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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 13:41

Fermeture de FESSENHEIM : une aberration sociale, économique, industrielle et environnementale !

fessenheim.jpg

COMMUNIQUE DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

À la demande de l'Etat, le Conseil d’administration d’EDF doit se prononcer, le 24 janvier, sur la fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim et fixer à 400 millions d'euros l’indemnisation que l’Etat devrait verser alors que le préjudice a été estimé à 4 milliards d’euros par un rapport d’information parlementaire.

Le gouvernement, sous prétexte que Fessenheim est "la plus vielle centrale du parc", souhaiterait en finir avec cette usine qui compte 800 salariés permanents et autant d’intérimaires et prestataires, sans compter les emplois induits.

La centrale a pourtant récemment bénéficié d'investissements de plusieurs centaines de millions d’euros améliorant sa sûreté, conformément aux exigences de l'Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) qui a d'ailleurs confirmé qu’il n’y a aucune raison, du point de vue de la sûreté, de la fermer.

Faut-il rappeler que notre pays a frôlé la pénurie d'électricité ces derniers jours ? En effet, l’épisode de froid de la semaine dernière a montré que tous les moyens de production électrique utilisables étaient nécessaires pour faire face aux besoins de consommation.Fessenheim est très largement amortie et fournit une électricité à faible prix de revient.

Elle contribue, au sein du mix énergétique bas carbone, à l'approvisionnement dont la France a besoin.

C'est pourquoi le PCF s'oppose à cette fermeture, véritable aberration sur le plan économique, social, industriel et environnemental. Il réaffirme sa volonté d'un nucléaire sûr, sous contrôle public et citoyen, et decarbonée . Il apporte tout son soutien aux salariés de la filière nucléaire, particulièrement ceux de Fessenheim.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES ECOLOGIE PCF
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 10:28

L'énergie est un bien commun :

stop à la libéralisation

pour la création d'un pôle public de l'énergie

 

► Après la grippe révélant la situation d'extrême tension dans nos hôpitaux, voilà maintenant le froid et le risque d'une pénurie d'électricité, comme si ces phénomènes étaient exceptionnels en hiver.

 Les menaces de coupures d'électricité témoignent des dégâts engendrés par la libéralisation du secteur de l'énergie

► La précarité énergétique touche près de 12 millions de personnes

► Le PCF propose la création d'un grand pôle public de l'énergie

La France a perdu en capacités de production, garanties et réactives aux pics de consommation. Des centrales thermiques ont en effet été fermées, 5 réacteurs nucléaires sont à l'arrêt et les filières éoliennes en mer et hydroliennes, laissées à l'initiative privées, tardent à voir le jour. Vous êtes appelés à réduire votre consommation et des entreprises pourraient stopper leur production pour éviter le black-out. Mais, elles, percevraient en retour une rémunération prélevée sur vos factures, y compris celles des familles en situation de précarité énergétique déjà contraintes à la restriction.

Notre pays est également conduit à importer de l'électricité, souvent produite de façon plus polluante. Ce n’est pas le froid mais la libéralisation, la spéculation, la vente à la découpe de pans entiers de la filière énergétique qui conduisent à cette situation.

La France doit reconstruire une politique énergétique, industrielle, de long terme,en conjuguant les modes de production afin de faire face aux pointes de consommation. Elle doit construire un pôle public permettant de sortir l'énergie des logiques de l'argent et du dumping social. L'électricité est vitale pour les familles, les équipements publics, les entreprises. Son accès doit être garanti, au juste prix.

Pour garantir le droit à l'énergie, en luttant contre le réchauffement climatique  

Nous proposons :

► Création d'un pôle public de l'énergie afin de mettre la filière à l'abri des logiques financières et d'en améliorer la maîtrise publique et citoyenne, de faire progresser la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique
► Engagement fort dans la recherche (captage CO2, stockage de l'électricité, sûreté nucléaire) et création de filières nationales permettant d'industrialiser les nouvelles technologies
► Interdiction de l'exploitation des gaz de schiste
► Un plan massif de rénovation de l'habitat permettant d'économiser l'énergie et de réduire les factures des ménages.

 

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Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE ACTUALITES ELECTIONS
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 23:09
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 17:10

« Proposition de loi relative à la création de France Énergie » qui vise la création d'un pôle public de l'énergie

 

De tous temps l’énergie a revêtu un caractère essentiel pour le développement d’un pays, de ses territoires, pour le bien-être de ses citoyens et la promotion de son industrie. La maîtrise du secteur énergétique a, de ce fait, toujours représenté un défi stratégique. 

L’énergie est au cœur du développement des sociétés. Son usage efficace permet de multiplier les capacités d’action et de travail humains, et ainsi de mettre en place l’outil de production à même de satisfaire les besoins des populations. Cela signifie qu’un État, une Nation doivent se donner les leviers permettant d’agir sur ce secteur. L’action publique en la matière relève de l’intérêt général. Ces enjeux de maîtrise et d’indépendance ont justifié des affrontements, parfois des guerres. En 1945, à la libération, dans une économie dévastée, la France a fait le choix d’une maîtrise nationale et pacifique de ses sources d’énergie. Les choix énergétiques structurants de cette époque ont façonné le bouquet énergétique de notre pays. 

L’analyse d’alors a conduit à promulguer une loi de nationalisation afin de rationaliser une production anarchique et peu efficace. Ont été notamment créées des entreprises intégrées exerçant un monopole public dans l’ensemble du secteur électrique et du gaz. Maillons essentiels de la réponse aux besoins de reconstruction du pays, ces entreprises nationales ont permis de produire une énergie fiable et peu coûteuse. Depuis, le secteur a été profondément transformé par les directives de déréglementation européennes. L’instauration d’un marché de l’énergie fort complexe est loin d’avoir prouvé son efficacité. La précarité énergétique augmente en Europe et en France. 

D’autre part, des questions nouvelles sont apparues, comme celle du réchauffement climatique dû en partie à l’émission des gaz à effet de serre produits par l’activité humaine et l’aspiration citoyenne à obtenir des moyens d’intervention sur les choix d’intérêt général 

Afin d’apporter une réponse à la crise du secteur énergétique en France liée aux déséquilibres engendrés par la déréglementation et permettre d’affronter plus efficacement les défis posés par le changement climatique, il est nécessaire de renforcer la maîtrise publique et sociale du secteur énergétique et de son évolution. La moindre utilisation des énergies fossiles, le recours aux énergies renouvelables, la sécurité du secteur nucléaire justifient une politique de développement coordonnée s’appuyant sur une bonne maîtrise de chacun de ses éléments. Il est proposé pour cela de créer un établissement public dénommé France Énergie qui rassemblera toutes les participations de l’État dans les entreprises du secteur.

Au travers de ce pôle public permettant un contrôle public accru, c’est la Nation qui commencera à reprendre le contrôle d’un secteur essentiel à son devenir. Pour autant, il ne s’agit pas d’un enferment qui ignorerait les liens d’interdépendance au plan européen et international. Nous proposons que la France au lieu de jouer seulement une politique de retardement face à la dérèglementation européenne se positionne en faveur d’une révision des articles du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) sur l’énergie et propose la création d’une agence européenne de l’énergie.

Lien : http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion3917.pdf

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Published by bruno fornaciari - dans groupe GDR-CRC ECOLOGIE
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 11:29
 

Lutter contre l'érosion de la biodiversité

 

Plus de 190 pays sont réunis jusqu’au 17 décembre, à Cancun, au Mexique, pour la treizième conférence des Nations unies sur la biodiversité.

La COP 13 doit dresser un bilan de l’action des États dans leur lutte contre l’érosion de la biodiversité à mi-parcours de la réalisation du plan stratégique décidé à Nagoya (2011-2020).

Comme pour le climat, les objectifs sont loin d’être atteints. La convergence des mobilisations politiques, associatives et citoyennes sera déterminante pour l’avenir de l’humanité et de la planète.

Dans ce domaine, la France a une grande responsabilité. Sur notre territoire, on recense 182 498 espèces soit environ 10% des espèces animales et végétales mondiales (source : Muséum d’histoire naturelle). 

 

 

IL EST TEMPS D'AGIR AVEC PLUS DE FORCE

 

Le PCF a organisé en octobre un Mois pour la biodiversité. Nous avons dressé le constat avec le

concours de scientifiques, d’élus, d’associations. Les dégâts à la biodiversité sont déjà trop lourds. Le rythme d’extinction des espèces, de destruction d’écosystèmes ou de pertes de potentiel génétique est supérieur à celui des temps géologiques.

C’est la conséquence de notre mode de développement. Pollution, déforestation, atteintes à la qualité de l’eau, des sols et de l’air, méfaits d’une agriculture productiviste opposée à une agriculture paysanne, privatisation des semences, destruction des pollinisateurs menacés par les pesticides : dans tous les cas, la biodiversité est menacée.

Il faut savoir que les trois quarts des cultures dépendent de l’action des pollinisateurs : action essentielle pour l’équilibre alimentaire humain.

 

IL Y A BEAUCOUP À FAIRE EN FRANCE

 

Six ans après le Grenelle de l’environnement, le bilan est assez pauvre. 1000 espèces, en métropole et en Outre-Mer, sont menacées. Les pressions des lobbies industriels et agricoles sont très fortes. La droite et l’extrême droite amplifient leur campagne anti-écologique et productiviste. 

Toutefois, dans le cadre de la loi biodiversité votée en août, les parlementaires communistes ont obtenu, entre autres, la non brevetabilité partielle du vivant. L’interdiction des pesticides néonicotinoïdes est inscrite pour 2018. Mais les moyens ne suivent pas ! C’est le cas de l’Agence française pour la Biodiversité qui doit être opérationnelle en 2017.

 

LA MARCHANDISATION EST UNE MENACE POUR LA BIODIVERSITÉ

 Pour les « penseurs » du libéralisme, seuls la privatisation et le marché peuvent protéger la biodiversité. Au contraire, nous avons besoin d’une République où les biens communs seraient le moteur d’un développement humain durable. C’est un enjeu du combat de classe du XXIe  siècle.

 

 

NOUS PROPOSONS

 

La biodiversité est un bien commun de l’humanité. Nous condamnons toute appropriation et privatisation individuelle et collective de ce patrimoine collectif comme de la brevetabilité du vivant.

 

  • Les écologues, les chercheurs en sciences naturelles doivent disposer des moyens matériels, financiers et humains à la hauteur des défis, en particulier le Muséum d’histoire naturelle.
  • La création d’une taxe « ressources naturelles » pour en limiter les prélèvements par les entreprises, compensée par l’octroi de crédits bonifiés.
  • Impulser un nouveau mode production et de consommation, car le mode de production capitaliste n’est plus soutenable. C’est un élément essentiel de l’engagement des communistes pour dépasser le productivisme et le consumérisme.
  • À l’opposé des critères du profit financier du CAC 40, nous voulons privilégier un développement humain basé sur des indices de bien-être.

     

    Pour les communistes, émancipation sociale et défi écologique sont indissociables.

    Rien ne se fera sans votre intervention

    pour avancer vers une société du bien vivre et du bien commun

    au coeur des enjeux de la présidentielle et des législatives de 2017.

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    Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
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    30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 10:49

    Un plan d'urgence contre le réchauffement climatique !

    par Alain Pagano 30 Septembre 2016, 08:46

    Les années deviennent de plus en plus chaudes validant chaque jour un peu plus les prévisions alarmistes du GIEC (Groupe International d'Experts sur le Climat) !

    Montée du niveau des mers, réfugiés climatiques, sécheresses, catastrophes météorologiques, extinction de la biodiversité ... Je ne développe pas sur les menaces, elles sont connues !

    Dorénavant, il y a urgence écologique, pour la planète, pour le genre humain. Il y a besoin d’un grand plan d’urgence contre le réchauffement climatique global !

    Concrètement. Rapidement.

    Un plan d'urgence dans lequel on mettrait des mesures telles que

    - le ferroutage, porteur de développement ferroviaire donc d’emplois ce qui semble bien approprié dans ce contexte de suppressions d’emplois à Alsthom ! L'Etat peut le décider rapidement

    - la gratuité des transports en commun (qui a également le mérite de redonner un peu de pouvoir d’achat aux familles et de contribuer à rendre l'air moins pollué dans les grandes agglomérations de notre pays). Chaque municipalité peut le décider de manière volontariste. L'Etat doit accompagner. Il y a besoin d'un effort vigoureux pour le développement des transports en commun.

    - la rénovation thermique du logement, pour économiser l'énergie et réduire les factures de nos concitoyens

    - la croissance des énergies décarbonées au détriment des énergies carbonées…

    Aujourd'hui qu'on soit maire, parlementaire, député européen ou ministre, on devrait tous viser ce même but: l'application rapide de ce plan d'urgence qui n'épargne pas d'autres mesures de court ou moyen terme.

    Je suis atterré de tant d'inconséquences et de légèreté de la majeure partie de notre classe politique devant les conséquences de l'inaction... Je mets toutefois à part les communistes qui militent pour cela, notamment dans plusieurs agglomérations pour la gratuité des transports en commun + quelques élus locaux de différentes étiquettes politiques qui ont fait preuve de volontarisme dans ce sens.

    C'est ce que j'ai affirmé au conseil municipal d'Angers il y a quelques jours. En cohérence avec la campagne que nous menons depuis plusieurs mois pour la gratuité des transports en commun à Angers.

    L'actualité (météorologique) nous oblige à accélérer le mouvement. Avec des mesures plus larges, plus globales (que la seule gratuité des transports en commun, NDLR). Je ne renonce pas à convaincre qu'il est temps d'agir. Rapidement ! Les élections présidentielles et législatives, je l'espère, feront émerger ces propositions concrètes à usage immédiat.

    Alain Pagano

    Conseiller municipal (et communautaire) d'Angers

    Responsable adjoint de la commission Ecologie du Conseil National du PCF

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    27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 08:52

    Boues rouges. Claude Jorda réagit

    Suite à la décision de Ségolène Royal de faire suspendre sine die l’enquête publique concernant les rejets de l’entreprise Altéo de Gardanne, le Conseiller départemental (PCF) du canton de Gardanne tient à rappeler un certain nombre de points.

    « Le premier c’est qu’il est plus que temps que l’on cesse d’opposer production industrielle et environnement. Nous avons besoin d’alumine produite en France, nous avons un devoir impératif de préserver l’environnement et notamment la Méditerranée. Sacrifier l’emploi ou l’environnement, cette alternative est absurde et mortifère. Le deuxième est qu’il faut que chacun ait dans cette affaire une attitude responsable : l’entreprise Altéo qui est prévenue depuis plus de 10 ans de la fin des rejets en mer a eu le temps de prendre des mesures pour répondre à cette exigence et ne peut s’étonner que la décision devienne exécutoire. Les défenseurs de l’environnement ne peuvent pas faire comme s’ils n’avaient pas été associés puisqu’il y a plus de 20 ans un comité de suivi scientifique avait été mis en place, sous la responsabilité du Préfet de l’époque, dont les travaux leur étaient régulièrement communiqués. Des dizaines d’études ont été menées par des structures indépendantes, elles doivent être confrontées et servir de point d’appui pour les mesures à prendre. Il y a donc urgence à mettre cartes sur table comme je l’ai fait moi-même en décembre dernier, en invitant tous les partenaires concernés à travailler ensemble à une solution satisfaisante pour tous. Je reste disponible pour continuer avec tous ceux qui en ont la volonté à travailler dans cette perspective. »

    Alteo : Pour une production respectueuse de notre environnement

    Jusqu'en 2015, l’usine Alteo, installée à Gardanne (Bouches du- Rhône) depuis 1893 et première productrice d’alumine technique au monde, a rejeté des "boues rouges" dans la mer Méditerranée. Si les boues sont désormais stockées, des eaux chargées sont toujours déversées dans la Méditerranée.

    Des voix s’élèvent pour dénoncer l’existence de l’usine et de ses rejets en demandant la fermeture du site. Le maintien de cette activité est possible. Pour cela la voie la plus respectueuse de la santé et de l’environnement consiste à exiger des actionnaires d’Alteo qu’ils investissent, d’une part, dans l’entretien et la modernisation de l’usine et, d’autre part, dans la recherche pour développer des procédés techniques innovants pour la mise en œuvre au plus vite d’une dépollution des eaux en toute transparence et sous le contrôle des personnes concernées : salariés, élus, populations, associations …

    Nous ne donnons pas carte blanche aux industriels pour polluer ni ici ni ailleurs ! Aux délocalisations économiques ne doivent pas s’ajouter les délocalisations écologiques.

    • Nous exigeons d’Altéo les investissements nécessaires à une production pleinement respectueuse de notre environnement.
    • Nous exigeons de l’Etat un engagement sans faille dans cette transition écologique et la création d’une commission de contrôle citoyenne.

    Cette pétition sera remise à:

    • Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie

      Ségolène Royal
    • Premier ministre

      Manuel Valls
    • Ministre de l'Economie et des Finances

      Michel Sapin
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    29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 06:15

    Ouverture de la COP21 : "Dire dans quelle civilisation voulons-nous vivre" (PCF)

    MARDI, 1 DÉCEMBRE, 2015

    HUMANITE.FR

    Les négociations de la COP 21 sont d'ors et déjà bien engagées. L'accord global et universel, pour être un succès, devrait comporter un volet réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de ne pas dépasser les 2°C et un volet financier de 100 milliards de dollars destinés à l'aide pour l'adaptation des pays en développement et les plus vulnérables.


    La présence, dès l'ouverture, de 150 chefs d’États et de gouvernements, a t-elle permis de franchir un cap décisif afin de maintenir une planète vivable et permettre un développement humain durable de l'humanité ? Une fois la photo symbolique prise, les déclarations se sont succédées avec plus de questions que de réponses. Plusieurs chefs d’États Africains ont appelé à la solidarité en demandant que les « pays pollueurs payent ». L'enjeu de la transparence des engagements a également été abordé. En effet, le caractère juridiquement contraignant de l'accord semble quasiment mort-né après la confirmation de Barak Obama pour les USA d'en refuser le principe. Or les promesses ne suffisent pas. On ne peut envisager sereinement l'avenir sans un contrôle sur les avancées réelles et sans sanctions envers les pays récalcitrants. La revendication portée par les peuples et les États latino-américains de la création d'un Tribunal international de justice environnementale sous l'égide de l'ONU mérite d'être sérieusement examinée. Comme l'est tout aussi cruciale la discussion nécessaire sur l'engagement financier des pays riches qui devront pourtant bien payer leur dette historique auprès des pays pauvres.


    Au fond il s'agit de dire dans quelle civilisation nous voulons vivre : celle de la poursuite de l'accaparement de 50% des richesses patrimoniales par 1% de la population mondiale ou bien celle d'un développement responsable ouvrant la voie à l'émancipation humaine en réduisant les inégalités, tant sociales qu'environnementales, partout dans le monde. Pour nous, pas question de laisser les seuls chefs d’États décider. Les citoyens veulent être, avec la société civile, dans la rue mais aussi et surtout autour de la table car ce n'est pas à eux de payer les hérésies du système consumériste et productiviste du capitalisme.


    Parti communiste français

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    Published by bruno fornaciari - dans PCF ECOLOGIE
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    25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 11:44
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    13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 05:47

    Une tribu aborigène refuse 1 milliard de $ d’une compagnie pétrolière

    L’information est pratiquement passée inaperçue des grands médias, elle est pourtant symbolique d’un combat mené par des minorités au nom de la planète entière. Au Canada, une petite communauté d’amérindiens a refusé un « pot de vin » (officiellement, un dédommagement) d’ 1 milliard de dollars qui aurait dû ouvrir la voie à la construction d’un port pour le transport du gaz naturel liquéfié.

    Avec la raréfaction des puits de pétrole, le secteur doit se diversifier dans des sources non-conventionnelles et repousser toujours plus les limites de l’exploitation des milieux naturels. Ceci implique notamment la construction de nouveaux ports industriels. C’est ainsi que le groupe pétrolier Malaysien Petronas avait l’ambition de construire un port spécialisé pour l’acheminement du gaz naturel liquéfié au Canada. Un sous-projet d’un plan d’exploitation plus large de 36 milliards de dollars canadiens lancé par le groupe Pacific NorthWest LNG.

    Malheureusement leur projet va, au moins momentanément, prendre l’eau tout récemment avec la décision des Lax Kw’ alaams, une tribu amérindienne, de refuser la construction de ce port pétrolier adapté au gaz naturel. Par la même occasion, la tribu constituée de quelques 3600 membres fait une croix sur la bagatelle d’1 milliard de dollars. « Ce n’est pas une question d’argent. L’enjeu est environnemental et culturel. » exprime Garry Reece, porte parole du groupe, au New York Times.

    Après six consultations publiques et débats, le conseil de la tribu va s’opposer au paiement et au projet. Ainsi, la communauté située en Colombie-Britannique à l’extrême Ouest du Canada, pose un acte écologique fort et courageux. En effet, les habitants craignent que le projet de Petronas puisse avoir un impact important sur les poissons et l’environnement, causant des dégradations irréversibles des « terres sacrées » qui appartiennent aux Lax Kw’ alaams. La plus grande inquiétude concerne la survie des jeunes saumons sauvages dont l’habitat naturel pourrait être détruit et est déjà malmené par d’autres sources de pollutions. Mais la compagnie pétrolière avance des études environnementales exprimant un avis contraire. L’agence environnementale canadienne n’a pas encore remis son avis. Dans une réflexion plus globale, c’est une opposition locale à un souhait de construire sans tarder une ère post-pétrolière à l’heure même d’une crise écologique sans pareille mesure.

    Une petite bataille de gagnée mais certainement pas la victoire. La compagnie pétrolière annonce qu’elle continuera à évaluer la viabilité du projet pour répondre aux attentes des natifs amérindiens. De nouvelles « négociations » auront probablement lieu. Plusieurs batailles locales contre des projets similaires se déroulent au même moment au Canada, au Québec et dans le nord des États-Unis. À titre d’exemple, le projetKeystone XL, un pipeline géant devant transporter les sables bitumineux du Canada à travers les USA, est au point mort à ce jour. D’autres tribus aborigènes font opposition à cet autre projet de manière effective pour l’instant. Jusqu’à quand ces peuples vont-ils résister à « la marche du progrès » ? Le progrès ne serait-il pas désormais d’envisager de nouvelles énergies sans plus tarder ?

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    Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE LE SAVIEZ-VOUS
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    BRUNO FORNACIARI

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