistan (84 millions d'euros) et de frégates à l'Arabie saoudite (200 millions d'euros) dans les années 1990. Un attentat au Pakistan en 2002 où 11 Français sont morts pourrait être lié.

 

L'hypothèse de travail est qu'une partie de cet argent a été retirée en espèces et réacheminée vers Paris pour financer la campagne d'Edouard Balladur en 1995, dont l'actuel chef de l'Etat était le porte-parole.

 

RETRAITS EN SUISSE

 

Selon des documents résultant d'enquêtes à l'étranger demandés par le juge Van Ruymbeke, des sommes soupçonnées de provenir de ces fonds sont sorties d'un compte en Suisse d'Abdul Rahman al Assir, ex-associé de Ziad Takieddine.

L'argent est ensuite parti au Koweït, puis a été retiré en espèces, opération qui constituerait le "blanchiment". Ziad Takieddine est soupçonné mais il nie tout rôle dans ce circuit.

 

Les importants retraits d'espèces en Suisse se situent dans une période proche d'un versement, toujours en espèces, de dix millions de francs (1,5 million d'euros) aux comptes de la campagne Balladur, en avril 1995.

 

Au total, plus de 20 millions de francs en espèces (trois millions d'euros) ont été versés aux comptes Balladur. Nicolas Bazire, ex-directeur de campagne et Thierry Gaubert, un ami de Nicolas Sarkozy sont déjà mis en examen.

 

Edouard Balladur justifie les espèces par des ventes de T-shirts et de gadgets de campagne. Abdul Rahman al Assir et Ziad Takieddine étaient, selon d'autres dépositions versées au dossier, imposés comme intermédiaires par le camp Balladur dans les contrats saoudien et pakistanais.

 

Selon un rapport de police luxembourgeois versé au dossier, Nicolas Sarkozy pourrait avoir contribué en qualité de ministre du Budget (1993-1995) à la création au Luxembourg de structures off shore liées à ces manoeuvres. Il le nie.

En cas de défaite à la présidentielle, il pourrait être interrogé comme témoin par le juge Van Ruymbeke à partir de juin mais pas poursuivi, les faits relevant a priori de la Cour de justice de la République, seule compétente pour les anciens ministres.

Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 23:49

 

Politique - le 6 Avril 2012

 

« Nicolas Sarkozy perd les pédales ». La réaction de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF ne s’est  pas fait attendre. Vendredi matin, sur RTL, le candidat de l’UMP, qui n’en est pas à son coup d’essai, s’en est une fois de plus pris au secrétaire général de la CGT, l’accusant de mener campagne contre lui parce qu’il serait « membre du bureau politique du parti communiste comme chacun le sait ».


Celui qui se présente comme « le candidat de la vérité » vient de lâcher un triple mensonge : le Bureau politique du PCF est une instance qui n’existe plus depuis 15 ans ; Bernard Thibault n’a jamais été membre l’instance qui l’a remplacé, le Bureau national. Il a participé, entre 1997 et 2001, aux réunions Conseil national, organe qu’il a quitté peut après être devenu secrétaire général de la CGT, précisément pour marquer l’indépendance de son syndicat  vis-à-vis des partis politiques et du Parti communiste.

 

L’attaque est d’autant plus injuste, que la redéfinition des liens entre le syndicat et les partis politiques, est un des chantiers les plus sûrement mené par Bernard Thibault depuis qu’il est à la tête de la centrale syndicale. Le 17 juillet 2001, lors d’une rencontre avec le PCF, il avait présenté à Robert Hue, secrétaire national du PCF, un texte de six pages, invitant à « réévaluer » leurs rapports. Il invite à redéfinir des relations basées « sur le respect mutuel et la franchise », affirme que le syndicat exclut « toute attitude de soutien ou de co-élaboration d’un projet politique » mais que cette orientation ne signifie pas neutralité. Il est normal, explique Bernard Thibault, que « se manifestent des convergences et aussi des divergences entre organisations qui n’ont pas la même vocation ».

 

Des divergences, il semblerait qu’il n’y en ait pas qu’un peu entre la CGT et le bilan économique et social du président sortant. Dans un communiqué, le secrétaire général de la CGT ironise : « la seule citation de son nom provoque des réactions hostiles dans diverses manifestations publique et pas seulement dans les meetings de la CGT ». Il juge aussi que l’attitude du président de Nicolas Sarkozy « à l’égard du premier syndicat du pays n’est pas digne du président de la République d’un pays démocratique. » Le candidat de l’UMP tombe bien bas.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 11:54


 
http://politikopotinsgrfr.blogspot.fr/2012/04/letat-de-choc.html

Le gouvernement Tsolakoglou a anéanti toutes mes possibilités de survie, qui étaient basées sur une pension très honorable que j’ai payé seul pendant 35 ans sans aucune aide de l’Etat. Et comme mon âge avancé ne me permet pas de réagir d’une façon dynamique (quoique si un compatriote grec devait se saisir d’une Kalashnikov, je m’empresserais de le suivre), je ne vois pas d’autre solution que de mettre fin à ma vie dignement, ce qui m’épargne d’avoir à fouiller les poubelles pour assurer ma survie. Je crois que les jeunes sans avenir vont prendre les armes un jour et ils pendront les traitres de ce pays sur la Place Syntagma, exactement comme les Italiens l’ont fait pour Mussolini en 1945.

____________________________________________________________________________________________

 

Oh rage, Oh désespoir!


REVOLTONS-NOUS devant l'intolérable

 

REVOLUTIONNER CETTE SOCIETE CAPITALISTE, CE MONDE ANTIQUE,

C'EST LA TÂCHE URGENTE DE NOS GENERATIONS ACTUELLES

 

L'état de choc

Après les près de 2 000 suicides constatés depuis le début de la "crise" en 2009 dû à la détresse financière, voici le premier suicide public.
Un lieu précis choisi: la place Syndagma, la place du Parlement, ce Parlement où les décisions trahissant le peuple grec se votent une à une. Le plus imposant endroit d'Athènes après le Parthénon.
Une personne précise: un homme âgé de 77 ans, retraité, fatigué, en détresse financière, voulant "mourir dans la dignité".
Une date: peu avant la semaine sainte annonçant Pâques, la période la plus importante dans le calendrier grec, on a enterré le Christ et il va ré-susciter.
Un heure: quelques minutes avant 9h, l'heure de pointe du trafic routier et pédestre, les personnes se rendent sur leur lieu de travail.

Il s'appelait Dimitris Christoulas, il avait 77 ans, il était pharmacien à la retraite, il avait cotisé pendant 35 ans pour sa propre retraite "tout seul" comme il le développe dans une lettre présente dans sa poche, il était endetté, il ne voulait pas se retrouver à "pêcher" dans les poubelles pour survivre.
Peu avant 9h ce matin, il s'est rendu sur la place Syndagma, s'est mis à l'ombre d'un arbre, a pris son arme et s'est tiré une balle dans la tête.
Voilà ce qu'il aura fallu pour choquer réellement la population grecque. Ce rassemblement dans l'après midi, ces visages accablés pétrifiés, ces larmes aussi.
Combien de temps vont-ils continuer à tolérer l'intolérable?
Il le dit dans sa lettre, il souhaite que les jeunes sans avenir prennent les armes et amènent les dirigeants politiques sur la place du Parlement pour les exécuter en public, comme "les italiens ont fait avec Mussolini en 1945".

La pression monte, l'heure est à la tristesse, mais devrait vite arriver la rage, la rébellion aussi.
Les élections sont attendues début Mai. Cette rébellion sera-t-elle dans les urnes? Ou à défaut des urnes, dans les rues?





Je me suis rendue sur la place Syndagma, sur les lieux où M. Christoulas s'est donné la mort, je n'ai pas pu prendre de photo (photo www.athensnews.gr)
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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 01:43
Accueil > TopNews > Débats sur les accords passés et futurs avec les socialistes

Débats sur les accords passés et futurs avec les socialistes

 

par Elizabeth Pineau

 

PARIS (Reuters) - La question des alliances commence à agiter les esprits au Parti socialiste, chez ses partenaires écologistes et les tenants de la gauche radicale, à 20 jours du premier tour d'une élection présidentielle que la gauche a des chances de gagner.

 

Pour l'heure, la ligne officielle du PS est claire: aucune "négociation cachée" avec le Front de Gauche -alliance du Parti communiste et du Parti de Gauche- et pas de remise en cause de l'accord passé avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV).

Une position contestée en coulisses à l'heure où le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, est annoncé à plus de 15% des intentions de vote contre 2% pour la candidate EELV Eva Joly, hospitalisée dimanche.

 

Fidèle à sa réputation de trublion du PS, le député Arnaud Montebourg a critiqué le pacte de novembre réservant aux écologistes 63 circonscriptions -dont une vingtaine sont jugées gagnables, ce qui leur permettrait d'obtenir un groupe à l'Assemblée nationale.

 

Malgré ces premiers remous, direction du PS et d'EELV répètent qu'un contrat est fait pour être respecté.

 

"L'accord n'est pas caduc", a déclaré le porte-parole du PS, Benoît Hamon, lundi lors de son point de presse hebdomadaire.

 

"Les partis, quand ils signent des accords, ce n'est pas pour expliquer que d'une élection à l'autre les accords tombent parce que le résultat à l'élection présidentielle n'est pas conforme à l'idée que s'en faisaient les uns et les autres".

Très remonté contre Arnaud Montebourg, le sénateur EELV Jean-Vincent Placé considère qu'une remise en cause du texte "n'est pas un sujet".

"J'ai la signature de (la première secrétaire du PS Martine) Aubry et la parole (du candidat PS à la présidentielle François) Hollande", assurait-il ce week-end à la presse.

 

MÉLENCHON PARTENAIRE DEMAIN

 

Les problèmes de candidatures PS dissidentes -en opposition à un membre d'EELV ou un autre socialiste- concernent huit circonscriptions, dit-on au PS, où l'on ajoute : "Là où il y a problème, on se mettra autour d'une table et on discutera".


Le cas du Front de gauche, qui se sent pousser des ailes dans cette campagne, irrite visiblement le PS sans trop l'inquiéter au regard des sondages, qui laissent François Hollande autour de 28% au premier tour.

 

"Il n'y a aucune négociation cachée", assure Benoît Hamon.

 

François Hollande a rencontré le PCF Pierre Laurent pour solder la polémique liée à un article publié dans The Guardian, où le candidat socialiste évoquait la quasi disparition des communistes. Il n'a officiellement pas été question d'autre chose.

"On va grimper, et on va continuer à le faire, et c'est une très bonne nouvelle pour tout le monde", déclarait le n° 1 communiste ce week-end en marge d'un déplacement dans l'Essonne. "Il n'y a aucune crainte à avoir",

 

François Hollande, dont l'entourage assure qu'il n'a aucun contact avec Jean-Luc Mélenchon, qui a claqué la porte du PS en 2008, minimise le pouvoir de nuisance de ce dernier tout en appelant au "vote utile" au premier tour.

"Jean-Luc Mélenchon est un concurrent de premier tour mais c'est un partenaire demain pour diriger le pays à gauche", résume Benoît Hamon.

 

"Le plus important, c'est que le total à gauche est en train d'augmenter. Si Jean-Luc Mélenchon prend la place de (la candidate du Front national) Marine Le Pen, je ne vais pas me plaindre, c'est un bon signe pour la démocratie française".


LES ATTAQUES DE MÉLENCHON PÈSERONT

 

En 1981, quatre ministres communistes étaient entrés dans le gouvernement de Pierre Mauroy à l'invitation de François Mitterrand qui avait élaboré à gauche un programme commun.

 

Peut-on imaginer des ministres Front de gauche si François Hollande entre à l'Elysée? "Il peut y avoir des gouvernements qui comprennent toutes les composantes de la gauche", répond Benoît Hamon.

 

A l'heure de négocier, toutefois, les attaques nourries de Jean-Luc Mélenchon contre François Hollande pourraient peser.

"Ça ne peut pas être le résultat de l'élection présidentielle qui détermine tous les rapports de force", dit le porte-parole du PS. "Il est extrêmement important et il est clair que nous apprécierons, nous, les relations que nous aurons avec nos partenaires en fonction de cette élection, mais aussi en fonction de ce qui s'est passé auparavant".


Un autre responsable du PS analyse ainsi la stratégie du candidat du Front de Gauche :

"Pour Jean-Luc Mélenchon, la présidentielle n'est qu'une étape", croit-il savoir. "Son objectif est de construire (le parti allemand-NDLR) Die Linke en France, en vue d'autres échéances locales, européennes".


Avec Chine Labbé et Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 13:57

par Guy POUSSY ancien 1er secrétaire de la FD du Val de marne, ex membre du Comité Central du PCF

Les commentaires qui accompagnent les crimes odieux de Montauban et de Toulouse utilisent souvent les mots communauté et communautarisme. Ils sont devenus des éléments de langage quotidien des hommes politiques et de la caste médiatique. Il y a accélération d’un mouvement commencé il y a plusieurs années, qui de façon insidieuse nous fait passer de la République indivisible, laïque, démocratique et sociale à une société basée sur le communautarisme (*)

Ce glissement vient d’en haut. La montée en force des lobbies religieux est réelle, de même que la connivence des princes qui nous gouvernent. Sous les gouvernements de droite comme de gauche, les ministres des divers cultes sont persona grata. Certains pays Arabes, tel le Qatar (**) s’implantent en France. Les religions deviennent matière d’enseignement. Sarkozy se rend au dîner annuel du conseil représentatif des institutions juives (CRIF) accompagné d’autres dirigeants politiques. Le président de la République va plus loin lorsqu’il déclare « Que croire dans quelque chose vaut parfois mieux que croire que tout se vaut » Devant le Pape à St Jean de Latran, Sarkozy présenta la laïcité comme une forme de méfiance à l’égard des religions, et un obstacle à l’expression de celles-ci dans l’espace civil. Il opposa l’instituteur au curé et au pasteur, accordant le monopole de la conscience morale, de la définition du bien et du mal, à ces deux dernières figures. A son retour de Rome il proposa que le conseil économique et social face une place « Aux grands courants spirituels »

Ces prises de position, et ces comportements, blessent les consciences, elles ébranlent le principe de laïcité qui n’est pas une révérencieuse neutralité ou tout se vaut. La République est attaquée. Selon certains la loi de 1905 de séparation des églises et de l’état serait devenue archaïque. La liberté d’opinion et de croyances est certes un impératif catégorique, mais respecter la piété d’un chrétien, d’un juif, d’un musulman, d’un bouddhiste ne saurait interdire de passer au crible de la critique rationnelle des fables et dogmes, et des tabous nés dans l’enfance de notre espèce humaine. La laïcité -si propre à la France- est enracinée dans notre histoire. Il convient comme aux temps héroïques du combat anticlérical « d’écraser » ce que Voltaire appelait « L’infâme » c'est-à-dire la superstition, l’intolérance et les ingérences cléricales dans l’état. Il faut rassembler et unir ces forces potentielles trop inertes faces aux multiples attaques. La défense et la promotion de la laïcité à l’école, et dans la nation, est un combat  d’une brûlante actualité. Mettre en échec le piège du communautarisme  c’est travailler à unir le monde du travail pour les salaires, l’emploi, le logement, les libertés à l’entreprises.

Guy Poussy 27 mars 2012

 

 (*) Le communautarisme qui vient des Etats Unis se définit comme une conception faisant prévaloir l’organisation de la société en communautés sur l’exigence d’assimilation des individus selon des règles et un modèle équivalents pour tous.

(**) C’est aux musulmans eux-mêmes de combattre les dérives intégristes, les crimes qu’elles génèrent. Ce sont des régressions de la brillante civilisation Arabo-Islamique. Après les crimes de Montauban et de Toulouse, tant en France que dans les pays Arabes il y eu très peu de prise de position aussi fermes que celle du premier ministre Palestinien Salam Fayyad qui tout de suite déclara, « Il est temps que ces criminels arrêtent de revendiquer leurs actes terroristes au nom de la Palestine et de prétendre défendre la cause de ses enfants, qui ne demandent qu’une vie décente, pour eux-mêmes et pour tous les enfants du monde »

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 17:59


Interviewée par Radio Orient, Eva Joly réagit pour la première fois à l’assaut contre Mohamed Merah

 

«Je veux ici revendiquer un peu mon ancien métier. J’ai été magistrate pendant plus de vingt ans et j’ai passé la moitié de mon temps au Parquet. J’étais responsable de l’action publique pendant des années à Evry, responsable en direct de l’action de la police. J’ai eu à faire face à des prises d’otage. Et j’ai appelé le Raid ou le GIGN. Je connais leur pertinence, je sais qu’on peut leur faire confiance mais c’était moi qui dirigeais les opérations et non pas le ministre.

Et nous sommes aujourd’hui dans une situation absurde en France car nous avons des magistrats indépendants, compétents. Nous avons un instrument d’excellence qui est le Raid, qui était en opération en Toulouse pour interpeller un tueur dangereux. Cherchez l’erreur !

Qu’a fait le ministre sur place en commentant en permanence, heure par heure, ce qui se passait ? Il a créé de la confusion. Quel est son rôle ? Ce n’est pas lui qui dirige les opérations ! C’est une violation du code de procédure pénale ! Ces opérations auraient dû être dirigées par un juge, à l’extrême limite par le Parquet.

Vous savez bien qu’en matière criminelle, l’instruction est obligatoire. Le premier meurtre remonte au 11 mars. Le délai raisonnable pour ouvrir l’instruction est déjà fini. En tout état de cause, le ministre n’y a pas sa place. Or, que voyons-nous ? Nous voyons Claude Guéant, les traits tirés. On a l’impression que c’est lui qui donne les ordres au Raid. Et ça, vraiment, c’est anormal. Et je voudrais dire à nos concitoyens que c’est dangereux parce que ça créée la suspicion sur le mode d’interpellation choisie. Les citoyens peuvent se demander pourquoi est-ce qu’ils n’ont pas choisi d’interpeller Mohamed Merah lorsqu’il sortait de son immeuble et qu’il prenait son scooter ? On aurait peut-être pu le faire avec beaucoup moins de déploiement de moyens. Est-ce qu’il n’y avait pas là une arrière-pensée politique ?

Vous pensez que c’est une opération spectacle ?

Ce que je vous dis, c’est que le fait que le ministre était présent et a donné l’impression de commander les opérations, ce qui est illégal, crée cette confusion et cette suspicion. Si aujourd’hui les citoyens peuvent se demander : « Est-ce que ça n’est pas fait pour le spectacle ? » c’est parce que le ministre était là. S’il était resté Place Beauveau, on aurait laissé le Procureur de Paris, M. Molins agir ou le juge en charge de l’enquête et ce serait judiciaire. Parce que le ministre était là, on peut se dire peut-être qu’il y a eu une forme de mise en scène. Cette situation est anormale et a fait prendre des risques aux forces d’excellence que nous avons et qui n’ont pas besoin de Claude Guéant qui, à mon avis, ne connaît pas les opérations comme les dirigeants du Raid. 

Le 22 mars 2012

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 00:58

Mélenchon pour "l'insurrection civique"

AFP Mis à jour le 06/03/2012 à 20:01 | publié le 06/03/2012 à 18:24

 

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a appelé aujourd'hui  à "l'insurrection civique", voyant dans sa progression dans les sondages la preuve que son mouvement "a gagné ses galons". Alors que frémissent les 10% d'intentions de vote en sa faveur, celui qui a longtemps pesté contre les sondages, a parlé dans le train l'emmenant à Rouen, de "seuil de crédibilité franchi".

Pierre Laurent, numéro un du PCF, a aussi estimé que le FG avait "marqué des points", ce qui "ouvre des possibilités de progrès extrêmement importants". Pour Jean-Luc Mélenchon, la campagne "a franchi un cap" avec un "petit temps de retard" puisqu'il comptait sur un dépassement des 10% "fin février", mais le Front de gauche a "désormais gagné ses galons". Et d'égréner les étapes jusqu'ici, depuis sa désignation comme candidat en juin et le meeting en plein air place Stalingrad à Paris, jusqu'à la marche pour la VIe République prévue le 18 mars prochain de Nation à Bastille. Là, il n'a "pas l'intention d'y faire un cours de droit constitutionnel!" mais de "poser la question centrale de la démocratie en France, en Europe et dans les entreprises", explique-t-il.

Cette étape à la Bastille, vue comme une "démonstration de force" avec des dizaines de milliers de sympathisants prévus, marquera le début de "l'insurrection civique", veut croire l'ex-sénateur PS. Pour lui, ce moment est d'ailleurs "la continuation politique de la bataille de 2005" avec le non au référendum européen. Jean-Luc  Mélenchon qui veut d'abord "chasser la droite" et Nicolas Sarkozy, s'est aussi félicité de la "belle mécanique grippée" de Marine Le Pen. Lors d'un point presse au Parc des expositions de Rouen, il a d'ailleurs souligné qu'il allait continuer sa "bonne cognée" face à la candidate du FN.

Quant au PS, "on n'est pas là pour détricoter le pull-over des socialistes mais les faire penser, donner des arguments, éduquer", a-t-il dit. Et "si on veut les faveurs du Front de gauche, il va falloir partager davantage les richesses!", a-t-il lancé, jugeant l'idée de François Hollande de taxer à 75% les plus riches "pas assez travaillée" mais "très bonne". A une heure et demie du meeting (début 19H00), plusieurs centaines de militants étaient déjà massés au premier rang pour venir écouter leur champion.

 


Anniversaire du jour

Gabriel Garcia Marquez

Ecrivain colombien
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Chronique du jour

C'est arrivé le 6 Mars 1899
Un cachet ?
Un laboratoire allemand, Dreser, dépose à Munich le brevet de l'aspirine. C'est le chimiste Felix Hoffmann qui est à l'origine de cette formidable avancée médicale, en parvenant à synthétiser le dé...

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 00:52

François Fillon

  - le 6 Mars 2012

Fillon et l'UMP s'embourbent dans le thème de la viande halal et casher

Eteindre la polémique qu'il a lui-même suscitée lundi sur la viande halal et casher pour ne pas que le feu se propage au sein de l'UMP, à moins de deux mois de la présidentielle. C'est ce que François Fillon va tenter de faire demain, mercredi. Les services de communication du Premier ministre ont annoncé que ce dernier, "qui a toujours entretenu un dialogue régulier avec les autorités religieuses", recevra le grand rabbin de France et M. Mergui pour "parler directement avec eux" de ces propos.


Lundi, en pleine polémique sur la viande halal, le Premier ministre, s'exprimant à titre personnel, avait estimé sur Europe 1 que "les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé". Le Crif a immédiatement fait part de sa stupéfaction. Le grand rabbin Gilles Bernheim s'est dit lui "très gêné" par ces propos. Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, a lui jugé cette idée "stigmatisante" pour les musulmans et les juifs.

 

Tensions exacerbées à l'UMP


Plus globalement, cette prise de position a exacerbé des tensions bien réelles au sein de l'UMP sur le positionnement très droitier de la campagne de son candidat Nicolas Sarkozy et de son feu-follet de ministre de l'Intérieur Claude Guéant.

 

Le président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée, Yvan Lachaud, a ainsi pour une fois pris la parole  pour affirmer qu'il y avait "d'autres sujets à aborder" que la viande hallal ou casher. "Je pense que ce n'est pas à l'Etat à décider", a ajouté le député du Gard qui trouve en revanche que  "Nicolas Sarkozy ne fait pas assez état de son bilan", citant des "avancées sur les retraites, l'autonomie des universités...".

 

Dati: "Fillon mélange tout"


L'ancienne ministre UMP Rachida Dati, en conflit avec François Fillon pour les législatives à Paris, a déploré que le Premier ministre "mélange tout". "Moi je suis d'accord, les Français doivent connaître les modes d'abattage des animaux (...) c'est la transparence pour les consommateurs", explique-t-elle sur LCI. "Ensuite, il s'immisce dans les pratiques religieuses, il sort de son rôle (...). Je peux vous dire qu'il y a de nombreux religieux qui ont été vexés", a ajouté l'ex-garde des Sceaux (2007-2009), pour qui le locataire de Matignon "a une drôle de conception de la laïcité qui n'est pas celle du président de la République".

 

Comme à son habitude pompier de service de la majorité, le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a tenté ce mardi de circonscrire le débat à "la démarche d'un étiquetage précis pour la traçabilité et la bonne information des consommateurs", pour étouffer le brulant thème religieux.

 

"Même Fillon s'y met"


"C'est panique à bord à l'UMP", a ironisé ce mardi midi le sénateur PS François Rebsamen. Le chargé de la sécurité dans l'équipe de François Hollande voit en François Fillon "Gaston Lagaffe", qui "là, lui aussi s'y met ! Il a des propos en général plutôt mesurés, il n'en rajoute pas. Guéant, Fillon, même Juppé qui se met à dire des foutaises: on a l'impression que c'est panique à bord à l'UMP".

 

En déplacement dans les Hauts-de-Seine, François Hollande "appelle -est-ce pourtant mon rôle?- le président de la République, pour le temps où il est encore dans cette fonction-là, et le Premier ministre à avoir de la retenue et à ne pas froisser un certain nombre de consciences."

 

"On va rester combien de temps à discuter de ces bêtises", s'est demandé lundi soir Jean-Luc Mélenchon à Parole de candidat sur TF1. "Nicolas Sarkozy et Monsieur Guéant ajoutent des bêtises aux bêtises" à propos de la polémique sur le halal. Le candidat du Front de gauche a par ailleurs accuser Marine Le Pen de chercher à "faire croire que l'on tombe malade ou que l'on attrape l'Islam en mangeant de la viande". Jean-Luc Mélenchon s'est aussi étonné de voir la candidate du FN s'émouvoir de l'abattage des animaux alors qu'elle elle dans le même temps pour la peine de mort et qu'elle n'a "pas de problème pour emmener un humain à l'échafaud".

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 00:26

Les féministes manifestent pour «balayer les idées reçues»

Rassemblement pour le retour de la règle de proximité devant la Comédie Française, place Colette à Paris, le 6 mars 2012.

Rassemblement pour le retour de la règle de proximité devant la Comédie Française, place Colette à Paris, le 6 mars 2012. B.DUBUC / 20 Minutes

REPORTAGE - Le collectif «L'égalité, c'est pas sorcier!», l'association «Femmes solidaires» et la «Ligue de l'enseignement» ont manifesté devant la Comédie française pour le retour de la règle de proximité dans la langue française...

«Un moment festif autour de la règle de proximité, mais aussi autour de l’égalité, en cette semaine du 8 mars.» C’est sous ces hospices que le collectif «L’égalité, c’est pas sorcier!», l’association «Femmes solidaires» et la «Ligue de l’enseignement» ont souhaité placer le rassemblement pour le retour de la règle de proximité qui a eu lieu ce mardi en fin de journée devant la Comédie française, place Colette, à Paris.

Aux cris de «L’égalité c’est pas sorcier!», «Balayons les idées reçues!», les membres des associations ont donc, après quelques petits problèmes de sono, entamé un flashmob, arborant un gant rose pour «balayer les idées reçues», avant d’inviter le public à les rejoindre pour faire la même chose. Dans un coin de la place, trois CRS regardent la scène, impassibles.

>> Regardez une vidéo du flashmob:

Quelques hommes présents

Une centaine de personnes sont présentes, parmi laquelle quelques hommes. Christian Lapeyroux, 63 ans, est l’un d’eux. «C’est essentiel que les hommes soient mêlés aux desiderata des femmes, c’est une évidence», indique-t-il pour expliquer sa présence ce soir. «Il faudrait qu’il n’y ait pas une journée de la femme mais que ce soit les 365 jours de la femme!», s’exclame-t-il.

L’emblème du mouvement, une sorcière, ainsi que le slogan «L’égalité c’est pas sorcier» sont ensuite projetés sur la façade - en travaux - de la Comédie française, alors que des écrivaines - Marie Desplechin, Isabelle Alonso ou encore la Belge Gwenaëlle Stubb - montent sur une petite scène improvisée pour prendre la parole ou lire un texte, expliquant que «le monde bouge et que la langue, qui fabrique mais aussi décrit la réalité, doit bouger avec lui, sinon elle risque de mourir».

«Que le masculin l’emporte toujours sur le féminin, ca va cinq minutes!»

«Je trouve que la cause le mérite», explique Isabelle Alonso. «La règle qui veut que dès l’âge de 8 ans on bombarde les petites filles avec une idée que le masculin l’emporte toujours sur le féminin même si il y a un homme et 50 femmes, ça va cinq minutes!» Les associations présentes militent en effet pour le retour à la règle de proximité, qui veut que l’accord de l’adjectif ou du participe passé peut se faire avec le nom le plus proche, au féminin ou au masculin. Une règle employée par Proust ou Racine, et qui a été remplacée au 17e siècle par le désormais bien connu «le masculin l’emporte sur le féminin».

Leur objectif? Que les gens «s’emparent» de la règle de proximité, que les écrivains l’utilisent, que les instituteurs l’enseignent, pour qu’elle devienne usuelle et que la langue soit amenée à bouger par la force des choses. Pour aller dans ce sens, elle remettront également à l’Académie française une pétition, déjà signée par 5.000 personnes, dont des enseignants, des écrivains, des sociologues mais aussi plusieurs élus de gauche dont Marie-George Buffet.


Bérénice Dubuc
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 09:15

ROFIL

  • Le blog d'André Chassaigne
  • LUNDI 5 MARS 2012

    TVA sociale… « TVA anti-rurale »   La même semaine que le Présidentde la République faisait officiellement son entrée en campagne, pour selon ses mots, « s’adresser directement au peuple », il imposait à l’Assemblée nationale une hausse de la TVA de 1,6 point. Ce premier message de campagne ne sera pas indolore, en particulier pour les plus modestes. Car cette taxe nouvelle, enrobée sous le joli nom de « TVA sociale », est en réalité une arnaque de grande ampleur visant à faire financer la protection sociale non plus par les entreprises, mais par les consommateurs. C’est surtout un nouveau coup de massue pour tous les foyers aux faibles revenus, si nombreux dans notre milieu rural.

     

     Je pense plus particulièrement à tous ceux qui effectuent des trajets importants pour se rendre sur leur lieu de travai : ces 1,6 point de TVA supplémentaires viendront s’ajouter à la hausse scandaleuse des prix du carburant. Et ils sont de plus en plus nombreux à vivre cet exode quotidien vers la ville voisine, voire une grande agglomération. Pour eux, c’est l’avalanche des peines : pas de travail à proximité de son lieu de vie et des déplacements toujours plus chers, des salaires qui ne bougent pas et l’obligation de se loger moins cher. Quant aux transports collectifs, ils sont quasiment inexistants ou non adaptés.

     La perversité de cette « TVA anti-sociale » va même encore plus loin à l’encontre des femmes et des hommes qui font vivre nos campagnes. Ainsi, la multinationale Total, qui vient de réaliser 13 milliards de profits en 2011, profitera des nouvelles exonérations de cotisations patronales… désormais payées en partie par les travailleurs ruraux contraints de lui acheter sa production au prix fort. Quelle indécence !

     

      De la même façon, cette hausse touchera de plein fouet le pouvoir d’achat, notamment celui des retraités, déjà bien maigrelet, en imposant une nouvelle hausse des dépenses indispensables, comme les charges de chauffage.

     Il est vrai que ce Gouvernement n’en est pas à son coup d’essai contre le monde rural. Il a déjà relevé de 5,5 % à 7 % le taux de TVA en novembre dernier, lors du second plan d’austérité, sur des produits comme le bois, les déchets de bois destinés au chauffage, certains produits destinés à l’alimentation animale, les transports de voyageurs et les services à domicile. Voilà une liste de produits qui, nous le savons tous, concernent beaucoup de familles rurales ou d’agriculteurs.

     

     Certes, le pouvoir en place n’est pas avare de belles paroles pour expliquer « au peuple » que cette TVA permettra de créer de l’emploi en allégeant le « coût du travail ». Il ment effrontément : cette mesure ne vise qu’à faire de nouveaux cadeaux aux actionnaires et aux dirigeants des grands groupes. Au contraire, elle va pénaliser une nouvelle fois une consommation déjà en berne faute de salaires suffisants, en impactant directement l’activité des petites entreprises et d’un artisanat à bout de souffle.

     Nous avons une certitude : jamais un gouvernement n’aura autant fait de mal aux plus fragiles… et au monde rural. La France compte désormais 8,2 millions de pauvres en 2011, triste record. Ils sont des millions à vivre aujourd’hui en milieu rural. Nos territoires ont besoin de justice et de considération, pas d’une « TVA anti-rurale » !

     


     

    Chronique publiée dans le Journal La Terre du 22 au 27 février 2012.


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REJOINDRE LA CAMPAGNE DU FRONT DE GAUCHE

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BRUNO FORNACIARI

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