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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:51

Ils ont échoué à deux signatures près, dans une  attaque rare et symbolique de la profonde division de la gauche. Des députés de gauche n'ont pas réussi, mercredi 11 mai, à déposer une motion de censure contre le gouvernement, au lendemain du recours gouvernemental au 49.3 sur le projet de loi Travail. A l'expiration du délai de dépôt, à 16h35, le projet de motion "avait recueilli 56 signatures, il en fallait 58", explique le frondeur socialiste Laurent Baumel. Voici la liste complète des signataires. Le texte de leur motion est visible sous la liste.  

• Laurence Abeille, députée Europe Ecologie-Les Verts

• Alexis Bachelay, député PS 

• Pouria Amirshahi, député non-inscrit, démissionnaire du PS 

• Brigitte Allaindéputée Europe Ecologie-Les Verts

• François Asensi, député Front de gauche 

• Isabelle Attard, députée écologiste, démissionnaire d'Europe Ecologie-Les Verts

• Danielle Auroi, députée Europe Ecologie-Les Verts

• Laurent Baumel, député PS

• Huguette Bello, députée Pour la Réunion, de toutes nos forces, membre du groupe Gauche démocrate et républicaine

• Jean-Pierre Blazy, député PS 

• Alain Bocquet, député PCF

• Michèle Bonneton, députée Europe Ecologie-Les Verts

• Isabelle Bruneau, députée PS 

• Marie-George Buffet, députée PCF

• Jean-Jacques Candelierdéputé PCF

• Fanélie Carrey-Conte, députée PS

• Patrice Carvalho, député PCF

• Gaby Charroux, député PCF

• André Chassaigne, député PCF

• Dominique Chauvel, députée PS

• Pascal Cherki, député PS

• Sergio Coronado, député Europe Ecologie-Les Verts

• Marc Dolez, député Front de gauche 

• Cécile Duflot, députée Europe Ecologie-Les Verts

• Aurélie Filippetti, députée PS

• Jacqueline Fraysse, députée PCF

• Geneviève Gaillard, députée PS

• Yann Galut, député PS 

• Linda Gourjade, députée PS

• Edith Gueugneau, députée PS

• Benoît Hamon, député PS

• Mathieu Hanotin, député PS

• Christian Hutin, député Mouvement républicain et citoyen, apparenté au groupe PS

• Serge Janquin, député PS

• Romain Joron, député PS

• Régis Juanico, député PS 

• Laurent Kalinowski, député PS 

• Jérome Lambert, député PS

• Jean Lassalle, député non inscrit, membre du MoDem

• Jean-Luc Laurent, député Mouvement républicain et citoyen, apparenté au groupe PS

• Christophe Léonard, député PS 

• Noël Mamère, député écologiste, démissionnaire d'Europe Ecologie-Les Verts

• Alfred Marie-Jeanne, député Mouvement indépendantiste martiniquais, membre du groupe Gauche démocrate et républicaine

• Jean-Philippe Nilor, député Mouvement indépendantiste martiniquais, membre du groupe Gauche démocrate et républicaine

• Philippe Nogues, député non inscrit, démissionnaire du PS 

• Christian Paul, député PS

• Michel Pouzol, député PS

• Patrice Prat, député PS 

• Barbara Romagnan, députée PS

• Jean-Louis Roumégas, député Europe Ecologie-Les Verts

• Nicolas Sansu, député PCF 

• Eva Sas, députée Europe Ecologie-Les Verts

• Gérard Sebaoun, député PS

• Suzanne Tallard, députée PS 

• Thomas Thèvenoud, député non inscrit, exclu du PS 

• Paola Zanetti, députée PS

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES ELECTIONS LUTTES
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 08:42

En finir avec le chômage et l'insécurité sociale !

 

Les député-e-s du groupe Front de gauche déposent une proposition de loi de sécurisation de l’emploi et de la formation

 

► 5,8 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi fin 2016, un million de plus qu’en 2012. Des millions de « travailleurs pauvres ». Nous ne nous résignons pas !

► Notre jeunesse vaut mieux que la précarité à vie. Libérons nos vies quotidiennes de la flexibilité des horaires et des conditions de travail. Il y a urgence économique et sociale à mettre fin au fléau du chômage. Sécuriser un revenu pour chacun ? C’est possible mais seulement en sécurisant l’emploi et la formation !

► C'est l'emploi et la production des richesses dans l'entreprise qui permettent de distribuer des revenus. Pour sécuriser les revenus il faut éradiquer le chômage.

► Comment  fait-on ?
Au lieu de rejeter les travailleurs sur le « marché du travail », c'est-à-dire au chômage, créons les conditions pour que chacun puisse évoluer dans sa vie professionnelle, selon ses aspirations, sans perte de revenu et sans jamais passer par la case « chômage ».
C'est cela la sécurité d'emploi ou de formation que le PCF propose de construire progressivement. Dans le cadre d'un nouveau service public de l'emploi et de la formation, auquel chaque personne ayant fini sa scolarité serait affiliée de droit (comme pour la sécurité sociale), chacun pourrait alterner périodes de travail salarié et périodes de formation bien rémunérées, à la faveur d'une réduction générale du temps de travail.

 Et ça se finance comment ?
Ce n’est pas le coût du travail qui écrase les entreprises, c’est le coût du capital (dividendes versés aux actionnaires, intérêts payés aux banques et aux marchés financiers) !
Utilisons autrement l’argent public pour prendre le pouvoir sur le crédit bancaire et pour que l’argent des entreprises serve à financer des programmes de créations d'emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d'innovation.

 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 09:28

L'énergie est un bien commun :

stop à la libéralisation

pour la création d'un pôle public de l'énergie

 

► Après la grippe révélant la situation d'extrême tension dans nos hôpitaux, voilà maintenant le froid et le risque d'une pénurie d'électricité, comme si ces phénomènes étaient exceptionnels en hiver.

 Les menaces de coupures d'électricité témoignent des dégâts engendrés par la libéralisation du secteur de l'énergie

► La précarité énergétique touche près de 12 millions de personnes

► Le PCF propose la création d'un grand pôle public de l'énergie

La France a perdu en capacités de production, garanties et réactives aux pics de consommation. Des centrales thermiques ont en effet été fermées, 5 réacteurs nucléaires sont à l'arrêt et les filières éoliennes en mer et hydroliennes, laissées à l'initiative privées, tardent à voir le jour. Vous êtes appelés à réduire votre consommation et des entreprises pourraient stopper leur production pour éviter le black-out. Mais, elles, percevraient en retour une rémunération prélevée sur vos factures, y compris celles des familles en situation de précarité énergétique déjà contraintes à la restriction.

Notre pays est également conduit à importer de l'électricité, souvent produite de façon plus polluante. Ce n’est pas le froid mais la libéralisation, la spéculation, la vente à la découpe de pans entiers de la filière énergétique qui conduisent à cette situation.

La France doit reconstruire une politique énergétique, industrielle, de long terme,en conjuguant les modes de production afin de faire face aux pointes de consommation. Elle doit construire un pôle public permettant de sortir l'énergie des logiques de l'argent et du dumping social. L'électricité est vitale pour les familles, les équipements publics, les entreprises. Son accès doit être garanti, au juste prix.

Pour garantir le droit à l'énergie, en luttant contre le réchauffement climatique  

Nous proposons :

► Création d'un pôle public de l'énergie afin de mettre la filière à l'abri des logiques financières et d'en améliorer la maîtrise publique et citoyenne, de faire progresser la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique
► Engagement fort dans la recherche (captage CO2, stockage de l'électricité, sûreté nucléaire) et création de filières nationales permettant d'industrialiser les nouvelles technologies
► Interdiction de l'exploitation des gaz de schiste
► Un plan massif de rénovation de l'habitat permettant d'économiser l'énergie et de réduire les factures des ménages.

 

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 08:11

Lors de ses vœux, Pierre Laurent présente La France en commun

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a lancé lundi l'entrée en campagne des communistes pour la présidentielle et les législatives de 2017, en présentant leur programme, proche mais différent de celui du candidat que le parti soutient, Jean-Luc Mélenchon.

 

Pierre Laurent a évoqué son souhait d'un "rassemblement le plus loin possible" à gauche. (Sipa Press)

La France en commun, brochure de 72 pages à 2 euros, distribuée à l'occasion des voeux de Pierre Laurent lundi soir, ressemble fort à L'Avenir en commun, le programme de Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise pour la présidentielle. Tous deux inspirés de L'Humain d'abord, le programme commun de 2012, ils ont notamment en commun la sortie de l'Otan, l'abrogation de la loi Travail ou encore le Smic à 1.700 euros.

Mais La France en commun est, selon Pierre Laurent, une manière, "seuls contre tous s'il le faut, [de mener] à égalité d'importance élection présidentielle et élections législatives". C'est "le pacte que nous proposons aux Français pour une nouvelle majorité parlementaire", a lancé lundi soir le secrétaire national communiste.

Quid des investitures aux législatives?

A plusieurs reprises, Pierre Laurent a évoqué, dans son discours, son souhait d'un "rassemblement le plus loin possible" à gauche, qu'il a tenté en vain de concrétiser pendant toute l'année 2016. Il s'agit de "déjouer" les candidatures de François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, une "machine à confisquer le débat pour que la France reste coûte que coûte dans les rails du libéralisme", a-t-il expliqué.

«Le PCF n'a aucune chance de se mettre au service exclusif d'une ambition personnelle»

Se félicitant du choix des militants fin novembre de soutenir Jean-Luc Mélenchon plutôt que de présenter un candidat communiste, Pierre Laurent a vanté la "maturité", "l'honnêteté" et "l'intelligence collective" de son parti. Mais il a aussi rappelé que le PCF n'avait "aucune chance de se mettre au service exclusif d'une ambition personnelle". "C'est une campagne de terrain que nous lançons, en déployant dans le concret notre conception de l'union et notre savoir-faire du rassemblement", a-t-il prévenu, annonçant une "grande initiative de lancement conjoint des campagnes présidentielle et législatives le 28 janvier, place de la République", à Paris.


 

Le PCF doit décider samedi ses premières investitures pour les législatives. Depuis six semaines que la décision de soutien à Jean-Luc Mélenchon a été prise, les équipes communiste et de La France insoumise ne se sont pas encore revues pour négocier les modalités de candidatures communes aux législatives.

mardi 10 janvier 2017

 
 
  

 

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Published by bruno fornaciari - dans PCF PCF-FRONT DE GAUCHE ELECTIONS
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 16:16

Énergie : contribution à un grand débat Nucléaire : quelques éléments et propositions pour le débat

 

Le nucléaire civil est au centre de beaucoup de controverses et déchaîne les passions. Pourtant nous sommes face à des choix urgents en matière énergétique compte tenu des besoins actuels et futurs dans le monde et de l’urgence à réduire les gaz à effet de serre, et ce, afin de limiter le réchauffement climatique, péril immense pour l’humanité. Cependant, l’accident de Fukushima vient de dramatiquement rappeler que sans de drastiques conditions d’utilisation (transparence, formation, vigilance, conditions de travail, autonomie et qualité des contrôles…)  très contradictoires avec la rentabilité financière, le recours à l’énergie nucléaire peut conduire à des situations catastrophiques.

C’est pourquoi nous avons besoin d’un examen sérieux sur la nature de cette énergie, sur les aspects environnementaux, sanitaires réels, mais aussi économiques de son impact. Et ceci, en comparaison  avec les autres sources d’énergie et les autres modes de production d’électricité par le charbon et le gaz, seules sources énergétiques aujourd’hui capables de produire suffisamment d’électricité  pour répondre aux énormes besoins.

En ce qui concerne les énergies renouvelables émergentes (solaire, éolien, géothermie),  elles sont encore aujourd’hui, malgré les progrès réalisés, inadaptées pour une production en « base ». C’est ce que montre, en grandeur nature, l’exemple allemand, où elles y dépassent difficilement 10 % de la production électrique. Et ce, au prix d’un rééquilibrage du réseau (du fait de l’intermittence) assuré par des centrales fossiles ou par des importations des pays voisins. Cette situation pourrait changer radicalement si, par exemple, le stockage d’électricité et le rendement photovoltaïque progressaient de manière significative : ce qui supposerait une politique soutenue en direction de la recherche fondamentale et appliquée. Néanmoins si ces possibilités restent ouvertes,  elles ne peuvent pas être le point de départ pour la définition, aujourd’hui, d’une politique énergétique du fait de l’incertitude liée aux résultats de la recherche.

Charbon, gaz, nucléaire : décomposition du coût

Dans un système de production d’électricité, on distingue 3 postes de dépenses : le coût d’investissement (construction, conception, coût du financement, provision pour le démantèlement futur, recherche appliquée….), le coût d’exploitation (salaire du personnel, maintenance, mise à niveau « sûreté »…) et le coût du combustible (importation de matières premières, transformation et conditionnement, retraitement et stockage des déchets ultimes induits).

 

Si nous examinons la composition du coût de production en sortie de centrale du kWh (*) électrique pour chacune de ces énergies, nous remarquons que le kWh nucléaire se distingue par une part élevée du poste d’investissement, alors que la part des matières premières, c’est-à-dire l’uranium brut importé, y compte pour 5 % seulement. Ainsi, près de 95 % du coût de l’électricité résulte d’un process industriel à haute valeur ajoutée lié aux qualifications, au niveau de la technologie elle- même, à l’exigence de sûreté et au traitement de l’uranium qui doit être enrichi et conditionné avant d’être utilisé dans les centrales. Aussi, le choix de retraiter le combustible  usé, son recyclage et le processus de confinement des déchets ultimes mobilisent à eux seuls des ressources en recherche et en emplois importantes (1).

En résumé, cette énergie repose essentiellement sur la connaissance et le niveau de qualification d’une part, et sur l’investissement initial, d’autre part, mais très peu sur le cours des matières premières : dit autrement, le coût d’extraction des minerais pourrait doubler, le prix de revient de l’électricité n’augmenterait  que de 5 %.

Dans le cas de centrales thermiques classiques, c’est différent : le combustible charbon ou gaz, qui ne subit pratiquement aucun traitement avant sa combustion, intervient respectivement pour plus de 30 % et 60 % dans le coût de l’électricité. Cette électricité, très sensible donc aux cours mondiaux, pèse forcément dans la balance commerciale d’un pays ne disposant pas de telles ressources et constitue une rente appréciable pour les producteurs de gaz et de charbon. D’autre part, en plu du CO2, ces centrales thermiques produisent des déchets ultimes, contenant de l’arsenic, du soufre et essentiellement des métaux lourds tels que le plomb, le cadmium, le mercure, tout aussi dangereux que les déchets nucléaires.

Ces métaux lourds, rappelons-le, ont une durée de vie infinie et sont tout simplement rejetés dans l’environnement (2). Ce qui donne  à ces types d’énergie un avantage certain par rapport au nucléaire en les « dispensant » de tout processus de traitement des déchets, du fait d’une meilleure acceptabilité sociale (ou méconnaissance ?) de ce type de pollution par rapport aux déchets radioactifs(3). Concernant le CO2, le paiement d’une taxe carbone, véritable droit à polluer ne réglant en rien le problème des rejets toxiques dans l’environnement (4), les dispense de coûteux dispositifs de captage et de stockage du carbone.

Si cette « acceptabilité sociale » venait à disparaître et qu’obligation était faite au charbon et au gaz de devenir « propres », l’écart avec le nucléaire se creuserait encore plus, et le coût du kWh fossile augmenterait de 50 à 100 % (5).

L’électricité nucléaire reste la moins chère des trois. Y compris dans la période récente de gaz à très bas prix et en excluant l’application d’une taxe carbone. Pourtant certains arguments pointent le coût du nucléaire. En réalité, on confond le coût d’investissement par unité de puissance installée en €/kW et le coût unitaire de l’électricité €/kWh en sortie de centrale après amortissement, coût du démantèlement et traitement des déchets compris. Et il est vrai qu’à puissance égale, l’investissement est beaucoup  plus élevé pour une centrale nucléaire que pour une centrale au charbon ou au gaz (6). Mais en intégrant  la durée de vie des centrales et le faible coût du combustible uranium, le kWh nucléaire est bien meilleur marché et stable.

 

Le nucléaire : pas très rentable pour le capitalisme ?

Cependant cette énergie souffre de plusieurs défauts dans le contexte de libéralisation du marché de l’énergie où les investissements  sont guidés par le critère de rentabilité. D’abord, la forte capitalisation du nucléaire est renforcée par l’obligation d’investir dans des unités de grande puissance (1000-1600 MW à 5-6 milliards d’€ l’unité). Contrairement aux turbines à gaz ou aux centrales à charbon (400-700 MW à 600-900 millions d’€ l’unité). L’ampleur des sommes à mobiliser augmente d’autant le coût global du crédit à l’investissement.

Par ailleurs, la déconnexion historiquement  volontaire entre le coût de production de l’électricité et le prix servi aux consommateurs réduit d’autant la maximisation immédiate du retour sur investissement (8). Une déconnexion illustrée entre autres, par le peu de corrélation entre le prix de l’électricité et le coût de sa principale composante. Une volonté politique de maintenir un faible niveau de prix pour les usagers de l’électricité, qui se traduit dans les faits par de faibles perspectives de rentabilité pour les investisseurs. De sorte qu’en cas de chute des cours du gaz, l’électricité nucléaire pourrait ne plus être rentable. Et cela d’autant moins que l’arrêt  d’une  centrale nucléaire n’atténue pas son coût qui est essentiellement contenu dans le capital matériel, comparativement aux centrales à gaz pour lesquelles la mise en veille permet de limiter le manque à gagner.

 

Les investisseurs financiers l’ont naturellement compris : il est beaucoup plus rentable et sûr, pour satisfaire les exigences à court terme des actionnaires, d’investir dans des centrales à gaz, très vite amorties et sources de profits faciles via la rente gazière, que d’investir dans des centrales nucléaires, dont la construction est longue, complexe et risquée (6-8 ans pour le nucléaire contre 3 ans pour une centrale à gaz), qui pèsent sur le remboursement des intérêts du crédit, et pour les- quelles la part importante des salaires, des dépenses de formations et des qualifications de haut niveau du personnel laisse moins de place aux profits. Et cela sans compter avec les problèmes  classiques de surcoûts liés aux retards dans la construction des têtes de série de nouveaux réacteurs comme l’EPR, il est vrai aggravés par la perte de savoir-faire de toute une génération de techniciens, ingénieurs et ouvriers spécialisés en France, après 20 ans d’absence de chantier nucléaire. Ce risque n’existe pas pour le gaz et le charbon compte tenu de la maturité de ces technologies  livrées clé en main par les constructeurs, pour lesquelles il n’y a pas eu de moratoire, et qui bénéficient d’un marché international étendu, y compris dans les pays émergents.

L’exemple de la France et de l’Allemagne

 Illustration de cette tendance au retour de cette production électrique par hydrocarbures, pas moins de 23 projets de centrales à gaz de 500 MW (soit au total 11GW, l’équivalent de 7 EPR !) sont en attente d’approbation rien que sur le réseau français RTE. De 2010 à 2014, l’électricité au gaz passera de 1,5 à 6 GW en puissance installée, tandis que pour l’éolien on passera  de 4,6 à 8,5 GW. En terme de gestion de réseau, il y a une cohérence : la progression de l’éolien nécessite des capacités supplémentaires  en installation au gaz pour pallier l’intermittence : l’éolien ne fonctionnant que lorsqu’il y a du vent, soit environ 25 % du temps, 2000h par an, les 75 % manquants, 6000h, étant comblés par les centrales à gaz. Ce qui donne une autre appréciation du soutien apparemment contradictoire des géants du pétrole et du gaz aux énergies renouvelables. Tout se tient, on investit dans l’éolien avec des aides publiques et on construit les centrales à gaz très rentables qui vont avec…

C’est à l’aune de ces éléments qu’il faut aussi lire les grands choix qui se prennent en Europe. Le cas de l’Allemagne sur ce point est intéressant. Ce pays dispose encore de réserves de charbon importantes en Europe et affiche clairement une volonté de renforcer la part du gaz importé essentiellement de Russie dans son mix énergétique. La décision de Schröder de sortir du Nucléaire à partir de 2020, reprise par Merkel après l’accident de Fukushima, présentée comme ne répondant qu’à des préoccupations  écologiques vise aussi et surtout à laisser le champ libre aux investisseurs pour combler les 60 TWh d’électricité produits chaque année par les 7 réacteurs désormais à l’arrêt. En effet de l’aveu même des Verts Allemands, l’arrêt de ces centrales nucléaires, à quelques mois de l’hiver, et l’annonce d’une hausse de la part du renouvelable (à compenser à cause de l’intermittence), obligeront l’Allemagne à importer de l’électricité et à se doter de capacités supplémentaires de production, notamment au gaz et au charbon, sur le sol allemand. D’ailleurs, cela va tellement de soi que le débat en Allemagne se situe au niveau des modalités  de financement et pas vraiment sur le problème de fond que suppose le remplacement de fait du nucléaire par le charbon et le gaz, fortement émetteurs de gaz à effet de serre. Autant dire que la question climatique, après Fukushima, n’est plus vraiment une priorité outre-Rhin (9).

On le comprend, dans ce débat, il n’y a pas que les enjeux écologiques et la sûreté industrielle, qu’il faut bien sûr prendre en compte rationnellement, sans démagogie et sans attiser les peurs (10). Il y a aussi une affaire de gros capitaux. Derrière les pressions pour un abandon général du Nucléaire en Europe se profile une valorisation à la hausse des actifs des matières premières énergétiques ; d’ailleurs le « lobby du nucléaire » tellement décrié et systématiquement invoqué dans la presse et les débats publics pour disqualifier tout argument rationnel en faveur de cette énergie, si nous retenons cette logique, ne représente que peu de chose face aux lobbies du gaz et du charbon bien plus puissants par leurs chiffres d’affaire, leur réseaux (11) et par les états qui les soutiennent (Russie). La part importante du Nucléaire en France et en Allemagne est perçue avant tout comme un manque à gagner par ces multinationales de l’énergie.

Des propositions pour une révolution énergétique

Face à cette situation, il faudrait une tout autre poli- tique. Des investissements publics massifs s’imposent pour assurer en France le renouvellement du parc nucléaire, atout majeur pour lutter contre l’effet de serre tout en assurant les besoins en électricité qui iront grandissants. Tous ces investissements ne seront pas réalisés par les marchés financiers car peu rentables. Ce qui souligne la nécessité de sortir l’énergie du marché et de créer un grand service public de l’énergie. D’autre part, les dépenses liées à la sûreté ne peuvent être guidées par des critères de rentabilité. De ce point de vue, les leçons de l’accident de Fukushima, relevant autant des dispositifs techniques que du fonctionnement des entreprises, en particulier les pratiques de sous-traitance, doivent être tirées et conduire à des normes plus sévères au niveau international. Investissements également dans les réacteurs de 4e génération,  les surgénérateurs, qui repoussent l’épuisement des ressources en Uranium à une échéance de plusieurs siècles (12).

Parallèlement, le développement des énergies  renouvelables ne peut se faire sur la base d’investissements spéculatifs financés par les factures des usagers, comme c’est le cas aujourd’hui. Il doit être accompagné par la mise en place de filières industrielles et encourager l’autoconsommation, à l’opposé des incitations faites aux particuliers à produire pour vendre. Des investissements seront également nécessaires pour réaliser un grand plan d’économie d’énergie, notamment par la rénovation du parc existant de logements et la construction neuve basse consommation (cf. Économie et Politique de février 2010), une révolution dans les pratiques agricoles, un développement du transport collectif ainsi qu’un soutien aux projets de véhicules électriques (voiture et camion), dont il sera difficile de se passer compte tenu de l’étalement urbain, qu’il faut bien sûr contrôler et limiter.

La nécessité d’autres critères pour de nouveaux financements : en France, en Europe et dans le monde

La conversion de l’économie capitaliste, qui réussit l’exploit à la fois de gaspiller beaucoup d’énergie, de matières premières, de travail humain, tout en maintenant une situation de pénurie dans la population (chômage, pouvoir d’achat, salaire en baisse…), va nécessiter, non pas une « décroissance », mais  une croissance du PIB d’un tout autre type. Pour les seuls secteurs du logement et de l’énergie, il faudrait 20-25 milliards d’€ par an. D’autre part, aspect méconnu,

De l’énergie pour en économiser !

Un contresens est à signaler, que l’on rencontre partout dans les débats avec les écologistes, celui qui consiste à opposer économies d’énergie et développement de capacités nouvelles de production électrique. Certes, les économies d’énergie vont contribuer à diminuer la consommation électrique dans un premier temps. Mais il faudra aussi compter avec les dépenses énergétiques nouvelles liées à la révolution écologique : développement du transport ferroviaire fonctionnant à l’électricité, consommation des voitures électriques, dépenses d’énergie liées à la ré-industrialisation  par une relocalisation de la production, notamment avec la production de panneaux photovoltaïques, d’éoliennes, de matériaux isolants, de systèmes de chauffage performants (chauffe-eau solaire, chaudière à condensation, pompe à chaleur, système de ventilation…),  la construction de 200 000 logements par an basse consomma- tion, etc. Ainsi, le vecteur électricité  aura une plus grande place dans l’énergie, au détriment  du gaz et du pétrole, ce qui est une bonne chose pour le climat, à condition que ce soit une électricité dé-carbonnée et produite sans rejets toxiques massifs dans l’environnement : nucléaire, hydraulique, renouvelables émergents, charbon et gaz « propres » si les techniques le permettent, tout cela s’inscrivant dans un cadre national d’une baisse générale de la consommation  énergétique :

les dépenses en formation sont un enjeu crucial : en effet, même si nous disposions des financements et de la volonté politique, nous serions dans l’état actuel techniquement incapables de démarrer ces projets faute de compétences suffisantes. Le retard du chantier de Flamanville est révélateur de cette situation. Mais cela est vrai aussi pour tous les autres secteurs et en particulier pour le programme d’économie d’énergie. La suppression des filières techniques dans les lycées et l’absence d’une vraie ambition dans l’enseignement des sciences et de la recherche commencent à poser de sérieux et graves problèmes.

Face à l’ampleur de la tâche, un nouveau type de croissance et de partage des richesses ainsi qu’une réforme de la fiscalité sont nécessaires. Mais cela ne suffira pas. Il est capital d’engager une révolution au cœur même du système financier pour se réapproprier  l’outil de la création monétaire et du crédit, véritable anticipation des types de richesse que nous voulons créer. C’est un enjeu politique majeur : ce n’est pas au marché financier de choisir les investissements dont va dépendre notre avenir. Au contraire, cela doit relever d’un choix démocratique s’inscrivant dans une planification écologique, et qui répond aux besoins sociaux et environnementaux, et non aux critères de rentabilité capitaliste. Il s’agit d’un véritable renversement  des valeurs de ce qui doit être, ou non, financé. Cela pose la question, ô combien actuelle, du changement du rôle de la BCE et de l’euro, qui, aujourd’hui, ont pour seule mission de garantir une politique de rigueur et d’assurer de bons revenus financiers dans l’espace européen au détriment du développement économique et social. Plus largement, les énormes besoins mondiaux, avec notamment l’explosion démographique du continent africain et les révolutions arabes, qui aspireront légitimement au développement, vont poser la question du financement au niveau mondial de coûteux systèmes énergétiques sans émission de CO2. Cette dimension internationale doit aussi être intégrée à la révolution énergétique à engager. 

 

(*) k : kilo (mille)

T : téra (mille milliards),

G : giga (milliard)

M : méga (million)

kWh : kilo watt  heure, quantité  d’électricité  produite  pendant une heure par une puissance de 1 kW

W : Watt, unité de puissance électrique

1 TWh : mille milliards de Wh, un réacteur de 1000 MW de puissance produit chaque année environ 8 TWh ;

Ordre  de  grandeur : un  réacteur de  type  EPR  fournit l’équivalent de la consommation électrique des  2 millions d’habitants de Paris intra-muros (pendant 60 ans)

 

 
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Published by bruno fornaciari - dans ÉNERGIE ELECTIONS PCF THOUARSAIS
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 15:10
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES élections
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 11:14

 

 

LE TIERS-PAYANT

mesure très utile pour favoriser l’accès aux soins

 

L’extension du tiers payant aux patients en ALD et aux femmes enceintes est une des dispositions « phares » de la loi Touraine, en application depuis le 1er janvier 2017, la généralisation étant annoncée pour le 1er septembre 2017.

Nous regrettons sa conception de manière indissociable avec lobligation dadhérer à une complémentaire santé. La droite tente dailleurs une récupération politique des mouvements de grève ou de boycott dune partie des médecins dexercice dit libéral.

Il est réel que la mise en œuvre du tiers payant, cest à dire de la possibilité de ne pas faire lavance des frais, est génératrice dune surcharge de travail administratif. Il y a environ 600 structures dites complé­mentaires dans le pays. Vérifier que les « droits du patient-e sont ouverts », solli­citer les complémentaires pour le rem­boursement des frais est une tâche admi­nistrative réelle. Le conseil constitutionnel la dailleurs rendue facultative.

La généralisation est aussi génératrice de frais de fonctionnement qui sont évalués à environ 3,50 € par consultation. Cest pour cela que le mouvement des centres de santé demande une prise en charge de ces frais. Pourquoi le gouvernement renonce-t-il à répondre à cette demande ?

Mais le tiers-payant est une mesure très utile pour favoriser laccès aux soins. Lexpérience des centres de santé le démontre ainsi que celle des hôpitaux publics. Nous la défendons pourvu quelle soit organisée de façon efficace, univer­selle, avec les moyens nécessaires et quelle se situe dans une politique géné­rale.

Pour que le remboursement soit supérieur à celui de la Sécurité sociale, il faut quil y ait une assurance complémentaire. Hors, depuis des années, il y a un phénomène très sensible de désaffiliation des « com­plémentaires santé » pour cause finan­cière. Pour ces patient-e-s-là, le tiers payant na quun effet limité. Pour les autres, le tiers payant est une invitation forte à prendre une complémentaire, cest une aide indirecte aux complémentaires et au monde assuranciel plutôt que de pro­motion de la sécurité sociale solidaire.

Au contraire, le PCF est pour une Sécurité sociale qui rembourse à 100% les soins prescrits, afin dagir concrètement contre le renoncement aux soins qui touche actuellement près dun tiers de la popula­tion et plus de la moitié des jeunes étu­diant-es.

Notre proposition concrétise notre volonté de reconquête de la Sécurité sociale qui est toujours une idée davenir

 

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Published by bruno fornaciari - dans SANTE ELECTIONS
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 11:12

8 casseroles qui vont vous ôter toute envie de voter François Fillon en 2017

 

François Fillon, candidat de la droite et du centre, s'impose comme l'un des favoris dans la course à l'Elysée. Pour autant, comment oublier sa gestion calamiteuse de l'argent public durant toute la période où il était le Premier ministre de Nicolas Sarkozy ? Petite rétrospective.

 
DR


1. Il a fait tripler la taille de son appartement de fonction aux frais du contribuable

François Fillon, lorsqu'il était Premier ministre de 2007 à 2012, était obnubilé par les déficits publics et les dépenses de l'Etat. Sauf que dans son édition du 3 juin 2009, le Canard Enchaîné avait révelé qu'il a agrandi son appartement de fonction pour loger son épouse et trois de ses enfants. De 78m² du temps de Raffarin, l'appartement du Premier ministre est ainsi passé à 309 m² dont 213 m² pour la partie privative. 
 

2. Fillon partait week-end à Marrakech avec un Falcon 50 aux frais de l'Etat

 
En mai 2009, Fillon part en week-end privé à Marrakech avec un Falcon 50. Au Canard enchaîné, ses conseillers justifient l'utilisation de cet avion en expliquant qu'en tant que Premier ministre, il pouvait être susceptible de rentrer en France à tout moment. Matignon avait précisé que Fillon et ses proches allaient rembourser leur billet au tarif d'un vol commercial. Sauf qu'"au regard du tarif de l'heure de vol en Falcon 50 ou de son immobilisation sur un aéroport, l'Etec [l'escadron gouvernemental] facture l'heure 2601 euros. Soit, pour un week-end de trois jours : 182 272 euros". Aucune preuve du paiement du billet d'avion par l'ex-Premier ministre n'a de toute façon été publiée.
 

3. Quand Fillon inaugure une nouvelle ligne TGV ... en le survolant avec son jet

 
Même Nicolas Sarkozy a dû avoir du mal à croire l'exploit de son Premier ministre, en 2007. Pour l'inauguration officielle du TGV-Est, François Fillon s'est  déplacé ... en jet. Logique, pour promouvoir la rapidité du TGV Est.
 
Le Canard Enchaîné, dans son édition du mercredi 13 juin 2007, révèle l'information. Le 9 juin 2007, le Premier ministre se rend à l'inauguration officielle du TGV-Est qui doit relier Paris à Strasbourg en 2h20. A l'heure du départ, à 7h36 à la gare de l'Est, les journalistes qui couvrent l'événement apprennent le Premier ministre est déjà monté dans la voiture 11 du TGV pour travailler mais qu'il rejoindra les journalistes à l'arrivée du train.
Le convoi officiel arrive finalement avec 26 minutes de retard, tout simplement parce que le TGV a fait un arrêt imprévu en gare de Nancy-Metz, le temps qu'il a fallu pour faire monter dans le TGV François Fillon. Ce dernier n'était en réalité pas du tout dans la voiture 11 du train mais avait préféré faire l'essentiel du parcours à bord d'un jet, un Falcon. La supercherie est alors divulguée à la presse par la SNCF. 
 
Le train trop prolétaire pour François Fillon ?
 

4. Les week-ends de Fillon en Falcon 7X coûtaient 1,3 million d'euros par an à l'Etat

 
C'est le magazine Capital du mois de décembre 2011 qui avait sorti l'information : "chaque week-end du Premier ministre dans son château de Solesmes (Sarthe) revient à 30 000 euros pour le contribuable". Comment expliquer un tel coût en pleine crise économique ? Selon le magazine, François Fillon utilisait un Falcon 7X pour parcourir les 230 kilomètres qui séparent Matignon et son domicile dans la Sarthe. 
 
Une heure de vol à bord d'un Falcon revient à environ 7 800 euros, sans compter le cortège de voitures officielles qui attendait le Premier ministre à sa descente, "les retours au bercail du chef du gouvernement coûtent 1,3 million d'euros par an... alors qu'il irait plus vite en prenant le train", dénonçait Capital.
 

5. Il a fait payer ses employés par d'autres ministères pour faire croire qu'il avait baissé ses dépenses

 
L'ancien Premier ministre avait affirmé avoir baissé les dépenses de fonctionnement de Matignon. En réalité, les frais de personnels, dont les voyages, étaient assurés par d'autres administrations... Un certain sens de la transparence (Le Canard Enchaîné n°4623, 3 juin 2009)
 
Au 1er janvier 2008, 40 des 62 membres du cabinet de François Fillon étaient payés par des administrations extérieures : leurs salaires n'entrent donc pas dans le budget de Matignon, que le Premier ministre se vantait pourtant d'avoir diminué.
 
François Fillon a présenté un "budget de crise" pour 2008 sauf qu'en réalité, le nombre de fonctionnaires dont le salaire est pris en charge par des institutions extérieures a augmenté. Au 1er juillet 2008, 49 des 70 membres du cabinet ne sont pas payés par le budget de Matignon (contre 40/62 six mois plus tôt). Même constat pour les fonctionnaires en service à l'Hôtel de Matignon : 230 étaient rémunérés par d'autres (contre 185 six mois plus tôt).
 

6. Il a passé Noël avec le dictateur Moubarak aux frais des contribuables

 
En décembre 2010, François Fillon passe le réveillon en Egypte, chez le dictateur Moubarak. Pour y aller, il fait le voyage à bord d'un Falcon 900 dont l'heure de vol est facturée ... 9 400 euros. Comme en mai 2009, Matignon avait indiqué que le Premier ministre avait remboursé son billet au tarif d'un vol commercial, sans dire que l'Etat avait pris en charge "le prix du stationnement sur le tarmac d'Assouan, plus l'entretien et le séjour de tout l'équipage. Car l'avion est resté immobilisé pendant dix jours, et tout ce petit monde, remarqué par d'autres visiteurs pour sa bonne humeur, était logé non loin de la famille Fillon, à l'hôtel cinq étoiles Pyramisa", indiquait le Canard enchaîné.
 

7. L'Etat assure pour 86 000 € le train de vie Fillon, y compris l'essence de sa voiture

 
François Fillon est un ancien Premier ministre, à ce titre, il bénéficie de la prise en charge par l'Etat du coût d'une voiture de fonction, le salaire d'un chauffeur et celui d'un assistant. Pour l'année 2014, l'Etat a dépensé 54 717 euros pour rémunérer un assistant, 12 167 euros pour un chauffeur. Quant au frais d'entretien de sa voiture de fonction, l'Etat a déboursé 4 452 euros en 2014, ainsi que 14 263 euros de carburant et 541 euros pour l'assurance.
 
Au total, François Fillon a donc bénéficié d'une dotation publique de 86 140 euros... pour avoir été Premier ministre entre 2007 et 2012. Sachant qu'il bénéficie d'une indemnité de député, de frais de représentation et d'une enveloppe pour rémunérer ses collaborateurs parlementaires.
 

8. Pour une simple inauguration, sa femme utilise un Falcon à 10 000 € le trajet aux frais de l'Etat

 
Mercredi 7 mars 2009, la femme de François Fillon, qui est alors Premier ministre, se rend à Roscoff pour le baptême d'un navire de la flottille des Britanny Ferries qui fait le lien entre la France et l'Angleterre. Le service de communication de Matignon précise alors que Pénélope Fillon "représente son mari à l'inauguration."
L'histoire prend une tournure polémique quand l'information selon laquelle elle s'y est rendue aux frais du contribuable en Falcon 50, pour un trajet d'environ 10 000 euros, au coeur de la crise économique.
 
La femme du Premier ministre ne devait pas être à 3 heures près : "Elle aurait pu monter dans un train, environ 130 euros l'aller-retour, (...) Paris-Morlaix, soit 3h42" souligne alors Le Canard.
 
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES DIVERS ELECTIONS
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 19:40
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES élections PCF
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 19:12

L’appel de Pierre Laurent : Assez de divisions !

L’appel de Pierre Laurent

Assez de divisions.

Reveillons la gauche !

En 2017, la France va choisir son avenir. Il serait fou de renoncer à un avenir de progrès social, écologique et de solidarité pour notre pays. Il serait fou de laisser la droite et l’extrême droite prendre les rênes pour installer la peur, la division, la précarité pour tous et la violence sociale. Il serait fou de laisser ceux qui nous gouvernent depuis cinq ans, Hollande, Valls ou Macron, nous emmener à la défaite. Ils ne nous représentent plus.

Les axes d’action d’un projet commun pour un changement à gauche, en rupture avec les logiques libérales, existent. Nos propositions, les vôtres, celles que vous avez exprimées dans la consultation citoyenne peuvent s’additionner. Mettons fin aux passe-droits, aux injustices et aux discriminations. Nous voulons l’égalité et la reconnaissance de notre travail comme nous l’avons exprimé dans la rue contre la loi El Khomri. Pour cela, reprenons le pouvoir aux vrais responsables de la crise, les puis­sances de l’argent et de la finance. Cela passe par une nouvelle République et un renouveau de la politique et de ses pratiques.

Depuis des mois, j’alerte sur les dangers de la division à gauche. Je ne m’y résous pas. Les forces de progrès, les forces vives de la gauche doivent s’unir, porter ensemble un nouveau projet de justice, d’égalité et de paix, et n’avoir pour cela qu’une seule candidature commune à l’élection présidentielle et partout des candidatures pour porter leurs exigences aux élections législatives.

Car, ne l’oublions pas, c’est au Parlement que demain, on votera les lois, pas à l’Elysée

Je lance un appel :

Que tous ceux qui partagent un tel projet s’unissent. Assez de divisions ! À toutes celles et ceux qui veulent l’union, je dis : entrez dans le débat, réunissez-vous, organisez-vous, pétitionnez, interpellez les responsables politiques dont vous attendez le rassemblement à gauche ! Nous, nous sommes partants. Ne laissons pas le pouvoir et la politique à d’autres : prenons-la en main.

Ensemble, on vaut mieux que ca !

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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