Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 15:43

La France a durablement besoin du nucléaire, dit Batho au Medef

JOUY-EN-JOSAS, Yvelines (Reuters) - La France a durablement besoin du nucléaire pour satisfaire ses besoins énergétiques, maintenir la compétitivité de ses entreprises et soutenir ses exportations, a dit jeudi la ministre de l'Ecologie et de l'Energie.

 

Delphine Batho était interrogée lors de l'université d'été du Medef sur la polémique causée par des propos identiques du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui avaient suscité des tiraillements avec les écologistes.

"La France a durablement besoin du nucléaire" et doit développer massivement en parallèle les énergies renouvelables, a-t-elle déclaré devant un parterre de chefs d'entreprise.

 

Elle a rappelé les engagements de François Hollande pendant la campagne électorale et concrétisés dans un accord entre le PS et les Verts : faire passer de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité en France d'ici 2025.

Maintenir la filière est important "pour des raisons de sécurité d'approvisionnement en électricité, pour des raisons évidemment aussi de coûts et de compétitivité de l'accès à l'énergie" et pour la politique industrielle à l'export, a-t-elle ajouté.

"Nous voyons les choses non pas en opposition mais en complémentarité et nous pensons qu'on peut maintenir les emplois dans le nucléaire et développer l'emploi dans le solaire, dans l'éolien, dans la géothermie, dans les énergies marines", a-t-elle ensuite dit à des journalistes.

 

Arnaud Montebourg avait provoqué en début de semaine la colère des alliés écologistes du Parti socialiste en déclarant que le nucléaire était une "filière d'avenir". Les écologistes ont deux ministres au gouvernement.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
commenter cet article
28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 02:17

Politique - le 27 Août 2012

 

Nucléaire : maladresse ou "provocation" volontaire ?

Arnaud Montebourg en déclarant que le nucléaire est "une filière d'avenir" a relancé le débat qui opposait le P.S et EELV au début la campagne présidentielle de 2012. Le ministre du Redressement productif a fait renaître les craintes et les colères des "écolos".


"Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d'avenir". Par cette petite phrase, Arnaud Montebourg a relancé la polémique qui divise les socialistes et les Verts. Noël Mamère a d'ailleurs déclaré que cette sortie du ministre du Redressement productif était une "provocation". Il se pourrait que le député-maire de Bègles ne soit pas si loin de la vérité. Dans un premier temps, les écolos ont tenté de se rassurer en estimant que ce n'était que  des "propos isolés" dixit Jean-Philippe Magnen, porte-parole du parti EELV, qui a rappelé que "nos interlocuteurs restent le Premier ministre, le président de la République et le PS". Le porte-parole du P.S, David Assouline, a lui aussi essayé d'éteindre la polémique en expliquant que ce n'était que l'expression d'un "sentiment personnel". C'était sans compter sur le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui a apporté son soutien à Arnaud Montebourg. Le ministre de l'Intérieur qui entretient depuis son entrée en fonction des rapports houleux avec les Verts, a estimé que la filière nucléaire est "incontestablement" et "évidemment" une filière d'avenir. Ces deux ministres, très présents sur la scène médiatique, ne pouvaient ignorer qu'en se lançant sur le terrain du nucléaire, ils allaient soulever une levée de bouclier chez EELV pour qui l'opposition au nucléaire "est dans l'ADN des Verts" selon les propres mots d'Eva Joly, ex-candidate à l'Élysée.

 

Pour expliquer ces sorties il faut peut-être aller voir du côté de la fronde anti-traité budgétaire européen qui  se met en place dans le parti écologiste. Lancées par le Front de Gauche et le journal l'Humanité, cette opposition au traité européen comme l'exigence de la tenue d'un référendum, a fait quelques émules chez certaines têtes d'affiches des Verts. Eva Joly, ancienne candidate EELV à la course  présidentielle, Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts au Sénat et François de Rugy, coprésident du groupe écologiste à l'assemblée nationale ont déclaré qu'ils étaient contre ce traité européen et, pour les deux élus, qu'ils ne le voteraient pas. Ces positions, loin d'être isolées, prennent de l'ampleur chez  les militants qui semblent être majoritairement contre ce traité.


Or ce rapprochement avec le Front de Gauche, sur la question européenne n'est pas du goût des socialistes, surtout depuis la passe d'armes qui a opposé Jean-luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Les propos d'Arnaud Montebourg ne serait finalement pas si maladroit que ça. La question du nucléaire est peut-être l'occasion  pour les socialistes de rappeler au Verts que ce sont eux qui définissent les orientations du gouvernement et qu'en cas de défection de leur partenaire écolo, ils pourraient bien oublier certaines promesses faites durant la campagne présidentielle.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
commenter cet article
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 05:27

Duflot : "j'ai une muselière qui permet un peu de l'ouvrir"

Le 24/08/2012 à 06:58 - Le nouvel Observateur

 

Un Vert au gouvernement, à quoi ça sert ? C’est la question à laquelle ont répondu les deux ministres écologistes du gouvernement Ayrault hier devant leurs militants.

 

©Nouvel Observateur

C’est ce qui s’appelle jeter un froid : invité à animer le débat "Des écologistes au gouvernement, pour quoi faire ?" aux journées d’été d’Europe-Ecologie-les- Verts à Poitiers, le journaliste du Monde Hervé Kempf, spécialisé dans l’environnement, a très rapidement fait rire jaune les deux membres du gouvernement Ayrault présents à la tribune : Cécile Duflot et Pascal Canfin.


Le journaliste a en effet entamé la séance en soulignant avec malice que dans aucun autre parti on ne se poserait ce genre de questions. Avant de lister les couleuvres avalées selon lui par les Verts depuis les débuts du gouvernement Ayrault : l’éviction de Nicole Bricq du Ministère de l’Ecologie, la poursuite des mines d’uranium au Niger, le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes ou encore la relance du projet de surgénérateur Astrid… "Vu ce qu’a fait Hollande, on se demande s’il n’a pas mis des Verts au gouvernement pour se débarrasser des écologistes", a-t-il lancé, provocateur.


"Elle a gagné 90% des arbitrages"
Le ministre délégué au Développement et la ministre du Logement et de l’Egalité des territoires ne s’attendaient pas vraiment à une telle entrée en matière. D’autant qu’Isabelle Autissier, présidente de WWF, en a rajouté en exprimant les désillusions des ONG depuis le Grenelle et leurs craintes sur l’avenir, notamment sur la question des gaz de schiste.
Alors des écolos au Conseil des ministres, pour faire quoi ...

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
commenter cet article
7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 11:29
Accueil > Politique > EELV et la Légion d'honneur : merci Cécile Duflot !

EELV et la Légion d'honneur : merci Cécile Duflot !

La ministre a récompensé plusieurs membres de son parti. La droite lui reproche "d'arroser de décorations ses camarades".

 
Abonnez-vous au
Nouvel Observateur

La ministre de l'Egalité des territoires et du Logement Cécile Duflot. (c) Afp

La ministre de l'Egalité des territoires et du Logement Cécile Duflot. (c) Afp

Cécile Duflot sait remercier ses amis. Pour la promotion du 14 juillet 2012 de la Légion d’honneur, de nombreux membres de son parti, EELV, ont été faits chevaliers (28) et officiers (2). C’est d’abord un blogueur, "Authueil", qui a révélé l’information le 14 juillet, reprise par "Le Point", le jeudi 2 août.

Parmi les personnes décorées, on retrouve Dominique Voynet, ancienne sénatrice de Seine-Saint-Denis, maire de Montreuil depuis 2008 et membre d’Europe Ecologie – Les Verts. Mais aussi, Catherine Calmet-Rebérioux, secrétaire générale du groupe EELV au conseil régional d'Ile-de-France. D’autres Verts figurent dans la promotion comme Jean-François Caron (maire EELV de Loos-en-Gohelle depuis 2001), Jean Malet (conseiller régional EELV et maire de Mezy-sur-Seine), Maryse Oudjaoudi, (militante et candidate EELV dans l'Isère aux dernières législatives) ou encore Michèle Rivet (vice-présidente écologiste du conseil régional du Centre).

"C'est ça le changement !"

Les commentaires à droite sont nombreux et assez virulents, notamment via les réseaux sociaux. D’autant plus qu’aucun élu de droite n’a été décoré. "C’est ça le changement !", ironise le député UMP Lionnel Luca :

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
commenter cet article
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 12:01

 

La ministre du Logement vient de décerner deux croix d'officier et vingt-huit croix de chevalier. Beaucoup pour un tout nouveau ministre !

Cécile Duflot, ministre du Logement, Verte.

Cécile Duflot, ministre du Logement, Verte. © Bertrand Langlois / AFP

 

On trouve un concentré de militants verts, d'élus et de responsables d'office HLM de la région parisienne, comme l'a révélé le 14 juillet dernier le blogueur se présentant sous le pseudonyme d'Authueil. Bien entendu, ce qui saute tout de suite aux yeux, c'est le nom de Dominique Voynet. Mais on trouve aussi Catherine Calmet-Rebérioux, secrétaire générale du groupe Vert au conseil régional d'Ile-de-France ; Jean-François Caron, maire Vert de Loos-en-Gohelle dans le Nord ; Jean Malet, conseiller régional Vert et maire de Mezy-sur-Seine ; Maryse Oudjaoudi, militante et candidate Verte dans l'Isère aux dernières législatives ; Michèle Rivet, vice-présidente Verte du conseil régional du Centre, détaille d'Authueil qui a pris le soin de parcourir dès le 14 juillet la première promotion de la Légion d'honneur du gouvernement Ayrault.

À côté d'eux, des élus de gauche d'Ile-de-France : l'adjoint au logement de la Ville de Paris, la maire de Saint-Ouen, le maire d'Arcueil, un adjoint au maire de Saint-Denis. Et puis quelques personnalités du monde du logement "social", dont la directrice générale de la SIEMP, la Société d'économie mixte immobilière de la Ville de Paris, mais aussi le directeur général de l'établissement foncier d'Ile-de-France (et ancien directeur de cabinet d'un ministre socialiste du Logement).

Bizarrerie statistique

Dans le lot, principalement des Parisiens, et bizarrerie statistique, deux personnalités de Châteauroux : une conseillère générale socialiste et la présidente de la Ligue des droits de l'homme. On se demande qui, dans le cabinet de Cécile Duflot, vient de l'Indre. C'est Manuel Flam, secrétaire fédéral du PS dans l'Indre et qui vient d'être nommé directeur de cabinet de Cécile Duflot, selon La Nouvelle République. Proche de Michel Sapin, Manuel Flam est un ancien haut fonctionnaire de Bercy, expert de la fiscalité verte et "hollandiste" de la première heure. Inutile de vous dire qu'il n'y a pas la moindre trace de gens de droite dans l'ensemble des médaillés du quota de Cécile Duflot.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
commenter cet article
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 23:28

Environnement - le 14 Juin 2012

Geneviève Azam d'Attac : "L’économie verte, c’est la marchandisation de la nature"

Geneviève Azam, économiste et membre du conseil scientifique d’Attac nous explique l'importance du Somment des Peuples, qui se tiendra du 15 au 23 juin à Rio. Cette rencontre se veut une alternative réelle et constructive au Rio+20. Droit des peuples, critique de l’économie verte, ce sommet anti lobby propose une autre voie.

L'Humanité.fr : Comment est né le Sommet des peuples ?


Geneviève Azam : Le Sommet des peuples est un sommet alternatif au Rio+20. Nous connaissons déjà une grande partie des résultats du sommet. Des brouillons des conclusions qui vont être données ont circulé et nous savons qu’il n’y aura pas d’avancée significative. Au sein du Sommet des peuples, nous voulons réfléchir et émettre des déclarations communes, énoncer des positionnements politiques qui nous feront avancer vers la transition énergétique.

 

Qu’est-ce qui ne va pas dans Rio+20 ?


Le sommet de la Terre est parasité par une présence très forte de lobbys industriels, peut-être plus que jamais jamais dans un sommet de l’ONU. Il y a une critique partagée parmi tous les participants au Sommet des peuples (même si l’on observe des nuances) de l’économie verte. L’économie verte, c’est la marchandisation de la nature. Nous refusons que s’exerce un droit de propriété sur la nature, qui ne peut pas être gérée de manière rationnelle. Les services écosystémiques sont rendus gratuitement. C’est l’une des principales critiques que l’on peut faire du Rio+20.

 

Comment se positionne le Sommet des peuples par rapport au Rio+20 ?


Le Sommet des peuples n’est pas contre le Sommet de l’ONU. C’est pour cette raison que de nombreuses associations seront à la fois présente au Sommet de la terre et au Sommet des peuples. Il faut faire le lien entre les deux sommets.

 

Quels sont les thèmes qui seront spécifiquement abordés pendant le Sommet des peuples ?


Les droits humains, les droits de la terre, les droits sociaux ou les droits écologiques seront abordés. Globalement, le Sommet des peuples est là pour réaffirmer des droits et tenter de les protéger. C’est d’ailleurs normalement ce qu’on devrait pouvoir attendre du Sommet de la terre.

 

Au Brésil, en quoi ces problématiques sont plus importantes qu’ailleurs ?


Le Sommet de la terre est né sous l’initiative du gouvernement Lula. Aujourd’hui, le Brésil fait partie des pays qui poussent le plus au développement de cette économie verte. Le lobby agroindustriel brésilien est extrêmement puissant. On le vot à travers la construction du gigantesque barrage de Belo Monte ou de la poursuite de la déforestation. Pour une puissance émergente comme le Brésil, l’économie verte apparaît comme une manne pour satisfaire les besoins sociaux, éradiquer la pauvreté. Mais c’est une erreur. On peut très bien satisfaire les besoins sociaux des peuples sans économie verte.

 

Quelle est la position de l’ONU vis-à-vis du Sommet des peuples ?


Elle ne le reconnaît pas.

 

Depuis combien de temps travaillez-tout à la préparation de ce Sommet ?


Cela fait plusieurs mois, sinon années. A chaque grand rassemblement international nous y travaillons. Que ce soit au Forum socil de Porto Alegre, au G20 de Nice ou au Forum social de Dakar par exemple.

 

Le Sommet des Peuples en chiffres :
200 : c’est le nombre d’associations brésiliennes et internationales à l’initiative de la « Cupula dos Povos ».
15 000 : c’est le nombre de personnes que le Sommet des peuples espère accueillir par jour.
400 : c’est le nombre d’indiens qui vivront dans le village installé à l’occasion du Sommet des peuples à Rio de Janeiro. Provenant de vingt ethnies  brésiliennes comme les Guaranis, Tikunas, Tukanos, Gavioes, Kaiapos, Xavantes, Bororos etc...ils seront rejoints par 1200 indiens venus de toute l’Amérique.
600 : c’est le nombre d’ateliers autogérés qui auront lieu du 15 au 23 juin au sein du Sommet des peuples.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
commenter cet article
3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 04:45

Mélenchon refuse que "l'écologie soit la propriété privée d'EELV"

Martine Billard (à droite de Jean-Luc Mélenchon) demande aux dirigeants d'EELV de cesser les attaques contre le candidat du Front de gauche.

REUTERS

Etonné par les critiques des cadres d'Europe Ecologie-Les Verts dont a été l'objet Jean-Luc Mélenchon, le Front de gauche a décidé de répondre avec humour et pédagogie à leurs "camarades" écologistes. 

Les virulentes attaques des écolos contre Jean-Luc Mélenchon n'étaient pas passées inaperçues, mais le Front de gauche avait préféré attendre avant de répondre. C'est à présent chose faite. 

 

Fatigué de voir leur candidat traité d'homme du passé faisant de la politique "dans le rétroviseur" comme l'a affirmé Cécile Duflot il y a quinze jours, le Front de gauche vient de publier un "petit manuel de planification écologique à l'usage des dirigeants d'EELV". 

 

Les partisans de Jean-Luc Mélenchon ont même décidé de l'envoyer au siège écolo. Dans les jours qui viennent, les écologistes devraient donc recevoir un kit complet pour les convaincre que la planification écologique n'est pas un concept archaïque mais bien un projet crédible pour permettre à la France d'amorcer la transition écologique. 

Le Front de gauche a ramené l'écologie au coeur des débats

 

Présenté par la co-présidente du Parti de gauche, ce kit comprend un DVD de l'intervention de Jean-Luc Mélenchon face à France Nature Environnement en janvier dernier. La députée de Paris a également glissé sa proposition de loi visant à instaurer une planification écologique. Un texte que ses collègues écologistes comme Noël Mamère ou Yves Cochet avaient voté. 

 

Plus sérieusement, le Front de gauche a également intégré le décret du 3 janvier 1946 nommant Jean Monnet, "qui était loin d'être un bolchevik" dixit Martine Billard, à la tête du commissariat au Plan pour reconstruire la France après la guerre. 

L'idée du Front de gauche est de montrer que la planification est un concept adapté à l'urgence environnementale pour mettre en place une politique écologique globale. 

 

Ce dessin de Jean-François Batellier se trouve également dans le kit adressé aux dirigeants écologistes.

Ce dessin de Jean-François Batellier se trouve également dans le kit adressé aux dirigeants écologistes.

J.F.Battelier

 

Martine Billard espère ainsi que les écologistes vont cesser de critiquer Jean-Luc Mélenchon. "Nous comprenons leur nervosité face au succès du Front de Gauche, mais la solution n'est pas dans l'invective", assure-t-elle. Elle donne également un conseil aux Verts: "Qu'ils cessent de voir l'écologie comme leur propriété privée et qu'ils se félicitent que le Front de gauche ait ramené l'écologie au coeur des débats de la présidentielle." 

 

Duflot vs Mélenchon aux législatives?

 

Selon elle, Europe Ecologie-Les Verts se désespère aussi de voir certains soutiens historiques, comme l'actrice Anémone, Paul Ariès ou encore le biologiste Jacques Testard appeler désormais à voter pour le candidat de la planification écologique. 

 

A trois semaines du premier tour, Cécile Duflot et les siens savent qu'Eva Joly est condamnée à jouer un rôle de figurante dans l'élection présidentielle, contrairement à Jean-Luc Mélenchon qui, avec un score à deux chiffres au premier tour, serait au centre de l'attention à gauche devenant une force d'appoint importante pour François Hollande au second tour. 

Mais que la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-les Verts se rassure, elle pourrait avoir l'occasion de prendre sa revanche sur Jean-Luc Mélenchon. Leurs chemins pourraient en effet se croiser lors des prochaines législatives.

L'hypothèse de la candidature du leader du Front de gauche dans la 6ème circonscription de Paris, dans laquelle elle est déjà candidate, est "serieusement étudiée", dit-on au Front de gauche. 

 

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
commenter cet article
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 19:09

 

Tribune 07/12/2011 à 12h53

Non au marchandage électoral ! Nous démissionnons d'EELV

 

 

Dix-huit membres du groupe local Argenteuil-Bezons (Val d'Oise) ont décidé de quitter Europe Ecologie - Les Verts, et publient sur Rue89 cette lettre ouverte à la direction du Parti, qui, selon eux, préfère se répartir des postes plutôt que de défendre des idées. Alors qu'Eva Joly chute à 3% dans le dernier sondage BVA, cette fronde de la base est plutôt dirigée contre la secrétaire nationale, Cécile Duflot.


Cécile Duflot, lors d'un meeting EELV à Lyon le 13 novembre 2010 (Robert Pratta/Reuters)

Au moment où la crise sociale et économique atteint un niveau des plus inquiétants, que les questions écologistes sont plus prégnantes que jamais avec les catastrophes que nous avons vécu récemment, au moment où commence une période électorale des plus déterminantes pour la gauche, au moment où notre société est en rupture de confiance et ne croit plus à nos valeurs républicaines de liberté, d'égalité et de solidarité, etc.

EELV est désespérément inaudible, absent des vrais débats politiques, et n'apparaît plus que pour donner une image de tambouille électorale, souvent au mépris de ses militants de base comme au mépris de ses propres statuts et textes fondateurs.

L'organisation et le fonctionnement d'EELV lors des investitures pour les dernières échéances électorales, des régionales en passant par les cantonales jusqu'aux sénatoriales, et aujourd'hui les législatives prouvent combien les militants de base sont ignorés et méprisés, et nos statuts adoptés démocratiquement sont désavoués.

EELV évolue vers un parti dirigé par ses éluEs et les salariéEs des éluEs. C'est une dérive grave car elle renforce également le sentiment d'exclusion d'une cour que certains fréquentent, mais dont les autres sont exclus !

Nous ne sommes pas seulement des colleurs d'affiches

La démocratie interne est bafouée dans l'intérêt d'une baronnie qui s'est créée contre l'intérêt général et contre l'intérêt collectif du mouvement défendu, néanmoins, jusqu'au bout, espérant toujours un changement qui n'est jamais venu. La règle du deux poids deux mesures règne de manière arbitraire, au mépris des règles statutaires, et s'impose à vous si vous avez le malheur de ne pas appartenir à la cour.

La direction doit savoir que nous ne sommes pas seulement des bras, distributeurs de tracts et colleurs d'affiches, et que nous n'acceptons pas d'être traités ainsi !

Des militantEs de terrain ont été sacrifiéEs pour satisfaire des dictats honteux et contraires à nos combats. Nous ne céderons pas devant l'impunité, le chantage ou les menaces.

Ceux qui gênent sont écartés

Quant à nos principes fondamentaux, ils sont en train de s'évaporer au fur et à mesure que la campagne législative approche et que des strapontins se dessinent, plus précisément pour les notables de cette cour.

Le partage des sièges lié à l'accord électoral s'est assis sur nos revendications de refus du cumul sous toutes ses formes, ou sur nos exigences en matière de nucléaire ou autres revendications d'urgence sociale. Notre volonté de justice sociale et de justice environnementale a été écartée au profit de certaines ambitions. Autant une ambition collective est légitime, autant nous avons l'impression que seules les ambitions personnelles sont aujourd'hui d'actualité !

Si les élections sont des moments importants pour porter haut et fort nos combats, pour faire connaître notre programme et faire émerger des voix, nous devons aussi mettre à profit les expériences et les compétences de ceux et celles qui ont fait leurs preuves…

Malheureusement ce n'est pas le cas, bien au contraire, si leur voix a gêné d'éventuels partenaires, sous divers prétextes EELV se charge de les écarter, de les faire taire et tente de les anéantir !...

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
commenter cet article
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:01

 

Rupture 27/02/2012 à 12h22

Ecolos de toujours (ou presque), ils voteront Mélenchon

Marie Kostrz | Journaliste Rue89
 

Déçus par l'accord EELV-PS, séduits par un Mélenchon plus clair sur le nucléaire, des écologistes expliquent pourquoi ils se tournent vers le Front de Gauche.


Un cœur brisé (CarbonNYC/Flickr/CC)


 

Depuis l'accord passé avec le PS en novembre, les déçus d'EELV ont les yeux tournés vers Jean-Luc Mélenchon. Et selon Corinne Morel-Darleux, secrétaire nationale à l'écologie du Parti de Gauche, il seraient nombreux.

 

Beaucoup, ajoute-t-elle, confient vouloir voter Mélenchon sans pour autant quitter EELV. Le Front de Gauche a multiplié les gestes de bienvenue à leur égard dès la fin 2011.

 

Dans un texte intitulé « Camarades, et si l'herbe était plus verte ailleurs ? », Stéphane Lavignotte, ancien responsable des Verts, et Clémentine Autain, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, encouragent les militants d'EELV à les rejoindre :

« Nous nous adressons fraternellement et en toute sororité à nos amis – depuis parfois plus de vingt ans – qui militent à EELV pour une vraie alternative au système actuel et que nous voyons malheureux. [...]

Si vous quittez EELV, ne disparaissez pas dans la nature : l'écologie politique a toujours besoin de votre engagement. Nous pensons possible et utile de militer ensemble. »

 

 

Ceux qui ont répondu à l'appel expliquent leur choix.

EELV, « satellite du PS »

 

Non seulement Thomas Giry votera pour Jean-Luc Mélenchon, mais il participe désormais à la campagne du Front de Gauche. Le départ de ce membre du conseil fédéral d'EELV n'est pas passé inaperçu.

Ancien cadre d'Europe Ecologie - Les Verts, il a rendu publique sa décision en janvier. Deux mois après la conclusion de l'accord avec le PS, « parce qu'après dix-huit ans dans un parti, on ne part pas comme ça ». Pourtant, c'est bien l'alliance avec les socialistes qui a motivé son départ :

« Je me suis posé beaucoup de questions quand j'ai réalisé que l'accord signifiait qu'en cas d'une possible alternance, EELV renonçait à s'opposer à une vraie politique d'austérité. »

Il est loin d'être le seul pour qui l'accord a été une véritable ligne de faille. L'héritage d'extrême gauche qu'ont en commun une partie des militants écolos a motivé leur ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Quand le côté extrême gauche des écolos les rattrape

Mireille Teulé est « née chez les communistes ». Petite-fille d'une première adjointe au maire PCF qui l'a beaucoup influencée, cette ancienne professeure d'histoire-géographie a rejoint Europe Ecologie - Les Verts il y a deux ans. Elle aussi a décidé de confier sa voix au candidat du Front de Gauche :

« Je ne peux plus que voter pour lui ! EELV s'est placé comme satellite du PS, or c'est pour moi le symbole du néolibéralisme. »

Etablie dans l'Aquitaine, elle a milité pour la première fois en 2005 contre le Traité établissant une constitution pour l'Europe (TCE). La retraitée a exprimé son opposition au TCE au sein des comités anti-libéraux « auxquels des militants PS proches de Jean-Luc Mélenchon faisaient aussi partie ».

Le bilan local des élus PS d'Aquitaine a également pesé dans la balance :

« Ils soutiennent le projet de TGV-Aquitaine qui a endetté la région pour les cinquante ans à venir alors qu'il ne va absolument pas contribuer à désenclaver les petites communes isolées. »

2

Mélenchon, plus clair sur le nucléaire

 

Une chose est sûre : la campagne de Jean-Luc Mélenchon se drape de vert et cela plaît aux militants écolos. Sandrine Figuié, élue EELV à Martigues (Bouches-du-Rhône), a annoncé qu'elle mettait entre parenthèses son appartenance politique le temps de la campagne... afin de se consacrer au Front de Gauche.

Elle a été déçue par l'amollissement du combat écologique de son parti, conséquence directe de la signature de l'accord avec le PS :

« Les socialistes ne sont pas opposés au nucléaire. Quand je vois aujourd'hui que les Verts sont les alliés du PS, je me dis qu'on a beaucoup plus de choses à faire avec le Front de Gauche. On ne voit pas les militants PS mobilisés sur cette question. »

Au contraire, elle remarque que ceux du Front de Gauche sont « des gens de terrain, ancrés dans le monde associatif, au coude à coude dans les manifs ». Bref : des personnes « avec qui une alliance naturelle se noue ».

Consulter les citoyens sur le nucléaire : « Tout à fait d'accord »

C'est également la raison qui, après 38 ans de vote écolo, a mené Anne-Marie Imbert à se pencher sur le programme du Front de Gauche :

« J'habite non loin de la centrale nucléaire de Tricastin dans la vallée du Rhône et ici, beaucoup des militants de Sortir du nucléaire sont au Parti de Gauche en même temps. »

Selon elle, Jean-Luc Mélenchon est cette année « le seul candidat qui convient ». Europe Ecologie - Les Verts est à ses yeux très en retrait par rapport à ce qu'il aurait dû conclure avec le PS sur le nucléaire, c'est-à-dire l'arrêt total de l'activité des centrales. Elle ajoute :

« Même si toutes les formations du Front de Gauche ne sont pas d'accord sur ce point, ils proposent d'organiser un référendum, ce avec quoi je suis tout à fait d'accord. »

3

Lassés des luttes internes à EELV

 

Cette « ouverture d'esprit » reconnue au Front de Gauche a également plu aux militants d'EELV, souvent désabusés par les luttes internes qui ravagent leur parti.

Le lynchage dont Eva Joly est la victime au sein de son propre parti a démobilisé Sandrine Figuié :

« Ça me choque en tant que femme, ça me choque en tant que personne. »

Quasi unanimement, les militants et élus interviewés dénoncent l'arrivisme de la direction du parti : « Cécile Duflot ou Jean-Vincent Placé ont les dents longues », « tout le monde chez les écolos veut être élus, alors ça crée des problèmes »... Ils finissent par aller voir ailleurs.

Cette exaspération n'a pas échappé à Jean-Luc Mélenchon. Dès novembre, alors qu'Eva Joly est malmenée par son parti divisé sur l'accord avec le PS, il faisait d'une pierre deux coups en redoublant de sympathie envers Eva Joly la « courageuse » :

« Elle prend des engagements très forts sur le nucléaire et l'EPR et elle se fait faucher et démentir, je comprends que ça l'atteigne. »

4

Un vote « utile »

 

Aucun écolo sur le départ ne considère cependant Jean-Luc Mélenchon comme l'homme providentiel. Il s'agit avant toute chose de voter utile. Simon Imbert-Viers, conseiller fédéral EELV et responsable de la commission immigration, a lui aussi décidé de ne pas renouveler son adhésion à Europe Ecologie - Les Verts. Il votera Mélenchon dès le premier tour.

En désaccord total avec la politique d'immigration prônée par le PS, il estime au contraire que le Front de Gauche « ne commet pas d'erreur sur ces questions ». Il précise :

« Ce n'est pas un vote d'adhésion totale au Front de Gauche. Je ne suis pas en train de dire “c'est super, c'est magnifique”. Je me prononce en tant que citoyen, pour faire passer un message. »

Le but est souvent d'accroître le poids du Front de Gauche afin, dans le cas où François Hollande serait au second tour, de faire pression sur les décisions prises dans le futur par le PS. « Assurer une alternance et pas une simple alternative », résume un militant.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
commenter cet article
11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 15:27

Environnement - le 11 Décembre 2011

Climat : accord à minima cette nuit à Durban

Les représentants de quelque 190 pays ont adopté dimanche une feuille de route vers un accord pour tous les pays de la planète en 2015 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, lors de la conférence climat de Durban (Afrique du Sud).


L'objectif est que cet accord, dont la nature juridique devra encore être précisée, entre en vigueur à l'horizon 2020.

L'objectif de la communauté internationale est de limiter la hausse de la température de la planète à +2°C. L'addition des promesses des différents pays en termes de réductions d'émissions ne permet cependant pas, loin s'en faut, d'atteindre cet objectif. Selon une étude présentée cette semaine à Durban, le monde est engagé sur la voie d'une hausse de 3,5°C du thermomètre mondial.

 

Les ministres et délégués, au bord de l'épuisement après 14 jours de négociations et deux nuits blanches, ont également trouvé un accord pour poursuivre, au-delà de 2012, le protocole de Kyoto.

 

Une décision sur l'avenir de ce protocole, seul outil juridique contraignant qui limite les émissions de gaz à effet de serre de la plupart des pays industrialisés, était l'un des points clés du rendez-vous sud-africain.

 

Les pays en développement, qui en sont exonérés, y tiennent fermement car il offre une "paroi étanche" entre les pays du nord, qui ont une responsabilité "historique" dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, et le reste de la planète.

Conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, le protocole impose aux pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le CO2.

 

Les délégués se sont mis d'accord sur le lancement d'une deuxième période d'engagements qui concernera principalement l'Union européenne. Le Canada, le Japon et la Russie ont indiqué de longue date qu'ils ne souhaitaient pas s'engager une nouvelle fois.

 

La mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique, a également été adopté à Durban.

 

L'ONG Oxfam a vivement critiqué l'issue de cette réunion, jugeant que les négociateurs avaient "évité de peu un effondrement" du processus en se mettant d'accord sur "le strict minimum possible".

 

Maite Nkoana-Mashabane, ministre sud-africaine des Affaires étrangères qui préside la conférence, avait, dès le début de la séance plénière dans la nuit, reconnu que le paquet de décisions sur la table n'était "pas parfait", mais avait appelé à ne pas "laisser la perfection être l'ennemie du bien".

Après Durban, tout reste à faire ! 

badge.php.png

 

  retour de Durban, le 11 décembre 2011


Le rideau est tombé sur la Conférence de Durban. Les masques tombent aussi à l'issue d'un spectacle où les puissants auront joué au mieux les rôles qu'ils devaient tenir. Une fois de plus, leur comédie aura tenu le monde en haleine. Les tirades sur le devenir de l'humanité, la main sur le cœur, auront nourri les espoirs de tous ceux qui ont conscience du drame vers lequel court la planète. Les postures affichées auront même déclenché les applaudissements de quelques acteurs de second rang, relégués en figurants, mais tellement attachés à la moindre avancée.


Chacun savait pourtant que la partition avait été écrite par les gardiens du temple libéral, présents en souffleurs des pays industrialisés du Nord pendant toute la durée de la grande représentation finale. Les nations les plus riches ont su gérer avec cynisme leurs intérêts immédiats, conscientes que dans tout théâtre, pour reprendre la formule de Jean Vilar, « l'habit fait le moine ». Durban n'aura pas échappé à cette règle d'or !


Pour les autres, les peuples du Sud condamnés par le réchauffement de la planète, les petits Etats insulaires livrés à la montée des eaux, les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble du monde, le grand spectacle de Durban est tout simplement une terrible tragédie, celle d'une mort annoncée par la perspective d’une augmentation de 4° C en moyenne de la température mondiale.


Et si, au final, quelques espoirs sont affichés avec une feuille de route jusqu’en 2020, si la pièce n'est pas complètement jouée puisque reportée à la Conférence des Parties de 2012 (COP 18), chacun repart avec le sentiment d'un immense gâchis au regard des enjeux pour tous les habitants de la planète, tant l’écart est grand entre les décisions prises et les scénarios scientifiques pour éviter la catastrophe climatique.


Tous les peuples, d'une façon ou d'une autre, paieront un jour la note. Les uns, ceux qui espéraient tant, en connaissent déjà le prix, celui de la famine, de la guerre et de l'exode. D'autres vivront un temps l'illusion de « l'émergence », certes indispensable et voulue par leurs populations, mais combien illusoire dans ce contexte. Les autres, qui portent la responsabilité historique de ce suicide collectif, pensent avoir sauvegardé leurs privilèges qui ne sont en fait qu'un miroir aux alouettes au service d'une poignée de nantis.


Tout reste donc à faire aujourd'hui après cette occasion manquée. Le plus petit dénominateur commun qu’est le texte de cette « fin de partie » ne laisse qu'un espoir : une large mobilisation de tous les progressistes et humanistes de ce monde qui n'en finit pas de glisser vers sa perte. Faisons donc en sorte que naissent des débris de Durban l'immense mouvement des hommes de bonne volonté, avec une seule ligne de conduite : « L’Humain d’abord ! ». 

Livre

Terrecommune

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre