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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 05:32

Philippe Rio à Jean-Luc Mélenchon : 
"....Pourquoi venir ici, si ce n'est pour diviser ???...."
Philippe Rio candidat communiste de rassemblement des forces de gauche rédige une adresse au dirigeant du Parti de la France Insoumise !

 
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13 h

Ma lettre à Jean Luc pour sa venue à la Grande Borne.

Cher Jean Luc, tu te trompes de combat !

Aujourd’hui, tu viens à Grigny, dans la 10ième circonscription de l’Essonne et nous l’apprenons par voie de presse. Ta venue aurait du se faire sur les terres du député de la « Majorité Présidentielle » Malek Boutih à Sainte-Geneviève-des-Bois.

Ce manque d’audace ne te ressemble pas.

En 2012, les grignois t’accueillaient pour ton seul meeting dans un quartier populaire, à la Grande Borne. J’ai eu l’honneur d’être à tes côtés et je t’avais accordé ma confiance en te parrainant pour porter un programme construit ensemble dans le cadre du Front de Gauche.

En 2017, toujours avec mon parrainage et en respectant la forme de la France Insoumise, à Grigny, nous avons largement contribué à ton meilleur score en Essonne avec 42,7 %. Des centaines de porte à porte et des dizaines de réunions publiques ont soutenu cette dynamique populaire. Des électrices et électeurs de sensibilités diverses se sont largement exprimés. Il faut respecter la diversité.

Pourquoi donc venir à la Grande Borne, si ce n’est pour diviser ?

Toi et moi, nous avons en commun cette farouche volonté de défendre et de faire respecter les gens, les opprimés, les humiliés, les « mis de côtés ».

J’en suis un.

C’est ici, Jean Luc, dans ce quartier où j’ai grandi, appris à marcher, où je suis allé à l’école du Bélier et de l’Autruche et au collège Jean Vilar, où j’ai travaillé sur le Marché Place du Quinconce, me nourrissant de la diversité des bénévoles associatifs, des militants politiques, d’enseignants exceptionnels et des cultures de mes voisins. C’est avec cette humanité bienveillante que je me suis forgé une conscience politique.

C’est ici, dès 2004, que nous avons fait naître une intercommunalité pour le progrès écologique et humain avec Gabriel AMARD, l’un de tes porte-parole.

C’est à Grigny, que nous faisons de la planification écologique avec le combat pour l’eau publique et pour une énergie renouvelable, la géothermie au service de la planète et de la lutte contre la précarité.

C’est ici, que nous forgeons les citoyens de demain en « arrachant » 20 postes supplémentaires dans les écoles grignoises à la prochaine rentrée scolaire.

C’est ici, que nous formons aux métiers d’avenir en innovant pour un emploi durable pour les plus éloignés du marché du travail.

C’est ici, que nous traquons la main invisible du marché dévastratrice pour les copropriétaires de Grigny 2 comme pour les locataires de la Grande Borne.

C’est ici, que tous les jours nous sommes mobilisés pour des services publics seuls garants de l’égalité républicaine pour mieux d’école, plus de sécurité et de tranquillité publique, une culture pour tous…

C’est ici, dans l’un de ces déserts médicaux que nous oeuvrons à créer des oasis par la venue de nouveaux médecins et professionnels de santé.

C’est ici, que tous les jours nous construisons une culture de la paix dans nos écoles et nos centres de loisirs.

C’est ici, sur cette terre d’accueil aux 90 nationalités, que nous bâtissons une humanité solidaire refusant les discriminations sociales et territoriales.

C’est ici, que nous avons attaqué en justice les propos insultants et diffamatoires envers les grignois de Malek Boutih et Eric Zemmour.

C’est pour cela que je suis fier d’être élu d’ici et que je porte la volonté de rassembler ce peuple et de le représenter dignement à l’Assemblée Nationale. Nous habitants de Fleury-Mérogis, Grigny, Morsang/Orge, Saint-Michel/Orge et Sainte-Geneviève-des-Bois, nous avons besoin d’un député de proximité, rassembleur et combatif faire face aux mauvais coups du programme libéral du Président de la République.

La pratique républicaine et les valeurs qui nous rassemblent voudraient que je sois présent pour t’accueillir.

Il n’en sera rien.

Ton utilité est ailleurs. La mienne sera d’être auprès des enfants et de leurs enseignants de l’Ecole primaire Jean Moulin, de leurs parents et des anciens combattants pour la Journée Nationale de la Résistance. Nous y chanterons tous ensemble la Marseillaise et le Chant des Partisans. Nous mettrons à l’honneur les « Jours Heureux » et le programme du Conseil National de la Résistance, unis dans notre diversité et nos différences.

Avec mes sincères salutations républicaines.

Philippe RIO

 
 
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 07:29

Législatives. Les communistes appuient 524 candidats

JULIA HAMLAOUI
MARDI, 23 MAI, 2017
L'HUMANITÉ
Pierre Laurent : « Le PCF entend contribuer à l’élection de députés de gauche capables de s’unir demain face à Macron. » Photo : Bertrand Guay/AFP
Pierre Laurent : « Le PCF entend contribuer à l’élection de députés de gauche capables de s’unir demain face à Macron. » Photo : Bertrand Guay/AFP

Pierre Laurent a annoncé que le parti qu’il dirige vise l’élection d’une vingtaine de députés et que 29 face-à-face avec France insoumise sont évités.

Le PCF a fait ses comptes après la clôture, vendredi, du dépôt des candidatures pour les législatives. Malgré les dissensions avec la France insoumise ces dernières semaines, Pierre Laurent, son secrétaire national, a estimé hier, lors d’une conférence de presse, que de « nombreuses victoires législatives restent à portée de main ». « Il est réaliste de dire que nous pouvons élire, grâce à une intense et conquérante campagne dans les jours à venir, une vingtaine de députés », a-t-il déclaré, fixant pour objectif à sa formation de « contribuer à l’élection de plusieurs dizaines de députés de gauche capables de s’unir demain face à Macron ».

Pour sa part, sur les 577 circonscriptions, le Parti communiste appuie 524 candidatures. Parmi celles-ci, le PCF présente 452 candidats issus de ses rangs et en soutient 72 autres, dont 18 FI, 16 d’Europe Écologie-les Verts, 12 socialistes soutiens de Benoît Hamon et 11 d’Ensemble ! Des soutiens qui sont parfois le fruit d’accords locaux de désistements réciproques, comme avec certains socialistes dans les Yvelines.

Au total, après la rupture des négociations, 29 face-à-face FI-PCF seront tout de même évités, selon le décompte des communistes. Outre les 18 candidats FI soutenus par le PCF, dans 11 circonscriptions, des « communistes en mesure de l’emporter ne se verront pas opposer de candidatures FI », a annoncé Pierre Laurent. Six communistes auraient signé la charte exigée de ses candidats par la FI (dans l’Allier, l’Eure, l’Aveyron, la Seine-Saint-Denis et les Alpes-Maritimes). Mais dans les Hauts-de-Seine, contrairement à ce que nous indiquions dans notre édition d’hier, Yasmine Boudjenah ne l’a pas signée, tout en étant soutenue par FI.

Au-delà de ces exceptions, et après le bon score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, reste un sentiment de « gâchis » pour Pierre Laurent, qui a à nouveau regretté, hier, « très profondément, le maintien de candidatures FI dans près d’une vingtaine de circonscriptions où se joue l’élection possible d’un député communiste » et a dit son « incompréhension » face au refus « de la main tendue » dans les Bouches-du-Rhône. « L’heure n’est pas à la polémique, a-t-il cependant jugé, mais à la mise en campagne de tous nos candidats. » Et d’annoncer des initiatives le 1er juin sur tout le territoire autour du slogan : « L’été, ça n’est pas fait pour casser le Code du travail. Non aux ordonnances Macron. »

Le PCF dénonce un « déni démocratique »

« Je veux alerter contre le déni démocratique qui se met en place et qui vise à priver d’accès à une série de médias nos candidats, en reproduisant les temps de parole présidentiels », a dénoncé, hier, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, après avoir écrit au CSA pour « alerter sur ce scandale ». Les règles du temps de parole dans les médias audiovisuels reposent pour les élections législatives sur le principe d’équité qui prend en compte « la capacité à manifester concrètement son implication dans la campagne » mais aussi « les résultats aux plus récentes élections ». Fustigeant « l’extension sans limite du présidentialisme médiatique », Pierre Laurent a déploré que son parti, « qui est l’une des cinq formations à compter un groupe dans les deux chambres du Parlement, s’apprête à être quasiment interdit d’antenne ».

 
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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS PCF MEDIAS et PLURALISME
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 10:40

Régis Debray : "J'éprouve une certaine joie de ne plus être de mon temps !"
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« Détrompez-vous, ce qui se passe aujourd'hui n'est pas la fin du politique, c'est la subordination du politique à la bonne marche des affaires. Le parti tourne à l'entreprise et le gouvernement à la gouvernance. Le projet perd à la fois son idéal et sa mémoire historique pour devenir une offre ponctuelle répondant à une demande. Les candidats députés envoient leur CV par internet, avec une lettre de motivation et passent ensuite un entretien d'embauche. Le secrétaire général devient un PDG, les instances nationales un conseil d'administration. L'idéal type du gagneur remplace l'idéal type du militant qui occupait le terrain depuis un siècle. Chaque époque son éthos. J'éprouve une certaine joie à ne plus être de mon temps.»

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:48
Censure du service public: France 3 Bretagne exclut du débat des législatives les candidats PCF Front de Gauche

Ce week-end avait lieu un débat des législatives sur la circonscription de Morlaix où étaient invités: 

- Maël de Calan (Les Républicains)

- Sandrine Le Feur (En Marche)

- Corinne Nicole (Oui la Bretagne)

- Gwenegan Bui (PS)

- Julien Kerguillec (France Insoumise)

En tant que candidat PCF-Front de Gauche aux élections législatives de 2017, qui suis arrivé en 3me position aux dernières législatives de 2012 dans la circonscription de Morlaix avec le Front de Gauche, et qui ai réalisé en tant que tête de liste 15,6% aux dernières municipales à Morlaix en 2014 et près de 10% aux départementales de 2015, je m'insurge contre cette mise à l'écart dont j'ai été victime, et avec moi les centaines de citoyens, syndicalistes, militants associatifs, sympathisants et militants communistes et Front de Gauche qui se reconnaissent dans ma candidature et celle de Muriel Grimardias et qui apprécient mes engagements en tant qu'élu du Front de gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté?  

Sur quel sondage local se base cette mise à l'écart? Il n'y en a pas... 

Quelle légitimité supérieure ont Sandrine Le Feur, inconnue en politique, qui vit son premier engagement, Corinne Nicole, qui avec son suppléant n'habite pas la circonscription et déserte un débat soi-disant squatté par des "jacobins" selon le mot d'ordre de Christian Troadec, son leader régionaliste, Julien Kerguillec, qui, s'il soutenait la candidature de Mélenchon avec France Insoumise, tout comme moi avec le PCF et le Front de Gauche, n'est presque pas intervenu politiquement sur des dossiers locaux depuis 7 ans et a beaucoup moins d'expérience politique que moi? Je suis le seul candidat présent dans une communauté d'agglo de la circonscription avec Maël de Calan, et par ailleurs secrétaire départemental du PCF, qui compte des centaines d'adhérents en Finistère (650 exactement, à jour de cotisation). Et "Oui la Bretagne", et "En marche", mouvements construits autour de personnalités à prétention providentielle, combien de militants?   

France 3 déciderait-il de l'ordre d'arrivée des candidats pour les électeurs? 

Il faut savoir que les candidats soutenus par le PCF et le Front de Gauche dans d'autres circonscriptions de Bretagne n'ont pas non plus eu voix au chapitre et se sont aussi plaint à France 3 de ce traitement peu respectueux des missions du service public.  

Je paie une redevance pour le service public de l'audiovisuel, nos milliers d'adhérents bretons du Parti Communiste aussi. J'aurais aimé une plus grande équité de notre chaîne d'information régionale que par ailleurs j'apprécie. 

Pour autant je n'appellerai pas au boycott de France 3 ou de quelque média. 

Faisons-nous respecter, mais respectons aussi la diversité.  

Ismaël Dupont, candidat PCF-Front de Gauche aux élections législatives.    

"L'humain au coeur"

24 mai 2017 

 
 

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans LA VIE LOCALE 
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 20:05

Pierre Laurent
secrétaire national du PCF
Conférence de presse/ Elections législatives
Paris – 22 mai 2017

Mesdames, messieurs,


Le 19 mai s'est donc clos officiellement le dépôt des candidatures aux élections législatives.

524 candidatures seront donc présentées ou soutenues par le PCF-Front de gauche en métropole, comprenant 452 candidatures à parité présentées par notre formation et 72 soutiens.

524 candidatures présentées pour porter la voix des électrices et des électeurs de gauche qui ne veulent pas laisser les mains libres à Emmanuel Macron, à son premier ministre Edouard Philippe, et à la droite, qui veulent pousser plus loin les logiques libérales des deux quinquennats précédents. 524 candidatures pour porter la voix des femmes et des hommes qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, qui ont voté Benoît Hamon, qui ont voté Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud, et qui veulent demain des députés communistes, Front de gauche, de gauche qui défendront le monde du travail, qui travailleront sans relâche à unir les forces populaires face aux forces coalisées du libéralisme, qui seront des remparts intraitables face au Front national.

Comme vous le savez, et malgré nos appels à l'unité de candidatures dans le maximum de circonscriptions, la direction nationale de France insoumise nous a opposé un refus de principe. Et cela, malgré le désir partagé dans de nombreuses circonscriptions par des membres des groupes d'appui locaux de FI et par les communistes d'aller ensemble à la bataille. Je le regrette profondément. C'est une faute au regard de l'objectif immédiat qui est le nôtre de constituer à l'Assemblée nationale la plus grande force possible face aux candidats du libéralisme, mais aussi au regard de l'avenir d'une gauche nouvelle qu'il convient désormais de réinventer en continuant à rassembler toutes les forces disponibles dans le respect de leur diversité. Nous continuerons de travailler sans relâche à la convergence d'action et de projet de ces forces.

Aujourd'hui, l'heure n'est pas à la polémique, mais à la mise en campagne de tous nos candidats. Les électrices et les électeurs qui nous questionnent ont juste droit à la vérité car elle comptera pour l'avenir. Ce qui s'est passé à Marseille ces jours ci est éloquent. Je veux saluer le geste politique de responsabilité qui a été celui des communistes des Bouches-du-Rhône après l'annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et je renouvelle leur appel: pourquoi la main tendue des communistes, qui visait à créer les conditions d'une large victoire dans toute la ville, le département et au-delà, n'a-t-elle pas été saisie ? Cela reste pour nous incompréhensible.

Je veux le redire une dernière fois : personne, en tout cas pas nous, ne cherchait à briser la cohérence créée dans l'élan de la campagne présidentielle, bien au contraire, mais chacun pouvait aussi en reconnaître, sans la considérer comme un obstacle, sa diversité. C'était le moindre des respect à l'égard des communistes après leur soutien présidentiel. Pour nous tous qui revendiquons une VIème République, la cohérence d'une élection présidentielle, ce ne peut pas être comme pour d'autres l'abdication temporaire de souveraineté des électeurs au profit d'un Président qui vous dit : vous avez voté, vous avez adopté mon programme, on se reparle dans cinq ans. Nous voulons une majorité agissante, intervenante, pleinement citoyenne. Nous voulons des députés pleinement responsables à tout moment devant le peuple qui les a élus. Le Parti communiste et ses élus ont toujours agi en ce sens, avec liberté d'initiative et esprit constructif.

Tout cela étant dit, l'heure est à la bataille, car de nombreuses victoires législatives restent à portée de mains. Des millions de nos concitoyens souhaitent et espèrent ces victoires. La campagne est donc lancée, et bien lancée. J'étais moi-même hier devant plus de sept cent personnes en Gironde entouré des dix candidats et de leurs suppléants que nous présentons dans ce département.

La liste nationale des candidats que nous présentons rassemble des femmes et des hommes issus du peuple et qui vivent et travaillent comme l'immense majorité de celui-ci. Cette liste comporte aussi, comme je l'ai dit, le soutien à 72 candidatures de personnalités engagées dans le mouvement social à des titres divers et d'autres venus de formations politiques telles que France insoumise, Ensemble, République et Socialisme, EELV ou des soutiens de Benoit Hamon.

Parmi ces personnalités, citons Clémentine Autain, François Ruffin, Zara Boudjemaï, Caroline de Haas, Monique Pinçon-Charlot, Marianne Journiac…

Malgré l'absence d'accord national, il n'y aura pas de concurrence avec FI dans 29 circonscriptions. Des communistes en mesure de l'emporter ne se verront pas opposer de candidatures FI dans 11 circonscriptions. Nous en en félicitons et je veux saluer les militants locaux de la FI qui ont permis ces choix. Pour notre part, nous soutenons des candidatures FI dans 18 circonscriptions, dont celle où se présente Jean-Luc Mélenchon. En revanche, je veux dire que nous regrettons très profondément le maintien de candidatures FI dans près d'une vingtaine de circonscriptions où se joue l'élection possible d'un ou d'une député(e) communiste, sans que FI n'ait en revanche une chance de l'emporter. J'invite les électrices et électeurs de Jean-Luc Mélenchon dans ces circonscriptions à réfléchir à cette situation pour éviter d'offrir par la dispersion de leurs voix au premier tour un député supplémentaire à En Marche, la droite ou le FN.

Tous ces éléments étant connus, je veux dire que nous maintenons des objectifs de conquête clairs :
- nous voulons contribuer à l'élection de plusieurs dizaines de députés de gauche (PCF-Front de gauche, France insoumise, et autres forces diverses) en métropole comme en outre-mer ... capables de s'unir demain face à Macron et à ses soutiens de droite. Et c'est possible.
Pour cela, le score de nos candidats au 1er tour sera partout un atout, car il sera un gage de rassemblement efficace au second tour.
- Dans ces objectifs de conquête, nous visons pour notre part la qualification au second tour de nos candidats dans plusieurs dizaines de circonscriptions. Et il est réaliste de dire que nous pouvons élire, grâce à une intense et conquérante campagne dans les jours à venir, plus du double de députés communistes et Front de gauche que dans l'Assemblée précédente, soit une vingtaine de députés. Cet objectif est à portée de main. J'invite les communistes à redoubler d'effrots pour y parvenir. Cela comptera beaucoup pour l'avenir.

En permettant ces victoires, nous ferons entrer réellement la voix du peuple à l'Assemblée nationale car je le rappelle nos candidates et candidats sont le vrai renouveau, celui qui ferait entrer le monde du travail dans l'hémicycle.

40 % de nos candidats ont moins de 50 ans, 20 % moins de 40 ans. 70 % n'ont jamais exercé de mandat électif.

38 % sont des employés, ouvriers ou techniciens, 14 % des cadres, 20 % des fonctionnaires, 25 % des retraités, d'autres encore sont artisans ou étudiants. Ce sont des candidatures à l'image de la France, pas celle des cabinets ministériels et des conseils d'administration. 40 % des nos candidats ont des responsabilités syndicales dans le cadre de leur activité professionnelle et connaissent parfaitement les conditions de vie des salariés de notre pays.


Ces candidats vont d'ailleurs sans attendre se mettre au service du combat qui s'annonce contre le recours aux ordonnances pour casser encore plus le Code du travail et finir le sale boulot de la loi El Khomri.

Pour cela, j'annonce que nous lançerons le 1er juin dans toute la France une campagne nationale avec ce slogan: « l'été, ça n'est pas fait pour casser le code du Travail – Non aux ordonnances Macron ».

Le 1er juin, j'invite nos candidats et leurs soutiens à prendre dans toute la France des initiatives publiques, spectaculaires et médiatiques, pour crever le mur du silence autour de ce qui se prépare. Nous appellerons dans cette camapgne à élire le maximum de députés qui s'engagent à refuser ces ordonnances et nous appellerons à préparer les conditions d'une bataille estivale d'ampleur pour mettre en échec le coup de force du gouvernement.

« L'été, çà n'est pas fait pour casser le code du Travail » , avec ce mot d'ordre, nous voulons mettre en débat un choix de société : ou l'asservissement au travail et à la précarité à vie, ou une vie digne faite d'un travail reconnu, correctement payé avec un bon salaire, permettant le droit au repos pour tous. Nous serons mobilisés partout, dans les urnes les 11 et 18 juin, mais aussi sur les places des villes, au milieu de nos cités et des nos quartiers, comme sur les plages et les aires de loisirs. Nous ne laisserons pourrir notre été. Nous mettrons en échec les ordonnances Macron.

Enfin, permettez moi un dernier mot devant vous, mesdames et messieurs les journalistes, en vous remerciant de votre présence.

Je veux alerter contre le déni démocratique qui se met en place et qui vise à priver d'accès aux média nos candidats, en reproduisant les temps de parole présidentiels sans tenir compte de la réalité et de la diversité des candidatures pour ces élections législatives. C'est l'extension sans limite du présidentialisme médiatique au mépris de toute règle démocratique pour ces nouvelles élections.

Ainsi, notre parti, qui dispose d'un groupe parlementaire et présente des candidats sur tout le territoire s'apprête à être quasiment interdit d'antenne. J'ai écrit au CSA pour alerter sur ce scandale et je vous demande, mesdames et messieurs les journalistes, de ne pas répondre aux injonctions qui vous demandent en haut lieu d'appliquer des règles de temps de parole contraires à tout respect de la pluralité démocratique. Les électeurs n'ont pas voté pour les élections législatives. Ils ont droit à une information pluraliste jusqu’à la clôture du scrutin, construite à partir de la réalité des forces en présence sur le terrain et non des pronostics sondagiers nationaux qui ne reflètent pas la réalité des circonscriptions. Je suis certain que vous serez sensibles avec moi au respect dû aux électrices et aux électeurs.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:31
 

 

Mesdames et messieurs,

 

Nous avons pris connaissance jeudi, au moment-même où s’annonçait un gouvernement de combat contre le monde du travail et les intérêts populaires, de la décision de Jean-Luc Mélenchon de présenter des candidats de son nouveau parti politique dans toutes les circonscriptions de Marseille et dans la quasi-totalité des circonscriptions du département.
Depuis une semaine, je ne cesse d’entendre l’incompréhension, la sidération, la colère aussi de femmes et d’hommes qui veulent croire en des victoires partagées et qui redoutent désormais un formidable gâchis.
Le gâchis, c’est cela que nous n’acceptons pas. Et c’est cela qui me conduit à prendre la parole à nouveau aujourd’hui, au moment d’entrer dans le vif de la campagne des élections législatives.
Je regrette profondément, qu’au lieu d’arriver ici avec la volonté de rassembler les forces disponibles, Jean-Luc Mélenchon donne l’impression de mépriser celles et ceux qui ne l’ont pas attendu pour mener bataille.
Cet acte n’est pas compris, et mal accepté par tous ceux et toutes celles qui ici, si souvent se rassemblent, agissent sur le terrain, dans la diversité, font la richesse et le foisonnement de cette ville qui n’est pas simplement la France en concentré mais aussi cette ville si singulière dans ce territoire si singulier.
Ce comportement, beaucoup d’hommes et de femmes ont le sentiment, ils nous le disent, qu’il n’est pas à la hauteur des responsabilités qui nous ont été confiées en commun, ni des espoirs qui ont conduit à se reconnaître dans sa candidature.
Depuis le soir du premier tour de l’élection présidentielle, nous entendons trop qu’il y a de la déception chez celles et ceux qui ont voté pour lui et qui l’ont soutenu. Car la dynamique du 23 avril déborde largement le cadre d’un Parti et dépasse la personne de Jean-Luc Mélenchon. Cette démarche d’hégémonie, doublée de tentatives de débauchage et de pressions voulant soumettre et faire renier leur engagement à des militants en les obligeant à signer une charte établie par une autre organisation politique que la leur et à se réclamer d’elle devant les autorités, ne produira pas de résultats positifs. Il vaudrait mieux se situer en rassembleur, produire des gestes de reconnaissance et de respect qui sont la marque des grands. Car dans cette course en solitaire se préparent de sérieuses déconvenues.
Les communistes ne sont pas les seuls, mais ils sont au premier rang de ceux qui reçoivent ce mépris à la figure. Je refuse qu’on nous renvoie dos-à-dos comme étant nous aussi comptables de cette division face aux forces libérales qui elles, sont en train de se coaliser. Les forces de gauche sont éclatées face à cette droite en mouvement et ce n’est jamais sous la forme d’un Parti unique qu’elles ont pu gagner.
Aussi, je veux simplement rappeler de façon clinique les actes que nous avons produit afin de contribuer à faire grandir une dynamique commune dont il disait lui-même n’être que l’instrument. Nous avons renoncé à présenter un candidat afin de venir conforter une candidature déjà décidée unilatéralement. Nous avons choisi de mener campagne pour cette élection à fonds perdus sans être associés à son organisation. Les élus communistes de notre département ont parrainé la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans leur grande majorité, comme cinq années auparavant. Malgré des mots peu amènes, nous avons milité sur tout le territoire, multipliant les rencontres et le travail de terrain que nous étions seuls à pouvoir effectuer. Nous avons retiré notre candidat dans la quatrième circonscription de Marseille dès le lendemain de l’annonce de l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon, le jour de sa première venue. Nous avons également retiré nos candidats dans trois autres circonscriptions pour ouvrir la voie au rassemblement et montrer les possibles.
La seule boussole qui vaille pour nous, ce n’est pas en soi de viser un score, c’est la passion farouche de victoires populaires, l’ambition viscérale d’être utile dès aujourd’hui le plus fort possible dans la vie quotidienne.
Si Jean-Luc Mélenchon a pris notre attitude pour de la faiblesse, il s’est trompé. Mais je crois qu’il sait pertinemment que ces actes ont parlé pour nous, qu’ils ont montré la sincérité de notre engagement, qu’ils renvoient des questions : que cherche-t-il ? Pourquoi ne construit-il pas la plus large dynamique possible pour le meilleur résultat aux législatives et pour le meilleur rapport de force ? Considère-t-il qu’aucune autre force que la sienne ne mérite d’exister ?
L’expérience que nous faisons aujourd’hui de plus près nous pousser à former une hypothèse, l’hypothèse qu’il ne veut pas d’alliés. Et nous, nous ne serons pas des vassaux. Les communistes, ne font pas allégeance, notre histoire dans cette ville et ce département en témoigne. J’en profite pour préciser que les décisions prises ici par les communistes engagent la direction nationale du Parti communiste, ce n’est donc pas la peine de faire comme si nous étions désunis. Et nous considérons, sans renier à chacun sa part, avoir fait oeuvre commune à la Présidentielle. D’ailleurs, comme cela a beaucoup été dit entre les deux tours, les voix n’appartiennent à personne qu’aux citoyennes et citoyens eux-mêmes.
J’ai entendu hier à la télévision que 7 millions de personnes avaient voté sur un programme non négociable et que cela empêcherait de, je cite « se partager des places ». Ne me situant pas dans l’invective, je voudrais simplement faire à ce propos trois remarques. D’abord, j’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon sans partager l’intégralité de son programme, et au risque de le décevoir, c’est sans doute le cas d’un nombre significatif d’électrices et d’électeurs. Deuxièmement, il est crucial de sortir de ce modèle délégataire qui conduit à penser l’élection comme une abdication temporaire de souveraineté par le peuple, où un Président vous dit : vous avez voté, vous avez adopté mon programme, on se reparle dans 5 ans. C’est cela, aussi, la sixième République. Il doit y avoir de la place pour unir des forces qui partagent un socle essentiel sans être d’accord sur tout, en continuant de mener un débat populaire sur un certain nombre de questions. Je n’appelle pas cela des magouilles mais la richesse de la démocratie. Enfin, il ne s’agit nullement de se partager des places, encore moins, j’espère qu’un seul se les accapare, il s’agit simplement de créer les conditions de victoires pour les femmes et les hommes de notre territoire et de notre pays.
J’ai également entendu hier cette question : « Où y a -t-il un candidat de la France insoumise soutenu par la direction du PC ? » J’ai bien cherché et j’ai trouvé la réponse : A Marseille ! Malgré le fait que la France insoumise n’a pas souhaité d’accord avec nous, alors que nous, nous le souhaitions, contrairement à ce qui se dit.
Et comme il ne s’agit pas pour moi de tricher, que j’accorde de la valeur à ma propre parole, je dois à la vérité de dire, et je le fais bien volontiers, que la seule chose qui m’ait été annoncée depuis la semaine dernière, sans rapport avec cet acte que nous avons produit, c’est que comme dans deux autres circonscriptions du pays, où le député communiste sortant avait parrainé Jean-Luc Mélenchon, il n’y aurait pas de candidat dans la 13ème : c’est bien, c’est peu, il était temps. Et nous nous emploierons cependant avec plaisir à rassembler toutes les énergies sur place.
Pourtant, il eut été si facile de se montrer à la hauteur en retirant des candidats ailleurs dans une forme de réponse à notre acte, comme dans la 7ème circonscription, par exemple, où Jean-Marc Coppola incarne l’alternative mieux que quiconque, ou dans la 5ème, où l’ancienne sénatrice communiste Isabelle Pasquet se présente, dans la 10ème, où un syndicaliste gardannais Eric Sordet, porte nos couleurs, ou encore dans la 11ème où un maire qui a parrainé Jean-Luc Mélenchon, André Molino, est candidat. Ne pas le faire, c’est prendre la responsabilité, le risque de sacrifier des victoires, de possibles députés, des points d’appui pour se défendre… C’est contraire aux intérêts populaires. Car l’enjeu n’est pas l’élection d’untel ou d’une telle, c’est d’envoyer le plus grand nombre de parlementaires progressistes à l’Assemblée.
Malgré ce, nous ne renions pas les actes que nous avons posés. Nous prenons simplement notre peuple à témoin : ce n’est pas ainsi que l’on pourra reconstruire la gauche nécessaire à inventer l’avenir. Ce n’est pas ainsi que l’on pourra créer les dynamiques populaires nécessaires à résister et à changer les choses. Nous avons produit des actes que nous maintenons parce qu’ils peuvent aider à empêcher des catastrophes, parce que nous continuons d’être farouchement opposés à la banalisation du Front national, parce que nous ne cherchons définitivement pas notre petit intérêt. Mais dans les douze circonscriptions où nous aurons des candidats, nous mènerons le combat politique avec force afin de faire vivre les espoirs qui se sont manifestés à la Présidentielle. Nous visons des victoires dans plusieurs circonscriptions.
Après ce quinquennat calamiteux, devant cette attitude, nous sommes sans doute désormais la force de gauche la plus solide et rassembleuse. Il y aura besoin de nous pour construire l’avenir et faire du neuf à gauche. Les femmes et les hommes de Marseille et de notre département nous connaissent, ils savent notre enracinement, notre sincérité, notre désintéressement, notre combativité, la force de ce que nous avons accompli dans les responsabilités qui nous ont été confiées. Dans la période écoulée, on a voulu faire croire que tout cela n’était plus possible et ces idéaux plus assez modernes, nous avons vu à quelles régressions sociales et démocratiques nous avons ainsi été conduits. Le Parti communiste est encore la force qui peut tenir la gauche debout, sans sectarisme, sans oukases, sans hégémonie. Dans les rudes moments qui se préparent, on ne peut se passer de personne.
Je suis fier d’appartenir à un parti capable d’un tel esprit de responsabilité. Notre combativité sera indispensable face au projet dévastateur d’Emmanuel Macron, elle devra être la plus forte possible.
Je regrette profondément cette situation de division de la gauche de transformation sociale.
L’heure est à engager la bataille contre le gouvernement de droite d’Emmanuel Macron et sa politique. L’heure est à empêcher l’emploi des ordonnances pour dépouiller le code du travail. L’heure est à battre de nouveau le Front national comme notre peuple l’a fait à la Présidentielle, et dans les circonscriptions, si cela était nécessaire, il faudra faire ce travail pour ne pas se retrouver avec des représentants issus de l’extrême droite. L’heure est à amplifier les espoirs qui se sont exprimés au printemps 2016 et à les porter en politique. Dans cette ville et ce département où notre engagement a été fort et où notre influence est conséquente, nous sommes là pour incarner cet espoir. Nous sommes la principale force enracinée, combative et disponible à gauche. J’appelle les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et au-delà, de toute la gauche à nous donner partout, en votant pour nos candidates et candidats la force de donner une grande suite, un nouvel élan à cette dynamique. Je fais le serment que nous respecterons leur vote, en tendant toujours la main vers ceux, différents de nous, avec qui nous pouvons agir. Nous serons là, comme c’est notre obsession depuis toujours pour défendre le monde du travail et les milieux populaires, pour faire grandir les dynamiques d’émancipation humaine.
C’est cela qui va nous occuper à plein. Je me dis qu’il y aura une reconnaissance, une prime aux généreux, aux rassembleurs, aux grands coeurs. Nous laissons chacun assumer ses responsabilités devant notre peuple, nous avons pris les nôtres. Nous savons que ceux qu’il faut combattre, sont ceux de l’autre camp, ce sont les puissants et la finance, ce sont les forces de la droite et de l’extrême droite. Pour cela, si des mains se tendent, si des ouvertures se font jour, si la lucidité revient dans les jours qui viennent, nous serons toujours au rendez-vous.
Je souhaite que notre département envoie le plus grand nombre de parlementaires de la gauche de transformation sociale à l’assemblée, parmi lesquels de nombreux communistes. Pour y faire résonner les aspirations populaires, la voix de Marseille et des Bouches-du-Rhône.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 09:32

RECIDIVE

Alors qu’il est candidat à Marseille et que les communistes des Bouches du Rhône ont décidé de ne pas présenter de candidat sur la circonscription en question, Jean-Luc Mélenchon trouve le moyen devant des millions de téléspectatrices et téléspectateurs de mentir deux fois.

 

                                                                                     RECIDIVE

 

 

 

Alors qu’il est candidat à Marseille et que les communistes des Bouches du Rhône ont décidé de ne pas présenter de candidat sur la circonscription en question, Jean-Luc Mélenchon trouve le moyen devant des millions de téléspectatrices et téléspectateurs de mentir deux fois.

 

En prétendant que le SMS publié par moi et qu’il a envoyé à Pierre Laurent avant le 4 Mai, a été transmis à la presse par Pierre Laurent, il ment. Il ment sciemment.

 

Pour deux raisons ;

 

Premièrement Pierre Laurent ne peut tout simplement pas avoir transmis à la presse un SMS adressé à lui ; ceci est contraire à toute éthique politique et en particulier à l’éthique communiste.

 

Deuxièmement, Pierre Laurent est un homme courageux et s’il a quelque chose à transmettre à la presse il le fait sous son nom, pas au travers d’un « écho de la savane ».

 

Les raisons pour lesquelles  j’ai pris seul la responsabilité de publier le texte de ce SMS seront explicitées plus bas. 

 

Ensuite Jean-Luc Mélenchon se retranche derrière un soi-disant « extrait » d’une Publication certes officielle mais confidentielle par son public, à savoir « Communistes » , encart périodique du PCF  accepté par le quotidien l’Humanité ( Janvier 2017)  . 

 

C’est la fable dont s’affuble M Bompard directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon ;  je ne vais pas chercher à savoir qui influence l’autre mais je leur indique et pour M. Bompard c’est la seconde fois , que cet extrait est correct mais sorti néanmoins de tout contexte, ce qui en fait une falsification pure et simple ; les actes officiels du PCF se trouvent sur son site ; si M Bompard et/ou Jean-Luc Mélenchon ne veulent pas se donner la peine de les consulter , c’est infiniment regrettable et ne peut manquer d’interroger sur leur sérieux politique .

 

En janvier 2017, un Conseil National du PCF fait suite au vote des communistes relatif à son positionnement pour l’élection présidentielle ; le Conseil National y débat de deux questions que le PCF considère liées en effet ; la Présidentielle et les Législatives.

 

C’est dans le cadre de la discussion relative à l’élection présidentielle et face à des interrogations persistantes au sein de cette instance , que Pierre Laurent rappelle, ce qui n’est en rien une nouveauté , « qu’il n’y a pas d’accord avec France Insoumise et qu’il n’y en aura pas » ; le vote des communistes , même si c’est à une faible majorité, est sans équivoque ; ils et elles ont voté pour « soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon  dans une campagne autonome , constructive et critique » .

 

La direction du PCF a eu des contacts avec des représentants de France Insoumise avant la réunion du Conseil National ; elle en a eu avant le Conférence Nationale de Novembre ; France Insoumise a constamment fait de sa Charte une condition préalable à tout accord ; et je le répète à ce moment, entre les deux formations seule la question de la Présidentielle est abordée et pour cause. La condition préalable mise par France Insoumise est inacceptable pour le PCF. Un billet de ce blog explique longuement pourquoi.

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/210117/la-charte-de-france-insoumise-et-le-pcf

 

( J’ajoute que France Insoumise aussi lie à sa façon Présidentielle et Législatives et justement sa Charte rend tout accord impossible y compris là-dessus , mais chaque chose en son temps )

 

Au Conseil National de Janvier 2017 les Législatives ne sont abordées que sur des aspects de principe : d’abord, il faut mettre le PCF en ordre de bataille très tôt, ce qui suppose la recherche du maximum de candidatures possibles dans les circonscriptions en cherchant partout les possibilités d’accord avec toutes les forces disponibles. Il n’a jamais été question de présenter partout des candidatures PCF -FDG mais le PCF doit y être prêt.

 

Recourir à cette phrase « Il n’y a pas d’accord avec France Insoumise et il n’y en aura pas » qui date de Janvier 2017 dans les circonstances indiquées pour prétendre légitimer le SMS qui annonce une rupture politique avec un parti qui a mené campagne pour Jean-Luc Mélenchon est une malhonnêteté absolue. Indépendamment du verbatim lequel est suffisamment connu pour que je n’y revienne pas.

 

A l’émission d’hier, jean-Luc Mélenchon – lequel n’a pas démenti son SMS, et pour cause-, a donc menti à nos compatriotes par deux fois .

 

J’explique brièvement la genèse de mon acte ; j’ai voté et fait voter pour le candidat soutenu par le PCF et on ne trouvera pas un seul billet de Blog qui ne le rappelle pas.

 

Mais il se trouve qu’après des tentatives répétées d’avoir un accord dans une circonscription, accord sans enjeu électif je le précise, mais pour faire face à la droite et à l’extrême droite   la réponse nous fut donnée – nous, c’est-à-dire la Section du PCF concernée- , sous la forme d’un échange entre membres de France Insoumise avec le SMS en préambule ; ceci nous fut communiqué le 4 mai ; il en résultait que les dirigeants de France Insoumise connaissaient la teneur de ce SMS alors qu’ils « négociaient » à Paris sur un accord législatif .

 

Pour moi c’était trop ; trop de duplicité, trop d’insultes déversées au plus haut niveau politique vis-à-vis de la direction du PCF.

 

J’attendis. On ne pouvait pas savoir si finalement on aboutirait à un accord fût-il minimal ou non ; je ne voulais pas risquer de faire avorter une chance fût -elle infime. Puis je découvris que sur tous les médias c’était Pierre Laurent qui était désigné comme le grand coupable    d’une rupture dont j’avais la preuve qu’elle avait été organisée de haute main par …Jean-Luc Mélenchon. 

 

Je pris alors la décision de publier le texte intégral du SMS sur ma page Facebook. Mon avenir est derrière moi ; je ne cherche pas une notoriété inepte d’autant que j’eusse aimé des millions de fois l’obtenir autrement ; si l’on veut vraiment comprendre ma démarche je ne peux que référer à deux billets de Blog certes un peu allusifs mais qui dans mon esprit devaient constituer les cailloux du Petit Poucet.

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/280317/ellipse-de-la-vertu

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/100517/la-nuit-tombe

 

 

 

On ne construira aucune alternative politique dans ce pays en insultant le PCF, en « faisant sans lui » et a fortiori contre lui ; on ne construira rien de grand par le mensonge ; avec le mensonge les idées les plus grandes ont été ruinées  dans le monde entier pour des décennies ; le PCF est le parti qui tient et tiendra la gauche debout. 

 
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 08:47
Ceux des candidats présentés par le parti communiste qui ont accepté de signer la charte des "insoumis" pour en obtenir le soutien afin d'éviter une concurrence mortifère, vont-ils, en cas d'élections, se rattacher au groupe des "insoumis" et non au groupe GDR, au sein duquel les députés communistes mènent leur activité parlementaire ?
 
Extraits de la charte des "insoumis"
 
“Ceux qui accepteront cette investiture s'engagent à soutenir Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, faire campagne sur le même programme national, se rattacher à l’association de financement 'La France insoumise', siéger au sein du groupe, respecter la discipline de vote du groupe lorsqu’une décision collective a été prise.”
 
 
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 03:29

Nous avons épluché la liste des 424 candidats aux législatives d’En Marche!, en particulier ceux issus de la « société civile ». Ces novices en politique affichent des profils très éclectiques.

Emmanuel Macron l’avait promis : il veut faire entrer la "société civile" à l’Assemblée nationale. Sur la liste, paritaire, des 424 candidats publiés à ce jour, 214 n’ont jamais exercé de mandat, et sont donc novices en politique. Quelles professions exercent-ils ? Nous avons examiné leurs profils Linkedin et autres articles de presse locale pour établir ce palmarès des métiers les plus représentés dans la liste de la République en marche.

Les professions les plus fréquentes sont celles de gérant ou chef d’entreprise. Nous en avons dénombrés 58 au total, qu’ils soient P-DG, fondateurs de grands groupes, gérants de leur commerce (agence immobilière, centre esthétique, pâtisserie) ou bien créateurs de start-up. Sans qu’ils soient patrons, les salariés ou cadres en entreprise sont par ailleurs très nombreux dans la liste. On trouve ainsi 7 chargés de communication, ou bien, par exemple, une responsable des ressources humaines chez Elior, un directeur des opérations en compagnie aérienne, la directrice commerciale du Port de Marseille…

>> Lire aussi - Les députés sortants choisis par Macron ne sont pas tous très bosseurs

26 candidats exercent dans le domaine de la santé. Nous avons dénombré 13 médecins dont 3 généralistes, 3 infirmières et infirmiers, la rhumatologue du CHR d'Orléans, le responsable du département Immunologie du CHU de Montpellier, un pharmacien, un dermatologue, une sexologue, un prothésiste dentaire, deux cadres hospitaliers et deux kinés !

Les professions juridiques sont également légion : nous avons ainsi dénombré 17 avocats, 6 juristes, 3 ex juges, un assistant de justice.

Vingt postulants travaillent dans l’éducation : 9 enseignants, 14 professeurs de collège, lycée ou en école (sport, maths, histoire-géo…), 3 maîtres de conférence, 3 directeurs d’école, et la proviseure du Lycée français de Palma de Majorque.

Nous avons dénombré douze candidats travaillant dans la finance ou la banque, et onze ingénieurs, comme Huguette Tiegna, dans le Lot, docteure en génie électrique.

Six candidats travaillent dans l’audiovisuel, de la production au journalisme, dont Willy Colin, un journaliste à France 3, dans la Sarthe.

On trouve dans la liste sept agriculteurs, dont un viticulteur, un éleveur de limousines, et une agricultrice bio, Sandrine Le Feur, candidate dans la Finistère. Enfin, notons la présence de deux sapeurs-pompiers professionnels, une gardienne de la paix, un ancien commissaire de police.

Cet inventaire à la Prévert semble bien montrer que En Marche!, en proposant à tous ses partisans volontaires de postuler en ligne, a choisi ses candidats dans une certaine France ( aucun ouvrier d'usine ou employé, syndicaliste...). Une question se pose désormais : ces novices en politique, souvent peu connus localement, pourront-ils mener une campagne victorieuse en seulement un mois ?

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 17:20

Je regrette très profondément les décisions prises samedi par la France insoumise (Pierre Laurent)

 

Présent dimanche á la fête de l'Humanité organisée par les communistes du Tarn au pays de Jaurès à Carmaux, Pierre Laurent a réagi aux décisions prises la veille par France insoumise:

 

"En lançant jeudi au gymnase Japy à Paris la campagne nationale des communistes pour les élections législatives, j'ai renouvelé mon appel à une dynamique unitaire large sur tout le territoire national rassemblant tous ceux qui ont soutenu la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le jour même à Marseille, les communistes des Bouches-du-Rhône ont rendu public un geste fort de rassemblement en retirant leurs candidats dans la circonscription où Jean-Luc Mélenchon sera candidat et dans trois circonscriptions face à la menace du FN. Dans tous les départements, les communistes ont présenté des offres de rassemblement qui permettraient de présenter des candidatures communes dans des dizaines de circonscriptions, multipliant nos chances d'élire des députés. Or, samedi, c'était au tour de La France insoumise de lancer sa campagne et d'investir ses candidats.

 

Je regrette très profondément que les décisions prises par la France insoumise aient ignoré nos appels au rassemblement, à l'exception de quelques unités. Cette décision est totalement contradictoire avec l'objectif affiché d'élire une nouvelle majorité capable de refuser les injonctions d'alignement du nouveau président Emmanuel Macron, et assez forte pour faire barrage aux prétentions de la droite et de l'extrême-droite.

 

La concrétisation de l'espoir né le 23 avril dans le vote Mélenchon et l'avenir d'une gauche nouvelle ne se trouvent pas dans une formation unique qui prétendrait faire le vide autour d'elles, mais dans un rassemblement fidèle à nos objectifs d'une VIème République, où diversité, respect mutuel et intervention citoyenne s'additionnent pour forger une union durable et un projet solides.

 

Les candidats soutenus par le PCF- Front de gauche continueront de faire campagne la main tendue et restent disponibles jusqu'au terme du dépôt des candidatures le 19 mai pour toute entente ou retrait réciproque qui permettent d'avancer vers les victoires souhaitées. Ici, à Carmaux, n'oublions pas ces mots de Jaurès: la véritable richesse, c'est celle qui ne diminue pas si on la partage ".

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

 

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BRUNO FORNACIARI

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