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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:26

Il ne fait pas bon avoir eu affaire avec Liliane Bettencourt ces dernières années. Depuis deux jours, les interpellations vont bon train dans le cadre de l'enquête pour abus de faiblesse de l'héritière de l'empire l'Oréal. Tout comme les mises en cause, via des fuites judiciaires.


L'ancien gestionnaire de sa fortune, l'avocat Patrice de Maistre, a été interpelé ce mercredi, dixit l'Express. Quant à François-Marie Banier, ex-photographe préféré de la dame Bettencourt, et son ami Martin d'Orgeval, tous deux ont été transférés au palais de justice de Bordeaux. Enfin, des documents saisis au bureau de l'ex-mandataire et avocat de la Bettencourt, Pascal Wilhelm, semblent montrer qu'il était très actif dans la gestion des affaires de la vieille dame qui n'aurait fait "que signer les lettres" qu'il lui préparait, selon Le Monde de mercredi.

 

Revue d'effectif de cette valse judiciaire à mille temps.

 

  • François-Marie Banier et les "cadeaux" de Liliane Bettencourt .

Arrêtés lundi à Paris, François-Marie Banier et Martin d'Orgeval ont passé deux jours en prison dans une procédure de "mandat d'amener" contestée par la défense, qui soutient qu'ils auraient répondu à une convocation. Ils ont été transférés menottes aux poignets mercredi au palais de justice de Bordeaux, selon une source policière.

Les deux hommes doivent être entendus, et peut-être mis en examen, par le juge Jean-Michel Gentil, concernant les faits présumés d'abus de faiblesse à l'origine de la saga concernant la milliardaire de 89 ans, placée sous la tutelle de sa fille en octobre dernier, a dit le parquet.

 

Concernant le photographe, les poursuites portent sur des dons de 103 millions d'euros de Liliane Bettencourt entre 2006 et 2009, une assurance-vie de 80 millions d'euros, 10 millions d'euros en espèces et des œuvres d'arts, tableaux et manuscrits précieux, selon RTL.

 

  • Patrice de Maistre, gestionnaire de bien sous surveillance.

L'ancien gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal, a été interpellé à sa descente d'avion à l'aéroport de Roissy, près de Paris, de retour du Gabon. Selon l'Express.fr, il serait "soupçonné par les juges d'instruction bordelais d'avoir soutiré (à Mme Bettencourt) d'importantes sommes d'argent". Le mandat de protection future de l'avocat a été révoqué le 17 octobre par la juge des tutelles de Courbevoie, à la demande de la fille de Lilaiane, Françoise Meyers Bettencourt et de ses fils.

Selon le site internet de L'Express, la justice "souhaitait mener une opération simultanée qui visait plusieurs personnes, dont apparemment Maître de Maistre. Mais certaines d'entre elles étaient absentes de Paris". Ce réquisitoire couvre la période comprise entre septembre 2006, début selon les médecins des problèmes médicaux de l'héritière, et septembre 2011.  

 

  • Pascal Wilhem, un gestionnaire de biens directifs

Le Monde du jour évoque des documents saisis le 13 octobre lors d'une perquisition chez l'avocat par les juges de Bordeaux . Maître Wilhelm aurait activement participé à la rédaction du nouveau testament du mois d'août de Liliane Bettencourt au profit notamment de l'institut Pasteur et de son infirmier.

Dans une ordonnance du 19 octobre citée par le Monde et dont l'AFP a eu également connaissance, le président du tribunal de Bordeaux, Christian Riss, statuant comme juge des libertés et de la détention, observe qu'il semble que Madame Bettencourt "ne faisait que signer les lettres préparées par le cabinet de son mandataire aux biens de protection future".

 

L'ordonnance vise de nombreuses autres pièces, dont celles concernant l'investissement de 140 millions d'euros que Maître Wilhelm a conseillé à l'héritière de la fortune de L'Oréal de faire dans la société Lov Group de son autre client, Stéphane Courbit. A chaque fois, le magistrat indique que la pièce "contient des indices de nature à établir la participation de M. Wilhelm à un abus de faiblesse".

 

Le Parquet de Bordeaux relance l'enquête. En 2007, la fille de la milliardaire Françoise Meyers avait porté plainte contre François-Marie Banier en l'accusant d'avoir tiré parti de la faiblesse psychologique de sa mère pour obtenir d'elle près d'un milliard d'euros de dons sous diverses formes, entre 2002 et 2007. Un accord signé fin 2010 entre Françoise Meyers, sa mère et François-Marie Banier avait amené le photographe à renoncer à environ 600 millions d'euros d'assurances-vie et à conserver environ 400 millions d'euros, notamment sous la forme d'un ensemble immobilier dans le VIe arrondissement de Paris. C'était sans compter sur le parquet de Bordeaux qui, suite au dépaysement de l'affaire, a été saisi du dossier et a ouvert en septembre dernier de nouvelles poursuites pénales pour "abus de faiblesse" à la suite d'un rapport d'expertise médicale réalisé en juin qui conclut à un état de démence de l'héritière.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:12

Société - le 8 Décembre 2011

 

Auteur d’une thèse sur le droit de vote des étrangers, Hervé Andrès, ingénieur d’études au CNRS, rappelle que le rattachement des citoyens à un État est une construction récente. Et que les étrangers ont déjà pu voter en France...

Pour les opposants au droit de vote des étrangers, la citoyenneté ne serait pas dissociable de la nationalité, qu’en pensez-vous ?


Hervé Andrès. Depuis 1998, il existe une dissociation de facto de la citoyenneté et de la nationalité puisque les ressortissants européens peuvent voter aux élections locales et européennes. Cela crée une double discrimination : entre Français et étrangers et entre les Européens et les non Européens. Sur le fond, je pense que vouloir enfermer la citoyenneté dans la nationalité, c’est nier la démocratie. La démocratie part du peuple, pas d’un État qui trace une frontière entre nationaux et étrangers.

Pour les opposants à ce droit, les étrangers qui veulent voter n’ont qu’à devenir Français...

Hervé Andrès. C’est facile de dire « ils n’ont qu’à » alors que les lois d’accès à la nationalité ont été considérablement durci ces dix derniers années ! On assigne l’étranger aux marges de la communauté politique. Est-il légitime que des gens soient privés de tout consentement aux règles qu’ils doivent suivre ?

Quel pays ont mis en place le droit de vote des étrangers ?

Hervé Andrès. Dans un pays sur trois dans le monde, les étrangers peuvent participer aux élections, pas forcément tous les étrangers, ni toutes les élections. Parfois, la situation n'est pas la même d’un état ou d’un canton à l’autre, comme en Argentine, en Australie et en Suisse. Il y a une tendance mondiale à l’octroi du droit de vote des étrangers. Beaucoup l’ont fait récemment, à la fin du XXe siècle. En fait l’idée que les nationaux aient le droit de vote mais pas les étrangers est une idée relativement moderne. Le doit de vote a mis très longtemps à se construire comme une base de la démocratie moderne. Par exemple dans un pays comme les États-Unis, pendant très longtemps, de nombreux « citizens » ont été exclus du droit de vote, notamment les esclaves, les noirs et les pauvres. Par contre des étrangers avaient le droit de vote parce qu’ils étaient des propriétaires blancs et chrétiens, des WASP. Il reste des traces de ce droit de vote des étrangers dans certains villages des États-Unis. Il y a eu de façon parallèle l'émergence du suffrage universel pour les nationaux et des processus d’inclusion ou d’exclusion des étrangers.

En Amérique du sud, ce droit est beaucoup plus anciens, le Chili l'instaure dans les années 1920. Le royaume uni accorde le droit de vote aux citoyens du Commonwealth en 1948.

En France, quand est-ce que le débat émerge ?

Hervé Andrès. La notion de nationalité (en tant que statut juridique liant une personne à un État) ne date que dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Dans le projet de Constitution de 1793, est citoyen tout étranger qui s’implique dans la vie politique du pays. Pendant la Commune, les étrangers ont le droit de vote, il y en a même un qui devient ministre. Dans le cadre colonial, il y aussi rupture entre citoyenneté et nationalité, les indigènes ont la nationalité mais pas la citoyenneté, ils ont les devoirs mais pas les droits. Par contre, certains étrangers européens deviennent citoyens français. Cela devient une revendication clairement exprimée dans les années 1970. En 1972, le programme commun de la gauche prévoit l’égalité des droits politiques entre travailleurs français et étrangers.

Les immigrés se battent peu pour obtenir ce droit, comment l’expliquez-vous ?

Hervé Andrès. Dans les années 1970 et 80, les immigrés ont d’abord milité pour les droits politiques dans le pays d’origine. Dans les années 90, il y a eu des appels d’associations d’immigrés pour le droit de vote des étrangers. Leur relatif silence actuel est aussi symptomatique de l’assignation de l’étranger hors de la politique française. Quand on vous dit sans cesse que vous n’existez pas politiquement, on ne se sent pas le droit de réclamer une voix.

Combien de personnes sont concernées ?

Hervé Andrès. Une pétition lancée par la droite populaire mentionne quatre millions d'étrangers, ces chiffres sont en contradiction avec les statistiques de l'Etat. D'après le dernier recensement, il y a 3,7 millions d'étrangers en France, dont 1,3 de citoyens européens. On retire les 500 000 mineurs nés en France qui deviendront Français à leur majorité. Donc, on arrive à 1,9 millions. Ensuite tout dépend de la durée de résidence exigée. Avec une durée de présence très courte on arrive à 1,5 million d'électeurs potentiels de plus. Avec un corps électoral à 44 millions, ça représente 3 à 4 % d'électeurs en plus.

Claude Guéant assure que les étrangers voteraient islamiste ou communautaire en France. Peut-on faire de telles projections ?

Hervé Andrès. Au niveau européen, les déterminants sociaux (âge, classe sociale, patrimoine, etc.) nous indiquent au contraire que l’électorat étranger, plus jeune et plus ouvrier, aurait tendance à voter à gauche.

Voyez-vous un héritage colonial au refus de la France d’accorder le droit de vote aux étrangers ?

Hervé Andrès. Je dirais un héritage colonial paradoxal. Ceux qui s’opposent au droit de vote des étrangers fusionne nationalité et citoyenneté alors qu’ils sont les héritiers de ceux qui ont défendu le contraire dans les colonies. Certains discours reprennent l’héritage colonial. « Ils n’ont qu’à demander la naturalisation » : c’est ce qu’on disait aux indigènes coloniaux pour qu’ils passent de nationaux à citoyens, comme si c’était facile et naturel...

Entretien réalisé par Marie Barbier

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:09

Politique - le 9 Décembre 2011


La proposition de loi sur le droit de vote des étrangers aux élections municipales a été adoptée dans la nuit de jeudi à vendredi au palais du Luxembourg. Un symbole fort.


Aux alentours de minuit, dans la nuit de jeudi à vendredi, 173 sénateurs se sont prononcés pour La proposition de loi visant à accorder le droit de vote et d’éligibilité aux résidents étrangers non communautaires aux élections municipales, 166 contre. Une large majorité des sénateurs du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE) s’est joint au vote des élus socialistes, communistes et écologistes, battant en brèche le discours de la droite qui a voulu tout au long des débats assimiler citoyenneté et nationalité. « On vote parce qu’on est citoyen, on est citoyen parce que l’on est français », a martelé le ministre de l’intérieur Claude Guéant.

 

Le Premier ministre était également  venu en personne prêter main-forte aux opposants du texte. Une « attitude caricaturale du gouvernement et de la droite sénatoriale qui n’hésitent pas à reprendre à leur compte des arguments emprunts de l’idéologie du Front national pour justifier leur opposition à cette juste et nécessaire évolution qui bénéficiera à l’ensemble de la société française », ont déploré les sénateurs du groupe Communiste Républicain et Citoyen, hier dans un communiqué.

 

Avec ce vote, la citoyenneté de résidence a marqué des points même si, malgré les résultats, cette proposition de loi n’aboutira sans doute pas sous cette législature. Adoptée en mai 2000 à l’Assemblée Nationale, elle a été amendée par le Sénat et devra donc repasser devant des députés  pour l’instant majoritairement à droite et opposés à son adoption. Mais « c’est toujours une bonne nouvelle lorsque la représentation nationale rejoint le peuple français du moins l’opinion majoritaire des français » avait anticipé hier Vincent Reberioux, vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme, à l’occasion du rassemblent organisé à quelques pas du Sénat par le Collectif Votation Citoyenne dont il est l’un des porte-parole. Des sondages ont en effet récemment montré qu’entre 59 et 61% des Français seraient favorables à une extension du droit de vote aux résidents non communautaires pour les élections locales.

 

 

Une commune de l'agglomération de Caen, Giberville, organise jusqu'à dimanche une "votation citoyenne pour le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales. Les électeurs de cette commune de 5.000 habitants et 3.600 inscrits sont invités à glisser un bulletin "oui" ou "non" dans l'urne afin de se prononcer pour ou contre le droit de vote des étrangers dimanche entre 9H00 et 17H00. Le maire PCF de Giberville, Gérard Leneveu, s'est "félicité" de l'adoption au Sénat jeudi soir d'une proposition de loi de la gauche qui prévoit d'accorder le droit de vote aux étrangers non communautaires aux municipales.

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 13:49

Communiqu2 de presse de la CGT/RATP du 6 décembre 2011 – 15h30 1


COMMUNIQUE DE PRESSE


Gestion du Comité d’Entreprise de la RATP :


« Des mensonges, mille fois répétés n’en font pas des vérités ! »


La CGT/RATP, avec les Organisations Syndicales UNSA, CFDT, FO et CFE-CGC de la RATP est en charge de la gestion du Comité d’Entreprise de la RATP sur la période sur laquelle porte le rapport de la Cour des Comptes, rendu public ce jour et qui, relayé/déformé médiatiquement, fait l’actualité.


Sans développer sur les 233 pages que contient ce rapport, notre Organisation Syndicale tient à réaffirmer les principes de gestion qui prévalent au CRE et qui amènent ce dernier à une situation financière tout à fait saine, plus saine que l’état des finances publiques …


Dans son communiqué de presse, la Cour des Comptes conjugue les approximations avec des affirmations gratuites.
Des approximations à l’exemple de l’oubli qu’elle a de préciser que la subvention sert à l’ensemble des prestations, non seulement en direction des 45.000 agents actifs de la RATP, mais aussi de leur famille et les retraités, soit : plus de 120.000 ayant droits.


Des affirmations gratuites lorsqu’elle affirme que le Comité d’Entreprise fait l’objet d’une gestion marquée par de « graves irrégularités ». Sans, à aucun moment, en démontrer la nature.


Dans son communiqué, la Cour des Comptes pointe que « le Secrétaire et le Trésorier interfèrent dans la gestion quotidienne des activités sociales et culturelles … ». C’est exact et c’est d’ailleurs bien pour cela qu’ils ont été élus pour gérer, avec l’ensemble des autres élus, le Comité d’Entreprise et ne pas laisser à des « techniciens » des choix portant sur la gestion et les orientations du Comité. Cela n’est pas chose nouvelle, cela existe depuis 1945 et la loi sur les Comité d’Entreprise, c’est d’ailleurs aussi une notion développée dans l’ensemble des matériels de campagne électorale de notre Organisation Syndicale.


La Cour des Comptes affirme péremptoirement qu’il n’y a pas d’appel à la concurrence avec les fournisseurs.

C’est faux ! Et cela appelle à deux précisions :


- Le Comité d’Entreprise, considéré de droit privé, n’a pas l’obligation légale de
mettre en oeuvre des appels d’offres. A l’image de tout un chacun, le Comité
d’Entreprise choisit ses fournisseurs et prestataires sur la base de critères qu’il définit ;

 

- Pour autant, et sans attendre un cadre législatif et réglementaire, le Comité a, depuis de nombreuses années, mis en place une « Commission des Marchés » regroupant élus et professionnels. Cette Commission des Marchés a en charge de définir le mieux-disant, ce qui implique de ne pas recourir systématiquement au moins-disant social (des devis sous-évalués souvent pour des travaux effectués par des entreprises peu regardantes quant au niveau des salaires et des conditions sociales de leurs salariés).


Sans doute la Cour des Comptes regrette-t-elle que nous ne portions pas le dogme d’une concurrence « libre et non faussée », nos choix de gestion au sein du Comité d’Entreprise portent d’autres principes, d’autres valeurs !
Concernant une soi-disant « dégradation du climat social », force est de constater que la Cour des Comptes, dans son communiqué, associe cela au fait que 450 salariés du CRE soient en CDI. Oui, nous sommes, à la CGT, pour privilégier l’emploi en CDI ! C’est pour nous une orientation politique forte qui vise à lutter contre la précarité qui se multiplie partout y compris au sein même de la RATP.


600 salariés sont en « équivalent temps plein », c’est une chose normale au regard des activités du Comité, particulièrement les centres de vacances qui, tant d’un point de vue des directeurs, adjoints, animateurs, équipes de montage, etc. appellent à la mise en place d’équipes de travailleurs saisonniers.


La Cour des Comptes tente d’argumenter la dégradation du climat social en mentionnant une alerte donnée par le médecin du travail. Deux remarques :


- Comme dans toute organisation humaine, les risques psycho-sociaux sont une réalité qu’il faut anticiper et combattre afin de permettre à ce que l’activité professionnelle soit facteur d’épanouissement. C’est aussi en ce sens que notre Organisation Syndicale, au travers le travail des élus au sein du Comité, a participé à la construction du « projet d’entreprise pour le CRE » qui fait aujourd’hui même, l’objet de discussions/négociations avec les Organisations Syndicales des salariés du CRE quant à sa mise en oeuvre.


- Le hasard de la sectorisation décidée par la RATP fait que le médecin du travail cité par la Cour des Comptes est aussi un des dirigeants de la CGT/RATP, il travaille également au sein de la CGT au niveau national sur ces questions…


Pour ce qui de la certification des comptes du CRE, là aussi, la Cour des Comptes tente de faire porter la suspicion sur des comptes qui ne seraient pas sincères. D’une part, là encore, aucune obligation légale n’est faite au Comité d’Entreprise à certifier ses comptes. Pour autant, la mise en place d’une certification a été anticipée et est d’ores et déjà prévue pour 2012. La comptabilité est tenue par un service spécialisé constitué de salariés du CRE qui, contrairement aux affirmations de la Cour des Comptes, appliquent le plan comptable général, contrôlé par deux cabinets d’expertises indépendants dont la compétence et l’impartialité sont de notoriété publique (IMA et ADEXI), c’est dire combien cette question est suivie avec le sérieux et la rigueur qui s’imposent par les élus du Comité comme par notre Organisation Syndicale !

 

Le rapport de la Cour des Comptes a été construit exclusivement « à charge », il est partiellement repris par une partie des médias comme par une organisation syndicale de la RATP qui, une nouvelle fois, vise à porter le discrédit sur l’ensemble du syndicalisme et tente de fragiliser la gestion saine et honnête qu’a notre Organisation Syndicale au travers les élus CGT.
Si des dysfonctionnements nouveaux d’ordre organisationnel et/ou structurel apparaissaient, il va sans dire que les élus CGT mettraient tout en oeuvre pour y remédier comme c’est déjà actuellement le cas pour la recherche d’une meilleure efficacité sociale dans l’intérêt premier des agents, des familles et des retraités.


Si des malversations, de l’enrichissement personnel, des surfacturations, etc. étaient démontrés, notre Organisation Syndicale mettrait tout en oeuvre devant les autorités judiciaires compétentes, pour que le Comité d’Entreprise recouvre les sommes prétendument extorquées. Dans ce cadre, nous porterions plainte ou nous nous porterions partie civile sur une plainte déposée par le CRE.


Le traitement médiatique de cette « affaire » vise à porter, une nouvelle fois, la suspicion sur la gestion d’un Comité d’Entreprise qui serait utilisée par des organisations syndicales et singulièrement par la CGT, pour des financements occultes. Nous dénonçons cette pratique et ferons, si besoin en était, la démonstration qu’aucune forme de malversation, au bénéfice de notre Organisation Syndicale, n’a eu lieu, nous prendrons aussi toutes les mesures qui s’imposent à l’encontre de ceux qui porteront des propos diffamatoires.


Paris le 6 décembre 2011 – 15 H 30

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 13:30

Faute d'une explication politique limpide sur la problématique de la dette, le blogueur SuperNo nous en propose une toute particulière. Simplifiée, certes, mais dramatiquement drôle...



Dette : comment les financiers nous baladent
Je précise que j’ai écrit ce billet sans avoir entendu le « discours de Toulon ». Mais c’est drôle, en écoutant ce matin les comptes rendus de « journalistes » qui persistent à prendre le cirque sarkozyste au sérieux, j’ai l’impression que j’ai mis dans le mille : apprêtez-vous à faire des trous supplémentaires dans la ceinture…

C’est vrai, quoi, un mec qui a fait exploser la dette de 600 milliards d’euros en 5 ans (plus de 33%) est forcément le mieux placé pour vanter la rigueur budgétaire…

Un des problèmes récurrents qui font que « Les Français » continuent à voter pour des zouaves comme Sarkozy ou Hollande, c’est le traitement médiatique ridicule des sujets d’actu. On passe allègrement de la dette à un violeur récidiviste, de DSK à la prison pour les gamins de 12 ans, et du foot à la météo. Entre deux pages de pub. Jamais d’approfondissement, jamais d’explication.

Le téléspectateur qui voudrait s’intéresser au sujet n’a aucune chance de comprendre quoi que ce soit. Il sait qu’il y a une crise, que la dette de la Grèce, de l’Italie et de la France sont trop importantes, que Sarkozy rencontre Merkel tous les 15 jours en jouant les importants, que Hollande dit qu’il fera mieux mais ne dit pas comment. Alors qu’ils feront tous la même chose. Ce qu’«on» leur dira de faire.

Je vous ai déjà parlé d’Etienne Chouard. Vous qui n’avez pas forcément le temps ou l’envie de l’écouter pendant plusieurs heures, regardez cette vidéo : elle dure à peine plus de 22 minutes, et c’est de l’explication claire et concentrée de la « félonie » qui nous a amenés dans ce merdier, et dont nous n’imaginons sans doute pas encore jusqu’où elle va nous emmener.

 

Complétons la démonstration, par l’absurde.

Une obligation, c’est un peu comme un crédit, mais plus subtil. Au lieu de rembourser tous les mois un bout du total (capital et intérêt confondus), l’émetteur de l’obligation (ici l’État Français par l’intermédiaire de « Bons » du « Trésor ») ne paie que les intérêts (mettons 4%) une fois l’an à son prêteur (un bankster, la plupart du temps étranger), et s’engage à rembourser le capital au terme du contrat. Comme nous sommes dans un système de boursicotage généralisé, les obligations peuvent bien sûr être refourguées de bankster à bankster, et une émission de un milliard peut se retrouver éparpillée en de multiples endroits.

Le bankster peut aussi utiliser l’argent des « épargnants », et notamment celui des gros malins qui cherchent toujours les « bons placements », pour souscrire ces obligations. Derrière la « dette », il peut donc y avoir des « produits » genre « assurance vie », ce que la plupart de leurs titulaires seraient sans doute étonnés d’apprendre.

Quand l’État français a besoin d’argent (quand il doit rembourser des bons du Trésor à échéance, par exemple), il émet de nouveaux bons du Trésor. D’aucuns parleraient de « cavalerie », mais ce sont des mauvaises langues…

Puisque Sarkozy, ce grand gestionnaire, a réussi l’exploit d’augmenter la dette française de 600 milliards d’euros en moins de 5 ans (soit environ 10000 euros par personne, enfants compris…), on comprend bien que la situation ne risque pas de s’arranger.

Et comme les banksters ne sont pas stupides et comprennent bien qu’ils risquent de ne jamais revoir leur flouze, ils en profitent pour augmenter les taux d’intérêts qu’ils réclament aux États. Pour l’Italie, ça dépasse les 7%, pour la Grèce, c’est plus de 25…

Nous sommes donc dans un cyclone infernal d’où nous ne pouvons sortir que lessivés.

Rappelons encore une fois que le montant de la dette française, c’est à peu près exactement le montant des intérêts payés aux banksters, et que nous aurions fort bien pu nous passer de cette félonie (pour reprendre le vocabulaire ciselé d’Etienne Chouard). Désormais, c’est trop tard, puisque la félonie a été gravée dans le marbre du « traité de Lisbonne » (celui qui nous a été refilé en sens inverse du sphincter, avec un mépris total de la démocratie qui avait dit « Non ! », par Sarkozy bien sûr, mais aussi par Hollande et la plupart des « socialistes » sans lesquels cette saloperie n’aurait jamais été possible), et qu’il n’y aura jamais d’unanimité des 27 pays pour la défaire.

Le dernier sujet de discussion à la mode, celui dont se gargarisent tous les téléconomistes (qui sont les premiers à répéter partout qu’il faudra payer cette dette alors qu’un enfant de 5 ans comprendrait que ce n’est pas possible et que ça le sera de moins en moins…), ce sont les « Eurobonds ». En français, « Euro-obligations ».

Le principe est simple : au lieu que ce soient les États qui émettent des obligations, à des taux prohibitifs, ce serait directement la Banque Centrale Européenne qui garantirait et mutualiserait la dette de tous les États européens et empêcherait donc l’envolée des taux. L’Allemagne s’y oppose, ne voulant pas payer pour les pays comme la Grèce ou l’Italie (alors que sa dette est officiellement de 2000 milliards d’euros, et même de 7000 selon certaines sources… ). Mais apparemment cela finira par se faire.

Comme ceci est contraire aux fameux principes du Traité de Lisbonne et à son dogme d’indépendance de la Banque Centrale, il faudrait le tripatouiller. Bien évidemment, tout cela se jouera entre eurocrates dans des salons feutrés, le peuple sera soigneusement tenu à l’écart, et on comprend pourquoi…

Car les médias feront croire que c’est une bonne nouvelle. La preuve, c’est que « les marchés » seront rassurés, et la bourse s’envolera. On les comprend : c’est l’assurance pour eux de récupérer tout leur pognon, y compris les intérêts parfaitement indus.

Mais il y aura des contreparties :

- Tout d’abord un nouveau recul de la démocratie. Les États abdiqueront une prérogative de plus : la politique budgétaire de la France sera désormais officiellement décidée par les eurocrates, c’est la contrepartie du sauvetage. Sarkozy ou Hollande pourront bomber le torse, ils ne seront plus que les exécuteurs des basses œuvres décidées à Bruxelles ou à Francfort (ou à Wall Street puisque nombre de ces eurocrates sont leurs valets et obligés).

- Ces eurocrates, à l’exemple de ce que fait le FMI quand il prête de l’argent à un pays pauvre, vont exiger des États une réduction immédiate et drastique des déficits budgétaires. Et cela ne se traduira pas, ou alors à la marge, par des hausses d’impôts pour les riches ou les multinationales, ou par un rattrapage du taux des cotisations sociales, siphonnées depuis des décennies sur ordre du Medef, sous prétexte de « compétitivité ». Il ne s’agira pas non plus de mesures folkloriques comme la hausse des taxes sur le coca, ni même d’un jour de carence supplémentaire pour les salariés malades.

Non, il s’agira d’un assaut final contre toute forme de Service Public ou d’aide sociale. Tout ce qui aura résisté tant bien que mal aux coups de boutoir (alias « réformes ») des différents gouvernements qui se sont succédé depuis 30 ans sera fracassé. La concrétisation du rêve libéral, des fantasmes de Milton Friedman.

Suppression rapide de toute forme de fonctionnaire. Privatisation de la sécu, des retraites. C’est à dire suppression pour les pauvres, qui ne pourraient évidemment pas payer.

Vous aviez envisagé la retraite à 70 ans ? A 80 ans ? Eh bien c’est pour bientôt…

Le traumatisme sera terrible, et pour cause : imaginez que des hommes en armes frappent à votre porte et exigent le règlement de 100 000 euros de dettes qui incombent à votre famille de 4 personnes. C’est le vrai chiffre… Les communicants de Hollande vont avoir du boulot pour faire avaler ça…

« There Is No Alternative ? »

Si, justement. L’alternative, c’est de refuser ce système et ceux qui nous l’imposent, les Sarkozy, les Hollande, les Bayrou… Ceux que les médias présentent pourtant comme étant les seuls compétents… Ceux qui nous y ont mis… Sortir de l’Union Européenne, ce ratage démentiel. Redonner à la Banque de France le pouvoir de prêter à 0%. Faire auditer cette dette pour voir ce que l’ont doit rembourser. Refuser de payer le reste.

Puis mettre en place un système, qui peut passer par le tirage au sort de nos représentants, et qui devra en premier lieu écrire une nouvelle constitution, qui nous préservera des erreurs passées.

Pour en arriver là, il faudra sensibiliser le maximum de personnes. Expliquer. Faire comprendre. Faites donc passer le message : le paiement de la dette, le racket libéral, ne sont pas des fatalités. Démasquons les menteurs !

Ensuite, on pourra peut-être s’attaquer à la nécessaire révolution écologique et énergétique…

 

Dette : comment les financiers nous baladent
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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 22:57

France 2 n'hésite pas. Elle prend les grands moyens. Elle" s'offre" Gad Elmaleh, qui, en bon comédien reconnu, se pavanne sur l'antenne publique pour exhiber son talent à inciter les téléspectateurs à concrétiser les promesses de dons pour le téléthon. Mais le talent seul ne suffit pas. La crédibité de celui ou de celle qui le demande compte aussi. Et là, le scepticislme set légitime. Gad Elmaleh n'a-til pas militer pour le paintien du bouclier fiscal et villipendé l'ISF.

Le choix de France 2 pour attribuer le parrainage à ce dernier est très, très contestable, voire un brin provocateur.

Gad Elmaleh : les impôts, oui mais pas trop !

En pleine promotion de son film Coco, Gad Elmaleh en a profité pour donner son avis sur l'actualité et notamment sur le fameux bouclier fiscal, au micro de Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1. Le comique préféré des Français pense que "50%, c'est très bien".

A l'origine, c'est une des promesses de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle. Le bouclier fiscal permet de plafonner le montant des impôts à 50 % des revenus (contre 60 % auparavant). Dès son arrivée au pouvoir, le chef de l'Etat a mis en place comme prévu le bouclier fiscal.
 
Maintenant que la France est plongée en pleine crise, le bouclier fiscal devient de plus en plus controversé, jusque dans les rangs de l'UMP. De son coté, le PS reste opposé à la mesure. Au cœur de ce débat passionné, la question est donc de savoir s'il faut suspendre le fameux bouclier fiscal ? Nicolas Sarkozy a tranché aujourd'hui, affirmant qu'il n'a pas "été élu pour augmenter les impôts"
 
Gad Elmaleh est lui aussi favorable au bouclier fiscal. Invité ce matin dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1, le comédien est revenu sur la question. D'abord hésitant, Gad Elmaleh a déclaré : "A partir du moment où on a travaillé, on est imposé (...). 50 %, c'est très bien. (...). Les riches sont imposés et même encore plus avec l'impôt sur la fortune. Ca suffit, c'est très bien. (...) 50 %, c'est déjà énorme". Gad Elmaleh a ainsi le mérite de dire ce qu'il pense, avant de terminer sur une des pointes d'humour dont il a le secret. 
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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:45
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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 17:10
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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 02:26

Les arrêts maladies : le Parti communiste voit rouge...très rouge

Par Juritravail | 29-11-2011 | 0 commentaire(s) | 262 vues

 

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Ce matin, la majorité UMP et le gouvernement se sont accordés sur une solution de repli au sujet des arrêts maladie. Ils ont décidé de diminuer le montant des indemnités journalières pour arrêt maladie pour les salaires au-dessus de 1,8 fois le Smic au lieu d’instaurer un quatrième jour de carence.

 

Roland Muzeau, chef de file des députés communistes, s'est exprimé aujourd’hui sur ces mesures à venir. Il s’est dit « très en colère » puisqu’il estime qu’une « fois encore, ce sont les salariés qui vont trinquer ».

 

Il dit également que le PCF a « fait des dizaines de propositions en montrant qu'il est possible de trouver des financements autres pour la Sécurité sociale : retraites-chapeaux, bonus, stock-options... »...

 

 

Source : AFP 29 novembre 2011


En effet, devant l'énorme protestation et incompréhension dans l'opinion, l'UMP remt dans la poche de droite ce qu'elle reprend dans la poche de gauche. Avec une injustice supplémentaire. Ceux qui cotisent plus, en raison d'un salaire plus élevé,seront moins bien indemnisés proportionnellement. Décidémment les intentions ont la vie dure. Toujours les mêmes : faire payer les pauvres et épargner les riches.


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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 07:47

« Pas d'abandon par la France de son siège de membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU »

Le PCF s'oppose fermement à l'idée d'un abandon unilatéral par la France de son siège de membre permanent du Conseil de Sécurité, au profit de l'Union européenne. Un tel abandon ne ferait qu'accentuer l'affaiblissement du rôle et de l'indépendance de la France déjà sérieusement atteints du fait de l'atlantisme et du suivisme pro-américain de Nicolas Sarkozy.

Une réforme d'ensemble, une démocratisation et une valorisation de l'ONU est aujourd'hui indispensable. Dans le contexte d'un monde globalisé et interdépendant, où tous les peuples font face aux mêmes grands défis, un cadre institutionnel légitime -dans lequel doit s'exprimer l'exigence de la responsabilité collective- est absolument nécessaire. Dans cet esprit, le droit de veto, expression d'une hiérarchie de puissance, doit être dépassé pour donner à chaque État les mêmes droits et pouvoirs, y compris les pays les moins avancés du Sud.

Une démocratisation des organes de décision s'impose dans l'esprit d'un véritable multilatéralisme fondé sur les buts et les principes de la Charte des Nations Unies. Le respect de celle-ci suppose que soient clairement rejetées les logiques et les stratégies de puissance et notamment l'instrumentalisation de l'ONU pour imposer des choix et opérations de guerre comme ce fut le cas en Libye. Une France de gauche devra combattre de telles pratiques.

Une démocratisation du système des Nations Unies suppose aussi de favoriser l'expression des sociétés civiles et des citoyens à travers une forte implication des ONG, des syndicats, des mouvements pacifistes et féministes, des grandes associations représentatives des aspirations démocratiques, écologiques et sociales populaires.

 

 

Aux assemblées citoyennes : prenez le pouvoir !

L'affiche enflammée du PCF

 

Front uni contre la vie chère

Le pacte des rapaces

Le pacte des rapaces
 
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