Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 02:25
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
commenter cet article
10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 12:04

Paradis fiscaux et fraude fiscale pour les riches, austérité budgétaire pour les pauvres

Sélection d'articles

inf057

Les services bancaires extraterritoriaux – ou banques offshore - sont l’éléphant dans la pièce de l’économie mondiale que les élites politique et financière tentent de garder à l’abri des regards. Ils imposent des mesures d’austérité aux vaillants citoyens tout en étant conscients des sommes astronomiques détenues secrètement dans des banques extraterritoriales, donc perdues en impôts. D’où vient cet argent et à quoi sert-il?

 

Les cartels de la drogue, la fraude, l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent font partie des réponses courantes à ces questions. En dépit de cette réalité et même en cette période d’austérité budgétaire, les dirigeants mondiaux évitent la question suivante : pourquoi le secret bancaire est-il encore permis? Sont-ils en mesure d’y mettre un terme et peu disposés à le faire en raison des avantages qu’il procure? Certainement.

 

De temps à autre un bandit à cravate sert de bouc-émissaire afin de donner aux gens ordinaires une faible illusion de justice. Même s’ils méritent d’être pénalisés, le système bancaire corrompu qui leur a permis d’opérer demeure intact et ses défauts ne sont jamais remis en questions. Les services bancaires extraterritoriaux ne constituent pas une structure parallèle, mais se situent plutôt au cœur du système bancaire. Toutes les grandes banques ont des filiales offshore.

 

R. Allen Stanford est l’un des criminels à cravate purgeant une peine pour avoir exploité une « importante combine à la Ponzi camouflée en banque [Stanford International Bank (SIB)] ayant vendu environ 7 milliards de dollars en pseudo “certificats de dépôt” et 1,2 milliards en fonds mutuels » :

[Le chef de la direction financière de SIB, James] Davis, a déclaré au département de la Justice que son « patron volait les investisseurs depuis des décennies tout en payant des pots-de-vin aux régulateurs et même en faisant des pactes de sang pour ne jamais révéler ses secrets ».

Allen Stanford était bien branché grâce à ses liens et à de généreux montants compensatoires offerts à des politiciens étasuniens durant plus d’une décennie, dont 65 % aux démocrates, incluant notre président du « changement ».

Les preuves suggèrent par ailleurs qu’il est possible que des régulateurs et des agences secrètes des États-Unis, dont la CIA, l’aient aidé à camoufler ses traces [...]

Allen Stanford faisait des affaires à l’Américaine : il arnaquait les déposants et détournait les recettes dans un labyrinthe de comptes extraterritoriaux.

Le jugement accuse « Stanford […] et les autres d’avoir fait partie d’une conspiration : ils faisaient passer des millions de dollars par différents comptes bancaires situés dans le district sud du Texas et ailleurs aux États-Unis […] et les transféraient ensuite dans des comptes bancaires hors du pays afin d’exercer un contrôle exclusif sur les fonds des investisseurs, obtenus frauduleusement.

Les vérificateurs ont appris que les fonds étaient transférés à des banques extraterritoriales par le biais de comptes contrôlés par Stanford, dont HSBC à Londres, la Bank Julius Baer de Zurich et huit autres, des banques impliquées par le passé dans des scandales de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale. Aucune de ces banques n’a été accusée en lien avec cette affaire. (Tom Burghardt Financial Fraud, The Laundering of Drug Money and the CIA, Antifascist Calling… 4 août 2010.)

 

La troïka – l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international – inflige par aveuglement volontaire des mesures draconiennes à de nombreux Européens tout en laissant une «  vaste industrie bancaire extraterritoriale agir dans l’ignorance totale ». C’est tout le contraire pour la liberté de presse et les dénonciateurs, lesquels sont surveillés de près :

L’éditeur de magazine grec Costas Vaxevanis est accusé d’avoir violé des lois sur la protection de la vie privée. Il pourrait purger une peine d’emprisonnement de deux ans.

La liberté de presse et la dénonciation devraient être intouchables, mais ce n’est pas le cas dans le monde actuel, corrompu et contrôlé par l’argent […]

Un […] récent rapport de Tax Justice Network (TJN) USA [...] estime la richesse volée et cachée en grande partie dans des paradis fiscaux à près de 32 billions de dollars.

“The Price of Offshore Revisited” (Le prix de l’extraterritorialité revisité) révèle ce que l’élite ultra riche désire dissimuler : les gouvernements les laissent éviter les impôts. Les coûts sociétaux sont énormes et les biens mal acquis sont libres d’en créer davantage. Seuls les gens ordinaires payent ce qu’ils doivent et bien des gens paient trop […]

L’éditeur du magazine Hot Doc a été arrêté pour avoir publié la « liste Lagarde ». En 2010 les autorités françaises l’ont remise à Athènes. L’enquête sur 2059 Grecs richissimes détenant des comptes secrets HSBC en Suisse était l’objet du litige. (Stephen Lendman, Greek Whistleblower: Billions in Secret Offshore Bank Accounts, 31 octobre 2012.)

 

En voyant la pauvreté et les inégalités augmenter dramatiquement en raison de l’austérité budgétaire créée et ordonnée par l’industrie bancaire, quelques pays européens ont brandi le spectre du séparatisme :

Ces derniers mois, plusieurs exemples ont démontré que les partis défendant la création de nouveaux petits États en Espagne, en Belgique, en Italie, en Écosse et ailleurs en Europe ont fait des gains.

L’appui accru pour de telles tendances a été alimenté par des réductions budgétaires et des mesures d’austérité brutales imposées par des gouvernements centraux et exigées par la troïka —l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international — et ce sur ordre des banques et des spéculateurs internationaux. Toutefois, l’exploitation de doléances sociales légitimes ne signifie pas que ceux qui en profiteront politiquement représentent les intérêts des masses exploitées. (Chris Marsden, Austerity and Political Balkanization: The Rise of Separatist Agitation in Europe, October 30, 2012.)

 

F. William Engdahl rappelle que le même genre de « mesures d’austérité a ouvert la voie au IIIe Reich » et insiste sur le fait que les banques sont « la source du problème » :

Les gouvernements de l’Union européenne ont d’abord reculé devant toute action déterminée contre les banques impliquées dans les prêts à risque durant les années de la bulle financière. Ces banques demeurent la source du problème. Il n’y a pas de prêts dans l’économie réelle et c’est la principale cause du taux de chômage de 25 % en Grèce, en Espagne et ailleurs dans l’UE. Tant que l’on ne n’abordera pas la question des banques, on ne verra pas de reprise économique. Traiter ce problème uniquement comme une crise de la dette souveraine, c’est prendre la queue de l’éléphant en dire qu’il s’agit d’un serpent. (F. William Engdahl, Germany Enforces Same Austerity that Paved Way to 3rd Reich, 30 octobre 2012.)

 

Avec en tête les récentes images de brutalité de l’État policier espagnol, nous devons nous demander si suivre les diktats de l’industrie bancaire conduit à une promenade ruineuse sur l’autoroute du totalitarisme.

 

Mondialisation.ca vous offre une sélection d’articles portant sur l’austérité budgétaire et l’industrie bancaire.

Article original : Money Laundering and Offshore Fraud for the Rich, Economic Austerity for the Poor

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
commenter cet article
31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:53

Formation à l’économie politique de Marx - La marchandise, sa contradiction et la théorie de la valeur chez Marx

Nous voulons dans Économie et Politique, contribuer  à la formation  théorique des militants à partir  d’un travail sur les textes marxistes. Nous découperons l’étude du Capital de Marx en 3 leçons : la première sera consacrée à l’analyse de la marchandise, de sa contradiction et à la théorie de la valeur chez Marx. La 2e portera sur la formule générale du capital et la découverte du concept de force de travail. La 3e leçon sera consacrée, à l’analyse de la Baisse tendancielle du taux de profit, à la suraccumulation du capital et à la théorie des crises.


Une formation au marxisme : pas seulement pour interpréter le monde, mais pour le transformer comme disait Marx. L’objectif  de cette formation n’est pas seulement de répéter Marx, mais de se doter d’outils d’analyse pour mieux comprendre le monde et le capitalisme d’aujourd’hui, sa crise, afin de travailler aux luttes, aux constructions alternatives pour une autre civilisation, en rupture avec le capitalisme pour son dépassement.

 

Il s’agit ici de remonter aux textes fondateurs avec le souci de revenir à certains concepts et surtout à une méthode d’analyse.

 

Nous partirons du Capital lui-même, l’œuvre majeure de Marx en nous appuyant sur quelques grands textes fondateurs. Nous ne traitons ici que de l’économie, mais l’œuvre de Marx, en tant que telle couvre d’autres champs, philosophiques ou politiques entre autres, et tous ces champs forment un tout cohérent.

 

Nous suivrons le plan du Capital et aborderons le chapitre 1 (la marchandise) de la section 1 (la marchandise et la monnaie) du Livre 1 du Capital. Nous partirons de la traduction du Capital des Éditions Sociales en format poche parue en 1977, et, bien qu’on ne la trouve plus en vente aujourd’hui elle est généralement accessible dans la plupart des bibliothèques.

La Marchandise, le Marché

C’est le premier chapitre  du Capital. Ceux qui disent que Marx ne parle pas du marché ont tort. Le marché et la marchandise sont au cœur du premier chapitre du Capital : «La richesse des sociétés dans lesquelles règnent le mode de production capitaliste, s’annonce comme une immense accumulation de marchandises. » C’est donc la marchandise qui est la forme élémentaire de la richesse et le point de départ de l’analyse de la production.

 

Alors que les néo-classiques étudient la marchandise et le marché en restant sur le marché en laissant de côté les rapports sociaux de la production,  Marx considère que c’est dans la production qu’il faut aller pour étudier les rapports sociaux.

I) Les rapports sociaux de la production marchande

1. Marx essaye de caractériser la spécificité de la production marchande. Il revient d’abord sur les modes de production antérieurs au capitalisme, c’est l’Histoire des modes de production. Il situe la production marchande par rapport aux modes de production antérieurs et notamment par rapport à l’économie  primitive.

 

Dans l’économie primitive le but du producteur est de directement satisfaire ses besoins : l’échange se situe directement au niveau des travaux et des besoins. On s’échange directement les travaux, les travaux des uns bénéficient aux travaux des autreset inversement…

 

Dans la production marchande, le but du producteur c’est l’échange – dans la société capitaliste, le profit devient le but.

Marx met en avant le fait que dans la production marchande, les produits  vont s’échanger entre eux contre de l’argent ; c’est ce qu’il appelle «le fétichisme des marchandises». Il montre que rière l’argent il y a une création  de valeur, alors que l’économie politique bourgeoise obscurcit le fait que derrière l’échange de produits il y a échange de travaux.

 

2. Marx étudie les conditions historiques favorisant  l’émergence de la production marchande. Il montre que cette production n’est pas éternelle ; elle n’a pas toujours existé et elle n’existera pas toujours notamment dans un autre mode de production qualifié de socialiste.

 

Pour que la production marchande existe, il faut des conditions historiques particulières. Il faut un certain niveau de développement des forces productives, une division du travail assez poussée. Ensuite cette production marchande ne reste pas figée, elle se développe dans le mode de production capitaliste. Dans ce qu’on a appelé le mode de production socialiste, en réalité la marchandise subsiste mais dans des formes subordonnées, le marché ne disparaît pas. À une certaine époque, il y avait des débats passionnés, notamment sur la disparition de la monnaie même si ça n’est pas aussi simple.

 

La production marchande implique une organisation de la production, dont Marx perçoit la nature contradictoire. Avec, d’une part, une séparation des producteurs, qui sont dans des unités de production séparées, ainsi qu’une organisation juridique de cette séparation avec la propriété privée des moyens de production et des produits eux-mêmes, (exemple de l’artisanat ou des agriculteurs à l’époque de l’émergence de la société capitaliste). En même temps, il existe, d’autre part, une spécialisation des producteurs dans le cadre d’une division sociale du travail.  Cela va aboutir à une contradiction  : les producteurs – un peu comme les artisans – sont à la fois indépendants les uns des autres car ils sont séparés dans leurs unités de production ; et dépendants les uns des autres car ils ont besoin des travaux de chacun: ils vont vendre leur marchandise sur le marché pour acheter les marchandises des autres producteurs dont ils ont besoin. Chacun produit une petite partie des marchandises dont la société à besoin.


3. Une autre contradiction va apparaître entre travail privé et travail  social. Le travail en lui-même est traversé par cette contradiction. En raison de la séparation des producteurs et de l’organisation juridique de la production, le travail est accompli sous des formes privées (par exemple, le travail de l’artisan ou du forgeron dans son unité de production séparée). Mais, en même temps, comme on a besoin des produits des autres, des travaux accomplis par les autres, chaque travail accompli en privé est un maillon du travail social, une pièce de la division sociale du travail.

 

Contradiction  : le but de la production marchande étant l’échange, et non la satisfaction des besoins, il y a un risque de discordance entre le besoin réel, et la production ellemême, le problème est que s’il n’y a pas d’échange le travail privé sera effectué en vain, il ne sera pas légitimé comme un maillon du travail social. Dans l’échange, s’il a lieu, se manifeste le caractère social du travail. Dans une production marchande simple, on peut tout à fait démontrer l’utilité sociale du travail. L’échange permet momentanément, et s’il a lieu, de résoudre la contradiction entre travail privé et travail social. Cela va être une source de progrès mais aussi une source de contradictions

II) La contradiction de la marchandise

1. La marchandise recèle en elle-même une contradiction. C’està la fois une valeur d’usage (VU) et une valeur tout court (V), la valeur d’échange (VE), souvent évoquée, est d’une autre nature. Marx n’est pas comme on le pense souvent un théoricien de la valeur-travail, d’autres auteurs importants l’ont étudié, les auteurs classiques (Smith, Ricardo). Marx travaille la contradiction de la marchandise.

 

Une marchandise a une Valeur d’usage (VU), car pour pouvoir être échangée elle doit correspondre à un besoin social, elle a une utilité pour celui qui l’achète. En tant que VU, les marchandises sont toutes de qualité différente. L’utilité est déterminée par la spécificité du corps de la marchandise. Les valeurs d’usage ne se réalisent que dans l’usage ou dans la consommation. Ces VU concrètes forment la matière de la richesse.


La valeur (V). C’est ce qui permet à des marchandises qui sont toutes différentes de s’échanger les unes contres les autres. Marx recherche ce quelque chose de commun à toutes les marchandises et qui permet l’échange. Pour ce faire, il fait abstraction de la VU et s’intéresse à la valeur en commun de ces marchandises. Qu’est-ce qui est commun à toutes ces marchandises ? C’est le travail.  Les marchandises (en tant que valeur) sont toutes le produit d’un travail humain, il s’agit d’une dépense de force humaine en général : le travail en général.


2. le double caractère du travail à la fois concret et abstrait.

Le travail concret (ou utile) est un travail particulier qui confère à la marchandise ses qualités concrètes, son utilité particulière.

Le travail concret renvoie à la valeur d’usage de la marchandise, et au travail  privé.

Le travail abstrait c’est le travail en général. Il fait abstraction du caractère particulier  de la marchandise, de la valeur d’usage. Il renvoie à la valeur. Il permet de dégager la substance de la valeur ; c’est-à-dire d’être une dépense de force humaine.

 

3. Substance et mesure de la valeur.

 

a) Substance de la valeur : travail abstrait, le travail en général, une dépense de force humaine en général.

 

b) Mesure de la valeur (ou grandeur de la valeur)  : les marchandises s’échangent en fonction  de la quantité de travail qu’elles contiennent. On va trouver ici une notion, qu’on rtrouvera plus tard, la mesure de la valeur équivaut au temps de travail socialement nécessaire à sa production.  Ce «socialement» renvoie aux conditions historiques et sociales.

Les progrès de la productivité : on va mettre moins de temps pour fabriquer les marchandises, on va donc avoir une diminution du temps de travail nécessaire.

 

Plus la société se développe, plus le coût de la marchandiseva baisser.

En même temps, le progrès technique va appeler une élévation de la formation, de la qualification, on va donc avoir un travail plus complexe (ce qui équivaut à une multiple  du travail simple), mais on reviendra sur cette question plus tard.

III) La valeur d’échange

C’est une forme d’expression de la contradiction entre la valeur et la valeur d’usage.


1. On va tout d’abord revenir à la contradiction de la marchandise et au rôle de l’échange.


Le but du producteur, dans une production marchande simple (fin du Moyen-Âge), c’est de réaliser sur le marché la valeur de la marchandise. Il a donc besoin de l’échange, il produit pour ce dernier, il ne produit pas avec l’idée qu’il va satisfaire les besoins des autres. D’un autre côté il doit trouver un acquéreur pour sa marchandise, celle-ci doit donc correspondre à un besoin social, elle doit posséder une valeur d’usage. Du coup si l’échange n’a pas lieu le caractère utile socialement de la marchandise et du travail  ne va pas être vérifié.  Le travail aura donc été effectué

en vain. L’échange permet d’affirmer le caractère utile socialement du travail.

 

2. La valeur d’une marchandise, sa substance, n’apparaît pas à la surface des choses ; ce qui apparaît sur le marché c’est la valeur d’échange. Cette valeur d’échange est une manifestation de la valeur, elle va tourner autour de la valeur, soit inférieure soit supérieure, selon la loi de l’offre et de la demande.  Si la marchandise correspond à un besoin social et qu’elle est demandée,

 

la valeur d’échange va monter au-dessus de la valeur, ou quand il y a surproduction la VE va s’effondrer.

 

Comment mesurer cette valeur d’échange ? On est bien obligé d’avoir un rapport d’équivalence entre deux marchandises.

La valeur d’échange va être régulée par le temps de travail pour fabriquer le produit. C’est le rapport, par exemple, entre le temps de travail nécessaire à la fabrication du pain et du vin. Dans les faits cette valeur d’échange fluctue, elle est relative. Lorsque la monnaie sert d’équivalent général à tous les échanges, la valeur d’échange devient le prix. Le prix étant l’expression  monétaire de la valeur d’échange et il y a bien sûr, des possibilités d’écart entre la valeur et le prix, comme entre la valeur et la valeur d’échange.

 

3. La valeur d’échange est donc à la fois l’expression mais aussi la tentative de solution de la contradiction de la marchandise entre valeur et valeur d’usage.


Lorsqu’il y a échange, cette contradiction  (VU/V) est momentanément résolue, c’est la même chose qu’entre le travail privé et le travail social. On peut dès lors vérifier  que chaque travail privé est essentiel à l’ensemble  du travail  social, dès lors cela pousse à élargir les échanges, développer la monnaie, le crédit. Dans un premier temps cela va résoudre la contradiction mais ensuite cela va l’aggraver.

 

La nécessité d’élargir les échanges va inciter les producteurs à développer les progrès technologiques. Mais cela va les inciter également à mettre trop de marchandises sur le marché, sans se préoccuper de savoir si elles correspondent à un besoin social. À cause des progrès de la productivité, la valeur va diminuer, en même temps que plus de valeurs d’usage sont produites et mises sur le marché. Alors, la valeur d’échange s’effondre. Le travail privé ne sera plus légitimé comme utile socialement, et donc on va assister à des destructions de marchandises, à des crises. Les mouvements de la valeur d’échange reflètent la contradiction de la marchandise.

------------

Karl Marx Le Capital livre 1 (1867) Éditions sociales, format poche (1971) avec une présentation de Paul Boccara, chap. premier p. 41 et s.

Voir aussi Catherine Mills ,3e éd. (2004) Économie Politique coll. AES, Montchrestien, p. 67 et s.

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
commenter cet article
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 03:28

 

TSCG 2 : LE TRAITÉ RENÉGOCIÉ

Ca y est ! Le TSCG a enfin été renégocié !


TSCG2 : LE TRAITÉ RENÉGOCIÉ paroles et musique : la Parisienne Libérée

 

TRAITÉ SUR LA STABILITÉ, LA COORDINATION ET LA GOUVERNANCE AU SEIN DE L’UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE 
ENTRE LE ROYAUME DE BELGIQUE, LA REPUBLIQUE DE BULGARIE, LE ROYAUME DE DANEMARK, LA REPUBLIQUE FEDERALE D’ALLEMAGNE, LA REPUBLIQUE D’ESTONIE, L’IRLANDE, LA REPUBLIQUE HELLENIQUE, LE ROYAUME D’ESPAGNE, LA REPUBLIQUE FRANÇAISE, LA REPUBLIQUE ITALIENNE, LA REPUBLIQUE DE CHYPRE, LA REPUBLIQUE DE LETTONIE, LA REPUBLIQUE DE LITUANIE, LE GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG, LA HONGRIE, MALTE, LE ROYAUME DES PAYS-BAS, LA REPUBLIQUE D’AUTRICHE, LA REPUBLIQUE DE POLOGNE, LA REPUBLIQUE PORTUGAISE, LA ROUMANIE, LA REPUBLIQUE DE SLOVENIE, LA REPUBLIQUE SLOVAQUE, LA REPUBLIQUE DE FINLANDE ET LE ROYAUME DE SUEDE

 

CI-APRÈS DÉNOMMÉS LES « PARTIES CONTRACTANTES »,

 

CONSCIENTES de leur bonheur, en tant qu’États membres de l’Union européenne, de partager un espace de paix et de diversité,

 

DÉSIREUSES de favoriser une coordination équitable et démocratique de l’Union,

 

TENANT COMPTE DU FAIT qu’une politique d’austérité en période de récession ne pourrait qu’avoir des effets désastreux sur l’emploi,

 

RAPPELANT la nécessité pour tous les gouvernements de garantir aux citoyens une protection sociale afin de les prémunir contre les difficultés liées aux situations de chômage, de maladie et de vieillesse,

 

SE FÉLICITANT de l’impulsion nouvelle et courageuse donnée à la construction européenne depuis l’élection d’un président progressiste en France,

 

PRENANT NOTE et désapprouvant l’aggravation des inégalités au sein de l’Union,

 

FAISANT REMARQUER aux pays qui profitent de manière opportuniste de la crise qui secoue actuellement la Zone Euro, en exploitant notamment des taux d’intérêts bas ou négatifs, qu’ils seront à juste titre tenus pour responsables des souffrances endurées par les pays moins privilégiés s’ils ne changent pas radicalement et rapidement d’approche,

 

SOULIGNANT le soutien total des pays membres aux peuples qui manifestent leur souhait de voir émerger plus de démocratie, de solidarité et de justice sociale au sein de l’Union,

 

FAISANT REMARQUER que l’octroi d’une assistance financière mutuelle est nécessaire et naturelle entre les États membres, et ne saurait être conditionnée à une quelconque sanction d’ordre symbolique ou budgétaire,

 

EXPRIMANT la plus vive réprobation à l’égard des spéculations financières qui mettent en péril l’équilibre économique et la coopération qui règne dans l’espace européen,

 

NOTANT en particulier que l’aggravation récente des déficits publics n’est en aucun cas due à un train de vie excessif des États membres ou à un manque de compétitivité des travailleurs, mais bien à une gestion désastreuse des établissement financiers qui devront par conséquent participer de manière substantielle à la réduction des dits déficits au moyen d’une fiscalité appropriée,

 

NOTANT ÉGALEMENT qu’un audit de la dette est en cours afin d’en programmer l’annulation totale ou partielle dans les pays les plus touchés par la crise,

 

SONT CONVENUES de la disposition suivante :

 

Article unique

 

Tous les traités européens, passés ou à venir, qui tenteraient d’inscrire des règles de politique économique dans un cadre constitutionnel,

 

Tous les traités européens, passés ou à venir, qui favoriseraient la division et la concurrence entre les membres au lieu de leur coopération,

 

Tous les traités européens, passés ou à venir, qui poursuivraient un autre objectif qu’une lutte coordonnée et déterminée contre les opérations spéculatives,

 

Sont l’œuvre de faussaires.

 

citation F. Hollande – discours à la Cour de comptes LCP/Public Sénat – 07.09.2012

« C’est mon devoir. Je veux préserver la qualité de la signature de la France à l’égard des marchés financiers [...] »

citation P. Moscovici – interview à Europe 1 – 28.09.2012]

« Les 3 % sont nécessaires, pour la crédibilité du pays, pour la qualité de la signature [...] »

—-
DOCUMENTATION

CITATIONS

F. Hollande – discours à la Cour de comptes LCP/Public Sénat – 07.09.2012
« C’est mon devoir. Je veux préserver la qualité de la signature de la France à l’égard des marchés financiers [...] »
http://www.dailymotion.com/video/xtdsqo_evenement-discours-de-francois-hollande-devant-la-cour-des-comptes_news

P. Moscovici interview à Europe 1 – 28.09.2012
« Les 3% sont nécessaires, pour la crédibilité du pays, pour la qualité de la signature [...] »
http://www.pierremoscovici.fr/2012/09/28/pierre-moscovici-invite-de-la-matinale-deurope1-interview-de-jean-pierre-elkabbach/

DOSSIER

Tous les articles de Mediapart sur le TSCG [accès abonnés]

http://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/traite-europeen-tous-nos-articles-sur-le-tscg

VIDÉOS

Jean-Marc Ayrault – Mediapart – 21.09.12

http://www.dailymotion.com/video/xtrpr2_jean-marc-ayrault-l-europe-est-un-combat_news



Eva Joly – RTL – 25.09.2012
http://www.rtl.fr/video/emission/l-invite-de-rtl/eva-joly-eurodeputee-eelv-ce-n-est-pas-parce-que-cecile-duflot-a-une-museliere-que-les-ecologistes-sont-en-laisse-7752816796

Jean-Luc Mélenchon – Europe 1 – 19.09.12 – [deuxième moitié]
http://www.dailymotion.com/video/xtr2b4_jean-luc-melenchon-europe-1-soir





   Share via email
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
commenter cet article
9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 18:21

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 20:58

balade a cheval photo insolite

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
commenter cet article
8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:50

 

 

Le Vietnam créé un jeu vidéo sur la défaite des Français à Dien Bien Phu

Après les films Rambo ou OSS 117, à la gloire de l'Amérique voici un jeu vidéo sur la guerre dont les protagonistes
sont vietnaliens et fraçais.

Ce jeu s'appelle 7554, comme 7 mai 1954, le jour de la victoire du peuple vietnamien emmené par Ho CHI Minh dirigeant communiste, sur l'armée française à Dien Bien Phu. C'est un jeu vidéo créée par la société vietnamienne Emobigames, qui a été lancé à la mi-décembre 2011. Il devrait être en vente sur le marché américain le mois prochain, mais l'on ignore s'il sera vendu en France.

Le directeur d'Emobigames explique au journal  que ce jeu vidéo "basé sur des faits historiques" est le plus ambitieux jamais réalisé dans son pays  - une "fierté nationale" dit-il au site Mail online. Il a demandé trois ans de travail d'une équipe de 20 personnes et necessité un investissement de plus de 600.000 euros. Un peu comme un miroir de tous les autres jeux existants dont les gentils sont toujours les mêmes, comme les méchants.

C'est un jeu classique de tir, sauf que les héros sont des Bodoïs (soldats vietnamiens) et que le but  est de tuer le maximum de Français. On pourra s'en offusquer... mais mieux vaut réfléchir à deux fois avant de le faire, vu ce qui précède.
La création de ce jeu montre, si besoin en était, que  notre monde se l'équilibre et l'audace concurrence "l'autre camp" sur son propre terrain, celui de la propagande. Jusqu'à présent, dans les jeux vidéos, les "méchants" étaient des Allemands, des Russes ou des Islamistes... parce que nous (surtout les Américains d'ailleurs) étions évidemment les "bons".

Avec ce jeu vidéo, les Vietnamiens nous adressent une sorte de pied-de-nez.
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
commenter cet article
5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 10:56

Qui sème la social-démocratie récolte la droite réactionnaire


Est-ce suffisant ?

 

Combien de “leçons” de l’Histoire faudra-t-il encore subir pour que les électeurs socialistes ou centre-gauche ou écologistes se rende à l’évidence:

La social-démocratie assassine la gauche

En Espagne, quelques années de gouvernement socialiste Zapatero ont permis cet événement majeur: la majorité absolue pour Mariano Rajoy, un fervent défenseur du Dogme néolibéral, qui préconise dans cette situation de crise … “un assouplissement du marché du travail plus grand que celui décidé par le gouvernement précédent, une baisse de la fiscalité sur les entreprises, un plus grand nombre de privatisations et une forte baisse de la dépense publique”.  Tiens, comme c’est original.  Toujours la bonne vieille recette qui ne marche pas. Mais cette fois administrée, non plus par un prétendu homme de gauche mais par un assumé homme de droite. Quelle sera la différence pour le peuple ? aucune.  L’austérité quelle que soit sa provenance a toujours le même goût amer.

 

La social-démocratie, vous connaissez, bien sûr.  Mon esprit chafouin la définit comme une mouvance politique idéologiquement à droite mais qui s’auto-proclame “De Gôôche” (bien aidée en cela il est vrai par les médias).  La social-démocratie  efface la ligne de démarcation historique entre la gauche et la droite puisqu’elle “fait de la droite” en se disant de gauche. Et du coup, elle décrédibilise aux yeux du peuple les idées de progrès humain, de progrès social, les idées de gauche tout simplement.

 

Depuis plus de 20 ans, TOUS les socialistes européens (Blair, Brown, Schröder, Jospin, Papandreaou, Zapatero, Strauss-Kahn, Lamy, pour ne parler que des plus connus) ont appliqué des politiques économiques de droite, et je pèse mes mots.  Il s’agit de politiques basées principalement sur des réductions d’impôts pour les plus riches et les grandes entreprises suivant en cela le crédo selon lequel ces montants récupérés sont alors ré-investis favorisant l’activité économique et donc la réduction du chômage.  Cela s’appelle la politique de l’offre.  Basée sur la “théorie du ruissellement” (ou trickle-down en anglais), mythe de l’argent qui redescend en pluie fine du haut des hautes sphères possédantes jusqu’au bas peuple.  Ce mythe est bien entendu totalement démenti par la théorie économique et les faits historiques, puisque l’on sait que la plus grande partie du surplus d’argent ainsi amassé par les plus riches n’est absolument pas ré-investi et encore moins consommé dans l’économie mais est utilisé comme capital spéculatif ou est tout simplement sorti du circuit dans des paradis fiscaux.  Mais, ce mythe fait office d’axiome.  Il fait partie de la pensée unique, de la seule politique possible. (outre l’austérité imposée au plus grand nombre, comme vous le savez, cette politique a pour autre conséquence immédiate de réduire les recettes de l’État, et donc, lorsqu’une crise survient, comme en 2008, et puisque les états européens ont abandonné leur droit de créer leur propre argent au profit d’emprunts auprès de banques privées (article 123 du Traité de Lisbonne), et donc finalement d’augmenter encore l’endettement public.  Ceci est LA raison structurelle qui explique que TOUS les pays européens sont dans le souffle de cette crise AU MÊME MOMENT.)

 

Merci donc aux Partis Socialistes européens ! Franchement, c’est du grand art.  Grâce à eux, non seulement leurs pays (Angleterre, Allemagne, France, Espagne, Grèce) ont régressé socialement et leurs populations ont périclité dans la misère et la précarité, mais les peuples (tenus dans l’ignorance il est vrai par des médias inféodés au système) croyant imposer une alternance ne pouvant leur être que bénéfique ont porté au pouvoir, par mesure de rétorsion,  des réactionnaires de droite (Cameron, Merkel, Sarkozy, Papademos allié avec l’extrême droite du LAOS, Rajoy) qui vont continuer et accentuer l’œuvre régressive entamée par les traites à la Gauche.

 

Ça suffit !  Basta ya !

 

Un vote futile pour Hollande en 2012 ne ferait que poursuivre en France cette pente mortifère. Lorsqu’on est de gauche, le but n’est pas de faire de l’anti-Sarkozisme. Il est tout simplement question d’anti-libéralisme.  Point, barre.  Qu’il soit Sarkozyste ou Hollandiste, le libéralisme est du libéralisme. La rigueur est la rigueur.  Pour un homme de gauche, ou une femme de gauche, le seul vote utile est un vote pour des idées de gauche et pour un programme de transformation radicale et concrète à gauche.  Et pis, c’est tout.

 

Sinon, la contre-révolution réactionnaire néolibérale a de beaux jours devant elle.

Reconversions de socialistes

D’ailleurs, il est révélateur de voir commet la plupart des soi-disant hommes de gauche, membres du PS européen, se reconvertit après leur “carrière politique”.  On savait par exemple que Tony Blair était devenu conseiller des sociétés financières JP Morgan et Zurich Financial.

 

Mais, je ne sais pas si vous avez suivi qu’il y a quelques jours le gazoduc Nord Stream, qui approvisionne l’Europe de l’Ouest en gaz russe via la mer Baltique, a été inauguré. Or, l’ancien chancelier social-démocrate Schroeder est un des architectes de ce projet qui lui rapportent un bon million d’euros chaque année.  Schröder a en effet signé en septembre 2005 en tant que chancelier allemand l’accord portant création du gazoduc.  Ceci 2 mois avant son départ du gouvernement.  Schröder est aujourd’hui Directeur du Conseil des Actionnaires de cette société, Nord Stream.  Pas de soucis.  Il y aura toujours une “revolving-door” pour les membres de l’oligarchie.

Complément à mon billet sur les fraudes

Juste un petit mot à ajouter à mon billet sur les fraudes de la semaine dernière.  Selon une dépêche AFP de ce jour, “Liliane Bettencourt dissimulait près de 100 millions d’euros sur une douzaine de comptes en Suisse et à Singapour en 2010, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.”

Mais bon, mieux vaut s’attaquer aux malades et aux gens aux RSA.  C’est plus juste.  Et plus efficace !

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
commenter cet article
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 19:25

 

25 Latest Articles 
Par Émilien Ercolani le 04/01/2012
Voici la traduction en français des « 10 commandements typo-graphiques », qui sont les règles principales à appliquer pour l’usage des typos et de la composition typographique. 

L’article est tiré du site Typographe.com, lui-même issu d’un texte original en anglais signé Frank Adebiaye, qui avait collaboré avec CréaNum à l’élaboration de notre récent numéro sur la typographie. Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’article dans son intégralité en ligne sur le site de CréaNum

 

Il y a des exceptions à chaque règle, mais dans la plupart des cas, si vous suivez ces dix règles, vos projets auront l’air plus professionnels et faciles à lire. Quelle période est plus propice que le mois de janvier pour prendre de bonnes résolutions typographiques? Se tenir aux dix points énoncés ci-dessous est un bon début. Et si vous possédez d’ores et déjà parfaitement toutes ces règles, donnez cette liste à un ami.

 

Un : stoïque toujours

Tu ne dois pas tomber sous le charme d’un caractère qui ne correspond pas au projet en cours.


Deux : les vrais guillemets

Tu ne dois pas toujours utiliser les apostrophes ou les « guillemets » typographiques, et réserver l’emploi des « bêtes » apostrophes (ou apostrophes de machines à écrire) aux poids et mesures. Idéalement, dans ce cas, tu devrais utiliser la prime.


Trois : pas d'abus de majuscules

Tu ne dois pas espacer les lettres en bas-de-casse, composer des textes longs en MAJUSCULES ou recourir à des lettres ornées quand le texte est composé en majuscules.


Quatre : contrôler l'alignement

Tu ne dois pas considérer l’alignement optimal de ton texte comme une chose acquise d’avance. Tu dois toujours vérifier l’alignement horizontal de tous les titres centrés, car ils peuvent toujours avoir l’air d’être décentrés à cause de guillemets, de tirets, d’astérisques ou de tout autre signe de ponctuation en début ou en fin de ligne. Tu dois aussi vérifier l’alignement vertical des titres et des sous-titres, car il peut sembler déséquilibré, tout particulièrement lorsqu’une ligne composée toute en majuscule est mélangée avec du texte composé à la fois avec des capitales et des bas-de-casse.


Cinq : le traitement qui convient

Tu dois opter pour le traitement typographique qui sert le mieux les besoins, désirs ou souhaits de ton client et qui répond au mieux aux objectifs design et marketing, à la cible visée ainsi qu’aux pré-requis en matière de lisibilité.


Six : respect du caractère

Je ne dois pas tuer les caractères en leur infligeant à tout prix des distorsions, des redimensionnements, des contours, des ombres, des effets de lueur ou tout autre effet informatique excessif.


Sept : traquer la veuve et l'orpheline

Tu dois traquer les veuves et orphelines et les éliminer par tous les moyens mis à ta disposition dans le cadre de ton travail.


Huit : ne pas voler les typos

  Tu ne dois pas voler les caractères de mon voisin, refusant par là même de rémunérer à sa juste valeur le travail du dessinateur de caractères et de la fonderie pour le sang, la sueur et les larmes versés.


Neuf : pas de paresse

Tu ne dois pas utiliser des caractères uniquement parce qu’ils sont à ton goût. Tu dois mener des investigations typographiques poussées, ne se limitant pas aux caractères que tu as dans ton ordinateur, jusqu’à ce que tu trouves le caractère idoine pour ton boulot.


Dix : pas d'adultère !

Tu ne dois pas commettre d’adultère typographique en t’abaissant à des combinaisons médiocres. Dans le doute, tu dois étudier avec soin l’opportunité de recourir à des familles typographiques, des superfamilles voire à des systèmes typographiques comme le Scala, le Stone ou le Compatil.

        

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
commenter cet article
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 10:25
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre