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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 07:52

Boues rouges. Claude Jorda réagit

Suite à la décision de Ségolène Royal de faire suspendre sine die l’enquête publique concernant les rejets de l’entreprise Altéo de Gardanne, le Conseiller départemental (PCF) du canton de Gardanne tient à rappeler un certain nombre de points.

« Le premier c’est qu’il est plus que temps que l’on cesse d’opposer production industrielle et environnement. Nous avons besoin d’alumine produite en France, nous avons un devoir impératif de préserver l’environnement et notamment la Méditerranée. Sacrifier l’emploi ou l’environnement, cette alternative est absurde et mortifère. Le deuxième est qu’il faut que chacun ait dans cette affaire une attitude responsable : l’entreprise Altéo qui est prévenue depuis plus de 10 ans de la fin des rejets en mer a eu le temps de prendre des mesures pour répondre à cette exigence et ne peut s’étonner que la décision devienne exécutoire. Les défenseurs de l’environnement ne peuvent pas faire comme s’ils n’avaient pas été associés puisqu’il y a plus de 20 ans un comité de suivi scientifique avait été mis en place, sous la responsabilité du Préfet de l’époque, dont les travaux leur étaient régulièrement communiqués. Des dizaines d’études ont été menées par des structures indépendantes, elles doivent être confrontées et servir de point d’appui pour les mesures à prendre. Il y a donc urgence à mettre cartes sur table comme je l’ai fait moi-même en décembre dernier, en invitant tous les partenaires concernés à travailler ensemble à une solution satisfaisante pour tous. Je reste disponible pour continuer avec tous ceux qui en ont la volonté à travailler dans cette perspective. »

Alteo : Pour une production respectueuse de notre environnement

Jusqu'en 2015, l’usine Alteo, installée à Gardanne (Bouches du- Rhône) depuis 1893 et première productrice d’alumine technique au monde, a rejeté des "boues rouges" dans la mer Méditerranée. Si les boues sont désormais stockées, des eaux chargées sont toujours déversées dans la Méditerranée.

Des voix s’élèvent pour dénoncer l’existence de l’usine et de ses rejets en demandant la fermeture du site. Le maintien de cette activité est possible. Pour cela la voie la plus respectueuse de la santé et de l’environnement consiste à exiger des actionnaires d’Alteo qu’ils investissent, d’une part, dans l’entretien et la modernisation de l’usine et, d’autre part, dans la recherche pour développer des procédés techniques innovants pour la mise en œuvre au plus vite d’une dépollution des eaux en toute transparence et sous le contrôle des personnes concernées : salariés, élus, populations, associations …

Nous ne donnons pas carte blanche aux industriels pour polluer ni ici ni ailleurs ! Aux délocalisations économiques ne doivent pas s’ajouter les délocalisations écologiques.

  • Nous exigeons d’Altéo les investissements nécessaires à une production pleinement respectueuse de notre environnement.
  • Nous exigeons de l’Etat un engagement sans faille dans cette transition écologique et la création d’une commission de contrôle citoyenne.

Cette pétition sera remise à:

  • Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie

    Ségolène Royal
  • Premier ministre

    Manuel Valls
  • Ministre de l'Economie et des Finances

    Michel Sapin
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 05:15

Ouverture de la COP21 : "Dire dans quelle civilisation voulons-nous vivre" (PCF)

MARDI, 1 DÉCEMBRE, 2015

HUMANITE.FR

Les négociations de la COP 21 sont d'ors et déjà bien engagées. L'accord global et universel, pour être un succès, devrait comporter un volet réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de ne pas dépasser les 2°C et un volet financier de 100 milliards de dollars destinés à l'aide pour l'adaptation des pays en développement et les plus vulnérables.


La présence, dès l'ouverture, de 150 chefs d’États et de gouvernements, a t-elle permis de franchir un cap décisif afin de maintenir une planète vivable et permettre un développement humain durable de l'humanité ? Une fois la photo symbolique prise, les déclarations se sont succédées avec plus de questions que de réponses. Plusieurs chefs d’États Africains ont appelé à la solidarité en demandant que les « pays pollueurs payent ». L'enjeu de la transparence des engagements a également été abordé. En effet, le caractère juridiquement contraignant de l'accord semble quasiment mort-né après la confirmation de Barak Obama pour les USA d'en refuser le principe. Or les promesses ne suffisent pas. On ne peut envisager sereinement l'avenir sans un contrôle sur les avancées réelles et sans sanctions envers les pays récalcitrants. La revendication portée par les peuples et les États latino-américains de la création d'un Tribunal international de justice environnementale sous l'égide de l'ONU mérite d'être sérieusement examinée. Comme l'est tout aussi cruciale la discussion nécessaire sur l'engagement financier des pays riches qui devront pourtant bien payer leur dette historique auprès des pays pauvres.


Au fond il s'agit de dire dans quelle civilisation nous voulons vivre : celle de la poursuite de l'accaparement de 50% des richesses patrimoniales par 1% de la population mondiale ou bien celle d'un développement responsable ouvrant la voie à l'émancipation humaine en réduisant les inégalités, tant sociales qu'environnementales, partout dans le monde. Pour nous, pas question de laisser les seuls chefs d’États décider. Les citoyens veulent être, avec la société civile, dans la rue mais aussi et surtout autour de la table car ce n'est pas à eux de payer les hérésies du système consumériste et productiviste du capitalisme.


Parti communiste français

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 10:44
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 04:47

Une tribu aborigène refuse 1 milliard de $ d’une compagnie pétrolière

L’information est pratiquement passée inaperçue des grands médias, elle est pourtant symbolique d’un combat mené par des minorités au nom de la planète entière. Au Canada, une petite communauté d’amérindiens a refusé un « pot de vin » (officiellement, un dédommagement) d’ 1 milliard de dollars qui aurait dû ouvrir la voie à la construction d’un port pour le transport du gaz naturel liquéfié.

Avec la raréfaction des puits de pétrole, le secteur doit se diversifier dans des sources non-conventionnelles et repousser toujours plus les limites de l’exploitation des milieux naturels. Ceci implique notamment la construction de nouveaux ports industriels. C’est ainsi que le groupe pétrolier Malaysien Petronas avait l’ambition de construire un port spécialisé pour l’acheminement du gaz naturel liquéfié au Canada. Un sous-projet d’un plan d’exploitation plus large de 36 milliards de dollars canadiens lancé par le groupe Pacific NorthWest LNG.

Malheureusement leur projet va, au moins momentanément, prendre l’eau tout récemment avec la décision des Lax Kw’ alaams, une tribu amérindienne, de refuser la construction de ce port pétrolier adapté au gaz naturel. Par la même occasion, la tribu constituée de quelques 3600 membres fait une croix sur la bagatelle d’1 milliard de dollars. « Ce n’est pas une question d’argent. L’enjeu est environnemental et culturel. » exprime Garry Reece, porte parole du groupe, au New York Times.

Après six consultations publiques et débats, le conseil de la tribu va s’opposer au paiement et au projet. Ainsi, la communauté située en Colombie-Britannique à l’extrême Ouest du Canada, pose un acte écologique fort et courageux. En effet, les habitants craignent que le projet de Petronas puisse avoir un impact important sur les poissons et l’environnement, causant des dégradations irréversibles des « terres sacrées » qui appartiennent aux Lax Kw’ alaams. La plus grande inquiétude concerne la survie des jeunes saumons sauvages dont l’habitat naturel pourrait être détruit et est déjà malmené par d’autres sources de pollutions. Mais la compagnie pétrolière avance des études environnementales exprimant un avis contraire. L’agence environnementale canadienne n’a pas encore remis son avis. Dans une réflexion plus globale, c’est une opposition locale à un souhait de construire sans tarder une ère post-pétrolière à l’heure même d’une crise écologique sans pareille mesure.

Une petite bataille de gagnée mais certainement pas la victoire. La compagnie pétrolière annonce qu’elle continuera à évaluer la viabilité du projet pour répondre aux attentes des natifs amérindiens. De nouvelles « négociations » auront probablement lieu. Plusieurs batailles locales contre des projets similaires se déroulent au même moment au Canada, au Québec et dans le nord des États-Unis. À titre d’exemple, le projetKeystone XL, un pipeline géant devant transporter les sables bitumineux du Canada à travers les USA, est au point mort à ce jour. D’autres tribus aborigènes font opposition à cet autre projet de manière effective pour l’instant. Jusqu’à quand ces peuples vont-ils résister à « la marche du progrès » ? Le progrès ne serait-il pas désormais d’envisager de nouvelles énergies sans plus tarder ?

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 17:25

28/02/2015 by Revue Progressistes

VERS UNE REFONTE ÉCOLOGIQUE ET CULTURELLE DES PRODUCTIONS, FRÉDÉRIC BOCCARA*

*Frédéric Boccara est maître de conférences associé à l’université de Paris-XIII et membre du PCF et des Économistes atterrés.

L’économie circulaire s’inscrit dans une indispensable refonte écologique et culturelle des productions. Elle ne peut être dissociée d’une recherche de nouveaux critères de suivi de la production elle-même (au-delà des financements), tout particulièrement une économie sur les matières utilisées et prélevées, pour viser une production radicalement « circulaire », c’est-à-dire utilisant au maximum ses sorties de matières (outputs) comme entrées, par recyclage, mais aussi utilisant le moins possible d’entrées de matières (inputs) nouvelles et prenant bien en compte toutes les entrées et toutes les sorties. Cela s’oppose à la vision dominante actuelle qui, au mieux, ne propose de suivre que certaines entrées de matières (le carbone par exemple, mais pas le lithium des batteries électriques dites « propres ») ou ne compte comme sorties de matières que les déchets, mais pas ce qui est inclus dans les produits consommés, ou encore ne veut prendre qu’un périmètre d’entreprises sans compter les sous-traitants ou les filiales situées en territoire étranger.

Le découpage incessant du système productif et de la chaîne d’activité – que ce soit dans un même pays ou entre pays en voie de développement et les autres – souligne ce défi, avec la domination des grandes firmes multinationales et des banques. Pour y répondre, il faut dresser des bilans « de circularité » de la production au niveau de territoires dans leur ensemble (y compris importations et transits), mais aussi des filières ou des groupes d’entreprises multinationaux, alors que la réalité systémique de l’économie comme de l’écologie induit souvent des « reports systémiques » de consommation d’un acteur (une entreprise) vers un autre (sous-traitant), ou d’un territoire vers l’autre (banlieue, espace périurbain ou pays en voie de développement). Il faut ainsi considérer les acteurs « entreprises » dans leur globalité. Les travaux d’un système de mesure des flux de matières utilisées ou générées par l’économie française sont une piste très intéressante en ce sens, malgré certaines limites.

La notion de valeur ajoutée est cruciale. Elle doit être bien distinguée de sa falsification en « création de valeur actionnariale », et les remises en cause de la notion de produit intérieur brut (qui ont une part de vérité) ont tendance à oublier que le PIB est la somme des valeurs ajoutées, et peut en outre être construit dès le niveau de l’entreprise ou au niveau d’un territoire.

LA RESPONSABILITÉ « SOCIÉTALE » DES ENTREPRISES

Les travaux sur la responsabilité « sociétale » des entreprises (principes de l’investissement raisonnable de l’ONU ou la norme ISO 26000) prétendent relever ce défi. Ils proposent grosso modo de comptabiliser dans les rapports de gestion des entreprises les impacts sociaux et environnementaux de leurs activités. Tout en comportant des éléments très intéressants, comme la notion de sphère d’influence, ils sont très ambivalents et soulèvent quatre ensembles de problèmes. À savoir :

1. Ils ne comportent pas d’éléments contraignants. Ils n’imposent pas de certification ni de procédures, ce qui pose la question de la transparence des méthodes et de la comparabilité des évaluations entre deux entreprises, ainsi que celle du rôle des salariés.

2. Ils tendent à refouler l’antagonisme existant avec les critères de rentabilité, d’accumulation de matériel et de gâchis de matières, voire à conforter le marché financier. Il y a pourtant une conflictualité évidente, et même un antagonisme. D’ailleurs, ces informations supplémentaires sont généralement utilisées pour attirer les capitaux, et donc accroître encore l’accumulation.

3. Les périmètres, l’exhaustivité et les reports entre pays et entreprises sont essentiels. Et on gagnerait grandement à utiliser la notion de valeur ajoutée pour traiter des sphères d’influence.

4. L’économie circulaire se doit d’intégrer l’ensemble du cycle d’un produit, dit-on souvent, donc aussi les coûts d’investissement matériel, de mise au point, y compris d’extraction des matières, ce qui est rarement fait, mais renvoie au biais capitaliste d’aveuglement sur les coûts en capital et exige de nouvelles évaluations comptables.

Autant d’enjeux qui peuvent permettre d’utiliser la notion de responsabilité sociale des entreprises pour pousser le développement d’une économie radicalement circulaire. Par exemple, la loi Grenelle II (art. 225) oblige les grandes entreprises (en France) à faire figurer dans leur rapport annuel « des informations sur la manière dont la société prend en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité ». C’est en soi limité, d’autant que nombre de filiales résidentes et non résidentes sont exclues ; mais doit être annexé « l’avis [des] institutions représentatives du personnel et des parties prenantes ». Cela ouvre la voie à un travail avec de multiples forces sociales. Par ailleurs, le projet de loi sur la transition énergétique et pour la croissance verte, « encourage » verbalement l’économie circulaire. L’étude d’impact annexée argumente que la circularité serait « profitable », affirmation gratuite qui justifie de n’y mettre aucune incitation financière ni contrainte. Pis, elle ne parle que des déchets et de la proximité sans tenir compte des consommations de ressources en amont (extraction, investissements, etc.) ! Or si l’on recycle des outputs mais qu’on augmente la consommation d’inputs, où est le gain de circularité ?

UNE UTOPIE RÉALISTE

Une refonte écologique et culturelle des productions suppose aussi de viser l’usage des objets plutôt que leur possession. La question est abordée dans les travaux dominants (ou naïvement intentionnés), mais de façon hypermarchande, en substituant à l’achat d’une marchandise la location de l’usage. Au marché, on substitue… le marché ! Il faut une transition révolutionnaire, matérielle et culturelle, vers un système productif qui viserait les valeurs d’usage et non plus les valeurs marchandes, tout en continuant d’économiser le travail fourni, mais de façon maîtrisée (à l’opposé de certaines tendances à vouloir gâcher le travail vivant).

RAPPORTS DE PRODUCTION, RÉVOLUTION DE LA RÉPARTITION

Avec la montée de la révolution informationnelle, au-delà d’une production matérielle circulaire, la prédominance des activités pour les êtres humains, notamment les activités informationnelles, est posée et doit être intégrée à un nouveau paradigme productif.

Il s’agit de construire la pensée d’une nouvelle alliance révolutionnaire entre transformation de la production et des modes de consommation, au travail et hors du travail. D’autant que révolution écologique ne signifie pas seulement qu’on touche à l’épuisement de certaines ressources, cela signifie aussi que s’ouvrent de nouveaux espaces, de nouveaux horizons, de la mer à l’espace.

CAPITALISME VERT CONTRE CRITÈRES NOUVEAUX

Au coeur de cette nouvelle pensée doivent être placés les critères d’évaluation, y compris au niveau territorial, autrement la mise en oeuvre d’une économie circulaire reste illusoire ou non effective. C’est tout le contraire des illusions à l’oeuvre à propos du « capitalisme vert », dans lequel les banques s’engagent à soutenir les valeurs boursières « écoresponsables », sans critères précis et sans mesure de la performance écologique des entreprises concernées, en estimant avant tout le profit rapporté et en sélectionnant des secteurs en fonction de ce dernier. On voit bien aussi l’ambivalence d’ambitions comme celles d’augmenter la valeur de la production par l’économie dite « circulaire », sans se préoccuper du reste de l’économie qui pourrait polluer encore plus… Conception bien peu circulaire !

Une politique de dépenses publiques active est nécessaire pour permettre de vraies alternatives positives. Aller vers une véritable production circulaire nécessite des dépenses massives et dans la recherche et dans les infrastructures publiques, mais aussi des investissements nouveaux des entreprises ainsi que des dépenses considérables de reconversion des emplois et de qualification des gens. Ce sont des dépenses non soumises à la rentabilité financière ni à l’évaluation des agences de notation, et des reconversions qui ne doivent pas passer par le marché du travail mais par un progrès vers une mobilité de sécurité d’emploi ou de formation maîtrisée socialement. La création monétaire doit contribuer au financement des services publics et socialisés d’écologie, coopérant au plan international.

1. Frédéric Boccara « Économie et écologie, pour une vraie alternative », in la Pensée, no 365, 2011, p. 47-61.
2. Céline Jamet, « Matières mobilisées par l’économie française – Comptes de flux pour
une gestion durable des ressources », in Études et documents, no 6, SOeS, ministère
de l’Écologie de l’Énergie, du Développement durable et de la mer, juin 2009.
3. Cf. Fr. Boccara, « Économie et écologie, où en est-on ? », in la Pensée, no 363, 2010, p. 53-69.

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 07:41

Marée noire au Bangladesh : « rompre le silence et agir avec urgence » (PCF)

MERCREDI, 17 DÉCEMBRE, 2014

Nous apprenons qu'une catastrophe environnementale et humaine se déroule actuellement au Bangladesh : une marée noire est en train de détruire la plus grande forêt de mangroves du monde dont 200 000 personnes, souvent très pauvres, dépendent pour leur nourriture. Située dans le Sundarbans, dans le delta du Gange, ce sont déjà près de 50km2 qui sont recouverts par les 350 000 litres de pétrole qui se sont échappés lors d'une collision entre deux bateaux. Sur place, on assiste à des scènes irréelles où, livrés à eux-mêmes, les Bangladais tentent seuls de lutter contre la marée noire, armés de pelles et de filets de pèche. Le pétrolier quant à lui se contente de racheter aux Bangladais le pétrole qu'ils ramassent : le cynisme et la cupidité atteignent ici leur paroxysme. Aussi, au-delà du drame humain ce sont aussi près de 260 espèces d'oiseaux, des espèces déjà menacées, comme le tigre du Bengale, le crocodile marin ou le python indien qui sont directement mis en danger dans une forêt classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le PCF déplore que cette catastrophe, touchant un pays pauvre, ne provoque pas de réactions à la hauteur du drame. 30 ans après la catastrophe de Bhopal presque jour pour jour, c’est encore la préservation des profits qui passe avant la protection de l’environnement et des populations qui y vivent. Ces populations sont victimes d’une double injustices : la pauvreté qui les rend très vulnérables pour faire face à de tels événements et l’indifférence générale de la communauté internationale. Au contraire, des moyens d’urgence pour enrayer cette pollution devraient être débloqués dès maintenant, et, à plus long terme, devrait être instauré une solidarité internationale pour permettre à ces pays de sécuriser leurs moyens de transports de combustibles et pouvoir se doter d’une législation environnementale du même niveau que celle des pays riches.

Parti communiste français

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 19:51

Hollande/PS-EELV : Le changement c'est pour quand ?

PS, EELV et UDI votent pour la privatisation des barrages hydrauliques !

Dans la nuit du vendredi 10 octobre au samedi 11 octobre 2014, lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Énergétique, l’assemblée nationale a voté en première lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français.
Mr Chassaigne, au nom du groupe GDR a demandé un scrutin public afin que chacun se positionne sur un sujet d’une telle importance.

Si L’UMP n’a pas participé au vote, étant absente de l’hémicycle car elle avait épuisée son temps de parole, nous rappelons que le processus de l’ouverture à la concurrence des barrages hydrauliques avait été enclenchée sous un gouvernement de droite.

Néanmoins, la rapporteur Mme Battistel (PS) avait noté dans un rapport à l’assemblée la dangerosité d’un tel procédé pour la sécurité du système électrique français, pour la gestion de l’eau .

Ce rapport avait également pointé le manque de réciprocité puisque la France serait le seul pays à offrir à la concurrence ce joyau. Pourtant, et malgré l’opposition des organisations syndicales du secteur, les députés PS, EELV et UDI se sont retrouvés lors de ce vote qui fera date. Mme la Ministre a réussi l’exploit à faire passer un montage ou le public ne serait plus propriétaire qu’à 34% de ces moyens de production pour une reprise en main par un pôle public ! (aujourd’hui ces barrages sont pour 80% d’entre eux exploités par EDF possédé à 85% par l’État et pour le reste à 51% propriété publique…)

Résultat :
32 votants
pour la privatisation : 29
contre : 3

Les usagers payeront la facture...

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 03:24

Projet de loi de la transition énergétique: du chemin à faire pour nous satisfaire !

Dans le débat engagé sur le projet de loi de transition énergétique, les communistes mettent tout en œuvre pour aboutir à un texte qui soit à la hauteur des défis énergétiques de notre époque. Ce n'est pas encore le cas aujourd'hui. En l'état le projet, que nous considérons « petit bras » manque de l'ambition nécessaire pour répondre aux besoins sociaux et affronter la nécessaire évolution énergétique dont la France a besoin. Il comporte également plusieurs mesures dangereuses sur lesquels nous entendons être vigilants. Tout au long du débat parlementaire nous veillerons particulièrement à plusieurs points cruciaux. Nous déplorons les conditions dans lesquelles le débat parlementaire se tient du fait de la procédure d’urgence déclarée sur le texte !

L’objectif de diminuer par deux notre consommation d’énergie à l’horizon 2030 sous estime l’évolution démographique de notre pays dont les prévisions s’acheminent vers 70 millions d’habitants en 2050 et il est incohérent avec la satisfaction des besoins sociaux. Les hypothèses de consommation comme la nature du mix énergétique envisagés risquent de nous conduire à ne plus pouvoir répondre aux besoins ou à augmenter nos émissions de C02. En France, la précarité énergétique augmente ; plus de 8 millions de personnes sont touchées par ce fléau, et le projet fragilise le dispositif des tarifs sociaux. Les baisses de consommation observées ne sont que les conséquences de la crise sur l’activité économique et de l'austérité. Le PCF ne se résigne pas à désindustrialisation de notre pays.

Le maintien prévu dans le mix électrique de notre niveau de production nucléaire (63.2 GW) exige la redynamisation de cette filière industrielle en y intégrant toutes les avancées technologiques possibles. Le développement des énergies renouvelables doit se concevoir en repensant totalement leur mode de financement (CSPE) par la création d’une véritable filière industrielle et surtout en regard de leur efficacité réelle (solaire thermique ou pompes à chaleur, par exemple, dont on parle peu).

La transition énergétique ne peut pas se résumer au seul mix énergétique électrique surtout lorsque l’on a comme objectif la lutte contre le réchauffement climatique dans la perspective de Paris Climat 2015. Il aurait été judicieux de s’attaquer au secteur le plus émetteur de CO2, le transport, ainsi qu’à celui le plus consommateur d’énergie, le logement.

Cette problématique n’est que très peu abordée. Le transport ne l’est que sous l’angle de la voiture électrique, sans jamais aborder les sujets essentiels comme celui du fret ferroviaire, de l’étalement urbain, de la faiblesse de l’appareil productif. L’objectif ambitieux, de rénovation thermique de 500 000 logements par an n’est accompagné d’aucun plan de financement précis, ni d’une relance de la filière industrielle (emplois, formation).

Ce projet de loi ne parvient en rien à masquer la volonté du gouvernement de libéraliser encore plus le secteur énergétique à travers, par exemple, la privatisation pure et simple de nos barrages hydroélectriques. Ils jouent pourtant un rôle majeur dans les multi-usages de l'eau, comme la gestion des crues, la sécurité des biens et des personnes et permet de répondre aux exigences des périodes de pointe de consommation. Ce serait la grande braderie de notre plus grande filière d’énergie renouvelable ! Au regard des différents débats et auditions, nous notons la volonté de certains élus d’aller vers un éclatement du service public de l’électricité et du gaz remettant en cause de fait l’égalité de traitement, la solidarité entre les territoires et la péréquation tarifaire.

Dans ce débat, les communistes et leurs élus n'auront qu'un seul objectif la défense de l’intérêt général et du service public.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 01:50

Il y a urgence à maîtriser dès maintenant nos émissions de Gaz à effet de serre !

Le GIEC vient de rendre public le contenu du rapport de son 3ème groupe de travail. Il porte sur l’évolution récente des émissions de gaz à effet de serre, leurs conséquences prévisibles quant à l’évolution des températures planétaires d’ici la fin du siècle et propose des mesures technico-économiques susceptibles de contenir cette évolution dans la limite d’une augmentation de 2°C. L’enjeu est d’éviter un dérèglement catastrophique du seul écosystème permettant d’accueillir l’humanité.

Ce document traduit une prise de conscience grandissante des opinions publiques quant à la gravité de ce qui va se jouer dans les deux à trois prochaines décennies à propos de la maîtrise des transitions énergétiques et climatiques.

Le rapport confirme tout d’abord les réticences coupables des pays développés et des grands pays émergents, au nom de leurs intérêts particuliers, à suivre les recommandations successives du GIEC, à respecter le Protocole de Kyoto, et mettre en œuvre les engagements de la Conférence de Copenhague : plafonner les émissions planétaires de gaz à effet de serre (GES) dès que possible, les diviser par quatre dans les pays développés et par deux à l’échelle de la planète d’ici 2050.

Cela est d’autant plus urgent que le rapport du GIEC confirme qu’entre 2000 et 2010, le rythme de croissance planétaire des émissions de GES a doublé par rapport à la moyenne de la période 1970-2000. Malgré cela, l’objectif d’une augmentation des températures limité à 2°C reste atteignable, mais il nécessite de prendre toutes les mesures nécessaires, alors que le délai se raccourcit encore.

Nous partageons la conviction de ce rapport : il faut à tout prix faire reculer massivement les émissions de GES provenant des énergies carbonées. Cette évolution doit s’appuyer sur un mix énergétique nouveau permettant de répondre aux besoins énergétiques croissants exprimés à travers monde et associant toutes les énergies décarbonées, l’hydraulique, les énergies renouvelables (éolien, solaire,…), sans que soit oublié le nucléaire.

En France, la nouvelle ministre en charge de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a annoncé une loi sur la transition énergétique d’ici l’été. Les communistes demandent à ce que le processus législatif soit accompagné d’un débat réellement public, qui associe les populations à la définition d’un nouveau mix-énergétique faisant face aux enjeux énergétiques et climatiques mondiaux, tout en préservant un prix de toutes les énergies accessibles pour les consommateurs et permettant le développement industriel.

Dans ce cadre, le Parti Communiste propose un bouquet énergétique diversifié incluant toutes les énergies disponibles, y compris le nucléaire, en privilégiant celles émettant le moins de CO2. Il s’agit de prendre en compte le niveau de maturité des différentes technologiques (coût, stockage de l’électricité, stockage du Co2) à la lumière de trois critères : l’impact social, environnemental et économique. En outre, cette loi doit mettre en évidence les réponses effectivement nationales aux problèmes énergétiques ; en premier lieu parce que notre pays ne dispose pas de ressources énergétiques, notamment fossiles, propres à satisfaire ni la totalité, ni une part significative des besoins nationaux. Et cette réalité est a fortiori celle de toutes les régions françaises. Toute solution législative allant dans le sens d’un éclatement de la solidarité nationale au bénéfice d’une prétendue régionalisation des solutions serait à terme vouée à l’échec au bénéfice exclusif des rentes de situation et au désavantage des plus pauvres condamné à payer plus cher une énergie plus rare, derrière « l’économie de l’offre » chère à certains.

Par ailleurs, l’Europe a besoin d’une politique commune de l’énergie, qui intègre la spécificité des situations des différents pays membres et encourage de grands services publics nationalisés et intégrés de l’énergie.

Alors que plusieurs pays dans le monde et en Europe ont fait le choix de développer l’énergie nucléaire pour répondre à l’enjeu climatique, l’exemple allemand d’une transition énergétique bâtie sur la sortie de l’énergie nucléaire nous interroge et souffre à notre sens d’un double écueil : celui d’un coût de l’électricité exorbitant pour le consommateur, qui engendre la précarité énergétique de milliers de familles, et celui d’un recours massif à des centrales thermiques à gaz ou à charbon - pour compenser l’intermittence de la production des énergies renouvelables, au détriment de l’objectif d’une réduction des émissions de GES.

Par ailleurs, nous continuons à nous opposer à la marchandisation, préconisée par le GIEC, des droits à polluer ou a émettre des GES (systèmes de permis d’émissions, taxes carbone), dont l’échec est pourtant patent, comme l’ont reconnu, il y a peu, les ministres de l’environnement de toute l’union européenne ! La lutte contre le dérèglement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre devrait plutôt appeler la mobilisation d’énormes moyens financiers, au service d’un plan ambitieux d’économies d’énergie dans les secteurs les plus consommateurs comme le transport et le bâtiment. Ces investissements indispensables sont inconciliables avec la politique de réduction des déficits publics, d’austérité et de libéralisation des services publics pratiquée en France et décidée au niveau européen.

Les coûts de la transition énergétique et de la réduction des gaz à effet de serre ne doivent pas être supportés par les salariés et les consommateurs.

Il est urgent d’ouvrir la voie à un changement de société, basé sur un nouveau mode de développement, de production et de consommation qui réponde à l’intérêt général, aux besoins sociaux et à l’urgence écologique.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 08:08

3 ans/Fukushima : pour un véritable débat démocratique sur la transition énergétique

 

Le 11 mars 2011, la puissance dévastatrice des flots a endeuillé le Japon, causant près de 20 000 victimes et provoqué à sa suite l’accident majeur survenu dans la centrale nucléaire de Fukushima Daïchi. Le PCF s’associe à la peine des familles des victimes meurtries par ce tsunami. Trois ans après, Fukushima reste dans toutes les mémoires, en raison de la contamination radiologique du site et de ses alentours qui a poussé 160 000 riverains à devoir reconstruire leurs vies ailleurs.

Toutes les enquêtes confirment que la responsabilité de l’entreprise TEPCO est pleinement engagée dans cette catastrophe. L’énergie nucléaire est trop sérieuse pour être confiée à des intérêts exclusivement privés. A l’heure où la construction de centrales nucléaires est relancée dans le monde, le PCF appelle à la mise en place, sur la base de ce que sont l’ASN et l’IRSN en France, d’une autorité mondiale de contrôle de la sûreté du nucléaire civil, permettant de vérifier le respect de hautes exigences de sécurité communes.

La lutte contre le dérèglement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre est l’enjeu de notre siècle. C’est en ce sens que le PCF pendra les initiatives internationales - politiques et citoyennes - utiles à la signature d’un accord global sur la réduction des GES, lors de la conférence Paris-Climat 2015.

Le gouvernement présentera, à l’automne, son projet de loi sur la transition énergétique. Les conditions d’un réel débat démocratique sur la composition du futur mix-énergétique, alliant énergies renouvelables et nucléaires, devront alors être sereinement réunies, sans jouer sur les peurs et l’irrationnel. Le nucléaire civil constitue, pour le PCF, un atout qui doit être maintenu et développé pour relever les défis d’une énergie décarbonée. Le PCF portera également dans ce débat sa proposition d’un pôle public national de l’énergie, alliant la maitrise publique au service du droit à l’énergie pour tous, l’exigence de sécurité et un prix de l’énergie abordable !

 

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Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
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