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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 06:08

              Plusieurs événements se bousculent au portillon, tant sur le plan national que sur le plan départemental, sachant que deux congrès au début 2013 vont apporter de nouvelles directions au PCF ( peut-être??????)

 

                      Pour le national, beaucoup de litérature de la part de P LAURENT, pour plaire sans doute aux élites, tout en pensant  que c'est s'éloigner du petit peuple qui se sent oublié de toute la gauche et qui pense trouver dans le FN des défenseurs du monde du travail. Bien sûr il se trompe, on ne peut pas lui en vouloir c'est le parti lui même qui est absent des luttes et mouvements sociaux sur le département. Quelle campagne a été menée pour les présidentielles et les législatives dans le thouarsais aux portes des entreprises? j'ai déjà posé la question à la fédé et jamais de réponse.

 

 

 

Les symphonies d'un syndicaliste

LE MONDE | 12.10.2012 à 16h00

Par Michel Noblecourt

 

Secrétaire général de la CGT pendant dix ans (1982-1992), Henri Krasucki, mort en 2003, a offert une image ambivalente de sa personnalité. Son élocution était aussi lente que son intelligence était vive. On le disait dur, mais il était très sensible. Très cultivé, muré dans ses certitudes idéologiques de communiste fidèle, il savait écouter et se montrer attentif aux opinions des autres.

Christian Langeois a entrepris un travail de bénédictin qui réhabilite un "Krasu" souvent décrié. A l'aide des archives de la préfecture de police, du Parti communiste, de la CGT, et même de la police politique polonaise, de témoignages, et de documents inédits laissés par Henri Krasucki lui-même, il donne une image attachante de ce syndicaliste mélomane qui fut d'abord un héros de la Résistance.

Henri Krasucki a 4 ans quand il débarque en 1928 à Belleville. Il rejoint son père, qui a fui deux ans plus tôt les persécutions antisémites en Pologne. Il a 16 ans quand il quitte, en 1941, son apprentissage d'ajusteur et rejoint la Résistance communiste. A la tête d'une unité juive de la Main-d'oeuvre immigrée (MOI), il se bat avec courage et héroïsme. Sur près de la moitié du livre, Christian Langeois décrit avec émotion cette épopée qui le conduira, à la suite d'une dénonciation, en déportation.

Déporté à Auschwitz-Birkenau - numéro 126049 -, puis à Buchenwald, "Krasu" découvre la solidarité : "On peut subir des conditions pénibles à supporter et avoir une force intérieure augmentée de la capacité d'une force collective qui permet de se surpasser." Libéré en 1945, il confiera bien plus tard : "Ma vie avait tous les risques de s'arrêter à 18 ans. Depuis, je me trouve en quelque sorte en "sursis", je fais du "rab"." Il voit même dans sa déportation "une forte école contre le sectarisme".

Naturalisé français en 1947, l'année même où il devient permanent syndical, Henri Krasucki se voue à ses "deux maisons" : la CGT et le Parti communiste. De son premier voyage en URSS, en 1952, il revient dithyrambique. Ecartant tout "doute", il confie son sentiment dominant : "La joie de voir la patrie des travailleurs du monde, de fouler son sol. (...) Voir réalisé le bonheur pour lequel nous luttons." L'auteur ne cache rien des dissensions entre "Krasu" et Georges Marchais quand, en 1985, le PCF ouvrira le procès de sa "mollesse" face au "gouvernement socialiste" qu'il refusait de qualifier ainsi. Marchais cherche à l'évincer. "Si tu fais ça, moi, je mets tout sur la table", réplique le patron de la CGT, qui sauve ainsi sa tête.

S'il y a une face qu'Henri Krasucki n'a jamais cherché à cacher, c'est sa passion de la musique. Amoureux de Mozart, fou de Beethoven - à Auschwitz, "au soir de Noël 1943, Henri siffle la Septième Symphonie de Beethoven au petit groupe autour de lui" -, c'est un Krasucki en smoking qui confie, en 1999, aux Victoires de la musique : "La musique m'accompagne, elle continue d'accompagner ma vie depuis l'adolescence. Elle m'a soutenu dans les moments de joie, les moments d'épreuve, dans les temps de combat, dans la douceur de vivre. Elle m'a tout simplement aidé à vivre, et je crois que c'est sa fonction : elle aide à vivre."

Michel Noblecourt

Christian Langeois collabore au "Maitron", le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social (éditions de l'Atelier)

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 04:23

Parade de l’oligarchie à Saint-Germain-des-Prés

par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, février 2011

Fondée en 1990 par Bernard-Henri Lévy, la revue La Règle du Jeu a fêté à la fin de 2010 ses vingt ans au Flore, le café que fréquentèrent autrefois Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, en face l’église Saint-Germain-des-Prés. Les temps ont bien changé et le quartier aussi. Le grand luxe y a détrôné l’existentialisme. Pour cet anniversaire, le Flore a accueilli de nombreux invités. Une foule disparate où l’on trouvait des intellectuels certifiés, des journalistes établis et quelques hommes politiques importants. Une oligarchie des lettres et des arts, de la presse et des médias bien plus que des affaires et de la politique. Mais une oligarchie non dépourvue de pouvoir en ces temps de communication de masse.

 

Toutefois, dans les murs vénérables du Flore, l’ambiance n’est pas aux affaires ni aux stratégies politiques. La foule qui s’y presse manifeste l’aisance et l’enjouement d’une société mondaine où les retrouvailles ont toujours le goût agréable de complicités anciennes, d’un entre-soi fort engageant, d’une réunion de famille où les nouvelles vont bon train et où les animosités passent au second plan d’une entente affichée, garante de l’avenir. L’excellence des invités est en harmonie avec cette commémoration festive de la naissance d’une revue intellectuelle, littéraire et politique. Les buffets sont somptueux, le champagne coule à flots dans une générosité qui n’a d’égale que la classe dont font preuve les invités. Les pouvoirs ici mis en commun ne couvrent pas le même champ que ceux rassemblés dans les grands cercles parisiens, mais ils les complètent, en particulier dans la maîtrise que ce petit microcosme peut exercer sur les grands moyens d’information et de diffusion culturelle. Le pouvoir est dépendant de ces rassemblements qui, sous leur aspect mondain et futile, concentrent les agents sociaux qui ont la capacité, et même le rôle, de prendre des décisions, de définir des stratégies, d’orienter la vie culturelle et politique.

 

L’anniversaire de la revue de Bernard-Henri Lévy met en évidence un capital culturel de grande ampleur par la présence d’une « intelligentsia » dont les qualités peuvent être éventuellement discutées, mais qui représente un pouvoir considérable dans les structures de production des biens culturels. Les gens de lettres étaient foison, depuis Philippe Sollers jusqu’à Milan Kundera en passant par Christine Angot. Belle brochette pour l’information écrite avec Laurent Joffrin, directeur de Libération, Etienne Mougeotte, qui occupe le même poste au Figaro, Franz-Olivier Giesbert, qui dirige Le Point, ou encore Maurice Szafran, directeur de Marianne, et Nicolas Brimo, administrateur délégué au Canard enchaîné.

Côté ondes hertziennes, un choix de gourmet : Jean-Luc Hees et Philippe Val, respectivement présidents du groupe Radio France et de France Inter. Pour la télévision, on citera Michèle Cotta, ancienne directrice de France 2, Thierry Ardisson et Marc-Olivier Fogiel, sans oublier le principal intéressé de la soirée, Bernard-Henri Lévy, qui, entre autres liens avec les chaînes publiques, a été reconduit en 2009, pour cinq ans, et à la demande de Nicolas Sarkozy, à la présidence du conseil de surveillance d’Arte, où il siège depuis 1993.

 

Mais l’hôte du Flore n’est pas sans contacts avec le monde des affaires. Bernard-Henri Lévy lui-même est, selon le Who’s Who, le fils d’un président de société. L’entreprise de négoce de bois de la famille Lévy, la Becob, a été rachetée en 1997 par M.François Pinault. Les relations entre le philosophe et l’homme d’affaires semblent cordiales. Dans son rôle de mécène, M. Pinault n’oublie pas de soutenir les affaires de Bernard-Henri Lévy, dont la production de films. Celui-ci tient une chronique régulière dans Le Point, propriété de M. Pinault. M. Xavier Niel, actionnaire majoritaire et dirigeant historique du groupe Iliad (Free), douzième fortune professionnelle de France selon Challenges, représentait également le patronat lié aux médias et à la communication. L’un des deux autres propriétaires du Monde, M. Pierre Bergé, ancien président-directeur général d’Yves Saint Laurent, participait également à la soirée.

 

Une telle fête ne pouvait être celle de l’oligarchie sans que le monde de la politique y soit représenté. Les rigueurs de l’hiver n’ont pas empêché Mme Simone Veil, MM. Bruno Lemaire (Union pour un mouvement populaire), Laurent Fabius (Parti socialiste), François Bayrou (Mouvement démocrate) et Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères qui avait commandé à Bernard-Henri Lévy un rapport sur l’Afghanistan) de rejoindre leurs amis à Saint-Germain-des-Prés.

 

Au Flore, les invités étaient trop nombreux pour se connaître tous personnellement. Or l’occasion permet d’étoffer son carnet d’adresses, puisque de tels raouts sont là pour conforter le capital social. C’est aussi le moment de renforcer les liens qui unissent les sous-ensembles de l’oligarchie les uns aux autres, celui des affaires avec ceux de la culture et de la politique. L’oligarchie est l’ensemble de tous ces réseaux, de ces partitions de la haute société, touchant aux domaines les plus divers de l’activité sociale. Dans une complicité enjouée qui subsume chacune de ces fractions dans la classe grande bourgeoise. La soirée anniversaire de La Règle du jeu s’est déroulée dans un quartier marqué du sceau d’une activité culturelle et artistique aujourd’hui en déclin, mais dont la mémoire est encore vive en ces lieux.

 

Les soirées de la grande bourgeoisie des affaires et de la politique se déroulent dans les beaux quartiers traditionnels. Dans les cercles, Union interalliée, Automobile ou Jockey Club, ou les salons de tel ou tel palace du 8e arrondissement. La cooptation des invités y est plus stricte que pour la soirée de Lévy au Flore. Mais le principe est le même : regrouper les élites, en faisant varier leurs champs d’activité économique et sociale. Et aussi leurs sensibilités politiques.

 

L’unité idéologique des membres dans les grands cercles parisiens, très majoritairement de droite, contraste avec un certain brouillage des frontières politiques au Flore, où certains invités, tels MM. Jack Lang, Laurent Fabius ou Arnaud Montebourg, se revendiquent d’une gauche diverse et plurielle. Cette hétérogénéité ne doit pas faire illusion. Si la classe dominante présente un large éventail d’opinions, elle fait preuve d’un attachement sans faille au capitalisme, garant de ses revenus confortables.

 

La présence de courants plus ou moins soucieux de social ne remet pas en cause le système financier et la droite conservatrice peut tolérer une gauche modérée qui ne menace pas ses intérêts fondamentaux. S’agit-il bien encore d’une « gauche », ou plutôt d’une alternative à la droite déconsidérée, aujourd’hui, par un président de la République qui n’a pas encore revêtu les habits de sa fonction ? Certaines des personnalités de cette « gauche » modérée sont proches de M. Dominique Strauss-Kahn. M. Védrine est membre du conseil d’administration de Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH), le groupe contrôlé par M. Bernard Arnault.

 

L’oligarchie, de droite comme de gauche, bien que traversée par des inflexions professionnelles et idéologiques, reste solidaire et unie dans la défense de ses intérêts. La fête du Flore fait penser à la société de cour analysée par Norbert Elias. « Par l’étiquette, écrivait-il, la société de cour procède à son autoreprésentation, chacun se distinguant de l’autre, tous ensemble se distinguant des personnes étrangères au groupe, chacun et tous ensemble s’administrant la preuve de la valeur absolue de son existence (1). »


Les mondanités à l’occasion d’anniversaires, de mariages ou tout simplement de dîners, cocktails, vernissages et autres premières d’opéra jouent un rôle dans la mobilisation de la classe dominante dans ses différentes composantes. L’ironie dont les dominés, qu’ils appartiennent aux classes moyennes ou populaires, gratifient fréquemment ces mises en scène de l’oligarchie exprime en réalité leur refus d’une position dominée. Mais cette dénégation par la dérision interdit de prendre la mesure de tout le bénéfice social qu’apporte la participation à ces grand-messes de la bourgeoisie, nécessaires au fonctionnement collectiviste de ceux qui concentrent les richesses et les pouvoirs.

 

Rien de bien neuf dans cette brillante réunion au Flore. Sauf sa visibilité, largement amplifiée par la publication d’un compte rendu détaillé de la soirée dans la revue dont on fêtait l’anniversaire. Publié sur Internet, en accès libre, il comprenait la liste des invités, rendue ainsi accessible à un large public, comme ce fut le cas pour la fête du Fouquet’s le 6 mai 2007, à l’occasion de l’élection de M. Nicolas Sarkozy.

 

L’argent décomplexé affiche ses victoires et sa santé. La classe dominante s’expose avec une ostentation que la vieille richesse prenait soin d’éviter. La visibilité des rouages du pouvoir montre des dominants conquérants et assurés de leur avenir, la guerre des classes dont parle l’un d’entre eux, M. Warren Buffett, leur semblant définitivement gagnée. Mais la crise financière et le rejet de cette société dont les inégalités sont devenues insupportables remettent en cause, une fois de plus, cet exhibitionnisme de la domination et laissent présager une nouvelle phase de discrétion prudente.

 

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Sociologues. Dernier ouvrage paru : Le Président des riches, Zones, Paris, 2010.
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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:21

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 05:53

 


L’extrême droite monte au créneau pour soutenir Lorànt Deutsch et son “Métronome”

11/07/2012 | 17h03
Capture d'écran
Capture d'écran

Voici sans doute un soutien dont Lorànt Deutsh aurait bien pu se passer. Alors que l’auteur du “Métronome” a traversé ces dernières semaines une tempête médiatique, des groupes d’extrême droite comme le Bloc Identitaire ou l’Œuvre française sont venus à sa rescousse.

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 09:52

 

Le

Le "Métronome" de Lorant Deutsch, succès de librairie qui revisite l'histoire de la capitale au gré du métro, est "orienté idéologiquement", a déclaré le groupe PCF-parti de Gauche du Conseil de Paris, qui veut que la Ville de Paris cesse d'en faire la promotion. | Jeff Pachoud

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Le "Métronome" de Lorant Deutsch, succès de librairie qui revisite l'histoire de la capitale au gré du , est "orienté idéologiquement", a déclaré le groupe -parti de Gauche du Conseil de , qui veut que la Ville de Paris cesse d'en faire la promotion.
Le groupe présentera un voeu en ce sens lors de la séance du Conseil de Paris qui se tiendra lundi, mardi et mercredi prochain.

L'ouvrage a été vendu "à près de 2 millions d'exemplaires" et a bénéficié d'une "forte promotion médiatique", souligne le voeu porté par Alexis Corbière, précisant que le comédien "a même été invité dans des écoles parisiennes où il a proposé des conférences basées sur ses travaux" et le maire PS Bertrand Delanoë l'a décoré de la médaille Vermeille de la Ville.
"Or il y a un problème majeur", souligne M. Corbière, ce livre "contient de très nombreuses erreurs, affabulations et inventions historiques".
De plus, "il propose une vision orientée répondant à une lecture idéologique assumée, pétrie de convictions religieuses de l'auteur (...) qui ne se cache pas d'être hostile à la République, particulièrement à la Révolution française et se dit nostalgique de la monarchie".
Pour le groupe PCF-PG, "chacun peut écrire et publier ce qu'il veut" mais "l'ouvrage de M. Deutsch et son adaptation télévisée (diffusée par France Télévisions) ne sont pas des outils pédagogiques qui peuvent être utilisés sans recul ni critique dans nos écoles".
"C'est très inquiétant que la Ville ait abondé dans la +pipolisation+ culturelle et qu'elle soutienne un ouvrage contestable qui dénigre la Révolution et la Commune", a déclaré Danielle Simonnet, conseillère PG lors d'une conférence de presse de pré-Conseil.
Le groupe souhaite donc notamment que le Conseil de Paris demande que "cesse la promotion +acritique+ de la part de la Ville de Paris (sur son site, dans les écoles, etc.)," et que la Ville encourage et réalise des "outils pédagogiques grand public".

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:24

Soirée du Front de Gauche pour la culture, l'art et l'information

La soirée du lundi 2 avril au Bataclan, organisée par le FdF et le PCF, était exceptionnelle et passionnante car elle remettait ENFIN la Culture au centre d'un véritable projet de société. De nombreux artistes étaient invités pour l'occasion, des personnalités politiques de Gauche (la vraie) se sont exprimés, des acteurs et des responsables de structures artistiques, impliqués dans la création, dans la diffusion de la culture étaient là, très motivés.

 

Trois heures pour une sorte d'États généraux de la Culture de dernière chance, ce n'est vraiment pas du temps de perdu mais de l'espoir et des convictions fortifiées ! Après la prise de conscience des dangers du nivellement par le bas et de la destruction des valeurs immaterielles, il faut agir...

 

Faisons désormais les bons choix pour le futur avant l'éventuelle Méga Solde de tous les principes issus du Conseil de la Résistance et de mai 68 ! Mais l'espoir est bien là, nourrissant en profondeur le renversement des logiques mercantiles et abrutissantes, partout en oeuvre dans notre pays comme dans le monde, selon la volonté d'une minorité méprisante et méprisable qui élabore avec cynisme cette culture dominante mortifère pour la majorité, le "bas peuple" en voie de néo-asservissement. RESISTANCE et INVENTIVITÉ !!

 

Lire l'intégralité du billet avec photos et vidéos sur http://lapartmanquante.wordpress.com/2012/04/04/soiree-du-front-de-gauche-pour-la-culture-lart-et-linformation/

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 03:10

 

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 03:06

 

Culture - le 4 Mars 2012

Hubert-Félix Thiéfaine, figure du rock indépendant, a remporté la Victoire de l'artiste-interprète masculin de l'année, après avoir remporté la Victoire de l'album de l'année, samedi soir lors de la 27e édition de la cérémonie.

Le chanteur de 63 ans, a été le grand gagnant de la 27e édition des Victoires samedi, en raflant deux trophées. Cette première -- malgré 16 albums studios et une influence revendiquée par nombre de jeunes artistes -- est à l'image d'une figure du rock indépendant qui a construit sa carrière à l'écart du star-system. Absent des télés, peu diffusé en radio, peu connu du grand public, "HFT" est cependant capable de remplir les plus grandes salles à chacune de ses prestations. Il a également plusieurs fois conquis le public de la Fête de l'Humanité. 

 

Son dernier album "Suppléments de mensonge" s'est vendu à 120.000 exemplaires. Un chiffre de vente substantiel, dont il est coutumier. « Le jurassien descend de sa montagne et livre un album poétique, d’une noirceur éblouissante. Sonorités folks-rock, and spleen pour chanter des maux dits. » en a dit Marie-José Sirach à sa sortie dans l'Humanité. « Suppléments de mensonge, comme un avertissement, un pacte avec le diable pour explorer des lieux extravagants en toute impunité. On y croise Théophile Gautier, Edward Hopper, Nathaniel Hawthorne, Bob Dylan et, à chaque détour, la silhouette de Thiéfaine qui à l’instar de l’Homme qui marche, de Giacometti, continue d’avancer pour ne pas sombrer. »

Deux récompenses qui ne sont donc que justice.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:19
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:04

 

CULTURE -  le 26 Février 2012

 

Mort du trompettiste, Maurice André

Mots clés : mortmaurice andré,

 

 

Maurice André, trompettiste classique de renommée mondiale qui a redonné ses lettres de noblesse à un instrument parfois mal aimé, a rendu son dernier souffle dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 78 ans, laissant une oeuvre à la fois virtuose et populaire.

Né le 21 mai 1933 à Rochebelle, près d'Alès (Gard), Maurice André a travaillé à la mine dans son adolescence avant de devenir le maître incontesté de la trompette à partir des années 50, jouant et enregistrant avec les plus grandS chefs d'orchestre jusqu'au début des années 2000.

Il est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'hôpital de Bayonne, près d'Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) où il résidait. Sa famille n'a pas souhaité communiquer les causes de son décès.

Initié par son père, un passionné de musique classique qui fut son premier professeur, Maurice André a intégré le Conservatoire de Paris en 1951, à l'âge de 18 ans, première étape d'une carrière jalonnée de prix et de récompenses.

Doué, le jeune homme au souffle inépuisable s'impose rapidement comme la figure de proue d'une brillante école française en tant que soliste aux concerts de l'orchestre de Robert Lamoureux et à l'orchestre philharmonique de l'ORTF.

Sa carrière internationale décolle en 1963 quand le virtuose, déjà vainqueur du concours de Genève en 1954, remporte le prestigieux concours international de Munich. Il n'a que 30 ans et sa renommée dépasse désormais les frontières.

Loué pour sa délicatesse, le musicien a donné une popularité nouvelle à son instrument, en introduisant la trompette piccolo pour le répertoire baroque, en revisitant des partitions classiques et en incitant des compositeurs à écrire pour son instrument, comme André Jolivet, Marcel Landowski ou Henri Tomasi.

"Il a permis la renaissance d'un grand répertoire de la trompette", indique à l'AFP son disciple, Guy Touvron, auteur d'une biographie en 2003 intitulée"Une trompette pour la renommée" (éditions du Rocher).

Maurice André a également toujours eu à coeur de transmettre son art, en tant que professeur au Conservatoire de Paris jusqu'en 1978, où il a formé plus de cent trompettistes, mais aussi au grand public, grâce à l'émission de télévision "Le grand échiquier" à laquelle il participe deux fois.

Sa discographie comprend plus de 250 disques dont des dizaines d'or et de platine, mêlant des registres variés.

Fatigué mais toujours enthousiaste, Maurice André, dont les enfants Béatrice et Nicolas sont également musiciens, avait organisé sa grande tournée d'adieux à travers la France en 2004, même s'il a ensuite rejoué ponctuellement.

Retiré au Pays basque depuis les années 90, d'abord à Saint-Jean-de-Luz puis à Urrugne, ce passionné de sculpture sur bois s'y faisait "très discret", ne participant pas à la vie publique localement, a précisé dimanche la municipalité de Saint-Jean-de-Luz.

Sa famille n'était pas en mesure de dire dimanche où et quand auront lieu ses obsèques, précisant simplement qu'elles se dérouleraient dans l'intimité.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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