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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 22:47

SOCIAL-ECO -  le 19 Avril 2011

 

Energie: le gouvernement préfère EDF aux consommateurs

 

 

Le gouvernement a accordé une nette victoire à EDF, ce mardi, et posé les bases d'une forte hausse des tarifs de l'électricité après l'élection présidentielle de 2012, en fixant le prix de l'électricité nucléaire à 42 euros le mégawattheure (MWh) au 1er janvier prochain. Cette décision met en lumière le mensonge de la baisse des prix que devait amener l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie.

  • Le contexte

La question très politique s'inscrit dans le cadre de la Nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), une loi adoptée en novembre par le Parlement pour doper la concurrence sur un marché ultra-dominé par EDF. En vertu de ce texte, l'ancien monopole public va être contraint de vendre jusqu'à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie). Pour qu'elle entre en application, il restait toutefois au gouvernement à fixer le prix de vente de cette électricité nucléaire, connue sous le nom barbare d'Arenh, pour Accès régulé à l'Electricité nucléaire historique.

Le patron d'EDF, Henri Proglio, se battait pour obtenir 42 euros/MWh, seuil en dessous duquel il estimait que son entreprise se serait fait "piller". Son grand concurrent GDF Suez réclamait, lui, 35 euros/MWh et rejetait d'un revers de main les demandes d'EDF, en les qualifiant d'"inacceptables".

  • Nicolas Sarkozy donne un coup de pouce à son copain Henri Proglio

C'est finalement EDF qui a emporté la bataille, au terme d'un arbitrage rendu par le président Nicolas Sarkozy lui-même. Le gouvernement a tout juste ménagé une période de transition de six mois (du 1er juillet 2011 au 1er janvier 2012) pendant laquelle le prix de l'Arenh sera de 40 euros/MWh.

Dans un communiqué publié mardi, GDF Suez a dit "regretter cette décision" qui "va pénaliser les clients qui subiront des hausses pour les prix de l’électricité".

  • Eric Besson défend son patron

"Contrairement à ce qui a été dit, le match n'était pas entre favoriser EDF ou défavoriser GDF", s'est défendu le ministre de l'Energie, Eric Besson, mardi. "Nous, la seule boussole, c'est l'intérêt général, la sécurité des Français et leur pouvoir d'achat", a-t-il assuré. Le ministre a cependant reconnu que le gouvernement voulait "conforter EDF", et "tenir compte pour l'avenir, par précaution, des travaux qu'EDF pourrait être amené à engager (dans ses centrales) après la catastrophe de Fukushima" au Japon.

  • La Bourse à la fête, pas les consommateurs

La Bourse saluait mardi une décision qui devrait doper les profits de l'entreprise publique: l'action EDF gagnait 4,43% à 27,81 euros à 16H20, réalisant une des plus fortes hausses de l'indice CAC 40. Moins à la fête, les associations de consommateurs dénonçaient quant à elles une décision qui "va mécaniquement faire flamber les tarifs de l'électricité", selon les termes de Caroline Keller, de l'UFC Que Choisir.

"C’est faux, entièrement faux, et c’est une rumeur à laquelle je voudrais contribuer à tordre le coup", avait pourtant démenti par avance Eric Besson, assurant qu'il n'y avait "pas de lien mécanique" entre le prix de l’Arenh et les tarifs de l'électricité. A court terme, le ministre a raison: la loi Nome n'impose pas de hausse immédiate des prix de l'électricité. Et le gouvernement pourra honorer sa promesse de ne procéder qu'à une "légère augmentation" des tarifs d'ici à l'élection présidentielle de 2012. Mais avant la fin 2015, les prix devront s'aligner sur le niveau de l'Arenh, selon l'article 13 de la loi Nome.

Dans un document de travail transmis en mai 2010 aux députés, la Commission de régulation de l'énergie avait ainsi estimé que les tarifs pour les particuliers devraient être augmentés de 25 à 30% d'ici à 2015 si le prix de l'Arenh était fixé à 42 euros. Actuellement, les Français payent l'électricité nucléaire environ 31 euros/MWh, soit 36% moins cher, selon le régulateur.

  • A voir: 

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 22:41

POLITIQUE -  le 24 Mai 2011

Affaire DSK

L’ex-directeur général du FMI, inculpé de crime sexuel à New York, a droit à une retraite à vie ainsi qu’à une indemnité de départ ,versée par l’institution, de près de 250 000 euros.

Dans une affaire de crime sexuel où personne, hors l’agresseur et la victime présumés, ne connaît pour l’instant la vérité des faits, au moins une chose est certaine : Dominique Strauss-Kahn ne manquera pas d’argent pour assurer sa défense. Le coût de celle-ci a déjà été estimé par la presse : il devrait s’élever à 250 000 dollars par mois, c’est-à-dire environ 178 000 euros sur la base de 1 euro pour 1,40 dollar. Des frais qui s’ajoutent à la caution qu’a dû avancer Dominique Strauss-Kahn pour obtenir sa sortie de prison et son assignation en résidence aux États-Unis : un million de dollars en espèces, plus cinq millions de dépôt de garantie. Soit 4,3 millions d’euros qui lui seront certes restitués à son procès, mais pas le coût de l’équipement, à ses frais, en caméras de surveillance de l’appartement où il réside, et les frais de gardiennage, jour et nuit, par des vigiles chargés de contrôler ses allées et venues. Montant total estimé : 200 000 dollars par mois (140 000 euros).

Pour payer tout cela, DSK peut certes compter sur la fortune personnelle de sa femme Anne Sinclair, estimée entre 35 et 55 millions d’euros selon l’Expansion, et héritée d’un aïeul marchand d’art. Sans compter le parachute doré et la retraite à vie acquise après trois ans de fonction que versera le FMI à son ancien directeur. Celui qui était « le fonctionnaire le mieux payé de Washington DC » avec un salaire annuel net d’impôt de 530 000 dollars (380 000 euros) devrait percevoir dans l’immédiat une indemnité de départ de 60 à 65 % de son salaire net, c’est-à-dire 318 000 à 349 000 dollars (227 000 à 249 000 euros), selon l’agence ABCnews. Quant à la pension de retraite, son montant varie, selon les sources, entre 80 000 dollars par an (57 000 euros), d’après un article du Figaro de 2007, et 318 000 dollars (227 000 euros), selon ABCnews.

Sébastien Crépel

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 02:33

- le 20 Mai 2011

Le Bloc-notes. La chronique de Jean-Emmanuel Ducoin

 

Questions. Un malaise diffus et sournois, que toutes les questions du moment, venues en entrechoquer bien d’autres non moins urgentes, ne parviennent à atténuer malgré leur rudesse libératrice. L’idée de présomption d’innocence a-t-elle été mise de côté par certains ? Fallait-il publier ou diffuser les images de Dominique Strauss-Kahn menotté ? Le sort infligé à l’homme-DSK par la justice américaine doit-il nous faire penser que, décidément, nous n’appartenons pas à la même civilisation ? Et puis encore… Existe-t-il oui ou non une forme d’omerta française sur la morale en politique, sur les éventuelles dérives directement imputables à des positions dominantes ? L’« affaire » en question ne concerne-t-elle que la personne privée ? Est-elle un fait politique majeur qui menace d’engloutir un pan entier du Parti socialiste ? Et la gauche, toute la gauche, est-elle sévèrement blessée par la secousse mondiale de cette descente aux enfers stupéfiante ? Et nous, que pensons-nous, que devons-nous penser ? Devons-nous nous intéresser moins à la vertu qu’au progrès, ou rappeler que toute action publique ne saurait se dispenser ni de vertu ni de progrès ?

 

Domination. Arrêtons là l’énumération sans fin. Non sans avouer que la séquence médiacratique et politique que nous vivons depuis dimanche dernier nous a embarqués sur des terrains aussi complexes qu’ambivalents, puisque les scènes d’exhibition vulgaire de cet homme déchu en quelques heures resteront à jamais gravées dans notre conscience collective. Non pas uniquement pour ce qu’elles montrèrent crûment ; mais bien pour ce qu’elles nous suggèrent comme mise en abîme d’une époque accommodante pourquoi pas révolue. À condition de préciser un point fondamental : nous fallait-il pré-instruire le procès d’un séducteur ?

 

Car enfin, entre des avances trop pressantes et une accusation de viol avec séquestration, il y a tout de même un monde… Comme bien d’autres, en effet, nous détenions et détenons toujours des informations assez étayées concernant les mœurs de DSK (et quelques autres), mais, à aucun moment jusqu’à ces faits, nous n’avions entendu parler de « violences ».

 

Pour autant, devrait-on se placer du côté des proches de l’ex-directeur du FMI, dont beaucoup se sont étonnés d’accusations « contraires » au « profil » de leur ami. Pierre Moscovici : « Je n’imagine pas Dominique forcer les choses. » Si la réalité dépasse souvent l’imagination, la plupart de ces prises de parole ont entretenu de nombreuses idées reçues autour des violences faites aux femmes. Non, il n’y a pas de profil type d’auteur d’agression sexuelle !

 

Et si nous avions besoin d’une preuve que le modèle patriarcal mâtiné de machisme reste dominant, relisons avec attention l’une des phrases de Jack Lang prononcées soixante-douze heures après les faits : « Ne pas libérer une personne qui propose de payer une importante caution ne se fait jamais aux États-Unis, car enfin, il n’y a pas mort d’homme ! » Vous avez bien lu : « Il n’y a pas mort d’homme. » Si la présomption d’innocence est sacrée, qu’en est-il alors de l’intégrité de la victime supposée ? Jack Lang ne sait-il donc pas que le viol ou la tentative de viol sont d’abord inqualifiables moralement, mais, surtout, qualifiables dans le droit pénal. Pour les États-Uniens comme pour les Français, il s’agit d’un crime. Et pour tout dire d’un crime pas comme les autres, en tant qu’il demeure une implacable « machine » à indignité, conséquence directe de la domination (physique et/ou sociale) d’une personne sur une autre.

 

Personnalisation. Les images ont valeur de piloris modernes et la pseudo-transparence du temps qui est le nôtre – lécher, lâcher, lyncher – ne peut que nous donner la nausée. Seulement voilà, à l’heure où l’« exception sexuelle » française vient de subir un rude coup, on voudrait nous faire croire que s'éteint sous nos yeux éberlués l’opposition quasi philosophique entre une Amérique du « sexuellement correct » qui confondrait vie publique et vie privée, et la France « républicaine » attachée à les séparer… Mais n’oublions pas que l’essentiel est ailleurs.

 

À sa manière, DSK incarnait toutes les dérives idéologiques socialistes. Or, jusqu’à maintenant, il n’avait été l’objet que d’analyses très élogieuses des éditocrates coalisés – et pour cause, « ils » pensent la même chose. Pourquoi n’avons-nous lu que très rarement (sic) des enquêtes en éthique des idées ? Ce DSKgate illustre la personnalisation à outrance de la vie politique, accentuant au-delà de toute raison le caractère dramatique de cet événement. Ultime question : sera-t-il désormais aisé pour ceux qui rêvent de représenter le peuple de prétendre approcher les hautes fonctions sans afficher une grande modestie et, surtout, sans revendiquer une certaine fidélité au serment de leurs engagements ?

 

Jean-Emmanuel Ducoin

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 09:44

Politique - le 22 Mai 2011

L'avocat de DSK affirme qu'il sera acquitté

  • Dans  l'Humanité   datée lundi 23 mai

--> un dossier sur les suites de l'affaire DSK

--> le point, à gauche,  après cet événement

L'ex directeur du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn sera acquitté dans le procès pour tentative de viol et agression sexuelle qui lui est intenté, affirme un de ses avocats Benjamin Brafman, dans une interview publiée dimanche par Haaretz.

"Il plaidera non coupable, et en fin de compte il sera acquitté", déclare Me Brafman dans cette interview au quotidien israélien libéral, la première depuis l'arrestation de son client le 14 mai.

"Rien n'est sûr, mais dans ce que je discerne dans l'enquête, il (Strauss-Kahn) sera acquitté (...) Il m'a beaucoup impressionné. En dépit des circonstances, il tient bien le coup", a-t-il insisté.

"Il n'est pas heureux d'être accusé de faits qu'il n'a pas commis", a encore dit Me Brafman, venu en Israël pour participer à un évènement familial.

M. Brafman, 62 ans, est considéré comme l'un des grands maîtres du barreau aux Etats-Unis. Il a été l'avocat de plusieurs vedettes américaines, y compris du défunt Michael Jackson.

 

En France

Des associations féministes ont lancé samedi avec le concours d'une brochette de personnalités un appel avec près de 6.000 signatures, s'élevant contre "l'impunité qui règne dans notre pays quant à l'expression publique d'un sexisme décomplexé". Intitulé "Ils se lâchent, les femmes trinquent", et initié par Osez le féminisme!, Paroles de femmes et La barbe - qui a manifesté dès mercredi devant l'Assemblée nationale et le siège du PS -, cet appel se conclut par l'annonce d'un rassemblement au pied de Beaubourg, dimanche.

 

DSK devrait plaider non coupable le 6 juin

La prochaine convocation de M. Strauss-Kahn devant la justice a été fixée au 6 juin. Lors de cette audition, il devra plaider coupable ou non coupable des sept chefs d'accusation pesant contre lui. S'il plaide coupable, il n'y aura pas de procès mais une condamnation à plusieurs années de prison, dont le nombre sera négocié avec le juge. S'il plaide non coupable, comme ses avocats l'ont suggéré, un procès aura lieu.

 

 


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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 07:14
 on 17 mai, 2011 - 22:10

 

 

Réaction à la « Défense de Dominique Strauss Kahn » par M. Lévy [1]

 

 

 

Magnifique entrée en matière dont vous vous fendez, M. Lévy, dans cette « Défense de Dominique Strauss-Kahn » : la chambre du Sofitel où logeait M. Strauss-Kahn aurait porté un numéro correspondant à la date des primaires socialistes. C’est pour le moins à 10 000 lieues de la situation de cet homme, seul dans sa cellule, dont vous vous dîtes l’ami. Cet ami que vous voyez accablé par une « opinion ivre de storytelling et d’on ne sait quelle obscure vengeance ». C’est fort étrange car c’est justement ainsi que j’aurais décrit les ressorts dont vous usez et abusez : vos apparitions médiatiques si nombreuses, vos mises en scènes photographies, vos poses [2], tout cela ne suit-il pas justement les règles du storytelling, dont les médias sont si friands ?

Soit, la presse new-yorkaise de bas étage s’est jetée sur l’affaire. Fallait-il en attendre autrement de tels journaux pour un homme aux frasques déjà connues ? Vous faîtes le candide et transformez le harcèlement en « charme ». La justice tranchera, mais s’il doit y avoir présomption d’innocence, il convient aussi de respecter un tant soit peu cette femme et ses déclarations, au lieu d’y semer le doute en toute partialité.

Non, ce qui « donne la nausée », Monsieur Bernard-Henry Lévy, ce n’est pas tant les réactions de la classe politique française, que vous devriez saluer pour son calme au lieu de la honnir (mis à part M. Debré) ; non, ce serait plutôt cette manière que vous avez, vous et une certaine intelligentsia, de proclamer Dominique Strauss-Kahn « champion » de la gauche. Ce matraquage insensé a pour but d’imposer à la tête du parti socialiste français un homme qui joue ce jeu enfantin du « ni oui ni non » depuis trop longtemps, bloquant à son avantage des débats qui devraient se faire plus passionnés au sein du PS. Et en se remémorant le passif de M. Strauss-Kahn à la tête du Cercle de l’industrie par exemple, on se doutera qu’il n’y a pas que cette intelligentsia dont vous vous faîtes le porte-parole qui attend la venue du président du FMI à la tête du pays.

Comment aussi oser décemment dire que « l’Europe, pour ne pas dire le monde, […] lui doit d’avoir, depuis quatre ans, à la tête du FMI, contribué à éviter le pire ». Doit-on rappeler que c’est ce même M. Strauss-Kahn qui a été un des porte-étendards de la constitution européenne. Il ne sera pas besoin de rappeler les diverses dispositions de cette constitution qui auront permis à la crise financière d’ébranler notre économie : libre circulation des capitaux internes mais aussi externes à l’Europe, politique économique libéral…

Et enfin, ce magnifique dernier paragraphe de votre lettre partisane : le FMI devient sous votre plume une organisation caritative. Oubliés les monstrueux plans de rigueur grec, portugais et espagnol imposés de concert par le FMI et les marchés. Oubliées même, quand on regarde un peu plus en arrière, les louanges qu’adressait il y a quelques mois le FMI à la Libye de M. Kadhafi [3], un terrain que vous connaissez bien, il me semble [2].

Avant de vous lancer la plume en avant pour user de votre influence, un minimum de décence aurait été le bienvenu. Peut-être aurait-il été alors moins évident aux yeux de vos lecteurs qu’avant de défendre un ami, vous défendiez une institution – le FMI – et une idéologie – libérale.

[1] : http://www.bernard-henri-levy.com/defense-de-dominique-strauss-kahn-18909.html

[2] : à en croire votre photothèque où vous suivez à la trace les missiles qui ont plu sur les terres libyennes en mars 2011 :

http://www.bernard-henri-levy.com/phototheque-bhl-histoire?album=all&gal...

[3] : http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2011/pn1123.htm

 

boubenec

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:25

Lundi dernier, alors que la nouvelle de l’arrestation de DSK était arrivée la veille, Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie dialoguaient au sujet de l’affaire sur RTL. Le premier s’est notamment illustré (3’45") par une remarque particulièrement hautaine à l’égard de ceux qui oseraient penser que la presse française n’a pas été exemplaire sur le cas DSK.

Verbatim : "C’est complètement stupide. Ce qui était le secret de Polichinelle, c’est qu’il aimait les femmes et qu’il était un séducteur compulsif, ça c’est vrai. Mais pour le reste, on ne cachait pas des horreurs qu’il aurait commises, il faut être d’extrême-droite pour soutenir ça."

 

Le mot est lâché : extrême-droite. Conformément à ses habitudes, Alain Duhamel ne supporte pas la moindre critique adressée à l’encontre de sa corporation, et sort brusquement de la modération dans laquelle il se complaît en temps normal... Il est entendu que le personnage s’est donné pour mission de pourfendre le "populisme" à tout bout de champ. Souvent pour se passer d’examiner scrupuleusement les faits dérangeants qu’on aimerait lui soumettre...

 

En effet, depuis l’arrestation, très curieusement des témoignages ne cessent de se succéder (ou de réémerger) dans les médias pour rendre compte que DSK, par moments, n’était pas qu’un simple séducteur, mais tombait clairement dans le harcèlement.

 

Face à Alain Duhamel, Jean-Michel Aphatie se contentera de poser quelques interrogations sur la possibilité de traiter une telle chose, et craint qu’en mettant le doigt dans l’engrenage, on ne sombre dans une société orwellienne. Mais qui a préconisé une seule seconde d’espionner DSK ? En revanche, il se gardera bien d’aborder l’affaire Tristane Banon, alors qu’il fut lui-même témoin du récit de la jeune femme lors de son fameux passage dans "93, Faubourg Saint-Honoré". Alors qu’on l’a sollicité à ce sujet, M. Aphatie a hier affirmé sur son blog : "L’histoire du dîner mérite d’être racontée. J’y ai souvent repensé. Mais j’ai le droit, je crois, de le faire quand je l’aurai décidé, où je voudrais, et sous des formes que je choisirai." Tristane Banon ayant déclaré qu’elle pourrait porter plainte, la presse française sera probablement amenée à faire son examen de conscience.

 

L’affaire, effectivement, était grave : pouvait-on se permettre de la laisser en suspens ? Que ce soit pour laver DSK de tout soupçon, ou pour venir en aide à Tristane Banon, il est évident que des investigations auraient dû être menées. Seulement, il eût fallu faire preuve d’un certain courage et d’une certaine indépendance : deux valeurs manifestement rares, voire inexistantes dans la presse française quand il s’agit d’aborder ce genre de sujet. Car la caste journalistique ne s’est pas contentée de passer l’affaire sous silence : elle a tout fait pour l’enterrer, et s’est même parfois réjouie qu’elle soit enterrée (à l’instar de Daniel Schneidermann, qui a semble-t-il décidé de changer de rôle en voyant le vent tourner - voir l’article de la veille signé par l’équipe d’AgoraVox).

 

La protection de la vie privée est sans doute un principe à l’honneur de la presse française, mais elle est parfois poussée jusqu’à son extrême, et inhibe les journalistes lorsqu’il s’agit de traiter le sujet du harcèlement sexuel, qui ne relève plus tout à fait de la vie privée et qui doit être traitée à la mesure de sa gravité.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:22

 

 

"Le Figaro de ce jour prête au PCF et à moi-même, responsable nationale, l'intention de se désister au premier tour de la Présidentielle en faveur du candidat socialiste. Je démens catégoriquement tout cela. jamais au PCF noius n'avons évoqué une telle possibilité, jamais nous n'en avons discuté. Que les choses soient claires : le combat contre le FN est une priorité absolue mais nous ne pouvons le combattre qu'en redonnant de l'espoir à notre peuple".

 


Lydie Benoist, responsable aux élections pour le PCF
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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 09:15

Après avoir nié "tout en bloc" des accusations de violences sexuelles portées contre lui par la femme de ménage de Manhattan, voilà que s'insinue une variante dans la défense de DSK. En effet, tout en continuant à nier en bloc voilà que les avocats font dans la nuance, car  apparaît maintenant, le qualificatif "consenti". Ce qui tend à admettre cependant qu'il y a bien eu "contact" ou acte sexuel. .On peut s'interroger sur ce changement de stratégie diamétralement opposée aux premières déclarations de DSK et à son premier système de défense.Les différents prélèvements et analyses dans la chambre, comme sur les corps pourraient bien y être pour quelquechose  et mettre à mal une défense qui s'en tiendrait "à nier tout en bloc".

 

L'accent est donc  mis sur le terme consenti, ce qui introduit l'idée qu'il y a bien eu "contact", et que la femme de ménage était consentante. Ou bien que DSK ait cru qu'elle l'était. Et alors là c'est moins grave, car il  ne s'agirait au fond que d'une "méprise", une "erreur d'appréciation". Car comme le répètent à l'envi les dirigeants socialistes, Jack lang, Badinter, B. H. Levy et quelques  autres, le DSK que l'on nous montre ce n'est pas le DSK que l'on connaît. Après les quelques révélations et témoignages qui se font jour,ces dernières heures, cela sent l'hypocrisie tout de même.

 

Bref. On pourrait tenter de reconstituer ce qui c'est passé vers midi dans la chambre d'hôtel, et comment  la scène a pu se dérouler.

 

DSK, tranquille sort de  sa douche, muni d'une serviette, au moment où, coïncidence, la femme de ménage, qui pensait la Suite vide, se trouve "nez à nez" avec le "grand séducteur". Celui-ci, surpris, en laisse tomber sa serviette, laissant son corps d'esthète en proie au regard  goulu de cette pauvre femme de ménage qui n'en demandait pas tant.

 

Afin de prouver que le Directeur général du FMI tenait en équité le bon peuple, il "offrit" à sa représentante la possibilité "d'user" de lui, ce qu'elle "consentit" volontiers, une telle occasion ne se représenterait pas de sitôt.

Ses copines en seraient étonnées et feront preuves de jalousie.

 

Malheureusement, DSK inspiré, a bien essayé de "contenter " la dame, mais ne put, à son grand dam,  concrétiser  en raison d'une "faiblesse" due à l'éjaculation précoce" dont il est affublé depuis quelques temps (ce qui explique les traces de spermes retrouvées dans la chambre).  C'est alors que la femme de ménage, stupéfaite, déçue et mécontente de cette incapacité irrespectueuse l'a planté là et  a décidé de partir précipitamment, laissant DSK dans le besoin ce goujat.

 

Elle s'en est plaint à ses collègues qui ont alors appelé la police.

 

Voilà, pour faire simple comment a pu se déroule la scène. "il n'y a pas mort d'homme" comme dirait jack Lang qui tempête contre l'incarcération inhumaine de son "champion" pour les présidentielles, dont 57 % des français pensent aussi en effet, qu'il est la victime d'un complot et d'une machination.

 

Attendons la suite. Certains d'entre nous pourraient peut-être regarder leurs chaussures prochainement.

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Nous somme le 3 juillet 2011

 

Après un passage éclair chez le juge américain, voilà DSK libre de ses mouvements et n'est pmlus assigné à résidence, ni n'a l'obligation de porter le bracelet électronique.

En effet, après enquête sur Mlle Dialo, accusatrice de DSK, cette dernière aurait une moralité douteuse, ce qui permettrait de mettre en cause son témoignage dans "l'aafaire" de tentative de viol. Elle a menti sur divers sujet, ce qui ferait apsser DSK de coupable à victime. La justice américaine a des vertus qui ne sont pas encore louées à ce jour, mais cela viendra.

Car en effet, des preuves de "contacts" et de tentative de ralations sexuelles sont pourtant avérées. Les traces d'ADN relevées sue les vêtements de Dialo et  sur la moquette, n'ont pas été extorquées à DSK. DSK a MENTI lui AUSSI. Car dans ses premières déclarations il niat "tout en bloc" puis, quelques jours suivants, selon le conseil de ses avocats, il plaidait pour une relation consentie. Donc il a mentti et n'est pas plus crédible en la circonstance que Mlle Dialo.

 

Que Mlle Dialo ait menti sur les conditions de son arrivée aux Etats-Unis est une chose, que son état civil soit troublé par le fait qu'elle soit passé à l'église avec un conjoint aujourd'hui en prison, et qu'elle ne soit pas mariée civilement (aujourd'hui elle est toujours Mlle Dialo) est petut-être répréhensible, mais en quoi cela influe-t-il sur le fond de l'affaire? La tebntative de viol.

Que Mlle Dialo, fort d'avoir appris que son agresseur soit une personnalité politique, riche de surccroit, tente d'en user et abuser pour obtenir des avantages pécuniers est moralement condamnable, judiciarement peut-^etre aussi. mais cela fait-il de DSK un innocent ? Selon des dirigeants du PS, qui n'ont rien appris semble-t-il, puisqu'ils ils se précipitent pour déclarer leur "amour" à DSK, voire leur allégeance, en tout cas son INNOCENCE, avant mêmme que la justice américaine (à qui l'on trouvera des vertus puisque, malgré les mensonges  de DSK, elle peut ne pas le poursuivre en raison de la moralité douteuse de la victime présummée) ait statué.

Aisi, en France "le Nouvel Observateur" (c'est le cas de le dire) peut écrire :

 

"A la sortie de l’audience, on a enfin vu le sourire de DSK et celui de sa femme Anne Sinclair, femme courageuse qui l’a soutenu contre vents et marées et qui a toujours estimé que des doutes planaient sur la crédibilité de Nafissatou Diallo. Pour Anne Sinclair, son séducteur de Dominique qui aime plaire aux femmes, n’est pas capable de les agresser pour obtenir leurs faveurs. C’est un point de vue que seule une femme aimante peut avoir. Nous sommes dans une situation inédite concernant Strauss-Kahn qui d’agresseur putatif est en train de devenir la victime et de ce point de vue est en droit de demander des dommages et intérêts pour préjudice moral et physique subi (emprisonnement, assignation à résidence et frais financiers relatifs à celle-ci, démission forcée du poste de Directeur du FMI) à l'Etat de New York. Pour le procureur Vance, il y a fort à parier que sa réélection est compromise. L'affaire DSK a une connexion évidente avec la vie politique française en vue de l'élection présidentielle de 2012"

 

Voilà, le tour est joué. "DSK revient VIIIITE !!!" lui lance en coeur une partie de la gauche (PS) et la droite qui voit là le moyen de réhabititer leur candidat préféré, ex-directeur du FMI dans les pas duquel Christine LAGARDE à chaussé la responsabilité, aboubée par Nicolas Sarkozy et Martine AUBRY.

Les primaires du PS attendront-elle le retour du Messi? Certains le souhaitent, d'autres, après avoir fait semblant, ne veulent rien changer ni au casting, ni au calendrier.

 

 

 

 

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 09:04

Bernard-Henri Lévy parle de l’affaire Dominique Strauss-Kahn avec Pascale Clark sur France Inter. Le philosophe est en colère. Il juge le traitement de DSK "dégueulasse". Et il fustige tous les "petits mecs" qui prétendent savoir depuis longtemps que DSK est un danger potentiel pour les femmes. "Les gens feraient mieux de se taire", dit-il. "Ils n’avaient qu’à le dire avant", ajoute-t-il.

 

Lorsque Pascal Clark demande à BHL s’il doute de la culpabilité de son ami de 25 ans, l’intellectuel se fâche : "Vous vous foutez de ma gueule ?", lance-t-il. Il assure qu’il n’aurait jamais été l’ami de Dominique Strauss-Kahn s’il avait imaginé un seul instant qu’il ait pu être un prédateur sexuel - ce que d’ailleurs il ne croit pas. On remarque que Pascale Clark, qui se fait traiter comme de la m***, ne bronche pas... On l’a connue plus combative et mordante... avec Robert Ménard et Jean-Marie Le Pen.

 

Nous pouvons être d’accord avec BHL lorsqu’il s’en prend à tous ceux qui - parmi les politiques et les journalistes - prétendaient savoir et n’ont rien dit jusque-là. En revanche, on ne peut que le contredire lorsqu’il affirme qu’il faudrait continuer à se taire, au prétexte que DSK était sur le point de devenir Président de la République.

 

On comprend que BHL l’ait mauvaise : il avait tout misé sur DSK pour 2012...

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 07:39

Politique - le 10 Mai 2011

Anniversaire D'un 10 mai à l'autre

Pour Marie-George Buffet, députée PCF de Seine-Saint-Denis, la gauche peut renouer durablement avec la victoire à condition qu’elle « retrouve l’audace d’un projet radicalement antilibéral et qu’elle s’unisse sur cette base », condition pour dissiper le doute des électeurs.

Se référer à 1981 a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

Marie-George Buffet. Oui, car le 10 mai 1981 est le synonyme d’un formidable espoir qui se lève. Aujourd’hui, l’envie de changement est très profonde, mais 
il y a un doute sur la capacité de la gauche à faire bouger les choses. Raviver cet espoir du 10 mai, c’est l’occasion de dire 
à la gauche qu’il faut travailler encore 
et encore sur un projet de transformation et le rassemblement des hommes et 
des femmes, pour que, cette fois, la gauche réussisse. Car 1981, ce n’est pas que 
cet immense espoir, c’est aussi la déception qui a suivi, avec le tournant de la rigueur 
à partir de 1983. Ce qui va marquer 
ce 10 mai, à mon avis, c’est cette nostalgie de l’espoir ressenti à l’époque, mais aussi le débat sur ce qu’on peut attendre de 
la gauche aujourd’hui.

Justement, selon vous, est-il encore possible de susciter un espoir et un élan populaire comme en 1981 ?

Marie-George Buffet. Oui, c’est possible, mais à deux conditions : d’abord, que la gauche redevienne une gauche populaire et citoyenne, c’est-à-dire que ses responsables, ses élus, s’ancrent dans les aspirations populaires. Il faut que la gauche redevienne la gauche du peuple, celle qui va reprendre aux spéculateurs les richesses produites par le travail pour qu’elles reviennent au peuple, sous la forme de salaires, mais aussi de services publics, de nouvelles nationalisations. 
Il faut retrouver une ambition du niveau du celle du Conseil national de 
la Résistance, lorsqu’au sortir de la guerre on s’est dit : on va tout changer. Après le quinquennat de casse des droits de Nicolas Sarkozy, l’heure est à l’impulsion d’une VIe République de partage des pouvoirs et des droits. La deuxième condition, c’est de ne pas apparaître comme tirant la couverture à soi, mais de s’unir sur des contenus, un grand projet pour rassembler une majorité populaire et politique. C’est comme cela qu’on peut, non seulement chasser la droite, mais aussi changer la vie.

 Mais la gauche n’apparaît-elle pas comme condamnée à décevoir ?

Marie-George Buffet. Elle le sera si, à chaque fois qu’elle se heurte à l’Europe libérale 
ou aux pressions de la droite et du Medef, elle renonce en invoquant les contraintes 
de la mondialisation. Chaque fois que 
la gauche a eu l’audace de résister 
à ces pressions et d’impulser une politique conforme aux intérêts populaires, 
elle a marqué des points. La deuxième condition, c’est la participation populaire 
à l’élaboration des grandes réformes, 
en s’attelant à construire un programme populaire qui parie sur l’implication des hommes et des femmes. Pour que la gauche réussisse au pouvoir, ce n’est pas seulement une question de victoire à une élection : bien sûr, il faut gagner par le projet et par l’union, mais c’est, dès le lendemain 
de la victoire, mener le combat avec 
le peuple pour faire reculer les logiques libérales et les puissances d’argent. Les gens sont prêts à se mobiliser à cette condition.

 Certains, à gauche, estiment qu’être fidèles à l’esprit de 1981 serait de se rassembler tous dès le premier tour derrière le candidat socialiste…

Marie-George Buffet. C’est le cycle infernal : 
on nous propose en fait de mener à nouveau une politique qui ne répond pas aux attentes populaires. Au bout, à nouveau, il y a la déception, l’abstention et, peut-être, les réponses autoritaires. Pour gagner durablement, il faut que la gauche retrouve l’audace d’un projet radicalement antilibéral et qu’elle s’unisse sur cette base. Alors la question des candidatures se réglera sans problème. Le Front de gauche est encore jeune, mais c’est le chemin qu’il propose d’ouvrir, et je suis convaincue que c’est le bon chemin pour la gauche.

Entretien réalisé par 
Sébastien Crépel

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BRUNO FORNACIARI

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