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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 14:53

GuyMoquet.jpg Ma petite maman chérie,
Mon tout petit frère adoré,
Mon petit papa aimé,


Je vais mourir ! Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c’est d’être très courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.

 

Certes, j’aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et René. Quant à mon véritable, je ne peux le faire, hélas ! j’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour.


À toi, petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.


Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup, qu’il étudie, qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.


17 ans et demie, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.


Je ne peux pas en mettre davantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Séserge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d’enfant.

 

Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy.

 


70ème anniversaire de la fusillade de Châteaubriant : allocution de Pierre Laurent

 

L'amour est une force immense. Une force qui donna à ces femmes et à ces hommes la dignité dont seuls sont capables les femmes et les hommes libres. Cette Marseillaise qui retentit des baraquements à l'heure du départ des camarades. Ce cri, Vive le Parti communiste allemand, prononcé par le métallurgiste Timbaud à l'heure des fusils. Ces gendarmes qui saluent les martyrs à leur passage. L'histoire s'est écrite ici. Une page d'horreur, et pourtant grâce à vous les 27, une si puissante promesse d'humanité.

 

C'est au nom de cette promesse que nous sommes là depuis toujours, d'autres avant nous, d'autres encore, demain, après nous. Nous n'honorons pas Guy Môquet et ses camarades le temps d'un calcul électoral avant de les oublier pour mieux massacrer tout ce que leur combat a permis.

 

Alors oui, aujourd'hui, ne retenez ni les balles, ni la haine, ni cet officier allemand qui à coups de barre de fer cassa ce corps trop grand pour entrer dans son cercueil. Un instant oubliez tout cela car ce qui est exceptionnel, c'est que ces hommes furent à cette heure, leur heure, malgré l'horreur, pleinement des êtres humains.

 

Parler avec les 27, c'est parler d'espoir. Tous les actes, du dernier repas, du tabac fumé, des sourires, des discussions poursuivies jusqu'au dernier moment, leur amitié, leurs larmes, leurs lettres, tout cela témoigne que dans ces ténèbres du 22 octobre 1941 ce qui unit ces hommes, la révolution, le communisme, donne à chacun d'entre eux une force immense de dignité et de courage.

 

Dans l'épreuve, ces hommes sont liés les uns aux autres. Comme sur la barricade devant l'usine à l'heure où les gardes se préparent à charger, nul ne bouge. Comme ces Parisiens lors de la Commune, nul ne recule. Dans l'épreuve, ces hommes vont mourir et pourtant ils sont vivants jusqu'à la dernière seconde. Ces révolutionnaires meurent debout car ils savent ce que vivre veut dire.

 

Aucun d'entre eux n'avait choisi les armes, ni la guerre. Ils étaient entrés dans le combat pour en débarrasser le monde. La justice et la fraternité de tous les humains voilà ce qu'ils voulaient, tout simplement. La barbarie, ils l'ont rencontrée sur leur chemin, et ils se sont levés.

 

Comme l'écrit le poète et résistant Robert Antelme en rentrant des camps : « Le ressort de notre lutte n'aura été que la revendication forcenée de rester jusqu'au bout des hommes. La mise en question de la qualité d'homme provoque une revendication presque biologique d'appartenance à l'espèce humaine. »

 

Oui, nous sommes ici à Châteaubriant pour parler d'hommes qui ne voulaient renoncer ni à leur humanité, ni à l'humanité du monde, quand d'autres avaient peu à peiu fait le choix, pour sauvber les privilèges de l'argent, de la capitulation devant la barbarie, puis de la collaboration avec elle.

 

Soixante-dix ans plus tard, nous sommes à nouveau au défi, l'histoire continue de crier dans le présent. La sauvagerie n'a toujours pas quitté les sociétés. Car il y a bien de la sauvagerie lorsque le simple jeu d'écriture informatique, la spéculation sur les matières premières agricoles placent deux cents millions de personnes supplémentaires en situation de malnutrition.

Il y a de la sauvagerie lorsque l'Europe décide l'introduction de 10% d'agrocarburants dans notre essence et que cela conduit au pillage en Afrique des meilleures terres arables, et que chaque responsable le sait, et que chaque responsable le tait en attendant une nouvelle apocalypse alimentaire.

 

Et comment faut-il appeler le fait que des émeutiers anglais prennent plusieurs mois de prison pour destruction de biens publics alors que les responsables d'une crise qui a licencié à travers le monde plusieurs dizaines de millions de travailleuses et travailleurs jouent, eux, au golf sans que personne n'y trouve rien à redire.

 

Et comment comprendre qu'à l'heure où les bottes résonnent en Hongrie, où l'extrême droite et Marine le Pen se repaissent de la crise et de la souffrance des peuples comme des chacals se nourrissent d'une bête blessée, comment comprendre qu'à nouveau, les puissants fassent le choix de la défaite ? Ici, à la carrière, je dénonce la trahison des peuples car accepter la domination des marchés et des banques, c'est trahir les démocraties. Ici, à la carrière, je dénonce la complaisance avec laquelle le pouvoir français utilise des parlementaires issus de ses rangs pour favoriser de fait le rapprochement avec le Front national et de futures alliances. Ici, à la carrière, je dénonce le martyr du peuple grec, la douleur du peuple espagnol, le crime dus système économique contre la jeunesse européenne.

 

Et il n'est pas exagéré d'appeler à la résistance car après tout face aux nouveaux dangers qui menacent il faut bien qu'en face il y ait des résistants. Alors, oui, soixante-dix ans après, tout démocrate, tout républicain, toute femme ou homme de gauche, doit considérer ses responsabilités. Le capitalisme financier nous somme d'accepter son pouvoir, son diktat, ses volontés. Allons-nous plier ? Allons-nous résister ? Allons-nous laisser détruire ce que le Conseil national de la résistance a bâti ? Allons-nous, jusqu'au bout, liquider le service public, liquider la Sécurité sociale, liquider les garanties collectives des travailleurs ? Ou accepterons-nous de reconstruire une démocratie authentique qui repousse ces nouvelles féodalités bancaires et financières qui se comportent avec les peuples comme des maîtres, de constituer un gouvernement de combat contre les marchés, d'ouvrir un nouvel avenir social, écologique, culturel, démocratique. C'est pour nous être fidèles ici à ceux qui périrent dans la carrière.

 

La crise actuelle est économique, elle est aussi morale. Notre seule valeur est devenue notre profitabilité. C'est le seul message, le seul crédo, notre chance de survie. Ces dernières décennies, le capitalisme a entrepris de convaincre les nations que le but de la société, le but de la politique, le but de l'Etat est d'asservir, est de transformer en marchandise, jusqu'à la dernière libertés des êtres humains. Nous, nous ne reconnaissons qu'une seule loi, celle des Lumières : les femmes et les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Nous nous reconnaissons dans la longue évolution qui a transformé l'animal humain en être de coopération, de fraternité, de tendresse. Pour nous, la grandeur des sociétés vient de leur capacité à faire reculer sans cesse la guerre de tous contre tous, pour coopérer tous avec tous, pour créer ensemble.

 

La marseillaise de ce 22 octobre résonne encore. Elle s'éleva au nom de la classe ouvrière, elle s'éleva au nom de la France. Elle s'élevé de la part de femmes et d'hommes dont la joie de vivre, dont l'amour, dont la dignité disaient un monde à venir, un monde à naître.

 

Ici, aujourd'hui, je pense aux Américains qui campent devant Wall Street, je pense aux jeunes espagnols, aux jeunes grecs, aux jeunes palestiniens, aux jeunes israéliens, je pense à notre combat de chaque jour, et je ressens comme qu'à nouveau, les vents du changement, certes épars, certes divers, mais bien réels, se lèvent, que femmes et hommes se lèvent, pensent, rêvent, imaginent, luttent et espèrent.

 

Il faut créer le mouvement par lequel ce kaléidoscope de forces critiques, populaires, syndicales, citoyennes, politiques trouveront la force d'être ensemble, solidaires, unies pour rouvrir le chemin du progrès.

Notre responsabilité, à toutes et tous, est d'accepter qu'au-delà de nos différences, notre dialogue permette de forger des idées communes, une communauté d'action.

 

Nous devons nous unir, nous devons donner toute notre énergie à notre union, en pensant sans cesse qu'à ne pas assumer nos responsabilités devant notre peuple, nous nous déshonorerions.

 

Ceux qui dans la Résistance se levèrent n'ont pas oublié ce qu'ils pensaient, ce qu'ils étaient – communistes, chrétiens, conservateurs ou socialistes, radicaux – ils ne cessèrent pas d'être ce qu'ils étaient et ils étaient ensemble.

Dans la résistance à l'oppression présente, le temps est venu d'une main tendue à toutes celles et ceux qui veulent briser les nouvelles dictatures de l'argent, les nouvelles oppressions de l'esprit.

 

Ces mots sont un appel aux citoyens de ce pays : une force d'espor doit grandir car lorsque la civilisation est menacée par la crise sociale et écologique, nous n'avons plus le droit de rester seuls, nous avons le devoir d'être ensemble. Ces mots sont un appel aux travailleurs, aux travailleuses de ce pays : vous n'êtes pas responsables de la crise, ce n'est pas à vous de la payer. Vous seuls pouvez redresser ce pays. N'écoutez pas ceux qui cherchent à vous diviser, à vous opposer, ceux qui prêchent la haine. La solidarité est et restera la plus belle valeur du monde ouvrier. Celle sans laquelle il ne sera jamais possible de rendre au travail sa liberté et sa capacité créatrice au service des besoins humains.

 

Ici, en pensant aux 27, nous faisons le serment que ceux qui chercheront à vous faire payer la crise, parce que nous croyons à l'avenir de la France, nous trouveront sur leur chemin.

 

Amis et camarades, nous sommes là pour la mémoire de nos frères, pour Jules, Henri, Titus, Maximilien, Marc, Emile, Charles, Maurice, Jean, Désiré, Pierre, An, Eugène, Raymond, Claude, Edmond, Julien, Charles,Guy, Antoine, Jean, Henri, Victor, Raymond, Maurice, Pierre et Jules.

 

Nous sommes là pour ces syndicalistes, ces communistes, ces âmes magnifiques.

 

Nous sommes rassemblés car nous savons que nous ne commémorons pas un acte de guerre mais des idées de paix que c'est notre honneur de poursuivre votre combat.

 

Chers camarades disparus, ici devant vous, les yeux deviennent humides. Demain, ils auront séché. Pas nos cœurs. Nous le promettons.

 

Vive le Parti communiste français !

Vive la République !

Vive la France !

 

 
70ème anniversaire de la fusillade de Châteaubriant : allocution de Pierre Laurent

Par Pierre Laurent, le 24 octobre 2011

     
 
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 10:07

[ Nice Premium ] • 17|10|2011

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Déclaration du Maire de Nice au Consul d'Algerie et réplique de Robert Injey (PCF)

« C’est avec étonnement que j’ai appris que le Consul d’Algérie à Nice, Ali Redjel, organisait aujourd’hui, une conférence sur les tragiques événements du 17 octobre 1961 à Paris. J’ai de ce fait, envoyé un courrier à celui-ci pour l’informer de mon incompréhension quant à cette initiative.

En tant que Député-Maire de Nice, je lui ai faire part de l’émoi d’un certain nombre de mes administrés quant à l’organisation de cette manifestation qu’ils considèrent comme une provocation, susceptible de générer des tensions. »


Déclaration de Robert Injey

Une nouvelle fois Christian Estrosi part à la chasse des voix du FN. Après l’autorisation accordée en avril 2011 permettant aux nostalgiques de l’OAS de déposer une gerbe à la mémoire des généraux putschistes, Christian Estrosi voudrait-il effacer de l’histoire la date du 17 octobre 1961 ?

Ce jour-là, une manifestation parisienne organisée par le FLN en faveur de l’indépendance en Algérie est réprimée dans le sang par une police aux ordres de Maurice Papon. Celui là même qui fut condamné le 2 avril 1998 pour complicité de crimes contre l’humanité pour l’organisation de la déportation de juifs.

Ce 17 octobre 1961 Papon couvre le massacre d’un très grand nombre d’Algériens, massacrés, jétés dans la Seine.

Aujourd’hui, Christian Estrosi intervient auprès du Consul d’Algérie à Nice, pour lui faire part son étonnement face à l’organisation d’une conférence sur les évènements du 17 octobre 1961. Il lui fait part de "l’émoi d’un certain nombre de ses administrés quant à l’organisation de cette manifestation qu’ils considèrent comme une provocation, susceptible de générer des tensions".

Pitoyable tentative pour plaire à un quarteron de nostalgiques de l’Algérie Françai, et tenter de récupérer les électeurs du FN.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:27


Le débat des six prétendants à la primaire socialiste s’anime sous l’effet de l’urgence sociale qui frappe à la porte, certains radicalisant leur discours, d’au­tres évoquant de façon plus évasive les sacrifices qu’ils prônent. La colère qu’ils ont rencontrée les conduit à hausser le ton, même si ne se dégage pas toujours une cohérence de propositions à la hauteur des attentes. L’inquiétude est générale et le diagnostic lucide: là réside ce qui ronge le pouvoir de Nicolas Sarkozy.

 

La pente sur laquelle est poussé le pays menace la situation de l’immense majorité, l’avenir des enfants et les ressorts qui font un pays dynamique.

 

Ânonnant les éléments de langage concoctés à l’Élysée, les porte-parole de l’UMP vont de plateau en plateau pour répéter que les difficul­tés de la droite tiennent aux divisions. Comme si 
ces dernières n’avaient pas leur source dans la sourde colère qui étreint le pays.

 

Ne voit-on pas resurgir le spectre de la tuberculose, maladie vénéneuse qui éclot dans les poches 
de misère qui cernent les beaux quartiers de la capitale? 
La France, qui s’enor­gueillissait de Jules Ferry, est désormais en queue de peloton européen pour la scolarisation, les moyens consacrés à l’école, le sort réservé aux ensei­gnants.

 

Et n’a-t-on pas vu notre grand commun diviseur national prétendre choisir de défendre plutôt les ouvriers quand la marée du chômage monte inexorablement, que des ouvriers cimentiers font la grève de la faim et que des usines ferment sans la moindre résistance du pouvoir?

 

Le pays se moque bien des bons mots de M. Charron et du mauvais sort auquel il a échappé ! Les querelles de cour rejoignent la fosse aux scandales 
qui se remplit jour après jour. Avec un grand sens 
de l’opportunité, les affaires de basse police et de grosses mallettes émergent à l’orée de la campagne électorale, et l’on hésite à s’en réjouir tant elles alimentent le rejet de la chose publique.


Soixante-douze pour cent des Français jugeraient ainsi, selon un récent son­dage, les hommes politiques corrompus. Certains 
le sont, c’est incontestable. La sanctification de la finance et des marchés a rendu pour quelques-uns tous les profits bons à prendre…

 

Mais cela concerne-t-il le député communiste qui reverse l’essentiel de ses indemnités 
à son parti? Cela vise-t-il le maire d’une petite commune qui empoigne la tronçonneuse pour dégager les routes 
les lendemains de tempête? Les militants, discriminés 
dans leur emploi, mais qui n’abdiquent pas, n’ont rien 
à voir avec ce demi-monde des affaires qui con­fond le sien et le nôtre.

 

La réhabilitation de la politique si nécessaire à l’éclo­sion d’une nouvelle espérance ne peut s’accommoder d’une idéologie capitu­larde devant les marchés et d’une austérité qui frappe les pauvres pour com­bler les financiers.

 

Les maires des grandes villes lancent un cri d’alarme. Leurs collectivités, qui restent un indispensable bouclier social pour leurs administrés, sont aujourd’hui asphyxiées par les emprunts toxiques – la Grèce commence à Saint-Étienne et à Angoulême… – et l’étranglement 
de la fonc­tion publique par le gouvernement Fillon. 


 

Les suppressions de postes de fonctionnaires atteindront 150 000 au terme du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Un passage d’Attila à l’encontre de l’intérêt général: le «président protecteur» que louaient de grands médias complaisants est vu désormais comme un chef d’État dévastateur.


La croissance est nulle, la consommation 
des ménages freinée par un pou­voir d’achat en berne pique du nez, et l’avenir que promettent les hiérarques du régime est toujours pire que le passé et le présent.

 

François Fillon n’a-t-il pas lancé sa rentrée en prônant le report de l’âge 
de la retraite à soixante-sept ans? n 



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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:59

Politique - le 6 Octobre 2011

Les groupes PS et UMP du Sénat avaient conclu un accord après le changement de majorité, pour que la commission des Finances soit présidée par un sénateur UMP.

 

C’est chose faite, Philippe Marini vient d’être élu.


Accord oblige, Marini a obtenu 20 voix, contre  l'ancien président centriste de la commission, Jean Arthuis qui a obtenu 5 voix.

 

Le sénateur UMP était précédemment rapporteur de cette commission. Il est remplacé dans ce rôle par la sénatrice PS de Seine-et-Marne Nicole Bricq, aussi largement été élue par 27 voix et 4 bulletins blancs.


L'UMP revendiquait cette présidence au nom d'un parallélisme avec l'Assemblée nationale où la majorité UMP a laissé la présidence de la commission des Finances au socialiste Jérôme Cahuzac.

 

Les présidents des cinq autres commissions permanentes, postes parmi les plus importants de la haute assemblée, devaient être élus aujourd’hui également.

 

Les électeurs sont les membres du bureau du sénat, dont la composition a été dévoilée hier.

 

Le groupe CRC (communiste) du Sénat qualifie l'élection de Philippe Marini "d'erreur grave" : "Ce premier faux pas est une erreur grave, au regard du débat budgétaire qui va intervenir durant les trois prochains mois. Comment vouloir afficher une opposition claire, compréhensible par tous à l'austérité proposée par MM. Sarkozy et Fillon en commençant par céder la présidence de la commission des Finances à l'UMP, Philippe Marini, chantre du libéralisme depuis de nombreuses années au Sénat?"

 

"Accorder à l'UMP cette présidence importante au Sénat n'a aucun sens politique", "d'autant plus que M. Marini vient de déclarer qu'il la mettrait au service du groupe UMP", concluent-ils.

 

Lire aussi
Après le plateau, la Gauche unie vise le perchoir, et le palais

Nicole Borvo Cohen-Seat « Un échec massue pour le président de la République »
La parité au groupe communiste républicain et citoyen, pas au Sénat (groupe CRC)

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:31

Le nouveau Président socialiste du Sénat avec le Parti Socialiste n'ont pas tardé à donner des signes, et pas des moindres, à la droite en lui confiant la Présidence de la commission du sénat, laquelle jouera un rôle déterminant dans les discussions sur le budget 2012 et sur celui de la sécurité sociale notamment. Le partage, ou la réciprocité ne peut se comprendre que dans la mesure où, sur l'essentiel, le compromis politique reste possible. Et c'est là que les démocrates, les gens de gauche, et même les militants socialistes peuvent  s'interroger et s'inquièter.

 

La Présidence du Sénat commence bien mal.

 

Quel est l'objectif d'un tel comportement, d'un tel rapprochement. donner des armes à la droite que l'on prétend combattre, n'est-ce pas se tirer une balle dans le oied et donner des moyens supplémentaires à celle-ci pour défendre sa politique, et empêcher qu'émerge des svrais solutions de gauche ?

En outre, que valent les déclarations et les envolées, disparates il est vrai, lors des primaire socialistes, si au moindre coup de vent les socialistes s'applatissent en refusant de se doter de tous les moyens pour combattre la politique de la droite.

C'est est un faute que ne manqueront pas de relever les travailleurs et les militants de gauche qui font de l'avènement d'une politique alternative leur objectif des prochaines élections.

 

Les députés et les sénateurs du front de gauche s'insurgent feront tout ce qui est en leur pouvoir pour dénoncer ce mauvais présage.

Marini président de la commission des finances du sénat : un mauvais signe (groupe CRC)

Le groupe CRC l’a indiqué depuis plusieurs jours : il désapprouve l’accord intervenu entre le groupe socialiste et l’UMP pour accorder à cette dernière la présidence de la Commission des Finances. Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC n’acceptent pas l’idée d’un parallélisme avec la situation prévalant à l’Assemblée nationale où la Commission des Finances a été octroyée aux députés socialistes.

 

Cet accord à l’Assemblée nationale que nous avions d’ailleurs désapprouvé, car il validait l’idée d’une répartition des postes entre les deux partis dominants, s’appuyait sur la nécessité d’un contrepoids à l’exécutif et à la domination de l’UMP dans les deux assemblées parlementaires.

 

Accorder à l’UMP cette présidence importante au Sénat n’a aucun sens politique. D’autant plus que M. MARINI vient de déclarer qu’il la mettrait au service du groupe UMP.

 

Le groupe CRC estime que ce premier faux pas est une erreur grave, au regard du débat budgétaire qui va intervenir durant les trois prochains moins.

 

Comment vouloir afficher une opposition claire, compréhensible par tous à l’austérité proposée par MM. SARKOZY et FILLON, en commençant par céder la présidence de la Commission des Finances à l’UMP, Philippe MARINI, chantre du libéralisme depuis de nombreuses années au Sénat. Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC estiment que si la rupture devait s’afficher, c’est bien à la Commission des Finances.

 

Le groupe CRC va prendre immédiatement contact avec le Président du Sénat, M. Jean-Pierre BEL, et ses partenaires de la majorité de gauche, dont il constitue le second groupe en importance, pour que prévale le choix des grands électeurs qui ont porté au Sénat une majorité de gauche le 25 septembre dernier.

 

Le groupe CRC rappelle aussi que la gouvernance du Sénat doit s’élaborer collectivement au sein de la nouvelle majorité et certainement pas pour gérer, ensemble, les rapports avec la droite sénatoriale.

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 21:46

Politique - le 5 Octobre 2011


Jean-Pierre Bel, le fraichement élu président PS de la Haute assemblée vient d’annoncer la composition du nouveau bureau du Sénat : les vice-présidents, questeurs et secrétaires.


Le bureau est établi à la proportionnelle des groupes politiques. La majorité est donc logiquement à gauche, mais la droite (UMP et centristes) obtient tout de même 5 postes de vice-présidents et un questeur. Voici la composition du bureau:

 

Vice-présidents:

Didier Guillaume (PS)

Bariza Khiari (PS)

Thierry Foucaud (CRC, communistes)

Jean-Léonce Dupont (UCR, centristes)

Jean-Pierre Raffarin (UMP)

Jean-Patrick Courtois (UMP)

Charles Guené (UMP)

Jean-Claude Carle (UMP)

 

Questeurs:

Jean-Marc Todeschini (PS)

Alain Anziani (PS)

Gérard Dériot (UMP)

 

Le bureau du Sénat comporte également 14 secrétaires:

François Fortassin (RDSE),

Jacques Gillot (PS),

Odette Herviaux (PS),

Marc Daunis (PS),

Marie-Noëlle Lienemann (PS),

Michèle Demessine (CRC),

Gérard Le Cam (CRC),

Jean Desessard (EE-LV),

Jean Boyer (UCR),

Alain Dufaut (UMP),

Hubert Falco (UMP),

Marie-Hélène Des Esgaulx (UMP),

Jean-François Humbert (UMP),

Catherine Procaccia (UMP).

 

Les présidents des six commissions permanentes seront élus jeudi matin et la conférence des présidents qui organise l'ordre du jour de l'assemblée se réunira jeudi à 16H30.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 11:07

Karachi Gate : Takieddine dénonce Guéant et menace Sarkozy


Ziad Takieddine, l’homme de l’ombre et  des secrets prend la parole dans une interview à Libération ce samedi, et évoque ses liens avec Claude Guéant et Nicolas Sarkozy.


Suite à  sa mise en examen pour son implication présumée dans une affaire de corruption lors de la présidentielle de 1995, Ziad Takieddine affiche clairement ses liens avec Nicolas Sarkozy et Claude Guéant dans une nouvelle interview que publie Libération. Il s’adresse à Claude Guéant :

« J'ai envie de lui dire : “Monsieur Guéant, vous me connaissez plus que d'autres.” »


Il précise même : « Chacune de mes interventions correspondait à une mission officielle. Je suis allé voir Kadhafi en Libye ou Assad en Syrie uniquement sur autorisation et demande expresse de la part du président de la République, relayée par Claude Guéant. », il ajoute qu’il « exige des excuses ».


Ziad Takieddine se retrouve au cœur de trois scandales de vente d’armes, au Pakistan (affaire Karachi) et à l’Arabie Saoudite, mais il ne manque pas de souligner le rôle de commanditaire de Nicolas Sarkozy dans la réalisation finale des trois contrats. La justice soupçonne le financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Campagne qui n’avait pas abouti et dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.

 

Ainsi cet intermédiaire des grands contrats interpelle directement Nicolas Sarkozy pour lui demander de se «débarrasser d’une équipe qui peut lui nuire» et ajoute : « Je suis allé voir Kadhafi en Libye ou Assad en Syrie uniquement sur autorisation et demande expresse de la part du président de la République. »

 

Le juge Renaud Van Ruymbeke enquête sur la possibilité que Ziad Takieddine ait organisé le retour en France d'une partie des commissions versées aux intermédiaires pour les hommes politiques de la droite. C’est une boite de Pandore pour la droite qui est ouverte par les lettres anonymes, après l’affaire Clearstream qui menaçait Nicolas Sarkozy avant son investiture puis s’est transformé en un procès contre  Dominique De Villepin son malheureux rival du moment.

A.S.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 09:09

 

Jean-Pierre Bel, a été élu dès le premier tour de scrutin président du Sénat (par 179 voix) ce samedi après-midi. Il devance Gérard Larcher (134 voix) et Valérie Letard (29 voix), et devient le premier président socialiste de la haute assemblée sous la Ve république, le deuxième personnage de la République.


La gauche unie a réalisé avec succès  la première alternance nationale depuis le départ de Lionel Jospin et se prépare pour les élections présidentielles et législatives de 2012.

 

Jean-Pierre Bel, sénateur ariégeois de 59 ans, a fait irruption sur le devant de la scène politique avec le basculement inédit à gauche de la deuxième chambre du Parlement, lors du renouvellement sénatorial de dimanche dernier. Président du groupe socialiste du Sénat depuis 2004, il a affronté en tant que candidat unique de la nouvelle majorité PS – PC – PRG - Verts, le président sortant UMP, Gérard Larcher, et l'ancienne secrétaire d'Etat de François Fillon, Valérie Létard, concourant sous la bannière centriste.

 

Le nouveau sénateur EELV, Jean-Vincent Placé, ainsi que neuf autres sénateurs Europe écologie-Les Verts ont voté pour le candidat socialiste, Jean-Pierre Bel. Jean-Vincent Placé a indiqué avoir reçu des "engagements forts" de Jean-Pierre Bel en matière d'environnement avec notamment la création d'une nouvelle commission permanente du Sénat chargée du développement durable.

 

L'élection au "plateau", nom de la vaste estrade située au cœur de l'hémicycle du Palais du Luxembourg d'où le numéro un du Sénat préside les séances, a lieu par vote individuel et secret des sénateurs en séance publique.

 

A 15h00 la séance est ouverte avec l'allocution du doyen, Paul Vergès, 86 ans, président du Parti communiste réunionnais : "Nous voyons se dessiner l'espoir d'un Sénat à l'avant-garde des changements attendus".

 

Pour les opérations de vote qui ont  débuté vers 15h30, M. Vergès était assisté par le "bureau d'âge" composé des benjamins et largement dominé par la gauche. La plus jeune de ces benjamins est la sénatrice communiste de Loire Cécile Cukierman, âgée de 35 ans, record de jeunesse et de fraicheur pour le Sénat.

Les sénateurs, appelés nominalement, sont allés dans la salle des conférences choisir leur bulletin dans un isoloir puis sont revenus dans l'hémicycle pour voter. Dès l'annonce du résultat du vote par Paul Vergès, les sénateurs de la nouvelle majorité de gauche se sont levés pour applaudir, mais les rangs de la droite ont également applaudi.

Jean-Pierre Bel a ensuite prononcé un discours : "Je ne serai jamais là pour servir un clan et une clientèle (...) Le Sénat doit prendre sa part à la longue marche vers le progrès social et la mutation écologique", a-t-il dit en promettant de lutter contre les discriminations.

Il a, par ailleurs, annoncé la constitution d'un groupe de travail chargé de proposer à bref délai une réforme du Sénat lui-même. "Nous devons changer l'image de notre assemblée, qui doit aller vers plus de transparence et de modestie (...) Elle doit aller vers une révolution démocratique"

 

Durant la conférence de presse, il s'est déclaré favorable à l'abaissement du seuil de constitution des groupes de 15 à 10 sénateurs, comme le revendiquent les 10 sénateurs EELV. Cela pourrait permettre au RDSE (à majorité PRG) qui compte 16 membres de survivre au départ de ses trois sénateurs de droite dont Jean-Marie Bockel (GM).

 

La première tâche du nouveau président sera de s'atteler à la nouvelle gouvernance du Sénat, un chantier peu aisé vu l'étroitesse de sa majorité, 179 élus, soit deux de plus que la majorité absolue. Aucun groupe politique ne détenant la majorité à lui seul, le groupe socialiste sera dans l’obligation de prendre en compte les positions des trois autres groupes qui composent la majorité de gauche.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 08:46

150 personnes se sont réunies hier soir à Luzay pour chercher la riposte au feu vert de l'État à la porcherie. Un appel aux dons et aux élus est (re) lancé.

Cent cinquante personnes ont pris part à la réunion publique de Luzay, hier soir. Cent cinquante personnes ont pris part à la réunion publique de Luzay, hier soir. - (dr)

Le monde est ainsi fait. Défendre ce que l'on estime être ses droits, cela a un prix. Lors de la réunion publique d'hier soir, le président de Bon vent, Francis Jadeau, a rappelé qu'une souscription était lancée pour payer les frais de justice. Comme l'association l'avait annoncé dès la décision de la préfète connue, un recours va en effet être déposé au tribunal. L'association Sèvre-environnement va rejoindre Bon Vent comme co-plaignant. Francis Jadeau a invité les collectivités locales (1) à faire de même.

Patrice Pineau : '' Je serai à vos côtés ''

Francis Jadeau n'a pas caché que le choix de la préfecture ne l'avait « pas surpris ». Dans la forme, le recours devra allier une requête sur le fond et un référé à surseoir, seul à même de bloquer la construction effective de la maternité porcine, le temps que le jugement sur le fond soit rendu (ce qui peut être long).


Présent, Patrice Pineau a « confirmé son opposition à ce type d'agriculture qui tient plus de l'industrie que de l'agriculture » et a confié ses « sueurs froides. Je serai à vos côtés pour empêcher que ce projet se réalise ». La communauté de communes du Thouarsais a déjà voté une délibération s'opposant à la maternité porcine. « Je solliciterai les élus du Thouarsais et je souhaite qu'ils me suivent pour vous soutenir financièrement. » L'autre conseiller général du Thouarsais, Bernard Paineau est allé dans le même sens, regrettant que le vote défavorable quasi-unanime des élus n'ait pas été pris en compte par la préfète. Plus concrètement encore, Patrice Pineau s'est interrogé « sur la remise en cause du plan d'épandage » revu à la baisse par l'État « pour préserver les intérêts d'une entreprise » (Socoplan, dont le responsable Guy-Noël Sibileau était dans la salle) : « Ce qui est dangereux pour une entreprise n'est-il pas dangereux pour les riverains également ? ».
L'action en justice que mènera Bon vent (2) ne portera pas seulement sur l'arrêté préfectoral d'autorisation, mais aussi sur l'ensemble du dossier soumis à l'enquête publique. En parallèle, le principe d'une manifestation est entériné. Elle aura lieu le 5 novembre. En résumé, on ne lâche rien.

nr.thouars@nrco.fr

(1) Les conseillers généraux PS Patrice Pineau et Bernard Paineau, ainsi que les maires de Luzay et Missé étaient présents dans la salle. (2) Qui a déjà trouvé un avocat.



Pierre Calmeilles
La Nouvelle République

 


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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 07:59

cécile cukierman,pcf,sénatSENAT : CECILE CUKIERMAN, LA BENJAMINE

 

Cécile Cukierman, 35 ans, élue sénatrice PCF de la Loire, est professeure d’histoire-géographie et conseillère régionale de Rhône-Alpes depuis 2004. Tête de liste du Front de gauche lors des régionales de 2010, elle est conseillère spéciale déléguée à l’égalité hommes-femmes auprès du président de la région.


« Je mesure toute la responsabilité que les grands électeurs de la Loire m’ont confiée pour siéger dans une assemblée grisonnante » lance Cécile Cukierman, non sans humour, juste quelques minutes après la promulgation des résultats. Mais cette formule n’est pas un impair d’une novice, car si la jeune femme n’a que 35 ans, elle est loin d’être une néophyte en politique. Un engagement « influencé par le 21 avril 2002, date restée en mémoire par l’accès au second tour de la présidentielle du frontiste Jean-Marie Le Pen.

cécile cukierman,pcf,sénatLa jeune communiste est déjà conseillère régionale, depuis 2004 ; Et en 2010 lors de sa réélection elle a même été promue conseillère spéciale à l’égalité hommes-femmes.

 

 

Professeure d’histoire géographie, elle ne reprendra pas le chemin de son collège de Roche-la-Molière : elle est dès aujourd’hui mise en disponibilité de l’éducation nationale.

 

Être parlementaire est incompatible avec un poste dans la fonction publique.

Cette maman de trois enfants de 8, 6 et 4 ans, mariée au maire d’Unieux, Christophe Faverjon, promet donc d’être toujours disponible « pour les élus, tous les élus du département. Je pars à Paris avec la révolte et la colère que les résultats de la gauche montrent au travers de ces élections sénatoriales » promet Cécile Cukierman.

 

LES FEMMES AU SENAT

cécile cukierman,pcf,sénatÀ l’issue des élections sénatoriales, le scrutin majoritaire est jugé « très défavorable à la parité ». La preuve : le nouveau Sénat compte à peine 22 % de femmes, soit 77 sur 348 élus.

Où sont les femmes ? Après les élections sénatoriales de ce week-end, le chanteur Patrick Juvet n’est plus seul à poser la question. La victoire de la gauche a beau être « historique », les féministes font la grimace. « La parité passe à la trappe, souligne Osez le féminisme. Les médias ont largement commenté le basculement à gauche de la Haute Assemblée (…), pourtant, il y a une révolution qui semble plus malaisée à réaliser : celle de la parité. » Le nouveau Sénat ne compte en effet que 77 sénatrices pour 271 hommes. Trois femmes de moins que dans la précédente assemblée.

Sur les 170 sièges renouvelables, les électeurs en ont seulement attribué 49 à des candidates. Seulement 22 % de sénatrices siégeront donc au palais du Luxembourg. « La proportion de femmes stagne au même niveau que 2008 », note le Laboratoire de l’égalité. Il est même tombé plus bas qu’en 2001 : le Sénat en comptait alors près de 30 % dans ses rangs… C’est que, depuis cette date, la droite a déployé « des trésors d’imagination pour contourner l’obligation paritaire », note l’association les Marianne de la diversité.


La loi sur la parité du 6 juin 2000 s’est avérée « insuffisante ». La gauche avait introduit le scrutin proportionnel dans les départements élisant trois sénateurs et plus, imposant dans ces circonscriptions l’obligation de listes paritaires, « ce qui a entraîné une certaine féminisation du Sénat », note Michel Abhervé, professeur de politiques publiques à l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée, dans Alternatives économiques. La gauche aurait pu aller plus loin, le PCF réclamant la proportionnelle intégrale. Mais la réforme de 2003, voulue par la droite, a rétabli le scrutin majoritaire pour les départements élisant jusqu’à trois sénateurs, au lieu de deux. Ce scrutin « qui concernait 58 des sièges à pourvoir a fait à nouveau la preuve qu’il est très défavorable à la parité », note le Laboratoire de l’égalité.

 

Si on ajoute à cela la création de cinq nouveaux sièges (de 343 à 348) occupés par des hommes, ou la création de listes dissidentes conduites par des hommes « souhaitant à tout prix être réélus », Le  groupe Communiste,Républicain et Citoyen (CRC) : est le seul qui compte plus de la 50% de femmes  avec 12 sénatrices pour 21 élu (e)s.

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Pour la petite histoire, à l'occasion de ce renouvellement partie du sénat, les résultats ont été proclamé par le Doyen des sénateurs : jacques VERGES sénateurs communiste réunionais, et c'est Cécile Cukierman la benjamlne (35 ans) sénatrice communiste qui officiait à l'urne. Dommage que la discrétion des médias n'aie pas relevé cette particularité, comme la parité femme/homme plus que parfaite dans le groupe des 21 sénateurs (trices) Communistes Républicains et Citoyens

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BRUNO FORNACIARI

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