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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 11:18

 

 

SOCIAL-ECO -  le 13 Décembre 2013

 

Hausse du smic: service minimum pour le gouvernement

 

 

10 centimes de plus et pas un sou de plus. La hausse du Smic annoncée par le gouvernement ce vendredi fera passer le Smic horaire de 9,43 centimes d'euros à 9,53 centimes d'euros au 1er janvier 2014. Soit la hausse légale et automatique, et pas plus.

"Par la seule application des nouvelles règles de calcul" de la revalorisation automatique du Smic et compte tenu "d'une inflation de 0,6%", "il y a un gain de pouvoir d'achat", a assuré à l'AFP le ministre du Travail Michel Sapin, en marge d'une remise de prix au Sénat. Le Smic horaire brut, qui s'élève actuellement à 9,43 euros, passera sur cette base à 9,53 euros.

Pouvoir d'achat en berne

Michel Sapin n'a pas encore annoncé si le gouvernement allait consentir à un coup de pouce en plus de ce 1,1%. Mais il est peu probable que Matignon aille dans ce sens lundi prochain, jour de réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). Les experts de cette dernière, chargés d'"éclairer" le gouvernement sur les évolutions du salaire minimum, ont déjà préconisé de s'en tenir à la hausse légale dans un précédent rapport. Par ailleurs, le gouvernement avait déjà décidé il y a un an de ne pas donner de coup de pouce pour le pouvoir d'achat des bas salaires en s'en tenant à la hausse légale et automatique du SMIC. Six mois plus tôt, au 1er juillet 2012, après l'élection de François Hollande, il avait exceptionnellement fait appliquer une hausse de 2%, dont un coup de pouce supplémentaire de 0,6%.

Indices modifiés

Les règles de revalorisation automatique du Smic, qui s'appuient sur deux indicateurs, ont été modernisées cette année: l'indice des prix a été modifié pour mieux tenir compte de certaines dépenses (loyer, énergie) et le salaire de base servant de référence élargi à celui des employés. Le gouvernement avait aussi affirmé à cette occasion que l'évolution de la croissance serait "un élément d'appréciation" pour décider d'un éventuel coup de pouce supplémentaire.

Environ 3,1 millions de salariés - 13% de l'ensemble des salariés en France - étaient rémunérés au Smic au 1er janvier 2013, soit un demi-million de plus qu'un an plus tôt, selon une estimation publiée dernièrement par le ministère du Travail.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 12:01
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 11:49
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 16:44

CONTRAT A DUREE DETERMINEE

A TEMPS COMPLET

Entre les soussignes:

SARL

Station

Aire des XXXXXXX A85

RCS

XXXXXXX

Représentée par Monsieur  XXXXXXX en qualité de gérant.

ci-après désigné « L’EMPLOYEUR » d’une part

et de Mr XXXXXXX  Né le XX/XX/XXXX

Sécu XXXXXXXXXX

ci-après désigné « LE SALARIE » d’autre part

LES PARTIES ONT CONVENU CE QUI SUIT :

MOTIF

Ce contrat est conclu avec le salarié en vue, de remplacer un employé en congés maladie :  Mr XXXXX 

DUREE - RENOUVELLEMENT - PERIODE D'ESSAI

Sous réserve du résultat de la visite médicale d’embauche décidant de l'aptitude au poste proposé, et d’une période d’essai de 10 jours le présent engagement est conclu pour une durée déterminée du ll/03/2013 au 12/05/2013.

Il pourra cependant être renouvelé une fois dans les conditions prévues à l°article 122-l-2 du Code du Travail.

Dans ce cas, un avenant précisant les conditions de renouvellement sera alors proposé avant

L’échéance du présent contrat.

 

Toute suspension qui se produirait durant la période d’essai (maladie ou autre) prolongerait

D’autant la durée de cette période qui doit correspondre à un travail effectif.

   

EMPLOI ET QUALIFICATION

 

Le salarié est engagé pour exercer les fonctions d’employé de station polyvalent Echelon 2.

 

Ses attributions s’exercent tant en ce qui concerne l’activité liée à la distribution de carburants qu’à celle liée à la vente dans la boutique. A ce titre, Le salarié devra notamment s'occuper de la tenue et de la responsabilité de la caisse, de la réception des diverses marchandises, de l’approvisionnement des linéaires, et d’une manière plus générale de l’exécution de travaux de la vie courante tels que le nettoyage, le rangement.

 

Le salarié déclare avoir pris connaissance des moyens a mettre en œuvre pour assurer la distribution des carburants, pour gérer la caisse et les cartes bancaires (espèces et cheques) 

 

Avant chaque prise de service, il vérifiera le fonds de caisse et émargera le brouillard de

caisse. (environ 5 mn au début et 10 mn  à la fin du service. Soit 15 mn par jour non rémunéréés)

 

La responsabilité de (Le salarié) sera engagée pour tout manque non justifié dans la caisse dont il aura la charge. A ce titre, le remboursement des fonds manquant lui sera réclamé.

 

Les fonctions décrites ci-dessus ne sont en aucun cas limitatives et seront susceptibles

d’évolution.  (Ainsi le contrat spécifie que la charge de travail peut être alourdie et que le salarié l'accepte en signant).

En fonction des nécessités d'organisation du travail, Le salarié pourra être affecté aux divers postes de travail correspondant à la nature de son emploi.

 

Le salarié exercera ses fonctions sous l`autorité et dans le cadre des instructions données par son supérieur hiérarchique.

 

Le lieu de travail est fixé : Aire de XXXXXX - A85 – XXXXXXX

 

Le présent contrat est régi par les dispositions légales, réglementaires et conventionnelles applicables à l`entreprise. Il est notamment régi par la Convention Collective des services de l'automobile N° 3034.

 

HORAIRE DE TRAVAIL - REPARTITION DES HEURES DE TRAVAIL

 

Le salarié effectuera un horaire hebdomadaire de 35 heures réparties du lundi au dimanche. (il nest pas spécifié dans le contrat la 1/2 de pause en cas de trail posté ni le nombre d'heures travaillées par jour, il n'est rien spécifié non plus en ce qui concerne les heures supplémentaires éventuelles)

 

La répartition de l’horaire de travail est portée à la connaissance du personnel par un planning affiché dans les locaux de l’entreprise. (les salariés découvriront sur le tableau les horaires de travail auxquels ils seront soumis qui pourront être modifiés à loisirs par la direction)

 

Compte tenu de la spécificité de l’activité de l’entreprise, l’horaire de travail  ainsi que le repos hebdomadaire seront susceptibles d’être modifiés chaque semaine.

 

Les parties conviennent d’un commun accord que cette modification pourra intervenir la veille pour le lendemain en cas de force majeure et en cas de nécessité impérieuse pour assurer la continuité du service.(Corvéable à merci)

 

En outre, le salarié pourra travailler indifféremment la nuit, le dimanche et les jours fériés.

 

REMUNERATION - EGALITE DE TRAITEMENT

 

En contrepartie de l’accomplissement de ses fonctions, Le salarié percevra un salaire horaire de base égal à 9.43 euros mensualisés. (aucune précision sur la rémunération en cas de travail posté, ou de nuit. La pause de 1/2 h par service n'est pas rémunérée. De sorte que le salarié est présent 37 h sur son lieu de travail mais est payé 35 h)

   

OBLIGATIONS PROFESSIONNELLES

 

Le salarié s’engage :

A observer, tant pendant l`exécution qu`après la cessation du contrat, une discrétion professionnelle absolue pour tout ce qui concerne les faits et informations dont il aura connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de ses fonctions.  (la demande du secret professionnel comme dans activité de défense nationale)

 

 A observer les horaires de travail qui seront fixés par l’employeur(37 h payés 35)

 

 A se conformer aux directives et instructions émanant de la Direction ou de son représentant.

 A  ne pas fumer dans le magasin, les réserves et ateliers ainsi que sur les pistes.

 A ne pas consommer de boissons alcoolisées, à ne pas faire usage de stupéfiants.

 A ne pas utiliser le téléphone de l’entreprise à des fins personnelles, ni de portable (émission ou réception d’appels personnels).

 A ne pas introduire et/ou laisser séjourner des personnes étrangères au service (y compris les membres de la famille)

 

DISPOSITIONS PARTICULIERES : VETEMENTS DE TRAVAIL

 

Dès son entrée en fonction, le salarié se verra confier une tenue spécifique de travail qu’il s'engage à porter pour respecter l’image de marque de la Société.

ll sera tenu d’apporter tous les soins nécessaires aux tenues ainsi confiées et de les conserver  en état de propreté permanente. (c'est le salarié qui devra prendre en charge sur son temps personnel et à ses frais le nettoyage des habits de travail)

Le refus de porter cet uniforme sera constitutif d’une faute susceptible d`être sanctionnée. Ces vêtements de travail mis à sa disposition sont à son entière responsabilité.

 

Ces vêtements de travail demeurent la propriété de la Société durant toute la durée du contrat.

 

Aussi, au moment de la rupture de son contrat, quel qu'en soit le motif, Le salarié s’engage à les restituer. A défaut l’employeur se réserve le droit d'engager toute action en responsabilité contre cette dernière.

 

MATERIEL ET DOCUMENTS

 

Le salarie' se verra confier la caisse contenant des liquidités et autres moyens de paiement des produits, des logiciels, documents divers, clés... ll s'interdit expressément d’en faire un usage personnel ou autre que celui décidé par sa Direction.

  

Tous les documents et le matériel confiés, quelle qu’en soit la nature, resteront la propriété de l’entreprise. Le salarié devra les restituer dès la cessation de ses fonctions, et ce quelle que  soit la cause de la rupture.

 

 

FIN DE CONTRAT

 

Au terme du contrat, Le salarie percevra une indemnité de fin de contrat au taux légal sur la rémunération brute totale.

(aucune précision)

 

Fait à XXXXXX

 

Le  1/03/2013

 

EN DEUX EXEMPLAIRES ORIGINAUX SUR QUATRE PAGES DONT UN POUR CHACUNE DES PARTIES

 

Le salarié (l)                                                                   Pour l’entreprise (l)

XXXXXXXXXXX                                                                   XXXXXXXXXXX               

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 07:55

 

II. Points d’appui contre les dominations du dollar

La baisse du dollar engendre cependant le développement de forces de rappel.

Elle donne plus de compétitivité-prix aux exportations américaines de marchandises et de services. Pour les dix premiers moins de l'année 2007, le déficit commercial des Etats-Unis s'est chiffré à 587 milliards de dollars, en diminution de 53 milliards par rapport à la même période de 2006.

Certes, cette amélioration  est due, pour une part, au ralentissement de la demande intérieure freinant les importations Outre-Atlantique, mais aussi à un début de redressement des exportations.  Au troisième trimestre  2007, en effet, les ventes à l'étranger  des Etats-Unis ont fait un bond de 16,2%.

Aussi, malgré l'augmentation de la facture pétrolière, les Etats-Unis pourraient  bien réduire – certes de façon légère – leur déficit sur l'ensemble de l'année 2007, ce qui serait une première depuis six ans. L'Union européenne, avec un «  euro fort »  qui ne cesse de s'apprécier,  dans ces circonstances,  face au dollar, prend de plein fouet ce surcroît de compétitivité des exportations  américaines, mais aussi des exportations des pays dont la monnaie est indexée sur le dollar US.
En son sein, la France y est particulièrement exposée. Elle présente une spécialisation par produits proche de celle des Etats-Unis comme l'indiquent,  par exemple, les difficultés  rencontrées par Airbus, face à Boeing et que les dirigeants de l'avionneur européen prétendent  ne pouvoir  régler qu'en envisageant de délocaliser.

Une autre force de rappel tient au fait que la dépréciation du dollar rend moins onéreuse l'acquisition par des non-résidents d'entreprises localisées aux EtatsUnis et en zone dollar.
C'est là une puissante incitation dont disposent les Etats-Unis pour attirer  les capitaux du monde entier et faire financer par l'extérieur l'essor de leurs propres capacités de production, de recherche et de qualifications.
Cet avantage de domination, grâce aux privilèges du dollar, permet aux Etats-Unis de maintenir une forte avance technologique face à leurs concurrents.

Les rachats d'entreprises américaines par des non-résidents se font d'autant plus volontiers, dans ces conditions, que l'accès au crédit  y est plus facile et les contraintes de débouché moins étroites que dans les pays qui, tels les membres de la zone euro, sont confrontés  à des taux d'intérêt  relativement élevés et à une croissance durablement ralentie du fait des orientations de la BCE, au service de la domination des marchés financiers, et du pacte de stabilité européen. C'est ainsi que, dans un récent rapport,  The Economist Intelligence Unit (EIU) et l'Université de Columbia (5) montrent que les Etats-Unis, en 2005 et 2006, sont ceux qui ont attiré le plus d'investissements directs étrangers (IDE) dans le monde: 183,6 milliards  de dollars, devant la Grande-Bretagne (137,7), la Chine (76,1), la France (72,5)... Ils anticipent  que, toutes choses égales d'ailleurs,  les Etats-Unis devraient continuer  d'être largement la première  destination d'IDE dans le monde sur la période 2007-2011.
De son côté, la CNUCED (6), indique que l'Union européenne s'affirme comme la source principale  d'IDE dans le monde, pesant pour près de la moitié  des flux sortants, la France arrivant  en tête, devant l'Espagne et le Royaume-Uni.
La BCE (7), enfin, note que les Etats-Unis représentent, avec 20% du stock fin 2006, le deuxième pays d'accueil des IDE provenant de l'Union européenne.

Une troisième force de rappel tient aux actifs détenus par les Etats-Unis à l'étranger. Ils sont plus rentables que ceux détenus par les étrangers Outre-Atlantique. Le rendement de ces actifs serait supérieur de 3% aux intérêts  que les Etats-Unis doivent  payer sur leur dette externe. Pour 10 000 milliards  de dollars  de dettes cumulées, les Etats-Unis disposent de 7 000 milliards de dollars d'actifs à travers le monde, libellés en autres devises (8). Quand le cours du dollar est à la baisse, le stock et le rendement de ces actifs tendent à se valoriser pour leurs détenteurs américains. Ce mouvement dans la valorisation des actifs et passifs extérieurs  a conduit,  pour l’heure, à une relative stabilisation à très haut niveau de la position nette des Etats-Unis.

Enfin, il y a toujours la possibilité pour les Etats-unis de relever les taux d’intérêt  en cas de trop fortes turbulences,  scénario de «guerre monétaire» que tendent  à sous-estimer les promoteurs  d’un euro, conçu, avant tout, comme rival du dollar  pour l’attraction  des capitaux et dont, sans doute, l’Union européenne elle-même pâtirait  beaucoup, une récession mondiale étant alors au rendez-vous.

Cinq processus et points d'appui pour des transformations

Certes, les initiatives que vont prendre les Etats-Unis, avec d'autres Etats, pourraient  freiner, puis stopper, voire, un temps, inverser  le mouvement actuel de chute marquée du dollar.

Cependant, elles n'endigueraient pas les tendances et antagonismes de fond poussant à la dépréciation de cette monnaie avec, au cœur, le déficit des paiements courants et la dette extérieure.
Pour autant, on peut penser que les fortes turbulences actuelles pourraient être surmontées et, malgré un freinage de la croissance au premier  semestre 2008 qui pourrait être sensible outre-atlantique  le cycle de moyenne période en cours se poursuivrait jusqu'à son terme, vers 2010-2012, sauf accident grave.
Face au ralentissement  à l’œuvre, la fuite en avant dans la domination  du dollar et des marchés financiers pourrait,  en effet, accompagner une vague d'investissements des groupes dans de nouvelles générations de technologies informationnelles, plus économes en moyens, pour accélérer les gains de productivité, tandis que s’accentuerait  encore le mouvement de «fusions et acquisitions» des multinationales.
Cela précipiterait vers une nouvelle  récession mondiale, du fait d'un rejet accru des salariés dans le chômage et la précarité, d'une insuffisance criante des dépenses de formation  et de la demande globale, et d'une relance de l'accumulation  financière bien plus rapide encore que la croissance réelle.
A l’horizon 2010-2012 se produirait, donc, une nouvelle et forte explosion de la suraccumulation de capital matériel et financier aux Etats-Unis, mais aussi dans les pays émergents, à commencer par la Chine, pour l'heure si dépendante de la croissance américaine. Une crise aiguë de la domination  du dollar pourrait alors faire s'exaspérer le besoin de transformations majeures du système monétaire international, sur fond de bras de fer entre les Etats-Unis, la Chine et d’autres pays émergents.
Dans ces difficultés, l'attitude de l'Union européenne et le choix de ses alliances internationales, en liaison avec ses propres  enjeux sociaux, seraient décisifs. Le système de domination du dollar, dans ce contexte, va se heurter à des limites qui vont le rendre absolument insupportable à toute l'humanité, tandis que les motifs de défiance à son encontre vont prendre une ampleur sans précédent.  Cinq indicateurs  au moins appuient cette hypothèse.

  • Premier processus et point d'appui : l'évolution des flux nets d'investissements directs à l'étranger.

Certes, les Etats-Unis demeurent la première destination mondiale. Mais, outre qu'ils continuent  d'investir plus à l'étranger qu'ils n'arrivent  à attirer  d'investissements de l'étranger, le financement du déficit de leur compte courant dépend de plus en plus du soutien du dollar par les banques centrales des pays émergents, la Chine principalement(9).

Selon l'OCDE(10), en effet, les Etats-Unis ont beaucoup accru leur «attractivité» depuis 2003. Cependant, en net des sorties, le solde cumulé entre 2002 et 2006 est négatif (-332,2 milliards).

Simultanément, la rivalité  d'attraction s'accentue avec l'Union  européenne au prix,  d'ailleurs,  d'un chômage et d'un retard de croissance énorme de ce côté-ci de l'Atlantique. Si, en 2000, celle-ci a investi 251 milliards de dollars aux Etats-Unis au titre des IDE, en 2006, ces derniers ne se sont élevés qu'à 122 milliards de dollars. Et, sur les six premiers mois de l'année 2007, on n'en aurait comptabilisé que 12,1 milliards de dollars. Par contre, les IDE américains vers l'Europe, au cours de ces trois périodes, se seraient élevés, respectivement à 77, puis 127 et 85 milliards de dollars (11).

  • Deuxième processus et point d'appui

La part du dollar  dans les réserves de change mondiales a continué de baisser au 3ème trimestre 2007 à 63,8% contre  65% au deuxième trimestre  et 66,5% au troisième trimestre 2006, comme l'a indiqué le Fonds Monétaire International (FMI) le 28 décembre dernier. En revanche, la part des réserves en euros n'a pas cessé de croître:  elle atteint  désormais 26,4% contre  25,5% au dernier  trimestre  et 24,4%, un an auparavant.

Certes, il serait prématuré de dire dans quelle mesure cette tendance est durable. Elle exprime certes les efforts  de diversification de nombreuses banques centrales, asiatiques et moyen-orientales notamment, pour leurs réserves en devises, face à l’affaiblissement du dollar qui leur fait encourir des pertes. Mais cela se fait sur la base d’efforts  de promotion de l’euro, comme monnaie de réserve internationale, rivale du dollar, qui affaiblissent gravement les capacités humaines et la production de richesses réelles dans les pays de l’Union  européenne et, sur cette base, poussent, contradictoirement, aux exportations  de capitaux vers les pays en avance technologique et en croissance soutenue, les Etats-Unis particulièrement. Cela étant, cette diversification  recherchée, par nombre de banques centrales des pays émergents particulièrement, confirme le besoin de coopération monétaire internationale nouvelle, au lieu de l’enfermement dans le système du dollar auquel pousse, en réalité, la rivalité d’attraction développée avec l’euro tel qu’il a été conçu et lancé.

  • Troisième processus et point d'appui : la crise du Fonds monétaire international dominé par le dollar et la tendance à la formation de systèmes monétaires régionaux faisant progresser le besoin d’une monnaie commune mondiale de coopération (12).

Le FMI et la Banque mondiale, institutions-clef du système monétaire international dominé par le dollar sont confrontés  désormais à une grave crise existentielle.  C’est patent s’agissant du FMI dont Paul Boccara a pu montrer  qu’il  connaît  «une  crise( multiple) d’efficacité,  de  représentativité, de  rejet  et d’illégitimité» (13) L’auteur avance des propositions de réformes radicales alternatives  aux efforts  contradictoires  de replâtrage dans lesquels semble s’engager le social-libéral D. Strauss-Kahn.

Allant dans ce sens, la création le 9 décembre dernier d’une «Banque du Sud» par l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur, le Paraguay et le Venezuela à Buenos Aires constitue un événement considérable. Selon son document constitutif «l’intégration sud-américaine doit construire, pour les peuples de la région, un espace consacré  à la promotion du développement économique  et social,  à la réduction  des  asymétries, à la réduction  de la pauvreté et de l’exclusion sociale,  et à la convergence et complémentarité des processus d’intégration économique» (14). Depuis la tribune, le président bolivien Evo Morales a déclaré que «cette banque doit être un premier  pas vers la création  d’une monnaie propre  à l’Amérique  du sud». Le président  brésilien Lula a déclaré que «la Banque  du Sud est un pas important pour renforcer l’autonomie financière de l’Amérique du  sud». Rafael Correa, le président  équatorien,  a déclaré, lui, qu’elle «sera au cœur d’un réseau financier pour  le développement, comme alternative au  FMI» et qu’elle «permettra  de mettre fin à (son) horrible politique  financière».  Quant à Hugo Chavez, le président vénézuélien, il a relevé que cette nouvelle institution constitue «l’union de l’effort des pays d’Amérique du sud pour combattre la pauvreté, la misère,  la marginalité,  l’analphabétisme, pour garantir à nos peuples l’éducation,  la santé, le logement et un emploi, (digne). Il s’agit d’un instrument pour la libération»  (15).

En Asie, les choses avancent aussi de façon ambivalente. En 2000, déjà, après les terribles traumatismes imposés par le FMI en réponse à la crise dite « asiatique » de 1997, les dix nations du Sud-Est asiatique plus la Chine, la Corée et le Japon (l’Asean+3), se sont dotés d’un système bilatéral d’assistance mutuelle contre les crises monétaires : un pays en bute à des spéculations contre sa monnaie peut tirer chez un voisin les réserves de dollars nécessaires à sa défense. En mai 2007, à Kyoto, les mêmes sont convenus d’accepter « à l’unanimité le principe  qu’un système commun de réserves (autogéré) est une forme acceptable d’aide multilatérale ». Ils ont admis que cela constituait « une  étape  importante vers  la mise  en place  d’une  str ucture  progressive de  mécanisme régional de soutien  aux liquidités  » (16).

C’est l’idée ambivalente de la création  d’un Fonds monétaire asiatique (FMA) qui ainsi reprend de la vigueur. Bien sûr, le débat ne fait que commencer sur le rôle respectif de la Chine et du Japon dans une structure  de ce type et sur ses missions. Certes, un tel Fonds pourrait, comme semblent l’envisager les dirigeants  coréens ou japonais, travailler en collaboration étroite avec le FMI tel qu’il est fondamentalement devenu, lui  servant en quelque sorte de béquille, mais ce peut être aussi une contribution à un changement radical progressif de cette institution si critiquée  dans toute  l’Asie, vers un nouvel ordre monétaire international.

Par ailleurs, le Conseil de coopération du Golfe, dont font  partie,  notamment,  les grands exportateurs proche-orientaux  d’hydrocarbures, a annoncé son intention  de lancer le « dinar du Golfe », monnaie régionale commune qui pourrait être mise en circulation d’ici à 3 ans. Ce Conseil regroupe, en, plus des Emirats arabes unis, l’Arabie  saoudite, Bahreïn, le Koweït, le Qatar et le sultanat d’Oman.

Fin novembre 2007, le gouverneur du Dubaï International  Financial Center (DIFC), a déclaré dans une interview au journal Al Bayane que trois pays producteurs de pétrole de la péninsule arabique, au moins, avaient l’intention de renoncer au rattachement  de leur monnaie nationale au dollar US.

Le gouverneur de la Banque centrale des Emirats arabes Unis a fait savoir, le 15 novembre, que son institution  «étudie  sérieusement le renoncement au rattachement du dirham  au dollar US et le changement de politique  monétaire» suggérant que le dirham  soit rattaché à un panier de monnaies.

  • Quatrième processus  et point d'appui : la tendance croissante à la mise en cause du monopole du dollar dans le commerce mondial des ressources énergétiques.

Cela concerne, avant tout, les adversaires les plus affirmés de la domination  des Etats-unis : l’Iran et le Venezuela. Le premier, a invité récemment ses partenaires de l’OPEP à renoncer au dollar  pour  le commerce énergétique : «Dans les transactions économiques, commerciales et pétrolières, il faut le remplacer par  une  autre  monnaie, plus  fiable»  (17) a déclaré Mahmud Ahmadinejad son président.

Certes, l’Arabie Saoudite, féal sujet des Etats-Unis, a bloqué en novembre la proposition de l’Iran et du Venezuela d’examiner la question d’un refus éventuel de l’OPEP de vendre du pétrole en dollars pour passer à un panier de monnaies. Cependant, six pays du Golfe persique devraient étudier de nouveau la possibilité de vendre leur brut contre d’autres devises (18). De même, le vice-président du conseil d’administration de l’entreprise Gazprom, Alexandre Medvedev, a déclaré, le 3 novembre à New-York, que le monopole russe du gaz envisageait de vendre du pétrole et gaz contre des roubles, plutôt que des dollars, et «plus tôt qu’on ne le pense»  (19).

Tout cela est bien évidemment très ambivalent.

La question du dépassement du dollar comme monnaie commune mondiale est désormais ouverte en pratique avec la crise de son système de domination désormais flagrante.

La tentative  engagée par l’Union  européenne avec l’euro  conçu, à la fois, comme une béquille  et une rivale du dollar pour un partage, avec les Etats-Unis, de la domination financière sur le monde confirme à quel point cette façon de faire mène dans l’impasse. Elle pousse à un affaiblissement des potentiels européens en accentuant la pression des marchés financiers et la course à la rentabilité financière avec, notamment, la baisse obsessionnelle des coûts salariaux, l’insuffisance  épouvantable des dépenses de formation,  de recherche et d’investissements matériels efficaces, les exportations  massives de capitaux…surtout vers les Etats-Unis.

Comme le souligne Denis Durand, «chercher à détrôner le dollar en en rajoutant dans la soumission aux marchés financiers et dans la répression des salaires et de l’emploi  (..) » ne fait « qu’approfondir les impasses de la construction actuelle  et le divorce  entre les politiques menées et les citoyens»  (20).

De ce point de vue, il est évident que les recherches d’union monétaire régionale ailleurs dans le monde peuvent être facteur d’ accroissement  des antagonismes, poussant à des affrontements  monétaires meurtriers,  s’ils sont conçus dans cette double optique de béquille et de rivalité dans la domination avec le dollar.

En fait, il faudra que ces constructions comptentbeaucoup plus avec les besoins colossaux de développement social et culturel des populations concernées, compte tenu, tout  simplement, de l’ampleur des masses humaines concernées. L’enjeu du reflux du marché financier et de l’hégémonie du dollar par la conquête d’une nouvelle maîtrise de la monnaie et du crédit pour, plus que tout, sécuriser et promouvoir l’emploi,  la formation,  la retraite, la santé, le logement, la recherche…. devrait  être beaucoup plus mûr et plus puissant que cela ne l’a été pour le lancement de l’euro.

Le besoin de radicalité  de ces tentatives  nouvelles devrait  prendre une tournure  beaucoup plus aiguë lors de la prochaine  récession mondiale  avec les luttes sociales et altermondialistes qui sont appelées à se développer. Celle-ci pourrait aussi placer les Européens devant l’exigence d’une critique,  elle-même radicale, du type actuel de construction de leur union, non pour reculer sur ce défi, mais pour le traiter en ligne avec les aspirations et les luttes populaires pour sécuriser l’emploi, la formation, tous les moments de la vie de chacun-e.

C’est à la question même d’un essor sans précédent des services publics et des biens communs à toute l’humanité que doit répondre aujourd’hui le système monétaire international, en liaison avec la nécessité absolue de faire refluer de façon continue le chômage, la précarité, comme avec les enjeux démographiques et écologiques brûlants.  Et on mesure ici combien est décisive la maîtrise du crédit et de la monnaie à considérer,  eux-mêmes, comme des «biens publics» qu’il faut dégager de la tutelle des marchés financiers.
Bien sûr, cela passe par l’annulation indispensable de la dette des pays pauvres, mais il s’agit, au-delà, de mobiliser les nouveaux financements considérables et dynamiques que de telles perspectives appellent.

Ce qui est en jeu c’est l’accomplissement  d’une véritable révolution monétaire avec la promotion d’une  monnaie commune mondiale  de coopération, «élémenle  plus  fondamental d’une  refondation du FMI»comme le souligne Paul Boccara. Construite à partir des droits  de tirages spéciaux (DTS), elle«permettrait  une  création  monétaire mondiale en communpour  des  crédits  longs  à taux  très  bas  ou mêmzéro, ou encore des dons (à la façon d’une sorte de  plan  Marshall),  en  fonction  de  l’importance des populationet des  besoins  de  développement, pour un programme de co-développement mondial, de l’alimentation à l’éducation» (21).

Cela requiert de rompre avec le «bushisme», pour une jonction  entre l’Union  européenne et les pays émergents, pour une nouvelle alliance permettant de s’émanciper  pacifiquement  de la domination commune des Etats-Unis, du dollar  et des marchés financiers.

  • Cinquième processus et points d'appui : La Chine.

Elle est désormais au tout premier rang des potentiels de mise en cause de la domination du dollar. Mais elle a besoin de coopérer  étroitement  avec d’autres victimes  de cette domination,  l’Union  européenne notamment, pour s’en émanciper (voir l'article sur la Chine).

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(5) Les Echos du 7 novembre 2007 : «Vers un record d'investissements directs étrangers en 2007».

(6) CNUCED, rapport 2007 sur l'investissement dans le monde,

«Sociétés transnationales, industries extractives et développement». (7) Banque centrale européenne.Bulletin mensuel, décembre 2007, p.93.

(8) Delalande P. : «Déficits américains, excédents chinois: où mènentils ?». Futuribles, 325, décembre 2006.

(9) Pour une présentation pédagogique de ce phénomène on peut se reporter notamment à Delaunay J.-C. : Le dollar, monnaie mondiale. Fondation Gabriel Péri. 2006. On pourra aussi se reporter utilement à Durand D. : Un autre crédit est possible ! Le Temps des Cerises, coll. ESPERE. Ce livre replace de façon éclairante l’analyse de ces mécanismes dans les enjeux de transformations systémiques du local au mondial.

(10) OCDE. International Investment Perspectives. 2007 Edition. Table 2-1, p.17.

(11) R. Hiault : «Pourquoi le dollar baisse» Les Echos du 5 novembre

2007.

(12) Idée dont la paternité revient à Paul Boccara. On pourra se reporter, entre autres, aux actes du Congrès Marx International II, «le capitalisme, critiques, résistances, alternatives», Universités de Paris I et Paris X, 30/093/10/1998, Actuel Marx. P. Boccara y expose particulièrement une présentation de ses propositions pour un système de sécurité d’emploi ou de formation, une monnaie commune européenne et une monnaie commune mondiale.

(13) P. Boccara : «Vers un replâtrage ou vers une refondation du FMI». Economie et Politique, 638-639, septembre-octobre 2007, pp.38-40.

(14) TeleSur, « La banque du sud est née à Buenos Aires »,

1er décembre 2007. www.cadtm.org/spip.php?article2983. (15) Ibid.

(16) Cité par L. Chemineau : «la solidarité, arme anti-crise de l’Asie»,

La Tribune, juillet 2007.

(17) Cité par RIA Novosti le 14 décembre 2007. (18) Ibid.

(19) Ibid.

(20) Durand D. Op. cit. p. 320. (21) Boccara P. Op. cit. p. 40.

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 12:34

Karl Marx : « la luttes des classes en France 1848/1850

Editions sociale 1974

 

Extrait page 38 « …ce n’est pas la  bourgeoisie française qui régnait sous Louis Philippe, mais une fraction de celle-ci : banquiers, rois de la Bourse, rois des chemins de fer, propriétaires de mines  de charbon et de fer, propriétaires de forêts et la partie de la propriété foncière ralliée à eux, ce que l’on appelle l’aristocratie financière

Page 39 « …la petite bourgeoisie dans toutes ses stratifications, ainsi que la classe paysanne étaient complètement exclues du pouvoir politique… »

« …La pénurie financière mit, dès le début, la monarchie de Juillet sous la dépendance de la haute bourgeoisie et cette dépendance devint la source inépuisable d’une gêne financière croissante. Impossible de subordonner la gestion de l’Etat à l’intérêt de la production nationale sans établir l’équilibre du budget, c’est-à-dire l’équilibre entre les dépenses et les recettes de l’Etat. Et comment établir cet équilibre sans réduire le train de l’Etat, c’est-à-dire sans léser les intérêts qui étaient autant de soutiens du système dominant, et  sans  réorganiser l’assiette des impôts, c’est-à -dire sans rejeter une partie du fardeau fiscal sur les épaules de la grande bourgeoisie elle-même ?

L’endettement de l’Etat était, bien au contraire, d’un intérêt direct pour la fraction de la bourgeoisie qui gouvernait et légiférait au moyen des Chambres C’était précisément le déficit de l’Etat qui était l’objet même de ses spéculations et le poste principal de son enrichissement. A la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Or chaque nouvel emprunt fournissait à l’aristocratie une nouvelle occasion de rançonner l’Etat, qui maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obliger de traiter avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables. Chaque nouvel emprunt était une nouvelle occasion de dévaliser le public qui place ses capitaux en rentes sur l’Eta, au moyen d’opérations de bourse, au secret desquelles gouvernement et majorité de la Chambre étaient initiés. En général, l’instabilité du crédit public et la connaissance des secrets d’Etat permettaient aux banquiers, ainsi qu’à leurs affiliés dans les Chambres et sur le trône, de provoquer dans le cours des valeurs publiques des fluctuations insolites et brusques dont le résultat constant ne pouvait être que la ruine  d’une masse de petit capitalistes et l’enrichissement fabuleusement rapide des grands spéculateurs. »…

… «  Pendant que l’aristocratie financière dictait ses lois, dirigeait la gestion de l’Etat, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l’opinion publique par la force des faits et la presse, dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu’au café borgne se reproduisait la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s’enrichir, non point par la production, mais par l’escamotage de la richesse d’autrui déjà existante… »

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 02:25
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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 12:04

Paradis fiscaux et fraude fiscale pour les riches, austérité budgétaire pour les pauvres

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Les services bancaires extraterritoriaux – ou banques offshore - sont l’éléphant dans la pièce de l’économie mondiale que les élites politique et financière tentent de garder à l’abri des regards. Ils imposent des mesures d’austérité aux vaillants citoyens tout en étant conscients des sommes astronomiques détenues secrètement dans des banques extraterritoriales, donc perdues en impôts. D’où vient cet argent et à quoi sert-il?

 

Les cartels de la drogue, la fraude, l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent font partie des réponses courantes à ces questions. En dépit de cette réalité et même en cette période d’austérité budgétaire, les dirigeants mondiaux évitent la question suivante : pourquoi le secret bancaire est-il encore permis? Sont-ils en mesure d’y mettre un terme et peu disposés à le faire en raison des avantages qu’il procure? Certainement.

 

De temps à autre un bandit à cravate sert de bouc-émissaire afin de donner aux gens ordinaires une faible illusion de justice. Même s’ils méritent d’être pénalisés, le système bancaire corrompu qui leur a permis d’opérer demeure intact et ses défauts ne sont jamais remis en questions. Les services bancaires extraterritoriaux ne constituent pas une structure parallèle, mais se situent plutôt au cœur du système bancaire. Toutes les grandes banques ont des filiales offshore.

 

R. Allen Stanford est l’un des criminels à cravate purgeant une peine pour avoir exploité une « importante combine à la Ponzi camouflée en banque [Stanford International Bank (SIB)] ayant vendu environ 7 milliards de dollars en pseudo “certificats de dépôt” et 1,2 milliards en fonds mutuels » :

[Le chef de la direction financière de SIB, James] Davis, a déclaré au département de la Justice que son « patron volait les investisseurs depuis des décennies tout en payant des pots-de-vin aux régulateurs et même en faisant des pactes de sang pour ne jamais révéler ses secrets ».

Allen Stanford était bien branché grâce à ses liens et à de généreux montants compensatoires offerts à des politiciens étasuniens durant plus d’une décennie, dont 65 % aux démocrates, incluant notre président du « changement ».

Les preuves suggèrent par ailleurs qu’il est possible que des régulateurs et des agences secrètes des États-Unis, dont la CIA, l’aient aidé à camoufler ses traces [...]

Allen Stanford faisait des affaires à l’Américaine : il arnaquait les déposants et détournait les recettes dans un labyrinthe de comptes extraterritoriaux.

Le jugement accuse « Stanford […] et les autres d’avoir fait partie d’une conspiration : ils faisaient passer des millions de dollars par différents comptes bancaires situés dans le district sud du Texas et ailleurs aux États-Unis […] et les transféraient ensuite dans des comptes bancaires hors du pays afin d’exercer un contrôle exclusif sur les fonds des investisseurs, obtenus frauduleusement.

Les vérificateurs ont appris que les fonds étaient transférés à des banques extraterritoriales par le biais de comptes contrôlés par Stanford, dont HSBC à Londres, la Bank Julius Baer de Zurich et huit autres, des banques impliquées par le passé dans des scandales de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale. Aucune de ces banques n’a été accusée en lien avec cette affaire. (Tom Burghardt Financial Fraud, The Laundering of Drug Money and the CIA, Antifascist Calling… 4 août 2010.)

 

La troïka – l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international – inflige par aveuglement volontaire des mesures draconiennes à de nombreux Européens tout en laissant une «  vaste industrie bancaire extraterritoriale agir dans l’ignorance totale ». C’est tout le contraire pour la liberté de presse et les dénonciateurs, lesquels sont surveillés de près :

L’éditeur de magazine grec Costas Vaxevanis est accusé d’avoir violé des lois sur la protection de la vie privée. Il pourrait purger une peine d’emprisonnement de deux ans.

La liberté de presse et la dénonciation devraient être intouchables, mais ce n’est pas le cas dans le monde actuel, corrompu et contrôlé par l’argent […]

Un […] récent rapport de Tax Justice Network (TJN) USA [...] estime la richesse volée et cachée en grande partie dans des paradis fiscaux à près de 32 billions de dollars.

“The Price of Offshore Revisited” (Le prix de l’extraterritorialité revisité) révèle ce que l’élite ultra riche désire dissimuler : les gouvernements les laissent éviter les impôts. Les coûts sociétaux sont énormes et les biens mal acquis sont libres d’en créer davantage. Seuls les gens ordinaires payent ce qu’ils doivent et bien des gens paient trop […]

L’éditeur du magazine Hot Doc a été arrêté pour avoir publié la « liste Lagarde ». En 2010 les autorités françaises l’ont remise à Athènes. L’enquête sur 2059 Grecs richissimes détenant des comptes secrets HSBC en Suisse était l’objet du litige. (Stephen Lendman, Greek Whistleblower: Billions in Secret Offshore Bank Accounts, 31 octobre 2012.)

 

En voyant la pauvreté et les inégalités augmenter dramatiquement en raison de l’austérité budgétaire créée et ordonnée par l’industrie bancaire, quelques pays européens ont brandi le spectre du séparatisme :

Ces derniers mois, plusieurs exemples ont démontré que les partis défendant la création de nouveaux petits États en Espagne, en Belgique, en Italie, en Écosse et ailleurs en Europe ont fait des gains.

L’appui accru pour de telles tendances a été alimenté par des réductions budgétaires et des mesures d’austérité brutales imposées par des gouvernements centraux et exigées par la troïka —l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international — et ce sur ordre des banques et des spéculateurs internationaux. Toutefois, l’exploitation de doléances sociales légitimes ne signifie pas que ceux qui en profiteront politiquement représentent les intérêts des masses exploitées. (Chris Marsden, Austerity and Political Balkanization: The Rise of Separatist Agitation in Europe, October 30, 2012.)

 

F. William Engdahl rappelle que le même genre de « mesures d’austérité a ouvert la voie au IIIe Reich » et insiste sur le fait que les banques sont « la source du problème » :

Les gouvernements de l’Union européenne ont d’abord reculé devant toute action déterminée contre les banques impliquées dans les prêts à risque durant les années de la bulle financière. Ces banques demeurent la source du problème. Il n’y a pas de prêts dans l’économie réelle et c’est la principale cause du taux de chômage de 25 % en Grèce, en Espagne et ailleurs dans l’UE. Tant que l’on ne n’abordera pas la question des banques, on ne verra pas de reprise économique. Traiter ce problème uniquement comme une crise de la dette souveraine, c’est prendre la queue de l’éléphant en dire qu’il s’agit d’un serpent. (F. William Engdahl, Germany Enforces Same Austerity that Paved Way to 3rd Reich, 30 octobre 2012.)

 

Avec en tête les récentes images de brutalité de l’État policier espagnol, nous devons nous demander si suivre les diktats de l’industrie bancaire conduit à une promenade ruineuse sur l’autoroute du totalitarisme.

 

Mondialisation.ca vous offre une sélection d’articles portant sur l’austérité budgétaire et l’industrie bancaire.

Article original : Money Laundering and Offshore Fraud for the Rich, Economic Austerity for the Poor

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:53

Formation à l’économie politique de Marx - La marchandise, sa contradiction et la théorie de la valeur chez Marx

Nous voulons dans Économie et Politique, contribuer  à la formation  théorique des militants à partir  d’un travail sur les textes marxistes. Nous découperons l’étude du Capital de Marx en 3 leçons : la première sera consacrée à l’analyse de la marchandise, de sa contradiction et à la théorie de la valeur chez Marx. La 2e portera sur la formule générale du capital et la découverte du concept de force de travail. La 3e leçon sera consacrée, à l’analyse de la Baisse tendancielle du taux de profit, à la suraccumulation du capital et à la théorie des crises.


Une formation au marxisme : pas seulement pour interpréter le monde, mais pour le transformer comme disait Marx. L’objectif  de cette formation n’est pas seulement de répéter Marx, mais de se doter d’outils d’analyse pour mieux comprendre le monde et le capitalisme d’aujourd’hui, sa crise, afin de travailler aux luttes, aux constructions alternatives pour une autre civilisation, en rupture avec le capitalisme pour son dépassement.

 

Il s’agit ici de remonter aux textes fondateurs avec le souci de revenir à certains concepts et surtout à une méthode d’analyse.

 

Nous partirons du Capital lui-même, l’œuvre majeure de Marx en nous appuyant sur quelques grands textes fondateurs. Nous ne traitons ici que de l’économie, mais l’œuvre de Marx, en tant que telle couvre d’autres champs, philosophiques ou politiques entre autres, et tous ces champs forment un tout cohérent.

 

Nous suivrons le plan du Capital et aborderons le chapitre 1 (la marchandise) de la section 1 (la marchandise et la monnaie) du Livre 1 du Capital. Nous partirons de la traduction du Capital des Éditions Sociales en format poche parue en 1977, et, bien qu’on ne la trouve plus en vente aujourd’hui elle est généralement accessible dans la plupart des bibliothèques.

La Marchandise, le Marché

C’est le premier chapitre  du Capital. Ceux qui disent que Marx ne parle pas du marché ont tort. Le marché et la marchandise sont au cœur du premier chapitre du Capital : «La richesse des sociétés dans lesquelles règnent le mode de production capitaliste, s’annonce comme une immense accumulation de marchandises. » C’est donc la marchandise qui est la forme élémentaire de la richesse et le point de départ de l’analyse de la production.

 

Alors que les néo-classiques étudient la marchandise et le marché en restant sur le marché en laissant de côté les rapports sociaux de la production,  Marx considère que c’est dans la production qu’il faut aller pour étudier les rapports sociaux.

I) Les rapports sociaux de la production marchande

1. Marx essaye de caractériser la spécificité de la production marchande. Il revient d’abord sur les modes de production antérieurs au capitalisme, c’est l’Histoire des modes de production. Il situe la production marchande par rapport aux modes de production antérieurs et notamment par rapport à l’économie  primitive.

 

Dans l’économie primitive le but du producteur est de directement satisfaire ses besoins : l’échange se situe directement au niveau des travaux et des besoins. On s’échange directement les travaux, les travaux des uns bénéficient aux travaux des autreset inversement…

 

Dans la production marchande, le but du producteur c’est l’échange – dans la société capitaliste, le profit devient le but.

Marx met en avant le fait que dans la production marchande, les produits  vont s’échanger entre eux contre de l’argent ; c’est ce qu’il appelle «le fétichisme des marchandises». Il montre que rière l’argent il y a une création  de valeur, alors que l’économie politique bourgeoise obscurcit le fait que derrière l’échange de produits il y a échange de travaux.

 

2. Marx étudie les conditions historiques favorisant  l’émergence de la production marchande. Il montre que cette production n’est pas éternelle ; elle n’a pas toujours existé et elle n’existera pas toujours notamment dans un autre mode de production qualifié de socialiste.

 

Pour que la production marchande existe, il faut des conditions historiques particulières. Il faut un certain niveau de développement des forces productives, une division du travail assez poussée. Ensuite cette production marchande ne reste pas figée, elle se développe dans le mode de production capitaliste. Dans ce qu’on a appelé le mode de production socialiste, en réalité la marchandise subsiste mais dans des formes subordonnées, le marché ne disparaît pas. À une certaine époque, il y avait des débats passionnés, notamment sur la disparition de la monnaie même si ça n’est pas aussi simple.

 

La production marchande implique une organisation de la production, dont Marx perçoit la nature contradictoire. Avec, d’une part, une séparation des producteurs, qui sont dans des unités de production séparées, ainsi qu’une organisation juridique de cette séparation avec la propriété privée des moyens de production et des produits eux-mêmes, (exemple de l’artisanat ou des agriculteurs à l’époque de l’émergence de la société capitaliste). En même temps, il existe, d’autre part, une spécialisation des producteurs dans le cadre d’une division sociale du travail.  Cela va aboutir à une contradiction  : les producteurs – un peu comme les artisans – sont à la fois indépendants les uns des autres car ils sont séparés dans leurs unités de production ; et dépendants les uns des autres car ils ont besoin des travaux de chacun: ils vont vendre leur marchandise sur le marché pour acheter les marchandises des autres producteurs dont ils ont besoin. Chacun produit une petite partie des marchandises dont la société à besoin.


3. Une autre contradiction va apparaître entre travail privé et travail  social. Le travail en lui-même est traversé par cette contradiction. En raison de la séparation des producteurs et de l’organisation juridique de la production, le travail est accompli sous des formes privées (par exemple, le travail de l’artisan ou du forgeron dans son unité de production séparée). Mais, en même temps, comme on a besoin des produits des autres, des travaux accomplis par les autres, chaque travail accompli en privé est un maillon du travail social, une pièce de la division sociale du travail.

 

Contradiction  : le but de la production marchande étant l’échange, et non la satisfaction des besoins, il y a un risque de discordance entre le besoin réel, et la production ellemême, le problème est que s’il n’y a pas d’échange le travail privé sera effectué en vain, il ne sera pas légitimé comme un maillon du travail social. Dans l’échange, s’il a lieu, se manifeste le caractère social du travail. Dans une production marchande simple, on peut tout à fait démontrer l’utilité sociale du travail. L’échange permet momentanément, et s’il a lieu, de résoudre la contradiction entre travail privé et travail social. Cela va être une source de progrès mais aussi une source de contradictions

II) La contradiction de la marchandise

1. La marchandise recèle en elle-même une contradiction. C’està la fois une valeur d’usage (VU) et une valeur tout court (V), la valeur d’échange (VE), souvent évoquée, est d’une autre nature. Marx n’est pas comme on le pense souvent un théoricien de la valeur-travail, d’autres auteurs importants l’ont étudié, les auteurs classiques (Smith, Ricardo). Marx travaille la contradiction de la marchandise.

 

Une marchandise a une Valeur d’usage (VU), car pour pouvoir être échangée elle doit correspondre à un besoin social, elle a une utilité pour celui qui l’achète. En tant que VU, les marchandises sont toutes de qualité différente. L’utilité est déterminée par la spécificité du corps de la marchandise. Les valeurs d’usage ne se réalisent que dans l’usage ou dans la consommation. Ces VU concrètes forment la matière de la richesse.


La valeur (V). C’est ce qui permet à des marchandises qui sont toutes différentes de s’échanger les unes contres les autres. Marx recherche ce quelque chose de commun à toutes les marchandises et qui permet l’échange. Pour ce faire, il fait abstraction de la VU et s’intéresse à la valeur en commun de ces marchandises. Qu’est-ce qui est commun à toutes ces marchandises ? C’est le travail.  Les marchandises (en tant que valeur) sont toutes le produit d’un travail humain, il s’agit d’une dépense de force humaine en général : le travail en général.


2. le double caractère du travail à la fois concret et abstrait.

Le travail concret (ou utile) est un travail particulier qui confère à la marchandise ses qualités concrètes, son utilité particulière.

Le travail concret renvoie à la valeur d’usage de la marchandise, et au travail  privé.

Le travail abstrait c’est le travail en général. Il fait abstraction du caractère particulier  de la marchandise, de la valeur d’usage. Il renvoie à la valeur. Il permet de dégager la substance de la valeur ; c’est-à-dire d’être une dépense de force humaine.

 

3. Substance et mesure de la valeur.

 

a) Substance de la valeur : travail abstrait, le travail en général, une dépense de force humaine en général.

 

b) Mesure de la valeur (ou grandeur de la valeur)  : les marchandises s’échangent en fonction  de la quantité de travail qu’elles contiennent. On va trouver ici une notion, qu’on rtrouvera plus tard, la mesure de la valeur équivaut au temps de travail socialement nécessaire à sa production.  Ce «socialement» renvoie aux conditions historiques et sociales.

Les progrès de la productivité : on va mettre moins de temps pour fabriquer les marchandises, on va donc avoir une diminution du temps de travail nécessaire.

 

Plus la société se développe, plus le coût de la marchandiseva baisser.

En même temps, le progrès technique va appeler une élévation de la formation, de la qualification, on va donc avoir un travail plus complexe (ce qui équivaut à une multiple  du travail simple), mais on reviendra sur cette question plus tard.

III) La valeur d’échange

C’est une forme d’expression de la contradiction entre la valeur et la valeur d’usage.


1. On va tout d’abord revenir à la contradiction de la marchandise et au rôle de l’échange.


Le but du producteur, dans une production marchande simple (fin du Moyen-Âge), c’est de réaliser sur le marché la valeur de la marchandise. Il a donc besoin de l’échange, il produit pour ce dernier, il ne produit pas avec l’idée qu’il va satisfaire les besoins des autres. D’un autre côté il doit trouver un acquéreur pour sa marchandise, celle-ci doit donc correspondre à un besoin social, elle doit posséder une valeur d’usage. Du coup si l’échange n’a pas lieu le caractère utile socialement de la marchandise et du travail  ne va pas être vérifié.  Le travail aura donc été effectué

en vain. L’échange permet d’affirmer le caractère utile socialement du travail.

 

2. La valeur d’une marchandise, sa substance, n’apparaît pas à la surface des choses ; ce qui apparaît sur le marché c’est la valeur d’échange. Cette valeur d’échange est une manifestation de la valeur, elle va tourner autour de la valeur, soit inférieure soit supérieure, selon la loi de l’offre et de la demande.  Si la marchandise correspond à un besoin social et qu’elle est demandée,

 

la valeur d’échange va monter au-dessus de la valeur, ou quand il y a surproduction la VE va s’effondrer.

 

Comment mesurer cette valeur d’échange ? On est bien obligé d’avoir un rapport d’équivalence entre deux marchandises.

La valeur d’échange va être régulée par le temps de travail pour fabriquer le produit. C’est le rapport, par exemple, entre le temps de travail nécessaire à la fabrication du pain et du vin. Dans les faits cette valeur d’échange fluctue, elle est relative. Lorsque la monnaie sert d’équivalent général à tous les échanges, la valeur d’échange devient le prix. Le prix étant l’expression  monétaire de la valeur d’échange et il y a bien sûr, des possibilités d’écart entre la valeur et le prix, comme entre la valeur et la valeur d’échange.

 

3. La valeur d’échange est donc à la fois l’expression mais aussi la tentative de solution de la contradiction de la marchandise entre valeur et valeur d’usage.


Lorsqu’il y a échange, cette contradiction  (VU/V) est momentanément résolue, c’est la même chose qu’entre le travail privé et le travail social. On peut dès lors vérifier  que chaque travail privé est essentiel à l’ensemble  du travail  social, dès lors cela pousse à élargir les échanges, développer la monnaie, le crédit. Dans un premier temps cela va résoudre la contradiction mais ensuite cela va l’aggraver.

 

La nécessité d’élargir les échanges va inciter les producteurs à développer les progrès technologiques. Mais cela va les inciter également à mettre trop de marchandises sur le marché, sans se préoccuper de savoir si elles correspondent à un besoin social. À cause des progrès de la productivité, la valeur va diminuer, en même temps que plus de valeurs d’usage sont produites et mises sur le marché. Alors, la valeur d’échange s’effondre. Le travail privé ne sera plus légitimé comme utile socialement, et donc on va assister à des destructions de marchandises, à des crises. Les mouvements de la valeur d’échange reflètent la contradiction de la marchandise.

------------

Karl Marx Le Capital livre 1 (1867) Éditions sociales, format poche (1971) avec une présentation de Paul Boccara, chap. premier p. 41 et s.

Voir aussi Catherine Mills ,3e éd. (2004) Économie Politique coll. AES, Montchrestien, p. 67 et s.

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 03:28

 

TSCG 2 : LE TRAITÉ RENÉGOCIÉ

Ca y est ! Le TSCG a enfin été renégocié !


TSCG2 : LE TRAITÉ RENÉGOCIÉ paroles et musique : la Parisienne Libérée

 

TRAITÉ SUR LA STABILITÉ, LA COORDINATION ET LA GOUVERNANCE AU SEIN DE L’UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE 
ENTRE LE ROYAUME DE BELGIQUE, LA REPUBLIQUE DE BULGARIE, LE ROYAUME DE DANEMARK, LA REPUBLIQUE FEDERALE D’ALLEMAGNE, LA REPUBLIQUE D’ESTONIE, L’IRLANDE, LA REPUBLIQUE HELLENIQUE, LE ROYAUME D’ESPAGNE, LA REPUBLIQUE FRANÇAISE, LA REPUBLIQUE ITALIENNE, LA REPUBLIQUE DE CHYPRE, LA REPUBLIQUE DE LETTONIE, LA REPUBLIQUE DE LITUANIE, LE GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG, LA HONGRIE, MALTE, LE ROYAUME DES PAYS-BAS, LA REPUBLIQUE D’AUTRICHE, LA REPUBLIQUE DE POLOGNE, LA REPUBLIQUE PORTUGAISE, LA ROUMANIE, LA REPUBLIQUE DE SLOVENIE, LA REPUBLIQUE SLOVAQUE, LA REPUBLIQUE DE FINLANDE ET LE ROYAUME DE SUEDE

 

CI-APRÈS DÉNOMMÉS LES « PARTIES CONTRACTANTES »,

 

CONSCIENTES de leur bonheur, en tant qu’États membres de l’Union européenne, de partager un espace de paix et de diversité,

 

DÉSIREUSES de favoriser une coordination équitable et démocratique de l’Union,

 

TENANT COMPTE DU FAIT qu’une politique d’austérité en période de récession ne pourrait qu’avoir des effets désastreux sur l’emploi,

 

RAPPELANT la nécessité pour tous les gouvernements de garantir aux citoyens une protection sociale afin de les prémunir contre les difficultés liées aux situations de chômage, de maladie et de vieillesse,

 

SE FÉLICITANT de l’impulsion nouvelle et courageuse donnée à la construction européenne depuis l’élection d’un président progressiste en France,

 

PRENANT NOTE et désapprouvant l’aggravation des inégalités au sein de l’Union,

 

FAISANT REMARQUER aux pays qui profitent de manière opportuniste de la crise qui secoue actuellement la Zone Euro, en exploitant notamment des taux d’intérêts bas ou négatifs, qu’ils seront à juste titre tenus pour responsables des souffrances endurées par les pays moins privilégiés s’ils ne changent pas radicalement et rapidement d’approche,

 

SOULIGNANT le soutien total des pays membres aux peuples qui manifestent leur souhait de voir émerger plus de démocratie, de solidarité et de justice sociale au sein de l’Union,

 

FAISANT REMARQUER que l’octroi d’une assistance financière mutuelle est nécessaire et naturelle entre les États membres, et ne saurait être conditionnée à une quelconque sanction d’ordre symbolique ou budgétaire,

 

EXPRIMANT la plus vive réprobation à l’égard des spéculations financières qui mettent en péril l’équilibre économique et la coopération qui règne dans l’espace européen,

 

NOTANT en particulier que l’aggravation récente des déficits publics n’est en aucun cas due à un train de vie excessif des États membres ou à un manque de compétitivité des travailleurs, mais bien à une gestion désastreuse des établissement financiers qui devront par conséquent participer de manière substantielle à la réduction des dits déficits au moyen d’une fiscalité appropriée,

 

NOTANT ÉGALEMENT qu’un audit de la dette est en cours afin d’en programmer l’annulation totale ou partielle dans les pays les plus touchés par la crise,

 

SONT CONVENUES de la disposition suivante :

 

Article unique

 

Tous les traités européens, passés ou à venir, qui tenteraient d’inscrire des règles de politique économique dans un cadre constitutionnel,

 

Tous les traités européens, passés ou à venir, qui favoriseraient la division et la concurrence entre les membres au lieu de leur coopération,

 

Tous les traités européens, passés ou à venir, qui poursuivraient un autre objectif qu’une lutte coordonnée et déterminée contre les opérations spéculatives,

 

Sont l’œuvre de faussaires.

 

citation F. Hollande – discours à la Cour de comptes LCP/Public Sénat – 07.09.2012

« C’est mon devoir. Je veux préserver la qualité de la signature de la France à l’égard des marchés financiers [...] »

citation P. Moscovici – interview à Europe 1 – 28.09.2012]

« Les 3 % sont nécessaires, pour la crédibilité du pays, pour la qualité de la signature [...] »

—-
DOCUMENTATION

CITATIONS

F. Hollande – discours à la Cour de comptes LCP/Public Sénat – 07.09.2012
« C’est mon devoir. Je veux préserver la qualité de la signature de la France à l’égard des marchés financiers [...] »
http://www.dailymotion.com/video/xtdsqo_evenement-discours-de-francois-hollande-devant-la-cour-des-comptes_news

P. Moscovici interview à Europe 1 – 28.09.2012
« Les 3% sont nécessaires, pour la crédibilité du pays, pour la qualité de la signature [...] »
http://www.pierremoscovici.fr/2012/09/28/pierre-moscovici-invite-de-la-matinale-deurope1-interview-de-jean-pierre-elkabbach/

DOSSIER

Tous les articles de Mediapart sur le TSCG [accès abonnés]

http://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/traite-europeen-tous-nos-articles-sur-le-tscg

VIDÉOS

Jean-Marc Ayrault – Mediapart – 21.09.12

http://www.dailymotion.com/video/xtrpr2_jean-marc-ayrault-l-europe-est-un-combat_news



Eva Joly – RTL – 25.09.2012
http://www.rtl.fr/video/emission/l-invite-de-rtl/eva-joly-eurodeputee-eelv-ce-n-est-pas-parce-que-cecile-duflot-a-une-museliere-que-les-ecologistes-sont-en-laisse-7752816796

Jean-Luc Mélenchon – Europe 1 – 19.09.12 – [deuxième moitié]
http://www.dailymotion.com/video/xtr2b4_jean-luc-melenchon-europe-1-soir





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Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
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BRUNO FORNACIARI

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