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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 19:14

 

Tribune 07/12/2011 à 12h53
 

Dix-huit membres du groupe local Argenteuil-Bezons (Val d'Oise) ont décidé de quitter Europe Ecologie - Les Verts, et publient sur Rue89 cette lettre ouverte à la direction du Parti, qui, selon eux, préfère se répartir des postes plutôt que de défendre des idées. Alors qu'Eva Joly chute à 3% dans le dernier sondage BVA, cette fronde de la base est plutôt dirigée contre la secrétaire nationale, Cécile Duflot.


Cécile Duflot, lors d'un meeting EELV à Lyon le 13 novembre 2010 (Robert Pratta/Reuters)

 

Au moment où la crise sociale et économique atteint un niveau des plus inquiétants, que les questions écologistes sont plus prégnantes que jamais avec les catastrophes que nous avons vécu récemment, au moment où commence une période électorale des plus déterminantes pour la gauche, au moment où notre société est en rupture de confiance et ne croit plus à nos valeurs républicaines de liberté, d'égalité et de solidarité, etc.

 

EELV est désespérément inaudible, absent des vrais débats politiques, et n'apparaît plus que pour donner une image de tambouille électorale, souvent au mépris de ses militants de base comme au mépris de ses propres statuts et textes fondateurs.

 

L'organisation et le fonctionnement d'EELV lors des investitures pour les dernières échéances électorales, des régionales en passant par les cantonales jusqu'aux sénatoriales, et aujourd'hui les législatives prouvent combien les militants de base sont ignorés et méprisés, et nos statuts adoptés démocratiquement sont désavoués.

 

EELV évolue vers un parti dirigé par ses éluEs et les salariéEs des éluEs. C'est une dérive grave car elle renforce également le sentiment d'exclusion d'une cour que certains fréquentent, mais dont les autres sont exclus !

Nous ne sommes pas seulement des colleurs d'affiches

La démocratie interne est bafouée dans l'intérêt d'une baronnie qui s'est créée contre l'intérêt général et contre l'intérêt collectif du mouvement défendu, néanmoins, jusqu'au bout, espérant toujours un changement qui n'est jamais venu. La règle du deux poids deux mesures règne de manière arbitraire, au mépris des règles statutaires, et s'impose à vous si vous avez le malheur de ne pas appartenir à la cour.

 

La direction doit savoir que nous ne sommes pas seulement des bras, distributeurs de tracts et colleurs d'affiches, et que nous n'acceptons pas d'être traités ainsi ! Des militantEs de terrain ont été sacrifié(e)s pour satisfaire des dictaks honteux et contraires à nos combats. Nous ne céderons pas devant l'impunité, le chantage ou les menaces.

Ceux qui gênent sont écartés

Quant à nos principes fondamentaux, ils sont en train de s'évaporer au fur et à mesure que la campagne législative approche et que des strapontins se dessinent, plus précisément pour les notables de cette cour.

 

Le partage des sièges lié à l'accord électoral s'est assis sur nos revendications de refus du cumul sous toutes ses formes, ou sur nos exigences en matière de nucléaire ou autres revendications d'urgence sociale. Notre volonté de justice sociale et de justice environnementale a été écartée au profit de certaines ambitions. Autant une ambition collective est légitime, autant nous avons l'impression que seules les ambitions personnelles sont aujourd'hui d'actualité !

 

Si les élections sont des moments importants pour porter haut et fort nos combats, pour faire connaître notre programme et faire émerger des voix, nous devons aussi mettre à profit les expériences et les compétences de ceux et celles qui ont fait leurs preuves… Malheureusement ce n'est pas le cas, bien au contraire, si leur voix a gêné d'éventuels partenaires, sous divers prétextes EELV se charge de les écarter, de les faire taire et tente de les anéantir !

Nous donnons l'image de marchands de tapis

Nous pensions qu'une évolution sereine des Verts allait enfin être lancée grâce à EELV avec une réforme en profondeur. Or, si cette réforme a bien eu lieu, elle n'a pas été dans le sens que nous attendions et espérions !

 

Nous sommes passés de la démocratie à l'oligarchie. Notre radicalité d'hier dans les combats s'est transformée en marchandage électoral, et demain nous serons le PRG vert…

 

Aujourd'hui, avec l'image que nous donnons, nous sommes plus assimilés à des marchands de tapis qu'à des militants portant des convictions réelles, alors que depuis de longues années nous nous battons pour faire valoir nos idées.

Les militants de terrains des collectifs d'associations, syndicats, partis et de citoyens, que nous côtoyons depuis des années dans les différentes luttes locales (sans-papiers, nucléaire, solidarité Palestine, collectif logement, collectif poste, collectif hôpital, …) nous interpellent.

EELV n'est pas à la hauteur des enjeux

Le comportement de nos responsables nationaux est indigne des combats menés sur le terrain, qui ont permis à EELV de s'imposer localement.

 

Nous nous éloignons de plus en plus de nos convictions et des citoyens/citoyennes qui attendent de nous une réponse concrète, mais que nous sommes incapables de comprendre !

 

Nous savons que l'avenir va être dur, même si la gauche gagne on sait déjà qu'elle ne sera pas fidèle à ses promesses et ses engagements. Nous devons donc défendre une ligne politique clairement à gauche si nous voulons retrouver la confiance des citoyens et citoyennes.

 

Mais nous sommes devant un triste constat : EELV n'est pas à la hauteur des enjeux politiques que la société actuelle et ses défis nous imposent.

Relations schizophréniques avec le Parti socialiste

Alors qu'on nous appelle au rassemblement, la démarche de la direction apparaît de plus en plus incohérente, contradictoire et électoraliste. A cela s'ajoute la confusion des orientations politiques entre notre candidate Eva Joly, que nous soutenons et en qui nous avions beaucoup d'espoirs, et nos responsables nationaux, à qui la tribune médiatique donne toute la place, laissant ainsi surgir de plus en plus de stratégies personnelles, d'incohérences et de contradictions dont nous refusons d'assumer la responsabilité puisque nous ne les partageons pas, pis nous les refusons avec force et détermination.

 

Nous savons que nous sommes nombreux et nombreuses à partager ce constat désastreux. Nous avons pris conscience que la force de l'écologie politique, qui nous avait amené à faire confiance à EELV, est abandonnée au profit de manœuvres d'appareil et de relations schizophréniques avec un Parti socialiste qui nous méprise, nous ridiculise et veut nous mettre sous tutelle. Mais nous le disons avec force, nous ne sommes pas des supplétifs, et nous ne serons jamais ni des collaborateurs, ni des godillots !

Nous quittons EELV et résisterons dans la rue

Nous sommes profondément déçus et révoltés par cette situation : perte de crédibilité, disqualification, méfiance, faiblesse de la réflexion dans divers domaines, pas de valorisation du travail effectué par certain(e)s, que ce soit en tant qu'élu(e)s ou militant(e)s de terrain, …

 

Si parfois la direction fait semblant de se mettre en colère, le PS étant indispensable pour permettre d'obtenir quelques sièges, elle préfère se taire sur les reculs de nos fondamentaux, adopter la langue de bois, faire la sourde oreille et refuser de voir la vérité en face...

 

Mais ce n'est pas ainsi que nous construirons une alternative crédible à la politique sécuritaire et répressive d'une droite de plus en plus populiste, sécuritaire et raciste !

 

Les signataires de cette lettre ont décidé de présenter collectivement leur démission, après plusieurs semaines de réflexions et de discussions.Ils considèrent que EELV ne ressemble plus en rien au mouvement qu'ils avaient rejoint pour faire de la politique autrement et porter leurs combats.

 

Ainsi ils préfèrent quitter EELV, résister dans la rue et continuer à mener des combats la tête haute, dans le respect des libertés de chacun, mais en se faisant également respecter…

Pourquoi ne pas se battre en interne pour changer les choses ?

Parce que nous ne croyons plus que ce soit possible de changer EELV de l'intérieur où on ne respecte plus ni les militants, ni la démocratie, ni nos propres règles, etc.

 

Parce que nous ne voulons pas continuer une politique de l'autruche stérile et hypocrite, qui par son silence légitime le reniement de nos fondamentaux,

 

Parce que nous avons fait le choix de poursuivre nos combats avec force et vigueur, sur le terrain associatif et avec les mouvements alternatifs dans la dignité qui honore nos luttes.

Les dix-huit signataires :

  • Karim Heddi,
  • Rachid Douidi,
  • Atika Sahraoui,
  • Saida Benhmad,
  • Claudine Thiery,
  • Abdelhafid AlhouariI,
  • Latifa Bouazza Alhouari,
  • Hamid Derouiche,
  • Fatima Cherouite- Tibari,
  • Eric Chambenoit,
  • Zohra,
  • Khadija Retiel,
  • Gérard Trainoir,
  • Alima Boumediene,
  • Rhita ,
  • Abdelhadi Zahaouani,
  • Mohamed Belaid,
  • Christian Guerbert.
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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 14:52

Nous avions alerté la semaine passée sur les dangers de la conclusion d'un accord réalisé à la hâte, et en dehors de tout débat public, entre le PS et EELV sur les enjeux énergétiques. Nous considérions en effet qu'il n'était pas possible que l'avenir énergétique de la France se règle par des « tractations de couloirs » en échange de circonscriptions.

 

Le résultat est là, comme le souligne Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, « Un accord bâclé, sans ambition réelle pour une politique cohérente de transition énergétique, avec des dangers évidents pour la maîtrise publique et industrielle de la filière, le sort des salariés et les tarifs de l'énergie ».


Ainsi cet accord comporte l'engagement de la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim, l'arrêt du retraitement et la filière MOX (combustible) mais aussi la réduction de la consommation d'électricité ! Le contenu de cet accord provoque de l'inquiétude et de la colère chez les salariés du nucléaire.

 

Arrêter un site nucléaire, ce sont des conséquences économiques, sociales en cascade ! Ce sont des familles entières qui vont se trouver prises en otage, subissant la délocalisation de leur emploi, voire la perte de celui-ci. Comment, pour des forces de gauche, prendre de telles décisions sans leur donner voix au chapitre ?

 

La polémique relative à la valse hésitation du passage concernant la filière MOX dans le texte du PS conforte notre opinion sur la légèreté d'un compromis politicien qui risque – s’il devait être confirmé – de compromettre l'avenir énergétique de notre pays.

 

Le Front de gauche propose une autre méthode incluant les citoyens : un grand débat public national et citoyen auquel seront associés les salariés.

 

Un débat conduit de façon sérieuse et approfondie, tranché par un référendum. La gauche pour réussir le changement et assurer le droit à l'énergie pour toutes et tous, à un prix abordable, ne peut faire l'impasse sur cette exigence démocratique.

 

C'est la seule méthode qui vaille puisque ce débat traverse tout le pays, toute la gauche, y compris le Front de gauche, sur la question du nucléaire.

 

Nous considérons que la première des urgences est de faire face aux risques patents du réchauffement climatique et donc d'élaborer un plan de sortie des énergies carbonées. Plus généralement nous sommes favorables à un plan d'économies d'énergies. Nous visons la sobriété énergétique c'est à dire moins de consommation pour des usages identiques.

 

Pour ce qui est du nucléaire, l'avenir de la filière doit être tranché dans le cadre d'une vision d'ensemble de la transition énergétique. Le PCF est favorable au maintien d'une filière industrielle 100% publique et mieux sécurisée au sein d'un mixe énergétique rééquilibré.

 

Pour ce faire nous versons au débat la proposition de la création d'un véritable service public à travers la constitution d’un pôle public de l’énergie, émancipé des logiques financières ; contrairement à ce qu’organisent actuellement les partis de droite et le MEDEF dans le secteur : privatisation et sous-traitance.

 

Ce pôle serait doté de capacités d'investissement dans la recherche, dans la promotion d'un plan industriel de développement des énergies renouvelables et de nouvelles capacités de production, tout en maintenant un coût d’accès à l’énergie acceptable pour tous les usagers.

 

Il s’agirait également de fédérer tous les acteurs de la filière énergétique, qu’ils relèvent de la recherche, de la production ou de la distribution de l’énergie, et en premier lieu EDF, GDF, du CEA et d’AREVA et ceci pour aller vers de nouvelles formes de nationalisations.

 

En toute indépendance, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avec l’appui technique de l'Institut de recherche en sûreté nucléaire (IRSN) doivent rester les outils de contrôle de la sûreté et de la radioprotection.

 

Que le débat s'ouvre vraiment à gauche !

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 19:47

 

« Le débat énergétique ne peut se satisfaire de tractations de couloirs »

Le débat public et citoyen sur la politique énergétique de la France prend de l’ampleur dans le cadre des élections présidentielles et  législatives 2012. Ce débat doit se poursuivre de manière sérieuse et approfondie.
 
Or des tractations sont en cours, entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts visant à attribuer quelques postes de députés à ces derniers sur la base de la fermeture d’unités de production nucléaire ou l’arrêt du chantier de l’EPR de Flamanville
 
Les communistes n’ont pas l’intention de laisser les batailles politiciennes guider la politique énergétique de la France. Ils proposent, avec leurs partenaires, dans le cadre du programme populaire partagé du Front de Gauche, un grand débat public sur les enjeux énergétiques permettant aux citoyen-nes et aux salarié-es d’en être partie prenante.
 
En effet, en aucune façon, la politique énergétique de la gauche pour la France et l’Europe ne peut s’affranchir des enjeux énergétiques planétaires tels que le droit à l’énergie pour tous à un prix abordable, le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources, le développement de la recherche, la complémentarité des sources d’énergie avec les ENR, la sécurité de toutes les installations … La gravité de la situation qui peut mettre en péril l’avenir de notre planète et de l’humanité mérite l’examen de réponses pertinentes et réalistes sans exclusive. Ce débat ne peut se satisfaire de tractations de couloirs.
 
C’est d’autant plus déterminant que l’avenir de bons nombres de salariés et de familles de ces régions en découle, tout comme les factures énergétiques des Français qui atteignent déjà les limites du tolérable.
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 08:26
ARCHIVES. Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes, a dénoncé, dans une lettre à Martine Aubry et François Hollande, les discussions entre le PS et EELV.

ARCHIVES. Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes, a dénoncé, dans une lettre à Martine Aubry et François Hollande, les discussions entre le PS et EELV. 

 

«Tractations de couloirs», «manoeuvre politicienne»... Côté PCF, il semblerait que les négociations EELV-PS commencent à agacer. Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes, s'est d'ailleurs fendu d'une lettre à Martine Aubry et «Les informations dont nous disposons sur vos discussions avec Europe Ecologie-Les Verts pour des accords de candidatures communes nous interrogent», y écrit l'élu. «Le débat énergétique ne peut se satisfaire de tractations de couloirs», peut-on lire dans le même temps sur le site du parti.

«Pour répondre à la crise, plusieurs propositions existent à gauche», rappelle Muzeau

Ce qui inquiète Roland Muzeau? Le député croit savoir que «des accords PS et EELV (sont) envisagés contre des députés communistes, républicains, citoyens, Parti de Gauche sortants». «De telles décisions s'apparenteraient à une manoeuvre politicienne qui irait à l'encontre des attentes de nos concitoyennes et concitoyens qui souhaitent aujourd'hui des engagements clairs pour un changement profond et attendent de nous une autre façon de faire de la politique», prévient-il.

Le député estime que «pour répondre à la crise, plusieurs propositions existent à gauche, et le Front de Gauche aspire à ce que le premier tour des élections présidentielle et législatives permette aux électeurs de choisir entre elles. Dans un second temps, il s'agira de battre la droite. Ce doit être là, le seul objectif de tout accord électoral». «La gauche ne pourra pas gagner contre la droite sans sa composante populaire et anti-libérale», prédit-il par ailleurs.

Le PCF propose «un grand débat public sur les enjeux énergétiques»

Le site du PCF dénonce de son côté «des tractations (...) visant à attribuer quelques postes de députés à ces derniers sur la base de la fermeture d’unités de production nucléaire ou l’arrêt du chantier de l’EPR de Flamanville». «Les communistes n’ont pas l’intention de laisser les batailles politiciennes guider la politique énergétique de la France», est-il écrit sur le site internet qui propose «un grand débat public sur les enjeux énergétiques».

«La gravité de la situation qui peut mettre en péril l’avenir de notre planète et de l’humanité mérite l’examen de réponses pertinentes et réalistes sans exclusive. Ce débat ne peut se satisfaire de tractations de couloirs», conclut la note.

LeParisien.fr  

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 06:58

Dépassé par Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit boude

 

 

Daniel Cohn-Bendit a annoncé ce lundi qu'il ne viendrait pas au congrès d'Europe Ecologie-Les Verts, qui se tient à La Rochelle de vendredi à dimanche. Son message, posté sur le site du Nouvel obs, posté fait suite à l'échec de sa motion lors du vote des militants dimanche.

"Je n’y vais pas", a confié le fondateur d'Europe Ecologie, reconnaissant un "échec" après les 26,55% obtenus par sa motion dimanche lors du vote des militants réunis en congrès décentralisés. La liste de la secrétaire nationale sortante, Cécile Duflot, a recueilli la majorité avec 50,25% selon les résultats définitifs diffusé lundi, et est assurée d'être réélue à la tête du rassemblement samedi.

C’est "une défaite pour tout le monde. Il y a eu 56% d’abstention, sans compter les votes par procuration. Les deux tiers de ceux qui se sont mobilisés sont des anciens Verts", déplore le coprésident des Verts au Parlement européen."Notre défaite à nous, c’est de ne pas avoir réussi à mobiliser au-delà d’un cercle de sympathisants restreints. Mais est-ce que je ne suis pas un peu naïf en voulant faire un parti politique différent ? Pour moi en tout cas, la phase parti, c’est terminé! Je suis au niveau européen, point à la ligne", conclut-il. (à lire: Eva Joly ou Nicolas Hulot, gauche ou centre gauche?)

Par cette campagne interne, Daniel Cohn-Bendit entendait développer sa "coopérative" pour les sympathisants non adhérents, en toute autonomie du parti. Il voulait aussi "débureaucratiser" le mouvement qui n'est, selon lui, "pas à la hauteur de l'espoir" né des élections européennes de 2009 avec ses 15.000 adhérents.

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 08:51

 

Chasse: fin de l'examen du texte à l'Assemblée, vote le 17 mai

PARIS — L'Assemblée se prononcera mardi prochain par un vote solennel sur une proposition de loi UMP sur la chasse, dont l'examen a pris fin dans la nuit de mercredi à jeudi, qui concerne 1,3 millions de chasseurs et des associations de l'environnement.

 

Le député PCF André Chassaigne (Puy-de-Dôme) a déjà annoncé qu'il voterait pour le texte de Jérôme Bignon (Somme) "portant diverses dispositions d'ordre cynégétique", "car il introduit le monde de la chasse dans les questions environnementales".

"Je crois surtout que, des élections nationales approchant, la chasse aux électeurs est ouverte !", a lancé pour sa part le député écologiste François de Rugy, ravivant l'habituel clivage entre les Verts et les chasseurs.

"Si le texte restait en l'état, avec ses nombreux articles qui posent problème, nous voterions contre", a ajouté M. de Rugy.

La proposition de loi de M. Bignon prévoit notamment de reconnaître "le rôle de la chasse comme instrument efficace de gestion de la biodiversité".

Elle reconnaît "le rôle des fédérations départementales des chasseurs en matière d'information et d'éducation au développement durable en matière de préservation de la faune sauvage et de ses habitats".

M. Bignon est le député UMP qui a battu en 2007 Vincent Peillon (PS). Celui-ci avait été agressé par des chasseurs quand il était député de la Somme entre 1997 et 2002. M. de Rugy a rappelé cet incident - pour le déplorer - dans son intervention.

Au fil des débats, avec Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie) au banc du gouvernement, l'Assemblée a adopté un amendement qui prévoit d'adapter les horaires d'ouverture de la "chasse à la passée" (qui vise les canards à l'aube et au crépuscule) en fonction de l'heure du lever et du coucher de soleil selon les départements.

Dans un communiqué, des associations ont dénoncé le texte et "les chasseurs embusqués derrière les parlementaires".

"France nature environnement, la Ligue pour la protection des oiseaux, la Ligue ROC et la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH) dénoncent les revendications de certains députés, qui se font les porte-parole des chasseurs les plus extrémistes", écrivent les associations dans un communiqué.

Le Sénat avait déjà adopté le 5 mai à la quasi-unanimité une proposition de loi UMP visant "à moderniser le droit de la chasse".

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 11:08

 

Société - le 9 Mai 2011

Enquête.

 Les éléments s’accumulent pour montrer le rôle néfaste des produits phytosanitaires sur l’environnement et la santé. Derrière la mise en accusation des produits, c’est un système qu’il faut changer pour en sortir.

Les pesticides n’ont décidément pas bonne presse. Si les mots ont un sens, ceux qu’on utilise le confirment : alors qu’il y a encore quelques années on parlait seulement de produits phytosanitaires, le recours de plus en plus fréquent au terme de « pesticides » dénote le glissement qui s’est produit. Avec les phytosanitaires, on est dans le registre du soin. Quand on parle de pesticides – insecticides, herbicides, fongicides … – on se situe clairement dans le registre de la destruction. Et on englobe au passage les fertilisants qui, eux, n’ont pas vocation à détruire quoi que ce soit… même si leur utilisation massive n’a, elle non plus, rien d’anodin.

 

Pourtant, tel n’a pas toujours été le cas. Arrivés dans la roue de la pétrochimie dont ils constituent une des branches, les « phytos », comme on les appelle, ont autorisé et accompagné la « révolution verte », qui a permis à l’agriculture européenne de se développer et de nourrir la population bien au delà des frontières du continent. Assimilés au progrès, ils ont été utilisés pendant des décennies par les agriculteurs sans précautions, sans informations… sans retenue. Pendant la même période, les efforts de recherche ont avant tout porté sur le moyen de développer leur apport, plutôt que sur leurs dangers potentiels dont certains, pourtant, auraient pu être connus de longue date.

Mais à mesure que l’utilisation massive d’intrants de synthèse produisait ses effets, il n’a plus été possible d’ignorer les alertes. Suffisamment pour que les scientifiques se penchent à leur tour sur la question et que peu à peu, sortent des études établissant des liens entre pesticides et cancers, pesticides et Parkinson, pesticides et malformations congénitales, pesticides et allergies…

 

Les agriculteurs, premières victimes

Nous n’en sommes, hélas, qu’au début de la connaissance en ce domaine – ce qui n’est d’ailleurs pas spécialement rassurant. Mais il ne serait ni raisonnable ni responsable de continuer à nier ou à minimiser l’ampleur du problème. Pas plus responsable serait la recherche de faux coupables : les agriculteurs ne vivent pas dans un monde à part et sont, dans leur immense majorité, au moins aussi conscients du problème que le moindre des « écolos de ville ». Ils en sont d’ailleurs, comme les travailleurs de l’amiante en leur temps, les premières victimes. L’expérience et la trajectoire d’un Paul François sont à cet égard particulièrement éclairantes (voir page 5).

Car les agriculteurs sont pris au piège d’un système. Sans même parler de bio, des solutions existent pour sortir des pesticides ou, du moins, réduire grandement leur consommation. Mais si elles peinent tant à s’imposer, c’est aussi parce que la mise en concurrence globale des producteurs sous la férule de l’OMC et la volonté de fer des industriels de l’agroalimentaire d’imposer les prix les plus bas poussent sans cesse les producteurs, dans un redoutable mouvement de ciseau, au moins-disant écologique – symbolisé de façon démagogique par l’exclamation hypocrite et désormais célèbre de Nicolas Sarkozy : « L’environnement, ça suffit! ». Mensonge : Nicolas Sarkozy sait parfaitement que pour sortir du piège de la chimie, il faut aussi sortir du piège de ce libéralisme sans avenir pour la planète et ceux qui l’habitent, dont il a fait son dogme.

 

  • Entretien avec Paul François, agriculteur charentais lui-même victime en 2004 d’une grave intoxication.

Quelle aide concrète souhaitez-vous apporter aux utilisateurs professionnels ?

"D’abord, briser l’isolement, dire aux malades qu’ils ne sont pas seuls. Ensuite, les aider dans les démarches administratives pour établir le lien entre maladie et activité professionnelle. Leur expliquer quels sont leurs droits ; et si cela ne suffit pas, les orienter vers des avocats qui ont déjà plaidé ce genre de situations". --> Lire la suite de l'entretien


  • Quand l’azote devient un problème

C’est une grande première : l’Europe se penche sur le problème de l’azote. ENA (European Nitrogen Assessment) La première grande étude européenne sur la question a en effet été publiée le 11 avril dernier. Pendant cinq ans, 200 experts de 21 pays (dont ceux de l’INRA en France) se sont penchés sur ce que devient cet adjuvant de l’agriculture intensive une fois dans les sols. Et les résultats sont inquiétants. --> Lire la suite

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Olivier Chartrain

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:55
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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 01:15

L’octroi de permis de prospection pouvant ensuite déboucher sur des autorisations d’exploitation de gaz de schistes dans un certain nombre de départements de notre pays a soulevé une vive émotion dans les communes et départements concernés, notamment en Ardèche.

Cette émotion est entièrement justifiée au vu des graves nuisances environnementales qu’ont révélées les premières exploitations de ce type aux USA où elles ont pris en quelques années une place importante dans la production gazière (environ 50%, pratiquement les importations de gaz des Etats Unis ont été réduites à zéro). La faiblesse de la régulation environnementale dans ce pays, le peu de contraintes imposées aux compagnies gazières font que maintenant l’alimentation en eau potable de millions d’habitants y est désormais menacée.

Il est par ailleurs invraisemblable qu'un projet industriel d'une telle envergure puisse voir le jour dans notre pays sans que la Commission nationale du débat public ait organisé le débat public au plan national et à l'échelle des territoires concernés. Dans notre pays, pour les communes et départements concernés, la liste des nuisances potentielles est impressionnante : dégradation des infrastructures routières (circulation d’engins lourds), nuisances de paysage et sonores (densité importante d’engins de forage, de générateurs de puissance pour injection d’eau à haute pression), prélèvements sur des ressources en eau limitées dans nombre de communes, pollution éventuelle de nappes phréatiques, pose de réseaux provisoires de canalisations en surface. Elles sont de surcroît de nature à ruiner des économies locales reposant sur le tourisme et l’agriculture tournées vers des produits de qualité.

L’argument économique, développé par les compagnies pétrolières et gazières concernées, selon lequel cette éventuelle nouvelle production gazière nationale permettrait d’alléger la facture des importations gazières, dissimule ce que seront essentiellement les dites compagnies qui en tireraient profit, tandis que les collectivités territoriales concernées supporteraient, elles, l’essentiel des pertes. Enfin, à l’heure où notre pays s’est engagé, à juste titre, à faire reculer, d’ici 2050, les émissions de CO2, liées essentiellement à l’usage des énergies fossiles, de 75%, l’heure n’est pas à accroître, dans des conditions extrêmement discutables, la production gazière, mais bien de faire reculer l’usage des énergies fossiles, dont le gaz.

C’est pourquoi, le PCF propose une maîtrise publique et démocratique de l’énergie, impliquant que dans cette affaire la démocratie puisse prévaloir et que, dans tous les cas, à l’échelle locale, de telles activités ne puissent se dérouler sans le consentement des populations concernées (départements et Communes).

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 00:47
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BRUNO FORNACIARI

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