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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 18:21

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 20:58

balade a cheval photo insolite

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:50

 

 

Le Vietnam créé un jeu vidéo sur la défaite des Français à Dien Bien Phu

Après les films Rambo ou OSS 117, à la gloire de l'Amérique voici un jeu vidéo sur la guerre dont les protagonistes
sont vietnaliens et fraçais.

Ce jeu s'appelle 7554, comme 7 mai 1954, le jour de la victoire du peuple vietnamien emmené par Ho CHI Minh dirigeant communiste, sur l'armée française à Dien Bien Phu. C'est un jeu vidéo créée par la société vietnamienne Emobigames, qui a été lancé à la mi-décembre 2011. Il devrait être en vente sur le marché américain le mois prochain, mais l'on ignore s'il sera vendu en France.

Le directeur d'Emobigames explique au journal  que ce jeu vidéo "basé sur des faits historiques" est le plus ambitieux jamais réalisé dans son pays  - une "fierté nationale" dit-il au site Mail online. Il a demandé trois ans de travail d'une équipe de 20 personnes et necessité un investissement de plus de 600.000 euros. Un peu comme un miroir de tous les autres jeux existants dont les gentils sont toujours les mêmes, comme les méchants.

C'est un jeu classique de tir, sauf que les héros sont des Bodoïs (soldats vietnamiens) et que le but  est de tuer le maximum de Français. On pourra s'en offusquer... mais mieux vaut réfléchir à deux fois avant de le faire, vu ce qui précède.
La création de ce jeu montre, si besoin en était, que  notre monde se l'équilibre et l'audace concurrence "l'autre camp" sur son propre terrain, celui de la propagande. Jusqu'à présent, dans les jeux vidéos, les "méchants" étaient des Allemands, des Russes ou des Islamistes... parce que nous (surtout les Américains d'ailleurs) étions évidemment les "bons".

Avec ce jeu vidéo, les Vietnamiens nous adressent une sorte de pied-de-nez.
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 10:56

Qui sème la social-démocratie récolte la droite réactionnaire


Est-ce suffisant ?

 

Combien de “leçons” de l’Histoire faudra-t-il encore subir pour que les électeurs socialistes ou centre-gauche ou écologistes se rende à l’évidence:

La social-démocratie assassine la gauche

En Espagne, quelques années de gouvernement socialiste Zapatero ont permis cet événement majeur: la majorité absolue pour Mariano Rajoy, un fervent défenseur du Dogme néolibéral, qui préconise dans cette situation de crise … “un assouplissement du marché du travail plus grand que celui décidé par le gouvernement précédent, une baisse de la fiscalité sur les entreprises, un plus grand nombre de privatisations et une forte baisse de la dépense publique”.  Tiens, comme c’est original.  Toujours la bonne vieille recette qui ne marche pas. Mais cette fois administrée, non plus par un prétendu homme de gauche mais par un assumé homme de droite. Quelle sera la différence pour le peuple ? aucune.  L’austérité quelle que soit sa provenance a toujours le même goût amer.

 

La social-démocratie, vous connaissez, bien sûr.  Mon esprit chafouin la définit comme une mouvance politique idéologiquement à droite mais qui s’auto-proclame “De Gôôche” (bien aidée en cela il est vrai par les médias).  La social-démocratie  efface la ligne de démarcation historique entre la gauche et la droite puisqu’elle “fait de la droite” en se disant de gauche. Et du coup, elle décrédibilise aux yeux du peuple les idées de progrès humain, de progrès social, les idées de gauche tout simplement.

 

Depuis plus de 20 ans, TOUS les socialistes européens (Blair, Brown, Schröder, Jospin, Papandreaou, Zapatero, Strauss-Kahn, Lamy, pour ne parler que des plus connus) ont appliqué des politiques économiques de droite, et je pèse mes mots.  Il s’agit de politiques basées principalement sur des réductions d’impôts pour les plus riches et les grandes entreprises suivant en cela le crédo selon lequel ces montants récupérés sont alors ré-investis favorisant l’activité économique et donc la réduction du chômage.  Cela s’appelle la politique de l’offre.  Basée sur la “théorie du ruissellement” (ou trickle-down en anglais), mythe de l’argent qui redescend en pluie fine du haut des hautes sphères possédantes jusqu’au bas peuple.  Ce mythe est bien entendu totalement démenti par la théorie économique et les faits historiques, puisque l’on sait que la plus grande partie du surplus d’argent ainsi amassé par les plus riches n’est absolument pas ré-investi et encore moins consommé dans l’économie mais est utilisé comme capital spéculatif ou est tout simplement sorti du circuit dans des paradis fiscaux.  Mais, ce mythe fait office d’axiome.  Il fait partie de la pensée unique, de la seule politique possible. (outre l’austérité imposée au plus grand nombre, comme vous le savez, cette politique a pour autre conséquence immédiate de réduire les recettes de l’État, et donc, lorsqu’une crise survient, comme en 2008, et puisque les états européens ont abandonné leur droit de créer leur propre argent au profit d’emprunts auprès de banques privées (article 123 du Traité de Lisbonne), et donc finalement d’augmenter encore l’endettement public.  Ceci est LA raison structurelle qui explique que TOUS les pays européens sont dans le souffle de cette crise AU MÊME MOMENT.)

 

Merci donc aux Partis Socialistes européens ! Franchement, c’est du grand art.  Grâce à eux, non seulement leurs pays (Angleterre, Allemagne, France, Espagne, Grèce) ont régressé socialement et leurs populations ont périclité dans la misère et la précarité, mais les peuples (tenus dans l’ignorance il est vrai par des médias inféodés au système) croyant imposer une alternance ne pouvant leur être que bénéfique ont porté au pouvoir, par mesure de rétorsion,  des réactionnaires de droite (Cameron, Merkel, Sarkozy, Papademos allié avec l’extrême droite du LAOS, Rajoy) qui vont continuer et accentuer l’œuvre régressive entamée par les traites à la Gauche.

 

Ça suffit !  Basta ya !

 

Un vote futile pour Hollande en 2012 ne ferait que poursuivre en France cette pente mortifère. Lorsqu’on est de gauche, le but n’est pas de faire de l’anti-Sarkozisme. Il est tout simplement question d’anti-libéralisme.  Point, barre.  Qu’il soit Sarkozyste ou Hollandiste, le libéralisme est du libéralisme. La rigueur est la rigueur.  Pour un homme de gauche, ou une femme de gauche, le seul vote utile est un vote pour des idées de gauche et pour un programme de transformation radicale et concrète à gauche.  Et pis, c’est tout.

 

Sinon, la contre-révolution réactionnaire néolibérale a de beaux jours devant elle.

Reconversions de socialistes

D’ailleurs, il est révélateur de voir commet la plupart des soi-disant hommes de gauche, membres du PS européen, se reconvertit après leur “carrière politique”.  On savait par exemple que Tony Blair était devenu conseiller des sociétés financières JP Morgan et Zurich Financial.

 

Mais, je ne sais pas si vous avez suivi qu’il y a quelques jours le gazoduc Nord Stream, qui approvisionne l’Europe de l’Ouest en gaz russe via la mer Baltique, a été inauguré. Or, l’ancien chancelier social-démocrate Schroeder est un des architectes de ce projet qui lui rapportent un bon million d’euros chaque année.  Schröder a en effet signé en septembre 2005 en tant que chancelier allemand l’accord portant création du gazoduc.  Ceci 2 mois avant son départ du gouvernement.  Schröder est aujourd’hui Directeur du Conseil des Actionnaires de cette société, Nord Stream.  Pas de soucis.  Il y aura toujours une “revolving-door” pour les membres de l’oligarchie.

Complément à mon billet sur les fraudes

Juste un petit mot à ajouter à mon billet sur les fraudes de la semaine dernière.  Selon une dépêche AFP de ce jour, “Liliane Bettencourt dissimulait près de 100 millions d’euros sur une douzaine de comptes en Suisse et à Singapour en 2010, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.”

Mais bon, mieux vaut s’attaquer aux malades et aux gens aux RSA.  C’est plus juste.  Et plus efficace !

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 19:25

 

25 Latest Articles 
Par Émilien Ercolani le 04/01/2012
Voici la traduction en français des « 10 commandements typo-graphiques », qui sont les règles principales à appliquer pour l’usage des typos et de la composition typographique. 

L’article est tiré du site Typographe.com, lui-même issu d’un texte original en anglais signé Frank Adebiaye, qui avait collaboré avec CréaNum à l’élaboration de notre récent numéro sur la typographie. Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’article dans son intégralité en ligne sur le site de CréaNum

 

Il y a des exceptions à chaque règle, mais dans la plupart des cas, si vous suivez ces dix règles, vos projets auront l’air plus professionnels et faciles à lire. Quelle période est plus propice que le mois de janvier pour prendre de bonnes résolutions typographiques? Se tenir aux dix points énoncés ci-dessous est un bon début. Et si vous possédez d’ores et déjà parfaitement toutes ces règles, donnez cette liste à un ami.

 

Un : stoïque toujours

Tu ne dois pas tomber sous le charme d’un caractère qui ne correspond pas au projet en cours.


Deux : les vrais guillemets

Tu ne dois pas toujours utiliser les apostrophes ou les « guillemets » typographiques, et réserver l’emploi des « bêtes » apostrophes (ou apostrophes de machines à écrire) aux poids et mesures. Idéalement, dans ce cas, tu devrais utiliser la prime.


Trois : pas d'abus de majuscules

Tu ne dois pas espacer les lettres en bas-de-casse, composer des textes longs en MAJUSCULES ou recourir à des lettres ornées quand le texte est composé en majuscules.


Quatre : contrôler l'alignement

Tu ne dois pas considérer l’alignement optimal de ton texte comme une chose acquise d’avance. Tu dois toujours vérifier l’alignement horizontal de tous les titres centrés, car ils peuvent toujours avoir l’air d’être décentrés à cause de guillemets, de tirets, d’astérisques ou de tout autre signe de ponctuation en début ou en fin de ligne. Tu dois aussi vérifier l’alignement vertical des titres et des sous-titres, car il peut sembler déséquilibré, tout particulièrement lorsqu’une ligne composée toute en majuscule est mélangée avec du texte composé à la fois avec des capitales et des bas-de-casse.


Cinq : le traitement qui convient

Tu dois opter pour le traitement typographique qui sert le mieux les besoins, désirs ou souhaits de ton client et qui répond au mieux aux objectifs design et marketing, à la cible visée ainsi qu’aux pré-requis en matière de lisibilité.


Six : respect du caractère

Je ne dois pas tuer les caractères en leur infligeant à tout prix des distorsions, des redimensionnements, des contours, des ombres, des effets de lueur ou tout autre effet informatique excessif.


Sept : traquer la veuve et l'orpheline

Tu dois traquer les veuves et orphelines et les éliminer par tous les moyens mis à ta disposition dans le cadre de ton travail.


Huit : ne pas voler les typos

  Tu ne dois pas voler les caractères de mon voisin, refusant par là même de rémunérer à sa juste valeur le travail du dessinateur de caractères et de la fonderie pour le sang, la sueur et les larmes versés.


Neuf : pas de paresse

Tu ne dois pas utiliser des caractères uniquement parce qu’ils sont à ton goût. Tu dois mener des investigations typographiques poussées, ne se limitant pas aux caractères que tu as dans ton ordinateur, jusqu’à ce que tu trouves le caractère idoine pour ton boulot.


Dix : pas d'adultère !

Tu ne dois pas commettre d’adultère typographique en t’abaissant à des combinaisons médiocres. Dans le doute, tu dois étudier avec soin l’opportunité de recourir à des familles typographiques, des superfamilles voire à des systèmes typographiques comme le Scala, le Stone ou le Compatil.

        

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 10:25
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 21:27

Victor Hugo « discours sur la misère » à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 1849

Couvre  feu contre la misère !

 

 

Hugo1 «Je  ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance  en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent  et qui affirment qu'on peut détruire la  misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer,  amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du  corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître  comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible !  Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en  pareille matière, tant que le possible n'est pas le fait, le devoir n'est pas  rempli.

 

La misère, Messieurs, j'aborde ici le vif de la question,  voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle  peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où  nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

Mon Dieu, je n'hésite pas à les citer,  ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s'il faut  dire toute ma pensée, je voudrais qu'il sortît de cette assemblée, et au besoin  j'en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la  situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais  que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l'on ne sonde pas les plaies ?

Voici donc ces faits :

Il y a dans Paris,  dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si  aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des  familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants,  n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du  coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver. Voilà un  fait. En voici d'autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux  homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à  la lettre, et l'on a constaté après sa mort qu'il n'avait pas mangé depuis six  jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants  qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon!

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa  force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que  je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont  pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette

assemblée n'eût  qu'une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l'abolition de la misère!

Et, messieurs, je ne m'adresse pas seulement à votre générosité, je m'adresse à ce qu'il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d'une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.

Messieurs, comme je vous le disais tout à l'heure, vous venez  avec le concours de la garde nationale, de l'armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l'Etat ébranlé encore une fois. Vous n'avez  reculé devant aucun péril, vous n'avez hésité devant aucun devoir. Vous avez  sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable... Eh bien ! Vous n'avez rien fait !

Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! Vous  n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n'avez rien fait tant qu'il y  a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait,  tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont  travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n'avez  rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux!»

 

 

 

Victor  Hugo

 

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 10:00

Affaire DSK: les réactions des amis et ennemis

Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a fait part de son « immense soulagement » suite à l’abandon des poursuites contre DSK aux Etats-Unis. « je suis très heureuse pour Dominique Strauss-kahn et Anne Sinclair. Je le dis profondément. Je pense que nous devons réfléchir dans ce moment, à la vérité des faits, au respect des eprsonnes, des victimes ou des coupables présumés et au respect de la justice » a-t-elle déclaré.

 

Manuel Valls, également candidat à la primaire PS, affirme pour sa part que « l’analyse et l’expertise de Dominique Strauss kahn seront nécessaires, utiles et bienvenues pour la gauche et la France ». Ajoutant qu’il appartenait à DSK « demain de définir son rôle. »

 

Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon et vice-présidente PS du conseil général de l’Eure, se dit « scandalisée » par la réaction du parti socialiste. « Ils sont tous à répéter que Domnique Strauss kahn sort blanchi. Non il ne sort pas blanchi », a-t-elle ajouté. « Le procureur n’ose pas un procès. Mais cela ne préjuge en rien du procès intenté par mme Diallo au civil ». Pour l’élue socialiste, dont la fille a déposé plainte en France contre DSK pour tentative de viol, cela « va faire monter le vote pour Marine Le Pen ».

 

Pour François Bayrou, il reste des questions qui « demeurent sans réponse ». Il faut selon lui que DSK « se reconstruise », ajoutant cependant qu’ »il reste beaucoup, beaucoup de points d’interrogation dans cette affaire ».

 

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, prend pour sa part « acte » de la décision prise par la justice américaine, mais « rappelle qu’une procédure civile visant Dominique Strauss-Kahn est toujours en cours aux Etats-Unis ». Il demande donc « la mesure et la retenue dont ont fait preuve les responsables de l’équipe dirigeante de l’UMP depuis le début de cette affaire continuent à être observées ».

 

Au Parti communiste, Marie-George Buffet, pour sa part, déplore « une mauvaise nouvelle pour les femmes ».

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 10:42
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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 12:58


Rencontre passionnante, le 28 février dernier, avec Jean-Yves Camus, chercheur de l’IRIS, spécialiste des nationalismes et des extrémismes en Europe, à l’initiative du LEM (Lieu d’étude sur le mouvement des idées et des connaissances), animée par Michel Laurent.

Ordre du jour: le Front national.

J.-Y. Camus part de l’idée qu’on est en face d’un « nouveau » Front national dans la mesure où les médias ont installé cette idée dans les têtes, depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête de cette formation, le 15 janvier dernier. Médias qui lui ont accordé et lui accordent une place tout à fait « disproportionnée ». En 2007, Sarkozy l’assurait: le FN, c’était fini. Or les sondages aujourd’hui placent haut cette formation; les cantonales seront un premier indicateur sur cette influence, réelle ou supposée.

 

Camus élargit le débat à l’Europe.

Un peu partout s’installent des « droitespopulistes, xénophobes, radicales ». Commel’UDC suisse – qui pourrait frôler les 30%. Il pensequ’il s’agit là plus d’une « nouvelle droite » que d’extrémistes de droite au sens traditionnel. Une nouvelle droitequi utilise, détourne des références progressistes, commeune demande de plus d’Etat, la liberté d’expression, l’égalité des sexes, l’égalité de droits des minorités religieuses, des minorités sexuelles, les droits des femmes que l’Islammenacerait. Le FN s’inscrit dans ces nouvelles problématiques, même s’il « n’a pas encore achevé sa mue idéologique». Celle-ci a été amorcée sous Jean-Marie Le Pen; jusqu’où ira Marine Le Pen? Jusqu’où voudra-t-elle aller? Jusqu’où pourra-t-elle aller? Un alignement sur cette nouvelle droite européenne? Un changement de nom du parti (le patronyme Le Pen a d’ores et déjà disparu de certaines affiches du FN où ne figure que « Marine » et où le sigle même FN apparaît peu...) Pour Camus, cela dépendra d’un rapport des forces internes au FN qui serait plus complexe qu’on ne le dit. Le fait est que le FN « a survécu à toutes les stratégies politiques(anti-Le Pen) ».

 

Points forts, points faibles

Traditionnellement, l’extrême droite en France est créditée de 5% ; le FN s’est constitué, lui, un noyau dur proche des 15%. Alors même que ce parti n’est pas au mieux de sa forme: il n’a pas d’argent; il n’a guère de militants, les chiffres à ce propos varient beaucoup, Camus estime leur nombre à 20 000. D’autre part, la carte d’implantation dans le pays est « pleine de trous », il est inactif dans de nombreux départements, et manque de candidats aux cantonales par exemple. Le FN, c’est « une marque » et c’est pour elle qu’on vote.

Pour répondre au FN, pour faire campagne contre lui, encore faut-il voir là où il se manifeste. Ce parti engrange des moyennes nationales aux élections mais il y a aussi des électorats locaux. Un électorat plutôt ouvrier et « classes moyennes inférieures » dans le Nord et l’Est. Plutôt classes moyennes, retraités, PME dans le Sud. A quoi s’ajoute un vote pied-noir (qui n’est pas exclusivement d’extrême droite).

Camus ne cache pas que le « nouveau discours » du FN, celui notamment qui s’est tenu au « congrès de Tours » de janvier, est, pour les politologues, « compliqué à décoder». Comme un collage de lignes différentes, le retour de l’État, la critique du libéralisme (son programme économique est en train d’être réécrit), la référence à la République (fait nouveau pour l’extrême droite), à la Résistance, aux hussards noirs de la République, la laïcité (et son droit d’expression religieuse à l’exception de l’Islam); les médias aidant, le FN apparaîtrait même comme « le plus laïc» des partis; une islamophobie déclarée.

Sarkozy pêche aujourd’hui dans ces eaux troubles, mais le FN aura beau jeu de dire, selon Camus, qu’il est plus légitime sur ce genre de discours, qu’il a pour lui «l’antériorité »: en 1984, ses affiches disaient: « Dans 20 ans, la France sera une république islamique! »

 

Présents dans les régions industrielles en crise, le FN parle de « relocalisation des emplois».

La cote de popularité de Marine Le Pen est sans conteste meilleure que celle de son père; il y a une « détabouisation » du FN. « Tout le monde dit que le tabou est tombé», dit Camus, donc, comme tout le monde le dit, cela de- vient une sorte d’idée reçue. Le cordon sanitaire autour du FN serait tombé. Qu’en sera-t-il du Front en 2012? Tout dépendra du casting, dit Camus. S’il est évident qu’une candidature FN n’aura jamais la moindre chance d’être élue, en même temps cette formation va « laisser des traces » dans les têtes. Suit un riche débat...

 

Synthèse de Gérard Streiff, parue dans CommunisteS numéros 427 >> http://www.pcf.fr/sites/default/files/427_communistes.pdf

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BRUNO FORNACIARI

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