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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 13:14

Plan climat : "des mesures largement insuffisantes"

 

Nicolas Hulot multiplie les annonces : bonus-malus automobile, prime pour l'achat d'un véhicule propre, extension du chèque énergie, prime pour l'amélioration de la performance des logements… après avoir proclamé l’interdiction de l’exploitation des hydrocarbures en France.

Ces déclarations se situent en droite ligne de celles du gouvernement précédent. Elles sont utiles mais largement insuffisantes pour répondre aux défis du changement climatique. De plus, leur efficacité réelle dépendra fortement du vote du budget guidé par la poursuite d'une politique d'austérité.

Nous sommes loin des véritables priorités. Celles de l'augmentation, en nombre et en qualité, des transports en commun et de la rénovation thermique des logements qui exigent une mobilisation forte de moyens financiers.

La fin de l'exploitation des hydrocarbures et donc des gaz de schistes ne peut pas être assimilée à une grande mesure. En effet, les extractions françaises ne représentent que 1% des 77 millions de Tonnes Équivalent Pétrole (TEP) consommées chaque année, et une part dérisoire des émissions de CO2 de la planète.

On retrouve là une des caractéristiques du gouvernement Macron : annoncer à grand son de trompes des mesures supposées positives, mais qui sont souvent sans conséquences réelles. Les seules mesures efficaces qu’il prend sont celles destinées à servir les intérêts de la finance et dirigées contre les salariés et les intérêts réels des populations.

 

 
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 03:19

Épuisement des ressources : ce qu'il faut dépasser c'est le système financier mondialisé

 

L'ONG Global Footprint Network a établi au 2 août le jour où l'humanité aura épuisé les réserves naturelles planétaires pour l'année. C'est une situation que nous prenons très au sérieux. Certes chaque consommateur doit adopter des attitudes en conformité avec cet enjeu vital, toutefois l'efficacité commande de vite bâtir un nouveau mode de production beaucoup moins prédateur des ressources naturelles. 

Il est urgent d'en finir avec un système qui se fixe comme priorité le seul appât du gain financier pour une minorité. C'est cette pollution financière qui empêche d'avancer vers le changement souhaitable.

Pour en finir avec la surconsommation, il faut d'abord en finir avec l'obsolescence programmée, vecteur de scandaleux profits, et tendre vers l'éco-conception durable pour chaque produit, ainsi développer les filières de recyclage et l'économie circulaire.

Nous proposons pour limiter la prédation des ressources naturelles d'en taxer le prélèvement. On compenserait ce nouvel impôt par l'octroi de crédits bancaires bonifiés à chaque fois que l'entreprise investit dans des process industriels « propres », qu'elle forme ses salarié-e-s et les rémunère à un bon niveau. Augmenter le pouvoir d'achat de chaque salarié-e, c'est permettre à chaque consommateur l’accès à des produits de meilleure qualité.

Pour cela, il est incontournable de décider un autre partage des richesses produites, de lutter contre l'évasion fiscale afin de développer considérablement la recherche, les services publics, et orienter l'argent vers les biens communs, moteurs d'un véritable développement humain durable.

Parti communiste français,
Paris, le 2 août 2017

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 06:14

Production électrique : l’équation insoluble de Nicolas Hulot

GÉRARD LE PUILL
MARDI, 11 JUILLET, 2017
HUMANITE.FR
Nicolas Hulot a déclaré qu’il faudra « fermer un certain nombre de centrales, ce sera peut-être jusqu’à 17 réacteurs. Laissez-moi planifier les choses, chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité, très différente », a-t-il ajouté. Photo : AFP
Nicolas Hulot a déclaré qu’il faudra « fermer un certain nombre de centrales, ce sera peut-être jusqu’à 17 réacteurs. Laissez-moi planifier les choses, chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité, très différente », a-t-il ajouté. Photo : AFP

Quatre jours après la présentation de son « Plan Climat », Nicolas Hulot a annoncé que la France pourrait fermer jusqu’à 17 réacteurs nucléaires d’ici 2025. En répondant de cette manière à la pression des organisations antinucléaires, le ministre de la Transition écologique et solidaire donne le sentiment de se priver du plus sûr moyen dont il dispose pour son objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050.

Le 6 juillet, lors de la présentation du « Plan Climat » qui ambitionne de parvenir à la « neutralité carbone » en France d’ici 2050, Nicolas Hulot s’était gardé d’inscrire la fermeture d’une seule centrale nucléaire dans sa feuille de route tout en reprenant à son compte l’objectif du quinquennat Hollande de ramener la part du nucléaire à 50% de notre production électrique d’ici 2025. Cette part est de 72%  aujourd’hui. Interrogé le jour même sur l’absence de site nommément désigné pour être fermé, le ministre de la Transition écologique et solidaire s’était contenté de répondre que la France allait « mécaniquement fermer un certain nombre de réacteurs » avant d’ajouter que « ce n’est pas un truc qu’on décide sur un coin de table ». Cette absence de précision avait suscité des critiques de certaines organisations se réclamant de l’écologie et connues pour leurs postures antinucléaires, dès lors qu’il ne s’agit pas de la bombe mais des centrales électriques. Dans un communiqué publié ce même 6 juillet, le Réseau Action Climat France écrivait que le plan du ministre « passe totalement sous silence la nécessaire fermeture de réacteurs nucléaires, indispensables à l’atteinte des objectifs de la loi de transition énergétique et pour laisser la place aux énergies renouvelables ». De son côté, Greenpeace France affirmait que « la première chose à faire est de respecter la loi et de dire combien il faut fermer de réacteurs ».

Fermer 17 réacteurs d’ici 2025, c’est augmenter les émissions de CO2

La Loi dont il est ici question est la Loi de transition énergétique que Ségolène Royal avait fait voter en 2016.  Elle prévoyait la fermeture de la centrale de Fessenheim dès 2017. Nicolas Hulot a-t-il voulu désamorcer les critiques venant d’associations « amies » ? Toujours est–il qu’il a déclaré hier sur RTL qu’il faudra « fermer un certain nombre de centrales, ce sera peut-être jusqu’à 17 réacteurs. Laissez-moi planifier les choses, chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité, très différente », a-t-il ajouté.

Cette concession faite aux antinucléaires conduit ces dernières à demander toujours plus, quitte à falsifier la réalité. Dans un communiqué qui omet délibérément d’évoquer le rôle majeurde l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le Réseau Sortir du Nucléaire écrivait hier : « Prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires nécessite de lourds travaux qui coûtent des sommes gigantesques, de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros (…) Dans le même temps, EDF est confronté à la baisse très importante et structurelle du prix de l’électricité en Europe, du fait de la diminution de la consommation d’électricité depuis 2008 et l’augmentation de la production d’électricité par des sources renouvelables et à un tarif de moins en moins cher ». De moins en moins cher peut-être, mais beaucoup plus cher que le courant produit par les centrales nucléaires. C’est même ce moindre coût du nucléaire en fonctionnement et la péréquation que cela permet pour parvenir à un prix unique au niveau du consommateur qui permet le développement des énergies renouvelables comme l’éolien et le photovoltaïque.

La facture des ménages allemands a doublé en dix ans

L’Allemagne a fait le choix de sortir du nucléaire en 2011. A cette époque la part du nucléaire dans le mix énergétique allemand pour la production de l’électricité était déjà tombée à 17,8% contre 30% en l’an 2000. Aujourd’hui le nucléaire n’assure plus que 13% de la production électrique en Allemagne. Entre temps, la part des énergies renouvelables   est montée  à 29%.Mais celle du charbon est de 19%, celle du lignite de 24%, celle du gaz  9% .Ce sont des chiffres que veulent ignorer des associations françaises qui prônent une sortie précipitée du nucléaire pour produire de l’électricité. En omettant de reconnaître que le nucléaire c’est zéro gamme de CO2 par kWh contre 45O grammes pour le gaz, 950 grammes pour le charbon et encore plus pour les centrales qui brûlent du lignite. De même, une centrale nucléaire fonctionne en moyenne 6.800 heures par an contre 2.600 heures pour une centrale hydroélectrique, 2.000 heures pour une éolienne terrestre et seulement 1.000 heures par an en moyenne pour les panneaux photovoltaïques.

En Allemagne le prix de l’électricité payé par les ménages a doublé depuis 10 ans, ce qui n’a pas empêché l’électricien E.On de perdre 16 milliards d’euros en 2016 tandis que les pertes de RWE s’élevaient à 5,7 milliards d’euros. Le prix de l’électricité va continuer de monter de l’autre côté du Rhin et le bilan carbone aussi dans la mesure où la montée en charge des énergies renouvelables demeure bien trop lente pour réduire suffisamment la place du charbon et du lignite dans le mix énergétique allemand avec la fermeture totale des centrales nucléaire prévue pour 2022

C’est aussi à la lumière de ce qui se passe en Allemagne que l’on peut  mesurer la démagogie des partisans de la sortie du nucléaire en France pour produire de l’électricité. Candidat éphémère d’Europe Ecologie Les Verts à l’élection présidentielle, Yannick Jadot proposait d’en finir avec les centrales nucléaires dès 2035 tandis que Jean-Luc Mélenchon visait l’horizon 2050 avec l’espoir de capitaliser sur son nom de nombreux suffrages d’électeurs du parti de Jadot et de Duflot.

Retour sur le compromis politicien de 2012 entre le PS et les Verts

Il convient enfin de rappeler ici comment est né le projet de faire passer la part du nucléaire de 75% en 2012 à 50% en 2025 ainsi que le projet de fermeture de la centrale de Fessenheim avant la fin du quinquennat de François Hollande. Il s’agissait d’un compromis politicien entre le Parti socialiste et le candidat Hollande d’un côté, le parti de Cécile Duflot de l’autre. En échange de ce compromis sur le nucléaire, le PS  laissait aux Verts une quantité suffisante de circonscriptions sûres pour avoir des assez de députés afin de pouvoir former un groupe parlementaire,  ans compter quelques postes de ministres en cas de victoire. En échange de ce cadeau, la direction de l’époque du parti qui se dit écologiste promettait à François Hollande que le vote interne chez les Verts désignerait Eva Joly comme candidate à l’élection présidentielle plutôt que Nicolas Hulot. En raison de sa popularité auprès des Français, la candidature de Hulot était susceptible de priver Hollande d’un score suffisant pour se qualifier au second tour de cette présidentielle de 2012 contre Sarkozy.

Mais terminons par le « Plan Climat » de Nicolas Hulot qui nous promet l’arrêt de la mise en circulation des véhicules à essence et diesel dès 2040 et veut parvenir à la neutralité carbone en 2050. En optant pour une sortie du nucléaire et compte tenu qu’un ’autre objectif du ministre de la Transition écologique et solidaire est de parvenir 32% d’énergies renouvelables en 2030, une politique de sortie du nucléaire dans un pays aussi nucléarisé que la France conduit à poser la question suivante : combien de millions mètres cubes de gaz et de millions tonnes de pétrole supplémentaires faudrait-il  importer chaque année pour assurer la recharge des batteries de nos voitures  électriques dont la production devra être accélérée dès à présent pour en finir avec la mise en circulation des moteurs à explosion dans moins de 23 ans ? Quel sera le bilan carbone final de cette politique de gribouille?

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 06:39

Climat 2016 : Pour que les chefs d’États respectent leurs engagements

 

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé fin mars une nouvelle augmentation record de la température terrestre pour l'année 2016. Plus 1,1°C par rapport à l'époque industrielle, battant le record de 2015.

 

On a constaté des sécheresses persistantes en Afrique australe (18 millions de personnes en état d'urgence alimentaire). A l'opposé, la Chine a connu de très nombreuses précipitations et des crues d'ampleur exceptionnelle. La banquise de l’Arctique est une fois de plus atteinte et le niveau des mers en hausse.

 

C'est dans ce moment planétaire préoccupant que le président Trump a décidé, à l'appui des délires du climato-sceptique Scott Pruitt, nouvellement nommé directeur de l'Agence de protection de l'environnement américaine, de réhabiliter toutes les énergies fossiles. Il s'agit d'un véritable camouflet de la première puissance économique à l'Accord de Paris. Vladimir Poutine, lui, se place sur un terrain de concurrence déclarant qu'il est impossible d'empêcher le phénomène et qu'il faut s'y adapter. Des déclarations en contradiction totale avec ses propos lors de la COP 21.

 

En France, la stratégie nationale bas carbone tourne au ralenti et nous accumulons du retard sur l'objectif de réduction par quatre, d'ici 2050, des émissions de gaz à effet de serre.

 

L'ambiance climatique mondiale est donc très inquiétante. Le caractère non contraignant de l'Accord de Paris - que nous avons dénoncé - prend ici tout sa signification. Le PCF appelle les citoyennes et les citoyens à se mobiliser pour rappeler les chefs d’État à la raison et à leurs engagements. C'est une des priorités de l'engagement des communistes pour une nouvelle majorité de gauche sociale, démocratique et écologique.

 

 
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Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE PCF-FRONT DE GAUCHE
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 13:22

Retrait des USA de l'accord de Paris: Macron doit passer de la poignée de main au poing tapé sur la table!

 

Retrait des USA de l'accord de Paris : Macron doit passer de la poignée de main au poing tapé sur la table ! (PCF)

 

Ainsi Trump, président de la première puissance émettrice de gaz à effets de serre, a donc pris la décision de se retirer de l'Accord de Paris sur le climat. 

Cette décision, au service des climato-sceptiques du monde entier, répond avant tout aux attentes des magnats des multinationales des énergies fossiles américains qui ont financé sa campagne électorale. Les intérêts financiers égoïstes et de court terme sont donc gravement privilégiés au détriment de l'avenir de l’humanité. 

Cet acte très controversé dans son propre pays, par les acteurs de nombreuses sphères de la société, affaiblit considérablement le fragile consensus auquel l'ONU était parvenue en 2015. 

L’aspect non contraignant de cet accord permet donc, comme nous l'avions souligné à l'époque, à un État de se retirer sans aucune contrainte ni sanction. L'absence des Etats-Unis sera particulièrement préjudiciable si l'on veut, à l'échelle de la planète, gagner la course de vitesse engagée contre le réchauffement climatique. 

C'est le vrai visage du capitalisme, du libéralisme, que nous montrent les Etats-Unis de Donald Trump.

Les États-Unis viennent d'ajouter un obstacle majeur à l'émergence d'une vision solidaire du développement humain durable planétaire.

Le président de la République française, Emmanuel Macron, doit passer de la forte poignée de main au poing tapé sur la table, sans attendre. La France doit condamner et rappeler aux Etats-Unis, lors de la prochaine Assemblée générale de l'ONU, les immenses espoirs nés à Paris lors de la COP 21. 

L'intervention des peuples doit reprendre de la vigueur partout dans le monde. 

Les communistes français seront aux côtés de toutes les forces sociales, écologiques et politiques qui, aux États-Unis, se mobilisent pour faire revenir Trump sur sa décision. Le PCF est fortement mobilisé, dans le cadre des élections législatives et le sera encore ensuite, à l'Assemblée nationale, avec les député-e-s communistes et du Front de gauche pour mettre ce sujet à l'ordre du jour.

 

 

 
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 04:50

Pesticides, il est interdit de les pulvériser n’importe où et n’importe comment

REGLEMENTATION
DANIEL ROUCOUS
MERCREDI, 17 MAI, 2017
La France est championne d'Europe de pulvérisation de pesticides avec 5,4 kg pulvérisé par an et par hectare (3 kg en moyenne en Europe) et encore c'est une moyenne puisque dans certaines régions agricoles ou viticoles c'est pire. Voir dans + d'infos la carte de France des ventes de pesticides.
La France est championne d'Europe de pulvérisation de pesticides avec 5,4 kg pulvérisé par an et par hectare (3 kg en moyenne en Europe) et encore c'est une moyenne puisque dans certaines régions agricoles ou viticoles c'est pire. Voir dans + d'infos la carte de France des ventes de pesticides.
AFP

La pulvérisation des pesticides ça craint pour l’environnement et le voisinage. Et pourtant une règlementation impose un principe de précaution et de protection.

La cohabitation entre riverains et agriculteurs ça craint quand ces derniers pulvérisent des pesticides. Le  chez les riverains de zones cultivés publié par l’association Générations futures est parlant ! Et pourtant la pulvérisation des pesticides est strictement réglementée. Certes cette réglementation doit être améliorée mais elle existe et est écrite noir sur blanc sur les notices d’utilisation. Il faudrait commencer par la respecter en attendant que s'imposent les alternatives aux pesticides. La voici.

Deux formes d’épandage ou de pulvérisation de pesticides sont autorisées en agriculture :

l’épandage terrestre est réglementé par les articles 

Il est interdit en ZNT (zones non traitées), souvent sur une largeur déterminée par arrêté préfectoral le long des cours d’eau ou autour des points d’eau.

Toutefois il est soumis à des prescriptions vis-à-vis des populations locales que nous rappelons ci-après ;

l’épandage aérien est normalement interdit par l’article  mais il peut être autorisé temporairement par dérogation et aux conditions fixées par 

Il est bien entendu que l’épandage aérien ne peut en aucun cas être pratiqué en permanence mais seulement sous autorisation préfectorale temporaire, en cas d’urgence et d’impossibilité de faire autrement ou s’il est préférable à l’épandage terrestre.

De plus, seuls certains organismes nuisibles du maïs, du riz et de la vigne (de la banane en Outre Mer) sont concernés pour un temps limité. Et seulement à une certaine distance des lieux d’habitation que doit prévoir les préfets.

 

Les prescriptions de l’épandage terrestre

- tous les moyens doivent être mis en œuvre pour éviter l’entraînement des pesticides et insecticides hors de la parcelle et de la zone traitée (ce qui est loin d’être le cas quand on se réfère au test de Générations futures) ;

- faute de mesure de protection (haies par exemple), les distances minima de recul conseillées vis-à-vis des lieux accueillant des personnes vulnérables (enfants, personnes âgées ou malades) sont de 5 mètres pour les cultures basses (grandes cultures, cultures légumières), 20 mètres pour la vigne, 50 mètres pour l’arboriculture ;

- interdiction de traiter en période de floraison (pollinisation) et si le vent a un degré d’intensité supérieur à 3 sur l’échelle de Beaufort ;

- respect d’un délai minimal de 3 jours entre le traitement et la récolte pour la santé du consommateur ;

- respect d’un délai minimal de 6 à 48 heures entre le traitement par pulvérisation ou poudrage sur végétation en place et l’accès à la parcelle traitée (8 à 48 heures dans les serres et tunnels, 24 heures pour les produits irritants pour les yeux, la peau ou l’inhalation ;

- ne pas traiter dans une zone minimale de 5 mètres le long des cours d’eau et même des fossés ainsi qu’autour des points d’eau non potable à défaut d’indication sur l’étiquetage d’une zone non traitée ou d’un arrêté préfectoral (attention au respect des périmètres de protection des captages d’eau potable) ;

- interdiction de traiter dans les ZNT (Zones non traitées) dont les largeurs ne peuvent être inférieures à 5 mètres et peuvent être de 20, 50 ou 100 mètres ;

- les pulvérisateurs de plus de 5 ans doivent être contrôlés par un organisme d’inspection agréé.

Ces prescriptions les utilisateurs de pesticides les connaissent puisqu’elles figurent noir sur blanc dans la notice d’utilisation sur les emballages des produits phytos. C’est d’ailleurs ce que dit et impose le réglementa sanitaire type (article 160) des directions départementales de la protection des populations (ex DDASS)

Attention à proximité des écoles et lieux publics

Une rappelle les mesures de protection et les distances de précaution qui doivent être mises en place à proximité des écoles, crèches, haltes-garderies, centres de loisirs, aires de jeux, établissements de santé.

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 15:49
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 15:52

La biomasse, une énergie renouvelable

 

La biomasse reste très utilisée dans le monde et est la première des énergies renouvelables. Elle recouvre de multiples réalités : du bois aux déchets secs, en passant par le biogaz.

PAR PAUL MATHIS*

QU’EST-CE QUE LA BIOMASSE ?

La biomasse trouve son origine dans les végétaux, par le processus de photosynthèse, qui consiste en la capture de l’énergie solaire pour fabriquer toutes les biomolécules des plantes. La photosynthèse est la source des toutes les molécules carbonées qui servent à l’alimentation des animaux et des micro-organismes, et aussi de tout l’oxygène atmosphérique.

La biomasse est constituée de molécules qui appartiennent à trois grandes catégories : les sucres, qui vont des sucres simples (comme le saccharose) à l’amidon ; les matières grasses, constituées de glycérol estérifié par des acides gras ; la lignocellulose, association très résistante de polymères, les celluloses et la lignine.

En schématisant, ces molécules offrent trois types de propriétés : de l’énergie, récupérable par combustion ; des structures tridimensionnelles utilisables pour des matériaux ; un contenu chimique valorisable dans la chimie de synthèse et dans l’alimentation.

Pour simplifier sa description, en termes pratiques, la biomasse est classée selon ses trois sources : la forêt, les cultures et les déchets.

La forêt produit deux grandes catégories de bois : celui des fûts, que l’on appellera bois d’œuvre, et toutes les « sous-catégories », moins nobles : bois d’éclaircissage et d’élagage, houppiers et petit bois lors de l’abattage.

Les cultures sont très variées. Ce sont les céréales qui produisent le plus de biomasse, suivies par les plantes productrices de matières grasses, les oléagineuses, et celles qui produisent du sucre, les saccharifères. Mais il y a aussi des plantes, comme le miscanthus, qui sont cultivées pour leur paille.

Les déchets sont encore plus variés : déchets de scierie, d’industries agricoles et alimentaires, résidus d’élevage, effluents industriels et urbains, etc.

À QUOI SERT LA BIOMASSE ?

De tout temps, la biomasse a servi aux humains, d’abord pour leur alimentation, puis pour la cuisson, ensuite pour des usages très variés.

Cela se poursuit avec son emploi dans l’alimentation des humains et des animaux ; la fourniture de chaleur pour le chauffage, la cuisson, les procédés industriels ; les carburants pour le transport, appelés biocarburants ; les matériaux pour la construction, le mobilier, les textiles, le papier; la fourniture de molécules pour la chimie de synthèse. Sans oublier qu’une partie de la biomasse doit être retournée au sol pour assurer sa fertilité. Parmi ces emplois variés, la fourniture d’énergie est parfois considérée comme prioritaire, mais c’est plutôt l’inverse car il s’agit là d’une utilisation finale, destructrice des molécules. Comment assurer les meilleurs usages ? Le marché est un outil, mais il ne saurait dominer car la biomasse s’intègre dans des cycles de production extrêmement longs et complexes, parmi lesquels certains facteurs ne sont pas rémunérés : assurer la qualité des sols sur des siècles, préserver la biodiversité, maintenir la forêt comme territoire de promenade et de qualité de l’eau, notamment.

LA BIOMASSE ÉNERGÉTIQUE Fourniture de chaleur

Le bois énergie constitue déjà 44 % de nos énergies renouvelables ! Sous la forme de bûches, de plaquettes ou de granulés, cet apport pourra progresser, en particulier dans les réseaux de chaleur pour le chauffage urbain ou industriel, car le bois reste l’énergie de chauffage la moins chère.

Il faut y ajouter l’incinération des déchets secs renouvelables, voire de certains résidus de cultures. Mais la combustion du bois est la source de polluants atmosphériques nocifs pour la santé publique, particules et hydrocarbures aromatiques polycycliques. Les solutions techniques, bien que coûteuses, devraient être systématisées.

Biocarburants et biogaz

Une première génération de biocarburants fonctionne : éthanol et biodiesel, substituts de l’essence et du gazole. Une seconde génération prévoit de tirer parti de biomasses lignocellulosiques non alimentaires (bois et ses déchets, pailles) ; elle en est au stade de pilotes pour la production d’éthanol par voie enzymatique, et de biogazole par voie thermo chimique.

La méthanisation de déchets organiques fournit du biométhane, dont l’emploi le plus prometteur devrait concerner le domaine des transports. Il serait logique que ces différents types de production soient intégrés à terme dans les mêmes unités de production, produisant par exemple carburants, produits chimiques et aliments.

Matériau pour la construction et la chimie

Ces utilisations ressortissent à la bioénergie, mais la biomasse matériau peut aussi contribuer fortement à réduire le besoin en combustibles fossiles. Le bois d’œuvre remplace béton, acier et aluminium, dont la production émet beaucoup de CO2.

La pétrochimie sera remplacée petit à petit par la chimie biosourcée. Et n’oublions pas que le bois d’œuvre correspond à du carbone stocké pour environ un siècle : autant de CO2 qui est soustrait à l’atmosphère !

LA BIOMASSE, UNE ÉNERGIE RENOUVELABLE ?

Dans une réflexion centrée sur les questions énergétiques, il faut affirmer que la biomasse est une énergie renouvelable… du moins en principe.

La question peut être abordée sous deux angles : le bilan de gaz à effet de serre (GES) et la production durable.

Bilan GES. La combustion de biomasse est la réaction inverse de sa formation par photosynthèse : elle produit autant de CO2 que ce qui a été absorbé par photosynthèse. Dans un régime d’équilibre, où il y a égalité entre biomasse produite et biomasse consommée, le bilan CO2 est donc nul. Mais ainsi présenté ce bilan est théorique. Il faudrait en effet toujours établir un bilan effectif par la méthode des analyses de cycle de vie pour tenir compte des émissions de GES entraînées par les engrais, les procédés agricoles et industriels, les transports. De tels bilans ont été établis pour les biocarburants de première génération. Le bilan n’est pas mauvais. Quels seront les bilans des biocarburants des filières lignocellulosiques ? Nul ne le sait. Quant au biogaz, son bilan devrait être bon quand on l’obtient à partir de déchets, et sans doute mauvais s’il est obtenu à partir de cultures dédiées. Et gardons constamment à l’esprit les cas de déséquilibre : ainsi, la coupe d’une forêt ou le retournement d’une prairie entraîne de fortes émissions de GES.

Une production durable.

L’agronome sait bien que la ressource en biomasse est limitée par la capacité de production des sols. Ce point est essentiel, surtout si l’on vise, comme il se doit, à une production durable à très long terme. La production de biomasse ne sera durable que si la qualité des sols est préservée.

À cet égard, il faut souligner que le potentiel de la biomasse énergétique est souvent surévalué. Il y a à cela trois raisons. La première, c’est la tendance à extrapoler à une large échelle géographique et à un temps long les productions constatées sur de petites surfaces bien choisies, dans de bonnes conditions. La seconde, c’est la surestimation par les instances politiques des terres disponibles pour des cultures énergétiques. Et la troisième, c’est que la biomasse a des usages multiples, parmi lesquels l’énergie n’est pas prioritaire. Même surévaluée, la biomasse énergétique ne peut répondre qu’à une faible part de nos besoins.

*PAUL MATHIS est ingénieur agronome,

docteur ès sciences physiques, ancien

directeur de recherches au CEA.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 15:47
 
 
Fédération des Bouches-du-Rhône

 

Le système électrique et la vague de froid lors de la semaine du 16 au 20 janvier 2017

 

 

 

Le système électrique et la vague de froid lors de la semaine du 16 au 20 janvier 2017

Décidément, travestir la réalité devient un exercice régulier des politiques qui nous gouvernent. Ce matin sur France Info, Ségolène Royale vient de mentir, une nouvelle fois en jouant sur les chiffres, sur le passage de la pointe lors des journées froides de janvier.

Ci-dessous le document d’IED faisant une analyse fine et sérieuse de cette période. Elle place dans la réalité la place des énergies renouvelables.

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 23:09

La biomasse, une énergie renouvelable

 

La biomasse reste très utilisée dans le monde et est la première des énergies renouvelables. Elle recouvre de multiples réalités : du bois aux déchets secs, en passant par le biogaz.

PAR PAUL MATHIS*

QU’EST-CE QUE LA BIOMASSE ?

La biomasse trouve son origine dans les végétaux, par le processus de photosynthèse, qui consiste en la capture de l’énergie solaire pour fabriquer toutes les biomolécules des plantes. La photosynthèse est la source des toutes les molécules carbonées qui servent à l’alimentation des animaux et des micro-organismes, et aussi de tout l’oxygène atmosphérique.

La biomasse est constituée de molécules qui appartiennent à trois grandes catégories : les sucres, qui vont des sucres simples (comme le saccharose) à l’amidon ; les matières grasses, constituées de glycérol estérifié par des acides gras ; la lignocellulose, association très résistante de polymères, les celluloses et la lignine.

En schématisant, ces molécules offrent trois types de propriétés : de l’énergie, récupérable par combustion ; des structures tridimensionnelles utilisables pour des matériaux ; un contenu chimique valorisable dans la chimie de synthèse et dans l’alimentation.

Pour simplifier sa description, en termes pratiques, la biomasse est classée selon ses trois sources : la forêt, les cultures et les déchets.

La forêt produit deux grandes catégories de bois : celui des fûts, que l’on appellera bois d’œuvre, et toutes les « sous-catégories », moins nobles : bois d’éclaircissage et d’élagage, houppiers et petit bois lors de l’abattage.

Les cultures sont très variées. Ce sont les céréales qui produisent le plus de biomasse, suivies par les plantes productrices de matières grasses, les oléagineuses, et celles qui produisent du sucre, les saccharifères. Mais il y a aussi des plantes, comme le miscanthus, qui sont cultivées pour leur paille.

Les déchets sont encore plus variés : déchets de scierie, d’industries agricoles et alimentaires, résidus d’élevage, effluents industriels et urbains, etc.

À QUOI SERT LA BIOMASSE ?

De tout temps, la biomasse a servi aux humains, d’abord pour leur alimentation, puis pour la cuisson, ensuite pour des usages très variés.

Cela se poursuit avec son emploi dans l’alimentation des humains et des animaux ; la fourniture de chaleur pour le chauffage, la cuisson, les procédés industriels ; les carburants pour le transport, appelés biocarburants ; les matériaux pour la construction, le mobilier, les textiles, le papier; la fourniture de molécules pour la chimie de synthèse. Sans oublier qu’une partie de la biomasse doit être retournée au sol pour assurer sa fertilité. Parmi ces emplois variés, la fourniture d’énergie est parfois considérée comme prioritaire, mais c’est plutôt l’inverse car il s’agit là d’une utilisation finale, destructrice des molécules. Comment assurer les meilleurs usages ? Le marché est un outil, mais il ne saurait dominer car la biomasse s’intègre dans des cycles de production extrêmement longs et complexes, parmi lesquels certains facteurs ne sont pas rémunérés : assurer la qualité des sols sur des siècles, préserver la biodiversité, maintenir la forêt comme territoire de promenade et de qualité de l’eau, notamment.

LA BIOMASSE ÉNERGÉTIQUE Fourniture de chaleur

Le bois énergie constitue déjà 44 % de nos énergies renouvelables ! Sous la forme de bûches, de plaquettes ou de granulés, cet apport pourra progresser, en particulier dans les réseaux de chaleur pour le chauffage urbain ou industriel, car le bois reste l’énergie de chauffage la moins chère.

Il faut y ajouter l’incinération des déchets secs renouvelables, voire de certains résidus de cultures. Mais la combustion du bois est la source de polluants atmosphériques nocifs pour la santé publique, particules et hydrocarbures aromatiques polycycliques. Les solutions techniques, bien que coûteuses, devraient être systématisées.

Biocarburants et biogaz

Une première génération de biocarburants fonctionne : éthanol et biodiesel, substituts de l’essence et du gazole. Une seconde génération prévoit de tirer parti de biomasses lignocellulosiques non alimentaires (bois et ses déchets, pailles) ; elle en est au stade de pilotes pour la production d’éthanol par voie enzymatique, et de biogazole par voie thermo chimique.

La méthanisation de déchets organiques fournit du biométhane, dont l’emploi le plus prometteur devrait concerner le domaine des transports. Il serait logique que ces différents types de production soient intégrés à terme dans les mêmes unités de production, produisant par exemple carburants, produits chimiques et aliments.

Matériau pour la construction et la chimie

Ces utilisations ressortissent à la bioénergie, mais la biomasse matériau peut aussi contribuer fortement à réduire le besoin en combustibles fossiles. Le bois d’œuvre remplace béton, acier et aluminium, dont la production émet beaucoup de CO2.

La pétrochimie sera remplacée petit à petit par la chimie biosourcée. Et n’oublions pas que le bois d’œuvre correspond à du carbone stocké pour environ un siècle : autant de CO2 qui est soustrait à l’atmosphère !

LA BIOMASSE, UNE ÉNERGIE RENOUVELABLE ?

Dans une réflexion centrée sur les questions énergétiques, il faut affirmer que la biomasse est une énergie renouvelable… du moins en principe.

La question peut être abordée sous deux angles : le bilan de gaz à effet de serre (GES) et la production durable.

Bilan GES. La combustion de biomasse est la réaction inverse de sa formation par photosynthèse : elle produit autant de CO2 que ce qui a été absorbé par photosynthèse. Dans un régime d’équilibre, où il y a égalité entre biomasse produite et biomasse consommée, le bilan CO2 est donc nul. Mais ainsi présenté ce bilan est théorique. Il faudrait en effet toujours établir un bilan effectif par la méthode des analyses de cycle de vie pour tenir compte des émissions de GES entraînées par les engrais, les procédés agricoles et industriels, les transports. De tels bilans ont été établis pour les biocarburants de première génération. Le bilan n’est pas mauvais. Quels seront les bilans des biocarburants des filières lignocellulosiques ? Nul ne le sait. Quant au biogaz, son bilan devrait être bon quand on l’obtient à partir de déchets, et sans doute mauvais s’il est obtenu à partir de cultures dédiées. Et gardons constamment à l’esprit les cas de déséquilibre : ainsi, la coupe d’une forêt ou le retournement d’une prairie entraîne de fortes émissions de GES.

Une production durable.

L’agronome sait bien que la ressource en biomasse est limitée par la capacité de production des sols. Ce point est essentiel, surtout si l’on vise, comme il se doit, à une production durable à très long terme. La production de biomasse ne sera durable que si la qualité des sols est préservée.

À cet égard, il faut souligner que le potentiel de la biomasse énergétique est souvent surévalué. Il y a à cela trois raisons. La première, c’est la tendance à extrapoler à une large échelle géographique et à un temps long les productions constatées sur de petites surfaces bien choisies, dans de bonnes conditions. La seconde, c’est la surestimation par les instances politiques des terres disponibles pour des cultures énergétiques. Et la troisième, c’est que la biomasse a des usages multiples, parmi lesquels l’énergie n’est pas prioritaire. Même surévaluée, la biomasse énergétique ne peut répondre qu’à une faible part de nos besoins.

*PAUL MATHIS est ingénieur agronome,

docteur ès sciences physiques, ancien

directeur de recherches au CEA.

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Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE PCF
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BRUNO FORNACIARI

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