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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 20:05

Pierre Laurent
secrétaire national du PCF
Conférence de presse/ Elections législatives
Paris – 22 mai 2017

Mesdames, messieurs,


Le 19 mai s'est donc clos officiellement le dépôt des candidatures aux élections législatives.

524 candidatures seront donc présentées ou soutenues par le PCF-Front de gauche en métropole, comprenant 452 candidatures à parité présentées par notre formation et 72 soutiens.

524 candidatures présentées pour porter la voix des électrices et des électeurs de gauche qui ne veulent pas laisser les mains libres à Emmanuel Macron, à son premier ministre Edouard Philippe, et à la droite, qui veulent pousser plus loin les logiques libérales des deux quinquennats précédents. 524 candidatures pour porter la voix des femmes et des hommes qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, qui ont voté Benoît Hamon, qui ont voté Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud, et qui veulent demain des députés communistes, Front de gauche, de gauche qui défendront le monde du travail, qui travailleront sans relâche à unir les forces populaires face aux forces coalisées du libéralisme, qui seront des remparts intraitables face au Front national.

Comme vous le savez, et malgré nos appels à l'unité de candidatures dans le maximum de circonscriptions, la direction nationale de France insoumise nous a opposé un refus de principe. Et cela, malgré le désir partagé dans de nombreuses circonscriptions par des membres des groupes d'appui locaux de FI et par les communistes d'aller ensemble à la bataille. Je le regrette profondément. C'est une faute au regard de l'objectif immédiat qui est le nôtre de constituer à l'Assemblée nationale la plus grande force possible face aux candidats du libéralisme, mais aussi au regard de l'avenir d'une gauche nouvelle qu'il convient désormais de réinventer en continuant à rassembler toutes les forces disponibles dans le respect de leur diversité. Nous continuerons de travailler sans relâche à la convergence d'action et de projet de ces forces.

Aujourd'hui, l'heure n'est pas à la polémique, mais à la mise en campagne de tous nos candidats. Les électrices et les électeurs qui nous questionnent ont juste droit à la vérité car elle comptera pour l'avenir. Ce qui s'est passé à Marseille ces jours ci est éloquent. Je veux saluer le geste politique de responsabilité qui a été celui des communistes des Bouches-du-Rhône après l'annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et je renouvelle leur appel: pourquoi la main tendue des communistes, qui visait à créer les conditions d'une large victoire dans toute la ville, le département et au-delà, n'a-t-elle pas été saisie ? Cela reste pour nous incompréhensible.

Je veux le redire une dernière fois : personne, en tout cas pas nous, ne cherchait à briser la cohérence créée dans l'élan de la campagne présidentielle, bien au contraire, mais chacun pouvait aussi en reconnaître, sans la considérer comme un obstacle, sa diversité. C'était le moindre des respect à l'égard des communistes après leur soutien présidentiel. Pour nous tous qui revendiquons une VIème République, la cohérence d'une élection présidentielle, ce ne peut pas être comme pour d'autres l'abdication temporaire de souveraineté des électeurs au profit d'un Président qui vous dit : vous avez voté, vous avez adopté mon programme, on se reparle dans cinq ans. Nous voulons une majorité agissante, intervenante, pleinement citoyenne. Nous voulons des députés pleinement responsables à tout moment devant le peuple qui les a élus. Le Parti communiste et ses élus ont toujours agi en ce sens, avec liberté d'initiative et esprit constructif.

Tout cela étant dit, l'heure est à la bataille, car de nombreuses victoires législatives restent à portée de mains. Des millions de nos concitoyens souhaitent et espèrent ces victoires. La campagne est donc lancée, et bien lancée. J'étais moi-même hier devant plus de sept cent personnes en Gironde entouré des dix candidats et de leurs suppléants que nous présentons dans ce département.

La liste nationale des candidats que nous présentons rassemble des femmes et des hommes issus du peuple et qui vivent et travaillent comme l'immense majorité de celui-ci. Cette liste comporte aussi, comme je l'ai dit, le soutien à 72 candidatures de personnalités engagées dans le mouvement social à des titres divers et d'autres venus de formations politiques telles que France insoumise, Ensemble, République et Socialisme, EELV ou des soutiens de Benoit Hamon.

Parmi ces personnalités, citons Clémentine Autain, François Ruffin, Zara Boudjemaï, Caroline de Haas, Monique Pinçon-Charlot, Marianne Journiac…

Malgré l'absence d'accord national, il n'y aura pas de concurrence avec FI dans 29 circonscriptions. Des communistes en mesure de l'emporter ne se verront pas opposer de candidatures FI dans 11 circonscriptions. Nous en en félicitons et je veux saluer les militants locaux de la FI qui ont permis ces choix. Pour notre part, nous soutenons des candidatures FI dans 18 circonscriptions, dont celle où se présente Jean-Luc Mélenchon. En revanche, je veux dire que nous regrettons très profondément le maintien de candidatures FI dans près d'une vingtaine de circonscriptions où se joue l'élection possible d'un ou d'une député(e) communiste, sans que FI n'ait en revanche une chance de l'emporter. J'invite les électrices et électeurs de Jean-Luc Mélenchon dans ces circonscriptions à réfléchir à cette situation pour éviter d'offrir par la dispersion de leurs voix au premier tour un député supplémentaire à En Marche, la droite ou le FN.

Tous ces éléments étant connus, je veux dire que nous maintenons des objectifs de conquête clairs :
- nous voulons contribuer à l'élection de plusieurs dizaines de députés de gauche (PCF-Front de gauche, France insoumise, et autres forces diverses) en métropole comme en outre-mer ... capables de s'unir demain face à Macron et à ses soutiens de droite. Et c'est possible.
Pour cela, le score de nos candidats au 1er tour sera partout un atout, car il sera un gage de rassemblement efficace au second tour.
- Dans ces objectifs de conquête, nous visons pour notre part la qualification au second tour de nos candidats dans plusieurs dizaines de circonscriptions. Et il est réaliste de dire que nous pouvons élire, grâce à une intense et conquérante campagne dans les jours à venir, plus du double de députés communistes et Front de gauche que dans l'Assemblée précédente, soit une vingtaine de députés. Cet objectif est à portée de main. J'invite les communistes à redoubler d'effrots pour y parvenir. Cela comptera beaucoup pour l'avenir.

En permettant ces victoires, nous ferons entrer réellement la voix du peuple à l'Assemblée nationale car je le rappelle nos candidates et candidats sont le vrai renouveau, celui qui ferait entrer le monde du travail dans l'hémicycle.

40 % de nos candidats ont moins de 50 ans, 20 % moins de 40 ans. 70 % n'ont jamais exercé de mandat électif.

38 % sont des employés, ouvriers ou techniciens, 14 % des cadres, 20 % des fonctionnaires, 25 % des retraités, d'autres encore sont artisans ou étudiants. Ce sont des candidatures à l'image de la France, pas celle des cabinets ministériels et des conseils d'administration. 40 % des nos candidats ont des responsabilités syndicales dans le cadre de leur activité professionnelle et connaissent parfaitement les conditions de vie des salariés de notre pays.


Ces candidats vont d'ailleurs sans attendre se mettre au service du combat qui s'annonce contre le recours aux ordonnances pour casser encore plus le Code du travail et finir le sale boulot de la loi El Khomri.

Pour cela, j'annonce que nous lançerons le 1er juin dans toute la France une campagne nationale avec ce slogan: « l'été, ça n'est pas fait pour casser le code du Travail – Non aux ordonnances Macron ».

Le 1er juin, j'invite nos candidats et leurs soutiens à prendre dans toute la France des initiatives publiques, spectaculaires et médiatiques, pour crever le mur du silence autour de ce qui se prépare. Nous appellerons dans cette camapgne à élire le maximum de députés qui s'engagent à refuser ces ordonnances et nous appellerons à préparer les conditions d'une bataille estivale d'ampleur pour mettre en échec le coup de force du gouvernement.

« L'été, çà n'est pas fait pour casser le code du Travail » , avec ce mot d'ordre, nous voulons mettre en débat un choix de société : ou l'asservissement au travail et à la précarité à vie, ou une vie digne faite d'un travail reconnu, correctement payé avec un bon salaire, permettant le droit au repos pour tous. Nous serons mobilisés partout, dans les urnes les 11 et 18 juin, mais aussi sur les places des villes, au milieu de nos cités et des nos quartiers, comme sur les plages et les aires de loisirs. Nous ne laisserons pourrir notre été. Nous mettrons en échec les ordonnances Macron.

Enfin, permettez moi un dernier mot devant vous, mesdames et messieurs les journalistes, en vous remerciant de votre présence.

Je veux alerter contre le déni démocratique qui se met en place et qui vise à priver d'accès aux média nos candidats, en reproduisant les temps de parole présidentiels sans tenir compte de la réalité et de la diversité des candidatures pour ces élections législatives. C'est l'extension sans limite du présidentialisme médiatique au mépris de toute règle démocratique pour ces nouvelles élections.

Ainsi, notre parti, qui dispose d'un groupe parlementaire et présente des candidats sur tout le territoire s'apprête à être quasiment interdit d'antenne. J'ai écrit au CSA pour alerter sur ce scandale et je vous demande, mesdames et messieurs les journalistes, de ne pas répondre aux injonctions qui vous demandent en haut lieu d'appliquer des règles de temps de parole contraires à tout respect de la pluralité démocratique. Les électeurs n'ont pas voté pour les élections législatives. Ils ont droit à une information pluraliste jusqu’à la clôture du scrutin, construite à partir de la réalité des forces en présence sur le terrain et non des pronostics sondagiers nationaux qui ne reflètent pas la réalité des circonscriptions. Je suis certain que vous serez sensibles avec moi au respect dû aux électrices et aux électeurs.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:31
 

 

Mesdames et messieurs,

 

Nous avons pris connaissance jeudi, au moment-même où s’annonçait un gouvernement de combat contre le monde du travail et les intérêts populaires, de la décision de Jean-Luc Mélenchon de présenter des candidats de son nouveau parti politique dans toutes les circonscriptions de Marseille et dans la quasi-totalité des circonscriptions du département.
Depuis une semaine, je ne cesse d’entendre l’incompréhension, la sidération, la colère aussi de femmes et d’hommes qui veulent croire en des victoires partagées et qui redoutent désormais un formidable gâchis.
Le gâchis, c’est cela que nous n’acceptons pas. Et c’est cela qui me conduit à prendre la parole à nouveau aujourd’hui, au moment d’entrer dans le vif de la campagne des élections législatives.
Je regrette profondément, qu’au lieu d’arriver ici avec la volonté de rassembler les forces disponibles, Jean-Luc Mélenchon donne l’impression de mépriser celles et ceux qui ne l’ont pas attendu pour mener bataille.
Cet acte n’est pas compris, et mal accepté par tous ceux et toutes celles qui ici, si souvent se rassemblent, agissent sur le terrain, dans la diversité, font la richesse et le foisonnement de cette ville qui n’est pas simplement la France en concentré mais aussi cette ville si singulière dans ce territoire si singulier.
Ce comportement, beaucoup d’hommes et de femmes ont le sentiment, ils nous le disent, qu’il n’est pas à la hauteur des responsabilités qui nous ont été confiées en commun, ni des espoirs qui ont conduit à se reconnaître dans sa candidature.
Depuis le soir du premier tour de l’élection présidentielle, nous entendons trop qu’il y a de la déception chez celles et ceux qui ont voté pour lui et qui l’ont soutenu. Car la dynamique du 23 avril déborde largement le cadre d’un Parti et dépasse la personne de Jean-Luc Mélenchon. Cette démarche d’hégémonie, doublée de tentatives de débauchage et de pressions voulant soumettre et faire renier leur engagement à des militants en les obligeant à signer une charte établie par une autre organisation politique que la leur et à se réclamer d’elle devant les autorités, ne produira pas de résultats positifs. Il vaudrait mieux se situer en rassembleur, produire des gestes de reconnaissance et de respect qui sont la marque des grands. Car dans cette course en solitaire se préparent de sérieuses déconvenues.
Les communistes ne sont pas les seuls, mais ils sont au premier rang de ceux qui reçoivent ce mépris à la figure. Je refuse qu’on nous renvoie dos-à-dos comme étant nous aussi comptables de cette division face aux forces libérales qui elles, sont en train de se coaliser. Les forces de gauche sont éclatées face à cette droite en mouvement et ce n’est jamais sous la forme d’un Parti unique qu’elles ont pu gagner.
Aussi, je veux simplement rappeler de façon clinique les actes que nous avons produit afin de contribuer à faire grandir une dynamique commune dont il disait lui-même n’être que l’instrument. Nous avons renoncé à présenter un candidat afin de venir conforter une candidature déjà décidée unilatéralement. Nous avons choisi de mener campagne pour cette élection à fonds perdus sans être associés à son organisation. Les élus communistes de notre département ont parrainé la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans leur grande majorité, comme cinq années auparavant. Malgré des mots peu amènes, nous avons milité sur tout le territoire, multipliant les rencontres et le travail de terrain que nous étions seuls à pouvoir effectuer. Nous avons retiré notre candidat dans la quatrième circonscription de Marseille dès le lendemain de l’annonce de l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon, le jour de sa première venue. Nous avons également retiré nos candidats dans trois autres circonscriptions pour ouvrir la voie au rassemblement et montrer les possibles.
La seule boussole qui vaille pour nous, ce n’est pas en soi de viser un score, c’est la passion farouche de victoires populaires, l’ambition viscérale d’être utile dès aujourd’hui le plus fort possible dans la vie quotidienne.
Si Jean-Luc Mélenchon a pris notre attitude pour de la faiblesse, il s’est trompé. Mais je crois qu’il sait pertinemment que ces actes ont parlé pour nous, qu’ils ont montré la sincérité de notre engagement, qu’ils renvoient des questions : que cherche-t-il ? Pourquoi ne construit-il pas la plus large dynamique possible pour le meilleur résultat aux législatives et pour le meilleur rapport de force ? Considère-t-il qu’aucune autre force que la sienne ne mérite d’exister ?
L’expérience que nous faisons aujourd’hui de plus près nous pousser à former une hypothèse, l’hypothèse qu’il ne veut pas d’alliés. Et nous, nous ne serons pas des vassaux. Les communistes, ne font pas allégeance, notre histoire dans cette ville et ce département en témoigne. J’en profite pour préciser que les décisions prises ici par les communistes engagent la direction nationale du Parti communiste, ce n’est donc pas la peine de faire comme si nous étions désunis. Et nous considérons, sans renier à chacun sa part, avoir fait oeuvre commune à la Présidentielle. D’ailleurs, comme cela a beaucoup été dit entre les deux tours, les voix n’appartiennent à personne qu’aux citoyennes et citoyens eux-mêmes.
J’ai entendu hier à la télévision que 7 millions de personnes avaient voté sur un programme non négociable et que cela empêcherait de, je cite « se partager des places ». Ne me situant pas dans l’invective, je voudrais simplement faire à ce propos trois remarques. D’abord, j’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon sans partager l’intégralité de son programme, et au risque de le décevoir, c’est sans doute le cas d’un nombre significatif d’électrices et d’électeurs. Deuxièmement, il est crucial de sortir de ce modèle délégataire qui conduit à penser l’élection comme une abdication temporaire de souveraineté par le peuple, où un Président vous dit : vous avez voté, vous avez adopté mon programme, on se reparle dans 5 ans. C’est cela, aussi, la sixième République. Il doit y avoir de la place pour unir des forces qui partagent un socle essentiel sans être d’accord sur tout, en continuant de mener un débat populaire sur un certain nombre de questions. Je n’appelle pas cela des magouilles mais la richesse de la démocratie. Enfin, il ne s’agit nullement de se partager des places, encore moins, j’espère qu’un seul se les accapare, il s’agit simplement de créer les conditions de victoires pour les femmes et les hommes de notre territoire et de notre pays.
J’ai également entendu hier cette question : « Où y a -t-il un candidat de la France insoumise soutenu par la direction du PC ? » J’ai bien cherché et j’ai trouvé la réponse : A Marseille ! Malgré le fait que la France insoumise n’a pas souhaité d’accord avec nous, alors que nous, nous le souhaitions, contrairement à ce qui se dit.
Et comme il ne s’agit pas pour moi de tricher, que j’accorde de la valeur à ma propre parole, je dois à la vérité de dire, et je le fais bien volontiers, que la seule chose qui m’ait été annoncée depuis la semaine dernière, sans rapport avec cet acte que nous avons produit, c’est que comme dans deux autres circonscriptions du pays, où le député communiste sortant avait parrainé Jean-Luc Mélenchon, il n’y aurait pas de candidat dans la 13ème : c’est bien, c’est peu, il était temps. Et nous nous emploierons cependant avec plaisir à rassembler toutes les énergies sur place.
Pourtant, il eut été si facile de se montrer à la hauteur en retirant des candidats ailleurs dans une forme de réponse à notre acte, comme dans la 7ème circonscription, par exemple, où Jean-Marc Coppola incarne l’alternative mieux que quiconque, ou dans la 5ème, où l’ancienne sénatrice communiste Isabelle Pasquet se présente, dans la 10ème, où un syndicaliste gardannais Eric Sordet, porte nos couleurs, ou encore dans la 11ème où un maire qui a parrainé Jean-Luc Mélenchon, André Molino, est candidat. Ne pas le faire, c’est prendre la responsabilité, le risque de sacrifier des victoires, de possibles députés, des points d’appui pour se défendre… C’est contraire aux intérêts populaires. Car l’enjeu n’est pas l’élection d’untel ou d’une telle, c’est d’envoyer le plus grand nombre de parlementaires progressistes à l’Assemblée.
Malgré ce, nous ne renions pas les actes que nous avons posés. Nous prenons simplement notre peuple à témoin : ce n’est pas ainsi que l’on pourra reconstruire la gauche nécessaire à inventer l’avenir. Ce n’est pas ainsi que l’on pourra créer les dynamiques populaires nécessaires à résister et à changer les choses. Nous avons produit des actes que nous maintenons parce qu’ils peuvent aider à empêcher des catastrophes, parce que nous continuons d’être farouchement opposés à la banalisation du Front national, parce que nous ne cherchons définitivement pas notre petit intérêt. Mais dans les douze circonscriptions où nous aurons des candidats, nous mènerons le combat politique avec force afin de faire vivre les espoirs qui se sont manifestés à la Présidentielle. Nous visons des victoires dans plusieurs circonscriptions.
Après ce quinquennat calamiteux, devant cette attitude, nous sommes sans doute désormais la force de gauche la plus solide et rassembleuse. Il y aura besoin de nous pour construire l’avenir et faire du neuf à gauche. Les femmes et les hommes de Marseille et de notre département nous connaissent, ils savent notre enracinement, notre sincérité, notre désintéressement, notre combativité, la force de ce que nous avons accompli dans les responsabilités qui nous ont été confiées. Dans la période écoulée, on a voulu faire croire que tout cela n’était plus possible et ces idéaux plus assez modernes, nous avons vu à quelles régressions sociales et démocratiques nous avons ainsi été conduits. Le Parti communiste est encore la force qui peut tenir la gauche debout, sans sectarisme, sans oukases, sans hégémonie. Dans les rudes moments qui se préparent, on ne peut se passer de personne.
Je suis fier d’appartenir à un parti capable d’un tel esprit de responsabilité. Notre combativité sera indispensable face au projet dévastateur d’Emmanuel Macron, elle devra être la plus forte possible.
Je regrette profondément cette situation de division de la gauche de transformation sociale.
L’heure est à engager la bataille contre le gouvernement de droite d’Emmanuel Macron et sa politique. L’heure est à empêcher l’emploi des ordonnances pour dépouiller le code du travail. L’heure est à battre de nouveau le Front national comme notre peuple l’a fait à la Présidentielle, et dans les circonscriptions, si cela était nécessaire, il faudra faire ce travail pour ne pas se retrouver avec des représentants issus de l’extrême droite. L’heure est à amplifier les espoirs qui se sont exprimés au printemps 2016 et à les porter en politique. Dans cette ville et ce département où notre engagement a été fort et où notre influence est conséquente, nous sommes là pour incarner cet espoir. Nous sommes la principale force enracinée, combative et disponible à gauche. J’appelle les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et au-delà, de toute la gauche à nous donner partout, en votant pour nos candidates et candidats la force de donner une grande suite, un nouvel élan à cette dynamique. Je fais le serment que nous respecterons leur vote, en tendant toujours la main vers ceux, différents de nous, avec qui nous pouvons agir. Nous serons là, comme c’est notre obsession depuis toujours pour défendre le monde du travail et les milieux populaires, pour faire grandir les dynamiques d’émancipation humaine.
C’est cela qui va nous occuper à plein. Je me dis qu’il y aura une reconnaissance, une prime aux généreux, aux rassembleurs, aux grands coeurs. Nous laissons chacun assumer ses responsabilités devant notre peuple, nous avons pris les nôtres. Nous savons que ceux qu’il faut combattre, sont ceux de l’autre camp, ce sont les puissants et la finance, ce sont les forces de la droite et de l’extrême droite. Pour cela, si des mains se tendent, si des ouvertures se font jour, si la lucidité revient dans les jours qui viennent, nous serons toujours au rendez-vous.
Je souhaite que notre département envoie le plus grand nombre de parlementaires de la gauche de transformation sociale à l’assemblée, parmi lesquels de nombreux communistes. Pour y faire résonner les aspirations populaires, la voix de Marseille et des Bouches-du-Rhône.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE ELECTIONS
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 09:32

RECIDIVE

Alors qu’il est candidat à Marseille et que les communistes des Bouches du Rhône ont décidé de ne pas présenter de candidat sur la circonscription en question, Jean-Luc Mélenchon trouve le moyen devant des millions de téléspectatrices et téléspectateurs de mentir deux fois.

 

                                                                                     RECIDIVE

 

 

 

Alors qu’il est candidat à Marseille et que les communistes des Bouches du Rhône ont décidé de ne pas présenter de candidat sur la circonscription en question, Jean-Luc Mélenchon trouve le moyen devant des millions de téléspectatrices et téléspectateurs de mentir deux fois.

 

En prétendant que le SMS publié par moi et qu’il a envoyé à Pierre Laurent avant le 4 Mai, a été transmis à la presse par Pierre Laurent, il ment. Il ment sciemment.

 

Pour deux raisons ;

 

Premièrement Pierre Laurent ne peut tout simplement pas avoir transmis à la presse un SMS adressé à lui ; ceci est contraire à toute éthique politique et en particulier à l’éthique communiste.

 

Deuxièmement, Pierre Laurent est un homme courageux et s’il a quelque chose à transmettre à la presse il le fait sous son nom, pas au travers d’un « écho de la savane ».

 

Les raisons pour lesquelles  j’ai pris seul la responsabilité de publier le texte de ce SMS seront explicitées plus bas. 

 

Ensuite Jean-Luc Mélenchon se retranche derrière un soi-disant « extrait » d’une Publication certes officielle mais confidentielle par son public, à savoir « Communistes » , encart périodique du PCF  accepté par le quotidien l’Humanité ( Janvier 2017)  . 

 

C’est la fable dont s’affuble M Bompard directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon ;  je ne vais pas chercher à savoir qui influence l’autre mais je leur indique et pour M. Bompard c’est la seconde fois , que cet extrait est correct mais sorti néanmoins de tout contexte, ce qui en fait une falsification pure et simple ; les actes officiels du PCF se trouvent sur son site ; si M Bompard et/ou Jean-Luc Mélenchon ne veulent pas se donner la peine de les consulter , c’est infiniment regrettable et ne peut manquer d’interroger sur leur sérieux politique .

 

En janvier 2017, un Conseil National du PCF fait suite au vote des communistes relatif à son positionnement pour l’élection présidentielle ; le Conseil National y débat de deux questions que le PCF considère liées en effet ; la Présidentielle et les Législatives.

 

C’est dans le cadre de la discussion relative à l’élection présidentielle et face à des interrogations persistantes au sein de cette instance , que Pierre Laurent rappelle, ce qui n’est en rien une nouveauté , « qu’il n’y a pas d’accord avec France Insoumise et qu’il n’y en aura pas » ; le vote des communistes , même si c’est à une faible majorité, est sans équivoque ; ils et elles ont voté pour « soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon  dans une campagne autonome , constructive et critique » .

 

La direction du PCF a eu des contacts avec des représentants de France Insoumise avant la réunion du Conseil National ; elle en a eu avant le Conférence Nationale de Novembre ; France Insoumise a constamment fait de sa Charte une condition préalable à tout accord ; et je le répète à ce moment, entre les deux formations seule la question de la Présidentielle est abordée et pour cause. La condition préalable mise par France Insoumise est inacceptable pour le PCF. Un billet de ce blog explique longuement pourquoi.

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/210117/la-charte-de-france-insoumise-et-le-pcf

 

( J’ajoute que France Insoumise aussi lie à sa façon Présidentielle et Législatives et justement sa Charte rend tout accord impossible y compris là-dessus , mais chaque chose en son temps )

 

Au Conseil National de Janvier 2017 les Législatives ne sont abordées que sur des aspects de principe : d’abord, il faut mettre le PCF en ordre de bataille très tôt, ce qui suppose la recherche du maximum de candidatures possibles dans les circonscriptions en cherchant partout les possibilités d’accord avec toutes les forces disponibles. Il n’a jamais été question de présenter partout des candidatures PCF -FDG mais le PCF doit y être prêt.

 

Recourir à cette phrase « Il n’y a pas d’accord avec France Insoumise et il n’y en aura pas » qui date de Janvier 2017 dans les circonstances indiquées pour prétendre légitimer le SMS qui annonce une rupture politique avec un parti qui a mené campagne pour Jean-Luc Mélenchon est une malhonnêteté absolue. Indépendamment du verbatim lequel est suffisamment connu pour que je n’y revienne pas.

 

A l’émission d’hier, jean-Luc Mélenchon – lequel n’a pas démenti son SMS, et pour cause-, a donc menti à nos compatriotes par deux fois .

 

J’explique brièvement la genèse de mon acte ; j’ai voté et fait voter pour le candidat soutenu par le PCF et on ne trouvera pas un seul billet de Blog qui ne le rappelle pas.

 

Mais il se trouve qu’après des tentatives répétées d’avoir un accord dans une circonscription, accord sans enjeu électif je le précise, mais pour faire face à la droite et à l’extrême droite   la réponse nous fut donnée – nous, c’est-à-dire la Section du PCF concernée- , sous la forme d’un échange entre membres de France Insoumise avec le SMS en préambule ; ceci nous fut communiqué le 4 mai ; il en résultait que les dirigeants de France Insoumise connaissaient la teneur de ce SMS alors qu’ils « négociaient » à Paris sur un accord législatif .

 

Pour moi c’était trop ; trop de duplicité, trop d’insultes déversées au plus haut niveau politique vis-à-vis de la direction du PCF.

 

J’attendis. On ne pouvait pas savoir si finalement on aboutirait à un accord fût-il minimal ou non ; je ne voulais pas risquer de faire avorter une chance fût -elle infime. Puis je découvris que sur tous les médias c’était Pierre Laurent qui était désigné comme le grand coupable    d’une rupture dont j’avais la preuve qu’elle avait été organisée de haute main par …Jean-Luc Mélenchon. 

 

Je pris alors la décision de publier le texte intégral du SMS sur ma page Facebook. Mon avenir est derrière moi ; je ne cherche pas une notoriété inepte d’autant que j’eusse aimé des millions de fois l’obtenir autrement ; si l’on veut vraiment comprendre ma démarche je ne peux que référer à deux billets de Blog certes un peu allusifs mais qui dans mon esprit devaient constituer les cailloux du Petit Poucet.

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/280317/ellipse-de-la-vertu

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/100517/la-nuit-tombe

 

 

 

On ne construira aucune alternative politique dans ce pays en insultant le PCF, en « faisant sans lui » et a fortiori contre lui ; on ne construira rien de grand par le mensonge ; avec le mensonge les idées les plus grandes ont été ruinées  dans le monde entier pour des décennies ; le PCF est le parti qui tient et tiendra la gauche debout. 

 
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 08:47
Ceux des candidats présentés par le parti communiste qui ont accepté de signer la charte des "insoumis" pour en obtenir le soutien afin d'éviter une concurrence mortifère, vont-ils, en cas d'élections, se rattacher au groupe des "insoumis" et non au groupe GDR, au sein duquel les députés communistes mènent leur activité parlementaire ?
 
Extraits de la charte des "insoumis"
 
“Ceux qui accepteront cette investiture s'engagent à soutenir Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, faire campagne sur le même programme national, se rattacher à l’association de financement 'La France insoumise', siéger au sein du groupe, respecter la discipline de vote du groupe lorsqu’une décision collective a été prise.”
 
 
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 03:29

Nous avons épluché la liste des 424 candidats aux législatives d’En Marche!, en particulier ceux issus de la « société civile ». Ces novices en politique affichent des profils très éclectiques.

Emmanuel Macron l’avait promis : il veut faire entrer la "société civile" à l’Assemblée nationale. Sur la liste, paritaire, des 424 candidats publiés à ce jour, 214 n’ont jamais exercé de mandat, et sont donc novices en politique. Quelles professions exercent-ils ? Nous avons examiné leurs profils Linkedin et autres articles de presse locale pour établir ce palmarès des métiers les plus représentés dans la liste de la République en marche.

Les professions les plus fréquentes sont celles de gérant ou chef d’entreprise. Nous en avons dénombrés 58 au total, qu’ils soient P-DG, fondateurs de grands groupes, gérants de leur commerce (agence immobilière, centre esthétique, pâtisserie) ou bien créateurs de start-up. Sans qu’ils soient patrons, les salariés ou cadres en entreprise sont par ailleurs très nombreux dans la liste. On trouve ainsi 7 chargés de communication, ou bien, par exemple, une responsable des ressources humaines chez Elior, un directeur des opérations en compagnie aérienne, la directrice commerciale du Port de Marseille…

>> Lire aussi - Les députés sortants choisis par Macron ne sont pas tous très bosseurs

26 candidats exercent dans le domaine de la santé. Nous avons dénombré 13 médecins dont 3 généralistes, 3 infirmières et infirmiers, la rhumatologue du CHR d'Orléans, le responsable du département Immunologie du CHU de Montpellier, un pharmacien, un dermatologue, une sexologue, un prothésiste dentaire, deux cadres hospitaliers et deux kinés !

Les professions juridiques sont également légion : nous avons ainsi dénombré 17 avocats, 6 juristes, 3 ex juges, un assistant de justice.

Vingt postulants travaillent dans l’éducation : 9 enseignants, 14 professeurs de collège, lycée ou en école (sport, maths, histoire-géo…), 3 maîtres de conférence, 3 directeurs d’école, et la proviseure du Lycée français de Palma de Majorque.

Nous avons dénombré douze candidats travaillant dans la finance ou la banque, et onze ingénieurs, comme Huguette Tiegna, dans le Lot, docteure en génie électrique.

Six candidats travaillent dans l’audiovisuel, de la production au journalisme, dont Willy Colin, un journaliste à France 3, dans la Sarthe.

On trouve dans la liste sept agriculteurs, dont un viticulteur, un éleveur de limousines, et une agricultrice bio, Sandrine Le Feur, candidate dans la Finistère. Enfin, notons la présence de deux sapeurs-pompiers professionnels, une gardienne de la paix, un ancien commissaire de police.

Cet inventaire à la Prévert semble bien montrer que En Marche!, en proposant à tous ses partisans volontaires de postuler en ligne, a choisi ses candidats dans une certaine France ( aucun ouvrier d'usine ou employé, syndicaliste...). Une question se pose désormais : ces novices en politique, souvent peu connus localement, pourront-ils mener une campagne victorieuse en seulement un mois ?

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 17:20

Je regrette très profondément les décisions prises samedi par la France insoumise (Pierre Laurent)

 

Présent dimanche á la fête de l'Humanité organisée par les communistes du Tarn au pays de Jaurès à Carmaux, Pierre Laurent a réagi aux décisions prises la veille par France insoumise:

 

"En lançant jeudi au gymnase Japy à Paris la campagne nationale des communistes pour les élections législatives, j'ai renouvelé mon appel à une dynamique unitaire large sur tout le territoire national rassemblant tous ceux qui ont soutenu la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le jour même à Marseille, les communistes des Bouches-du-Rhône ont rendu public un geste fort de rassemblement en retirant leurs candidats dans la circonscription où Jean-Luc Mélenchon sera candidat et dans trois circonscriptions face à la menace du FN. Dans tous les départements, les communistes ont présenté des offres de rassemblement qui permettraient de présenter des candidatures communes dans des dizaines de circonscriptions, multipliant nos chances d'élire des députés. Or, samedi, c'était au tour de La France insoumise de lancer sa campagne et d'investir ses candidats.

 

Je regrette très profondément que les décisions prises par la France insoumise aient ignoré nos appels au rassemblement, à l'exception de quelques unités. Cette décision est totalement contradictoire avec l'objectif affiché d'élire une nouvelle majorité capable de refuser les injonctions d'alignement du nouveau président Emmanuel Macron, et assez forte pour faire barrage aux prétentions de la droite et de l'extrême-droite.

 

La concrétisation de l'espoir né le 23 avril dans le vote Mélenchon et l'avenir d'une gauche nouvelle ne se trouvent pas dans une formation unique qui prétendrait faire le vide autour d'elles, mais dans un rassemblement fidèle à nos objectifs d'une VIème République, où diversité, respect mutuel et intervention citoyenne s'additionnent pour forger une union durable et un projet solides.

 

Les candidats soutenus par le PCF- Front de gauche continueront de faire campagne la main tendue et restent disponibles jusqu'au terme du dépôt des candidatures le 19 mai pour toute entente ou retrait réciproque qui permettent d'avancer vers les victoires souhaitées. Ici, à Carmaux, n'oublions pas ces mots de Jaurès: la véritable richesse, c'est celle qui ne diminue pas si on la partage ".

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

 

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 16:02
Macron élu. Face à un libéral aux commandes, le besoin de députés pour nous défendre !
L’Humanité Dimanche - STÉPHANE SAHUC ssahuc@humadimanche.fr
En choisissant le Louvre pour célébrer sa victoire, Emmanuel Macron s’est placé dans la ligne du monarque républicain. Quel renouveau !

Vainqueur du scrutin, et deuxième président de la Ve République le mieux élu, Emmanuel Macron enregistre pourtant une victoire en trompe-l'oeil qui ne doit pas masquer l'absence d'adhésion populaire à son programme de casse sociale. Pour riposter face à la catastrophe annoncée : se saisir des législatives des 11 et 18 juin prochains afin de « faire entrer le peuple l'Assemblée ».

Quel président sera Emmanuel Macron ? Deuxième président le mieux élu de la Ve République, après Jacques Chirac et ses 82 %, il n'est pourtant pas dans une situation aussi confortable que son prédécesseur. La preuve par deux chiffres : s'il recueille 66 % des suffrages exprimés, seuls 61 % des Français souhaitent qu'il obtienne une majorité à l'Assemblée nationale, selon une enquête Ipsos. La preuve également par l'absence de liesse. Certes, le rassemblement du Louvre a plutôt bien fonctionné en termes d'image, de symbole et d'affluence (lire page 21), mais dans les rues de Paris, ou il réalise pourtant près de 90 %, comme dans celles des grandes villes, cela n'a pas été le concert de Klaxon habituel des soirs de second tour, tant pour fêter une victoire que se réjouir d'une défaite. Tout juste un soupir de soulagement que le pire soit évité. Il n'y a pas, il n'y a jamais eu de « désir de Macron » en France. Il faut lui reconnaître d'avoir bien joué sa partition, bien aidé en cela par l'orchestre médiatique (lire page 22). Mais sa petite musique avait comme qualité principale d'être moins discordante que la fanfare militaro-nationaliste de Mme Le Pen.

Un président fragile

Plus qu'aucun autre avant lui, Emmanuel Macron est un président par défaut. Le niveau d'adhésion à son projet est historiquement faible. En réalité, le nouveau président, s'il est majoritaire en voix, est minoritaire idéologiquement et politiquement. La majorité des Français est hostile à ce qu'il porte et ce qu'il incarne. Une hostilité telle qu'elle a empêché François Hollande de se présenter. C'est d'ailleurs l'ultime tour de force de ce dernier que d'avoir réussi à ce que son successeur soit celui qui incarne le mieux la continuité de sa politique.

Le nouveau chef de l'État, bien que majoritaire en voix, reste minoritaire idéologiquement et politiquement.

Et si Emmanuel Macron a su parfaitement profiter des circonstances qui ont vu successivement l'éviction de Nicolas Sarkozy, d'Alain Juppé, de François Hollande et de Manuel Valls pour se positionner comme vote refuge, il pourrait être à son tour confronté à une rupture lors des élections législatives. Pour la première fois depuis l'inversion du calendrier électoral, les élections qui s'annoncent pourraient ne pas être une simple confirmation de l'élection présidentielle. Pour toutes ces raisons la victoire d'Emmanuel Macron est fragile. D'autant que la forte progression de l'abstention et du vote blanc prouve qu'en plus de ceux qui ont voté pour lui par défaut, une autre partie importante du corps électoral n'a pu se résoudre, malgré la menace Le Pen, à le choisir.

MACRON EN MONARQUE

Tout était millimétré. Bien loin du joyeux bazar des seconds tours passés, où, à la Bastille pour la gauche ou à la Concorde pour la droite, le peuple des vainqueurs faisait la fête. La longue marche du nouveau président élu faisait écho à celle de François Mitterrand jusqu'au Panthéon en 1981. Mitterrand encore avec « l'Hymne à la joie », Mitterrand toujours avec la pyramide du Louvre comme décor de sa première intervention comme chef de l'État. Millimétré jusqu'au choix du lieu qui se situe entre Bastille et Concorde. Comme un symbole centriste, « et de droite et de gauche », qui juge les clivages dépassés et veut renouveler et « recomposer » la politique française. Mais plus près de Concorde tout de même. Le centre n'est jamais qu'un faux nez de la droite et la politique prônée par le nouveau président a de fortes chances d'être mise en oeuvre par un premier ministre issu des rangs de la droite. Le Louvre, c'est aussi le palais des rois de France. Et l'on se souvient des fêtes johanniques d'Orléans, le 8 mai 2016, où Macron rendit hommage à Jeanne d'Arc parce qu'elle avait su « fendre le système » et « imposer le rêve fou comme une évidence », celui de rendre la France à son roi. De Jeanne au Louvre, Emmanuel Macron veut incarner à la fois la figure du sauveur et celle du monarque. « Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi. (...) On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au coeur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction », expliquait-il au magazine « le 1 » en juillet 2015. Après Le Louvre, Macron, nouveau monarque présidentiel, occupera le Château.

LA FABRICATION D'UN PRÉSIDENT « ANTI-SYSTÈME »

Il fallait entendre Julien Dray, proche conseiller de François Hollande et ex« parrain » politique d'Emmanuel Macron, raconter à la télévision, au soir de son sacre élyséen, la fable de l'homme parti de rien ou presque. Ex-apprenti philosophe ayant soutenu son mémoire de maîtrise sur Machiavel, le nouveau chef de l'État a soigneusement bâti une légende qui ne résiste pas à l'examen des faits : sa « Blitzkrieg » présidentielle, il l'a menée avec une armée de richissimes parrains, patrons de presse, banquiers, industriels et leurs cohortes de sherpas stipendiés, à l'instar de Jacques Attali ou encore d'Alain Minc. Compatissons donc, en compagnie de Julien Dray, à la solitude d'Emmanuel Macron, entouré des seuls ­ liste non exhaustive ­ Patrick Drahi (SFR, BFM TV, « Libération »...), Xavier Niel (Free, « le Monde », « l'Obs »), Vincent Bolloré (Canal Plus), Bernard Arnault (« les Échos », « le Parisien »). Autant de pontes du CAC 40 officiant dans le luxe, les télécoms, et dont les fortunes en constante expansion rachètent une presse moribonde, travestie en brigade d'acclamation du produit manufacturé Macron. Peu avant sa mort, le 6 novembre 2016, l'une des innombrables bonnes fées penchées sur le berceau du plus jeune président de la Ve République, le pionnier de la grande distribution Henry Hermand, se confiait dans les colonnes du « Figaro »: « J'étais l'un de ceux qui le suppliaient de ne pas tarder à démissionner de manière à ne pas entretenir la confusion avec Hollande. J'aurais aimé qu'il le fasse plus tôt. (...) J'incite toutes mes relations d'affaires à immédiatement aider Emmanuel Macron. » Cet ex-soutien de François Hollande se vantait aussi de l'avoir convaincu d'abandonner « l'idée de social-libéralisme, de socialréformisme, pour parler de progressisme, qui signifie l'adaptation à ce qui change ». Ironie de la fable, son poulain « anti-système » qui se pique de symboles a fait danser ses « marcheurs » funambules, le soir de sa victoire au pied de la pyramide du Louvre, au son du groupe Magic System. Qu'il est magique, en effet...

On peut d'ores et déjà prédire un quinquennat qui commencera mal, continuera mal et finira très mal. La menace FN

Un avertissement, mais qui ne sera pas sans frais cette fois, pour tous ceux qui depuis des années avaient fait le pari d'une présence de Mme Le Pen au second tour pour assurer leur éventuelle élection. Pas sans frais, car la candidate frontiste, malgré un calamiteux débat de second tour qui a révélé son imposture sociale, recueille plus de 10 millions de voix et gagne près de 13 points entre les deux tours. La présidente du FN, qui se voit maintenant en chef de l'opposition au nouveau président de la République, entend bien faire fructifier ce capital, et ce dès les législatives. Une situation qui prouve la banalisation des idées d'extrême droite, encore renforcée durant cette campagne. Mais qui est aussi « le résultat de décennies d'alternances politiques défavorables aux intérêts populaires, de trahisons et de renoncements des gouvernements successifs », comme le soulignait le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, au soir du second tour. Un président faible et sans assise populaire ; une droite en embuscade pour prendre sa revanche sur une élection qu'elle jugeait imperdable ; un Front national à son plus haut niveau historique ; un PS en miettes... Autant dire que, dans ces conditions, si Emmanuel Macron met en oeuvre son programme de casse sociale, s'il s'applique à gouverner par ordonnances comme annoncé, l'avenir s'annonce des plus incertains. Et l'on peut d'ores et déjà prédire un quinquennat qui commencera mal, continuera mal et finira très mal, surtout si le nouveau président compte sur un remake de 2017 en 2022 et mise une nouvelle fois sur le rejet de l'extrême droite.

Quelle Assemblée nationale ?

Le seul élément d'espoir et de nouveauté qui émerge de la période est bien évidemment la dynamique suscitée au premier tour autour de Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF et Ensemble !. C'est à partir de ces 7 millions d'électeurs qu'il est possible de construire un pôle de changement et de progrès en rupture avec les politiques libérales. Un pôle populaire, rassembleur, et qui confirme et amplifie sa capacité à redonner de l'espoir aux jeunes, aux couches populaires, aux salariés... Cette dynamique de premier tour peut-elle se transformer en dynamique législative qui permette à l'ensemble de ceux qui ont soutenu sa candidature de faire une entrée en force à l'Assemblée nationale pour s'opposer résolument aux projets du nouveau président ? « Après un vote de refus et de peur, le moment est venu d'un choix positif, le choix d'un avenir en commun », explique Jean-Luc Mélenchon. C'est l'enjeu majeur des semaines qui viennent. Car il s'agit, comme le dit Pierre Laurent, rien de moins que de « faire entrer le peuple à l'Assemblée ». Faute de quoi, cette gauche de transformation, populaire et antilibérale pourrait bien être réduite à la portion congrue pour les cinq années à venir, quand les Français, eux, devront avaler l'amère potion libérale concoctée par Macron. STÉPHANE SAHUC ssahuc@humadimanche.fr
http://content.milibris.com/access/... majeur des prochaines législatives est de « faire entrer le peuple à l'assemblée nationale » pour contrer les attaques antisociales.
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 15:48

Les derniers évènements concernant la candidature de Mélenchon à Marseille et la position du PCF qui a suivi, à fait couler beaucoup d'encre et de nombreuses réactions hostiles. Je me permets de reproduire ici, la réponse que j'ai adressée à l'un des camarades, comme moi, en colère.
"je ne crois pas Stephen Chalk que le PCF soit au bord du gouffre . Je comprends et partage ta colère et ta répulsion de propos et de pratiques politiques exécrables et lamentables de la part de certains qui, pensent "marcher sur l'eau", qui analysent la situation politique au gré de prophéties auto réalisatrices (nous visons (nous les 7 millions de voix(gens) la majorité FI et la direction du gouvernement avec Mélenchon comme 1er Ministre), jamais prouvées, et qui, vraisemblablement, connaîtra à nouveau, une grande déception, bien réelle celle-là. J'ai comme toi, comme première réaction indignée, critiqué, réprouvé, la position marseillaise du parti, confortée par Pierre Laurent au meeting de Japy. Le retrait de la candidature PCF devant Mélenchon dans la 4e circonscription à Marseille, y compris dans les conditions dans laquelle elle se déroule, est pourtant une position intelligente de la part du parti, juste et efficace. Car au moment où Mélenchon et la FI essaient de reporter sur le PCF la responsabilité de la rupture, nous prouvons en acte, et notre sincérité et les accords de nos actes avec nos paroles. De plus, ce retrait est une invitation à reconsidérer la politique d'union de la FI. Déjà des effets se font sentir. Des accords partiels entre formations de gauche, des retraits réciproques , des candidatures communes se réalisent ici et là. Ils font avancer concrètement notre politique unitaire. Une autre position de combat contre Mélenchon aurait eu un effet contraire : justifier la position mélenchoniste et lui donner quitus de son intransigeance. Le refus de discussion et sa politique du "cavalier seul" non seulement apparaît irréaliste eu égard aux objectif qu'elle se fixe (un troisième tour avec 577 présidentielles) mais erronée, par le peuple de gauche qui majoritairement sans doute, l'estime inefficace et dangereux pour tous. D'un coup, nos camarades marseillais font monter la pression unitaire sur Mélenchon et affidés. Poursuivons dans ce sens, sans rien lâcher sur la place du PCF, son indépendance, son utilité, dans cette bataille électorale décisive, et pour la suite. Je reconnais personnellement, que ma première réaction hostile à cette position courageuse du PCF marseillais, provenait davantage de mon estomac que de ma cervelle qui semble avoir recouvré sa lucidité. Merci à eux."

 

Bruno Foraciari

 
 
 
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 19:44

Pierre Laurent

4 h

Aux adhérent-es du Parti communiste français

Cher-e-s camarades,

Dans un communiqué publié mardi 9 mai au soir et dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV ce mercredi 9 mai, Jean-Luc Mélenchon et son directeur de campagne, Manuel Bompard, ont pris la responsabilité d'annoncer la rupture de toute discussion avec notre parti pour les élections législatives. Je sais que cette situation vous inquiète tous. Je le comprends.

Je veux vous le dire clairement : cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l'avons décidée, encore moins souhaitée, et nous ne nous y résolvons pas. Toute autre affirmation est simplement mensongère.

Tous les actes que nous avons produits, que j'ai personnellement produits depuis des mois pour notre engagement dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon et pour un accord national entre nos formations pour les élections législatives attestent du contraire. J'invite chacun à relire l'intégralité de mes prises de position et celles de la direction du Parti et les trois appels lancés depuis le premier tour de l'élection présidentielle.

Tout est dit, tout est clair et basé sur un principe simple : union et rassemblement dans le respect de tous. Je réfute donc les allégations entendues ces dernières heures. Je le dis avec fermeté et colère, même si je n'ai nullement l'intention de verser dans la polémique stérile à laquelle certains nous appellent. Des élections législatives cruciales nous attendent. Le peuple peut, à nouveau, reprendre la main. Être utile à cela est la seule chose qui m'importe, qui doit nous mobiliser.

Je tiens tout de même à apporter à chacun d'entre vous les éléments d'information et d'appréciation nécessaires.

1) D'abord, et c'est l'essentiel, sur le sens de nos efforts pour les élections législatives
Après l'élection présidentielle, cette nouvelle bataille est décisive. Elle va à nouveau redistribuer les cartes et peut donner une nouvelle chance aux électeurs, aux sept millions et demi qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, de reprendre du pouvoir sur l'avenir.

Nous sommes dans une situation inédite, instable et mouvante. Les électeurs n'ont pas dit leur dernier mot. Ces élections vont décider deux choses : qui aura la majorité ? Aujourd'hui, la réponse n'est acquise pour personne. Et quelles formations seront demain présentes dans le nouveau paysage politique ?

Notre objectif est donc clair : disputer la majorité parlementaire à Emmanuel Macron, aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite et permettre à toutes les forces engagées dans la bataille, dont le Parti communiste français, d'être représentées pour être utiles demain aux forces populaires. Forts des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, et rassemblés, nous pouvons (FI, le PCF, Ensemble !, etc) empêcher le Président de la République d’avoir les mains libres pour casser le Code du Travail.

Nous pouvons battre ses candidats et ceux de la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement, après avoir barré la route de l’Élysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale de ces forces, en les unissant tout en respectant leurs différences.

C’est cette méthode que nous ne cessons de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Nous allons entrer en campagne en tendant nationalement et localement la main à de telles ententes. Nous agirons dans les heures qui viennent à nouveau en ce sens.

Pourquoi cette proposition de bon sens est-elle à ce jour refusée par les dirigeants de la France insoumise, même quand elle est localement acceptée ?

Je crains malheureusement que les dirigeants de la France insoumise misent sur un choix dangereux et périlleux pour la défense des intérêts populaires. Préférer l'intérêt d'une recomposition politique partisane autour de la seule France insoumise à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Mais je tiens à réaffirmer que rien, pour notre part, ne doit nous détourner du cap choisi. L’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale, c’est un choix de fond et durable.

Et je demande aux candidats que nous avons investis d’entrer en campagne en portant cette ambition de rassemblement auprès de tous les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, auprès de tous les électeurs aujourd'hui à la recherche d'une voie nouvelle pour l'avenir, auprès de toutes les forces socialistes et écologistes qui refuseront de cautionner la politique de Macron.

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, et conscients des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche et en faisant élire le maximum de députés communistes et d'autres forces qui porteront les combats à venir.

Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, doivent travailler à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale.

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h, au gymnase Japy à Paris, la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives. J'invite toutes celles et ceux qui le peuvent à y participer ou à en relayer la parole.

Dans cette bataille, nous défendons la liberté d'initiative du Parti communiste. Nous avons raison pour maintenant et pour l'avenir. Pour notre part, nous n'opposons pas ce choix à celui que d'autres font dans la France insoumise. Mais nous ne voulons pas de tutelle. Et la position claire que nous avons adoptée entre les deux tours est un bel exemple de l'utilité qu'il y a à maintenir la parole singulière du PCF.

Union et respect sont nos deux boussoles

2) Sur les négociations de ces dernières heures

Je veux là aussi donner quelques précisions. Car des camarades nous posent légitimement la question : avons-nous tout fait pour éviter l'échec actuel des discussions ?
Oui, nous avons tout tenté. Et nous allons continuer.

Hier après-midi, mardi 9 mai, j'ai lancé un nouvel appel public, le troisième en deux semaines, car nous sentions grandir le risque d'une annonce de rupture unilatérale. J 'ai redit notre volonté d'aboutir sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Le risque grandissait puisque nos interlocuteurs écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril.

Depuis, nous en étions réduits à des discussions sur des listes qui diminuaient comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif.

Dans la dernière liste discutée, 13 retraits réciproques étaient envisagés pour chaque force, autant dire que nous étions loin de toute ambition majoritaire. Dans ces listes figuraient les 7 députés communistes sortants, comme si cela relevait d'un exploit que de soutenir des députés irréprochables dans leur combat tout au long du quinquennat, et seulement 6 circonscriptions dans lesquelles nous sommes au combat pour la reconquête.

Mais la France insoumise a continué de nous demander de nous retirer à Ivry et à Créteil sans contrepartie, ainsi qu'à Montreuil, à Grigny, tandis qu'elle refusait d'envisager tout retrait réciproque à Paris, où 4 circonscriptions sont pourtant jouables ; que jamais le Gard, la Dordogne ou les Bouches du Rhône n'ont été envisagés à un seul moment, pour ne prendre que trois exemples de très bons résultats départementaux de Jean-Luc Mélenchon. Où était la volonté de gagner ensemble ?

Malgré cela, et après avoir accepté d'intégrer dans les circonscriptions compensables par un retrait de notre part les 7 députés sortants, nous sommes allés jusqu'à accepter des retraits non compensés à Toulouse, à Montpellier, à Grenoble, à Marseille... Nous avons dit notre accord pour trouver des circonscriptions d'atterrissage gagnables et acceptables par nos deux formations pour les porte-paroles de France insoumise, puisque cela semblait être la priorité numéro un de la France insoumise, en démontrant que l'élargissement du périmètre des discussions permettrait de trouver aisément une solution. J'ajoute que jamais dans la discussion la moindre information ne nous a été donnée sur le choix de Jean-Luc Mélenchon, alors que s'il s'agissait de Marseille, cela aurait pu ouvrir la voie à une discussion fructueuse sur l'ensemble de la ville et du département. J'arrête là, mais je pourrais donner d'autres exemples que les responsables de notre secteur Élections, qui siégeaient à mes côtés dans ces discussions, pourraient aisément détailler.

Je tiens seulement à redire avec ces éléments que notre disponibilité à un accord même étriqué était total et qu'elle le reste. Évidemment, si je porte ces éléments à votre connaissance, ce n'est aucunement à l'usage d'une bataille publique mais afin que tous ceux qui nous demandent des éclaircissements puissent en disposer en toute transparence.

En conclusion,

Je veux le redire à chacune et chacun. Ne perdons pas de vue l'essentiel : l'intérêt de notre peuple et l'enjeu législatif face à Macron, la droite et le FN.

Travaillons inlassablement pour aujourd'hui et pour l'avenir, au rassemblement. Nous avons dans toute la France de belles et beaux candidats représentatifs du monde salarié, impliqués dans la vie du quotidien des Français, pétris de principes éthiques qui font tant défaut dans la politique. Le score qu'ils réaliseront, les députés que leur travail permettra d'élire, le groupe qu'ils permettront de constituer seront des points d'appui indispensables pour les batailles qui s'annoncent.

Ainsi, et nous en ferons un enjeu majeur de l'élection, nous pouvons priver le Président de la République de la possibilité de recourir aux ordonnances. Car il n'en a pas seul le pouvoir. Une loi d'habilitation de ces ordonnances doit être votée par le Parlement.

Alors, chers camarades, je vous appelle au combat et à la confiance, dans cette période aussi rude que pleine de promesses.

Courage à vous toutes et vous tous.

Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 05:45

Il y a quelque chose que je ne comprend pas. J'ai l'impression que les présidentielles continuent. Sur les affiches des candidats en bonne place souvent, la photo du candidat des présidentielles, est accolée à celle des candidats aux législatives. Comme si nous rejouions la partie perdue. Pourtant, il ne s'agit pas d'élire Mélenchon dans chaque circonscription ! Alors pour ce "Kim Il Mélenchon" ? Que nous ayons mené campagne pour lui, cela se sait, cela s'est vu. Nos tracts et affiches, notre présence un peu partout n'est pas passée inaperçue. Les paroles prononcées les discussions, les écrits, tout cela reste. C'est même cela qui a permis en partie le score électoral. Aussi, plutôt que de présenter Mélenchon dans toutes les circonscriptions, dont l'attitude sectaire ne lui a pas permis de passer le 1er tour, nous devrions peut-être, en tirer les conséquences et valoriser sur tout le territoire les candidats unitaires que sont les personnes que soutien le PCF. Il est incontestable que Mélenchon et une partie des "insoumis" se croient "appelés" et "parvenus". Ils croient, cela est inquiétant, que le joli score réalisé ne tient qu'a eux. Leur conception hégémonique, méprisante et imbécile finalement, des rapports de forces supposés leur confère des attitudes arrogantes et d'exclusion à l'égard notamment de ceux (élus et militants communistes) qui on permis sa candidature et le résultat. Cette position destructrice invalide et contredit complètement "L'avenir en commun" qui s'avère n'être qu'un slogan. Car quel est le commun dans l'affaire ? Refus de discuter du programme, d'une candidature commune aux présidentielles, refus de concevoir des candidatures uniques aux législatives préservant et amplifiant le rassemblement, volonté de s'accaparer la totalité des voix qui se sont portées sur le candidat Mélenchon, sans s'apercevoir que c'est cette attitude qui n'a pas permis de franchir le 2e tour et hypothéqué tous les espoirs mis en lui. Et il faudrait recommencer ? J'en perd mon latin. Je suis dégoûté. Et sur les réseaux sociaux les "insoumis" se lâchent et s'expriment, faut voir comme. C'est à pleurer...de rage. Bref ! Je reprends mon souffle, je respire et me calme. Que fait-on pour les législatives, là où nous présentons des candidats puisque les discussions ont échouées ? Je crois qu'il faut poursuivre jusqu'au bout, là encore, avec nos candidats, la recherche de candidatures communes ou uniques, partout ou cela est possible, avec les "insoumis", "Ensemble" ou d'autres démocrates de gauche qui en exprime ou acceptent l'idée. Notre bataille pour le rassemblement se poursuit dans des conditions nouvelles et difficiles. La stratégie isolationniste et hégémonique des "insoumis" est dangereuse pour toute la gauche de transformation, pour aujourd'hui, et pour demain. La situation est grave de danger d'une domination sans partage du pouvoir de la droite, de la l'extrême droite et du libéralisme, et le crime prépare.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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