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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 07:45
30.500 suppressions de postes sont annoncées au budget 2012 dans la Fonction publique. Au mépris des besoins de la population et des revendications des personnels qui voient leurs conditions de travail et l'offre de service public se dégrader, en dépit du manque criant de professeurs, de policiers ou de personnels hospitaliers, le gouvernement continue sa saignée de l'emploi public.

Obnubilé par les agences de notations des marchés financiers, Nicolas Sarkozy tient coûte que coûte à être le premier de la classe ultralibérale. Gel des salaires, casse de l'emploi, dépeçage de la Fonction et des services publics... de fait, durant son mandat, le Président des riches n'aura fait que détruire les atouts de la France et son modèle social. Fait notable, sa politique d'austérité tous azimuts ne connaît qu'une exception : les bombardements quotidiens en Libye. Réjouissons-nous : avec la droite, marchands d'armes et d'or noir ne connaissent pas la crise.

 

communiqué PCF

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 17:53

Le Premier ministre grec a annoncé un remaniement ministériel et demande la confiance du parlement pendant que Sarkozy et Merkel invitent les créanciers privés « volontaires » à financer le plan d' « aide » à la Grèce.

Ces artifices politiciens font perdre un temps précieux au peuple grec.

Pendant ce temps, la pression des marchés financiers s'accentue et la troïka prépare une nouvelle saignée. Le PCF s'élève contre le sacrifice d'un peuple pour préserver les intérêts des loups de la finance qui, il faut le rappeler, sont les premiers responsables de la dette grecque.

Si la Grèce fait chaque jour un pas de plus vers le défaut de paiement c'est parce que le gouvernement Papandréou et l'Union européenne s'obstinent à nier l'évidence : une annulation au moins partielle de la dette et une réorientation des missions de la Banque centrale européenne s'imposent.

La BCE doit utiliser son pouvoir de création monétaire pour financer des investissements d'intérêt général. Une sortie de crise durable passe par la relance de l'investissement dans des projets créateurs d'emploi, dans la formation et les services publics.

 

Parti communiste français

Paris, 17 juin 2011

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 16:55

À l'issue des élections législatives anticipées de dimanche, José Socrates, le Premier ministre portugais, leader du Parti socialiste a démissionné. En pleine crise économique au Portugal où la troïka – UE, FMI et BCE – impose au pays des mesures drastiques pour redresser l'économie, les Portugais ont choisi la rupture.

Avec 39% des suffrages exprimés, ce qui représente 105 sièges, le Parti social-démocrate (centre droit) de Passos Coelho bénéficie d'une majorité confortable puisqu'il s'allie au CDS-PP (droite) qui comptabilise 24 élus, ce qui fait un total de 129 sièges sur les 230 qu'en compte la chambre unicamérale.

Du côté des communistes alliés avec les écologistes, ils remportent 16 sièges et le Bloc de gauche, en forte baisse, s'octroie 8 élus.

En revanche, le Parti socialiste enregistre une lourde défaite avec la perte de 24 députés après la démission du gouvernement minoritaire en mars. Alors que la principale formation de gauche était en ballotage défavorable dans les sondages à une semaine du scrutin, elle n'a pu redresser la barre. Avec seulement 73 sièges à l'Assemblée de la République, le parti de José Socrates abandonne donc le pouvoir à son principal rival qui prône la compression des budgets de l'Etat et une privatisation importante pour appliquer le plan d'austérité voulu par les instances internationales.

La population accablée par les restrictions quotidiennes (allocations chômage tronquées, réduction des pensions de retraite, suppression des heures supplémentaires, plans de licenciement drastiques, non remboursement de certaines dépenses de santé, …) renverse la vapeur en se tournant vers cet homme d'affaires inconnu sur le plan international et qui n'a jamais dirigé un gouvernement. Le quadragénaire libéral centriste n'a donc pas vraiment le droit à l'erreur même si le marasme économique dans lequel est plongé le Portugal devrait lui permettre, dans un premier temps, de faire voter des mesures impopulaires au nom de la rigueur.

Du côté socialiste, on tente de panser les plaies et Benoît Hamon, le porte-parole du PS français a exprimé son sentiment sur les politiques d'austérité mises en place en Europe, lors d'un point presse : "Partout où ces politiques sont mises en œuvre, elles se traduisent par une réussite économique relativement contestable mais surtout par un désordre social insupportable".

Pour aller plus loin :

Une conflictualité exacerbée 

Bernardino Soares "Le FMI et l'Union européenne sont les principaux responsables de la crise"

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 16:50

« Beaucoup souhaitent un autre 25 avril mais sans les fleurs »

 

Lisbonne (Portugal),envoyée spéciale. L’alternance sans alternative qui se profile aux législatives anticipées de dimanche dans le pays surendetté nourrit la colère contre la soumission des « grands » partis à la superaustérité imposée par l’UE et le FMI en échange de leur «aide».

Comme d’habitude, les poteaux électriques des rues et des avenues de Lisbonne ont été pris d’assaut. Affiches et banderoles des partis politiques se disputent l’attention des Portugais avant les législatives anticipées de ce dimanche 5 juin. Les traditionnelles « arruadas » voient déambuler les militants, drapeaux au vent, au son des hymnes de campagne. Les meetings quotidiens s’enchaînent. Télévisions, radios et presse écrite s’affolent. Comme d’habitude ? Pas vraiment. Le pays s’enfonce dans une crise économique sans fond. Faute d’accord majoritaire à l’Assemblée sur un quatrième plan d’austérité, le premier ministre socialiste, José Socrates, a fait appel au fonds d’aide financier du FMI et de l’UE. Un prêt de 78 milliards d’euros sur trois ans, conditionné à davantage d’austérité et à des « plans d’ajustement » pour ramener le déficit budgétaire de 5,9 % du PIB cette année à 3 % en 2013, soit la limite imposée par le pacte de stabilité et de croissance.

Les premiers milliards sont tombés dans l’escarcelle du gouvernement en début de semaine, tandis que les créanciers en costards cravates veillent. « Non au vol des richesses », décrète la Coalition démocratique unitaire (communistes et Verts), qui, selon un dernier sondage, obtiendrait 8 % des suffrages. « Justice », exige le Bloc de gauche (BE), qui serait crédité, lui, de 7 % des intentions de vote. Les deux formations plaident pour une renégociation de la dette.

Il aura fallu attendre la veille du scrutin pour que les trois principaux partis, qui se sont alternativement succédé au pouvoir ces trente-cinq dernières années, abordent enfin les sujets qui fâchent. Jusqu’à présent, le Parti socialiste (PS), le Parti social-démocrate (PSD, droite) et le Centre démocratique et social-Parti populaire (CDS-PP, droite conservatrice) évitaient soigneusement de parler du programme antisocial du gouvernement sortant et de la troïka (FMI, BCE, UE), s’accusant mutuellement d’avoir conduit le pays dans l’impasse. Ce qui est facilement vérifiable.

 

"Une tutelle étrangère qui va s'exercer sur le pays"

 

Mais les petites phrases assassines nourrissent le pessimisme. « Je vais voter, mais je sais que rien ne va changer », considère Leonore, professeur, qui ajoute : « C’est une tutelle étrangère qui va s’exercer sur ce pays. Pour payer la dette des banques, ils vont couper dans les services publics. » La santé, l’éducation, l’énergie, les transports sont en effet dans le collimateur. Privatisations, hausse de la TVA, flexibilisation du marché du travail (conditions de licenciements facilitées), gel des salaires, des embauches et des déroulements de carrière : aucune mesure n’est épargnée. Le personnel navigant de la compagnie aérienne TAP, menacée de privatisation dans le cadre du programme de la troïka, s’est mis en grève pour dix jours, pour protester contre la suppression d’effectifs à bord des avions. Signe d’une énorme conflictualité potentielle.

« C’est un bon accord qui défend le Portugal », déclarait, en signant la feuille de route de la troïka, José Socrates. Depuis, le premier ministre, candidat à sa réélection, tente de combler le retard sur son concurrent du PSD, Pedro Passos Coelho (ce dernier serait crédité de 36 % des votes contre 31 % à José Socrates), en l’accusant de double jeu.

 

Le responsable socialiste martèle ainsi que le PSD a refusé de voter en faveur d’un quatrième pacte d’austérité proposé par son gouvernement mais qu’il soutient le programme de la troïka, dont les grandes lignes sont identiques. Bien que favori dans les sondages, Coelho a été contraint de revoir son discours, en plaidant désormais pour une « révision des délais de paiement » de la dette, arguant qu’il existe pour ce faire une « ouverture suffisante » du FMI et de l’UE.

 

Le débat est violent mais sur le fond, aucun changement n’est avancé. « Le pays ne gagne rien à substituer aux boys du PS ceux du PSD », a déclaré au Diario de Noticias Paulo Portas, candidat de la droite conservatrice (CDS-PP) auquel les sondages pronostiquent 11 % des suffrages, dans l’espoir de grappiller des voix auprès d’un électorat lassé du tête-à-tête PS-PSD. Sa formation pourrait constituer la variable d’ajustement de la future majorité.

 

Comme par le passé. Cette alternance sans alternative n’est pas étrangère au désarroi ambiant. Même si, à l’image de Carlos Franco, fonctionnaire à Sintra, ville qui ne compte plus les plans de restructuration, beaucoup estiment que le « pays a besoin d’un autre 25 avril, mais sans les fleurs », en référence à la révolution des œillets de 1974.

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 16:40
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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 07:23
L'on peut remarquer que l'essentiel de l'interview est constater qu'il y a une parole vraie, nette et sans détour de Patrick Bessac et, malheureusement, la langue de bois (il ne dit de compréhensible de ce que proposent les écologistes pour les français et ne répond pas pas aux questions sinon que pour les éviter) éclatante, comme de nombreux personnages politiques.
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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:02

SNCF : des bonus pour pousser les contrôleurs à dresser des PV

Une note confidentielle reçue par des contrôleurs leur fixe noir sur blanc des objectifs à atteindre. Un système de primes décrié par de nombreux agents... et certains passagers trop souvent pris pour cible.

Nicolas Jacquard et Sébastien Lernould | Publié le 31.05.2011, 07h00

Pour lutter contre l’augmentation de la fraude, la SNCF demande à ses contrôleurs de multiplier les PV. L’effet pervers, c’est que ce sont surtout les passagers solvables qui sont ciblés.

Pour lutter contre l’augmentation de la fraude, la SNCF demande à ses contrôleurs de multiplier les PV. L’effet pervers, c’est que ce sont surtout les passagers solvables qui sont ciblés. |(PERROGON/ANDIA.FR.)Zoom

Les contrôleurs SNCF ont-ils un quota journalier de PV à dresser aux voyageurs avec des objectifs chiffrés de récupération des sommes en liquide? Si l’entreprise publique, confrontée, comme à la RATP, au phénomène de la fraude, se défend d’appliquer une telle « politique du chiffre », la réalité sur le terrain est, semble-t-il, tout autre.

Et de plus en plus de contrôleurs brisent l’omerta sur cette pratique qui attise les tensions entre voyageurs et agents SNCF.

 

Certains feraient du zèle

Car ces quotas existeraient bel et bien. La preuve? Dans une note confidentielle adressée en avril à tous ses agents, la direction d’un établissement commercial train (ECT), qui regroupe les contrôleurs, écrit noir sur blanc qu’ils doivent enregistrer « quatre affaires par jour », avec 41% du montant de ces PV encaissé, directement pour un minimum de 50 € par jour. Jamais une telle consigne écrite n’avait été auparavant gravée dans le marbre à la SNCF.

« Si cela avait été le cas, nous aurions immédiatement demandé des comptes à la direction », assure Jean-Luc Cazorla, chargé des contrôleurs à la CGT. Même si la SNCF dément, plusieurs sources confirment l’existence d’une règle officieuse au niveau national : chaque agent du service commercial train (ASCT) doit effectuer au moins trois régularisations par jour. Dans tous les établissements, une moyenne mensuelle des équipes est d’ailleurs établie. Et plus les agents effectuent d’opérations, plus leur prime est importante.

Ce système de bonus inciterait une minorité de contrôleurs à faire du zèle en ciblant les voyageurs susceptibles de payer sur-le-champ. Et ceux-là en font d’autant plus que cela accélérerait leur avancement. Bien sûr, les contrôleurs ne contestent pas l’importance de la lutte antifraude, mais ils ont d’autres missions (sécurité, information…) toutes aussi importantes à leurs yeux. Et supportent de plus en plus mal la pression qu’ils subissent pour les inciter à verbaliser.

 

Le Parisien

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:41
Question au gouvernement le 25 mai 2011
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:02

Alors que la droite, par des provocations quotidiennes, instrumentalise l’immigration, des rassemblements sont organisés partout en France samedi, à l’initiative du collectif D’ailleurs nous sommes d’ici.

Lui, il ne connaît pas de limites. Pas une semaine sans que Claude Guéant ne monte « au front » pour dénoncer une « immigration incontrôlée » qui donne aux Français « le sentiment de ne plus être chez eux ». Échecs scolaires, chômage, immigration légale, le ministre de l’Intérieur, avec ses déclarations mensongères, a vite fait oublier son prédécesseur.

Si la France de Claude Guéant n’a pas besoin « de maçons et de serveurs de restaurant », l’UMP, elle, ferait mieux d’embaucher directement Le Pen. Non content d’avoir rompu les digues qui le séparaient du FN, le parti de Sarkozy est décidé à surfer sur la boue xénophobe jusqu’en 2012. « Ça n’a rien à voir avec la xénophobie, c’est un problème comptable. Il y a un certain nombre de mesures à caractère social, dont peuvent bénéficier les immigrés », que « nous ne pouvons pas financer », a déclaré mardi Jean-François Copé. Et le secrétaire général de l’UMP de conclure par l’annonce d’une convention UMP sur l’immigration, le 7 juin. Comment s’étonner, dès lors, que les préjugés s’expriment très facilement : « 32 % des personnes pensent que les Noirs sont plus forts physiquement que les autres, contre 24 % en 2009 et 28 % en 2010 », révèle un sondage publié lundi par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et SOS Racisme.

Mais des citoyens s’unissent contre cette stratégie de la confusion et de la peur. Syndicalistes défendant les travailleurs sans papiers, collectifs de sans-papiers, parents d’élèves mobilisés au sein du Réseau Éducation sans frontières et partis progressistes ne travaillent plus séparément. Depuis novembre 2010, ils sont réunis au sein du collectif D’ailleurs nous sommes d’ici et appellent à un grand défilé parisien de Barbès à Nation (14 heures). Et pour ne plus répondre au coup par coup, des collectifs locaux ont été lancés pour se battre partout contre cette lepénisation des esprits visant à détourner l’attention des classes populaires des dégâts du libéralisme.

1. La France n’a pas besoin de maçons étrangers

En ciblant l’immigration par le travail, Claude Guéant recycle le vieux refrain frontiste : « Y nous piquent nos boulots », soigneusement nappé d’un coulis d’immigration « choisie ». Objection ! Malgré un taux de chômage attisé par la crise, les postes non pourvus continuent à fleurir. Les « offres valables d’emploi », pourtant si difficiles à refuser, n’y ont rien changé : entre 300 000 et 600 000 postes sont invariablement boudés par les Français. Ce sont les fameux métiers dits « sous tension », au premier rang desquels trônent la restauration… et le BTP. Des jobs physiques, à horaires décalés et payés au lance-pierre. On comprend aisément que ceux qui ont le choix ne se bousculent pas au portillon, au nom de la sacro-sainte valeur travail. Le constat a beau être cynique, il prouve qu’il n’existe pas de concurrence entre nationaux et étrangers sur ce plan. D’autant que, sur les 20 000 immigrés ayant obtenu un titre de séjour par le biais de leur activité professionnelle en 2009, seuls 16 % sont des ouvriers ou des employés non qualifiés, ces emplois étant davantage prisés par les ressortissants européens qui, eux, n’ont pas besoin de permis de travail.

2. L’immigration coûte cher aux finances publiques

« Il y a un certain nombre de mesures sociales, dont peuvent bénéficier les immigrés, que nous ne pouvons pas financer », estime Jean-François Copé. Mais, en réalité, l’immigration, c’est tout bénef ! Jeunes, avec peu de dépenses de santé et des taux de chômage moins importants que les autochtones, les étrangers travaillant en France rapportent 12 milliards d’euros à la Sécurité sociale, d’après une étude de l’université de Lille-II de juillet 2010. Privés de la nationalité, ils ne peuvent pas bénéficier des allocations familiales. Au lieu de s’interroger sur les coûts des immigrés, la droite ferait mieux de se pencher sur celui de sa politique migratoire. L’État consacre 394 millions d’euros chaque année à entretenir les centres de rétention. Une somme dérisoire à côté du demi-milliard d’euros dépensé pour assurer les 
28 000 reconduites à la frontière organisées en 2010, et qui coûtent près de 27 000 euros chacune.

3. La France est submergée par les flux migratoires

Faire trembler les citoyens avec les flux migratoires incontrôlés qui menaçaient d’arriver en France après les révolutions arabes n’était pas suffisant pour Nicolas Sarkozy. Il est « de bon sens », pour le chef de l’État, de poser aussi « la question de l’immigration légale », « avec (nos) difficultés à fournir un travail à tous (nos) nationaux, et un chômage à 23 % pour les étrangers non communautaires ». Mensonges. Selon l’Institut national d’études démographiques, le nombre d’étrangers en France n’a cessé de baisser, pour s’établir à 5,8 % de la population. Des chiffres inférieurs à ceux de l’Allemagne ou de l’Espagne, où l’immigration est pourtant bien plus récente qu’en France. Quant aux 20 000 Tunisiens passant la frontière à Vintimille, ils ont suscité maintes affabulations, alors qu’ils ne sont qu’une faible minorité comparés aux 
600 000 réfugiés provisoires de l’ex-Yougoslavie accueillis par les États européens dans les années 1990, ou aux 130 000 boat-peoples arrivés dans l’Hexagone à la fin des années soixante-dix. 

4. Les deux tiers des échecs scolaires concernent  les enfants d’immigrés

Des statistiques trafiquées pour mieux stigmatiser. « Les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés », a asséné le ministre de l’Intérieur, dimanche, sur 
 Europe 1. Les deux tiers ? C’est l’OCDE et le
 rapport 2010 du Haut Conseil à l’intégration (HCI) qui le disent, affirme le ministère. Sauf que c’est faux. Selon l’OCDE, un quart des échecs scolaires, au maximum, sont susceptibles de concerner ces enfants, puisqu’ils ne représentent que 13 % des élèves soumis aux épreuves. Dans le rapport 2010 du HCI non plus, rien ne confirme cette statistique « pifométrique ». Certes, il y est dit que les élèves issus de l’immigration connaissent plus de difficultés (27 % d’entre eux préparent un bac général, contre 40 % pour les autres). Mais c’est la profession et le niveau d’études de leurs parents, plus que leur origine et les facteurs culturels, qui pèsent sur leur destin scolaire. D’ailleurs, à niveau social équivalent, les enfants d’immigrés, portés par une plus grande ambition, réussissent mieux, souligne le rapport.

  • Des militants antiracistes, rédacteurs en chef d'un jour prennent la parole dans l'Humanité

Olivier Le Cour Grandmaison, enseignant-chercheur. Pendant que son maître s’active au G8 en essayant de « prendre de la hauteur », selon l’expression forgée par les communicants de l’Élysée, le vibrionnant ministre de l’Intérieur, cette éminence très grise, et très à droite, prétend veiller sur le pays 
et ses frontières. --> Lire la suite

Clotilde Maillard membre du Réseau Éducation sans frontières (RESF). Le bilan de la grève des 6 804 travailleurs 
et travailleuses sans papiers, soutenue par onze organisations syndicales et associatives, pour arracher une circulaire de régularisation de tous les travailleurs sans papiers est plutôt amer. --> Lire la suite

Catherine Lebrun, secrétaire nationale de l’union syndicale Solidaires et Clotilde Maillard, membre de RESF. L’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, qui a procédé à l’expulsion groupée, en 38 vols, de 1 622 étrangers en 2010 et qui a déjà fait décoller 7 charters depuis le début de l’année, améliore encore son palmarès. À la suite de la mort, ces derniers mois, de plus d’un millier de migrants au large des côtes européennes, sa responsabilité directe est posée. --> Lire la suite

Consultez la carte des mobilisations en France contre le racisme de samedi 28 mai

Pierre Duquesne, Flora Beillouin et Medhi Fikri

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 05:34
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BRUNO FORNACIARI

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