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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 16:02
Macron élu. Face à un libéral aux commandes, le besoin de députés pour nous défendre !
L’Humanité Dimanche - STÉPHANE SAHUC ssahuc@humadimanche.fr
En choisissant le Louvre pour célébrer sa victoire, Emmanuel Macron s’est placé dans la ligne du monarque républicain. Quel renouveau !

Vainqueur du scrutin, et deuxième président de la Ve République le mieux élu, Emmanuel Macron enregistre pourtant une victoire en trompe-l'oeil qui ne doit pas masquer l'absence d'adhésion populaire à son programme de casse sociale. Pour riposter face à la catastrophe annoncée : se saisir des législatives des 11 et 18 juin prochains afin de « faire entrer le peuple l'Assemblée ».

Quel président sera Emmanuel Macron ? Deuxième président le mieux élu de la Ve République, après Jacques Chirac et ses 82 %, il n'est pourtant pas dans une situation aussi confortable que son prédécesseur. La preuve par deux chiffres : s'il recueille 66 % des suffrages exprimés, seuls 61 % des Français souhaitent qu'il obtienne une majorité à l'Assemblée nationale, selon une enquête Ipsos. La preuve également par l'absence de liesse. Certes, le rassemblement du Louvre a plutôt bien fonctionné en termes d'image, de symbole et d'affluence (lire page 21), mais dans les rues de Paris, ou il réalise pourtant près de 90 %, comme dans celles des grandes villes, cela n'a pas été le concert de Klaxon habituel des soirs de second tour, tant pour fêter une victoire que se réjouir d'une défaite. Tout juste un soupir de soulagement que le pire soit évité. Il n'y a pas, il n'y a jamais eu de « désir de Macron » en France. Il faut lui reconnaître d'avoir bien joué sa partition, bien aidé en cela par l'orchestre médiatique (lire page 22). Mais sa petite musique avait comme qualité principale d'être moins discordante que la fanfare militaro-nationaliste de Mme Le Pen.

Un président fragile

Plus qu'aucun autre avant lui, Emmanuel Macron est un président par défaut. Le niveau d'adhésion à son projet est historiquement faible. En réalité, le nouveau président, s'il est majoritaire en voix, est minoritaire idéologiquement et politiquement. La majorité des Français est hostile à ce qu'il porte et ce qu'il incarne. Une hostilité telle qu'elle a empêché François Hollande de se présenter. C'est d'ailleurs l'ultime tour de force de ce dernier que d'avoir réussi à ce que son successeur soit celui qui incarne le mieux la continuité de sa politique.

Le nouveau chef de l'État, bien que majoritaire en voix, reste minoritaire idéologiquement et politiquement.

Et si Emmanuel Macron a su parfaitement profiter des circonstances qui ont vu successivement l'éviction de Nicolas Sarkozy, d'Alain Juppé, de François Hollande et de Manuel Valls pour se positionner comme vote refuge, il pourrait être à son tour confronté à une rupture lors des élections législatives. Pour la première fois depuis l'inversion du calendrier électoral, les élections qui s'annoncent pourraient ne pas être une simple confirmation de l'élection présidentielle. Pour toutes ces raisons la victoire d'Emmanuel Macron est fragile. D'autant que la forte progression de l'abstention et du vote blanc prouve qu'en plus de ceux qui ont voté pour lui par défaut, une autre partie importante du corps électoral n'a pu se résoudre, malgré la menace Le Pen, à le choisir.

MACRON EN MONARQUE

Tout était millimétré. Bien loin du joyeux bazar des seconds tours passés, où, à la Bastille pour la gauche ou à la Concorde pour la droite, le peuple des vainqueurs faisait la fête. La longue marche du nouveau président élu faisait écho à celle de François Mitterrand jusqu'au Panthéon en 1981. Mitterrand encore avec « l'Hymne à la joie », Mitterrand toujours avec la pyramide du Louvre comme décor de sa première intervention comme chef de l'État. Millimétré jusqu'au choix du lieu qui se situe entre Bastille et Concorde. Comme un symbole centriste, « et de droite et de gauche », qui juge les clivages dépassés et veut renouveler et « recomposer » la politique française. Mais plus près de Concorde tout de même. Le centre n'est jamais qu'un faux nez de la droite et la politique prônée par le nouveau président a de fortes chances d'être mise en oeuvre par un premier ministre issu des rangs de la droite. Le Louvre, c'est aussi le palais des rois de France. Et l'on se souvient des fêtes johanniques d'Orléans, le 8 mai 2016, où Macron rendit hommage à Jeanne d'Arc parce qu'elle avait su « fendre le système » et « imposer le rêve fou comme une évidence », celui de rendre la France à son roi. De Jeanne au Louvre, Emmanuel Macron veut incarner à la fois la figure du sauveur et celle du monarque. « Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi. (...) On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au coeur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction », expliquait-il au magazine « le 1 » en juillet 2015. Après Le Louvre, Macron, nouveau monarque présidentiel, occupera le Château.

LA FABRICATION D'UN PRÉSIDENT « ANTI-SYSTÈME »

Il fallait entendre Julien Dray, proche conseiller de François Hollande et ex« parrain » politique d'Emmanuel Macron, raconter à la télévision, au soir de son sacre élyséen, la fable de l'homme parti de rien ou presque. Ex-apprenti philosophe ayant soutenu son mémoire de maîtrise sur Machiavel, le nouveau chef de l'État a soigneusement bâti une légende qui ne résiste pas à l'examen des faits : sa « Blitzkrieg » présidentielle, il l'a menée avec une armée de richissimes parrains, patrons de presse, banquiers, industriels et leurs cohortes de sherpas stipendiés, à l'instar de Jacques Attali ou encore d'Alain Minc. Compatissons donc, en compagnie de Julien Dray, à la solitude d'Emmanuel Macron, entouré des seuls ­ liste non exhaustive ­ Patrick Drahi (SFR, BFM TV, « Libération »...), Xavier Niel (Free, « le Monde », « l'Obs »), Vincent Bolloré (Canal Plus), Bernard Arnault (« les Échos », « le Parisien »). Autant de pontes du CAC 40 officiant dans le luxe, les télécoms, et dont les fortunes en constante expansion rachètent une presse moribonde, travestie en brigade d'acclamation du produit manufacturé Macron. Peu avant sa mort, le 6 novembre 2016, l'une des innombrables bonnes fées penchées sur le berceau du plus jeune président de la Ve République, le pionnier de la grande distribution Henry Hermand, se confiait dans les colonnes du « Figaro »: « J'étais l'un de ceux qui le suppliaient de ne pas tarder à démissionner de manière à ne pas entretenir la confusion avec Hollande. J'aurais aimé qu'il le fasse plus tôt. (...) J'incite toutes mes relations d'affaires à immédiatement aider Emmanuel Macron. » Cet ex-soutien de François Hollande se vantait aussi de l'avoir convaincu d'abandonner « l'idée de social-libéralisme, de socialréformisme, pour parler de progressisme, qui signifie l'adaptation à ce qui change ». Ironie de la fable, son poulain « anti-système » qui se pique de symboles a fait danser ses « marcheurs » funambules, le soir de sa victoire au pied de la pyramide du Louvre, au son du groupe Magic System. Qu'il est magique, en effet...

On peut d'ores et déjà prédire un quinquennat qui commencera mal, continuera mal et finira très mal. La menace FN

Un avertissement, mais qui ne sera pas sans frais cette fois, pour tous ceux qui depuis des années avaient fait le pari d'une présence de Mme Le Pen au second tour pour assurer leur éventuelle élection. Pas sans frais, car la candidate frontiste, malgré un calamiteux débat de second tour qui a révélé son imposture sociale, recueille plus de 10 millions de voix et gagne près de 13 points entre les deux tours. La présidente du FN, qui se voit maintenant en chef de l'opposition au nouveau président de la République, entend bien faire fructifier ce capital, et ce dès les législatives. Une situation qui prouve la banalisation des idées d'extrême droite, encore renforcée durant cette campagne. Mais qui est aussi « le résultat de décennies d'alternances politiques défavorables aux intérêts populaires, de trahisons et de renoncements des gouvernements successifs », comme le soulignait le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, au soir du second tour. Un président faible et sans assise populaire ; une droite en embuscade pour prendre sa revanche sur une élection qu'elle jugeait imperdable ; un Front national à son plus haut niveau historique ; un PS en miettes... Autant dire que, dans ces conditions, si Emmanuel Macron met en oeuvre son programme de casse sociale, s'il s'applique à gouverner par ordonnances comme annoncé, l'avenir s'annonce des plus incertains. Et l'on peut d'ores et déjà prédire un quinquennat qui commencera mal, continuera mal et finira très mal, surtout si le nouveau président compte sur un remake de 2017 en 2022 et mise une nouvelle fois sur le rejet de l'extrême droite.

Quelle Assemblée nationale ?

Le seul élément d'espoir et de nouveauté qui émerge de la période est bien évidemment la dynamique suscitée au premier tour autour de Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF et Ensemble !. C'est à partir de ces 7 millions d'électeurs qu'il est possible de construire un pôle de changement et de progrès en rupture avec les politiques libérales. Un pôle populaire, rassembleur, et qui confirme et amplifie sa capacité à redonner de l'espoir aux jeunes, aux couches populaires, aux salariés... Cette dynamique de premier tour peut-elle se transformer en dynamique législative qui permette à l'ensemble de ceux qui ont soutenu sa candidature de faire une entrée en force à l'Assemblée nationale pour s'opposer résolument aux projets du nouveau président ? « Après un vote de refus et de peur, le moment est venu d'un choix positif, le choix d'un avenir en commun », explique Jean-Luc Mélenchon. C'est l'enjeu majeur des semaines qui viennent. Car il s'agit, comme le dit Pierre Laurent, rien de moins que de « faire entrer le peuple à l'Assemblée ». Faute de quoi, cette gauche de transformation, populaire et antilibérale pourrait bien être réduite à la portion congrue pour les cinq années à venir, quand les Français, eux, devront avaler l'amère potion libérale concoctée par Macron. STÉPHANE SAHUC ssahuc@humadimanche.fr
http://content.milibris.com/access/... majeur des prochaines législatives est de « faire entrer le peuple à l'assemblée nationale » pour contrer les attaques antisociales.
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 15:48

Les derniers évènements concernant la candidature de Mélenchon à Marseille et la position du PCF qui a suivi, à fait couler beaucoup d'encre et de nombreuses réactions hostiles. Je me permets de reproduire ici, la réponse que j'ai adressée à l'un des camarades, comme moi, en colère.
"je ne crois pas Stephen Chalk que le PCF soit au bord du gouffre . Je comprends et partage ta colère et ta répulsion de propos et de pratiques politiques exécrables et lamentables de la part de certains qui, pensent "marcher sur l'eau", qui analysent la situation politique au gré de prophéties auto réalisatrices (nous visons (nous les 7 millions de voix(gens) la majorité FI et la direction du gouvernement avec Mélenchon comme 1er Ministre), jamais prouvées, et qui, vraisemblablement, connaîtra à nouveau, une grande déception, bien réelle celle-là. J'ai comme toi, comme première réaction indignée, critiqué, réprouvé, la position marseillaise du parti, confortée par Pierre Laurent au meeting de Japy. Le retrait de la candidature PCF devant Mélenchon dans la 4e circonscription à Marseille, y compris dans les conditions dans laquelle elle se déroule, est pourtant une position intelligente de la part du parti, juste et efficace. Car au moment où Mélenchon et la FI essaient de reporter sur le PCF la responsabilité de la rupture, nous prouvons en acte, et notre sincérité et les accords de nos actes avec nos paroles. De plus, ce retrait est une invitation à reconsidérer la politique d'union de la FI. Déjà des effets se font sentir. Des accords partiels entre formations de gauche, des retraits réciproques , des candidatures communes se réalisent ici et là. Ils font avancer concrètement notre politique unitaire. Une autre position de combat contre Mélenchon aurait eu un effet contraire : justifier la position mélenchoniste et lui donner quitus de son intransigeance. Le refus de discussion et sa politique du "cavalier seul" non seulement apparaît irréaliste eu égard aux objectif qu'elle se fixe (un troisième tour avec 577 présidentielles) mais erronée, par le peuple de gauche qui majoritairement sans doute, l'estime inefficace et dangereux pour tous. D'un coup, nos camarades marseillais font monter la pression unitaire sur Mélenchon et affidés. Poursuivons dans ce sens, sans rien lâcher sur la place du PCF, son indépendance, son utilité, dans cette bataille électorale décisive, et pour la suite. Je reconnais personnellement, que ma première réaction hostile à cette position courageuse du PCF marseillais, provenait davantage de mon estomac que de ma cervelle qui semble avoir recouvré sa lucidité. Merci à eux."

 

Bruno Foraciari

 
 
 
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 19:44

Pierre Laurent

4 h

Aux adhérent-es du Parti communiste français

Cher-e-s camarades,

Dans un communiqué publié mardi 9 mai au soir et dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV ce mercredi 9 mai, Jean-Luc Mélenchon et son directeur de campagne, Manuel Bompard, ont pris la responsabilité d'annoncer la rupture de toute discussion avec notre parti pour les élections législatives. Je sais que cette situation vous inquiète tous. Je le comprends.

Je veux vous le dire clairement : cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l'avons décidée, encore moins souhaitée, et nous ne nous y résolvons pas. Toute autre affirmation est simplement mensongère.

Tous les actes que nous avons produits, que j'ai personnellement produits depuis des mois pour notre engagement dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon et pour un accord national entre nos formations pour les élections législatives attestent du contraire. J'invite chacun à relire l'intégralité de mes prises de position et celles de la direction du Parti et les trois appels lancés depuis le premier tour de l'élection présidentielle.

Tout est dit, tout est clair et basé sur un principe simple : union et rassemblement dans le respect de tous. Je réfute donc les allégations entendues ces dernières heures. Je le dis avec fermeté et colère, même si je n'ai nullement l'intention de verser dans la polémique stérile à laquelle certains nous appellent. Des élections législatives cruciales nous attendent. Le peuple peut, à nouveau, reprendre la main. Être utile à cela est la seule chose qui m'importe, qui doit nous mobiliser.

Je tiens tout de même à apporter à chacun d'entre vous les éléments d'information et d'appréciation nécessaires.

1) D'abord, et c'est l'essentiel, sur le sens de nos efforts pour les élections législatives
Après l'élection présidentielle, cette nouvelle bataille est décisive. Elle va à nouveau redistribuer les cartes et peut donner une nouvelle chance aux électeurs, aux sept millions et demi qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, de reprendre du pouvoir sur l'avenir.

Nous sommes dans une situation inédite, instable et mouvante. Les électeurs n'ont pas dit leur dernier mot. Ces élections vont décider deux choses : qui aura la majorité ? Aujourd'hui, la réponse n'est acquise pour personne. Et quelles formations seront demain présentes dans le nouveau paysage politique ?

Notre objectif est donc clair : disputer la majorité parlementaire à Emmanuel Macron, aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite et permettre à toutes les forces engagées dans la bataille, dont le Parti communiste français, d'être représentées pour être utiles demain aux forces populaires. Forts des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, et rassemblés, nous pouvons (FI, le PCF, Ensemble !, etc) empêcher le Président de la République d’avoir les mains libres pour casser le Code du Travail.

Nous pouvons battre ses candidats et ceux de la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement, après avoir barré la route de l’Élysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale de ces forces, en les unissant tout en respectant leurs différences.

C’est cette méthode que nous ne cessons de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Nous allons entrer en campagne en tendant nationalement et localement la main à de telles ententes. Nous agirons dans les heures qui viennent à nouveau en ce sens.

Pourquoi cette proposition de bon sens est-elle à ce jour refusée par les dirigeants de la France insoumise, même quand elle est localement acceptée ?

Je crains malheureusement que les dirigeants de la France insoumise misent sur un choix dangereux et périlleux pour la défense des intérêts populaires. Préférer l'intérêt d'une recomposition politique partisane autour de la seule France insoumise à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Mais je tiens à réaffirmer que rien, pour notre part, ne doit nous détourner du cap choisi. L’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale, c’est un choix de fond et durable.

Et je demande aux candidats que nous avons investis d’entrer en campagne en portant cette ambition de rassemblement auprès de tous les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, auprès de tous les électeurs aujourd'hui à la recherche d'une voie nouvelle pour l'avenir, auprès de toutes les forces socialistes et écologistes qui refuseront de cautionner la politique de Macron.

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, et conscients des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche et en faisant élire le maximum de députés communistes et d'autres forces qui porteront les combats à venir.

Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, doivent travailler à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale.

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h, au gymnase Japy à Paris, la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives. J'invite toutes celles et ceux qui le peuvent à y participer ou à en relayer la parole.

Dans cette bataille, nous défendons la liberté d'initiative du Parti communiste. Nous avons raison pour maintenant et pour l'avenir. Pour notre part, nous n'opposons pas ce choix à celui que d'autres font dans la France insoumise. Mais nous ne voulons pas de tutelle. Et la position claire que nous avons adoptée entre les deux tours est un bel exemple de l'utilité qu'il y a à maintenir la parole singulière du PCF.

Union et respect sont nos deux boussoles

2) Sur les négociations de ces dernières heures

Je veux là aussi donner quelques précisions. Car des camarades nous posent légitimement la question : avons-nous tout fait pour éviter l'échec actuel des discussions ?
Oui, nous avons tout tenté. Et nous allons continuer.

Hier après-midi, mardi 9 mai, j'ai lancé un nouvel appel public, le troisième en deux semaines, car nous sentions grandir le risque d'une annonce de rupture unilatérale. J 'ai redit notre volonté d'aboutir sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Le risque grandissait puisque nos interlocuteurs écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril.

Depuis, nous en étions réduits à des discussions sur des listes qui diminuaient comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif.

Dans la dernière liste discutée, 13 retraits réciproques étaient envisagés pour chaque force, autant dire que nous étions loin de toute ambition majoritaire. Dans ces listes figuraient les 7 députés communistes sortants, comme si cela relevait d'un exploit que de soutenir des députés irréprochables dans leur combat tout au long du quinquennat, et seulement 6 circonscriptions dans lesquelles nous sommes au combat pour la reconquête.

Mais la France insoumise a continué de nous demander de nous retirer à Ivry et à Créteil sans contrepartie, ainsi qu'à Montreuil, à Grigny, tandis qu'elle refusait d'envisager tout retrait réciproque à Paris, où 4 circonscriptions sont pourtant jouables ; que jamais le Gard, la Dordogne ou les Bouches du Rhône n'ont été envisagés à un seul moment, pour ne prendre que trois exemples de très bons résultats départementaux de Jean-Luc Mélenchon. Où était la volonté de gagner ensemble ?

Malgré cela, et après avoir accepté d'intégrer dans les circonscriptions compensables par un retrait de notre part les 7 députés sortants, nous sommes allés jusqu'à accepter des retraits non compensés à Toulouse, à Montpellier, à Grenoble, à Marseille... Nous avons dit notre accord pour trouver des circonscriptions d'atterrissage gagnables et acceptables par nos deux formations pour les porte-paroles de France insoumise, puisque cela semblait être la priorité numéro un de la France insoumise, en démontrant que l'élargissement du périmètre des discussions permettrait de trouver aisément une solution. J'ajoute que jamais dans la discussion la moindre information ne nous a été donnée sur le choix de Jean-Luc Mélenchon, alors que s'il s'agissait de Marseille, cela aurait pu ouvrir la voie à une discussion fructueuse sur l'ensemble de la ville et du département. J'arrête là, mais je pourrais donner d'autres exemples que les responsables de notre secteur Élections, qui siégeaient à mes côtés dans ces discussions, pourraient aisément détailler.

Je tiens seulement à redire avec ces éléments que notre disponibilité à un accord même étriqué était total et qu'elle le reste. Évidemment, si je porte ces éléments à votre connaissance, ce n'est aucunement à l'usage d'une bataille publique mais afin que tous ceux qui nous demandent des éclaircissements puissent en disposer en toute transparence.

En conclusion,

Je veux le redire à chacune et chacun. Ne perdons pas de vue l'essentiel : l'intérêt de notre peuple et l'enjeu législatif face à Macron, la droite et le FN.

Travaillons inlassablement pour aujourd'hui et pour l'avenir, au rassemblement. Nous avons dans toute la France de belles et beaux candidats représentatifs du monde salarié, impliqués dans la vie du quotidien des Français, pétris de principes éthiques qui font tant défaut dans la politique. Le score qu'ils réaliseront, les députés que leur travail permettra d'élire, le groupe qu'ils permettront de constituer seront des points d'appui indispensables pour les batailles qui s'annoncent.

Ainsi, et nous en ferons un enjeu majeur de l'élection, nous pouvons priver le Président de la République de la possibilité de recourir aux ordonnances. Car il n'en a pas seul le pouvoir. Une loi d'habilitation de ces ordonnances doit être votée par le Parlement.

Alors, chers camarades, je vous appelle au combat et à la confiance, dans cette période aussi rude que pleine de promesses.

Courage à vous toutes et vous tous.

Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 05:45

Il y a quelque chose que je ne comprend pas. J'ai l'impression que les présidentielles continuent. Sur les affiches des candidats en bonne place souvent, la photo du candidat des présidentielles, est accolée à celle des candidats aux législatives. Comme si nous rejouions la partie perdue. Pourtant, il ne s'agit pas d'élire Mélenchon dans chaque circonscription ! Alors pour ce "Kim Il Mélenchon" ? Que nous ayons mené campagne pour lui, cela se sait, cela s'est vu. Nos tracts et affiches, notre présence un peu partout n'est pas passée inaperçue. Les paroles prononcées les discussions, les écrits, tout cela reste. C'est même cela qui a permis en partie le score électoral. Aussi, plutôt que de présenter Mélenchon dans toutes les circonscriptions, dont l'attitude sectaire ne lui a pas permis de passer le 1er tour, nous devrions peut-être, en tirer les conséquences et valoriser sur tout le territoire les candidats unitaires que sont les personnes que soutien le PCF. Il est incontestable que Mélenchon et une partie des "insoumis" se croient "appelés" et "parvenus". Ils croient, cela est inquiétant, que le joli score réalisé ne tient qu'a eux. Leur conception hégémonique, méprisante et imbécile finalement, des rapports de forces supposés leur confère des attitudes arrogantes et d'exclusion à l'égard notamment de ceux (élus et militants communistes) qui on permis sa candidature et le résultat. Cette position destructrice invalide et contredit complètement "L'avenir en commun" qui s'avère n'être qu'un slogan. Car quel est le commun dans l'affaire ? Refus de discuter du programme, d'une candidature commune aux présidentielles, refus de concevoir des candidatures uniques aux législatives préservant et amplifiant le rassemblement, volonté de s'accaparer la totalité des voix qui se sont portées sur le candidat Mélenchon, sans s'apercevoir que c'est cette attitude qui n'a pas permis de franchir le 2e tour et hypothéqué tous les espoirs mis en lui. Et il faudrait recommencer ? J'en perd mon latin. Je suis dégoûté. Et sur les réseaux sociaux les "insoumis" se lâchent et s'expriment, faut voir comme. C'est à pleurer...de rage. Bref ! Je reprends mon souffle, je respire et me calme. Que fait-on pour les législatives, là où nous présentons des candidats puisque les discussions ont échouées ? Je crois qu'il faut poursuivre jusqu'au bout, là encore, avec nos candidats, la recherche de candidatures communes ou uniques, partout ou cela est possible, avec les "insoumis", "Ensemble" ou d'autres démocrates de gauche qui en exprime ou acceptent l'idée. Notre bataille pour le rassemblement se poursuit dans des conditions nouvelles et difficiles. La stratégie isolationniste et hégémonique des "insoumis" est dangereuse pour toute la gauche de transformation, pour aujourd'hui, et pour demain. La situation est grave de danger d'une domination sans partage du pouvoir de la droite, de la l'extrême droite et du libéralisme, et le crime prépare.

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 05:05

 

 

Verbatim Conférence de presse - Pierre Laurent - Mardi 9 mai 2017

 

 

48 heures après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, la bataille des élections législatives bat déjà son plein.


Jeudi 11 mai, à 19 heures, au gymnase Japy à Paris, je lancerai en présence de nombreux candidats soutenus par le Parti communiste la campagne nationale des communistes. Nos ambitions sont claires :
- concrétiser l'espoir ouvert par les 7,5 millions de voix recueillis le 23 avril par le vote Jean-Luc Mélenchon. Nous voulons donner à cette force nouvelle une représentation maximale dansl'Assemblée nationale, pour faire entendre l'exigence d'un nouveau progrès


social et écologique pour le pays et refuser les projets libéraux d'Emmanuel Macron ;


- élire le maximum de députés qui refuseront de signer un chèque en blanc au Président pour légiférer dès cet été par ordonnances contre la casse du Code du Travail ;
- après la défaite infligée à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, à laquelle nous sommes fiers d'avoir contribué avec clarté, barrer maintenant la route à une entrée massive du Front national à l'Assemblée ;


- renouveler en profondeur l'Assemblée nationale en faisant entrer des députés représentant vraiment le peuple, c'est-à-dire des ouvriers, des infirmières, des cheminots, des professeurs des écoles, des employés, des chômeurs, des étudiants, des jeunes travailleurs dans la précarité, etc., des salariés, femmes et hommes à parité, de toutes conditions et de tous métiers, que ni En Marche, ni la droite, ni le FN ne présenteront. Nos candidats, dont près de 70 % n'ont aucun mandat électif, sont à l'image de cette France du travail.

Pour concrétiser ces objectifs, je renouvelle avec gravité et colère mon appel à la France insoumise pour que nous allions, non dans quelques circonscriptions, mais le plus largement et nationalement possible à la bataille sous une bannière commune, qui puisse rassembler France insoumise, le Parti communiste, Ensemble !, les forces citoyennes du Front de gauche, et toutes les forces de gauche et écologistes qui pourraient alors souhaiter se joindre à nous pour mener ensemble les combats qui s'annoncent.


Que cherche-t-on ? La défense d'intérêts de recomposition partisane ou une victoire du peuple qui rebatte les cartes après la présidentielle et redonne une chance à notre peuple de peser sur son avenir? Sans accord national, nous diviserons les électeurs de Jean-Luc Mélenchon du 23 avril, alors qu'ils nous demandent une seule candidature, la plus à même de gagner, dans le maximum de circonscriptions. C'est la condition de l'élection du maximum de députés et de la mise en échec des tentatives de main mise sur la représentation nationale d'En Marche, de la droite et de l'extrême droite, qui, on le sait, peuvent être facilitées par la logique institutionnelle des mécanismes de la Vème République, contre la volonté de millions et de millions de nos concitoyens.


A ce jour, et alors que la bataille s'engage, cet accord fait toujours défaut. C'est pour nous incompréhensible. J'alerte sur le gâchis qui se prépare. Les discussions entre deux formations n'ont pu porter encore hier soir, malgré nos demandes, que sur un échange de retraits réciproques de candidatures portant sur moins de quinze circonscriptions pour chaque formation sur 577. Nous poursuivons nos échanges, mais les électeurs et électrices de Jean-Luc Mélenchon, de toute la gauche, la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires ne comprendraient pas que nous en restions là. Il reste quelques heures pour élargir le périmètre de la discussion et lui redonner l'ambitionattendue. L'incompréhension est grande dans le pays et je la partage. Nous sommes prêts nationalement à tout moment pour avancer et nous avons fait des propositions pour le permettre. Et je demande à tous nos candidats, dans tous les départements, d'entrer en campagne la main tendue, ouverte à tout accord qui puisse débloquer cette situation.
Face aux candidats, à la droite, au FN qui travaillent tous à élargir le rassemblement opéré autour de leur candidat présidentiel, nous ne pouvons offrir à nos électeurs le terrible dilemne de la division.
Je veux lancer un second appel. Si nous avons battu Marine Le Pen au second tour. Le combat continue. Dans 45 circonscriptions où Marine Le Pen a réuni plus de 50 % des voix le 7 mai, j'invite à la mobilisation et à la convergence de toutes les forces démocratiques pour empêcher l'entrée massive du Front national à l'Assemblée nationale. Dans nombre de ces circonscriptions, il est possible de ne pas laisser les électeurs prisonniers d'un second tour droite ou En Marche face au FN.


Nous sommes prêts à la discussion pour créer les conditions d'un rassemblement maximum pour qualifier, dans ces circonscriptions, une candidature porteuse d'un projet de justice, de démocratie et d'égalité.
Enfin, je veux dire que derrière l'énorme opération de com' lancée par le Président de la République sur le thème du renouvellement et de l'audace, se cache de vieux projets du Medef et des méthodes anti-démocratiques archaïques. Le recours aux ordonnances pour légiférer contre le Code du Travail en contournant la négociation avec les syndicats n'est pas une fatalité. Le Président de la République n'a pas le pouvoir d'enclencher à lui seul cette mécanique. Une loi d'habilitation des ordonnances doit être votée au Parlement.


Nous appelons à la mobilisation sans attendre et nous disons : élisons le maximum de députés quirefuseront une telle loi habilitant les ordonnances et organisons le débat législatif en direct et sous le contrôle du monde salarié, dans le dialogue avec les organisations syndicales. Nos députés, s'ils sont élus, seront porteurs de propositions pour un Code du Travail du 21e siècle et des droits nouveaux de sécurité d'emploi et de formation pour tous. Nous avons déjà déposé despropositions de loi en ce sens. Nous les verserons au débat de la campagne des électionslégislatives. C'est ce grand débat national et démocratique que nous voulons, pas un blitzkrieg antisocial durant l'été.


Nous ferons de cette question un enjeu majeur et premier de la campagne législative qui s'annonce.

 

 
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 13:02
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 10:59

Il ne faudrait pas que Mélenchon; Garrido, Corbière et les "insoumis" refusent la main tendue par les communistes, les verts, les Ensemble, les Hamonistes, et soient accueillies par une gifle et des insultes en retour. au risque de paraitre pour des diviseurs. Il serait dommageable de persister dans la seule offre de ralliement ou de soumission, qui pourrait être considérée comme du sectarisme et une volonté hégémonique à l'esprit totalitaire. Il serait dommageable que la déception et la visée dominatrice accélère les comportements politiciens éloignés de l'attente des forces populaires progressistes. Il serait dommageable que les ambitions électorales à tout pris contredisent l'insoumission supposée et fasse passer "la France en Commun" pour une imposture.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 22:37

Sondage : 43% des électeurs de Macron ont voté en opposition à Le Pen

D’après l’étude réalisée par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde pour comprendre le vote des Français, le choix d’Emmanuel Macron serait principalement un vote contre Marine Le Pen et la forte abstention serait, elle, plutôt motivée par le rejet des candidats, qu’il s’agisse de leur programme ou de leur personnalité.

Par Alice Bardo
3mn

D’après l’étude réalisée par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde pour comprendre le vote des Français, le choix d’Emmanuel Macron serait principalement un vote contre Marine Le Pen et la forte abstention serait, elle, plutôt motivée par le rejet des candidats, qu’il s’agisse de leur programme ou de leur personnalité.

43% des Français interrogés par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde ont confié vouloir voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage à Marine Le Pen.  La grande majorité des électeurs du leader d’En Marche (84%) ont confié ne pas être convaincus par son programme, et encore moins par sa personnalité, qui a motivé le vote de seulement 8% d’entre eux.  

Marine Le Pen a plus rassemblé sur son programme que son rival puisqu’elle a convaincu 30% de ses électeurs. Mais à l’image de celle du leader d’En Marche, sa personnalité a motivé le vote de seulement 7% d’entre eux. 41% de ses électeurs ont fait le choix de la candidate FN pour le renouvellement politique qu’elle représente, contre 33% de ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron. Enfin, 22% des électeurs frontistes ont glissé un bulletin « Marine Le Pen » dans l’urne par opposition à Emmanuel Macron.

L’abstention et le vote blanc, résultats d’un rejet des candidats

L’autre grand enseignement de cette étude est que l’abstention, particulièrement élevée cette année (25,3%), est le résultat d’un rejet des candidats, aussi bien de Marine Le Pen que d’Emmanuel Macron. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont ceux qui représentent le plus cette tendance car la moitié d’entre eux ont refusé de voter pour cette raison. Ceux qui avaient choisi Benoît Hamon au premier  tour et qui se sont abstenus au second ont quant à eux justifié leur vote blanc aussi bien par la distorsion qui existe entre leurs convictions et les idées portées par les candidats (39%) que par le rejet de ceux-ci (37%).

Le vote blanc ou nul est lui aussi le fruit d’un rejet des deux candidats, et même encore plus que l’abstention (51%). Là encore, ce sont les électeurs du leader de La France insoumise qui ont le plus exprimé ce rejet (68% d’entre eux), suivi des électeurs de François Fillon (52%) et de ceux du candidat socialiste déchu (49%).

L’étude s’est aussi attachée à savoir comment les Français avaient perçu les candidats pendant la campagne d’entre-deux-tours, notamment marquée par les visites d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool d’Amiens, mais aussi par un face-à-face particulièrement offensif lors du débat de mercredi dernier.

Marine Le Pen a inquiété les électeurs pendant la campagne d’entre-deux-tours

Concernant la campagne dans son ensemble, 58% des électeurs sondés disent ne pas avoir été surpris par l’attitude du leader d’En Marche. Les électeurs de Marine Le Pen sont, sans surprise, les plus nombreux à avoir été « surpris en mal » par le candidat (47%), suivi par ceux de Nicolas-Dupont-Aignan (27%) et ceux de Jean-Luc Mélenchon (23%).  Les électeurs de Benoît Hamon sont, à l’inverse, ceux qui ont été les plus « surpris en bien » par la campagne d’Emmanuel Macron » (27% d’entre eux). C’est évidemment moins que ceux qui avaient voté pour le candidat d’En Marche dès le premier tour (56%), mais bien plus que ceux qui avaient glissé leur bulletin dans l’urne pour François Fillon, Jean-Luc Mélenchon ou encore Nicolas Dupont-Aignan au premier tour.

Si Emmanuel Macron a « surpris en mal » 21% des sondés, ils sont 35% à l’avoir été par sa rivale. La plupart est issue de l’électorat d’Emmanuel Macron, mais ils sont également nombreux à avoir voté Benoît Hamon au premier tour.

Le comportement de Marine le Pen pendant le débat d’entre-deux-tours a inquiété une majorité d’électeurs (56% d’entre eux). La candidate du Front national s’était montrée particulièrement offensive à l’égard de son adversaire, multipliant les invectives à son encontre. Emmanuel Macron avait gardé son calme mais cela ne lui a pas permis de rassurer une majorité d’électeurs puisque seulement 28% d’entre eux l’ont été, contre 33% qui ont dit, au contraire, que son attitude les avait inquiétés.

Les électeurs veulent un Premier ministre issu de la société civile

Il y a deux jours, Emmanuel Macron avait annoncé avoir choisi son Premier ministre mais n’a pas souhaité divulguer son nom. Si on s’en tient à l’étude réalisée par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde, les électeurs sont favorables à la nomination d’un chef de gouvernement issu de la société civile (43%), à commencer par les électeurs d’Emmanuel Macron (55% d’entre eux contre 34% des électeurs de Marine Le Pen), qui a fait du renouveau politique un argument phare de sa campagne. Les opinions favorables (24%) à la nomination d’un Premier ministre issu de la droite modérée sont quasiment aussi nombreuses que celles favorables à la nomination d’un chef de gouvernement d’une gauche modérée (20%).

Pas de majorité à l'Assemblée nationale souhaitée

Les 11 et 18 juin prochains se tiendront les élections législatives. Emmanuel Macron saura s’il devra composer avec une majorité absolue ou hétéroclite à l’Assemblée nationale. Mais d’après l’étude, 61% des électeurs sondés ne souhaitent pas qu’il dispose d’une majorité absolue.

Sondage réalisé par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde entre les 4 et 6 mai derniers auprès 4838 personnes inscrites sur les listes électorales.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 21:38

Election présidentielle 2nd tour: Déclaration de Pierre Laurent

 

Ce soir, la candidate du Front national n'est pas élue. C'est un soulagement ! Une large majorité d’électrices et d’électeurs n’a pas voulu porter à la tête de l’Etat ses idées de haine et de division, son projet raciste et xénophobe, sa politique violemment discriminatoire, libérale et guerrière.

 

Nous, communistes, sommes fiers d'avoir oeuvré avec clarté à cette défaite, car nous savons qu'elle continue à menacer la République et son unité.

Nous n'en voulons à aucun prix, ni aujourd'hui, ni demain.

 

Mais ce soir, notre coeur n'est pas à la fête. Notre pays vit des heures graves. Ce second tour est, à nouveau, une très sérieuse alerte pour toutes celles et ceux qui sont attachés à la démocratie et à l'égalité. Marine Le Pen, avec … % , obtient x millions de voix supplémentaires par rapport au premier tour. C’est le résultat de la banalisation des idées d’extrême droite que nous sommes plus que jamais décidés à combattre. C'est aussi le résultat de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires, de trahisons et de renoncements des gouvernements successifs. Nous partageons ce soir la profonde colère des millions de personnes qui se sont senties piégées par ce second tour. Piège orchestré par les mécanismes de la Ve République usée et perverse. A l'avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut pour battre l'extrême droite. Nous ne voulons plus la voir aussi haut. Pour cela, il faut construire la victoire d'un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l'humain d'abord » et s'attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d'une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d'écologie, de paix et d’égalité.

 

Ces choix politiques de progrès, ce n'est pas Emmanuel Macron, candidat des milieux financiers, élu ce soir Président de la République qui les fera. Il veut tout marchandiser dans la société. Son élection est fragile. Les millions d’électeurs qui ont voté Macron ont d'abord voulu barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Déjà au premier tour, ils et elles étaient nombreux à voter pour lui par défaut pour éviter un duel entre Fillon et Le Pen. Son projet, très néo-libéral et porteur de graves régressions sociales et démocratiques, est minoritaire dans le pays. Ce qui reste à l'ordre du jour, c'est la construction d'une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique à sa politique, et celle d'une nouvelle majorité de gauche pour la porter. Dès demain, et tout au long du quinquennat, les communistes seront mobilisés pour avancer dans cette voie avec toutes celles et ceux qui seront disponibles.

 

 

 

A la casse du Code du Travail qui affaiblirait les droits des travailleurs, nous opposerons une sécurité de l'emploi et de la formation pour éradiquer le chômage et la précarité, en créant de nouveaux pouvoirs dans les entreprises et sur les banques face aux marchés financiers. Au recul du droit à la retraite et à la privatisation de la Sécurité sociale facilitée par la suppression annoncée de cotisations sociales, nous opposerons un plan de défense et de développement de la Sécurité sociale. A la baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques et à la suppression de 120 000 fonctionnaires, nous opposerons un plan de relance des services publics de proximité dans tous les domaines. Au recours aux ordonnances pour gouverner autoritairement, nous opposerons le respect de la démocratie. Nous serons de tous les combats contre les projets anti-sociaux de Macron, contre les projets ultra-réactionnaires de la droite et de l'extrême-droite.

 

C'est dans cet esprit que nous voulons conduire les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PCF y engage dès ce soir toutes ses forces. Aucune majorité parlementaire n'est acquise pour personne. Notre peuple a une nouvelle chance pour décider de son présent et de son avenir.

 

Fort du vote de millions de citoyens pour Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, avec toutes les forces qui ont soutenu sa candidature et toutes celles qui peuvent se joindre à nous, nous pouvons aller très haut ensemble pour élire à l'Assemblée nationale une forte représentation nationale. Unis, nous pouvons gagner dans de très nombreuses circonscriptions. Désunis, les gains seront limités et cela laisserait la place à des députés « En Marche ! », de droite ou d'extrême droite. Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs de gauche et écologistes. Ils et elles nous demandent de nous unir.

 

Pour cela, un accord national large, équitable et représentatif, sous une bannière commune qui nous rassemble tous, France insoumise, Parti communiste, Ensemble !, citoyens du Front de gauche est nécessaire. Cela correspond à l'attente et à l'espoir de la majorité des électeurs qui ont porté leurs suffrages le 23 avril sur Jean-Luc Mélenchon. Le Parti communiste est prêt à un tel accord.

 

Dans tous les cas, ensemble nous pouvons agir pour barrer la route au Front national dans de nombreuses circonscriptions où il peut s'ancrer durablement. Nous pouvons choisir dans chaque circonscription le candidat qui nous donnera les chances maximales de gagner. Nous lançons à nouveau ce soir un appel solennel aux dirigeants politiques de la France insoumise : il n'est pas trop tard pour aboutir à un tel accord national. Et nous restons prêts, si cette ambition n'est pas partagée, à un accord même plus limité. Nous en appelons au dialogue sur tout le territoire dans les heures qui viennent.

 

Notre parti est engagé dans ces élections avec une ambition : « Faire entrer le peuple à l’Assemblée ». Les candidat-e-s communistes - Front de gauche que nous soutenons dessinent le visage de la France du monde du travail, du privé comme du public, travaillant dans tous les métiers, syndicalistes, citoyen-ne-s engagé-e-s dans leurs territoires, aux diverses origines, jeunes candidatures porteuses d’un renouveau politique ainsi que des femmes et des hommes d’expérience, forts de leur responsabilité d'élu-e local-e.

Avec eux, ce jeudi 11 mai à 19h, Pierre Laurent lancera notre campagne nationale lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris.

 

Soyons forts et unis dès demain pour poursuivre le combat contre l'extrême droite et faire reculer les idées de repli, pour engager dès maintenant la résistance et les projets alternatifs à la politique de casse sociale et d'aggravation de la crise et des inégalités que le nouveau Président compte mettre en œuvre.

 

Concrétisons ainsi la promesse d'une gauche nouvelle, née dans les urnes le 23 avril.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 17:14
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BRUNO FORNACIARI

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