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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 00:50

Parti communiste françaisElections législatives – 18 juin 2017

Ce soir, les français peuvent compter sur 11 député-e-s communistes qui ont été élu-e-s, Jean-Paul Dufrègne (03), Pierre Dharréville (13), André Chassaigne (63), Fabien Roussel (59) et Alain Bruneel (59), Jean-Paul Lecoq (76), Sébastien Jumel (76) et Hubert Wulfranc (76), Elsa Faucillon (92), Marie-George Buffet (93), Stéphane Peu (93) et sur les député-e-s qui formeront, avec eux, un groupe parlementaire d'opposition au gouvernement pour permettre à cette voix libre et combative de servir les intérêts populaires.

Les députés communistes travailleront dès cette semaine à constituer ce groupe et agiront sans attendre en faveur des propositions alternatives qu'ils ont élaborées durant leurs campagnes.

Le groupe PCF – Front de Gauche (GDR) est le seul groupe parlementaire qui progresse.

La cote d'alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation.

Le Parti communiste français demande d'urgence l'ouverture d'un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l'instauration de la proportionnelle.

Tout doit être repensé pour sortir progressivement de la présidentialisation à outrance et pour mieux représenter nos citoyens dans leur diversité.Les résultats confirment par ailleurs que le Président de la République va disposer d'une majorité écrasante de députés. Le paradoxe est qu'elle ne correspond à aucune majorité dans le pays, ni chez les salariés, ni chez les jeunes et les privés d'emplois qui aspirent à une sécurité d'emploi et de formation pour une vie digne.

C'est inquiétant. Nous appelons à une riposte immédiate la plus large possible pour empêcher que l'été soit celui des mauvais coups.

En effet, dès cet été, les députés d'En Marche ! vont être sommés d'obéir au doigt et à l’œil au Président et au 1er ministre pour leur donner les pleins pouvoirs, au service des milieux financiers et du MEDEF, pour casser le Code du Travail par ordonnances et liquider des acquis que le mouvement progressiste et populaire a gagnés dans notre pays de haute lutte.

Au-delà, les résultats appellent les forces de transformation sociale à ouvrir un immense chantier de reconstruction politique.Le Parti communiste français prendra pour sa part des décisions dès son Conseil national des 23 et 24 juin.

La Fête de l'Humanité, en septembre, sera un moment fort de cette riposte et de cette reconstruction.

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 12:53
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 11:17

Elections législatives second tour / déclaration du PCF

 

 

Le second tour de l'élection législative de dimanche prochain 18 juin revêt aujourd'hui une importance nouvelle suite au bouleversement politique du 1er tour. L'urgence est à la mobilisation face aux candidats d'Emmanuel Macron, des Républicains qui cherchent à installer une majorité libérale écrasante et ceux du FN, qui continuent à faire prospérer leurs idées de haine, de racisme et d'exclusion.

Après le premier tour, nous devons faire face à deux risques majeurs.

Le premier concerne la démocratie dans notre pays. En effet, les candidats d'Emmanuel Macron qui, dans le contexte d'une abstention historique, ont obtenu moins de voix qu'au premier tour de l'élection présidentielle, pourraient obtenir 80 % du nombre de sièges à l'Assemblée nationale, 90 % avec les Républicains.

La diversité politique de notre pays serait ainsi effacée et notamment celle de la gauche qui avait réuni 9 millions de voix autour des candidatures de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.

Le deuxième risque est qu'Emmanuel Macron et son premier ministre issu des rangs Républicains s'appuient sur cette anomalie démocratique pour amplifier les politiques libérales et d'austérité et pour emmener notre pays vers une casse sociale généralisée.

Face à ces deux menaces, l'urgence est d'élire dimanche prochain 18 juin, partout où ils sont présents au second tour, en Métropole et en Outre Mer, des députés communistes et Front de gauche, des députés de la France insoumise et d'autres forces de gauche, qui sont prêts, aux côtés des forces sociales, à combattre la casse du Code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique du nombre des fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités territoriales, la restriction de nos libertés publiques, l'amplification des politiques de soutien à la finance.

La victoire de ces candidat-e-s de gauche et de progrès social est possible.

Nous appelons les électrices et les électeurs de gauche, qu'ils aient voté ou qu'ils se soient abstenus au premier tour, à se mobiliser autour de ces candidatures et à permettre ainsi l'élection de femmes et d'hommes de terrain, qui ont toujours combattu les politiques d'austérité, et les injustices. Des femmes et des hommes qui ont inlassablement été du côté de l'Humain d'abord face aux puissances de l'argent. Des candidat-e-s qui n'ont jamais renoncé à leurs valeurs et à leurs engagements.

Des femmes et des hommes sur lesquels les citoyens continueront de pouvoir s'appuyer.

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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS PCF
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 11:06

Pierre Laurent appelle à empêcher un « hold-up institutionnel »

DIMANCHE, 11 JUIN, 2017
HUMANITE.FR
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, parti crédité de 3% des voix.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, parti crédité de 3% des voix.

1er tour des élections législatives 2017. Face au score de la République En Marche, le secrétaire national du Parti communiste français adresse un communiqué appelant les électeurs à se mobiliser au second tour pour « résister aux mauvais coups programmés par le gouvernement Macron ».  

Communiqué de Pierre Laurent

Les résultats du premier tour des élections législatives, s'ils étaient confirmés par le second tour dimanche prochain, placeraient l'avenir du pays dans une situation extrêmement difficile, sous la menace d'une Assemblée nationale dominée par les députés d'En Marche ! et leurs appuis venus des Républicains. Un tel résultat plongerait des millions de nos concitoyens dans une véritable « gueule de bois » démocratique.

La mobilisation est nécessaire au second tour pour empêcher ce hold-up institutionnel contre le pluralisme politique de notre pays, et pour résister aux mauvais coups programmés par le gouvernement d'Emmanuel Macron.

Le nouveau record d'abstention est alarmant pour notre démocratie. C'est le premier échec d'Emmanuel Macron. C'est la conséquence de la présidentialisation aggravée de notre vie politique qui dévalorise un peu plus, à chaque quinquennat, l'élection de l'Assemblée nationale. Et c'est l'échec de tous ceux qui poussent à cette présidentialisation forcenée, construisant une représentation politique dans laquelle la majorité des citoyens se reconnaît de moins en moins.

Nous demandons instamment qu'Emmanuel Macron et le gouvernement ré-ouvrent, sans attendre le lendemain du second tour, le débat sur le changement de nos institutions : l'instauration de la proportionnelle à toutes les élections, qui, seule, permet de refléter la richesse et la diversité politiques du pays, ainsi que celle d'un nouveau calendrier électoral, pour redonner à l'élection législative et au Parlement toute leur légitimité et leur importance dans la vie démocratique de notre pays.

Ce record d'abstention est aussi la marque d'une défiance déjà forte à l'égard du nouveau président de la République, contrairement à ce que veut nous faire croire le déferlement de communication médiatique autour de chaque fait et geste d'Emmanuel Macron : seuls 24 % des électeurs l'ont soutenu au premier tour de l'élection présidentielle et il n'a été élu que par la mobilisation d'une large majorité de femmes et d'hommes qui voulait barrer la route de l'Elysée à Marine Le Pen. Les élections législatives ne témoignent d'aucun élan supplémentaire. Ce sont l'abstention et la division de ses adversaires, singulièrement à gauche, qui amplifient les résultats de ses candidats.

La division des forces de gauche se paie en effet très cher. Les forces qui ont soutenu Jean-Luc Mélenchon, se sont retrouvées en concurrence suite aux décisions de la direction de la France insoumise. Elles en subissent toutes ce soir les conséquences. C'est aussi le cas du Parti communiste dont le résultat national est historiquement bas.

La gauche est durement affaiblie et même éliminée dans nombre de circonscriptions. Nous le déplorons, malgré tous les efforts que nous avons déployés pour y remédier.

Ce soir, l'urgence est avant tout à la mobilisation pour relever le défi du second tour, face aux candidats de Macron, des Républicains et du FN, pour faire élire les candidats de gauche encore en lice.

Les candidats d'En marche !, ou les socialistes rebaptisés « majorité présidentielle », sont porteurs du programme libéral du Président. Les candidats des Républicains ne sont pas des opposants, puisqu'ils veulent en pousser les logiques libérales le plus loin possible. Ni les uns, ni les autres ne sont nos candidats.

Nous continuerons aussi à faire barrage, partout où c'est nécessaire, aux candidats du Front national, car nous voulons empêcher leurs idées de haine, de racisme et d'exclusion de continuer à prospérer.

Partout où ils sont encore en lice, nous voulons élire dimanche prochain des députés communistes et Front de gauche, des députés d'autres forces de gauche qui sont prêts à combattre aux côtés des forces sociales, la casse le code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique des effectifs de fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités locales, la restriction de nos libertés publiques, l'amplification des politiques de soutien à la finance.

Ces candidats de gauche sont présents au second tour en Métropole et en Outre Mer pour gagner dans plusieurs dizaines de circonscriptions, dont une partie sont des candidats communistes. Ils deviennent ce soir les candidats de rassemblement de toutes les forces de gauche pour gagner.

Il ne faut pas laisser le second tour des élections législatives aggraver le fossé démocratique créé. La mobilisation des électeurs de gauche est nécessaire, car c'est grâce à l'abstention massive que la « République En Marche » pourrait obtenir dimanche prochain une majorité absolue et monocolore, qui lui donnerait dès cet été les mains libres pour appliquer sa politique libérale.

Les députés communistes et Front de gauche qu'il est possible d'élire dimanche prochain seront un point d'appui solide pour former un groupe, un gage d'espoir pour reconstruire l'avenir et la gauche ; ce sont des femmes et des hommes que vous connaissez, vous savez leur engagement pour vous défendre, proposer un chemin nouveau à notre société, unir les forces nécessaires. Vous pourrez compter sur eux tout au long du quinquennat, dans les luttes comme à l'Assemblée.

Nos militants vont se réunir lundi soir, en lien avec notre direction nationale, pour évaluer la situation issue du premier tour dans chaque circonscription et faire pour le second tour les choix les plus rassembleurs en fonction des situations de chaque circonscription.

Au-delà du second tour, les communistes prendront toutes les dispositions pour analyser la dernière période, faire le bilan de la situation et prendre de nouvelles décisions pour être à la hauteur des problèmes auxquels notre organisation et l'ensemble de la gauche sont confrontés. A l'évidence, pour ce qui nous concerne, il y a aura beaucoup à repenser en lien avec les adhérent-e-s du PCF, et l'audace devra être au rendez-vous. Un Conseil national de notre parti se réunira à cet effet les 23 et 24 juin prochains.

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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS PCF
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 12:15

Sur le débat organisé à l'ENS ce jeudi 1er juin

La section PCF5 a été mise au courant fortuitement le 31 mai d'un débat organisé le 01/06 à l'ENS par la radio TrENSmissions, avec divers candidats aux élections législatives dans le 5ème.

La section PCF5 s'est étonnée de plusieurs aspects préoccupants de cette initiative. D'une part, pour la première fois à notre connaissance, le FN est invité à s'exprimer à l'ENS, avec une sélection de candidats qui se réclament, d'une manière ou d'une autre d'une éthique républicaine. Quels que soient les désaccords politiques que notre section peut avoir avec telle ou telle organisation politique dont le (la ) candidate a été invitée à ce débat, nous ne mettons pas sur le même plan ces organisations et le FN, dont la dédiabolisation entreprise depuis plusieurs années a, comme on sait, pu faire illusion à trop de concitoyen(ne)s. Un dirigeant de gauche a même pu adopter une attitude ambigüe devant la nécessité de battre Mme Le Pen le 7 mai. L'ENS peut-elle, sans dommage pour sa réputation, pour son image, laisser inviter dans ses murs, pour la première fois, un représentant du FN, et lui attribuer un certificat de normalité républicaine ? Ne doit-elle pas plus de respect à la mémoire des nombreux Normaliens assassinés pour leur engagement anti-fasciste ?

Un autre élément préoccupant est que la candidate du PCF, Lorraine Questiaux, n'est pas invitée.
Les arguments invoqués par les organisateurs sont de deux ordres pour expliquer ce qui ressemble bien à un écho de la censure officielle organisée par les media publics.

Seul(e)s seraient invité(e)s au débat de ce jeudi 1er juin à l'ENS les candidat(e)s dont les partis auraient obtenu plus de 5% à la présidentielle. Le PCF a soutenu JL Mélenchon. Les 19,5 % que JLM a obtenus le 23 avril seraient-ils la propriété politique du mouvement créé par lui ? Bien malin serait celui qui pourrait affirmer que la contribution de la campagne du PCF (campagne autonome, constructive et critique) au succès de son candidat ne « pèse » pas plus de 5%. Un élément de réflexion est la chute de 7 points, dans les sondages, du mouvement commandé par JLM depuis qu'il a rompu avec le PCF le 04 mai. Manifestement l'invitation au titre du candidat présidentiel JLM de la seule candidate de FI (invitation que la section PCF5 ne conteste évidemment pas), jointe à l'exclusion de la candidate PCF, reflètent une analyse politique discutable et partisane de la part des organisateurs.

La section PCF a été présente et active sans discontinuer dans le 5ème ardt depuis plus de 50 ans. Elle a été la seule organisation politique dans le 5ème à appeler au vote Mélenchon depuis novembre 2016 ; ces trois dernière semaines, des militants FI venant pour la plupart d'autres circonscriptions sont venus aider une FI inexistante dans la 2ème. La candidate du PCF, Lorraine Questiaux, parrainée par plusieurs scientifiques de haut niveau, dont deux membres de l'Académie des Sciences, est une militante féministe infatigable, engagée notamment dans la lutte contre les violences faites aux femmes et contre l'expolitation sexuelle. Sa contribution au débat de l'ENS serait-elle sans intérêt ? S'agirait-il d'un acte de censure du féminisme, en plus de la censure du PCF ?

Nous avons proposé aux organisateurs de réparer l'erreur commise, en invitant Lorraine Questiaux à égalité avec les autres invité(e)s, en distribuant le temps de parole de façon égale entre six particpants au lieu de cinq.

Cette solution a été refusée. On nous propose une participation à des débats ultérieurs avec des organisations dont certaines sont peu sérieuses, voire douteuses, et évidemment avec un temps de parole réduit de moitié.

La section PCF5 appelle tous ceux qui désapprouvent ce traitement inacceptable du PCF à protester auprès de l'ENS, et à soutenir Lorraine Questiaux en votant pour elle le 11 juin.

Paris 5ème, le 01/06/2017

La section PCF du 5ème arrondissement

Informations postérieures : les militanst communistes, avec la candidate PCF Lorraine Questiaux ont diffusé ce tract à l'entrée de l'ENS. L'accueil en a été largement positif, de nombreuses personnes considérant comme nous que l'invitation faite au FN et l'exclusion du PCF de ce débat n'était pas acceptables. La meilleure preuve que ce choix des organisateurs était hautement discutable est qu'à l'intérieur de la salle de nombreuses protestations se sont faites entendre, en particulier contre la présence à la tribune de la candidate FN. Au point que le débat public a été annulé, la salle évacuée, et le « débat » radiodiffusé a eu lieu en privé. La section PCF5 n'est pour rien dans le chahut qui a amené à l'annulaton du débat, elle aurait souhaité un débat qui éclaire le public et les auditeurs. Elle partage et comprend l'indignation des personnes qui se sont manifestées de façon sonore ; les organisateurs n'ont à s'en prendre qu'à eux mêmes pour leur échec à organiser un débat à l'ENS dans des conditions dignes de cet établissement phare de la vie intellectuelle de notre pays.

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:10

André Chassaigne. "Je crois, à une aspiration essentielle : l’exigence de remettre l’économie au service des besoins humains"

ANDRÉ CHASSAIGNE
MERCREDI, 31 MAI, 2017
HUMANITE.FR
En tête des plus assidus, André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme et candidat aux législatives, qui enregistre 260 présences en commission, 1 600 amendements et 11 rapports rédigés. Photo : Joël Saget/AFP
En tête des plus assidus, André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme et candidat aux législatives, qui enregistre 260 présences en commission, 1 600 amendements et 11 rapports rédigés. Photo : Joël Saget/AFP
 au député André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et Président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l'Assemblée qui a adressé la sienne en retour. 
Je tiens tout d’abord à remercier . Les propositions formulées sur le thème de l’emploi sont intéressantes et constituent pour nous une source d’inspiration.
 
Parmi les nombreux sujets abordés, je remarque que plusieurs préoccupations essentielles ressortent, comme la nécessité de partager le temps de travail, de lutter contre la précarisation des emplois, d’inventer un nouveau modèle de croissance, de sortir de la financiarisation à outrance de l’économie, d’aller vers une harmonisation sociale en Europe. Elles répondent, je crois, à une aspiration essentielle : l’exigence de remettre l’économie au service des besoins humains.
 
Nombre de vos propositions font écho à des combats que les députés du Front de gauche ont portés en matière sociale lors de la législature qui s’achève. Notre bilan d’activité en témoigne. J’en citerai quelques-unes : l’abrogation de la loi travail et de la loi Macron, la réduction du temps de travail, la lutte contre le développement des emplois précaires, la sécurité sociale professionnelle, l’encadrement du temps partiel subi qui précarise les femmes, la création de nouveaux pouvoirs pour les élus du personnel, le droit à la retraite à 60 ans, l’augmentation des salaires et l’encadrement des rémunérations des dirigeants, l’interdiction des licenciements boursiers…
 
Sur tous ces sujets, les députés du Front de gauche ont eu la volonté constante d’être les porte-voix des préoccupations du monde du travail en mettant au débat des amendements, des propositions de loi, mais aussi en relayant les luttes sociales et syndicales.
 
Par ailleurs, je note qu’un certain nombre de vos contributions porte sur des enjeux de plus long terme mais au combien essentiels. Elles formulent des orientations pour un nouveau modèle de croissance et dessinent les conquêtes sociales de demain.
 
Plusieurs d’entre vous ont ainsi souligné la nécessité d’engager une transition écologique dans le domaine de l’énergie, des transports et de l’agriculture tout comme l’urgence d’investir dans les services publics (santé, éducation, transport, poste, police de proximité). Ces mesures, qui me paraissent primordiales, pourraient aussi constituer les grandes orientations d’une stratégie industrielle ambitieuse. En plus d’apporter des réponses aux nombreux défis écologiques et sociaux, elles permettraient de créer des milliers d’emplois et de lutter contre le chômage endémique que connaît notre pays.
 
Parallèlement, je crois fortement à l’importance du secteur de l’économie sociale et solidaire pour développer des solutions économiques d’avenir pour nos territoires. Je retiens que plusieurs contributions évoquent cette piste en proposant de soutenir financièrement les associations et en privilégiant la création des coopératives. Il s’agit là d’un enjeu essentiel, tout comme la reconnaissance du droit de préemption pour les salariés, qui en est un levier important.
 
Enfin, la question du revenu universel est également évoquée par plusieurs d’entre vous. Certes, il s’agit d’une idée intéressante, mais elle nécessite d’être largement débattue au regard de son contenu, de son rôle et de son ambition. Cette proposition a néanmoins le mérite de poser le débat sur la place du travail dans notre société et des mutations du monde du travail. C’est pourquoi il est indispensable d’anticiper ces mutations en accordant de nouveaux droits sociaux aux travailleurs : des garanties en termes de continuité du salaire, des droits à la formation tout au long de la vie, des protections contre les licenciements, une allocation d’études et d’autonomie pour aider les jeunes à trouver leur place dans le monde du travail.
 
C’est tout le sens de la proposition de loi que nous avons déposée, avec mes collègues députés du Front de gauche, visant à apporter une sécurité de l’emploi et de la formation.
 
Loin d’être dans une opposition archaïque dans laquelle certains tentent de nous enfermer, les députés du Front de gauche ont toujours été et seront toujours porteurs de politiques de transformation sociale ambitieuses.
 
C’est tout l’intérêt de disposer d’un groupe de députés progressistes à l’Assemblée nationale pour lutter contre les régressions sociales qui s’annoncent.
 
André Chassaigne,
député du Puy-de-Dôme et Président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 05:59

Derrière les mots creux et le envolées lyriques d'Emmanuel Macron, nombreux ont été ceux qui y ont mis leurs espoirs et leurs refus du "comme avant". Depuis quelques jours la réalité dépasse la fiction. Ce sont bien les mêmes qui opèrent, pour les mêmes, comme les mêmes. L'engouement s'émousse, les doutes apparaissent, les déceptions affleurent. Il est encore temps de contredire le scénario annoncé à force propagande. Se doter de députés de gauche et parmi eux les communistes qui ont fait leurs preuves, capable de porter la voix des travailleurs à l'Assemblée Nationale et de promouvoir des propositions de loi utiles au pays sera une anti-dote au libéralisme ravageur. Il ne faudrait pas que le réveil le 19 juin conduise au rejet de tout, indifféremment, laissant s'infiltrer le pire.

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 07:13

Législatives 2017 : pourquoi la bonne présidentielle de Mélenchon pourrait ne pas suffire

DÉCRYPTAGE - Si Jean-Luc Mélenchon croit officiellement en la victoire de la France insoumise aux législatives, celle-ci est loin d'être acquise.DÉCRYPTAGE - Si Jean-Luc Mélenchon croit officiellement en la victoire de la France insoumise aux législatives, celle-ci est loin d'être acquise.

Jean-Luc Mélenchon à son meeting à Rennes le 26 mars
Jean-Luc Mélenchon à son meeting à Rennes le 26 marsCrédit : David Vincent/AP/SIPA
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Ludovic Galtier 
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Journaliste RTL

Fort d'un score record au premier tour de la présidentielle (19,58%), Jean-Luc Mélenchon veut se présenter comme la première force d'opposition à Emmanuel Macron. Partant du principe que Les Républicains sont divisés entre les "Macron compatibles" et ceux qui veulent lui imposer leur ligne, que le Parti socialiste est réduit en miettes après la déroute de Benoît Hamon à la présidentielle et que le Front national n'est pas une solution envisageable, le leader de la France insoumise croit qu'un espace politique peut se dégager. "J'appelle tous ceux qui sont prêts à rompre avec le passé à se joindre à la France insoumise dont nous avons fait le mouvement de masse en tête dans tant de villes de notre pays", appelait-t-il le soir du 7 mai, avant de conclure : "Une nouvelle majorité parlementaire est possible autour de nous".

Les sondages, réalisés depuis l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, confirment pourtant que le mouvement de La France insoumise est au niveau national encore une fois au pied du podium, derrière La République En Marche (28%), Les Républicains (20%) et le Front national (19%). Il serait largement distancé (15%) par ces deux derniers alors que Jean-Luc Mélenchon, à quelques centaines de milliers de voix près, avait fait jeu égal avec Marine Le Pen et François Fillon un mois plus tôt.

"Mauvais perdant", invectives... L'image de Mélenchon abîmée

Sa défaite à la présidentielle a été on ne peut plus difficile à digérer. Le candidat, qui a jugé bon de prendre son temps avant de commenter les résultats au soir du premier tour, s'est attiré les foudres de ses détracteurs et des éditorialistes politiques lorsqu'il a refusé de donner une consigne de vote pour le second tour. Emmanuel Macron l'accusait alors de commettre "une faute grave, lourde". Pour Alain Duhamel, "c’est une dérobade" et "une faute politique majeure". Alba Ventura, quant à elle, estimait qu'il "encourage l'abstention". En réponse aux commentaires des acteurs et des observateurs, Jean-Luc Mélenchon avait alors publié une vidéo pour se justifier. "J'irai voter. Je ne voterai pas Front national, tout le monde le sait. (...) Il y a un doute ? Un doute sur quoi ? Sur ce que je pense du Front national ? Mon opinion est affichée sur tous mes habits depuis cinq ans", disait-il en montrant sur son col le triangle rouge qui n'est autre que l'insigne des déportés politiques de la Seconde Guerre mondiale.

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Son image, qu'il avait réussi à lisser pendant la campagne, devenait alors plus dure et les invectives, qu'il avait un temps chassées de son vocabulaire, sont désormais plus courantes. En campagne le 24 mai, Jean-Luc Mélenchon a fustigé Bernard Cazeneuve, qu'il a qualifié de "bedeau du capital et du gouvernement", pour avoir critiqué son choix de ne pas donner de consigne de vote pour le second tour de la présidentielle. "Ce type ose la ramener avec son costume de bedeau. Oui le bedeau du capital et de ce gouvernement ! Qui est-ce qui a tué Rémi Fraisse sauf erreur ? C'est pas moi, non ? Pourtant c'est à moi que cet homme ose venir dire, ce génie, que je n'ai pas su prendre mes distances avec le Front national", a déclaré l'ancien candidat à la présidentielle.

Bernard Cazeneuve a répondu et dénoncé le 26 mai le "discours de haine" et les "accusations abjectes" proférées à son encontre par Jean-Luc Mélenchon, à qui il reproche "une faute politique et morale" pour "ne pas avoir appelé clairement à voter" pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.

Son parachutage à Marseille sous le feu des critiques

Après avoir été attaqué à Paris, Jean-Luc Mélenchon a affronté une nouvelle vague de critiques à Marseille. Arrivé en tête au premier tour dans la cité phocéenne, il a choisi de se porter candidat à la députation dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, celle où règne en maître le socialiste Patrick Mennucci. "Les amis m'ont dit : 'Tu ne peux pas aller dire aux gens [que nous] nous repartons à la bataille, [que nous] nous allons être majoritaires à l'élection législative puis [que] tout le monde y est sauf toi'. On m'a dit : 'Ça ne tient pas debout'", a justifié le leader de la France insoumise sur BFMTV.

Largement favori selon les sondages, Jean-Luc Mélenchon, qui fustigeait le parachutage "des chefs" cinq ans plus tôt, balaie désormais d'un revers de main ceux qui l'accusent de céder à la facilité. Mais il a trouvé en Patrick Mennucci un adversaire adepte, lui aussi, du verbe haut.

À propos de l'invitation lancée par son adversaire de lui offrir une bouillabaisse, le socialiste ironise : "C'est juste la démonstration qu'il n'a rien compris, parce que la bouillabaisse, c'est un plat de touristes à Marseille. Les Marseillais n'en mangent quasiment jamais". Avant de lâcher : "Jean-Luc Mélenchon fait tout pour passer pour un Marseillais. Bientôt, il va se mettre à jouer aux boules et à boire du pastis. Tout cela est absolument lamentable". Ce duel explosif concentré sur les personnalités pourrait avoir pour première conséquence de faire oublier l'essence de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, celle qui lui a permis de s'imposer dans le quatuor de tête à la présidentielle, à savoir son programme, "L'Avenir en commun".

Les candidats pour les élections législatives dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône sont Jean Kergomard (DVG), Jeanne Marti (FN), Jean-Victor Shilling-Ford (DIV), Ferdinand Richard (DVG), Martine Carpentier (extrême droite), Nora Ahazzane (DIV), Cyril Bret (DIV), Corinne Versini (REM), Léo Hassan Tahiri (DIV), Lydie Gandon (écologiste), Jean-Luc Mélenchon (FI), Mohamel Naïli (DIV), Gabriel Duplaix (DLF), Selma Boudouaya (DVD), Julie Bouhet-Massiani (régionaliste), Solange Biaggi (LR), Isabelle Bonnet (extrême gauche), Halidi Aboubacar (DVG), Patrick Mennucci (socialiste), Zita Etoundi (DIV).

Pas d'accord national avec le Parti communiste

L'accord entre la France insoumise et le Parti communiste n'aura pas survécu à la présidentielle. Si le parti de Pierre Laurent a été contraint par ses militants de s'associer à Jean-Luc Mélenchon pour l'élection à la fonction suprême, il n'en sera pas de même aux élections législatives. Le leader de la France insoumise impose une "campagne nationale sur un programme national", ce que refusent le Parti communiste et Europe Écologie-Les Verts. Seuls des accords locaux ont été scellés. Si les deux partis en question ne sont plus les poids lourds d'antan, leurs voix pourraient manquer aux 577 candidats de la France insoumise.

Un SMS envoyé par Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent le 4 mai, révélé par Le Canard Enchaîné, en dit long sur l'état des relations entre les deux leaders nationaux. "Vous créez la confusion dans tout le pays en vous appropriant mon portrait et mon nom sans parler du logo Front de Gauche ! Bravo l'identité communiste ! Tout ça pour après des mois d'injures et manœuvres pour saboter ma campagne (sic). Et vous recommencez ! Vous êtes la mort et le néant. Dix mois pour me 'soutenir', dix minutes pour soutenir Macron. Sans oublier les accords que vous ne respectez pas. J'en ai assez. Je vais donc annoncer notre rupture politique dès mon retour à Paris. Et je vais dire pourquoi." Pierre Laurent, secrétaire général du PCF, espère malgré tout former un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale avec "une vingtaine de députés".

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 19:48

Le secrétaire national du PCF estime qu'il est préférable  d'éviter les "polémiques inutiles"

  • Pierre Laurent a appelé Jean-Luc Mélenchon a se "concentrer sur l'élection d'un maximum de députés" de gauche.
    Pierre Laurent a appelé Jean-Luc Mélenchon a se "concentrer sur l'élection d'un maximum de députés" de gauche. | AFP

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a appelé ce mardi Jean-Luc Mélenchon à « se concentrer » sur l’élection d'« un maximum de députés » de gauche aux législatives et « éviter les déclarations polémiques parfaitement inutiles ».

Pierre Laurent, le patron du Parti communiste français a réagi ce mardi à la polémique éveillée par les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la « responsabilité » de Bernard Cazeneuve dans la mort de Rémi Fraisse à Sivens.

« Il faut garder le cap sur une ambition de rassemblement du maximum de forces, parce que nous savons que déjà il va être difficile de faire élire plusieurs dizaines de députés de gauche, donc concentrons-nous sur ça dans les dix jours qui viennent, et pas sur autre chose », a demandé Pierre Laurent sur franceinfo.

« Il faudrait éviter toutes les déclarations polémiques qui sont parfaitement inutiles et se concentrer sur cet objectif-là », a-t-il aussi dit, répondant « oui » au journaliste qui lui demandait s’il visait le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, auquel il s’était rallié pour la présidentielle.

Interrogé plus tard sur les propos de Jean-Luc Mélenchon, qui a qualifié la semaine dernière Bernard Cazeneuve de « gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse », Pierre Laurent a aussi parlé de déclaration « déplacée et parfaitement inutile ».

« Faire barrage au Front national »

Après leur rapprochement à la présidentielle, le PCF et La France insoumise n’ont pas réussi à trouver d’accord pour les législatives de juin malgré des semaines de négociations. « On peut au moins travailler dans la même direction pour élire un maximum de députés », a estimé Pierre Laurent, souhaitant « concentrer nos efforts » sur un « travail d’explication », par exemple sur « l’enfumage » de la réforme du Code du travail voulue par le gouvernement.

Interrogé sur les promesses faites par des responsables LR et REM de front républicain face au FN pour les législatives, Pierre Laurent a répondu qu’il « faudr (a) faire barrage au Front national ».

« Pour éviter cette situation il faut qualifier dans le maximum de circonscriptions un député de gauche, celui qui peut l’emporter. Il peut être de La France insoumise, il peut être communiste, il peut être un socialiste avec lequel nous pouvons travailler », a-t-il dit.

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 16:01

Lettre ouverte que j'ai écrit avec la Maire d'Aubervilliers, Mériem Derkaoui à Jean-Luc Mélenchon

« M. Mélenchon, la ville d’Aubervilliers vous a respecté, elle a droit à votre considération ! »

Dans une tribune au « Monde », Pascal Beaudet et Meriem Derkaoui, ancien et actuelle maire d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, expliquent leur incompréhension de voir un candidat de La France insoumise opposé au candidat du PC, Patrick Le Hyaric, à Aubervilliers-Pantin.

TRIBUNE. Ville dynamique et solidaire, Aubervilliers s’est construite ces cinquante dernières années à travers des politiques sociales ambitieuses en matière de logement, de santé, d’éducation, de culture portées par des valeurs humanistes et progressistes. Conscients de la réalité sociale et économique de notre commune qui compte aujourd’hui plus de 85 000 habitants, nous savons que seule la véritable gauche ancrée dans les milieux populaires permet la transformation sociale de notre société.

Pour y parvenir, nous nous sommes engagés à vos côtés pour obtenir à Aubervilliers l’un des premiers scores nationaux en faveur de votre candidature tout en faisant reculer le parti de la haine. Nous vous avions confié cet espoir en pensant que vous pouviez porter l’aspiration du peuple au-delà de toutes considérations de pouvoir personnel.

Aujourd’hui, vos appels au rassemblement et au renouvellement de la politique sont désormais balayés par vos actions de parachutages des candidates et candidats de La France insoumise pour les législatives dans les communes qui croient pourtant en une gauche unie.

Une unité nécessaire contre les puissantes forces face à nous, à commencer par un gouvernement dirigé par la droite, face aux projets d’ôter aux communes leur autonomie financière, face aux injonctions européennes, face aux tentatives de divisions de nos populations et au mépris dont elles sont trop souvent l’objet. Une vision résolument à gauche portée depuis plusieurs mois à Aubervilliers et à Pantin par le candidat Patrick Le Hyaric. A vos côtés il a construit le Front de gauche. Vous siégez ensemble au Parlement européen. Il dirige L’Humanité, qui vous a permis de vous exprimer pendant les présidentielles.

Pourtant récemment, vous avez choisi de présenter un candidat à Aubervilliers-Pantin, votre directeur de campagne. Quel est le sens de deux candidatures défendant les mêmes idées et les mêmes valeurs sinon de priver nos populations d’un député qui sera présent à leurs cotés et en permanence ?
A Aubervilliers, nous nous plaçons d’abord du côté de l’intérêt des populations dans leur diversité. C’est ce qui nous guide, nous, élus de terrain, lorsqu’on réussit à obtenir pour notre ville, au cœur de la métropole parisienne et aux portes de Paris, un réseau de transports adapté doté d’un métro en centre-ville. C’est aussi ce qui nous permet de maintenir des services publics de proximité tant de fois menacés de fermeture par les politiques d’austérité. C’est, également, exiger le respect des engagements de l’Etat à l’instar de l’implantation d’une piscine olympique ou l’augmentation d’effectifs de police.
Mais que vous arrive-t-il ?
Mais cela n’est possible qu’en entretenant au quotidien des échanges francs et ouverts avec les Albertivillariennes et les Albertivillariens sur tous les sujets relatifs au devenir de la commune. Sans doute, cela peut vous paraître dérisoire voire insuffisant en comparaison à des envolées lyriques, ou des solutions venant d’on ne sait quelle avant-garde, mais à Aubervilliers et dans nos banlieues, c’est ainsi que la population a toujours agi. Pas de guide suprême et pas d’homme providentiel, Aubervilliers, ville rebelle et militante, l’a d’ailleurs fait entendre aux dernières municipales.
Mais que vous arrive-t-il monsieur Mélenchon ? Voulez-vous pratiquer l’hégémonie que vous avez reprochée à vos anciens alliés ? La force du peuple scandée sur vos affiches de campagne ce n’est pas le pouvoir d’un seul homme, amer et déçu, qui pratique la politique de la terre brûlée en parachutant et en divisant.
Non, monsieur Mélenchon, la force du peuple, c’est justement le peuple et ses élus, celles et ceux qui sont, au quotidien, en train de construire, d’imaginer des solutions, de partager des luttes.

Mériem Derkaoui
Maire d'Aubervilliers

Pascal Beaudet
Ancien maire d'Aubervilliers Aubervilliers

 

Dans une tribune au « Monde », Pascal Beaudet et Meriem Derkaoui, ancien et actuelle maire d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, expliquent leur…
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