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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 22:28

Environnement - le 14 Juin 2012

Geneviève Azam d'Attac : "L’économie verte, c’est la marchandisation de la nature"

Geneviève Azam, économiste et membre du conseil scientifique d’Attac nous explique l'importance du Somment des Peuples, qui se tiendra du 15 au 23 juin à Rio. Cette rencontre se veut une alternative réelle et constructive au Rio+20. Droit des peuples, critique de l’économie verte, ce sommet anti lobby propose une autre voie.

L'Humanité.fr : Comment est né le Sommet des peuples ?


Geneviève Azam : Le Sommet des peuples est un sommet alternatif au Rio+20. Nous connaissons déjà une grande partie des résultats du sommet. Des brouillons des conclusions qui vont être données ont circulé et nous savons qu’il n’y aura pas d’avancée significative. Au sein du Sommet des peuples, nous voulons réfléchir et émettre des déclarations communes, énoncer des positionnements politiques qui nous feront avancer vers la transition énergétique.

 

Qu’est-ce qui ne va pas dans Rio+20 ?


Le sommet de la Terre est parasité par une présence très forte de lobbys industriels, peut-être plus que jamais jamais dans un sommet de l’ONU. Il y a une critique partagée parmi tous les participants au Sommet des peuples (même si l’on observe des nuances) de l’économie verte. L’économie verte, c’est la marchandisation de la nature. Nous refusons que s’exerce un droit de propriété sur la nature, qui ne peut pas être gérée de manière rationnelle. Les services écosystémiques sont rendus gratuitement. C’est l’une des principales critiques que l’on peut faire du Rio+20.

 

Comment se positionne le Sommet des peuples par rapport au Rio+20 ?


Le Sommet des peuples n’est pas contre le Sommet de l’ONU. C’est pour cette raison que de nombreuses associations seront à la fois présente au Sommet de la terre et au Sommet des peuples. Il faut faire le lien entre les deux sommets.

 

Quels sont les thèmes qui seront spécifiquement abordés pendant le Sommet des peuples ?


Les droits humains, les droits de la terre, les droits sociaux ou les droits écologiques seront abordés. Globalement, le Sommet des peuples est là pour réaffirmer des droits et tenter de les protéger. C’est d’ailleurs normalement ce qu’on devrait pouvoir attendre du Sommet de la terre.

 

Au Brésil, en quoi ces problématiques sont plus importantes qu’ailleurs ?


Le Sommet de la terre est né sous l’initiative du gouvernement Lula. Aujourd’hui, le Brésil fait partie des pays qui poussent le plus au développement de cette économie verte. Le lobby agroindustriel brésilien est extrêmement puissant. On le vot à travers la construction du gigantesque barrage de Belo Monte ou de la poursuite de la déforestation. Pour une puissance émergente comme le Brésil, l’économie verte apparaît comme une manne pour satisfaire les besoins sociaux, éradiquer la pauvreté. Mais c’est une erreur. On peut très bien satisfaire les besoins sociaux des peuples sans économie verte.

 

Quelle est la position de l’ONU vis-à-vis du Sommet des peuples ?


Elle ne le reconnaît pas.

 

Depuis combien de temps travaillez-tout à la préparation de ce Sommet ?


Cela fait plusieurs mois, sinon années. A chaque grand rassemblement international nous y travaillons. Que ce soit au Forum socil de Porto Alegre, au G20 de Nice ou au Forum social de Dakar par exemple.

 

Le Sommet des Peuples en chiffres :
200 : c’est le nombre d’associations brésiliennes et internationales à l’initiative de la « Cupula dos Povos ».
15 000 : c’est le nombre de personnes que le Sommet des peuples espère accueillir par jour.
400 : c’est le nombre d’indiens qui vivront dans le village installé à l’occasion du Sommet des peuples à Rio de Janeiro. Provenant de vingt ethnies  brésiliennes comme les Guaranis, Tikunas, Tukanos, Gavioes, Kaiapos, Xavantes, Bororos etc...ils seront rejoints par 1200 indiens venus de toute l’Amérique.
600 : c’est le nombre d’ateliers autogérés qui auront lieu du 15 au 23 juin au sein du Sommet des peuples.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 03:45

Mélenchon refuse que "l'écologie soit la propriété privée d'EELV"

Martine Billard (à droite de Jean-Luc Mélenchon) demande aux dirigeants d'EELV de cesser les attaques contre le candidat du Front de gauche.

REUTERS

Etonné par les critiques des cadres d'Europe Ecologie-Les Verts dont a été l'objet Jean-Luc Mélenchon, le Front de gauche a décidé de répondre avec humour et pédagogie à leurs "camarades" écologistes. 

Les virulentes attaques des écolos contre Jean-Luc Mélenchon n'étaient pas passées inaperçues, mais le Front de gauche avait préféré attendre avant de répondre. C'est à présent chose faite. 

 

Fatigué de voir leur candidat traité d'homme du passé faisant de la politique "dans le rétroviseur" comme l'a affirmé Cécile Duflot il y a quinze jours, le Front de gauche vient de publier un "petit manuel de planification écologique à l'usage des dirigeants d'EELV". 

 

Les partisans de Jean-Luc Mélenchon ont même décidé de l'envoyer au siège écolo. Dans les jours qui viennent, les écologistes devraient donc recevoir un kit complet pour les convaincre que la planification écologique n'est pas un concept archaïque mais bien un projet crédible pour permettre à la France d'amorcer la transition écologique. 

Le Front de gauche a ramené l'écologie au coeur des débats

 

Présenté par la co-présidente du Parti de gauche, ce kit comprend un DVD de l'intervention de Jean-Luc Mélenchon face à France Nature Environnement en janvier dernier. La députée de Paris a également glissé sa proposition de loi visant à instaurer une planification écologique. Un texte que ses collègues écologistes comme Noël Mamère ou Yves Cochet avaient voté. 

 

Plus sérieusement, le Front de gauche a également intégré le décret du 3 janvier 1946 nommant Jean Monnet, "qui était loin d'être un bolchevik" dixit Martine Billard, à la tête du commissariat au Plan pour reconstruire la France après la guerre. 

L'idée du Front de gauche est de montrer que la planification est un concept adapté à l'urgence environnementale pour mettre en place une politique écologique globale. 

 

Ce dessin de Jean-François Batellier se trouve également dans le kit adressé aux dirigeants écologistes.

Ce dessin de Jean-François Batellier se trouve également dans le kit adressé aux dirigeants écologistes.

J.F.Battelier

 

Martine Billard espère ainsi que les écologistes vont cesser de critiquer Jean-Luc Mélenchon. "Nous comprenons leur nervosité face au succès du Front de Gauche, mais la solution n'est pas dans l'invective", assure-t-elle. Elle donne également un conseil aux Verts: "Qu'ils cessent de voir l'écologie comme leur propriété privée et qu'ils se félicitent que le Front de gauche ait ramené l'écologie au coeur des débats de la présidentielle." 

 

Duflot vs Mélenchon aux législatives?

 

Selon elle, Europe Ecologie-Les Verts se désespère aussi de voir certains soutiens historiques, comme l'actrice Anémone, Paul Ariès ou encore le biologiste Jacques Testard appeler désormais à voter pour le candidat de la planification écologique. 

 

A trois semaines du premier tour, Cécile Duflot et les siens savent qu'Eva Joly est condamnée à jouer un rôle de figurante dans l'élection présidentielle, contrairement à Jean-Luc Mélenchon qui, avec un score à deux chiffres au premier tour, serait au centre de l'attention à gauche devenant une force d'appoint importante pour François Hollande au second tour. 

Mais que la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-les Verts se rassure, elle pourrait avoir l'occasion de prendre sa revanche sur Jean-Luc Mélenchon. Leurs chemins pourraient en effet se croiser lors des prochaines législatives.

L'hypothèse de la candidature du leader du Front de gauche dans la 6ème circonscription de Paris, dans laquelle elle est déjà candidate, est "serieusement étudiée", dit-on au Front de gauche. 

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 18:09

 

Tribune 07/12/2011 à 12h53

Non au marchandage électoral ! Nous démissionnons d'EELV

 

 

Dix-huit membres du groupe local Argenteuil-Bezons (Val d'Oise) ont décidé de quitter Europe Ecologie - Les Verts, et publient sur Rue89 cette lettre ouverte à la direction du Parti, qui, selon eux, préfère se répartir des postes plutôt que de défendre des idées. Alors qu'Eva Joly chute à 3% dans le dernier sondage BVA, cette fronde de la base est plutôt dirigée contre la secrétaire nationale, Cécile Duflot.


Cécile Duflot, lors d'un meeting EELV à Lyon le 13 novembre 2010 (Robert Pratta/Reuters)

Au moment où la crise sociale et économique atteint un niveau des plus inquiétants, que les questions écologistes sont plus prégnantes que jamais avec les catastrophes que nous avons vécu récemment, au moment où commence une période électorale des plus déterminantes pour la gauche, au moment où notre société est en rupture de confiance et ne croit plus à nos valeurs républicaines de liberté, d'égalité et de solidarité, etc.

EELV est désespérément inaudible, absent des vrais débats politiques, et n'apparaît plus que pour donner une image de tambouille électorale, souvent au mépris de ses militants de base comme au mépris de ses propres statuts et textes fondateurs.

L'organisation et le fonctionnement d'EELV lors des investitures pour les dernières échéances électorales, des régionales en passant par les cantonales jusqu'aux sénatoriales, et aujourd'hui les législatives prouvent combien les militants de base sont ignorés et méprisés, et nos statuts adoptés démocratiquement sont désavoués.

EELV évolue vers un parti dirigé par ses éluEs et les salariéEs des éluEs. C'est une dérive grave car elle renforce également le sentiment d'exclusion d'une cour que certains fréquentent, mais dont les autres sont exclus !

Nous ne sommes pas seulement des colleurs d'affiches

La démocratie interne est bafouée dans l'intérêt d'une baronnie qui s'est créée contre l'intérêt général et contre l'intérêt collectif du mouvement défendu, néanmoins, jusqu'au bout, espérant toujours un changement qui n'est jamais venu. La règle du deux poids deux mesures règne de manière arbitraire, au mépris des règles statutaires, et s'impose à vous si vous avez le malheur de ne pas appartenir à la cour.

La direction doit savoir que nous ne sommes pas seulement des bras, distributeurs de tracts et colleurs d'affiches, et que nous n'acceptons pas d'être traités ainsi !

Des militantEs de terrain ont été sacrifiéEs pour satisfaire des dictats honteux et contraires à nos combats. Nous ne céderons pas devant l'impunité, le chantage ou les menaces.

Ceux qui gênent sont écartés

Quant à nos principes fondamentaux, ils sont en train de s'évaporer au fur et à mesure que la campagne législative approche et que des strapontins se dessinent, plus précisément pour les notables de cette cour.

Le partage des sièges lié à l'accord électoral s'est assis sur nos revendications de refus du cumul sous toutes ses formes, ou sur nos exigences en matière de nucléaire ou autres revendications d'urgence sociale. Notre volonté de justice sociale et de justice environnementale a été écartée au profit de certaines ambitions. Autant une ambition collective est légitime, autant nous avons l'impression que seules les ambitions personnelles sont aujourd'hui d'actualité !

Si les élections sont des moments importants pour porter haut et fort nos combats, pour faire connaître notre programme et faire émerger des voix, nous devons aussi mettre à profit les expériences et les compétences de ceux et celles qui ont fait leurs preuves…

Malheureusement ce n'est pas le cas, bien au contraire, si leur voix a gêné d'éventuels partenaires, sous divers prétextes EELV se charge de les écarter, de les faire taire et tente de les anéantir !...

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 07:01

 

Rupture 27/02/2012 à 12h22

Ecolos de toujours (ou presque), ils voteront Mélenchon

Marie Kostrz | Journaliste Rue89
 

Déçus par l'accord EELV-PS, séduits par un Mélenchon plus clair sur le nucléaire, des écologistes expliquent pourquoi ils se tournent vers le Front de Gauche.


Un cœur brisé (CarbonNYC/Flickr/CC)


 

Depuis l'accord passé avec le PS en novembre, les déçus d'EELV ont les yeux tournés vers Jean-Luc Mélenchon. Et selon Corinne Morel-Darleux, secrétaire nationale à l'écologie du Parti de Gauche, il seraient nombreux.

 

Beaucoup, ajoute-t-elle, confient vouloir voter Mélenchon sans pour autant quitter EELV. Le Front de Gauche a multiplié les gestes de bienvenue à leur égard dès la fin 2011.

 

Dans un texte intitulé « Camarades, et si l'herbe était plus verte ailleurs ? », Stéphane Lavignotte, ancien responsable des Verts, et Clémentine Autain, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, encouragent les militants d'EELV à les rejoindre :

« Nous nous adressons fraternellement et en toute sororité à nos amis – depuis parfois plus de vingt ans – qui militent à EELV pour une vraie alternative au système actuel et que nous voyons malheureux. [...]

Si vous quittez EELV, ne disparaissez pas dans la nature : l'écologie politique a toujours besoin de votre engagement. Nous pensons possible et utile de militer ensemble. »

 

 

Ceux qui ont répondu à l'appel expliquent leur choix.

EELV, « satellite du PS »

 

Non seulement Thomas Giry votera pour Jean-Luc Mélenchon, mais il participe désormais à la campagne du Front de Gauche. Le départ de ce membre du conseil fédéral d'EELV n'est pas passé inaperçu.

Ancien cadre d'Europe Ecologie - Les Verts, il a rendu publique sa décision en janvier. Deux mois après la conclusion de l'accord avec le PS, « parce qu'après dix-huit ans dans un parti, on ne part pas comme ça ». Pourtant, c'est bien l'alliance avec les socialistes qui a motivé son départ :

« Je me suis posé beaucoup de questions quand j'ai réalisé que l'accord signifiait qu'en cas d'une possible alternance, EELV renonçait à s'opposer à une vraie politique d'austérité. »

Il est loin d'être le seul pour qui l'accord a été une véritable ligne de faille. L'héritage d'extrême gauche qu'ont en commun une partie des militants écolos a motivé leur ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Quand le côté extrême gauche des écolos les rattrape

Mireille Teulé est « née chez les communistes ». Petite-fille d'une première adjointe au maire PCF qui l'a beaucoup influencée, cette ancienne professeure d'histoire-géographie a rejoint Europe Ecologie - Les Verts il y a deux ans. Elle aussi a décidé de confier sa voix au candidat du Front de Gauche :

« Je ne peux plus que voter pour lui ! EELV s'est placé comme satellite du PS, or c'est pour moi le symbole du néolibéralisme. »

Etablie dans l'Aquitaine, elle a milité pour la première fois en 2005 contre le Traité établissant une constitution pour l'Europe (TCE). La retraitée a exprimé son opposition au TCE au sein des comités anti-libéraux « auxquels des militants PS proches de Jean-Luc Mélenchon faisaient aussi partie ».

Le bilan local des élus PS d'Aquitaine a également pesé dans la balance :

« Ils soutiennent le projet de TGV-Aquitaine qui a endetté la région pour les cinquante ans à venir alors qu'il ne va absolument pas contribuer à désenclaver les petites communes isolées. »

2

Mélenchon, plus clair sur le nucléaire

 

Une chose est sûre : la campagne de Jean-Luc Mélenchon se drape de vert et cela plaît aux militants écolos. Sandrine Figuié, élue EELV à Martigues (Bouches-du-Rhône), a annoncé qu'elle mettait entre parenthèses son appartenance politique le temps de la campagne... afin de se consacrer au Front de Gauche.

Elle a été déçue par l'amollissement du combat écologique de son parti, conséquence directe de la signature de l'accord avec le PS :

« Les socialistes ne sont pas opposés au nucléaire. Quand je vois aujourd'hui que les Verts sont les alliés du PS, je me dis qu'on a beaucoup plus de choses à faire avec le Front de Gauche. On ne voit pas les militants PS mobilisés sur cette question. »

Au contraire, elle remarque que ceux du Front de Gauche sont « des gens de terrain, ancrés dans le monde associatif, au coude à coude dans les manifs ». Bref : des personnes « avec qui une alliance naturelle se noue ».

Consulter les citoyens sur le nucléaire : « Tout à fait d'accord »

C'est également la raison qui, après 38 ans de vote écolo, a mené Anne-Marie Imbert à se pencher sur le programme du Front de Gauche :

« J'habite non loin de la centrale nucléaire de Tricastin dans la vallée du Rhône et ici, beaucoup des militants de Sortir du nucléaire sont au Parti de Gauche en même temps. »

Selon elle, Jean-Luc Mélenchon est cette année « le seul candidat qui convient ». Europe Ecologie - Les Verts est à ses yeux très en retrait par rapport à ce qu'il aurait dû conclure avec le PS sur le nucléaire, c'est-à-dire l'arrêt total de l'activité des centrales. Elle ajoute :

« Même si toutes les formations du Front de Gauche ne sont pas d'accord sur ce point, ils proposent d'organiser un référendum, ce avec quoi je suis tout à fait d'accord. »

3

Lassés des luttes internes à EELV

 

Cette « ouverture d'esprit » reconnue au Front de Gauche a également plu aux militants d'EELV, souvent désabusés par les luttes internes qui ravagent leur parti.

Le lynchage dont Eva Joly est la victime au sein de son propre parti a démobilisé Sandrine Figuié :

« Ça me choque en tant que femme, ça me choque en tant que personne. »

Quasi unanimement, les militants et élus interviewés dénoncent l'arrivisme de la direction du parti : « Cécile Duflot ou Jean-Vincent Placé ont les dents longues », « tout le monde chez les écolos veut être élus, alors ça crée des problèmes »... Ils finissent par aller voir ailleurs.

Cette exaspération n'a pas échappé à Jean-Luc Mélenchon. Dès novembre, alors qu'Eva Joly est malmenée par son parti divisé sur l'accord avec le PS, il faisait d'une pierre deux coups en redoublant de sympathie envers Eva Joly la « courageuse » :

« Elle prend des engagements très forts sur le nucléaire et l'EPR et elle se fait faucher et démentir, je comprends que ça l'atteigne. »

4

Un vote « utile »

 

Aucun écolo sur le départ ne considère cependant Jean-Luc Mélenchon comme l'homme providentiel. Il s'agit avant toute chose de voter utile. Simon Imbert-Viers, conseiller fédéral EELV et responsable de la commission immigration, a lui aussi décidé de ne pas renouveler son adhésion à Europe Ecologie - Les Verts. Il votera Mélenchon dès le premier tour.

En désaccord total avec la politique d'immigration prônée par le PS, il estime au contraire que le Front de Gauche « ne commet pas d'erreur sur ces questions ». Il précise :

« Ce n'est pas un vote d'adhésion totale au Front de Gauche. Je ne suis pas en train de dire “c'est super, c'est magnifique”. Je me prononce en tant que citoyen, pour faire passer un message. »

Le but est souvent d'accroître le poids du Front de Gauche afin, dans le cas où François Hollande serait au second tour, de faire pression sur les décisions prises dans le futur par le PS. « Assurer une alternance et pas une simple alternative », résume un militant.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 14:27

Environnement - le 11 Décembre 2011

Climat : accord à minima cette nuit à Durban

Les représentants de quelque 190 pays ont adopté dimanche une feuille de route vers un accord pour tous les pays de la planète en 2015 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, lors de la conférence climat de Durban (Afrique du Sud).


L'objectif est que cet accord, dont la nature juridique devra encore être précisée, entre en vigueur à l'horizon 2020.

L'objectif de la communauté internationale est de limiter la hausse de la température de la planète à +2°C. L'addition des promesses des différents pays en termes de réductions d'émissions ne permet cependant pas, loin s'en faut, d'atteindre cet objectif. Selon une étude présentée cette semaine à Durban, le monde est engagé sur la voie d'une hausse de 3,5°C du thermomètre mondial.

 

Les ministres et délégués, au bord de l'épuisement après 14 jours de négociations et deux nuits blanches, ont également trouvé un accord pour poursuivre, au-delà de 2012, le protocole de Kyoto.

 

Une décision sur l'avenir de ce protocole, seul outil juridique contraignant qui limite les émissions de gaz à effet de serre de la plupart des pays industrialisés, était l'un des points clés du rendez-vous sud-africain.

 

Les pays en développement, qui en sont exonérés, y tiennent fermement car il offre une "paroi étanche" entre les pays du nord, qui ont une responsabilité "historique" dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, et le reste de la planète.

Conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, le protocole impose aux pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le CO2.

 

Les délégués se sont mis d'accord sur le lancement d'une deuxième période d'engagements qui concernera principalement l'Union européenne. Le Canada, le Japon et la Russie ont indiqué de longue date qu'ils ne souhaitaient pas s'engager une nouvelle fois.

 

La mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique, a également été adopté à Durban.

 

L'ONG Oxfam a vivement critiqué l'issue de cette réunion, jugeant que les négociateurs avaient "évité de peu un effondrement" du processus en se mettant d'accord sur "le strict minimum possible".

 

Maite Nkoana-Mashabane, ministre sud-africaine des Affaires étrangères qui préside la conférence, avait, dès le début de la séance plénière dans la nuit, reconnu que le paquet de décisions sur la table n'était "pas parfait", mais avait appelé à ne pas "laisser la perfection être l'ennemie du bien".

Après Durban, tout reste à faire ! 

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  retour de Durban, le 11 décembre 2011


Le rideau est tombé sur la Conférence de Durban. Les masques tombent aussi à l'issue d'un spectacle où les puissants auront joué au mieux les rôles qu'ils devaient tenir. Une fois de plus, leur comédie aura tenu le monde en haleine. Les tirades sur le devenir de l'humanité, la main sur le cœur, auront nourri les espoirs de tous ceux qui ont conscience du drame vers lequel court la planète. Les postures affichées auront même déclenché les applaudissements de quelques acteurs de second rang, relégués en figurants, mais tellement attachés à la moindre avancée.


Chacun savait pourtant que la partition avait été écrite par les gardiens du temple libéral, présents en souffleurs des pays industrialisés du Nord pendant toute la durée de la grande représentation finale. Les nations les plus riches ont su gérer avec cynisme leurs intérêts immédiats, conscientes que dans tout théâtre, pour reprendre la formule de Jean Vilar, « l'habit fait le moine ». Durban n'aura pas échappé à cette règle d'or !


Pour les autres, les peuples du Sud condamnés par le réchauffement de la planète, les petits Etats insulaires livrés à la montée des eaux, les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble du monde, le grand spectacle de Durban est tout simplement une terrible tragédie, celle d'une mort annoncée par la perspective d’une augmentation de 4° C en moyenne de la température mondiale.


Et si, au final, quelques espoirs sont affichés avec une feuille de route jusqu’en 2020, si la pièce n'est pas complètement jouée puisque reportée à la Conférence des Parties de 2012 (COP 18), chacun repart avec le sentiment d'un immense gâchis au regard des enjeux pour tous les habitants de la planète, tant l’écart est grand entre les décisions prises et les scénarios scientifiques pour éviter la catastrophe climatique.


Tous les peuples, d'une façon ou d'une autre, paieront un jour la note. Les uns, ceux qui espéraient tant, en connaissent déjà le prix, celui de la famine, de la guerre et de l'exode. D'autres vivront un temps l'illusion de « l'émergence », certes indispensable et voulue par leurs populations, mais combien illusoire dans ce contexte. Les autres, qui portent la responsabilité historique de ce suicide collectif, pensent avoir sauvegardé leurs privilèges qui ne sont en fait qu'un miroir aux alouettes au service d'une poignée de nantis.


Tout reste donc à faire aujourd'hui après cette occasion manquée. Le plus petit dénominateur commun qu’est le texte de cette « fin de partie » ne laisse qu'un espoir : une large mobilisation de tous les progressistes et humanistes de ce monde qui n'en finit pas de glisser vers sa perte. Faisons donc en sorte que naissent des débris de Durban l'immense mouvement des hommes de bonne volonté, avec une seule ligne de conduite : « L’Humain d’abord ! ». 

Livre

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 11:45

 

 

 

Site du député

Image 1


 

 Durban, vendredi 9 décembre 2011.

 

 

 Mon séjour à Durban aura été marqué par ma rencontre avec Daniel GENESTE (représentant CGT) et les délégués de la CSI (Confédération Syndicale Internationale), présente à la Conférence avec des propositions fortes.


 Cette implication syndicale est le résultat d'une réflexion collective à dimension mondiale avec des orientations acceptées par l'ensemble des syndicats affiliés à la CSI : une leçon que cette convergence internationale des travailleurs à l'opposé des États soumis quant à eux à leurs intérêts particuliers, avec des positions souvent au rabais.

 

 Le monde du travail est en effet en premières lignes quant aux orientations qui seront retenues par la Conférence. Si décisions il y a... L'enjeu pour la Confédération est de faire avancer l'exigence d'une "transition juste", c'est-à-dire prenant notamment en compte une nouvelle politique industrielle, la formation des travailleurs et le devenir des territoires. Rien ne peut se faire en effet sans un politique sociale offensive et un large consensus social.

 

 Non seulement les travailleurs ne doivent pas faire les frais des évolutions en cours, mais ils ont une place forte à assumer au sein de l'entreprise en particulier pour ce qu’ils appellent des "emplois décents" dans les nouveaux modes de production et les emplois verts. Aussi la CSI demande que soit confié un mandat à l'Organisation internationale du travail (OIT) sur les différents aspects liés au monde du travail dans les politiques d'adaptation climatique.

 

 Dans tous les pays, et en France notamment, cela rend encore plus d'actualité les propositions législatives pour donner plus de pouvoirs aux salariés dans les entreprises, dans le domaine économique pour de nouveaux choix de production, et sur les questions environnementales.


 Mais il est une question qui inquiète les syndicalistes à ce stade des négociations. Le loobying des groupes de pression des affaires et de la finance agit pour un texte au rabais sur les questions sociales. Surtout rien de concret ne doit sortir de Durban pour que ce sujet soit mis "sous la responsabilité de chaque État, selon leurs priorités et stratégie".


 Cette formulation torpillerait de fait la reconnaissance du dialogue social et le rôle légitime des représentants des travailleurs. Concrètement, ce serait graver le dumping et la concurrence entre les salariés, aussi nocifs aux hommes... qu'au climat !

Livre

Terrecommune

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 23:33

 

07-12-2011

Climat / Conférence de Durban : participation à la délégation française

Paris, le 6 décembre 2011


 

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui a débuté le 28 novembre, ne suscite pas le même intérêt médiatique que les précédents sommets de Copenhague et de Cancun. Pourtant, l’impératif se fait toujours plus pressant de trouver des points d’accords pour des avancées déterminantes dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.


 

Comme à Copenhague en décembre 2009, je fais partie de la délégation française accompagnant la ministre chargée de l’Ecologie et des négociations climatiques, qui comprend un représentant de chacun des groupes politiques de l’Assemblée nationale.


 

Trop de silence et de non-dits règnent sur le contenu de ces négociations, pourtant si décisives pour l’avenir de l’humanité. La lenteur et l’insuffisance des engagements internationaux ne doivent pas pousser les grandes puissances à se défiler devant leurs responsabilités.

 

 

Je serai pendant quatre jours, jusqu’à la clôture de la Conférence, un observateur attentif des engagements qui seront pris et des renoncements qui se profilent malheureusement. Au fur et à mesure du Sommet, je ferai part de mon point de vue personnel sur les négociations. Avec aussi une volonté particulière : celle de relayer les exigences contenues dans la « proposition de résolution sur les engagements internationaux à tenir en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de la préparation de la Conférence de Durban » que j’ai déposée il y a quelques semaines à l’Assemblée nationale, avec l’ensemble des Député-e-s communistes, citoyens et du Parti de gauche.

Pour en savoir plus : ci dessous Voir la proposition de résolution sur le climat

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 18:14

 

Tribune 07/12/2011 à 12h53
 

Dix-huit membres du groupe local Argenteuil-Bezons (Val d'Oise) ont décidé de quitter Europe Ecologie - Les Verts, et publient sur Rue89 cette lettre ouverte à la direction du Parti, qui, selon eux, préfère se répartir des postes plutôt que de défendre des idées. Alors qu'Eva Joly chute à 3% dans le dernier sondage BVA, cette fronde de la base est plutôt dirigée contre la secrétaire nationale, Cécile Duflot.


Cécile Duflot, lors d'un meeting EELV à Lyon le 13 novembre 2010 (Robert Pratta/Reuters)

 

Au moment où la crise sociale et économique atteint un niveau des plus inquiétants, que les questions écologistes sont plus prégnantes que jamais avec les catastrophes que nous avons vécu récemment, au moment où commence une période électorale des plus déterminantes pour la gauche, au moment où notre société est en rupture de confiance et ne croit plus à nos valeurs républicaines de liberté, d'égalité et de solidarité, etc.

 

EELV est désespérément inaudible, absent des vrais débats politiques, et n'apparaît plus que pour donner une image de tambouille électorale, souvent au mépris de ses militants de base comme au mépris de ses propres statuts et textes fondateurs.

 

L'organisation et le fonctionnement d'EELV lors des investitures pour les dernières échéances électorales, des régionales en passant par les cantonales jusqu'aux sénatoriales, et aujourd'hui les législatives prouvent combien les militants de base sont ignorés et méprisés, et nos statuts adoptés démocratiquement sont désavoués.

 

EELV évolue vers un parti dirigé par ses éluEs et les salariéEs des éluEs. C'est une dérive grave car elle renforce également le sentiment d'exclusion d'une cour que certains fréquentent, mais dont les autres sont exclus !

Nous ne sommes pas seulement des colleurs d'affiches

La démocratie interne est bafouée dans l'intérêt d'une baronnie qui s'est créée contre l'intérêt général et contre l'intérêt collectif du mouvement défendu, néanmoins, jusqu'au bout, espérant toujours un changement qui n'est jamais venu. La règle du deux poids deux mesures règne de manière arbitraire, au mépris des règles statutaires, et s'impose à vous si vous avez le malheur de ne pas appartenir à la cour.

 

La direction doit savoir que nous ne sommes pas seulement des bras, distributeurs de tracts et colleurs d'affiches, et que nous n'acceptons pas d'être traités ainsi ! Des militantEs de terrain ont été sacrifié(e)s pour satisfaire des dictaks honteux et contraires à nos combats. Nous ne céderons pas devant l'impunité, le chantage ou les menaces.

Ceux qui gênent sont écartés

Quant à nos principes fondamentaux, ils sont en train de s'évaporer au fur et à mesure que la campagne législative approche et que des strapontins se dessinent, plus précisément pour les notables de cette cour.

 

Le partage des sièges lié à l'accord électoral s'est assis sur nos revendications de refus du cumul sous toutes ses formes, ou sur nos exigences en matière de nucléaire ou autres revendications d'urgence sociale. Notre volonté de justice sociale et de justice environnementale a été écartée au profit de certaines ambitions. Autant une ambition collective est légitime, autant nous avons l'impression que seules les ambitions personnelles sont aujourd'hui d'actualité !

 

Si les élections sont des moments importants pour porter haut et fort nos combats, pour faire connaître notre programme et faire émerger des voix, nous devons aussi mettre à profit les expériences et les compétences de ceux et celles qui ont fait leurs preuves… Malheureusement ce n'est pas le cas, bien au contraire, si leur voix a gêné d'éventuels partenaires, sous divers prétextes EELV se charge de les écarter, de les faire taire et tente de les anéantir !

Nous donnons l'image de marchands de tapis

Nous pensions qu'une évolution sereine des Verts allait enfin être lancée grâce à EELV avec une réforme en profondeur. Or, si cette réforme a bien eu lieu, elle n'a pas été dans le sens que nous attendions et espérions !

 

Nous sommes passés de la démocratie à l'oligarchie. Notre radicalité d'hier dans les combats s'est transformée en marchandage électoral, et demain nous serons le PRG vert…

 

Aujourd'hui, avec l'image que nous donnons, nous sommes plus assimilés à des marchands de tapis qu'à des militants portant des convictions réelles, alors que depuis de longues années nous nous battons pour faire valoir nos idées.

Les militants de terrains des collectifs d'associations, syndicats, partis et de citoyens, que nous côtoyons depuis des années dans les différentes luttes locales (sans-papiers, nucléaire, solidarité Palestine, collectif logement, collectif poste, collectif hôpital, …) nous interpellent.

EELV n'est pas à la hauteur des enjeux

Le comportement de nos responsables nationaux est indigne des combats menés sur le terrain, qui ont permis à EELV de s'imposer localement.

 

Nous nous éloignons de plus en plus de nos convictions et des citoyens/citoyennes qui attendent de nous une réponse concrète, mais que nous sommes incapables de comprendre !

 

Nous savons que l'avenir va être dur, même si la gauche gagne on sait déjà qu'elle ne sera pas fidèle à ses promesses et ses engagements. Nous devons donc défendre une ligne politique clairement à gauche si nous voulons retrouver la confiance des citoyens et citoyennes.

 

Mais nous sommes devant un triste constat : EELV n'est pas à la hauteur des enjeux politiques que la société actuelle et ses défis nous imposent.

Relations schizophréniques avec le Parti socialiste

Alors qu'on nous appelle au rassemblement, la démarche de la direction apparaît de plus en plus incohérente, contradictoire et électoraliste. A cela s'ajoute la confusion des orientations politiques entre notre candidate Eva Joly, que nous soutenons et en qui nous avions beaucoup d'espoirs, et nos responsables nationaux, à qui la tribune médiatique donne toute la place, laissant ainsi surgir de plus en plus de stratégies personnelles, d'incohérences et de contradictions dont nous refusons d'assumer la responsabilité puisque nous ne les partageons pas, pis nous les refusons avec force et détermination.

 

Nous savons que nous sommes nombreux et nombreuses à partager ce constat désastreux. Nous avons pris conscience que la force de l'écologie politique, qui nous avait amené à faire confiance à EELV, est abandonnée au profit de manœuvres d'appareil et de relations schizophréniques avec un Parti socialiste qui nous méprise, nous ridiculise et veut nous mettre sous tutelle. Mais nous le disons avec force, nous ne sommes pas des supplétifs, et nous ne serons jamais ni des collaborateurs, ni des godillots !

Nous quittons EELV et résisterons dans la rue

Nous sommes profondément déçus et révoltés par cette situation : perte de crédibilité, disqualification, méfiance, faiblesse de la réflexion dans divers domaines, pas de valorisation du travail effectué par certain(e)s, que ce soit en tant qu'élu(e)s ou militant(e)s de terrain, …

 

Si parfois la direction fait semblant de se mettre en colère, le PS étant indispensable pour permettre d'obtenir quelques sièges, elle préfère se taire sur les reculs de nos fondamentaux, adopter la langue de bois, faire la sourde oreille et refuser de voir la vérité en face...

 

Mais ce n'est pas ainsi que nous construirons une alternative crédible à la politique sécuritaire et répressive d'une droite de plus en plus populiste, sécuritaire et raciste !

 

Les signataires de cette lettre ont décidé de présenter collectivement leur démission, après plusieurs semaines de réflexions et de discussions.Ils considèrent que EELV ne ressemble plus en rien au mouvement qu'ils avaient rejoint pour faire de la politique autrement et porter leurs combats.

 

Ainsi ils préfèrent quitter EELV, résister dans la rue et continuer à mener des combats la tête haute, dans le respect des libertés de chacun, mais en se faisant également respecter…

Pourquoi ne pas se battre en interne pour changer les choses ?

Parce que nous ne croyons plus que ce soit possible de changer EELV de l'intérieur où on ne respecte plus ni les militants, ni la démocratie, ni nos propres règles, etc.

 

Parce que nous ne voulons pas continuer une politique de l'autruche stérile et hypocrite, qui par son silence légitime le reniement de nos fondamentaux,

 

Parce que nous avons fait le choix de poursuivre nos combats avec force et vigueur, sur le terrain associatif et avec les mouvements alternatifs dans la dignité qui honore nos luttes.

Les dix-huit signataires :

  • Karim Heddi,
  • Rachid Douidi,
  • Atika Sahraoui,
  • Saida Benhmad,
  • Claudine Thiery,
  • Abdelhafid AlhouariI,
  • Latifa Bouazza Alhouari,
  • Hamid Derouiche,
  • Fatima Cherouite- Tibari,
  • Eric Chambenoit,
  • Zohra,
  • Khadija Retiel,
  • Gérard Trainoir,
  • Alima Boumediene,
  • Rhita ,
  • Abdelhadi Zahaouani,
  • Mohamed Belaid,
  • Christian Guerbert.
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Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 13:52

Nous avions alerté la semaine passée sur les dangers de la conclusion d'un accord réalisé à la hâte, et en dehors de tout débat public, entre le PS et EELV sur les enjeux énergétiques. Nous considérions en effet qu'il n'était pas possible que l'avenir énergétique de la France se règle par des « tractations de couloirs » en échange de circonscriptions.

 

Le résultat est là, comme le souligne Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, « Un accord bâclé, sans ambition réelle pour une politique cohérente de transition énergétique, avec des dangers évidents pour la maîtrise publique et industrielle de la filière, le sort des salariés et les tarifs de l'énergie ».


Ainsi cet accord comporte l'engagement de la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim, l'arrêt du retraitement et la filière MOX (combustible) mais aussi la réduction de la consommation d'électricité ! Le contenu de cet accord provoque de l'inquiétude et de la colère chez les salariés du nucléaire.

 

Arrêter un site nucléaire, ce sont des conséquences économiques, sociales en cascade ! Ce sont des familles entières qui vont se trouver prises en otage, subissant la délocalisation de leur emploi, voire la perte de celui-ci. Comment, pour des forces de gauche, prendre de telles décisions sans leur donner voix au chapitre ?

 

La polémique relative à la valse hésitation du passage concernant la filière MOX dans le texte du PS conforte notre opinion sur la légèreté d'un compromis politicien qui risque – s’il devait être confirmé – de compromettre l'avenir énergétique de notre pays.

 

Le Front de gauche propose une autre méthode incluant les citoyens : un grand débat public national et citoyen auquel seront associés les salariés.

 

Un débat conduit de façon sérieuse et approfondie, tranché par un référendum. La gauche pour réussir le changement et assurer le droit à l'énergie pour toutes et tous, à un prix abordable, ne peut faire l'impasse sur cette exigence démocratique.

 

C'est la seule méthode qui vaille puisque ce débat traverse tout le pays, toute la gauche, y compris le Front de gauche, sur la question du nucléaire.

 

Nous considérons que la première des urgences est de faire face aux risques patents du réchauffement climatique et donc d'élaborer un plan de sortie des énergies carbonées. Plus généralement nous sommes favorables à un plan d'économies d'énergies. Nous visons la sobriété énergétique c'est à dire moins de consommation pour des usages identiques.

 

Pour ce qui est du nucléaire, l'avenir de la filière doit être tranché dans le cadre d'une vision d'ensemble de la transition énergétique. Le PCF est favorable au maintien d'une filière industrielle 100% publique et mieux sécurisée au sein d'un mixe énergétique rééquilibré.

 

Pour ce faire nous versons au débat la proposition de la création d'un véritable service public à travers la constitution d’un pôle public de l’énergie, émancipé des logiques financières ; contrairement à ce qu’organisent actuellement les partis de droite et le MEDEF dans le secteur : privatisation et sous-traitance.

 

Ce pôle serait doté de capacités d'investissement dans la recherche, dans la promotion d'un plan industriel de développement des énergies renouvelables et de nouvelles capacités de production, tout en maintenant un coût d’accès à l’énergie acceptable pour tous les usagers.

 

Il s’agirait également de fédérer tous les acteurs de la filière énergétique, qu’ils relèvent de la recherche, de la production ou de la distribution de l’énergie, et en premier lieu EDF, GDF, du CEA et d’AREVA et ceci pour aller vers de nouvelles formes de nationalisations.

 

En toute indépendance, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avec l’appui technique de l'Institut de recherche en sûreté nucléaire (IRSN) doivent rester les outils de contrôle de la sûreté et de la radioprotection.

 

Que le débat s'ouvre vraiment à gauche !

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 18:47

 

« Le débat énergétique ne peut se satisfaire de tractations de couloirs »

Le débat public et citoyen sur la politique énergétique de la France prend de l’ampleur dans le cadre des élections présidentielles et  législatives 2012. Ce débat doit se poursuivre de manière sérieuse et approfondie.
 
Or des tractations sont en cours, entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts visant à attribuer quelques postes de députés à ces derniers sur la base de la fermeture d’unités de production nucléaire ou l’arrêt du chantier de l’EPR de Flamanville
 
Les communistes n’ont pas l’intention de laisser les batailles politiciennes guider la politique énergétique de la France. Ils proposent, avec leurs partenaires, dans le cadre du programme populaire partagé du Front de Gauche, un grand débat public sur les enjeux énergétiques permettant aux citoyen-nes et aux salarié-es d’en être partie prenante.
 
En effet, en aucune façon, la politique énergétique de la gauche pour la France et l’Europe ne peut s’affranchir des enjeux énergétiques planétaires tels que le droit à l’énergie pour tous à un prix abordable, le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources, le développement de la recherche, la complémentarité des sources d’énergie avec les ENR, la sécurité de toutes les installations … La gravité de la situation qui peut mettre en péril l’avenir de notre planète et de l’humanité mérite l’examen de réponses pertinentes et réalistes sans exclusive. Ce débat ne peut se satisfaire de tractations de couloirs.
 
C’est d’autant plus déterminant que l’avenir de bons nombres de salariés et de familles de ces régions en découle, tout comme les factures énergétiques des Français qui atteignent déjà les limites du tolérable.
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BRUNO FORNACIARI

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