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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:41
Question au gouvernement le 25 mai 2011
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:02

Alors que la droite, par des provocations quotidiennes, instrumentalise l’immigration, des rassemblements sont organisés partout en France samedi, à l’initiative du collectif D’ailleurs nous sommes d’ici.

Lui, il ne connaît pas de limites. Pas une semaine sans que Claude Guéant ne monte « au front » pour dénoncer une « immigration incontrôlée » qui donne aux Français « le sentiment de ne plus être chez eux ». Échecs scolaires, chômage, immigration légale, le ministre de l’Intérieur, avec ses déclarations mensongères, a vite fait oublier son prédécesseur.

Si la France de Claude Guéant n’a pas besoin « de maçons et de serveurs de restaurant », l’UMP, elle, ferait mieux d’embaucher directement Le Pen. Non content d’avoir rompu les digues qui le séparaient du FN, le parti de Sarkozy est décidé à surfer sur la boue xénophobe jusqu’en 2012. « Ça n’a rien à voir avec la xénophobie, c’est un problème comptable. Il y a un certain nombre de mesures à caractère social, dont peuvent bénéficier les immigrés », que « nous ne pouvons pas financer », a déclaré mardi Jean-François Copé. Et le secrétaire général de l’UMP de conclure par l’annonce d’une convention UMP sur l’immigration, le 7 juin. Comment s’étonner, dès lors, que les préjugés s’expriment très facilement : « 32 % des personnes pensent que les Noirs sont plus forts physiquement que les autres, contre 24 % en 2009 et 28 % en 2010 », révèle un sondage publié lundi par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et SOS Racisme.

Mais des citoyens s’unissent contre cette stratégie de la confusion et de la peur. Syndicalistes défendant les travailleurs sans papiers, collectifs de sans-papiers, parents d’élèves mobilisés au sein du Réseau Éducation sans frontières et partis progressistes ne travaillent plus séparément. Depuis novembre 2010, ils sont réunis au sein du collectif D’ailleurs nous sommes d’ici et appellent à un grand défilé parisien de Barbès à Nation (14 heures). Et pour ne plus répondre au coup par coup, des collectifs locaux ont été lancés pour se battre partout contre cette lepénisation des esprits visant à détourner l’attention des classes populaires des dégâts du libéralisme.

1. La France n’a pas besoin de maçons étrangers

En ciblant l’immigration par le travail, Claude Guéant recycle le vieux refrain frontiste : « Y nous piquent nos boulots », soigneusement nappé d’un coulis d’immigration « choisie ». Objection ! Malgré un taux de chômage attisé par la crise, les postes non pourvus continuent à fleurir. Les « offres valables d’emploi », pourtant si difficiles à refuser, n’y ont rien changé : entre 300 000 et 600 000 postes sont invariablement boudés par les Français. Ce sont les fameux métiers dits « sous tension », au premier rang desquels trônent la restauration… et le BTP. Des jobs physiques, à horaires décalés et payés au lance-pierre. On comprend aisément que ceux qui ont le choix ne se bousculent pas au portillon, au nom de la sacro-sainte valeur travail. Le constat a beau être cynique, il prouve qu’il n’existe pas de concurrence entre nationaux et étrangers sur ce plan. D’autant que, sur les 20 000 immigrés ayant obtenu un titre de séjour par le biais de leur activité professionnelle en 2009, seuls 16 % sont des ouvriers ou des employés non qualifiés, ces emplois étant davantage prisés par les ressortissants européens qui, eux, n’ont pas besoin de permis de travail.

2. L’immigration coûte cher aux finances publiques

« Il y a un certain nombre de mesures sociales, dont peuvent bénéficier les immigrés, que nous ne pouvons pas financer », estime Jean-François Copé. Mais, en réalité, l’immigration, c’est tout bénef ! Jeunes, avec peu de dépenses de santé et des taux de chômage moins importants que les autochtones, les étrangers travaillant en France rapportent 12 milliards d’euros à la Sécurité sociale, d’après une étude de l’université de Lille-II de juillet 2010. Privés de la nationalité, ils ne peuvent pas bénéficier des allocations familiales. Au lieu de s’interroger sur les coûts des immigrés, la droite ferait mieux de se pencher sur celui de sa politique migratoire. L’État consacre 394 millions d’euros chaque année à entretenir les centres de rétention. Une somme dérisoire à côté du demi-milliard d’euros dépensé pour assurer les 
28 000 reconduites à la frontière organisées en 2010, et qui coûtent près de 27 000 euros chacune.

3. La France est submergée par les flux migratoires

Faire trembler les citoyens avec les flux migratoires incontrôlés qui menaçaient d’arriver en France après les révolutions arabes n’était pas suffisant pour Nicolas Sarkozy. Il est « de bon sens », pour le chef de l’État, de poser aussi « la question de l’immigration légale », « avec (nos) difficultés à fournir un travail à tous (nos) nationaux, et un chômage à 23 % pour les étrangers non communautaires ». Mensonges. Selon l’Institut national d’études démographiques, le nombre d’étrangers en France n’a cessé de baisser, pour s’établir à 5,8 % de la population. Des chiffres inférieurs à ceux de l’Allemagne ou de l’Espagne, où l’immigration est pourtant bien plus récente qu’en France. Quant aux 20 000 Tunisiens passant la frontière à Vintimille, ils ont suscité maintes affabulations, alors qu’ils ne sont qu’une faible minorité comparés aux 
600 000 réfugiés provisoires de l’ex-Yougoslavie accueillis par les États européens dans les années 1990, ou aux 130 000 boat-peoples arrivés dans l’Hexagone à la fin des années soixante-dix. 

4. Les deux tiers des échecs scolaires concernent  les enfants d’immigrés

Des statistiques trafiquées pour mieux stigmatiser. « Les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés », a asséné le ministre de l’Intérieur, dimanche, sur 
 Europe 1. Les deux tiers ? C’est l’OCDE et le
 rapport 2010 du Haut Conseil à l’intégration (HCI) qui le disent, affirme le ministère. Sauf que c’est faux. Selon l’OCDE, un quart des échecs scolaires, au maximum, sont susceptibles de concerner ces enfants, puisqu’ils ne représentent que 13 % des élèves soumis aux épreuves. Dans le rapport 2010 du HCI non plus, rien ne confirme cette statistique « pifométrique ». Certes, il y est dit que les élèves issus de l’immigration connaissent plus de difficultés (27 % d’entre eux préparent un bac général, contre 40 % pour les autres). Mais c’est la profession et le niveau d’études de leurs parents, plus que leur origine et les facteurs culturels, qui pèsent sur leur destin scolaire. D’ailleurs, à niveau social équivalent, les enfants d’immigrés, portés par une plus grande ambition, réussissent mieux, souligne le rapport.

  • Des militants antiracistes, rédacteurs en chef d'un jour prennent la parole dans l'Humanité

Olivier Le Cour Grandmaison, enseignant-chercheur. Pendant que son maître s’active au G8 en essayant de « prendre de la hauteur », selon l’expression forgée par les communicants de l’Élysée, le vibrionnant ministre de l’Intérieur, cette éminence très grise, et très à droite, prétend veiller sur le pays 
et ses frontières. --> Lire la suite

Clotilde Maillard membre du Réseau Éducation sans frontières (RESF). Le bilan de la grève des 6 804 travailleurs 
et travailleuses sans papiers, soutenue par onze organisations syndicales et associatives, pour arracher une circulaire de régularisation de tous les travailleurs sans papiers est plutôt amer. --> Lire la suite

Catherine Lebrun, secrétaire nationale de l’union syndicale Solidaires et Clotilde Maillard, membre de RESF. L’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, qui a procédé à l’expulsion groupée, en 38 vols, de 1 622 étrangers en 2010 et qui a déjà fait décoller 7 charters depuis le début de l’année, améliore encore son palmarès. À la suite de la mort, ces derniers mois, de plus d’un millier de migrants au large des côtes européennes, sa responsabilité directe est posée. --> Lire la suite

Consultez la carte des mobilisations en France contre le racisme de samedi 28 mai

Pierre Duquesne, Flora Beillouin et Medhi Fikri

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 05:34
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 22:47

SOCIAL-ECO -  le 19 Avril 2011

 

Energie: le gouvernement préfère EDF aux consommateurs

 

 

Le gouvernement a accordé une nette victoire à EDF, ce mardi, et posé les bases d'une forte hausse des tarifs de l'électricité après l'élection présidentielle de 2012, en fixant le prix de l'électricité nucléaire à 42 euros le mégawattheure (MWh) au 1er janvier prochain. Cette décision met en lumière le mensonge de la baisse des prix que devait amener l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie.

  • Le contexte

La question très politique s'inscrit dans le cadre de la Nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), une loi adoptée en novembre par le Parlement pour doper la concurrence sur un marché ultra-dominé par EDF. En vertu de ce texte, l'ancien monopole public va être contraint de vendre jusqu'à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie). Pour qu'elle entre en application, il restait toutefois au gouvernement à fixer le prix de vente de cette électricité nucléaire, connue sous le nom barbare d'Arenh, pour Accès régulé à l'Electricité nucléaire historique.

Le patron d'EDF, Henri Proglio, se battait pour obtenir 42 euros/MWh, seuil en dessous duquel il estimait que son entreprise se serait fait "piller". Son grand concurrent GDF Suez réclamait, lui, 35 euros/MWh et rejetait d'un revers de main les demandes d'EDF, en les qualifiant d'"inacceptables".

  • Nicolas Sarkozy donne un coup de pouce à son copain Henri Proglio

C'est finalement EDF qui a emporté la bataille, au terme d'un arbitrage rendu par le président Nicolas Sarkozy lui-même. Le gouvernement a tout juste ménagé une période de transition de six mois (du 1er juillet 2011 au 1er janvier 2012) pendant laquelle le prix de l'Arenh sera de 40 euros/MWh.

Dans un communiqué publié mardi, GDF Suez a dit "regretter cette décision" qui "va pénaliser les clients qui subiront des hausses pour les prix de l’électricité".

  • Eric Besson défend son patron

"Contrairement à ce qui a été dit, le match n'était pas entre favoriser EDF ou défavoriser GDF", s'est défendu le ministre de l'Energie, Eric Besson, mardi. "Nous, la seule boussole, c'est l'intérêt général, la sécurité des Français et leur pouvoir d'achat", a-t-il assuré. Le ministre a cependant reconnu que le gouvernement voulait "conforter EDF", et "tenir compte pour l'avenir, par précaution, des travaux qu'EDF pourrait être amené à engager (dans ses centrales) après la catastrophe de Fukushima" au Japon.

  • La Bourse à la fête, pas les consommateurs

La Bourse saluait mardi une décision qui devrait doper les profits de l'entreprise publique: l'action EDF gagnait 4,43% à 27,81 euros à 16H20, réalisant une des plus fortes hausses de l'indice CAC 40. Moins à la fête, les associations de consommateurs dénonçaient quant à elles une décision qui "va mécaniquement faire flamber les tarifs de l'électricité", selon les termes de Caroline Keller, de l'UFC Que Choisir.

"C’est faux, entièrement faux, et c’est une rumeur à laquelle je voudrais contribuer à tordre le coup", avait pourtant démenti par avance Eric Besson, assurant qu'il n'y avait "pas de lien mécanique" entre le prix de l’Arenh et les tarifs de l'électricité. A court terme, le ministre a raison: la loi Nome n'impose pas de hausse immédiate des prix de l'électricité. Et le gouvernement pourra honorer sa promesse de ne procéder qu'à une "légère augmentation" des tarifs d'ici à l'élection présidentielle de 2012. Mais avant la fin 2015, les prix devront s'aligner sur le niveau de l'Arenh, selon l'article 13 de la loi Nome.

Dans un document de travail transmis en mai 2010 aux députés, la Commission de régulation de l'énergie avait ainsi estimé que les tarifs pour les particuliers devraient être augmentés de 25 à 30% d'ici à 2015 si le prix de l'Arenh était fixé à 42 euros. Actuellement, les Français payent l'électricité nucléaire environ 31 euros/MWh, soit 36% moins cher, selon le régulateur.

  • A voir: 

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 22:41

POLITIQUE -  le 24 Mai 2011

Affaire DSK

L’ex-directeur général du FMI, inculpé de crime sexuel à New York, a droit à une retraite à vie ainsi qu’à une indemnité de départ ,versée par l’institution, de près de 250 000 euros.

Dans une affaire de crime sexuel où personne, hors l’agresseur et la victime présumés, ne connaît pour l’instant la vérité des faits, au moins une chose est certaine : Dominique Strauss-Kahn ne manquera pas d’argent pour assurer sa défense. Le coût de celle-ci a déjà été estimé par la presse : il devrait s’élever à 250 000 dollars par mois, c’est-à-dire environ 178 000 euros sur la base de 1 euro pour 1,40 dollar. Des frais qui s’ajoutent à la caution qu’a dû avancer Dominique Strauss-Kahn pour obtenir sa sortie de prison et son assignation en résidence aux États-Unis : un million de dollars en espèces, plus cinq millions de dépôt de garantie. Soit 4,3 millions d’euros qui lui seront certes restitués à son procès, mais pas le coût de l’équipement, à ses frais, en caméras de surveillance de l’appartement où il réside, et les frais de gardiennage, jour et nuit, par des vigiles chargés de contrôler ses allées et venues. Montant total estimé : 200 000 dollars par mois (140 000 euros).

Pour payer tout cela, DSK peut certes compter sur la fortune personnelle de sa femme Anne Sinclair, estimée entre 35 et 55 millions d’euros selon l’Expansion, et héritée d’un aïeul marchand d’art. Sans compter le parachute doré et la retraite à vie acquise après trois ans de fonction que versera le FMI à son ancien directeur. Celui qui était « le fonctionnaire le mieux payé de Washington DC » avec un salaire annuel net d’impôt de 530 000 dollars (380 000 euros) devrait percevoir dans l’immédiat une indemnité de départ de 60 à 65 % de son salaire net, c’est-à-dire 318 000 à 349 000 dollars (227 000 à 249 000 euros), selon l’agence ABCnews. Quant à la pension de retraite, son montant varie, selon les sources, entre 80 000 dollars par an (57 000 euros), d’après un article du Figaro de 2007, et 318 000 dollars (227 000 euros), selon ABCnews.

Sébastien Crépel

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 02:33

- le 20 Mai 2011

Le Bloc-notes. La chronique de Jean-Emmanuel Ducoin

 

Questions. Un malaise diffus et sournois, que toutes les questions du moment, venues en entrechoquer bien d’autres non moins urgentes, ne parviennent à atténuer malgré leur rudesse libératrice. L’idée de présomption d’innocence a-t-elle été mise de côté par certains ? Fallait-il publier ou diffuser les images de Dominique Strauss-Kahn menotté ? Le sort infligé à l’homme-DSK par la justice américaine doit-il nous faire penser que, décidément, nous n’appartenons pas à la même civilisation ? Et puis encore… Existe-t-il oui ou non une forme d’omerta française sur la morale en politique, sur les éventuelles dérives directement imputables à des positions dominantes ? L’« affaire » en question ne concerne-t-elle que la personne privée ? Est-elle un fait politique majeur qui menace d’engloutir un pan entier du Parti socialiste ? Et la gauche, toute la gauche, est-elle sévèrement blessée par la secousse mondiale de cette descente aux enfers stupéfiante ? Et nous, que pensons-nous, que devons-nous penser ? Devons-nous nous intéresser moins à la vertu qu’au progrès, ou rappeler que toute action publique ne saurait se dispenser ni de vertu ni de progrès ?

 

Domination. Arrêtons là l’énumération sans fin. Non sans avouer que la séquence médiacratique et politique que nous vivons depuis dimanche dernier nous a embarqués sur des terrains aussi complexes qu’ambivalents, puisque les scènes d’exhibition vulgaire de cet homme déchu en quelques heures resteront à jamais gravées dans notre conscience collective. Non pas uniquement pour ce qu’elles montrèrent crûment ; mais bien pour ce qu’elles nous suggèrent comme mise en abîme d’une époque accommodante pourquoi pas révolue. À condition de préciser un point fondamental : nous fallait-il pré-instruire le procès d’un séducteur ?

 

Car enfin, entre des avances trop pressantes et une accusation de viol avec séquestration, il y a tout de même un monde… Comme bien d’autres, en effet, nous détenions et détenons toujours des informations assez étayées concernant les mœurs de DSK (et quelques autres), mais, à aucun moment jusqu’à ces faits, nous n’avions entendu parler de « violences ».

 

Pour autant, devrait-on se placer du côté des proches de l’ex-directeur du FMI, dont beaucoup se sont étonnés d’accusations « contraires » au « profil » de leur ami. Pierre Moscovici : « Je n’imagine pas Dominique forcer les choses. » Si la réalité dépasse souvent l’imagination, la plupart de ces prises de parole ont entretenu de nombreuses idées reçues autour des violences faites aux femmes. Non, il n’y a pas de profil type d’auteur d’agression sexuelle !

 

Et si nous avions besoin d’une preuve que le modèle patriarcal mâtiné de machisme reste dominant, relisons avec attention l’une des phrases de Jack Lang prononcées soixante-douze heures après les faits : « Ne pas libérer une personne qui propose de payer une importante caution ne se fait jamais aux États-Unis, car enfin, il n’y a pas mort d’homme ! » Vous avez bien lu : « Il n’y a pas mort d’homme. » Si la présomption d’innocence est sacrée, qu’en est-il alors de l’intégrité de la victime supposée ? Jack Lang ne sait-il donc pas que le viol ou la tentative de viol sont d’abord inqualifiables moralement, mais, surtout, qualifiables dans le droit pénal. Pour les États-Uniens comme pour les Français, il s’agit d’un crime. Et pour tout dire d’un crime pas comme les autres, en tant qu’il demeure une implacable « machine » à indignité, conséquence directe de la domination (physique et/ou sociale) d’une personne sur une autre.

 

Personnalisation. Les images ont valeur de piloris modernes et la pseudo-transparence du temps qui est le nôtre – lécher, lâcher, lyncher – ne peut que nous donner la nausée. Seulement voilà, à l’heure où l’« exception sexuelle » française vient de subir un rude coup, on voudrait nous faire croire que s'éteint sous nos yeux éberlués l’opposition quasi philosophique entre une Amérique du « sexuellement correct » qui confondrait vie publique et vie privée, et la France « républicaine » attachée à les séparer… Mais n’oublions pas que l’essentiel est ailleurs.

 

À sa manière, DSK incarnait toutes les dérives idéologiques socialistes. Or, jusqu’à maintenant, il n’avait été l’objet que d’analyses très élogieuses des éditocrates coalisés – et pour cause, « ils » pensent la même chose. Pourquoi n’avons-nous lu que très rarement (sic) des enquêtes en éthique des idées ? Ce DSKgate illustre la personnalisation à outrance de la vie politique, accentuant au-delà de toute raison le caractère dramatique de cet événement. Ultime question : sera-t-il désormais aisé pour ceux qui rêvent de représenter le peuple de prétendre approcher les hautes fonctions sans afficher une grande modestie et, surtout, sans revendiquer une certaine fidélité au serment de leurs engagements ?

 

Jean-Emmanuel Ducoin

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 09:44

Politique - le 22 Mai 2011

L'avocat de DSK affirme qu'il sera acquitté

  • Dans  l'Humanité   datée lundi 23 mai

--> un dossier sur les suites de l'affaire DSK

--> le point, à gauche,  après cet événement

L'ex directeur du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn sera acquitté dans le procès pour tentative de viol et agression sexuelle qui lui est intenté, affirme un de ses avocats Benjamin Brafman, dans une interview publiée dimanche par Haaretz.

"Il plaidera non coupable, et en fin de compte il sera acquitté", déclare Me Brafman dans cette interview au quotidien israélien libéral, la première depuis l'arrestation de son client le 14 mai.

"Rien n'est sûr, mais dans ce que je discerne dans l'enquête, il (Strauss-Kahn) sera acquitté (...) Il m'a beaucoup impressionné. En dépit des circonstances, il tient bien le coup", a-t-il insisté.

"Il n'est pas heureux d'être accusé de faits qu'il n'a pas commis", a encore dit Me Brafman, venu en Israël pour participer à un évènement familial.

M. Brafman, 62 ans, est considéré comme l'un des grands maîtres du barreau aux Etats-Unis. Il a été l'avocat de plusieurs vedettes américaines, y compris du défunt Michael Jackson.

 

En France

Des associations féministes ont lancé samedi avec le concours d'une brochette de personnalités un appel avec près de 6.000 signatures, s'élevant contre "l'impunité qui règne dans notre pays quant à l'expression publique d'un sexisme décomplexé". Intitulé "Ils se lâchent, les femmes trinquent", et initié par Osez le féminisme!, Paroles de femmes et La barbe - qui a manifesté dès mercredi devant l'Assemblée nationale et le siège du PS -, cet appel se conclut par l'annonce d'un rassemblement au pied de Beaubourg, dimanche.

 

DSK devrait plaider non coupable le 6 juin

La prochaine convocation de M. Strauss-Kahn devant la justice a été fixée au 6 juin. Lors de cette audition, il devra plaider coupable ou non coupable des sept chefs d'accusation pesant contre lui. S'il plaide coupable, il n'y aura pas de procès mais une condamnation à plusieurs années de prison, dont le nombre sera négocié avec le juge. S'il plaide non coupable, comme ses avocats l'ont suggéré, un procès aura lieu.

 

 


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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 07:14
 on 17 mai, 2011 - 22:10

 

 

Réaction à la « Défense de Dominique Strauss Kahn » par M. Lévy [1]

 

 

 

Magnifique entrée en matière dont vous vous fendez, M. Lévy, dans cette « Défense de Dominique Strauss-Kahn » : la chambre du Sofitel où logeait M. Strauss-Kahn aurait porté un numéro correspondant à la date des primaires socialistes. C’est pour le moins à 10 000 lieues de la situation de cet homme, seul dans sa cellule, dont vous vous dîtes l’ami. Cet ami que vous voyez accablé par une « opinion ivre de storytelling et d’on ne sait quelle obscure vengeance ». C’est fort étrange car c’est justement ainsi que j’aurais décrit les ressorts dont vous usez et abusez : vos apparitions médiatiques si nombreuses, vos mises en scènes photographies, vos poses [2], tout cela ne suit-il pas justement les règles du storytelling, dont les médias sont si friands ?

Soit, la presse new-yorkaise de bas étage s’est jetée sur l’affaire. Fallait-il en attendre autrement de tels journaux pour un homme aux frasques déjà connues ? Vous faîtes le candide et transformez le harcèlement en « charme ». La justice tranchera, mais s’il doit y avoir présomption d’innocence, il convient aussi de respecter un tant soit peu cette femme et ses déclarations, au lieu d’y semer le doute en toute partialité.

Non, ce qui « donne la nausée », Monsieur Bernard-Henry Lévy, ce n’est pas tant les réactions de la classe politique française, que vous devriez saluer pour son calme au lieu de la honnir (mis à part M. Debré) ; non, ce serait plutôt cette manière que vous avez, vous et une certaine intelligentsia, de proclamer Dominique Strauss-Kahn « champion » de la gauche. Ce matraquage insensé a pour but d’imposer à la tête du parti socialiste français un homme qui joue ce jeu enfantin du « ni oui ni non » depuis trop longtemps, bloquant à son avantage des débats qui devraient se faire plus passionnés au sein du PS. Et en se remémorant le passif de M. Strauss-Kahn à la tête du Cercle de l’industrie par exemple, on se doutera qu’il n’y a pas que cette intelligentsia dont vous vous faîtes le porte-parole qui attend la venue du président du FMI à la tête du pays.

Comment aussi oser décemment dire que « l’Europe, pour ne pas dire le monde, […] lui doit d’avoir, depuis quatre ans, à la tête du FMI, contribué à éviter le pire ». Doit-on rappeler que c’est ce même M. Strauss-Kahn qui a été un des porte-étendards de la constitution européenne. Il ne sera pas besoin de rappeler les diverses dispositions de cette constitution qui auront permis à la crise financière d’ébranler notre économie : libre circulation des capitaux internes mais aussi externes à l’Europe, politique économique libéral…

Et enfin, ce magnifique dernier paragraphe de votre lettre partisane : le FMI devient sous votre plume une organisation caritative. Oubliés les monstrueux plans de rigueur grec, portugais et espagnol imposés de concert par le FMI et les marchés. Oubliées même, quand on regarde un peu plus en arrière, les louanges qu’adressait il y a quelques mois le FMI à la Libye de M. Kadhafi [3], un terrain que vous connaissez bien, il me semble [2].

Avant de vous lancer la plume en avant pour user de votre influence, un minimum de décence aurait été le bienvenu. Peut-être aurait-il été alors moins évident aux yeux de vos lecteurs qu’avant de défendre un ami, vous défendiez une institution – le FMI – et une idéologie – libérale.

[1] : http://www.bernard-henri-levy.com/defense-de-dominique-strauss-kahn-18909.html

[2] : à en croire votre photothèque où vous suivez à la trace les missiles qui ont plu sur les terres libyennes en mars 2011 :

http://www.bernard-henri-levy.com/phototheque-bhl-histoire?album=all&gal...

[3] : http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2011/pn1123.htm

 

boubenec

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:25

Lundi dernier, alors que la nouvelle de l’arrestation de DSK était arrivée la veille, Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie dialoguaient au sujet de l’affaire sur RTL. Le premier s’est notamment illustré (3’45") par une remarque particulièrement hautaine à l’égard de ceux qui oseraient penser que la presse française n’a pas été exemplaire sur le cas DSK.

Verbatim : "C’est complètement stupide. Ce qui était le secret de Polichinelle, c’est qu’il aimait les femmes et qu’il était un séducteur compulsif, ça c’est vrai. Mais pour le reste, on ne cachait pas des horreurs qu’il aurait commises, il faut être d’extrême-droite pour soutenir ça."

 

Le mot est lâché : extrême-droite. Conformément à ses habitudes, Alain Duhamel ne supporte pas la moindre critique adressée à l’encontre de sa corporation, et sort brusquement de la modération dans laquelle il se complaît en temps normal... Il est entendu que le personnage s’est donné pour mission de pourfendre le "populisme" à tout bout de champ. Souvent pour se passer d’examiner scrupuleusement les faits dérangeants qu’on aimerait lui soumettre...

 

En effet, depuis l’arrestation, très curieusement des témoignages ne cessent de se succéder (ou de réémerger) dans les médias pour rendre compte que DSK, par moments, n’était pas qu’un simple séducteur, mais tombait clairement dans le harcèlement.

 

Face à Alain Duhamel, Jean-Michel Aphatie se contentera de poser quelques interrogations sur la possibilité de traiter une telle chose, et craint qu’en mettant le doigt dans l’engrenage, on ne sombre dans une société orwellienne. Mais qui a préconisé une seule seconde d’espionner DSK ? En revanche, il se gardera bien d’aborder l’affaire Tristane Banon, alors qu’il fut lui-même témoin du récit de la jeune femme lors de son fameux passage dans "93, Faubourg Saint-Honoré". Alors qu’on l’a sollicité à ce sujet, M. Aphatie a hier affirmé sur son blog : "L’histoire du dîner mérite d’être racontée. J’y ai souvent repensé. Mais j’ai le droit, je crois, de le faire quand je l’aurai décidé, où je voudrais, et sous des formes que je choisirai." Tristane Banon ayant déclaré qu’elle pourrait porter plainte, la presse française sera probablement amenée à faire son examen de conscience.

 

L’affaire, effectivement, était grave : pouvait-on se permettre de la laisser en suspens ? Que ce soit pour laver DSK de tout soupçon, ou pour venir en aide à Tristane Banon, il est évident que des investigations auraient dû être menées. Seulement, il eût fallu faire preuve d’un certain courage et d’une certaine indépendance : deux valeurs manifestement rares, voire inexistantes dans la presse française quand il s’agit d’aborder ce genre de sujet. Car la caste journalistique ne s’est pas contentée de passer l’affaire sous silence : elle a tout fait pour l’enterrer, et s’est même parfois réjouie qu’elle soit enterrée (à l’instar de Daniel Schneidermann, qui a semble-t-il décidé de changer de rôle en voyant le vent tourner - voir l’article de la veille signé par l’équipe d’AgoraVox).

 

La protection de la vie privée est sans doute un principe à l’honneur de la presse française, mais elle est parfois poussée jusqu’à son extrême, et inhibe les journalistes lorsqu’il s’agit de traiter le sujet du harcèlement sexuel, qui ne relève plus tout à fait de la vie privée et qui doit être traitée à la mesure de sa gravité.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:22

 

 

"Le Figaro de ce jour prête au PCF et à moi-même, responsable nationale, l'intention de se désister au premier tour de la Présidentielle en faveur du candidat socialiste. Je démens catégoriquement tout cela. jamais au PCF noius n'avons évoqué une telle possibilité, jamais nous n'en avons discuté. Que les choses soient claires : le combat contre le FN est une priorité absolue mais nous ne pouvons le combattre qu'en redonnant de l'espoir à notre peuple".

 


Lydie Benoist, responsable aux élections pour le PCF
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BRUNO FORNACIARI

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